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Le plus grand exercice naval chinois « en 600 ans » commence : Pékin est prêt à attaquer Taïwan !

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Le mois dernier, le journal public chinois Global Times écrivait  ceci dans un éditorial :

«la Chine doit se préparer à un affrontement militaire direct dans le détroit de Taïwan» et  «il faut faire comprendre que l’intensification des contacts officiels entre les États-Unis et Taïwan aura de lourdes conséquences pour ce dernier».

L’éditorial évoquait même la version selon laquelle la Chine pourrait envoyer des avions et des navires de guerre dans le détroit de Taïwan .

Hé bien c’est chose faite ! 

La semaine dernière, la marine de l’Armée populaire de libération (« PLAN » comme « People’s Liberation Army Navy ») avait rassemblé tous ses navires de guerre, avions et sous-marins nucléaires les plus avancés pour une démonstration massive de force dans la mer de Chine méridionale. 

Asia Times  estime que 10 000 aviateurs et « marines » de l’Armée populaire de libération ont embarqué 48 navires de guerre et 76 avions pour montrer leur loyauté et leur dévouement au président Xi Jinping , qui a été accueilli sur un destroyer par un chœur retentissant de soldats.  

Les journaux chinois gérés par l’ État ont déclaré que le nombre de navires de guerre rassemblés était « le plus grand de son genre en 600 ans. » 

Ce matin, tout ce beau monde s’est retrouvé dans le détroit de Taiwan pour des manœuvres militaires … à balles réelles ! (et sans prévenir ! cf Zero Hedge)

Un message clair contre les états unis et son vassal taïwanais qu’on pourrait résumer ainsi : Pékin est prêt à attaquer ! Comme l’avait annoncé les journaux chinois le mois dernier . 

Les Chinois n’ont presque pas mouflé quant à l’attaque en Syrie (il avaient tout de même voté contre à l’ONU et ont indiqué leur mécontentement) , mais par contre ils se déploient massivement dans leur zone d’influence, signifiant qu’ils sont prêts pour la guerre … Z  

Une démonstration de force dans le détroit de Taiwan ? Non loin des côtes taiwanaises, l’armée chinoise mène depuis ce 18 avril au matin des manœuvres militaires , les premiers depuis deux ans. Pékin voit d’un très mauvais œil le récent rapprochement entre la présidente taiwanaise Tsai Ing-wen et le président américain Donald Trump et le fait savoir. En cas de tentative séparatiste, Pékin est prêt à attaquer l’île rebelle, c’est le message envoyé à Taipei.

Avec notre correspondante à Pékin,  Heike Schmidt

Les manœuvres à tir réel mettent aujourd’hui en pratique ce que Xi Jinping avait martelé en mars dernier: « La Chine ne cèdera pas un pouce de son territoire ». « La réunification complète de la mère patrie est l’aspiration de tous les Chinois. Toute tentative et stratagème destinés à diviser la mère patrie sont voués à l’échec », avait lâché le président chinois.

La promesse de Washington d’aider Taiwan à construire ses propres sous-marins et une nouvelle loi qui encourage des responsables américains de se rendre sur l’île ne sont pas passés inaperçues. La Chine montre donc ses muscles, comme lors d’un récent exercice naval en mer de Chine du Sud où l’homme fort de Pékin avait fait une apparition remarquée, en treillis militaire, sur le navire de guerre « Changsha ». « Le besoin d’édifier une marine forte n’a jamais été aussi pressant qu’aujourd’hui, a martelé Xi Jinping. Nous devons faire preuve d’innovation et de courage, afin de faire de la marine de l’Armée Populaire de Libération une puissance au rang mondial. »

Xi Jinping ne compte pas transmettre la question taiwanaise « de génération en génération ». Une perspective inquiétante pour Taipei. Mais pas question de se laisser intimider. Le ministère taiwanais de la Défense a qualifié les manœuvres de « bruit des bottes » et de « simple routine »

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La révolution de l’intelligence artificielle commence – Pour la 1ere fois des machines lisent et comprennent mieux que les humains !!

Encore un domaine dans lequel l’intelligence artificielle s’en sort mieux que les humains : la compréhension et la lecture. Deux I.A. développées par Microsoft et Alibaba viennent de réussir cet exploit presque au même moment. Étrange coïncidence.

L’intelligence artificielle poursuit inexorablement sa marche vers la suprématie sur l’être humain dans tous les domaines. Une récente étude de 352 experts en machine learning indique d’ailleurs que cela pourrait arriver dans moins de 50 ans. De quoi donner raison à Stephen Hawking ou à Elon Musk qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur le danger que représente le développement non contrôlé de l’I.A.

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Des réseaux de neurones artificiels développés et entraînés par le chinois Alibaba d’un côté et par l’américain Microsoft de l’autre ont obtenu de meilleurs scores que les humains au test de compréhension de l’université Stanford. Une première.

“Alors que les ordinateurs ont battu les humains à des jeux complexes comme les échecs, où la puissance de calcul brute et une mémoire infaillible ont donné un avantage non négligeable aux robots, les langages sont généralement perçus comme plus difficiles à maîtriser par les machines. Jusqu’à maintenant”,dévoile le South China Morning Post (SCMP).

Le 15 janvier, le géant de l’informatique chinois Alibaba (qui possède le South China Morning Post) a annoncé dans un communiqué qu’une intelligence artificielle qu’il a développée avait obtenu un score de 82,44 au SQuAD (un test de lecture de l’université Stanford consistant à répondre à plus de 100 000 questions basées sur 500 articles de Wikipédia), surpassant le score de 82,304 de ses rivaux humains.

Le même jour, Microsoft annonçait que son propre réseau de neurones profonds avait quant à lui obtenu 82,65 à ce même test, marquant ainsi “la première fois que des machines battent des êtres de chair [dans le domaine de la lecture et de la compréhension]”, insiste The Inquirer.

Des réponses précises pour un fonctionnement optimal

Les résultats obtenus suite aux derniers tests démontrent que « des questions objectives telles que ‘qu’est-ce qui cause la pluie ?’ peuvent désormais donner lieu à des réponses extrêmement précises de la part des machines », comme l’explique Luo Si, l’un des scientifiques travaillant sur l’IA d’Alibaba. Mais quelles pourraient être les implications d’une telle avancée ?

Cette victoire pourrait avoir de larges implications sur la façon dont les entreprises déploient l’apprentissage automatique tel que celui développé par Alibaba et Microsoft. “Nous estimons que la technologie mise en œuvre pourra avoir de nombreuses applications, notamment dans le service à la clientèle, les didacticiels de musées ou pour répondre aux questions des patients, ce qui libérera les hommes comme jamais”, indique, au site hongkongais du SCMP, Si Luo, responsable du traitement du langage naturel à la branche de recherche d’Alibaba.

