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Simone Wapler – Le Gold : un rempart contre le gaspillage

Notez au passage que l’or et l’argent ont désormais le statut de monnaie en Arizona, les MP reviennent en force :

Les efforts visant à miner la FED ont reçu un énorme coup d’accélérateur hier (lire le 22 mai). Le gouverneur de l’Arizona Doug Ducey a ratifié la loi qui élimine pour l’or et l’argent la taxe sur les plus-values, permettant ainsi aux habitants de l’Arizona d’utiliser les métaux précieux en tant que monnaie en lieu et place des billets de banque de la FED…

Car il ne faut pas se leurrer, il n’y a par nature pas de fiscalité sur une monnaie. Encore une fois, la monnaie est et doit-être neutre, c’est-à-dire qu’une monnaie ne rapporte rien et ne coûte rien. Ce qui rapporte (ou coûte), ce sont les opérations économiques que l’on peut entreprendre avec cette quantité de monnaie.

Supprimer la fiscalité sur l’or c’est donc directement « re-monétiser » le métal jaune et c’est une sacrée nouvelle !

Simone Wapler – Le Gold : un rempart contre le gaspillage

Jamais on n’a créé autant d’argent ou de crédit dans l’histoire. Plus de 9 000 Mds$ depuis la crise financière de 2008.

Jamais on n’a vu autant de gaspillages, de mauvaises allocations de capital. Les Etats-providence captent en moyenne 40% des économies et la croissance s’étouffe sous le poids de la dette. Même l’OCDE a récemment admis que trop de « redistribution » et « dépenses sociales » étaient nuisible à l’expansion économique.

Comme le rappelle Bill Bonner : « le progrès économique dépend de l’épargne et non des dépenses ». Il dépend de la bonne allocation de cette épargne vers des actifs productifs. Ce sont les détenteurs d’épargne qui sont les mieux à même de juger de ce qui est véritablement productif. S’ils se trompent, ils sont punis et par conséquent ils apprennent de leurs erreurs, contrairement aux grands planificateurs étatiques et à la bureaucratie. C’est ainsi que le monde avance…

Pourquoi ces grands principes sont-ils si importants et pourquoi nous les ressasser tous les jours ? Parce que le capital représente la liberté et que la dette représente la servitude. Parce que la première et préférable à la seconde. Mais aussi parce que toute une communication institutionnelle souhaite nous faire oublier ces principes…

Les gouvernements des Etats-providence ont intérêt à nous faire croire que leurs dépenses sociales sont la panacée qui nous soulagera de tous les maux. Ils ont intérêt à décourager l’épargne pour mieux organiser la dépendance. C’est le but même des politiques monétaires.

Face à cela,  faute d’opportunité d’investissement productif, stockez une partie de votre épargne en métaux précieux. L’or coûte actuellement 1 260 $ l’once (soit environ 1 130 €).

Un phénomène étrange se produit : alors que des milliers de milliards de monnaies factices sont créés, les métaux précieux ont beaucoup moins progressé que les actions, les obligations et même les crypto-monnaies comme le bitcoin.

Il est même possible qu’au cas où une récession s’officialise aux Etats-Unis, l’or baisse encore, exactement comme cela s’est produit en 2008. Lorsque la crise des subprimes avait éclaté de l’or avait été vendu pour couvrir des pertes, provoquant une chute des cours avant une hausse qui a culminé en 2012 à 1 900 $ l’once. En 2012, le bilan des banques centrales se montait à moins de 9 000 Mds$. Il a depuis augmenté de 50%.

L’or est aujourd’hui une opportunité contrarienne rare. Il peut encore reculer en cas de crise financière, mais faites confiance aux banquiers centraux pour à terme détruire l’épargne et la monnaie-crédit.

Comme le dit l’auteur libéral Daniel Tourre :

« Une pièce d’or, trouvée au fond de l’eau dans un galion naufragé, a conservé sa valeur pendant 400 ans, sans banque centrale, sans experts et sans ministres de l’Economie. Les crustacés sont manifestement plus compétents pour garder une monnaie saine, moins arrogants et moins coûteux qu’une banque centrale ».

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

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Publié par le 30 mai 2017 dans général, or et argent métal

 

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Les guerres secrètes des grandes puissances contre Kadhafi

Patrick Mbeko le 12 février 2017 au théâtre de la Main d’Or à Paris pour une conférence intitulée « Les guerres secrètes des grandes puissances contre Kadhafi ».

 

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Lutte contre la déforestation : Greenpeace poursuivie par des multinationales

Une ONG environnementale peut-elle encore dénoncer les pratiques nocives des multinationales sans risquer un procès ? La question se pose de plus en plus, même pour de grandes organisations comme Greenpeace. Le 3 mai dernier, le directeur général de Greenpeace France est convoqué devant le tribunal de grande instance de Paris pour diffamation, suite à une plainte déposée par l’entreprise de plantations Socfin. En cause : la publication d’un rapport de l’ONG en février 2016 sur les « Menaces sur les forêts africaines ». Greenpeace y étudiait les dangers que la Socfin, représentait pour les forêts tropicales africaines « en refusant de s’engager dans une politique zéro déforestation », selon l’ONG.

