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L’industrie pharmaceutique contrôle les portails de santé sur Internet…

L’industrie pharmaceutique contrôle les portails de santé sur Internet

Voici un autre moyen sournois d’attaquer nos libertés en réduisant à néant le contre pouvoir médiatique : s’accaparer le monopole de l’info et manipuler l’opinion publique. Ici on apprend que Big pharma prend le contrôle d’importants sites Web qui traitent de la santé … Z 

De plus en plus de gens cherchent sur Internet des réponses à leurs questions de santé. L’industrie pharmaceutique a également découvert cette tendance et tente de prendre le contrôle d’importants sites Web qui traitent de la santé. Un outil puissant maintenant dans les mains de l’industrie pharmaceutique pour repousser à l’arrière-plan les méthodes alternatives de guérison et pour faire la publicité de leurs produits tels que les médicaments, les vaccins, etc.

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De plus en plus de gens cherchent des réponses à leurs questions de santé sur Internet.

L’industrie pharmaceutique a également découvert cette tendance et tente de prendre le contrôle d’importants sites Web qui traitent de la santé.

Un exemple : En juillet 2017, un fonds d’investissement KKR & Co*, proche de l’industrie pharmaceutique, a acquis la société américaine WebMD Health. Celle-ci possède à son tour plusieurs des plus grands portails de santé du monde, tels que WebMD.com ou Medscape.com. Ces portails fournissent des informations et des recommandations thérapeutiques sur les problèmes de santé les plus courants, des allergies, des problèmes de surpoids, jusqu’aux souffrances psychiques. Le site Web est visité chaque mois par plus de 75 millions de particuliers et 650 000 professionnels de santé, tels que des médecins et des pharmaciens.

Un outil puissant, maintenant dans les mains de l’industrie pharmaceutique, pour repousser à l’arrière-plan les méthodes alternatives de guérison et pour faire la publicité de leurs produits, tels que les médicaments, les vaccins, etc. *KKR (Kohlberg Kravis Roberts) & Co. Ltd

de sbo

Liens : www.turi2.de/aktuell/finanzinvestor-kkr-kauft-gesundheitsportal-webmd/

source:https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

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Publié par le 14 octobre 2018 dans Education - information, général

 

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La City de Londres alias la Couronne contrôle la finance et l’argent du monde

La City de Londres alias la Couronne contrôle la finance et l’argent du monde

Ce que l’on appelle “la couronne” n’est pas la propriété de Westminster ni de la reine d’Angleterre…

La City de Londres a reçu des privilèges variés et spéciaux depuis la conquête normande, tel que celui de gérer ses propres affaires, dû en partie aux pouvoirs de son capital financier. Ceux-ci sont aussi mentionnés dans les statuts de William et Mary de 1690.

La City de Londres est l’épicentre du monde de la finance et le kilomètre et demi au carré le plus riche de la planète, il contient la Banque d’Angleterre sous contrôle de la famille Rothschild, la Lloyd’s de Londres, le London Stock Exchange (bourse de Londres), TOUTES les banques britanniques, les succursales de 385 banques étrangères et de 70 banques américaines.

Elle a ses propres tribunaux, lois, drapeau et force de police, elle ne fait pas partie de Londres, du greater London, ni de l’Angleterre, ni du Commonwealth britannique. ELLE NE PAIE AUCUN IMPOT !!

L’état de la City de Londres abrite les journaux de Fleet Street ainsi que les monopoles de publication comme la BBC et l’agence d’information Reuters, elle est aussi le QG mondial, le GQG, de la Franc-Maçonnerie anglaise et du cartel de la finance mondiale connu sous le nom de “la couronne”…

Depuis des siècles la Banque d’Angleterre a été le centre du système monétaire frauduleux mondial, fondé sur la “dette” (et sa monnaie de singe inhérente).

Le cartel banquier des Rothschild a maintenu une poigne de fer sur le système monétaire global au travers de:

  • La Banque des Règlements Internationaux (BRI), la Banque centrale des banques centrales, basée à Bâle en Suisse
  • Le Fond Monétaire International (FMI)
  • La Banque Mondiale (BM), les banques centrales de chaque nation (comme la Réserve Fédérale dans leur colonie américaine) et les banques satellites des paradis fiscaux des Caraïbes.

Ils déterminent d’un coup de stylo la valeur de toutes les monnaies sur la planète ; c’est leur contrôle du volume d’argent qui leur permet de contrôler les marchés internationaux et tout le commerce planétaire – les propriétaires de la réserve fédérale ici: (click here for Federal Reserve owners) — en finançant les deux côtés de toute belligérance par le truchement de directoires entre-mêlés de fabrication d’armement, exécutant des schémas et des plans de dépopulation mondiale, des croisades, des génocides, en contrôlant les réserves alimentaires, les médicaments et leur fabrication ainsi que TOUTES les nécessités basiques de l’humanité.

Ils ont façonné leur inaudibilité par le moyen du contrôle de la soi-disant “presse libre” et ils sortent des feux de la rampe à chaque fois que ceux-ci sont pointés sur eux, avec leur sempiternelle accusation d’antisémitisme.

Les tentacules sionistes atteignent toute transaction financière dans le monde… Un pouvoir sans concession !

La couronne n’est en aucun cas la famille royale ou le monarque britannique.

La Couronne est une entreprise privée basée à la City de Londres, son conseil de 12 membres est appelé le comité directeur, règne sur l’entreprise sous la houlette d’un maire, dont la représentation légale est fournie par S.J Berwin.