Pour autant, les scientifiques d’Alibaba soulignent que leur système actuel “n’offre un fonctionnement optimal qu’avec des questions qui appellent des réponses précises.” Si les expressions sont trop vagues, pas correctes d’un point de vue grammatical ou qu’il n’y a pas de “bonne réponse”, la machine ne fonctionnera pas correctement.

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Et c’est sans compter les assistants personnels qui se trouvent dans les smartphones, ordinateurs, et autres objets connectés. Vous pouvez déjà admirer les progrès de l’I.A. en matière de compréhension et de lecture en posant toutes sortes de questions à votre assistant préféré : Google Assistant, Siri, Cortana, ou encore Alexa (Amazon) s’en sortent déjà plutôt pas mal. Ils pourraient bientôt avoir réponse à tout.

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Publié par le 17 janvier 2018 dans général, Sciences

 

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Le krach obligataire a déjà commencé…

Ce qu’on prédit depuis assez longtemps à savoir un crash Obligataire inévitable,  a commencé  .  

Suffit de regarder les données et graphs que je diffuse régulièrement – La courbe des taux est en train de se retourner sur toute sa longueur et la tendance s’inverse, à croire que c’est la fin du marché haussier obligataire de 38 ans de mémoire .

Béchade (et Agora) prédit la même chose, et même Delamarche si je ne me trompe pas …. La bulle obligataire , ou bulle de la dette publique, est en peut être bien train d’exploser . (par un effondrement déflationniste et une faillite généralisée si les taux continuent de monter et que le crash obligataire s’amplifie) 

Mais les planificateurs centraux réagiront au moindre petit nuage et tenteront de gagner du temps en faisant la seule chose qu’il savent faire : Créer plus de dette par le créditisme ou en imprimant de l’argent . En (re) baissant les taux directeurs ou encore le QE quitte à devenir acheteur en dernier ressort, ce qui est dans un 1er temps déflationniste et crée « une trappe à liquidité », et logiquement, les achats obligataires par la Banque centrale soutiennent le marché … ou en creusant les déficits publics par de « la relance budgétaire » comme le prévoit Trump qui provoquerait justement un « retour de l’inflation » – ce qui est précisément ce qui fait monter les taux longs – avec les perspectives économiques qui s’amélioreraient, la « Trumpeuphorie » (on verra quand ça s’estompera et que la réalité refera surface ) .

Ce que l’Europe fait en gardant une politique monétaire accommodante, et qui permet de limiter les dégâts (cf le spread entre le Bund et les Treasuries)

Seulement, et c’est ce qu’on voit en ce moment, les planificateurs perdent de plus en plus le contrôle de leur « politique monétaire », d’où entre autres la tentative de supprimer le cash .. : le château de cartes de la dette pourrait bien être en train de voler en éclats ….  Z .

Le krach obligataire a déjà commencé…

Force est de constater qu’elle s’est faite attendre. Régulièrement annoncée en vain depuis environ trois ans (notamment par votre serviteur), elle commence enfin à se mettre en place depuis quelques semaines. Il s’agit bien entendu de la remontée des taux d’intérêt des obligations d’Etat.

Et pour cause : d’un plancher de 0,097 % atteint le 27 septembre 2016, le taux d’intérêt de l’OAT 10 ans a atteint 0,9 % le 15 décembre, avant de revenir à 0,8 % le lendemain. Parallèlement, alors qu’en septembre dernier, des taux d’intérêt négatifs prévalaient sur la dette publique française jusqu’aux échéances de 9 ans, ils s’arrêtent désormais à 5 ans. Ce qui reste néanmoins toujours complètement anormal. En effet, comment peut-on accepter de payer pour avoir le droit de prêter à un pays dont l’Etat est en faillite, dont la dette publique va bientôt atteindre 100 % du PIB et qui est toujours incapable de réaliser une croissance économique significativement et durablement supérieure à 1 % ?!

Certes, il y a pire. Ainsi, l’augmentation des taux d’intérêt des obligations d’Etat est encore plus flagrante dans les pays du Sud de l’Europe, et notamment en Italie, où le taux des obligations du Trésor à dix ans atteint 2 % depuis que la victoire du Non au référendum sur la constitution est devenue inévitable, pour revenir vers 1,8 % depuis quelques jours. A l’inverse, l’Allemagne continue de bénéficier d’un « flight to quality » et reste, pour le moment, protégée contre une forte tension des taux longs. Pour autant, nos voisins d’outre-Rhin n’ont pas de quoi pavoiser excessivement, puisque le taux à dix ans du Bund avoisine actuellement 0,4 %, contre un plancher de – 0,18 % le 8 juillet dernier et un taux qui était encore négatif le 6 octobre.

Bien entendu, grâce à la « morphine » déversée par la BCE (c’est-à-dire à sa « planche à billets » de 80 milliards d’euros par mois), ces augmentations restent relativement modérées. Les taux obligataires à 10 ans des pays de la zone euro sont d’ailleurs encore très loin de leur homologue américain, à savoir 2,6 % pour le Bond dix ans, consacrant un spread historique avec le taux dix ans allemand.

Cet écart s’explique principalement par le différentiel de politique monétaire entre les deux côtés de l’Atlantique. Et pour cause : alors que la BCE n’a d’autre choix que de maintenir une politique ultra-accommodante, la Fed doit réagir face à la bonne tenue de l’économie américaine : taux de chômage de plein-emploi, forte remontée des indicateurs de confiance des entreprises et des ménages, sans oublier une vague progressive de reflation. C’est pour toutes ces raisons que la Fed a augmenté son taux objectif des federal funds à 0,75 % lors du FOMC du 14 décembre.

A ce sujet, il faut d’ailleurs souligner que le taux optimal de la politique monétaire américaine (dit « taux Taylor », c’est-à-dire en fonction de la croissance économique et de l’inflation) est actuellement de 1,5 % outre-Atlantique. Cependant, compte tenu des incertitudes qui pèsent encore sur la politique de Donald Trump, mais aussi de la fragilité de la croissance américaine, la Fed ne pourra pas aller trop loin dans son processus de resserrement monétaire. Selon nous, le taux objectif des federal funds sera porté à 1 % dans trois mois, voire, 1,25 % d’ici l’été. Cela sera néanmoins suffisant pour « emmener » le taux dix ans américain vers les 3 %.

Dans ce cadre, si les taux obligataires des Etats de la zone euro sont encore loin de ce niveau, cet écart montre combien le potentiel de remontée des taux eurolandais reste élevé. C’est en cela qu’il est possible de dire que le krach obligataire ne fait que commencer…

Ce qui était anormal était justement la situation précédente dans laquelle les taux d’intérêt des obligations d’Etat étaient proches de zéro, voire négatifs. Ne l’oublions pas : les taux d’intérêt à long terme correspondent théoriquement aux taux d’intérêt à court terme auxquels on ajoute deux types de composants. Primo, le coût d’opportunité du prêt, c’est-à-dire du renoncement de ses liquidités à court terme, ce coût étant positivement corrélé à l’échéance du prêt : plus on prête longtemps, plus ce coût augmente.