La plainte survient alors même que l’entreprise, qui gère plus de 180 000 hectares de plantations de palmiers à huile et d’hévéas en Afrique et en Asie, s’était engagée quelques mois après ce rapport à mettre en œuvre une politique « zéro déforestation ». Précisons que Basta ! fait également l’objet de deux plaintes en diffamation du groupe Bolloré, principal actionnaire de la Socfin, pour avoir publié des articles sur les activités de la holding luxembourgeoise en Afrique et en Asie (lire ici).

De l’Afrique au Canada

Ce n’est pas la seule plainte qui vise Greenpeace sur la question de la préservation des forêts, enjeu écologique majeur. L’entreprise canadienne d’exploitation forestière Resolute Forest Products poursuit ainsi en justice Greenpeace depuis 2013 déjà [1]. Au Canada, la multinationale du bois réclame sept millions de dollars canadiens à l’antenne locale de l’ONG. En mai 2016, l’entreprise a également déposé plainte aux États-Unis. Là, la multinationale du bois accuse Greenpeace de « fraude » en se référant à une loi (le Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act) qui vise en principe les mafias et le crime organisé [2].

Pour quelles raisons Resolute s’attaque ainsi à l’ONG ? Pour des enquêtes de l’ONG qui dénonçaient des pratiques dangereuses pour l’environnement et les communautés autochtones dans la forêt boréale canadienne, où l’entreprise exploite du bois pour le transformer en produits courants.

Pour Greenpeace, ce type de poursuites judiciaires s’apparentent à des « procès-baillons », des procès lancés pour forcer les ONG au silence et éviter que les pratiques des entreprises soient mises en lumière. « Quand bien même la plainte de Résolu est infondée et quelle que soit l’issue de la procédure engagée, ce sont déjà du temps et des ressources précieuses qui sont englouties dans la défense de l’association. Autant d’énergie qui n’est pas utilisée pour la sauvegarde des forêts et la préservation de la planète », rappelle Greenpeace. (source)

 

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Les mesures que les investisseurs devraient envisager pour se couvrir contre les risques

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Dans cette interview exclusive, Jim Rickards, éditeur de Strategic Intelligence et auteur à succès du New York Times, aborde l’avenir du système monétaire mondial, l’impact potentiel d’une crise de la dette souveraine et d’une crise monétaire mondiale qui pourraient frapper en cas de faillite du dollar US, l’avenir du Yuan chinois, ainsi que le nouveau plaidoyer pour l’or. Nous obtenons le point de vue d’un des plus brillants esprits de Wall Street, et explorons avec lui les mesures préparatoires que les investisseurs individuels et institutionnels devraient envisager pour se couvrir contre les risques.

Défauts multilatéraux

Executive Global : Le Yuan chinois a récemment été ajouté aux Droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international, et on sait que les Chinois aiment bien l’or. Même si la valeur de l’or semble être sur une tendance à la baisse, il pourrait suppléer l’influence du pétrodollar, dans les années à venir. Si cela devenait réalité, comment l’économie américaine serait-elle affectée ?

James Rickards : L’introduction du Yuan dans la base de calcul des DTS (Droits de tirage spéciaux) et l’accumulation d’or par la Chine sont des développements étroitement liés. Ils démontrent les efforts de la Chine, et d’autres pays, pour s’éloigner du dollar US comme devise de réserve internationale. Aujourd’hui, le dollar représente environ 60% des réserves mondiales et est utilisé dans 80% des paiements internationaux. Cela donne une puissance hégémonique aux États-Unis pour imposer des sanctions économiques, geler des actifs, couper l’accès aux systèmes de paiement en dollars, et utiliser le dollar comme une arme, afin de pouvoir dicter les résultats de la politique étrangère. Les seuls concurrents potentiels du dollar sont les DTS et l’or. La Chine poursuit son expansion dans ces deux marchés.

La Chine a plus que triplé ses réserves d’or au cours des dix dernières années, et elle détient certainement beaucoup plus d’or que ne l’indiquent les données officielles. C’est une couverture naturelle pour les bons du Trésor qu’elle détient. Si les États-Unis créent de l’inflation avec leur dollar, les bons du Trésor perdront de la valeur, mais l’or en gagnera. La Chine s’est couvert contre l’inflation américaine en achetant de l’or. La prochaine crise financière sera plus importante que la capacité des banques centrales à injecter des liquidités dans le système. La seule source de liquidité sera l’émission de DTS par le FMI. Cela va causer une inflation mondiale. La perte de confiance dans le dollar signifiera aussi la fin du pétrodollar. La nouvelle devise de référence sera le DTS.

Les effets sur l’économie américaine seront dévastateurs. La perte de croissance, la perte de prospérité, provoqueront des émeutes et des réactions néofascistes. La loi martiale sera alors instaurée. Les événements qui se sont déroulés, ces dernières années, à Chypre, en Grèce, en Inde et au Venezuela, sont un aperçu de ce qui arrivera aux États-Unis.