Un comité de 12 hommes règne sur le Vatican juif.

Ils sont connus sous le nom de “LA COURONNE”. La City et ses dirigeants. La Couronne n’est pas sujette au parlement. Ils sont un état dans l’état. La City est le cœur de la haute finance mondiale.

C’est là que les Rothschild ont la base de leurs opérations et c’est le noyau central du contrôle:

  • La banque centrale d’Angleterre (contrôlée depuis longtemps par les Rothschild) est située à la City.
  • Toutes les banques principales du Royaume-Uni ont leurs QG à la City
  • Il y a 385 banques étrangères situées à la City
  • 70 banques américaines sont situées à la City
  • Le London Stock Exchange (la bourse britannique) est situé à la City
  • La banque Lloyd’s de Londres est située à la City
  • Le Baltic Exchange (régissant des contrats maritimes) est à la City
  • Fleet Street (journaux, maisons d’édition) est localisé à la City
  • Le London Metal Exchange est localisé à la City
  • Le London Commodity Exchange (commerce du caoutchouc, de la laine, du sucre, du café, du cacao etc…) est situé à la City

Chaque année, le Lord Mayor est élu comme monarque de la City.

Le parlement britannique ne bouge pas le petit doigt sans d’abord consulter le Lord Mayor. Car ici, au cœur de Londres sont regroupées les institutions dominées par la Banque Centrale d’Angleterre, elle-même sous contrôle Rothschild.

Les Rothschild ont traditionnellement choisi le Lord Mayor depuis 1820. Qui est le Lord Mayor de la City de Londres actuel ? Seuls les Rothschild le savent pour sûr…

Comment la City de Londres est-elle parvenue au pouvoir en Angleterre

Entrée des Rothschild

Mayer Amschel Bauer a ouvert une affaire d’usurerie sur la Judenstrasse à Francfort en Allemagne en 1750 puis a changé son nom en Rothschild.

Mayer Rothschild avait cinq fils.

Le plus intelligent de ses fils, Nathan, fut envoyé à Londres pour y établir une banque en 1806. Une grande partie du financement initial de la nouvelle banque fut pris de la compagnie des Indes (British East India Company), sur laquelle Mayer Rothschild avait un contrôle assez important. Mayer plaça ses quatre autres fils à Francfort, Paris, Naples et Vienne.

En 1815, Nathan Rothschild vit une opportunité en la bataille de Waterloo, Tôt dans la bataille, Napoléon parût gagner et le premier rapport militaire envoyé à Londres communiquait ce fait. Mais les évènements tournèrent en la faveur de Wellington.

Un courrier de Nathan Rothschild amena la nouvelle avec lui à Londres le 20 juin. 24 heures avant que le courrier de Wellington n’arrivât à Londres avec la nouvelle de la victoire de Wellington. Voyant ce fait fortuit, Nathan Rothschild commença à faire répandre la rumeur que l’Angleterre avait été vaincue.

Avec tout le monde ayant cru à la défaite de Wellington, Nathan Rothschild commença à vendre son portfolio d’actions sur le marché boursier anglais. Tout le monde paniqua et commença aussi à vendre, ce qui eut pour effet un effondrement des cours.

A la dernière minute, Nathan Rothschild commença à racheter les actions au plus bas prix.

Cette opération donna à la famille Rothschild le contrôle de l’économie britannique, à l’époque déjà le centre financier mondial et força l’Angleterre à mettre en place une Banque d’Angleterre complètement revampée ayant Nathan Rothschild comme contrôleur avéré.

Des noms du comité directeur dit “comité des 300” de la “Couronne” incluent dans cette corporation basée à Londres:

Pourquoi ces “Américains” sont-ils dans un comité étranger ?… parce qu’en fait la COURONNE est toujours propriétaire de l’entreprise Etats-Unis, qui est une corporation / entreprise privée !…

La Lord Mayor (maire de la City) et le conseil des 12 membres sont des représentants par procurations pour ceux qui s’assoient pour les 13 plus grosses et plus riches familles banquières au monde à la tête desquelles se tient la dynastie Rothschild, ces familles incluent:

  • Les Warburg
  • Les Oppenheimer
  • Les Schiff

Ces familles et leurs descendants gèrent et dominent l’entreprise de la couronne sise à la City de Londres.

Le syndicat (du crime) Rockefeller dirige la colonie américaine, la succursale au travers de directorats intrinqués entre la JP Morgan Chase/Manhattan Bank/Bank of America et la Brown Brothers Harriman (BBH) et la BBH de New York, ainsi que leur oligarchie du pétrole d’Exxon-Mobil (anciennement le colosse multi-têtes de la Standard Oil)

Ils gèrent également les biens pétroliers des Rothschild et leur British Petroleum (BP et de la Royal Dutch Shell). La corporation de la couronne possède des titres de propriété foncière dans le monde entier, dans des colonies de la couronne comme le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et beaucoup des îles de la mer des Caraïbes.

Le parlement britannique et le premier ministre servent de vitrine publique pour le pouvoir caché de ces familles banquières de la couronne.

Aujourd’hui la voie pour une dictature totale aux Etats-Unis peut-être établie avec des moyens strictement légaux… Nous avons un groupe d’action politique très bien organisé dans ce pays, groupe qui est bien déterminé à détruire notre constitution et à établir un état au parti unique…

Il opère secrètement, silencieusement et continuellement pour transformer notre gouvernement… Cette élite sans pitié avide de pouvoir est une des grandes maladies de notre siècle… Ce groupe n’est responsable ni devant le président, ni le congrès, ni les tribunaux. Il est pour ainsi dire inamovible.”