Secundo, des primes de risque. Ces dernières sont notamment relatives aux perspectives d’inflation, de croissance, de déficit public et à la crédibilité des Etats. Aujourd’hui, grâce à la sortie progressive de la déflation et à l’augmentation des cours des matières premières et notamment du pétrole, la prime de risque liée à l’inflation redevient positive et justifie donc en partie la remontée des taux longs. Celle de l’activité économique est neutre, voire légèrement positive. Mais surtout, celle des déficits publics et de la piètre crédibilité à réduire la dette est nettement haussière. Dans ce cadre, le niveau théorique du taux d’intérêt à dix ans des obligations de l’Etat français par exemple se situe autour des 2,5 %. De quoi confirmer que la récente remontée des taux longs est loin d’être terminée.

Parallèlement, cette remontée des taux obligataires va mécaniquement accroître les déficits publics et grever le peu de croissance économique qui est dernièrement apparue dans la zone euro. L’augmentation des déficits et de la dette va donc alimenter la hausse des taux longs, engendrant un cercle vicieux particulièrement dommageable pour l’activité économique.

Dès lors, ce ralentissement économique jouera également sur les marchés boursiers, qui apparaissent d’ores et déjà surévalués. Et ce notamment au regard d’une croissance mondiale certes améliorée mais que sera d’environ 3,2 % en 2017, soit encore 0,3 point en-deçà de sa moyenne de long terme.

Il faut donc se préparer à des mouvements de fortes corrections baissières et de volatilité élevée des indices boursiers. En Europe et notamment sur le Cac 40, ces mouvements seront de plus amplifiés par les nombreuses échéances électorales à venir (Pays-Bas en mars, mai en France, octobre en Allemagne), mais aussi par les risques politiques et bancaires en Italie et en Grèce. Au total, nous anticipons une baisse de 10 à 15 % des grands indices boursiers à l’horizon du printemps 2017. Rien d’insurmontable, mais mieux prévenir que guérir…

 

Le spread Bund – UST  le plus large Depuis la chute du mur de Berlin, du à la différence de politique monétaire en Europe et aux US (« spread » = écart de taux) :

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Et il n’y a pas que les obligations à 10 ans qui sont assis à des niveaux historiques. L’écart de taux à 5 ans est à un niveau record depuis 1997.

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 Au passage – La corrélation au cours de la dernière décennie entre le spread des taux des obligations du gouvernement américain-allemand et le S & P 500 a été de 89%.

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Si nous remplaçons le S & P 500 avec le ratio P / E (price/Earning) à la place du S & P 500 – la corrélation reste de 81%.

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Publié par le 16 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Deutsche Bank : La nouvelle crise de l’euro commence

Le cours de ces obligations s'est effondré

Les COCO de DB s’effondrent

L’Allemagne a indiqué qu’elle ne soutiendrait pas Deutsche Bank qui devra se débrouiller toute seule. Les Allemands semblent préférer le déclenchement des “armes de destruction financière massive” plutôt que le financement sans fin des déficits de la Zone euro.

Deutsche Bank est un monstre trop gros pour faire faillite, donc trop gros pour exister. Son existence même prouve que le système financier dans lequel nous vivons n’a rien à voir avec le capitalisme qui élimine naturellement ce qui n’est pas viable par la faillite.

Mais Deutsche Bank existe…

Donc il va falloir “faire avec”, comme on dit en mauvais français. – 12,5 milliards d’euros d’amende – La banque la plus “systémique” du monde – Des pertes de 6,8 milliards d’euros – Une capitalisation qui a fondu de moitié depuis le début de l’année – Un cours revenu à son niveau de 1992 ou même 1983 avant l’euro… – … Malgré 20 milliards d’euros de recapitalisation en 2010 et 2014 en émettant entre autres des CoCos (Contingent Convertible Bonds), des obligations convertibles en actions dès que le ratio de fonds propres de la banque descend en dessous d’un certain seuil. – Et une montagne de produits dérivés — 72 800 milliards de dollars — qualifiés par Warren Buffett “d’armes de destruction financière massive”.

Tout cela, Angela Merkel a indiqué qu’elle s’en moquait, que les contribuables allemands ne paieraient pas et que Deutsche Bank n’avait qu’à se débrouiller toute seule sans aide de l’Etat pour se recapitaliser.

Ne vous y trompez pas. Les Allemands sont moins naïfs que les cigales de l’Europe du sud en matière financière. Ils savent ce qu’ils risquent en ne faisant rien. Ils sont prêts à endosser le risque.

La nouvelle crise de l’euro commence :

Deutsche Bank entrainera le système financier dans son naufrage. Il faut s’y préparer maintenant : la fin de l’euro est probable.

Se préparer au pire tout en espérant le meilleur, telle a toujours été notre devise. Le pire semble se matérialiser sous nos yeux : Deutsche Bank (DB) coule, Commerzbank prend l’eau. Les assureurs agrippent une bouée de sauvetage législative pour ne pas mourir asphyxiés par les taux bas ou noyés par une remontée des taux.

DB, le monstre teuton des produits dérivés sombre. Bien sûr, son président John Cryan indique ce matin dans le magazine Bild que tout va bien. (Si vous voulez vraiment lire l’actualité autrement, je vous conseille L’histoire de la désinformation de Vladimir Volkoff et La Langue des médias : Destruction du langage et fabrication du consentement d’Ingrid Rocrieux).

Deutsche Bank a émis des obligations CoCo. Ce sont des obligations dont le remboursement est soumis à certaines conditions, notamment de fonds propres de la banque.

Le cours de ces obligations s’est effondré.

Le cours de ces obligations s'est effondré

Mais quittons les banques allemandes pour une autre épave en devenir, l’assurance-vie en euro. Comme nous le répétons inlassablement depuis deux ans, les assureurs ne peuvent pas supporter indéfiniment des taux nuls ou négatifs. Mais personne, ni même les assureurs, ne peut supporter une hausse des taux.

Donc comment faire ? Vite, fabriquons une loi ! La Loi Sapin 2 contient donc des dispositions pour assurer la survie des assureurs qui pourront bloquer les remboursements, et ne seront plus tenus de rembourser l’intégralité du capital versé sur les contrats dits en euro. Ce que nous prévoyions depuis deux ans fait l’éditorial du jour des Echos. Sombre satisfaction…

Les Echos

Evidemment, cher lecteur fidèle, rien de tout cela ne doit vous surprendre. Vous êtes préparé.*

Mais il nous faut désormais préparer l’étape suivante : la fin de l’euro. Deutsche Bank et Commerzbank sont des banques systémiques. Les contribuables allemands ne les sauveront pas. Ils n’ont jamais été convaincus par le fait qu’on pouvait maquiller une crise d’insolvabilité en baissant les taux et en créant de la fausse monnaie pour racheter des obligations pourries.

L’euro n’y survivra pas.