EG : Étant donné que les devises basées sur de la dette fluctuent constamment sous l’influence des événements internationaux, cela fait-il de l’or le point d’ancrage ultime de la stabilité (relative) mondiale ?

JR : Le problème principal du système monétaire international est qu’il n’y a pas d’ancrage. Au cours de récentes discussions avec Ben Bernanke, ancien directeur de la Fed, et John Lipsky, ancien directeur général du FMI, les deux ont utilisé le même terme pour décrire le système monétaire actuel : « incohérent ». Ils ont raison. Cette incohérence est due à l’absence d’un point d’ancrage. Le 15 janvier 2015, l’euro a chuté de 20% contre le franc suisse, en trente minutes.

Le Renminbi, le dollar US

JR : Le 10 août 2015, le Yuan chinois a instantanément perdu 3% par rapport au dollar US. Le 23 juin 2016, la livre sterling a chuté de 14% contre le dollar, en deux heures. De tels mouvements sont étonnants, et ils démontrent à quel point le système manque d’ancrage. L’or n’est pas une ancre parfaite, mais l’histoire a prouvé qu’il est mieux que d’autres. À moins que le système ne soit à nouveau ancré sur quelque chose, de préférence l’or, ces violentes dévaluations vont continuer, jusqu’à l’effondrement.

EG : Au cas où l’or reprenait sa place au cœur de l’économie mondiale, quel serait le meilleur moment pour acheter de l’or, afin d’en tirer un maximum de profits, dans les années à venir ?

JR : Le meilleur temps pour acheter de l’or, c’est maintenant. Le prix est volatile, lorsqu’on le mesure en dollars, mais cela reflète l’instabilité du dollar, et non de l’or. Lorsque l’effondrement systémique aura lieu, ce qui n’est qu’une question de temps, l’or grimpera, par étapes, vers 10 000 $ l’once ou plus. Cette cible est le prix implicite non déflationniste de l’or, basé sur la masse monétaire mondiale et l’offre officielle d’or, si l’or était utilisé comme référence dans le nouveau système monétaire. Le problème, c’est que la disponibilité d’or physique commence à s’étioler. J’ai passé du temps avec des raffineurs suisses et des sociétés privées de stockage, et je me suis renseigné sur la disponibilité d’or physique, de Shanghai à New York. C’est la même histoire partout : il n’y a pas assez d’or physique pour satisfaire la demande des détenteurs de contrats papier, en cas de panique d’achat. Cela signifie que, même si vous voulez acheter de l’or lorsque le prix commencera à grimper, vous pourriez ne pas être en mesure d’en trouver. C’est le moment d’acquérir de l’or, avant que la panique ne s’installe et qu’il soit impossible de s’en procurer.

EG : Une fois nos actifs protégés en les convertissant dans l’or, que faire ensuite ? Devrions-nous laisser le tout « mariner » pendant un temps, ou y a-t-il des opportunités à surveiller ?

JR : Je recommande aux investisseurs d’allouer 10% de leurs actifs en or physique. Cela laisse 90% pour les autres classes d’actifs, incluant le cash, l’art, l’immobilier, les actions et les obligations. Pas besoin de vivre dans une grotte – une allocation de 10% sera adéquate. Ne vous inquiétez pas des fluctuations journalières du prix de l’or en dollars. Ces fluctuations en disent plus sur l’instabilité du dollar que sur l’or. Une fois que vous détenez votre or, vous n’avez qu’à attendre… Il n’y a rien d’autre à faire avant l’effondrement !

EG : Étant donné que tout le monde n’échange pas des actions, et qu’encore moins de gens investissent dans l’or, comment les fluctuations du dollar US et la montée de l’or impacteront-elles la vie de l’Américain moyen ?

JR : La conséquence de l’instabilité du système monétaire international sera un taux d’inflation élevé, voire de l’hyperinflation. Il s’agit de la seule façon d’alléger le fardeau de la dette des états souverains et des sociétés à travers le monde, à une époque de croissance insuffisante. Cela affectera les citoyens moyens américains, même s’ils n’ont aucun actif. Cependant, l’inflation n’arrivera pas directement; elle pourrait être précédée d’une déflation, causée par les facteurs démographiques, la technologie et le désendettement. Mais au final, l’inflation prévaudra, car c’est la seule issue pour sortir du piège de la dette dans lequel les gouvernements nous ont plongé.

EG : Y a-t-il un moyen pour les sociétés de naviguer à travers les turbulences à venir dans l’économie afin d’obtenir de bons résultats ?

JR : Les sociétés peuvent naviguer à travers ces turbulences en créant de la valeur réelle et en échangeant des actifs tangibles. Cela inclut la création de propriété intellectuelle, la possession de ressources naturelles, ainsi que l’investissement dans le capital humain. Ces actifs conserveront leur valeur, même lors de périodes d’inflation extrême ou de déflation. Les sociétés les plus vulnérables aux turbulences financières sont celles qui carburent avec un haut effet de levier et à l’ingénierie financière pour produire des rendements. Dans cette dernière catégorie figurent les banques, qui pourraient se retrouver insolvables lors de la prochaine crise financière.

