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Merkel plaide pour la création d’une zone économique commune avec la Russie

La chancelière allemande Angela Merkel

Angela Merkel s’est prononcée pour la mise en place d’une zone économique commune avec la Russie.

La chancelière allemande propose de créer une zone économique commune avec la Russie de Lisbonne à Vladivostok, a annoncé le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

« Je me prononce pour un rapprochement progressif de la Russie avec l’espace économique européen afin que nous ayons une zone économique unique de Lisbonne à Vladivostok », a déclaré Mme Merkel.

Elle a dans le même temps réaffirmé son intention de « lever immédiatement les sanctions contre la Russie » dès que Moscou aura rempli ses engagements dans le cadre des accords de Minsk. La chancelière a pourtant souligné que « vu le comportement de la Russie en Ukraine », l’Union européenne ne pouvait pas manquer à ses principes.

Mme Merkel, comme de nombreux autres représentants occidentaux, accuse la Russie de soutenir les insurgés du Donbass et d’être impliquée dans le conflit en Ukraine. Moscou a à plusieurs reprises rejeté cette accusation.

Le ministère russe des Affaires étrangères a maintes fois souligné que la Russie n’était pas partie des accords de Minsk conclus en septembre 2014 et que son influence sur les belligérants était très limitée.

L’application des accords de Minsk piétine actuellement par la faute de l’Ukraine qui refuse notamment d’amender sa constitution pour accorder un statut spécial au Donbass et d’appliquer d’autres dispositions de ces accords. En réalité, Kiev ne veut respecter que les chapitres qui lui plaisent tout en ignorant ceux qu’il juge gênants.

Le président de la République populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a rappelé à cette occasion que les « accords de Minsk n’étaient pas un menu de restaurant dans lequel vous pouvez choisir les plats qui vous plaisent ».

Moscou a à plusieurs reprises reproché à Paris et Berlin de ne pas faire pression sur l’Ukraine qui manque depuis longtemps à ses engagements. Or, l’Allemagne et la France, membres du « format Normandie », restent sourdes à ces reproches et insistent sur un respect unilatéral des accords.

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Publié par le 3 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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Le cas Nuit debout et Frédéric Lordon (ITW – «Revenir aux monnaies nationales, pour refaire une monnaie commune»)

Voici maintenant Lordon, qui mène nuit Debout .

Il me semble que Lordon est sur le devant de la scène suite à une volonté politique .

C’est bien connu – en communication politique, on peut appliquer la dialectique hégélienne et faire à la fois la Thèse et l’antithèse (pour faire la synthèse donc).  

Je pense qu’avec Frédéric Lordon c’est ostensiblement le cas dans le discours et la stratégie politique globale de la gôche au sens large .

Un (autre) exemple ? Mélenchon .

Un élément sorti du PS qui va venir élargir l’électorat en représentant une frange plus large de la population . Et qui garde une certaine liberté de s’exprimer vs la gauche gouvernementale . Voir la possibilité de prendre le relais par la suite . 

Ainsi, Mélenchon gouverne (aussi) indirectement, par sa puissance dissuasive, tout en restant à l’écart de la gauche gouvernementale stricte (car il est de la gauche gouvernementale il ne faut pas se leurrer – son électorat, ses opinions comptent et sont comptées )

Rappelez vous, Mélenchon était « sorti » du PS avant la présidentielle de 2012, permettant d’élargir le potentiel électorat(l) et de créer 2 gauches en somme, et donc 2 fois plus de chances de gagner, puisqu’à la fin , ils s’unissent ou se réunissent toujours .  

Pendant que j’y suis – Idem pour les « frondeurs » au PS aussi .

Ils frondent après avoir été élus : mais c’est avant qu’il faut y penser si on est pas d’accord avec une politique … sur laquelle on va être élu. 

Puis on les voit ressortir 2 ans avant les élections comme par hasard …

De l’opportunisme électorale carriériste politicarde et égoïste. Pas question d’intérêt général . Tout n’est que de la com . (et de conflit d’intérêts..) 

Hé bien je pense que c’est pareil pour Lordon .

Il s’est détaché de la gauche en electron libre pour apporter un sang nouveau à la gauche, avec la carotte de la démocratie directe . Et ça semble marcher .

«Revenir aux monnaies nationales, pour refaire une monnaie commune» : c’est exactement ce qu’une partie de notre classe politique, surtout à gauche, veut désormais faire .