— Senator William Jenner, dans un discours datant de 1954 —

Humans are Free

url de l’article original: http://humansarefree.com/2017/04/the-city-of-london-aka-crown-is.html

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

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Catherine Austin Fitts dénonce : programme spatial secret, budget occulte et contrôle totalitaire sur Terre et dans l’espace


Dans une récente entrevue avec Dark Journalist, Catherine Austin Fitts (qui a notamment été secrétaire adjointe au secrétariat du logement des États-Unis) a discuté de l’intense secret entourant l’existence d’une futuriste économie spatiale, parallèle à l’économie officielle, et d’un immense budget occulte visant la domination totalitaire de toute activité dans l’espace.

S’appuyant sur sa carrière à des postes de haut niveau dans l’administration publique des États-Unis et à Wall Street, Fitts pèle soigneusement les différentes couches de mensonge et de désinformation enveloppant le système de l’État secret qui utilise les ressources publiques pour développer de nouvelles activités économiques dans l’espace, au profit d’élites économiques privées. Elle estime que les technologies super évoluées qui sont aux mains d’une minuscule élite d’initiés privilégiés représentent un danger réel pour la planète Terre, et elle soutient que ces gens se considèrent tellement au-dessus des lois qu’ils peuvent assassiner qui que ce soit en toute impunité lorsque leurs intérêts cupides semblent menacés.

Programme spatial secret

Fitts fait remonter les origines du programme spatial secret à 1947, avec l’adoption de la loi sur la sécurité nationale des États-Unis (National Security Act), qui a permis d’allouer d’énormes ressources à des intervenants occultes qui ont développé un système financier secret. john-f-kennedy-12Ce qui a conduit à la création de la CIA et d’un groupe d’initiés en charge des technologies extraterrestres évoluées, totalement à l’insu du public. Lorsque John F. Kennedy est arrivé au pouvoir avec la ferme intention de s’attaquer à ce gouvernement occulte et de faire du programme spatial la pièce maîtresse de son administration, une véritable guerre civile faisait rage entre l’administration secrète et l’administration officielle.

Après assassinat de John Kennedy, le programme spatial a fini par être divisé en deux éléments distincts : le premier, une parodie de la NASA originale qui avait envoyé un homme sur la Lune, maintenant sous-financée et prône aux accidents; l’autre, un fantastique programme spatial occulte, super évolué, financé par un budget occulte, qui a permis de développer une civilisation indépendante visant la domination de l’espace en s’appuyant sur le détournement de fonds publics.

Naval-Spacecraft-Battlecruiser-768x660C’est ce programme spatial qui a développé la technologie de la guerre des étoiles (aussi appelée initiative de défense stratégique [IDS]) ayant permis de militariser l’espace, une violation des traités internationaux. Selon Fitts, le véritable mystère derrière ce programme occulte, c’est qu’il a probablement été développé non seulement pour assurer le contrôle de la vie et des ressources sur Terre, mais également pour faire face à une civilisation extraterrestre que l’on observait dans nos cieux depuis 1947. Récemment, l’ancien chef d’État soviétique Mikhail Gorbachev a d’ailleurs confirmé que le président Ronald Reagan avait sollicité sa collaboration pour faire face à une menace extraterrestre dans l’espace.

La division du programme spatial en deux éléments distincts, l’un public et l’autre secret, a entraîné un état schizophrénique entre la réalité officielle et la vérité cachée — qui devient de plus en plus difficile à dissimuler alors que l’attention du public s’éveille et que l’emprise des intérêts privés et de l’appareil de la sécurité nationale sont exposés.

AIR FORCE FLYING SAUCER

Des mondes meilleurs…

Il semble que l’ensemble du système économique mondial dysfonctionnel soit en voie d’être réarrangé pour faire face à la présence de visiteurs extraterrestres et pour qu’un minuscule groupe d’initiés puisse monopoliser les ressources spatiales et coloniser certaines planètes, tout en dominant la population terrestre au moyen d’une intelligence artificielle, de la robotique, de satellites-espions, de drones, et de technologies de détection GPS évoluées.

Est-ce que ce minuscule groupe d’initiés qui contrôle les grands médias peut être mis en échec par la prise de conscience de leurs activités pernicieuses avant qu’ils ne développent la phase finale de leur économie spatiale et plongent le monde dans leur cauchemar sans âme sous l’emprise d’une intelligence artificielle totalitaire?

Si vous comprenez l’anglais, je vous invite à visionner cette entrevue percutante avec Catherine Austin Fitts pour en découvrir davantage.

Traduit et adapté de l’américain par Henri Thibodeau – Henri’s Web Space

 

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La Chine perd tout contrôle …

les réserves change Chine baissé 90 milliards dollars août, place 3.560 milliards.

les réserves de change de la Chine ont baissé de 90 milliards de dollars en août, ce qui les place désormais à 3.560 milliards. – Andy Wong/AP/SIPA

Rien ne va plus en Chine ..où les réserves de change ont fondu de 90 milliards de dollars an août, un record, pour soutenir le yuan.

« Les analystes financiers qui y sont tous allés de leurs estimations depuis la vrai-fausse dévaluation du yuan , le 11 août dernier, peuvent ajuster leurs tableurs : les réserves de change de la Chine ont baissé de 90 milliards de dollars en août, ce qui les place désormais à 3.560 milliards (elles étaient de presque 4000 milliards en 2014) . C’est, a reconnu la banque centrale, le quatrième mois de baisse consécutif.