L’Europe n’est pas l’Italie où le nord paie pour le sud.

Inutile de se voiler la face.

Sautons maintenant l’Atlantique pour nous intéresser à Trump.

Les medias lui reprochent beaucoup de choses.

Il est vulgaire (chacun son mauvais goût). Il ne paie pas d’impôts (une pointe d’envie ?). Il a fait faillite (au moins, il a pâti et appris de ses erreurs). Il est trop riche (il sera moins tenté de voler). …

Je constate toutefois que Trump a fait preuve de plus de bon sens que tous les gouverneurs de la Fed, passés et présents réunis en déclarant :

“La vue selon laquelle les choses s’améliorent est un mirage […] La seule chose qui paraisse en forme est le marché actions, mais si vous augmentez les taux d’intérêt, ne serait-ce que d’un petit peu, le marché s’effondrera […]Nous sommes dans une bulle énorme, obèse, hideuse.”

Se préparer au pire et espérer le meilleur.

Espérons que les futurs gouverneurs de la Fed auront autant de bon sens que Trump !

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Publié par le 28 septembre 2016 dans économie, général, International

 

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RDV avec Roch : Mr X. Manipulation par les ondes, la troisième guerre mondiale a déjà commencé

Je vous avait déjà passé récemment un long extrait, voici la vidéo en entier . Je trouve ça trés intéressant ce que raconte ce Mr X …

Quand aux ondes, c’est une évidence qu’on peut faire plein de choses avec, j’en ai eu moi même l’expérience …

 

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Etats-Unis : la bulle de plus de 1000 milliards de dollars sur les prêts automobiles commence à éclater

Et il n’y a pas que la bulle des prêts auto, il y a celle sur les prêts étudiants, celle des marchés actions, celle du marché obligataire, même me marché immobilier est dans une bulle 2.0 –  pour ne citer que les plus importantes . Nous sommes dans une économie de la bulle, totalement distordue par les politiques monétaires .  Reste à savoir laquelle explosera en 1er …

Est-ce que vous vous souvenez des subprimes qui avaient provoqué la dernière crise financière ?

Eh bien, cette fois-ci nous sommes confrontés à une crise des prêts automobiles à risque (ces « subprime auto loan » ou « prêts automobiles à risque » sont comme ceux de l’immobilier, ils sont souvent titrisés par les banques et redistribués aux investisseurs via divers produits financiers). Durant ces dernières années, les prêteurs automobiles étaient devenus de plus en plus agressifs, et étaient disposés à prêter de l’argent à des gens insolvables, qui n’avaient normalement pas les capacités d’acheter un nouveau véhicule. Tout comme avec les prêts hypothécaires à risque (Subprimes), cette stratégie semblait payante au début, mais maintenant la réalité économique commence à se faire sentir et de façon importante. Les taux de défaillance augmentent de plus de 10%, et les principaux prêteurs automobiles se préparent à des centaines de millions de dollars de pertes. L’Amérique croule sous les dettes, et nous sommes très certainement en train de récolter ce que nous avons semé.

La taille de ce marché de prêts automobiles est plus importante que vous ne pouvez l’imaginer. Un peu plus tôt cette année, la bulle sur les prêts automobiles avait dépassé le seuil des 1000 milliards de dollars pour la première fois

vehicule-loan-statementLes Américains n’ont jamais autant emprunté pour acheter des véhicules neufs et d’occasion, et les taux de défaillance à 30 et 60 jours ont augmenté au cours du deuxième trimestre, selon l’un des plus grands organismes d’évaluation du crédit aux Etats-Unis.

Le solde total de l’ensemble des prêts automobiles en circulation a atteint 1027 milliards de dollars entre le 1er Avril et le 30 Juin 2016. C’est le second trimestre consécutif où le montant total des prêts automobiles se situe au dessus de la barre des 1000 milliards de dollars, rapporte Experian Automotive.

Le montant moyen d’un prêt automobile vient également d’atteindre un niveau record. A 29.880 dollars, il se situe dorénavant juste en dessous des 30.000 dollars.

Afin d’essayer d’aider les gens à rembourser leur crédit, les prêteurs automobiles en sont maintenant rendus à rallonger la durée des remboursements à six voire même sept ans. A ce stade, c’est un peu comme si vous obteniez un prêt hypothécaire…

Mais même avec ces conditions assouplies, le remboursement mensuel moyen d’un prêt automobile vient d’atteindre un niveau record aux Etats-Unis avec499 dollars.

Tel est le montant moyen d’un remboursement mensuel pour un prêt automobile aux Etats-Unis. Pour moi, c’est tout à fait consternant, parce que seul un très faible pourcentage de riches Américains sont en capacité de rembourser chaque mois 499 dollars pour un prêt automobile.

De nombreuses familles américaines faisant partie de la classe moyenne ne gagnent qu’entre 3000 et 4000 dollars par mois (avant impôts). Qui peut croire qu’ils sont en mesure de rembourser un prêt automobile de 500 dollars chaque mois ?

Tout comme ce fût le cas avec les prêts hypothécaires à risque (subprimes), les gens sont lourdement impactés et fortement mis à contribution, et la conséquence sera catastrophique pour le système financier américain.

En Janvier 2016, Philippe Béchade était très déjà préoccupé par le secteur automobile américain qui ressemble à s’y méprendre à ce qu’était les subprimes avant que la crise financière n’éclate en juillet 2007.

 

Et déjà, les défaillances de paiement sur les prêts automobiles à risque augmentent à des niveaux très effrayants. En Juillet, les défaillances de paiement au delà de 60 jours ont augmenté de 13 % par rapport au mois précédent et ont augmenté de 17 % par rapport au même mois de l’année précédente.

Les défaillances sur les prêts automobiles ont augmenté de 12 % par rapport au mois précédent et ont augmenté de 21 % par rapport au même mois de l’année précédente.

Nous faisons face à une énorme crise, et les principaux prêteurs automobiles mettent de côté d’énormes quantités de liquidités afin d’essayer de couvrir ces pertes. Ce qui suit provient de USA Today

dollarsDans une publication trimestrielle de la Securities and Exchange Commission, Ford a déclaré que pour la première moitié de l’année 2016, elle avait provisionné 449 millions dollars pour des pertes sur créances, une augmentation de 34% par rapport à la première moitié de l’année 2015.

General Motors a signalé dans une publication similaire qu’elle avait mis de côté 864 millions de dollars pour pertes sur créances pour la première moitié de l’année 2016, ce qui équivaut à une hausse de 14% par rapport à la même période de l’année précédente.