 Maintenant que cette Europe est au bord de l’implosion ils pensent déjà à la prochaine « Europe ». Qui ne sera pas vraiment différente , ce serait une version remastérisée – probablement plus intégrée,  de celle que nous avons .

Lordon est là pour dire « le pire » , pour aller dans l’extrême, pour faire rêver l’électorat de gauche . Pour dire tout haut ce qu’une partie de l’électorat de gauche qui en a assez de cette gauche asservie, inféodée, et qui mange dans la main des puissants et qui ne représente pas la population – pense . (c’est valable pour toute la clique politique actuelle)

Lordon qui sort avec Nuit Debout un an avant les élections, avec presque le même discours que « les frondeurs » de la Gauche . En plus extrême donc, car il doit représenter un vent nouveau pour pouvoir renouveler l’électorat.

Je ne pense pas qu’on a ici une tentative de déstabilisation de la France de l’extérieur .  Ça reste possible , même à l’insu de Frédéric Lordon (je ne pense pas qu’il soit à ce point abruti), car une grande partie de notre classe politique est « achetée » on pourrait dire .

Tout ceci n’est que de la stratégie politique de trés haut niveau .

Mais, au délà des manipulation et de la récupération, ça n’enlève rien au fait qu’un vent nouveau souffle réellement sur les Français , qui commencent à se rendre compte de la débandade de notre classe politique entière, et qui réfléchissent , partout dans le pays, à des alternatives de refonte de notre démocratie . Et ça je soutiens à 100 % .

Nous avons toujours été un peuple libre.

 
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Publié par le 26 mai 2016 dans économie, général, Politique, société

 

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Une Vitamine commune est capable de détruire des cellules cancéreuses « invincibles »

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Voilà une découverte qui vient confirmer les travaux du prix Nobel Linus Pauling tant décriés par Big Pharma. En France, aucun média ne vantent jamais les bienfaits de la vitamine C à des doses haut dessus des recommandations des autorités de santé (qui, comme pour la vitamine D, sont très minimalistes). On voit plutôt fleurir des articles à charge visant à décrédibiliser cette approche différente vis à vis de la santé
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Des tests réalisés par des scientifiques américains sur des souris ont montré que des injections de vitamine C sont capables de réprimer et arrêter la progression de formes incurables de cancer du côlon, considéré comme l’un des cancers les plus communs.

Des scientifiques américains ont découvert que l’acide ascorbique, ou vitamine C, peut tuer les cellules cancéreuses avec des mutations qui les rendent presque invincibles et arrêter la croissance des tumeurs cancéreuses en général, rapporte la revue «science».

Une équipe de l’Université Johns Hopkins, des Etats-Unis, ont injectées dans l’estomac de souris des substances cancérigènes afin de provoquer l’apparition de polypes et autres types de tumeurs malignes. Ensuite, ils ont essayé de les enlever avec des doses élevées de vitamine C, ce qui correspond à la quantité d’acide ascorbique qui peut être obtenu dans 200 oranges.

L’expérience a montré que la taille des tumeurs a diminué de façon significative chez tous les animaux, alors que certains ont même complètement disparu. Ainsi, il a été confirmé l’hypothèse selon laquelle la vitamine C peut détruire de façon indépendant les cellules cancéreuses, voire les mutations qui les rendent pratiquement invulnérables à la chimiothérapie et les cellules du système immunitaire.

Selon cette étude, l’effet de la vitamine C est que l’acide ascorbique produit dans le fluide entourant la tumeur une grande quantité de peroxyde d’hydrogène (communément appelé « eau oxygénée) qui est capable de tuer les cellules cancéreuses. Les deux mutations qui causent le cancer du côlon (BRAF KRAS) sont également présents dans d’autres cancers, par exemple, le pancréas. Les scientifiques espèrent que les injections de vitamine C pourront aider dans un proche avenir à sauver les patients atteints de ces cancers, ou du moins améliorer leur état de santé.

Source. RT 

Traduction: Fawkes News

Voici la traduction de l’étude:

« La vitamine C combat les cellules cancéreuses colorectales KRAS et BRAF en ciblant spécifiquement l’enzyme GAPDH.

Plus de la moitié des cancers colorectaux (CRC) affichent un taux de mutation des gènes KRAS et BRAF élevé, et sont souvent résistants aux thérapies ciblées approuvées.

Nous avons constaté que des cellules de cancer colorectales mises en culture présentant des mutations des gènes KRAS ou BRAF sont sélectivement tuées lorsque exposés à des niveaux élevés de vitamine C. Cet effet est dû à l’augmentation de l’absorption de la forme oxydée de la vitamine C, déshydroascorbate (DHA), via le transporteur de glucose GLUT1.