Défaut sur la dette souveraine des Etats-Unis

EG : Nous serons probablement témoins d’une perte de confiance dans le dollar US (si ce n’est déjà pas le cas) avec le déclin du système du pétrodollar. Faudra t-il, à ce moment là, conserver des actifs en dollars US, ou existe-t-il une alternative plus attrayante en ce qui concernes les devises ?

JR : Il y déjà une perte de confiance dans le dollar US, comme le démontrent les efforts de la Russie et de la Chine pour acquérir des tonnes d’or, ainsi que le fait que les investisseurs étrangers sont devenus des net vendeurs de bons du Trésor américain. Cette migration hors du dollar se réalise de façon ordonnée, pour le moment, mais cette dynamique est irréversible, et elle s’accélérera soudainement en un effondrement du dollar US. Les seules alternatives à long terme au dollar sont l’or, l’argent et les DTS (Droits de tirage spéciaux) du FMI.

EG : Les États-Unis ne produisent plus autant de produits manufacturés qu’ils le faisaient, et nous observons une société de consommation avec trop de consommateurs par rapport à la quantité de producteurs, qui fait dans la dette plutôt que dans les biens. Quelle est la relation entre la productivité et ces enjeux actuels ?

JR : La productivité, c’est sans doute le défi de politique économique le plus important dans le monde actuel. La croissance économique réelle est tout simplement une question du nombre de gens qui travaillent et de leur productivité. Le nombre total de travailleurs dans les grandes économies ne croît pas, à cause de la baisse du taux de natalité et de désastres comme la politique de l’enfant unique pratiquée en Chine, ou des avortements sélectifs en Inde et en Chine. Malheureusement, la productivité décline également, bien que les économistes ne s’entendent pas sur les raisons. Le fardeau de la dette n’est soutenable que si la croissance économique dépasse la croissance de la dette. Malheureusement, il se passe le contraire. Le fardeau de la dette continue de grandir, tandis que la croissance économique, qu’elle soit réelle ou nominale, stagne. Les situations démographiques peuvent prendre des décennies à se retourner. L’augmentation de la productivité est la seule façon d’éviter une crise mondiale de la dette. Mais il n’y a aucun signe indiquant que la productivité augmentera assez rapidement pour nous sauver.

Mesures préparatoires

EG : Le gouvernement pourrait-il intervenir pour aider l’économie à repartir à zéro de façon ordonnée et ainsi éviter un effondrement épique ?

JR : Le gouvernement pourrait faire plusieurs choses pour rendre le système financier plus sûr, comme le démantèlement des grandes banques, la séparation des activités bancaires commerciales et d’investissement, et l’interdiction de la plupart des produits dérivés. Malheureusement, tous ces changements politiques sont improbables, à cause du pouvoir du lobby bancaire. Le gouvernement pourrait aussi améliorer la productivité en réduisant les taxes et les charges réglementaires. Mais les changements réglementaires prennent du temps avant d’impacter les décisions d’investissement, et les réductions d’impôts aggraveront les déficits, au moment où le fardeau de la dette publique représente 104% du PIB, bien établi dans la « zone de danger » de 90% identifiée par Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart. Il est possible d’éviter la catastrophe, mais le temps presse et les chances d’éviter l’effondrement sont faibles.

EG : Comment pourrions-nous empêcher ce scénario de se réaliser, et comment pouvons-nous réorienter le système économique sur la voie de la durabilité ?

JR : Il ne faut pas être trop optimiste sur la capacité des politiciens à retenir les leçons de la crise. Pour trois raisons : la première est que nous avons vécu une crise systémique aussi grave en 1998, et qu’aucune leçon n’en a été tirée; les politiciens ont fait le contraire de ce dont on avait besoin. La deuxième raison est que les décideurs utilisent des modèles d’équilibre obsolètes qui produisent des prévisions erronées et qui appréhendent mal les propriétés statistiques du risque. La troisième raison est la capacité qu’ont les banquiers et leurs lobbyistes à combattre le changement, même quand des réformes sont mises en place.

EG : Avec la tendance émergente des transactions en ligne et des devises numériques, quel rôle peut jouer l’or dans cette équation ?

JR : L’or est l’actif idéal pour l’ère numérique. Avec la richesse numérique et les paiements numériques, viennent la guerre cyber-financière et les cyber-menaces. La richesse sous forme numérique (tous les dépôts bancaires, les actions, les obligations, les fonds du marché monétaire etc.) peut être anéantie par des cyber-brigades russes ou chinoises. L’or est physique, et il ne peut être piraté, gelé ou effacé. L’or est la meilleure façon de préserver la richesse dans un monde exposé aux cyber-attaques. C’est une autre raison pour laquelle la Chine et la Russie accumulent de l’or – ils voient cette cyber-guerre financière se profiler à l’horizon.