Pendant ce temps là, d’autres grandes entreprises se sont également inquiétées au sujet de la santé économique du consommateur moyen américain. Il suffit de vérifier ce qu’avait déclaré l’autre jour, le directeur général de Dollar General, Todd Vasos, à ce sujet

33% des Américains n’arrivent même plus à subvenir à leurs besoins élémentaires

Je sais que lorsqu’on observe la population américaine dans son ensemble, on pourrait croire que les choses s’améliorent. Mais quand vous commencez vraiment à rentrer dans le détail et que vous regardez ce noyau de consommateurs qui ont un pouvoir d’achat plus faible et qui sont nos clients, et bien pour eux, je peux vous dire que les choses ne s’améliorent pas et au contraire, elles ont même tendance à se détériorer. Et la situation se détériore de plus en plus vite pour eux, puisque les loyers comme les soins de santé augmentent toujours plus rapidement.

Le marché boursier semble laisser croire que tout va bien (pour le moment), mais les très mauvais chiffres économiques racontent une histoire totalement différente. Ce que nous vivons en ce moment ressemble énormément à 2008, et cela inclut de grandes institutions qui pourraient s’effondrer sans prévenir. Ce mardi, nous avons appris que l’institut technique privé américain « ITT Technical Institute » avait immédiatement arrêté ses activités et qu’elle avait fermer tous ces campus. L’extrait de cet article provient du Los Angeles Times

itt-tech-shutdownLa société qui exploite cette chaîne d’écoles à but lucratif, l’une des plus importantes du pays, a annoncé qu’elle allait fermer définitivement tous ses campus à l’échelle nationale. Elle a pointé du doigt la récente décision du Département de l’Education des Etats-Unis qui interdit dorénavant à « ITT Technical Institute » d’inscrire de nouveaux élèves qui bénéficient d’une aide financière fédérale.

« Il y a deux trimestres, des rumeurs circulaient sur les problèmes qu’allaient rencontrer l’école, mais ils nous avaient expliqué que tous ceux qui étaient déjà inscrits seraient autorisés à terminer leurs formations », a déclaré Wiggins, qui travaille comme directeur adjoint dans une entreprise familiale de pièces automobiles et qui avec ITT espérait obtenir de nouveaux débouchés.

« Est-ce que je suis en colère ?… Oui, et je suis même plus qu’en colère »

Suite à cette fermeture, 35.000 étudiants se sont retrouvés d’un coup abandonnés à leur sort et environ 8000 employés ont perdu leur emploi.

Voilà ce qui arrive lors d’une crise économique majeure. N’importe quelle grande institution (ici le Département de l’Education des Etats-Unis) qui se retrouverait en difficulté peut du jour au lendemain prendre une décision qui mettra en péril tous ceux qui dépendaient directement d’elle. Dans les prochains mois, nous verrons beaucoup d’autres exemples comme celui-ci.

Déjà, certaines des plus grandes sociétés américainesont supprimé des milliers d’emplois en 2016. Ces licenciements massifs sont comme des signaux d’alerte avertissant que de grandes difficultés se profilent. Par conséquent, surveillez de près ces sociétés.

Pour tout vous dire, au départ, nous nous attendions (y compris moi-même) à un déclin économique bien plus rapide que ce que à quoi nous avons assisté jusqu’à maintenant. Mais une chose est sûre, c’est que ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Et il est indéniable que le décor est planté pour que la prochaine crise fasse passer celle de 2008 pour un simple pique nique. Notre dette publique a presque doublé depuis que Barrack Obama est arrivé à la Maison Blanche. La dette des entreprises a doublé, la dette sur les prêts étudiants a franchi le seuil des 1000 milliards de dollars, la dette sur les prêts automobiles a elle aussi franchi la barre des 1000 milliards de dollars, et la dette totale des ménages américains a franchi la barre des 12.000 milliards de dollars.

Nous vivons dans la plus grande bulle d’endettement de toute l’histoire, et de nombreux signaux indiquent que cette gigantesque bulle est en train de commencer à éclater. Et Lorsqu’elle finira vraiment par le faire, les conséquences seront bien pires que ce que la plupart des gens n’osent l’imaginer.

Source, via BB 

 
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Publié par le 9 septembre 2016 dans économie, général, International

 

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La Chine et la Russie retournent vers un étalon-or : l’effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a commencé

« La Chine et la Russie retournent vers un étalon-or » et non « La Chine et la Russie retournent à l’ étalon-or » comme si c’était déjà fait . On soupçonne fortement ces 2 pays de vouloir un système monétaire plus juste lié d’une manière ou l’autre à l’or et aux matières 1eres (petro rouble et petro yuan) mais ce n’est pas encore effectif !  Pour le moment ces 2 pays accumulent de l’or avec le % du métal jaune qui monte dans leur réserves de change, ce qui aide aussi à stabiliser leur devises et diversifier leur réserves .

Je pense que la Chine et la Russie préparent un coup, mais ils le font en douceur .

Il y aura peut être une étape intermédiaire avec les DTS du FMI – c’est ce que pensent certains analystes comme James Rickards qui pense que la Chine veut garder une devise papier facilement contrôlable . (ce qui est loin d’être insensé)

 Ces 2 pays pourraient accumuler de l’or en vue d’une refonte du SMI (systeme monétaire) – pour arriver à la table avec des arguments (c’est surement pourquoi de nombreux pays rapatrient leur réserves) .

Les élites ont voulu faire croire au peuple que le papier qu’ils impriment était de l’argent .

Les gouvernements eux,  savent que le seul argent, c’est l’or (et l’argent)

« Le 19 avril 2016, la Chine sortait les nouveaux yuans soutenus par l’or. »???? Où ils ont vu ça ??! Le 19 avril 2016, la Chine ouvrait son fix de l’or en yuans , ce n’est absolument pas pareil .  

Avoir le contrôle du marché de l’or c’est avoir le contrôle de la monnaie , celui de l’unité de mesure des devises . (qui ne valent quelque chose que par rapport à l’or qui est la monnaie ultime) 

Voilà pourquoi il faut lire notre Blog – on s’y connaît en questions monétaires et on connaît trés bien le marché de l’or (on sait déceler ce qui est vrai ou erroné) . C’est pourquoi j’articule ma revue de presse autour des MP : ce sont les talons d’Achille du systeme .

Pour le reste ce papier est correct et pertinent –  « l’effondrement du système monétaire fiduciaire occidental a peut-être commencé » disait le titre original .

Non, il a déjà commencé . Ce à quoi nous assistons pour le moment est un rééquilibrage des avoirs en or, et donc du pouvoir monétaire, entre l’orient et l’occident .

Et les US qui luttent littéralement pour maintenir leur hégémonie, et celle du dollar .

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Le 19 avril 2016, la Chine sortait les nouveaux yuans soutenus par l’or. Ces deux dernières années, le rouble russe était pleinement soutenu par l’or. Personne dans les médias occidentaux n’en parle. Pourquoi le feraient-ils ? – Un lecteur occidental pourrait commencer à se demander pourquoi il est constamment stressé par un système monétaire fiduciaire basé sur le dollar étasunien et manipulé à volonté par une petite élite d’oligarques financiers pour leur avantage, au détriment des gens ordinaires.

