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Archives de Tag: Comex

L’or et l’argent frappés durement à l’ouverture du Comex : Mauvais présage

Hausse du dollar, hausse des taux américains annoncée pour décembre, baisse possible du programme de « quantitative easing » de la BCE destiné à soutenir les marchés : la conjoncture est défavorable aux métaux précieux, à leur plus bas depuis 3 mois.

Selon la Deutsche Bank, la correction ne fait que commencer. Dans une interview accordée à Bloomberg, le responsable de la stratégie estime que le métal jaune est surestimé de 20 à 25% et que la consolidation va durer «  très longtemps ».

Je ne pense pas que ce soit le cas, je pense que DB, qui fait face à la défiance des marchés, explosera bien avant que cette prédiction que je ne partage pas se réalise .

Les MP baissent alors qu’une crise bancaire fait rage en Europe et que comme l’explique le papier suivant, l’économie commence à décliner sérieusement (environnement stagflationniste voir récessionniste aux US)

On dirait plutôt en effet un remake de 2008 qui annonce une tempête, c’est pourquoi l’Or doit absolument perdre de son éclat et qu’il est attaqué de manière flagrante :

Cela commence à ressembler étrangement à 2008. Si l’on se fie aux données économiques rapportées par tous les secteurs privés, l’économie commence à décliner sérieusement. Aujourd’hui seulement, la composante emploi de l’indice manufacturier ISM de New York a plongé au rythme le plus rapide de son histoire, atteignant un bas de sept ans. Une pléthore de rapports du secteur privé démontrent la même tendance. À noter que les dépenses de construction ont chuté en août, alors que l’on s’attendait à une hausse de 0,7%. Il s’agit du deuxième mois d’affilée où les dépenses de construction déclinent, suivant une grosse révision à la baisse qui s’est traduite par un déclin en juillet par rapport à juin. Les dépenses de construction se contractent pour la première fois depuis cinq ans.

Mais il faut ajouter à cela un problème encore plus gros : Deutsche Bank. Malgré les inexorables excuses que sert John Cryan (directeur de DB) au marché, la Deutsche Bank présente les mêmes caractéristiques que Lehman Brothers lors des mois précédant son effondrement. Si la Deutsche Bank était forcée d’être auditée de manière indépendante – et, par là, j’entends une tierce partie impartiale qui n’est pas une banque centrale – et d’évaluer ses « actifs » hors bilanà la valeur du marché, elle serait insolvable. Actuellement, le marché boursier évalue l’action de la DB à seulement 26% de sa « valeur comptable ». Sa véritable « valeur comptable » est probablement négative d’au moins 100 milliards $.

Pour mémoire, j’ai fait une analyse rapide du bilan de Lehman Brothers, JP Morgan, Washinton Mutual et Wells Fargo au début de 2008. C’était avant que j’ouvre mon blog, mais j’avais partagé mon analyse avec Le Metropole Cafe, de Bill « Midas » Murphy. Cette analyse démontrait que chacune de ces banques était désespérément insolvable, si une comptabilité précise d’actifs à la valeur du marché avait été imposée par les autorités de réglementation. Washington Mutual et Lehman Brothers se sont effondrées cette année-là. JP Morgan et Wells Fargo se seraient aussi effondrées si le gouvernement n’avait pas volé plus de 800 milliards $ aux contribuables pour le donner aux grandes banques de Wall Street et à celle de Warren Buffett.

La Deutsche Bank est au moins autant insolvable que chacune de ces banques, et probablement plus que Lehman et Washington Mutual réunies. Si les banques centrales occidentales ne parviennent pas à trouver les cadavres cachés dans les produits dérivés de la Deutsche Bank et à les monétiser secrètement, cette dernière s’effondrera.

L’or est attaqué comme en 2008, annonçant l’arrivée d’un désastre systémique. L’or avait touché 1 020 $ en mars 2008, tout juste avant l’effondrement de Bear Stearns. Il était descendu encore plus bas durant l’été, avant la faillite de Lehman Brothers. Ces événements auraient dû faire grimper l’or à 2 000 $ à cette époque. L’or a finalement atteint presque 2 000 $ à la fin 2011. Les mêmes efforts de contrôle des prix sont mis en œuvre aujourd’hui, et l’élite fera de son mieux pour éviter que l’or n’envoie un signal d’alarme faisant prendre conscience aux marchés que quelque chose ne va vraiment pas.