Source: goldbroker – GoldBroker.fr tous droits réservés

 

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« Le deuxième tour est un référendum pour ou contre l’euro !! » L’édito de Charles SANNAT

[titre article pour referencement]

C’est un très bon article de La Tribune, dont vous trouverez le lien source tout en bas de ce billet comme il est d’usage, sur lequel je souhaite revenir. Voilà l’essentiel :

« «Un référendum sur l’Europe» : c’est ainsi que Pierre Moscovici a présenté lundi le deuxième tour de l’élection présidentielle qui opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron. En apportant, sans surprise, son soutien au candidat de En Marche !, le commissaire européen en charge de l’euro et prédécesseur d’Emmanuel Macron au ministère français de l’Économie, concède également que s’il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu’il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro. »

Cette affirmation de Moscovici n’est pas fausse et la stratégie du système bien-pensant et européiste-mondialiste va consister justement à axer la campagne sur le « pour » l’Europe de la paix (gnagnagnagna) incarnée par Macron en opposition à l’Europe des nations portée par Marine Le Pen.

Faire peur, obtenir un résultat pour Macron de plus de 60 % et en conclure donc que ce n’est pas seulement un référendum pour l’Europe mais un plébiscite !!

Pour autant, et même si nous avons déjà commencé à avoir droit aux éléments de discours d’usage sur « les générations futures », « nous devons léguer la paix à nos enfants », ou encore « l’Europe c’est la paix depuis 70 ans », sans oublier les « sans l’euro ce serait la misère, l’enfer, et la damnation éternelle », toute cette manipulation et cette propagande n’exonéreront pas les dirigeants présents et futurs – qui seront exactement les mêmes, car Macron va juste diriger avec les mêmes socialistes que Hollande et une petite touche de Bayrou qui ne représente plus grand-chose au centre si ce n’est une tête d’affiche – de faire face aux problèmes majeurs qu’affronte l’Europe.

Et d’ailleurs, même le journal La Tribune (qui je vous rassure ne roule pas pour le FN) se pose la question de la façon suivante.

Zone euro : les questions auxquelles Emmanuel Macron devra répondre

« S’il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu’il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro.

S’il est élu président, la négociation qui attend le leader d’En Marche ! dans les mois à venir s’annonce particulièrement difficile car l’espace politique européen pour réformer la zone euro n’est pas à la mesure des appels au changement ou des critiques exprimées dimanche par les Français.

Or le sujet ne divise pas seulement en France, mais un peu partout ailleurs en Europe. Et surtout, il met face à face les gouvernements nationaux et les institutions européennes. »

Quel sera donc le projet européen de Macron ? On le connaît pour le moment c’est du genre « je veux une Europe qui rassure, je veux une Europe qui protège, je veux une Europe du bonheur et tous ensemble, oui mes amis, tous ensemble, osons le printemps car c’est notre projet »…

Bon, une fois ces inepties prononcées plusieurs fois à la télé, le président Macron risque d’apparaître pour ce qu’il est, à savoir « tout nu » en terme d’idées et de projets.

Le cœur du problème de l’avenir de l’Europe ? Vers le saut fédéral ou le retour aux nations !!

« Force est de constater que, côté français, la capacité de proposition a reculé ces dernières années, conséquence implicite de la faiblesse budgétaire du pays. En 2012, Jean Pisani-Ferry, l’actuel conseiller économique d’Emmanuel Macron, qui dirigeait à l’époque un think-tank bruxellois, rappelait dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde les trois options sur la table :

  • la constitution d’un budget ad hoc avec des ressources propres;
  • un mécanisme de stabilisation sans ressources propres mais auquel les pays contribueraient et feraient appel successivement, selon leurs besoins ;
  • et enfin une capacité d’endettement supplémentaire, à travers des eurobonds.

Or comme le rappelle très justement La Tribune, « on imagine mal l’Allemagne s’engager aujourd’hui sur la voie d’un super-budget, pas plus que les pays qui, comme la France, l’Espagne et l’Italie, continuent de flirter avec les seuils de déficit ou d’endettement du Pacte de stabilité européen. L’idée des «eurobonds» est pour l’instant écartée. L’adversaire social-démocrate d’Angela Merkel, Martin Schulz, qui s’était dit favorable à ces obligations européennes quand il présidait le Parlement européen, s’est bien gardé de remettre cette idée sur la table depuis qu’il s’est lancé dans la course à la chancellerie. Et les travaux de la Commission européenne sur des «safe bonds», destinés à faciliter le refinancement des pays en difficulté, sont menés pour le moins dans une très grande discrétion, car peu du goût de Berlin ».

S’il n’y a pas de possibilité d’aller vers plus d’Europe pour rendre fonctionnel et techniquement viable le fonctionnement actuel des institutions européennes, alors nous serons contraints, par la force des choses, d’aller vers de moins en moins d’Europe et de privilégier évidemment l’échelon national qui d’ailleurs reste le seul susceptible d’assurer réellement un fonctionnement démocratique.

Quelle est donc la représentativité pour un français du Parlement européen ? Aucune bien évidemment !