L’augmentation de l’absorption du DHA provoque un stress oxydatif lorsque le DHA intracellulaire est réduit en vitamine C, appauvrissant le glutathion. Le Stress oxydatif augmente et inactive l’enzyme (GAPDH). L’inhibition de GAPDH dans les cellules mutantes hautement glycolytic KRAS ou BRAF conduit à une crise énergétique et à la mort cellulaire que l’on n’observe au sein des cellules KRAS et BRAF traditionnelles.

La croissance tumorale est diminuée par une haute dose de vitamine C chez des souris Apc / Kras G12D. Ces résultats fournissent une justification mécanique pour explorer l’utilisation thérapeutique de la vitamine C contre les mutations KRAS ou BRAF. »



Cet autre article de 2012 confirme l’intérêt de la vitamine C cette fois dans une approche préventive.

Le vent tourne pour la vitamine C

Le travail de Linus Pauling

La prémisse de son travail vient de l’étude des animaux. Contrairement à l’humain, dont l’apport en acide ascorbique (vitamine C) provient uniquement de l’alimentation, la plupart des animaux produisent eux-mêmes leur vitamine C. Le chien, par exemple, métabolise environ 18g (18 000mg) de vitamine C par jour! Linus Pauling a également appuyé sa thèse sur des références archéologiques qui montrent que nos ancêtres lointains, les primates, produisaient de la vitamine C dans les mêmes ordres de grandeurs que les chiens il y a environ 80 000 ans et que, quelque part à cette époque, l’humain (ou son ancêtre) aurait perdu cette faculté. Son travail l’a mené à la conclusion que l’homme bénéficierait, encore aujourd’hui, de taux élevés de vitamine C.

Des données récentes

Si vous consultez la fiche Passeport Santé sur la vitamine C, vous constaterez qu’à chacune des indications, sauf peut-être la prévention du rhume chez les athlètes, on mentionne que les résultats sont contradictoires et que rien est prouvé. Par contre, de nouvelles données vont dans le sens des travaux et de l’intérêt de Dr Pauling pour l’humble vitamine C.

Selon le Dr Balz Frei et ses collaborateurs (1), l’innocuité de la vitamine C et ses bienfaits multiples méritent que l’apport nutritionnel de référence (ANRef) soit augmenté à 200mg [au Canada, il est de 90mg pour les hommes et 75mg pour les femmes.(2)] Ils rapportent que : «…les éléments de preuve scientifique actuellement disponibles […] démontrent la plausibilité biologique et les mécanismes d’action de la vitamine C en prévention primaire des maladies coronaires, des AVC et de cancers.» (traduction libre) Les suppléments de vitamine C aident à diminuer la pression artérielle des hypertendus, améliorer la fonction endothéliale (la capacité de l’intérieur des vaisseaux à supporter les changements de pression), diminuer l’inflammation systémique chronique et réduire les infections àHelicobacter pylori (liées à l’ulcère d’estomac). De plus, la vitamine C est un antioxydant important qui réduit le stress oxydatif.(1) Ainsi, l’augmentation de l’apport (alimentaire et/ou en suppléments) améliore la santé et diminue les maladies chroniques, notamment cardiovasculaires.

Selon un rapport récent provenant de deux cohortes chinoises, des apports élevés en vitamines E et C diminuent significativement les risques de cancer du foie.(3)

Une méta-analyse incluant 39 études montre que l’usage de 500mg par jour de vitamine C peut aider à réduire la pression chez les hypertendus. Les études ont duré en moyenne 8 semaines et les pressions systoliques ont baissé de -3,84 mmHg (IC 95%: -5,29, -2,38 mmHg; P < 0,01) et les diastoliques de -1,48 mmHg (IC 95%: -2,86, -0,10 mmHg; P = 0,04). (4) Ces chiffres sont petits, mais très significatifs. Cette méta-analyse est d’autant plus intéressante qu’un des signataires est connu pour ses opinions négatives à propos des produits naturels. Il a d’ailleurs signé une autre méta-analyse en 2005 qui avait fait la manchette.(5) E.R. Miller 3rd et ses collaborateurs affirmaient, basé sur leurs travaux très discutables et fortement biaisés, que les dosages élevés de vitamine E augmentait la mortalité… L’augmentation se chiffrait à 39 personnes sur 10 000 (IC 95%: 3 à 74 par 10 000 personnes; P = 0,035) ou si vous préférez 0,0039%. Il faut savoir que, dans cette méta-analyse, la sélection des études a été fortement critiquée parce que plusieurs études positives avaient été éliminées.(6,7) Malgré ce biais de sélection, M. Miller 3rd et ses collaborateurs ont quand même trouvé que les dosages de vitamine E inférieurs à 400 UI par jour en supplément procuraient une réduction de la mortalité de 16 personnes sur 10 000 (IC 95%: -41 à 10 par 10 000 personnes; P > 0,2).(5)