Pékin a donc dévoilé ce que lui a coûté ses efforts pour éviter que sa monnaie nationale ne soit emportée par une plus grande dépréciation vis-à-vis du billet vert, entraînant dans la foulée une importante sortie de capitaux, alors que l’économie montre d’inquiétants signes d’essoufflement. » (source les Echos)

Tout ceci provoque des Inquiétudes sur le coût des interventions de la banque centrale chinoise .

Le montant des interventions supposé pour le seul mois d’août n’a pas manqué d’inquiéter la communauté financière ces dernières semaines, même si les sommes qui restent en caisse permettent à la Chine de voir venir.

Toute la question est de savoir combien de temps le gouvernement sera obligé de continuer, d’autant que la perspective d’une hausse des taux d’intérêts aux Etats-Unis ne peut que détourner des capitaux bien utiles pour soutenir l’activité.

 Hé bien justement, Rappelez vous que ZH a estimé que ça pourrait coûter jusqu’a 1 billion (1000 milliards) des réserves de la chine pour stabiliser sa devise . Soit un « resserrement quantitatif » équivalent à annihiler 60 % du QE 2 de la FED .

La Chine à déjà dépensé prés de 500 milliards (USD) depuis fin 2014 . Ça en ferait des treasuries à vendre ! 

Comme le note Zero Hedge , la situation empire et devient critique, la Chine perd tout contrôle, dépense 600 milliards de yuans En Août, et resserre les contrôles de capitaux :

« Autant pour sortir du marché. Selon les estimations de Goldman, la Chine a dépensé 600 milliards CNY pour soutenir le marché boursier au cours du mois d’Août seul. Pendant ce temps, l’INM rapporte que dans le sillage de la dévaluation du yuan,   « SAFE » (China’s State Administration Of Foreign Exchange – SAFE, l‘Administration d’Etat du marché des changes de la Chine) a commencé à [exhorter les entreprises à] prendre activement des mesures pour limiter l’achat de devises au profit du paiement à l’avance des importations … et à reporter les achats de forex. » 

Sur quelle durée de la Chine serait prête à dépenser des milliards pour soutenir le marché, et en effet il semble bien que Pékin a tenté de revenir à la manipulation d’ il y a deux semaines seulement pour limiter un crash du SHCOMP de 8 %, un mouvement qui avait déclenché aussitôt une déroute mondiale de proportions épiques. Un montant supplémentaire de 8% de déclin et une double baisse des taux plus tard, et le parti communiste était de retour sur le marché en essayant désespérément d’arrêter la chute inexorable au moment du somptueux défilé militaire de Xi Jinping, le 3 Septembre.

Autrement dit, tout est au sujet des contrôles de capitaux à ce stade (comme nous l’avons donné la semaine dernière) dont la Chine a désespérément besoin pour endiguer le flux vers l’extérieur si elle veut limiter les interventions coûteuses pour stabiliser le yuan, des interventions qui, comme nous l’avons appris le lundi, ont mené directement à la liquidation de 94 milliards $ en réserves de change au cours du mois d’Août seul. « SAFE a déclaré qu’il fallait se focaliser sur les investissements directs sortants et l’envoi d’argent à l’étranger. Il a ordonné aux branches et aux banques de vérifier si les investissements étaient authentique, y compris la source de l’argent et où l’argent est investi « , ajoute l’INM.

Comme nous l’avons dit plus tôt ce mois-ci, « tandis que la Chine est en train de faire tout en son pouvoir pour ne pas donner l’impression quelle est en train de paniquer, la vérité est que les sorties de capitaux se produisent de manière virale et provoquent une lutte pure et simple afin d’appliquer les contrôles de capitaux les plus draconiennes de son histoire, qui – comme tous les chypriote et grec savent – est un exercice auto-destructeur et assure un déclin toujours plus rapide dans la monnaie, dont les autorités tentent à la fois de maintenir la stabilité tout en dévaluant au rythme de leur choix . Un rythme qui ne marche pas tout à fait « .

Et la même chose pour le marché boursier. Plus Les autorités doivent intervenir, plus il devient évident que le marché ne peut pas se tenir debout tout seul , et que ça ne sert qu’à saper la confiance des investisseurs conduisant à plus de pression à la vente, ce qui nécessite encore plus d »intervention, jusqu’à ce que finalement, Pékin sera soit en majorité propriétaire de chaque société continentale cotées, et les autres arrêteront simplement  l’ensemble des activités de marché un certain temps, jusqu’à ce que le Politburo croit que la propension des gens « malveillants » à vendre, a diminué « . (source Zero Hedge)

La Chine perd pied, et …. le contrôle : la panique totale guette , la contagion déjà en cours ….

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 8 septembre 2015 dans économie, général, International

 

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Comment l’Arabie saoudite contrôle les médias arabes et étrangers (Wikileaks – Zero Hedge)

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Comment le ministère des affaires étrangères saoudien contrôle les médias arabes

De Wikileaks, dans le cadre de sa dernière publication de renseignements confidentiels du gouvernement, The Saudi Cables

Acheter le silence : Comment le ministère des Affaires étrangères saoudien contrôle des médias arabes

Lundi, l’Arabie Saoudite a célébré la décapitation de son 100e prisonnier cette année. L’histoire n’apparaissait nulle part dans les médias arabes malgré sa circulation sur les fils de presse. Même les médias internationaux était relativement discrets à son sujet par rapport à ce qu’elle aurait été si elle avait concerné un autre pays. Comment une histoire comme celle-là peut-elle passer inaperçue ?