La campagne du second tour risque de se jouer sur les enjeux de la politique européenne

L’Europe va mal parce que les divergences entre les économies sont une réalité trop niée.

L’Europe va mal parce que l’euro, sa monnaie, est dysfonctionnel.

L’Europe va mal parce qu’il n’y a pas de gouvernance commune et cohérente.

L’Europe va mal parce que le projet européen est entre deux eaux, et que sur le chemin de plus d’intégration, à un moment, il va falloir choisir entre abandonner toute sa souveraineté – ou ce qu’il en reste – ou la reprendre en totalité.

Nous sommes collectivement au milieu du gué.

Nous devrions faire un choix politique historique, avec un débat démocratique exemplaire.

Ce débat nous a été ôté.

Le système tentera d’expliquer que la victoire de Macron, c’est la victoire de l’idée européenne. Que les Français veulent encore plus d’Europe.

Une chose est sûre : le temps presse. « Si rien ne bouge, il n’y a plus de zone euro dans dix ans », avait déclaré Emmanuel Macron au Figaro en septembre 2015. Avant d’ajouter : « L’absence de proposition est un choix : c’est la sortie de la zone euro »…

Macron le sait. Beaucoup parmi nous le savent aussi. Nous sommes à la croisée des chemins et tout peut arriver.

Celles et ceux qui veulent se préparer à ces temps difficiles peuvent s’abonner à ma lettre STRATEGIES. Vous aurez ainsi accès aussi à toutes les archives, et aux rapports spéciaux concernant la manière de survivre à l’explosion de la zone euro, ou encore celui consacré à l’Assurance vie au Luxembourg, etc, etc!! Plus de renseignements ici

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source La Tribune ici

 
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Publié par le 26 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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Pouvons-nous lutter contre l’Oligarchie ?

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C’est ultra décourageant – à se demander pourquoi on se bat …

Que font les Français pour que des marionnettes fabriquées de toutes pièces pour eux, par les élites, remportent l’élection ? (qui plus est en un temps record en l’occurrence – pour ce qui est du vainqueur)

Que font -t-ils de leurs journées pour tomber dans des pièges aussi Flagrant que celui qui était tendu durant cette « élection » ?

D’ailleurs nous ne sommes pas dans une véritable démocratie, les Français le savent-ils ?? Apparemment ils ignorent tout de la réalité . Et ils en sont très loin , ça fait peur !

L’élection elle même est une farce à grande échelle !  Hier nous avons assisté à une farce dans la farce en somme .

C’est dans ce genre d’occasion qu’on voit que les médias alternatifs n’ont clairement pas assez de puissance …

Hormis E et R et encore (ils n’ont que le nombre, et c’est fort relatif – au passage ils roulent sans complexes pour le FN : plus une succursale qu’un vrai média « alternatif », mais admettons..), il n’existe aucun média alternatif de pointe et de grande envergure (« grand public ») en France . Aucun .

Comment avoir une quelconque impact sur l’opinion publique dans ces conditions ??? Le peuple se l’interdit . Pas de miracles .

Et ça – cet état des choses – ce sont les Français qui l’ont choisit et qui le choisissent, car ils pourraient très bien ouvrir un peu les yeux et leur esprit, cesser d’être des moutons,  et propulser quelques médias alternatifs en haut de l’affiche (comme le font les anglo saxons) plutôt que de rester enfermés dans une vision étriquée et monolithique, une « pensée unique » conçue et prédigérée pour eux d’en haut, par une véritable clique qui possédé les médias mainstreams . 

Le peu de personnes éclairées (dont nos lecteurs) sont éparpillés au compte goutte (relativement, vs la majorité) et sont considérées comme des complotistes via la propagande du tout puissant establishment , chapeauté par ce qui est une puissante oligarchie plus que bien structurée (et enracinée) . 

Il y a encore trop peu de Français sensibilisés, qui sont « éveillés » et engagés dans la quête pour la vérité, et sa divulgation . Le constat est dramatique . Et ce qui vient de se produire avec un banquier directement parachuté de chez Rothschild vainqueur du 1er  tour des élections est alarmant .   

L’élite et les banksters avaient imposé Monti de chez Goldman Sachs en Italie, qui avait directement été placé au pouvoir sans être élu et sans l’avis des Italiens, ce qui fut un véritable coup d’état, il  n’y a pas d’autres mots – un comble absolu . Hé bien hier les Français ont fait mieux : ils ont eux mêmes catapulté et sont en train d’élire … leur propre bourreau ! 

C’est pathétique, les Français se font enfumer une fois de plus, et pas des moindres . Car toute cette fabrication, c’est vraiment gros comme la Lune . 

C’est dans ces moments qu’on se rend compte à quel point les lecteurs des médias alternatifs sont de véritables pionniers . Mais même parmi ces « pionniers », très peu s’engagent . Très peu, une infime partie, est réellement engagée . (ne serait ce que diffuser l’info, la faire circuler – ce qui est crucial, pour commencer..)