Ainsi, le vent tourne en faveur de la vitamine C. 500mg par jour est tout à fait sécuritaire et bénéfique pour la prévention de plusieurs maladies, comme certains cancers et les maladies cardiovasculaires.

Pour ceux que la médecine orthomoléculaire intéresse, voici un exemple de publication au sujet de la vitamine C par le groupe de médecine orthomoléculaire:

Levy TE. Vitamin C Prevents Vaccination Side Effects; Increases Effectiveness.Orthomolecular Medicine News Service, February 14, 2012.

Santé!

Références:

Frei B, Birlouez-Aragon I, Lykkesfeldt J. Authors’ Perspective: What is the Optimum Intake of Vitamin C in Humans? Crit Rev Food Sci Nutr. 2012 Sep;52(9):815-29. PubMed PMID: 22698272.
Apports nutritionnels de référence Valeurs de référence relatives aux vitaminesSanté Canadahttp://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/reference/table/ref_vitam_tbl-fra.php
Zhang W, Shu XO, Li H, Yang G, Cai H, Ji BT, Gao J, Gao YT, Zheng W, Xiang YB. Vitamin Intake and Liver Cancer Risk: A Report From Two Cohort Studies in China. J Natl Cancer Inst. 2012 Jul 17. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 22811438.
Juraschek SP, Guallar E, Appel LJ, Miller ER 3rd. Effects of vitamin C supplementation on blood pressure: a meta-analysis of randomized controlled trials. Am J Clin Nutr. 2012 May;95(5):1079-88. Epub 2012 Apr 4. Review. PubMed PMID: 22492364; PubMed Central PMCID: PMC3325833.
Miller ER 3rd, Pastor-Barriuso R, Dalal D, Riemersma RA, Appel LJ, Guallar E. Meta-analysis: high-dosage vitamin E supplementation may increase all-cause mortality.Ann Intern Med. 2005 Jan 4;142(1):37-46. Epub 2004 Nov 10. PubMed PMID: 15537682.
Hathcock JN, Azzi A, Blumberg J, Bray T, Dickinson A, Frei B, Jialal I, Johnston CS, Kelly FJ, Kraemer K, Packer L, Parthasarathy S, Sies H, Traber MG. Vitamins E and C are safe across a broad range of intakes. Am J Clin Nutr. 2005 Apr;81(4):736-45. Review. PubMed PMID: 15817846.
Gerss J, Köpcke W. The questionable association of vitamin E supplementation and mortality–inconsistent results of different meta-analytic approaches. Cell Mol Biol(Noisy-le-grand). 2009 Feb 25;55 Suppl:OL1111-20. PubMed PMID: 19267994.

 
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Publié par le 8 novembre 2015 dans général, Insolite, Santé - nutrition, Sciences

 

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« Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer »

FIGAROVOX/ANALYSE – Pour Jean-Pierre Robin, le référendum grec réveille le spectre de l’éclatement de la zone euro. Le journaliste rappelle que toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. (Jean-Pierre Robin est chroniqueur économique au Figaro.)


Superbe démonstration que l’Euro ne peut que exploser……. DU FIGARO ! Z

La fermeture des banques va-t-elle servir de thérapie de choc pour les Grecs? Les queues devant les distributeurs de billets leur donnent d’ores et déjà un avant-goût de ce que serait un Grexit. Dans ce cas ils répondront «oui» à la question du référendum qui leur sera posée dimanche5 juillet et Alexis Tsipras aura perdu son pari. Mais ce n’est pas à ce jour la stratégie du premier ministre.

Lui est son gouvernement font en effet campagne sur le «non», sur le refus des propositions des créanciers de la Grèce, les trois institutions, comme on les appelle à Athènes, le FMI, la BCE et l’Union européenne. Car les Grecs, du moins leur gouvernement, considèrent que le «non» aux créanciers ne devrait pas être interprété comme un souhait de sortir de la zone euro. Au contraire, ils entendent seulement obtenir des conditions financières encore meilleures. Comme si les 15 milliards d’euros supplémentaires qui ont été proposés la semaine dernière, soit exactement 1500 euros pour chacun des citoyens grecs n’étaient pas suffisants.