Le communiqué d’aujourd’hui de WikiLeaks autour des « câbles saoudiens » du ministère saoudien des affaires étrangères montre comment il procède.

Le royaume riche en pétrole de l’Arabie Saoudite et sa famille régnante adopte une approche systématique pour maintenir une image positive du pays sur la scène internationale. La plupart des gouvernements du monde entier se livrent à des campagnes de relations publiques pour repousser les critiques et construire des relations dans les milieux influents. L’Arabie Saoudite contrôle son image par la surveillance et l’achat d’allégeances de l’Australie au Canada et partout au milieu.

Les documents révèlent les vastes efforts déployés pour surveiller et co-opter les médias arabes, en veillant à corriger les écarts dans leur couverture régionale de l’Arabie Saoudite et sur les questions s’y afférent. La stratégie de l’Arabie Saoudite autour de la cooptation des médias arabes prend deux formes, se rapprochant de la technique de la «carotte et du bâton», mentionnée dans les documents comme «neutralisation» et «confinement». L’approche est personnalisée en fonction du marché et des médias en question.

«Contenir» et «Neutraliser»

La réaction initiale à toute couverture négative dans les médias régionaux est de « neutraliser ». Le terme est souvent utilisé dans les câbles et il se rapporte à des journalistes individuels et des institutions médiatiques dont le silence et la coopération ont été achetés. Les journalistes et médias « neutralisés » ne doivent pas faire l’éloge ni défendre le royaume mais seulement s’abstenir de publier des nouvelles qui reflètent de manière négative l’image du Royaume, ou toute critique de sa politique. L’approche du « confinement » est utilisée quand un effort de propagande plus impératif est nécessaire. Il est attendu des journalistes et institutions médiatiques invoqués pour « confinement » de non seulement chanter les louanges du royaume, mais de mener des attaques sur un parti qui oserait critiquer ouvertement le puissant état du Golfe.

Une des façons dont la «neutralisation» et le «confinement» sont assurés se manifeste en achetant des centaines ou des milliers d’abonnements dans les journaux ciblées. Ces journaux sont alors censés retourner la faveur en devenant un «atout» dans la stratégie de propagande du Royaume. Un document énumérant les abonnements qui avaient besoin de renouvellement au 1 Janvier 2010 détaille une série de sommes contributives destinés à deux douzaines de publications à Damas, Abu Dhabi, Beyrouth, au Koweït, à Amman et à Nouakchott. Les sommes varient de 500$ à 9750 dinars koweïtiens (33,000 $). Le Royaume achète en effet des «actions» inversées dans ces médias où les «dividendes» en espèce prennent le chemin inverse, de l’actionnaire à l’institution médiatique. En retour, l’Arabie Saoudite obtient des «dividendes» politiques – une presse complaisante.

Un exemple réel de ces pratiques de cooptation peut être vu dans un échange entre le ministère des affaires étrangères saoudien et son ambassade au Caire. Le 24 Novembre 2011 la chaine égyptienne en langue arabe ONTV accueille la figure d’opposition au régime saoudien Saad al-Faqih, qui a suscité la réaction du ministère des affaires étrangères invitant l’ambassade à enquêter sur la chaine. Le ministère a demandé à l’ambassade de savoir comment « co-opter la chaine ou, à défaut, nous devrons considérer ses prises de position opposées à la politique du Royaume ».

Le document indique que le propriétaire de la station, le milliardaire Naguib Sawiris, ne voulait pas être « opposé à la politique du Royaume» et qu’il grondé le directeur de la chaîne, lui demandant «de ne plus jamais recevoir à nouveau al-Faqih ». Il a également demandé à l’Ambassadeur s’il aimerait être « un invité de l’émission ».

Les câbles Saoudiens croulent d’exemples similaires, dont certains détaillent les sommes et les méthodes de paiement utilisées. Elles vont de petites mais vitales sommes d’environ 2000 $ par an pour développer les médias d’un pays – un chiffre dont l’Agence de Presse guinéenne a « un besoin urgent » et qui « résoudrait de nombreux problèmes auxquels l’agence est confrontée » – à des millions de dollars comme dans le cas de la station de télévision d’extrême-droite libanaise MTV.

Affrontement

Les approches de «neutralisation» et de «confinement» ne sont pas les seules techniques que le ministère saoudien est prêt à employer. Dans les cas où le « confinement » ne parvient pas à produire l’effet désiré, le Royaume avance vers la confrontation. Dans un exemple, le ministre des Affaires Etrangères a usé d’un décret royal en date du 20 Janvier 2010 pour retirer le nouveau réseau de presse iranien en langue arabe, Al-Alam, du principal opérateur de satellites de communications régionaux basé à Riyad, Arabsat. Après que le plan ait échoué, Saud Al Faisal a cherché à «affaiblir le signal de diffusion ».

Les documents montrent des préoccupations au sein de l’administration saoudienne autour des bouleversements sociaux de 2011, connus dans les médias internationaux comme le «printemps arabe». Les câbles notent avec inquiétude que, après la chute de Moubarak, la couverture des évènements dans les médias égyptienne a été « motivée par l’opinion publique au lieu de conduire l’opinion publique ». Le ministère a décidé « d’apporter un soutien financier aux institutions de médias influentes en Tunisie », le berceau du «printemps arabe».