Ceux qui se lèvent et qui se mettent en risque (car nous en sommes à ce point il faut le savoir) pour dénoncer ce système sont eux plus que rares, ils sont rarissimes – et reçoivent infiniment peu de soutien (je ne dirais pas Aucun …) .

Au final je me pose cette question que pose la vidéo à la fin, et qui est plus que pertinente : pouvons-nous lutter contre l’Oligarchie ?

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Impossible en l’état des choses – c’est certain …. On ne gagne pas ce genre de guerre avec nos moyens dérisoires . Et trop peu de personnes qui s’engagent . C’est avant tout logique ce que nous vivons .

C’est avant tout un choix des Français (la vie est un choix : ces derniers font un faux choix alors qu’il existe un vrai choix) – ce n’est pas une fatalité . Tout cela, ce sont les Français qui l’ont choisi, et permis – au fil du temps .

Par leur ignorance , leur manque d’implication dans la vie de la cité (la res publica) . Leur abrutissement progressif et consenti .

Car en face les moyens mis en oeuvre pour manipuler l’opinion sont énormissimes . Rien de comparable avec nous .

Et c’est le fait d’une petite caste, dont une partie s’est arrogé le pouvoir de la création monétaire . Avec l’approbation du peuple, qui est donc … complice .

Nous vivons un véritable suicide du peuple Français . Qui se jette du grand précipice, tout fier, et en chantant …

La défaite de F. Asselineau, étrange, certes, mais pouvons-nous lutter contre l’Oligarchie ?

 
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Publié par le 24 avril 2017 dans général, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Le secrétaire d’État américain lance une menace de guerre contre l’Iran

Le secrétaire d’État américain lance une menace de guerre contre l’Iran (WSWS)

Apres la Syrie, la Corée, l’Iran : « America first » bien sur – Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a lancé une menace de confrontation militaire avec l’Iran mercredi lors d’une conférence de presse précipitée dans laquelle il a fait un parallèle direct entre l’Iran et la confrontation téméraire et dangereuse de Washington avec la Corée du Nord.

En se référant à l’accord nucléaire négocié entre l’Iran et les principales puissances mondiales, Tillerson a déclaré : « Cet accord représente la même approche échouée du passé qui nous a conduit à la menace imminente actuelle de la Corée du Nord. L’administration Trump n’a pas l’intention de transmettre cette responsabilité pour l’Iran à une future administration. La preuve est claire : les actions provocatrices de l’Iran menacent les États-Unis, la région et le monde. »

Le gouvernement Trump a reconnu mardi que l’Iran a pleinement respecté les termes de l’accord nucléaire qu’il a négocié en juillet 2015 avec les « P5 + 1 » : la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis, plus l’Allemagne. Dans le même temps, cependant, elle a signalé qu’elle prépare des mesures conçues pour faire capoter l’accord.

Dans une déclaration formelle requise tous les 90 jours par le Congrès des États-Unis – la première livrée depuis l’entrée en fonctions de Trump – le secrétaire d’État Tillerson a certifié que, au 18 avril, l’Iran respectait ses termes de l’accord qui l’obligeait à plafonner son enrichissement en uranium, réduire son nombre de centrifugeuses de deux tiers et se soumettre à des inspections internationales pour en assurer la conformité. Ces termes devaient bloquer la capacité iranienne de développer une arme nucléaire, ce qui, insiste Téhéran, n’a jamais été son intention.

Cependant, la suite de la déclaration de Tillerson a révélé que l’administration Trump procède à un examen systématique de toutes les sanctions économiques et financières qui ont été abandonnées en échange de l’élimination par l’Iran de son programme nucléaire.

L’Iran, a déclaré le secrétaire d’État, « demeure un des principaux sponsors de la terreur à travers de nombreuses plates-formes et méthodes », et, par conséquent, Trump « a ordonné un examen par toutes les agences dirigées par le Conseil de sécurité nationale du Plan d’action global commun qui évaluera si la suspension des sanctions concernant l’Iran en vertu de la poursuite du JCPOA (Plan d’action global commun, le nom formel de l’accord nucléaire de l’Iran) est essentielle aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis. »

Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a esquivé une question directe sur l’intention du gouvernement d’abroger l’accord nucléaire en disant que le « bilan inter-agences » serait conclu en 90 jours et servira de base aux recommandations politiques.

« Nous sommes conscients de tout effet potentiel négatif qu’une action pourrait avoir », a-t-il ajouté, en ce qui concerne la réimposition des sanctions suspendues.

En effet, de tels « effets négatifs » sont précisément le but recherché, conçus pour provoquer l’Iran à répudier ses propres obligations dans le cadre de l’accord nucléaire et créer ainsi le prétexte pour l’agression militaire américaine.

Ainsi, en même temps que Washington pousse le monde au bord d’une confrontation nucléaire potentielle sur la péninsule coréenne, il jette les bases d’une autre guerre catastrophique au Moyen-Orient.

Au cours de sa campagne présidentielle de 2016, Donald Trump a dénoncé à plusieurs reprises l’accord nucléaire de l’Iran comme « le pire des accords jamais négociés » et s’est engagé à « le détruire » une fois qu’il sera élu.