Jamais le chantage n’a été poussé à une telle extrémité. Alexis Tsipras et son ministre des finances Yanis Varoufakis, qui en tant qu’économiste est un spécialiste de la théorie des jeux, estiment que l’Europe dans son ensemble et les 18 autres membres de la zone euro en particulier auraient plus à perdre d’un Grexit que la Grèce elle-même.

La raison en est assez simple. Depuis cinq ans et demi qu’a éclaté la crise grecque, un spectre hante la zone euro, son éclatement. Il vient en réalité du fond du siècle passé. L’économiste danois Jens Nordvig a ainsi répertorié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

L’exemple le plus marquant est l’URSS qui a disparu corps et biens avec sa monnaie en 1991. L’Union des républiques socialistes soviétiques répondait à la définition d’une union monétaire autour du rouble soviétique. La seule différence avec la zone euro est que l’URSS disposait d’une armée commune puissante et formait une structure fédérale, avec de réels mécanismes de redistribution entre ses Républiques. En revanche le rouble était inconvertible internationalement, ce qui a permis que sa disparition se fasse sans aucun heurt pour l’économie mondiale.

Depuis les élections du 22 janvier 2015 en Grèce, la hantise d’une dissolution au moins partielle, ce que signifierait un Grexit, a été le véritable et le seul ciment entre la Grèce et ses créanciers. C’est-à-dire les 18 autres pays de la zone euro, et accessoirement le FMI, car la BCE et l’Union européenne ne sont en l’occurrence que des «comptes écrans»: les véritables créanciers de la Grèce sont les États européens eux-mêmes. Rappelons que les engagements de la France s’élèvent à 68 milliards d’euros, si l’on prend en compte la part de la France au capital de la BCE. À cet égard on comprend difficilement que Manuel Valls puisse considérer que l’économie française ne serait pas touchée par un Grexit, alors que le déficit public de l’année, et la dette dette publique, augmenteraient mécaniquement de 2 à 3 point de notre PIB.

Mais au-delà des considérations financières plus ou moins mécaniques, c’est la nature de l’Union monétaire européenne qui est en jeu, et c’est bien plus grave. À partir du moment où un pays en sort, elle cesserait d’être considérée comme un engagement irréversible pour devenir un simple accord monétaire entre États, comme l’a été de 1979 à 1998 le Système monétaire européen qui a précédé l’euro.

En annonçant le référendum, Alexis Tsipras fait renaître le spectre de l’éclatement de la zone euro qui viendrait s’inscrire dans la longue liste des unions monétaires qui n’ont pas fait long feu. Ce n’est certes pas la première fois que le gouvernement grec a recours à cette arme. En novembre 2011, le premier ministre Georges Papandréou avait lui aussi envisagé de soumettre les résultats du sommet européen du 26 octobre précédent aux voix de ses concitoyens. Il avait finalement renoncé, en raison notamment de l’hostilité farouche du couple franco-allemand de l’époque.

Alexis Tsipras bénéficie quant à lui d’une autre conjoncture politique que son prédécesseur socialiste de 2011. Il sait que l’axe Merkel-Hollande est moins uni et déterminé qu’avait pu l’être le couple Merkel-Sarkozy. Les déclarations relativement conciliantes de Michel Sapin -il existe «des marges» supplémentaires de négociations selon notre ministre des Finances- sont révélatrices à cet égard. Quant à François Hollande, il a réaffirmé lundi dans son style si particulier, «la France, elle est pour que la Grèce reste dans la zone euro».

On saura en tout cas très vite, dans les tout prochains jours, ce que vaut aujourd’hui la hantise d’une dissolution partielle de l’Union monétaire européenne. Le débat se pose entre deux thèses. L’une qui joue sur les réalités: non la Grèce est définitivement incapable d’accepter la discipline d’une zone économique dans laquelle elle n’est pas compétitive. L’autre conception est plus symbolique: la zone euro est un symbole de la construction européenne et de la paix sur le Vieux Continent, il faut la préserver à tout prix.

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Publié par le 6 juillet 2015 dans économie, général, International

 

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La Chine et la Russie s’allient, pour créer une agence de notation commune !