Dans un récent article de Russia Insider, Serguei Glaziev, un des plus éminents économistes russes et conseiller auprès du président Poutine, avait affirmé : «Le rouble est la devise la mieux soutenue par l’or au monde.» Il a continué en expliquant que la quantité de roubles en circulation est couverte par environ deux fois la quantité d’or détenue par le Trésor russe.

En plus de leur alliance financière, la Russie et la Chine ont également développé, ces deux dernières années, leur propre système de transfert d’argent, le Système de paiement international chinois (CIPS) ou, autrement dit, le réseau CIPS remplace le système de transfert occidental SWIFT pour le commerce interne entre la Russie et la Chine. Le terme SWIFT signifie Société pour la télécommunication financière interbancaire mondiale, un réseau qui fonctionne dans 215 pays et territoires, utilisé par plus de 10 000 institutions financières.

Jusqu’à récemment, presque toutes les transactions monétaires internationales devaient passer par SWIFT, un établissement privé, basé en Belgique.«Privé» comme la Federal Reserve Bank (Fed), les banques de Wall Street et la Banque de règlements internationaux (BRI), toutes impliquées dans les transferts monétaires internationaux et fortement influencées par la famille Rothschild. Ce n’est pas étonnant que le SWIFT indépendant suive les sanctions de Washington, par exemple, en écartant l’Iran du système de transferts internationaux. De même, Washington a employé des pressions sur SWIFT pour qu’il vienne en aide aux fonds vautours new-yorkais de Paul Singer qui a extorqué plus de 4 milliards de dollars à l’Argentine. Cette extorsion a été faite en entravant les paiements réguliers de la dette argentine comme convenu avec 93% de ses créanciers. Par la suite, l’Argentine a trouvé d’autres moyens pour effectuer ses paiements et évité de s’enliser dans le discrédit et l’insolvabilité.

Tout ceci a changé pour l’Argentine quand Mauricio Macri, le nouveau président néo-libéral, mis en place par Washington, est apparu sur scène en décembre dernier. Il a rouvert les négociations et s’est dit prêt à payer une importante tranche de cette dette illégale, malgré une décision de l’ONU stipulant qu’un pays qui conclut un accord de règlement avec la majorité des créanciers ne devait pas être mis sous pression par les créanciers récalcitrants. Dans le cas de l’Argentine, le seigneur des vautours avait acheté la dette défaillante du pays pour une misère et maintenant que l’économie du pays s’est renforcée, veut se faire une fortune sur le dos de la population. Et voilà un exemple de la façon dont fonctionne notre système monétaire occidental frauduleux .

L’économie de la Chine a surpassé celle des États-Unis, et cette nouvelle alliance orientale est considérée comme une menace existentielle pour l’économie véreuse occidentale. Le CIPS, déjà utilisé pour le commerce et les échanges monétaires entre la Chine et la Russie, est également utilisé par les autres membres du BRICS, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud ; ainsi que par les membres de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) : l’Inde, le Pakistan et l’Iran, ainsi que l’Union économique eurasienne (EEU – Arménie, Belarus, Kazakhstan, Kirghizistan, Russie et Tadjikistan). On dit que le CIPS est prêt à être mis en œuvre dès septembre 2016. Ce serait une alternative formidable au système monétaire occidental frauduleux, à la Ponzi, basé sur le dollar.

Cette nouvelle souveraineté monétaire orientale est une des raisons principales pour lesquelles Washington essaie si durement de détruire les BRICS, principalement la Chine et la Russie – et récemment avec un effort particulier et sous de fausses accusations, le Brésil, dans une sorte de révolution latino-américaine de couleur.

En outre, en fin d’année dernière, le yuan a été accepté par le FMI pour faire partie du panier des SDR (Droits de tirage spéciaux) comme cinquième monnaie de réserve ; les quatre autres étant le dollar étasunien, la livre sterling britannique, l’euro et le yen japonais. Les SDR fonctionnent comme une devise virtuelle. Ils sont constitués de la moyenne pondérée des cinq devises et peuvent être prêtés à la demande des pays, comme moyen de prévention des risques liés à l’échange. Faisant partie des SDR, le yuan est devenu officiellement une monnaie de réserve. En fait, en Asie le yuan est déjà fortement utilisé par les Trésors de nombreux pays, une alternative au dollar étasunien de plus en plus volatil.

Ce n’est pas un secret, le système monétaire fiduciaire occidental basé sur le dollar est à bout de souffle, arrive en fin de course – c’est le destin réservé à tout schéma de Ponzi. Que veut dire monnaie fiduciaire 1? C’est de la monnaie créée ex nihilo, à partir de rien. Elle est appuyée sur du vent ; certainement pas sur l’or, ni même sur la production économique du pays ou des pays qui l’émettent, c’est-à-dire les États-Unis d’Amérique et l’Europe. Elle est simplement déclarée «avoir cours légal» par décret [en quelque sorte un assignat, inconvertible, sans gage – NdT].

Aucun plan pyramidal à la Ponzi ne peut être maintenu indéfiniment, inévitablement il s’effondrera. Ce système a été inventé et utilisé par une petite couche supérieure invisible de l’élite qui en a tiré des bénéfices immenses au détriment des 99% d’entre nous. Puisque ces élitistes sont au contrôle des média avec leur propagande mensongère, ainsi que leur machine de mort belliqueuse – les forces armées étasuniennes, l’OTAN, et l’ensemble de l’appareil de sécurité et d’espionnage international, CIA, MI6, MOSSAD, DGSE, BND, etc. – elles nous rendent impuissants – mais seulement pour autant que nous ignorons ce qui se passe vraiment dans les coulisses.

Notre système monétaire occidental est basé sur la dette. Il possède toutes les caractéristiques d’un monstrueux poulpe global. Le système bancaire étasunien a été dérégulé au cours des années 1990 par le président Clinton. Les vassaux européens ont suivi le mouvement au début des années 2000. Environ 97% de tout l’argent en circulation dans le monde occidental est créé par des banques privées avec un clic de souris sous forme deprêts ou de dettes. Chaque prêt octroyé par une banque privée représente une dette dans ses livres ; une dette qui rapporte des intérêts, la source principale des bénéfices des banquiers. Bénéfices ex nihilo ! Ils ne représentent aucun travail, aucune production, aucune valeur ajoutée réelle à l’économie.

Si, et quand, les banques, dans cette enchevêtrement de dettes, commencent à demander leurs passifs exigibles, elles peuvent déclencher une avalanche irrésistible – qui conduirait à une fin chaotique du système. Cette fin de course pourrait avoir juste commencé. Nous en avons vu une augmentation graduelle dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, avec la farce de la course aux armements pendant la guerre froide, et un point culminant lors de la crise des crédits hypothécaires (subprimes) étasuniens de 2007-2009, conduisant à une crise économique globale artificielle interminable, qui pourrait bien venir à terme dans un grand fracas en 2016-2017.