Les câbles révèlent que le gouvernement emploie une approche différente pour ses propres médias nationaux. Là, un geste de la main royale est tout ce qui est nécessaire pour ajuster les publications des médias contrôlés par l’État. Une plainte de l’ancien Premier Ministre libanais et citoyen saoudien Saad Hariri au sujet d’articles de presse critiques envers lui paru dans les journaux saoudiens Al-Hayat et Asharq Al-Awsat ont suscité une directive de la part du ministère des Affaires Etrangères intimant de « cesser ce type d’articles ».

Ceci est un aperçu global de la stratégie du ministère saoudien des Affaires Etrangères dans sa manière de traiter avec les médias. Les câbles saoudiens de WikiLeaks contiennent de nombreux autres exemples qui complètent l’acte d’accusation à la fois à l’encontre du Royaume et de l’état des médias à l’échelle mondiale.

* * *

La seule réponse officielle de l’Arabie Saoudite après la publication de Wikileaks est venue du compte Twitter du ministère des Affaires Etrangères :

wikileaks arabie

(liens Twitter)

Traduction :

Évitez de vous connecter à un site Web pour consulter des documents fuités ou des informations qui peuvent être incorrectes, avec l’intention de nuire à la sécurité nationale… les documents peuvent être truqués pour aider les ennemis de la patrie dans la réalisation de leurs objectifs.

« Les ennemis de la patrie », comme Edward Snowden, révélant comment l’état corrompu fonctionne.

On ne sait pas exactement quelle serait la punition pour s’être « connecté » aux sites web qui contiennent les fichiers fuités, même si la trahison est l’hypothèse la plus probable. Après tout, pour citer George Orwell, « En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. »

Les fichiers saoudiens fuités, dont le premier lot vient de paraitre, peuvent être consultés ici.

Wikileaks–  Zero hedge – resistanceauthentique (F)
 
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Publié par le 24 juin 2015 dans général, International, Politique

 

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Edward Snowden : «Pendant que vous lisez ceci, le gouvernement en prend note»

Il y a exactement deux ans, trois journalistes et moi travaillions avec fébrilité dans une chambre d’hôtel de Hongkong, attendant de voir comment le monde réagirait face à la révélation que l’Agence nationale de la sécurité (NSA) enregistrait des informations relatives à presque chaque appel téléphonique aux Etats-Unis. Les jours qui ont suivi, ces journalistes et d’autres ont diffusé des documents révélant que les gouvernements de pays démocratiques effectuaient un suivi des activités privées de citoyens ordinaires qui n’avaient rien à se reprocher.

Au bout d’à peine quelques jours, le gouvernement américain a réagi en portant plainte contre moi en vertu de lois sur l’espionnage datant de la Première Guerre mondiale. Des avocats ont indiqué aux journalistes qu’ils risquaient d’être arrêtés ou cités à comparaître s’ils retournaient aux Etats-Unis. Des politiciens se sont hâtés de condamner notre initiative, la qualifiant d’antiaméricaine, affirmant même qu’il s’agissait de trahison.

En privé, il y a eu des moments où j’ai craint que nous n’ayons mis nos confortables existences en danger pour rien – et que le public réagirait avec indifférence ou ferait preuve de cynisme face aux révélations. Je n’ai jamais été aussi heureux d’avoir eu tort.

Deux ans plus tard, la différence est profonde. En l’espace d’un mois, le programme intrusif de suivi des appels de la NSA a été déclaré illégal par les tribunaux et désavoué par le Congrès. Après qu’une enquête de la Maison Blanche a déterminé que ce programme n’avait pas permis d’empêcher une seule attaque terroriste, même le Président, qui avait plus tôt défendu son bien-fondé et critiqué la révélation de son existence, a fini par ordonner qu’on y mette un terme.

Voilà le pouvoir d’un public informé. La fin de la surveillance de masse des appels téléphoniques privés en vertu de l’US Patriot Act, une victoire historique pour les droits de chaque citoyen, n’est que la dernière conséquence en date d’une prise de conscience mondiale. Depuis 2013, des institutions à travers l’Europe ont déclaré des lois et des opérations similaires illégales et imposé de nouvelles restrictions à ce type d’activités à l’avenir. Les Nations unies ont déclaré que la surveillance de masse constituait sans ambiguïté une violation des droits humains. En Amérique latine, les efforts de citoyens brésiliens ont mené à l’adoption du Marco Civil, la première Déclaration des droits de l’Internet au monde. Reconnaissant le rôle essentiel que joue un public informé dans la correction des dérives gouvernementales, le Conseil de l’Europe a préconisé l’adoption de nouvelles lois empêchant la persécution des lanceurs d’alerte.

Au-delà du droit, les progrès ont été encore plus rapides. Des experts travaillent inlassablement afin de revoir la sécurité des dispositifs qui nous entourent, ainsi que le langage d’Internet lui-même. Des failles secrètes dans des infrastructures essentielles, qui avaient été exploitées par des gouvernements afin de faciliter la surveillance de masse, ont été détectées et corrigées. Des mesures de protection technique de base telles que le chiffrage – un temps considéré comme ésotérique et superflu – sont désormais activées par défaut dans les produits d’entreprises pionnières comme Apple, ce qui garantit que même si votre téléphone est volé, votre vie privée reste privée. De telles évolutions structurelles sur le plan technologique peuvent permettre un accès à une protection de base du droit à la vie privée au-delà des frontières, défendant ainsi les citoyens ordinaires contre l’adoption arbitraire de lois ne respectant pas la vie privée, comme celles actuellement mises en œuvre en Russie.