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 On ne le sent pas car on suit tout ça au jour le jour , mais ceux qui auraient lâchés début mai par exemple, le verraient bien : le monde est en train de changer à une vitesse folle : presque tous les jours une nouvelle étape franchi dans l’alliance sino-russe, contre l’once samy ! Tous les instruments sont mis en place pour remettre en cause l’hégémonie US ! Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance   

Nouvelle offensive contre la toute-puissance des trois agences de notation occidentales : la Chine et la Russie s’associeront afin de bâtir un établissement concurrent. Le ministre russe des finances, Anton Siluanov, a expliqué, mardi 3 juin lors d’une visite en République populaire, que cet établissement se bornera dans un premier temps à évaluer les projets d’investissement communs, sansdonner davantage de précisions, notamment sur le calendrier.

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Moscou a, ces derniers mois, joué le rapprochement économique avec Pékin pourcompenser l’isolement d’avec les puissances occidentales où l’a plongé la crise ukrainienne. Après une décennie de négociations, les deux voisins sont notamment parvenus, mercredi 21 mai, à un accord à 291 milliards d’euros garantissant à CNPC, le géant chinois de l’énergie plus connu sous le nom de Petrochina, la fourniture de gaz par Gazprom pendant trente ans.

L’entente économique entre ces deux membres permanents du Conseil de sécurité mobilisés contre l’hégémonisme américain est bâtie sur une relation faite d’opportunisme. « Le partenariat stratégique sino-russe n’est pas une alliance. Des points communs, notamment la pression américaine, rapprochent ces deux voisins dans de nombreux secteurs. Mais s’ils s’aident pour le développement, ils s’observent également de près », rappelle Ma Bin, professeur au centre d’études de la Russie et de l’Asie centrale de l’université de Fudan, à Shanghaï.

RESPONSABILITÉ DES AGENCES OCCIDENTALES

Or un nouveau front commun potentiel a émergé dans cette relation intéressée, la résistance face à Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s. Du côté chinois, la fronde a débuté au lendemain du déclenchement de la crise financière mondiale, en 2008. Une agence chinoise, Dagong, déjà présente dans l’évaluation de la santé financière des acteurs économiques locaux, juge le moment opportun pour tenterune percée à l’international – les « big three » étant sous le feu des critiques. Depuis lors, Dagong n’a de cesse de fustiger la responsabilité des agences occidentales dans la dissimulation des crédits pourris avant l’effondrement de Lehman Brothers.

Dagong a reçu en juin 2013 l’approbation de l’Autorité européenne des marchés financiers pour opérer sur le Vieux Continent et a ouvert un bureau à Milan. Toutefois, ces efforts se heurtent régulièrement aux suspicions dont elle fait elle-même l’objet. Le président de Dagong, Guan Jianzhong, doit répéter régulièrement que son agence n’est pas une émanation de l’Etat-parti. Ensuite, le choix fait par Dagong dans l’élaboration de ses notes de surpondérer le potentiel de croissance d’une économie est souvent critiqué. Cette option se révèle très favorable aux émergents, notamment à la Chine, et désavantage les Etats-Unis et l’Europeoccidentale en crise.

Côté chinois, on précise que l’initiative sino-russe sera probablement couplée à une démarche plus large emmenée par Dagong et baptisée UCRG, acronyme d’Universal Credit Rating Group, une agence « universelle » donc, en opposition à l’oligopole occidental. Pour faire sa promotion, cette nouvelle agence a déjà embauché Dominique de Villepin, un ambassadeur qui devrait être de retour à Pékin en juin et aider à effacer cette image chinoise qui colle à la peau d’UCRG. « Le but est de mettre en place un système de notation dual et de trouver d’autres actionnaires potentiels partageant les mêmes valeurs à l’échelle globale et ainsi d’apporter au monde de la notation un choix alternatif aux trois grandes américaines » détaille Li Ning, un porte-parole de Dagong au sujet de cette nouvelle avancée avec la Russie.

Sur l’autre rive du fleuve Amour, l’intérêt est plus récent. Le gouvernement russe a peu goûté la dégradation de la note de sa dette souveraine à BBB-, fin avril par Standard & Poor’s, du fait de l’impact sur l’économie russe de la crise en Ukraine. Dans la foulée, la Russie a accéléré les démarches auprès de la Chine. « Nous souhaitons que notations soient apolitiques », a déclaré M. Siluanov à propos de cette nouvelle agence, qui serait pourtant le résultat d’une volonté très politique.

 
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Publié par le 4 juin 2014 dans général, Nouvel ordre mondial

 

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