Les dommages pourraient être impensables : le chaos, la pauvreté, la famine, la misère, la mort. Mais l’élite invisible au pouvoir tirerait son épingle du jeu, tout en restant en place pour recommencer à zéro – si nous les laissons faire. C’est toujours la même chose : un peuple mal informé peut être manœuvré à volonté et sera frappé d’épouvante devant des événements inattendus, comme des actes terroristes provoqués avec des bombes ou des faillites bancaires.

Soyons tout à fait clairs – nous serons tous mal informés tant que nous écouterons et croirons les média de masse contrôlés par six géants médiatiques anglo-sionistes qui alimentent le public occidental avec 90% de ses informations, que l’on appelle des actualités et que nous consommons avec enthousiasme chaque jour ; l’avalanche des mensonges – qui se répètent dans chaque pays occidental, heure après heure – devient ainsi la vérité. Point final.

Nous devons sortir de nos fauteuils douillets, et écouter cette étincelle intime du fond de notre cœur, nous disant, à contrecourant des avalanches de mensonges, qu’il y a quelque chose qui sonne faux, que nous sommes gavés de duperie. Nous devons creuser pour la vérité. Elle est là – sur internet, les media alternatifs, tels que Global Research, Information Clearing House, VNN, Le Saker, NEO, Russia Today, Sputnik News, Press TV, TeleSur et beaucoup d’autres sources crédibles pour les chercheurs de vérité.

Revenons à l’effondrement imminent. Les règles de base pour le plan monétaire pyramidal ont été mises en place en 1913 par la création de la Fed. Une fois encore, la Fed est entièrement privée, Rothschild a dominé l’institution bancaire qui sert de banque centrale aux États-Unis. C’est la machine omnipotente pour la fabrication de dollars. Elle a été frauduleusement et secrètement conçue en 1910 sur l’île de Jekyll en Géorgie, comme c’est écrit dans l’histoire de l’île de Jekyll, lors d’une «chasse au canard» qui «comprenait le sénateur Nelson Aldrich ; son secrétaire personnel Arthur Shelton ; le Dr A. Piatt Andrew, ancien professeur en économie à l’Université de Harvard ; Henry P. Davison, partenaire de J.P. Morgan & Co ; Frank A. Vanderlip, président de la National City Bank ; et Paul M. Warburg partenaire de Kuhn, Loeb, and Co. Dès le début, le groupe a procédé clandestinement. Ils ont commencé par éviter l’usage de leurs noms de famille et se rencontraient discrètement dans le wagon ferroviaire privé d’Aldrich dans le New Jersey.»

La concoction tramée par ces chasseurs de canard est devenue en 1913, grâce à une mystification, le système privé de la Federal Reserve Bank dominé par Rothschild, la banque centrale des États-Unis.

Après la signature de l’acte de promulgation de la Fed, le Président Woodrow Wilson a déclaré :

«Je suis l’homme le plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est commandée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. La croissance de la nation, et donc toutes nos activités, sont aux mains de quelques hommes. Nous sommes arrivés à être un des pays les plus mal gouvernés, un gouvernement des plus complétement contrôlés et dominés dans le monde civilisé, non plus un gouvernement de libre opinion, non plus un gouvernement par conviction et vote de la majorité, mais un gouvernement par l’opinion et la contrainte d’un petit groupe d’hommes dominants.»

Le système sioniste-anglo-saxon possédait déjà une banque centrale au Royaume Uni qui remonte à 1694. Elle était alors déjà contrôlée par les Rothschild, comme l’était tout le système bancaire. Le baron Nathan Mayer Rothschild avait une fois avoué : «Il m’importe peu de savoir quelle est la marionnette placée sur le trône d’Angleterre pour gouverner l’empire où le soleil ne se couche jamais. L’homme qui contrôle la masse monétaire britannique contrôle l’Empire britannique, et moi je contrôle la masse monétaire britannique.» La fortune de la famille Rothschild ne peut pas être valablement estimée, mais elle serait évaluée en milliers de milliards. Ce que le baron Nathan Mayer Rothschild avait dit y a 300 ans reste encore valable à ce jour.

Il n’est pas étonnant que vouloir se dégager de ce plan monétaire bidon soit la première priorité pour la plupart des pays qui aiment leur souveraineté, leur autonomie et leur liberté, bien qu’ils n’osent pas le dire si ouvertement de peur que l’empire ne se rue sur eux et les punisse avec toutes les véritables terreurs financières qu’ils veulent éviter. Et en se ruant contre les pays insoumis, l’empire, tel une bête mourante, essaye d’entraîner avec lui, dans la tombe qu’il s’est creusée, autant qu’il peut du monde vivant.

Est-ce donc une coïncidence ou plutôt une convergence délibérée de plusieurs événements si l’empire, dans un effort ultime, commence d’abord par ravager puis piller autant qu’il le peut avant son effondrement ?

Le 10 avril, Zero Hedge rapporte que «l’Autriche vient juste d’annoncer une décote de 54% contre les créanciers seniors dans le cadre du bail-in 2 en conformité avec les nouvelles règles européennes». La mauvaise banque autrichienne, la défaillante Hypo Alpe Adria, devenue Heta Asset Resolution AG après sa nationalisation, a découvert dans son bilan un trou de $8,5 milliards ; suffisamment pour déclencher un nouveau bail-in selon la récente réglementation européenne. Est-ce une coïncidence si ce fut également en Autriche, le 10 avril 1931, qu’une banque importante a fait faillite et déclenché la Grande Dépression ? C’était une première en Europe. Soyez prêts pour d’autres à venir, parce que la surexposition des banques européennes est estimée au-delà de mille milliards de dollars.

Le 15 avril, le New York Times a signalé que cinq des huit plus grandes banques de Wall Street étaient en violation de la régulation bancaire étasunienne. La Fed et la Federal Deposit Insurance Corporation [Agence fédérale de garantie des dépôts bancaires], la FDIC, ont indiqué que les banques «J.P. Morgan, Chasse, Bank of America, Wells Fargo, State Street and Bank of New York, manquaient toutes de plans crédibles pour faire face à l’éventualité d’une faillite en cas de crise financière». Ces banques ont jusqu’en octobre 2016 pour se conformer. Selon les nouvelles règles, un renflouement par les contribuables [bail-out] serait peu probable. Par conséquent, les bail-in pourraient affecter des millions de déposants et d’actionnaires ; leurs fonds seraient volés pour auto-secourir les banques trop grandes pour faire faillite. Après tout, leur non-conformité aux demandes du régulateur, ou leur insolvabilité, peuvent facilement être arrangées pour servir de fondement juridique au vol de l’épargne des gens ordinaires. Il n’y a pas à s’inquiéter, les banques trop grandes pour faire faillite ne disparaîtront pas, mais votre épargne oui.