En février, son conseiller à la sécurité nationale maintenant limogé, le général Michael Flynn, a fait irruption dans une séance d’information de la Maison Blanche pour annoncer de façon menaçante qu’il mettait « l’Iran en garde », ce qui impliquait des représailles militaires américaines contre les essais des missiles non nucléaires par l’armée iranienne, qui ne sont pourtant pas interdits par l’accord nucléaire.

Et le mois dernier, le général Joseph Votel, le chef du Commandement central des États-Unis, qui supervise les guerres américaines et les interventions au Moyen-Orient et en Asie centrale, a dénoncé l’Iran comme la « plus grande menace à long terme pour la stabilité » au Moyen-Orient et préconisé une campagne pour « perturber [l’Iran] par des moyens militaires ou par d’autres moyens ».

Cette dernière escalade de menaces est intervenue alors que le secrétaire à la Défense de Trump, le général James Mad Dog Mattis, effectuait une tournée au Moyen-Orient, avec des rencontres prévues avec les principaux ennemis régionaux de l’Iran, dont les monarchies saoudienne et qatarie et Israël.

Mattis aurait préconisé une politique consistant à augmenter l’aide militaire déjà massive des États-Unis et de vente d’armes à la dictature royale saoudienne et une collaboration plus directe des États-Unis dans sa guerre de plus de deux ans contre la population appauvrie du Yémen, qui a tué quelque 12 000 personnes, la plus part des civils, a transformé 3 millions en réfugiés et a laissé une grande partie de la population au bord de la famine.

S’adressant aux journalistes à Riyad après avoir rencontré le roi saoudien Salaman et le Vice-Prince héritier et ministre de la Défense, Mohammed Salman, Mattis a déclaré : « Où que vous regardiez, s’il y a des problèmes dans la région, vous trouverez l’Iran. » Il a ajouté : « Il nous faut surmonter les efforts de l’Iran pour déstabiliser encore un autre pays et créer une autre milice à l’image du Hezbollah libanais, mais en fin de compte, nous sommes sur le bon chemin pour y arriver. »

Les accusations de « déstabilisation » iranienne proviennent de la position objective de l’Iran comme rival de Washington pour l’hégémonie régionale au Moyen-Orient et de sa participation, aux côtés de la Russie, à la défense du gouvernement de la Syrie contre la guerre orchestrée par les États-Unis pour obtenir un changement de régime.

L’hypocrisie de Washington de traiter l’Iran de commanditaire du terrorisme et de source de tous les « problèmes dans la région » est sans vergogne. L’impérialisme américain a mené une série de guerres qui ont tué des millions, renversé les gouvernements et dévasté des sociétés entières. La CIA a armé et financé des groupes terroristes islamistes en Libye, en Irak et en Syrie, y compris ceux directement liés à Al-Qaïda.

Au Yémen, le Pentagone a fourni les avions de combat, les bombes et les missiles qui ont massacré des hommes, des femmes et des enfants, tout en fournissant une assistance de renseignements ainsi que du ravitaillement en vol pour permettre des bombardements 24 heures sur 24 visant à écraser la résistance de la population yéménite et l’obliger à accepter la réimposition du régime de marionnettes du président déchu Abd-Rabbu Mansour Hadi.

Maintenant, le Pentagone se préparerait à aider directement une offensive des Saoudiens et des Émiratis pour conquérir le port yéménite de Hodeida, le dernier lien entre la population affamée du pays et le monde extérieur. Les agences humanitaires ont prévenu qu’une telle attaque pourrait précipiter le pays dans une famine généralisée.

S’exprimant à côté du prince héritier saoudien mercredi, Mattis a offert un hommage obéissant à l’« altesse royale » de 31 ans tout en promettant de « renforcer la résistance de l’Arabie saoudite contre les méfaits de l’Iran et vous rendre plus efficace avec votre armée comme nous travaillons ensemble en tant que partenaires. »

Mattis a poursuivi en déclarant qu’il était dans « l’intérêt des États-Unis de voir un service de sécurité militaire et des services secrets de l’Arabie saoudite forts », et ceci dans un pays où les « services secrets » répriment impitoyablement toute manifestation de dissidence et où la critique de la famille royal est sanctionnée par la décapitation.

Comme pour l’attaque contre la Syrie, l’intensification des tensions avec la Russie et la stratégie de la corde raide nucléaire en cours à l’égard de la Corée du Nord, l’administration Trump a bénéficié du soutien crucial des démocrates pour la marche vers la guerre avec l’Iran. Les principaux membres démocrates de la Chambre et du Sénat se sont joints aux républicains en soutenant l’imposition de nouvelles sanctions. Dès la campagne présidentielle de 2016, les critiques des démocrates envers Trump se sont axées sur la politique étrangère et ceci depuis la droite, en particulier en raison du souci que l’administration Trump se révélerait « trop molle » envers la Russie et, par extension, l’Iran, qui s’est allié avec la Russie en Syrie. (source)

 

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