Si nous revenons de loin, le droit à la vie privée – socle des libertés inscrites dans la Déclaration des droits américaine – reste menacé par d’autres programmes et autorités. Certains des services en ligne les plus populaires au monde sont devenus les partenaires des programmes de surveillance de masse de la NSA, et des gouvernements du monde entier font pression sur des entreprises technologiques afin qu’elles travaillent contre leurs clients plutôt que pour eux. Des milliards de données de géolocalisation et de communications continuent à être interceptées en vertu d’autres pouvoirs, sans considération pour la culpabilité ou l’innocence des personnes concernées.

Nous avons appris que notre gouvernement affaiblit intentionnellement la sécurité fondamentale d’Internet, par le biais de «portes dérobées» qui transforment la vie privée en livre ouvert. L’interception et la surveillance des métadonnées révélant les liens personnels et centres d’intérêt d’internautes ordinaires restent d’une ampleur sans précédent : pendant que vous lisez ceci, le gouvernement en prend note.

En dehors des Etats-Unis, les chefs des services secrets en Australie, au Canada et en France ont exploité des tragédies récentes afin d’essayer d’obtenir de nouveaux pouvoirs intrusifs, malgré des preuves éclatantes que ceux-ci n’auraient pas permis d’empêcher ces attaques. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a récemment posé la question rhétorique suivante : «Voulons-nous autoriser un moyen de communication entre les gens que nous [l’Etat, ndlr] ne pouvons pas lire ?» Il a vite trouvé sa réponse, proclamant que, «depuis trop longtemps, notre société se montre tolérante et passive, disant aux citoyens : tant que vous respecterez la loi, nous vous laisserons tranquilles». Lors du passage à l’an 2000, rares sont ceux qui auraient imaginé que les citoyens de pays démocratiques et développés seraient bientôt obligés de défendre la notion de société ouverte contre leurs propres dirigeants.

Pourtant, les rapports de forces commencent à changer. Nous assistons à l’émergence d’une génération post-terreur, qui rejette une vision du monde définie par une tragédie particulière. Pour la première fois depuis les attaques du 11 Septembre, nous discernons les contours d’une politique qui tourne le dos à la réaction et à la peur pour embrasser la résilience et la raison. Chaque fois que la justice nous donne raison, que la législation est modifiée, nous démontrons que les faits sont plus convaincants que la peur. Et, en tant que société, nous redécouvrons que la valeur d’un droit ne se mesure pas à ce qu’il cache, mais à ce qu’il protège.

 
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Publié par le 23 juin 2015 dans général, Insolite, Nouvel ordre mondial

 

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Grèce – l’Europe en état d’urgence : vers un « Week-end à la Lehman » ?

Comme nous le rapportions semaine dernière et comme précise ZH, l’Europe risque d’imposer un contrôle des capitaux : 

Lundi la presse allemande a rapporté que l’Europe était prête à mettre en œuvre des contrôles de capitaux au cours du week-end si la Grèce ne fait pas une proposition réalisable lors de la réunion des ministres des Finances de l’UE au  Luxembourg jeudi. Nous avons décrit ce à quoi les contrôles de capitaux pourrait ressembler en Grèce à un certain nombre d’occasions (notamment ici et ici ), mais pour ceux qui ont besoin d’une référence rapide, considérons l’organigramme ci dessus .

Voici Open Europe résumant le drame :

Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung les pays de la zone euro se sont entendus sur un plan d’urgence si aucun accord entre la Grèce et ses prêteurs n’est trouvé ce week-end. Selon le journal, si la réunion de l’Eurogroupe de cette semaine ne  réussi pas à se conclure par un accord, les dirigeants de la zone euro tiendraient un Sommet d’urgence – potentiellement dès vendredi soir.Le plan d’urgence consisterait à imposer des contrôles de capitaux sur les banques grecques le week-end.

« Ce qui ne peut être contrôlé au niveau politique , c’est ce qui se passe sur le terrain en Grèce. Autrement dit, l’économie saigne,  les emplois , les entreprises et le secteur bancaire subissent une hémorragie de centaines de millions d’euros chaque jour. Si les fournisseurs coupent le crédit à l’économie grecque et que la course aux dépôts se transforme en un bank run panique,  la lenteur du marchandage politique se révélera tout à fait insuffisante pour contenir la situation, ce qui signifie que le pays pourrait sombrer dans le chaos alors que les deux côtés observeraient l’horreur de la situation de la Table de négociation,  à Bruxelles. Hier, la commissaire européenne Allemande Guenther Oettinger a mis en garde exactement contre cela et a suggéré un plan pour l’Europe pour un  » état ​​d’urgence « en Grèce. « 

Zero hedge parle d’un  « Week-end à la Lehman » potentiel …

Grèce : l’Europe en état d’urgence

Y aura-t-il un sommet européen exceptionnel dimanche, à Bruxelles, trois jours après un nouvel Eurogroupe (la réunion des dix-neuf ministres des finances de l’eurozone), dont personne n’attend rien de vraiment décisif, ou alors pas grand chose ? Y a-t-il un plan des Européens pour « éviter le pire » en Grèce ? C’est-à-dire pour ne pas être confronté à un défaut de paiement incontrôlable d’Athènes, qui pourrait déboucher sur une sortie du pays de la zone euro. Ou alors pour contraindre le premier ministre, Alexis Tsipras, à signer l’accord « réformes contre argent frais » avec les créanciers du pays, alors que cela fait cinq mois que traînent les négociations et que, lundi 15 juin, le jeune leader de la gauche radicale a dit qu’il attendrait « patiemment que les créanciers deviennent réalistes. »

Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung a affirmé, lundi, que les créanciers de la Grèce (Fonds monétaire international, Banque centrale et Commission européennes) préparent un plan pour instaurer un contrôle des capitaux dans le pays. Et que celui-ci serait décidé le week-end prochain en cas d’absence d’accord à l’Eurogroupe, du 18 juin. L’article précise que le Parlement grec devrait voter une loi spécifique pour permettre la mise en place de telles mesures. Si Athènes refusait l’adoption d’un tel texte, la dernière option consisterait à « isoler » la Grèce du reste du système financier de la région, a ajouté le journal.

Ces informations ont été démenties par Athènes, et la chancellerie, à Berlin, n’a pas confirmé. Mardi 16 juin, une source proche des négociations, côté créanciers, nuançait les choses : « Il n’y a pas un plan B, [mais] beaucoup de discussions sur des plans d’urgence. » « Le problème avec le contrôle des capitaux, c’est qu’il ne peut pas être imposé de l’extérieur, soulignait cette source. Le Parlement grec doit approuver une loi, car actuellement, il n’y en a pas. La Banque centrale de Grèce ne peut que décider la fermeture des banques pendant quelques jours seulement. »

Campés sur leurs « lignes rouges »

Une autre source haut placée relativisait, elle aussi, mardi matin : « Cela fait trois fois depuis le début de la crise grecque, en 2010, que j’entends ces rumeurs de plan B. C’est normal quand la situation est risquée qu’on envisage tous les scénarios, mais nous n’en sommes pas là avec Athènes. » Une troisième source, proche elle aussi des discussions, déclare toutefois qu’un « sommet de la zone euro est un scénario possible, mais rien n’est décidé, cela dépendra du résultat de l’Eurogroupe du 18 juin ».

Or, il apparaissait peu probable, mardi, que cette réunion, programmée de longue date à Luxembourg, soit conclusive, Athènes et ses créanciers restent campés sur leurs « lignes rouges ». Le ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, a déclaré au journal allemand Bild, mardi, qu’Athènes ne présentera pas de nouvelle liste de réformes lors de ce rendez-vous. Selon M. Varoufakis, l’Eurogroupe « n’est pas l’endroit où l’on peut présenter des positions ou des propositions qui n’ont pas été auparavant discutées et négociées à un niveau inférieur », a justifié le ministre.

Lire aussi : Grèce : le scénario du défaut de paiement se précise

Les leaders de la zone euro veulent probablement éviter d’attendre le Conseil européen, les 25 et 26 juin, pour trouver une solution. Ce serait trop tard, estiment-ils, pour trouver un accord « propre ». De fait, ils ne s’en cachent plus : ils envisagent désormais ouvertement un défaut de paiement de l’Etat grec, dont les caisses sont vides et qui doit rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI le 30 juin et 3,5 milliards à la BCE le 20 juillet. Or, sans accord, Athènes ne pourra pas honorer ces lourdes échéances. Ce qui risquerait de se traduire pas une ruée des déposants grecs vers leurs banques et, si rien n’est entrepris, par des faillites bancaires en série.

Scénario à la « chypriote »

C’est pour étudier comment éviter cet emballement dévastateur, que les dix-neuf directeurs du trésor de la zone euro, réunis à Bratislava le 11 juin, se sont demandé quel était l’état de la législation grecque en matière de contrôle des capitaux. Ce scénario à la « chypriote » est dans la tête des créanciers depuis mars, quand étaient apparues les premières inquiétudes sur un défaut grec. A l’époque, déjà, certains hauts responsables confiaient qu’un contrôle des capitaux serait une alerte suffisamment forte pour contraindre M. Tsipras à conclure plus vite.

D’aucuns, notamment à Athènes, soupçonnent certains acteurs du dossier, dont Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, de jouer la stratégie du pire. Difficile de savoir ce que pense ce dernier, un maître de l’ambiguïté. Mais tout indique que, depuis janvier, cet Européen convaincu pense qu’une sortie de la Grèce de la zone euro ne serait pas une catastrophe. Très attaché aux respects des règles, ce juriste s’est dit favorable, en mai, à un référendum par lequel les Grecs auraient dû dire s’ils étaient prêts ou non à faire les efforts nécessaires pour rester dans l’euro.

D’autres conservateurs européens fantasment aussi, depuis des mois, sur un changement de coalition à Athènes en cas d’alerte grave sur le front financier, contraignant M. Tsipras à accueillir dans son gouvernement des modérés du Pasok (parti socialiste), de Nouvelle Démocratie (centre) ou de To Potami (centre gauche). Mais d’autres, à Bruxelles et ailleurs, font remarquer que les partis traditionnels, Nouvelle Démocratie et Pasok, ont perdu une grande partie de leur crédit auprès des Grecs et, qu’à tout prendre, il vaut peut-être mieux discuter avec Syriza plutôt qu’avec, un jour, le parti d’extrême droite Aube dorée.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/16/grece-l-europe-en-etat-d-urgence_4655029_3234.html#XWOSbX6yL8wGvmk7.99 – http://www.zerohedge.com/news/2015-06-16/lehman-weekend-looms-greece-europe-readies-emergency-sunday-meeting

 
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Publié par le 16 juin 2015 dans économie, général, International

 

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