Les Panama Papers divulgués par la CIA – pour ceux qui doutent toujours de la participation de la CIA à cette affaire voir ici – visent d’une manière tout à fait rudimentaire à diffamer les suspects habituels : les présidents Poutine et Assad, ainsi que l’Iran, le Venezuela, le Brésil naturellement – et d’autres. Étrangement aucune personnalité notable de l’UE ou des multinationales étasuniennes n’apparait sur la liste. Y aurait-il quelqu’un pour croire sérieusement que M. Poutine, ancien agent du KGB, serait assez simplet pour mettre sa fortune (s’il en avait une à cacher) au Panama, l’épitomé d’un État marionnette des États-Unis, où vous ne pouvez pas tirer la chasse sans que Washington le sache?

Quelques néoconservateurs symboliques apparaissent dans les listes, tels que le nouveau président de l’Argentine nommé par Washington, Mauricio Macri, qui fonce comme un fou pour ruiner son pays. En moins de quatre mois il a fait reculer l’économie de l’Argentine de dix ans ; le taux de pauvreté qui en novembre 2015 était inférieur à 10%, est passé à 34% vers la fin de mars 2016. L’empire a besoin de lui pour graduellement transformer l’Argentine en chaos, toutefois pas trop rapidement, de peur qu’il ne soit renversé et remplacé par un adversaire des États-Unis – qui ne serait pas du tout apprécié à Washington. Pour les types comme Macri, se retrouver dans les Panama Papers est un avertissement pour qu’ils se conduisent comme il faut.

La publication des Panama Papers pourrait également être une incitation pour que les citoyens et grandes sociétés étasuniennes fassent rentrer à la maison leurs participations – se comptant en milliards de dollars non déclarés – empilées dans des paradis fiscaux outre-mer, vers des abris financiers étasuniens comme ceux du Delaware, du Wyoming, du Dakota du Sud et du Nevada, aidant de ce fait à graduellement renforcer un dollar en décomposition.

Simultanément, certains pays européens et le Japon ont introduit des taux d’intérêt négatifs afin d’augmenter la liquidité monétaire, espérant stimuler ainsi leurs économies toujours stagnantes. C’est le prétexte. En réalité, les intérêts négatifs ne sont que le précurseur d’un système financier complètement contrôlé par les banques. Normalement les bail-in et les intérêts négatifs devraient donner lieu à une ruée de déposants pour retirer leur argent des banques. Cela ne s’est pas encore produit.

En Suisse, un des premiers pays à introduire des intérêts négatifs, la Banque nationale suisse a signalé que la demande de billets de banque de 1 000 CHF – une des coupures les plus élevées au monde (apparemment maintenue en dépit de l’appel de Draghi, le président de la BCE, à éliminer les grosses coupures) – a augmenté de 17% (4,7 milliards de CHF – $4,85 milliards) en décembre 2014, le mois qui a suivi l’introduction d’intérêts négatifs. Est-ce l’indication que les Suisses ont tranquillement commencé à amasser de l’argent liquide en grosses coupures ?

Les amas de billets de banque et les ruées sur les dépôts bancaires seront empêchés par l’introduction d’une société sans argent en espèces, c.-à-d. toutes les transactions monétaires deviendront graduellement électroniques. Le processus a déjà commencé. En Suède et dans d’autres parties de l’Europe, ainsi qu’au Japon, les supermarchés et les magasins sans argent ont un grand succès, particulièrement parmi les jeunes consommateurs, qui jouent allègrement en payant avec leurs téléphones portables aux caisses des supermarchés devant un œil électronique.

Si seulement les jeunes innocents savaient que les banquiers oligarques veulent contrôler leur argent et les asservir avec un gadget amusant, ils pourraient décider de résister. Mais ceux qui contrôlent le système savent bien que les jeunes sont l’avenir. Nous, les vieux résistants, nous nous éteindrons avec le temps. Problème résolu. Mais nous ne sommes pas encore morts. Les temps changent… The times are A-changing… (Bob Dylan, 1964).

Le trio néfaste – bail-in, intérêts négatifs, et société sans argent liquide – rendra l’existence dans le premier monde industrialisé tout à fait insupportable, telle une danse stressante sur la pointe des pieds, avec l’épée proverbiale de Damoclès suspendue, de manière intimidante, au-dessus de nos têtes, par l’empereur.

Washington pourrait avoir un joker dans sa manche – en réintroduisant l’étalon or ; le même étalon or que Nixon avait abandonné en 1971. Les États-Unis ont également accumulé au cours des 25 dernières années des quantités énormes d’or. Un nouvel étalon or du dollar, serait très probablement fixé avec un rapport qui éliminerait toute la dette étasunienne, y compris les futures obligations non-escomptées selon le GAO [General Accounting Office, l’équivalent de la Cour des comptes française – NdT] d’environ $125 milliards. Ils essaieraient de maintenir le monde occidental industrialisé dans l’orbite de Washington, mais pourraient perdre la plupart du monde en voie de développement et les ressources naturelles qu’il possède, et qui sont convoitées par l’Occident. Ces pays opprimés et colonisés depuis des siècles sont susceptibles de s’orienter vers la nouvelle alliance Chine-Russie – laissant l’Occident délocalisé et hors-jeu, sans main d’œuvre, avec une puissance militaire massive mais dépassée.

Pour contrer le développement de cette ultime imposture criminelle des tsars banquiers sionistes occidentaux, la Chine et la Russie ont préparé ces dernières années un système financier indépendant, décroché du dollar US et incorporant maintenant les BRICS, les nations de l’OSC, aussi bien que l’Union économique eurasienne. Cette association de pays et d’économies comprend environ la moitié de la population mondiale et au moins un tiers de la production économique du globe ; un fait qui, pour des raisons évidentes, est totalement ignoré par les média de masse. Le machiavélique bateau en perdition ne veut pas que ses passagers sautent pour se sauver.

L’annonce faite par la Chine, le 19 avril 2016, que ses yuans soutenus par l’or n’étaient plus convertibles en dollars pourrait bien déclencher un ajustement économique vers le camp oriental. Beaucoup de pays sont attentifs et fatigués de l’exploitation occidentale, de l’asservissement, des menaces de sanctions, de l’oppression et du danger toujours présent d’invasion par sa machine à massacrer. Pour une économie du tiers monde, le décrochage du dollar peut en effet ouvrir de nouveaux horizons, créant de nouvelles alliances, de nouveaux espoirs pour un monde plus égal et plus juste.

Notes

  1. La monnaie fiduciaire est la monnaie comprenant les pièces et les billets de banque qui se caractérise par le fait que sa valeur est déterminée par la confiance que lui accordent ses utilisateurs plutôt que par son coût de production, source droit-finance
  2. Le bail-in est une pratique financière qui impose à certains créanciers d’une banque en difficulté (y compris parfois de simples clients épargnants) une diminution du montant des créances qu’ils possèdent sur l’établissement de crédit ou une conversion de celles-ci en actions de capital. Le bail-in permet ainsi aux banques de se recapitaliser en cas de crise. On distingue le bail-in du bail-out, qui désigne le renflouement d’une banque par un État (comme lors de la crise de 2008) – source droit-finance

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