Malheureusement, si on laissait le peuple voir le « canari » de l’or mourir dans la « mine de charbon » derrière le « rideau » de l’élite, cela permettrait à ceux qui s’y intéressent de sortir leur argent des banques et autres institutions avant qu’il ne soit pulvérisé dans une avalanche financière.

Aujourd’hui, l’or a été frappé durement dès l’ouverture du COMEX. La procédure standard d’opération a été appliquée :

 

 

Dans les 30 premières minutes de trading, une bombe de 3,2 millions d’onces d’or-papier a été larguée sur le COMEX. Actuellement, le COMEX indique que 2,5 millions d’onces d’or sont devenues disponibles dans ses coffres pour livraison. De telles ventes à découvert à nu de contrats à terme n’arrivent que sur les marchés de l’or et de l’argent. Si des ventes de cette ampleur, relatives au montant d’actifs sous-jacents disponibles pour livraison, se produisaient sur d’autres matières premières, le CFTC enquêterait immédiatement. Mais il n’en est pas ainsi avec l’or, puisque le CFTC fait partie de cette élite qui « contrôle » son prix.

La réaction viscérale, lorsque l’or, l’argent et les minières chutent autant, est de vendre tout de suite. Mais ce n’est pas une bonne réaction. Si vous cherchez à protéger vos avoirs, des jours comme aujourd’hui vous donnent l’opportunité de sortir votre argent des banques – et surtout de la Deutsche Bank – et de le convertir en métaux précieux. Il ne s’agit peut-être pas du plus bas, mais c’est assez proche. Si vous avez aimé les actions minières au début d’août, lorsque l’indice HUI était à 284, vous devriez les aimer encore plus aujourd’hui, avec le HUI à sa moyenne mobile de 200 jours. Le HUI a presque achevé une correction de cette moyenne mobile. Il pourrait encore descendre, mais vous ne pouvez jamais déterminer le bas.

 

Source: Investment Research Dynamics

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Publié par le 6 octobre 2016 dans général, or et argent métal

 

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Les cours de l’or touchent les 1 320 $ l’once : “Gold is back!”

On repart avec l’or qui continue sur sa lancée avec une tendance toujours haussière à moyen – long terme, et un retournement du marché fin 2015 qui se (re)reconfirme . Prochain objectif comme je l’ai prédis il y a longtemps à 1400 $. Z . 

Pas de changement de politique monétaire de la BCE.

Aujourd’hui, 21/07/2016, à 14H03 : Les cours de l’or dans toutes les devises majeures ont grimpé jeudi par rapport à des plus bas de trois semaines mais ont eu du mal à maintenir des gains. Les marchés boursiers mondiaux ont reculé à partir de nouveaux pics historiques alors que le Japon et la zone euro n’ont pour le moment pas pour projet d’ajouter des stimuli monétaires supplémentaires.

[Pourquoi ces éléments sont importants et impactent les cours de l’or ?]

Touchant brièvement les 1 320 dollars l’once, les 1 200 euros l’once et les 1 000 livres l’once, le métal jaune a reculé à midi à Londres, alors que la BCE a annoncé qu’il n’y aurait pas de changement concernant son QE et les taux de refinancement à zéro, ni de diminution supplémentaire de ses taux d’intérêt sur les dépôts des banques commerciales à -0,4%.

Les actions européennes ont reculé pour la première séance sur cinq alors que les prix des commodités ont affiché des hausses tout comme les rendements des bons souverains majeurs.

Le prix de l’or en yens japonais a déjà diminué de 1,1%, chutant brièvement vers les 4 500 yens par gramme alors que la devise du pays a bondi suite à l’annonce sur la BBC par le dirigeant de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, qu’il n’y aura pas d’impression de monnaie ou d’helicopter money pour tenter de mettre un terme à 27 ans de déflation des prix des actifs, du PIB et des prix à la consommation.

Le yen a ensuite re-glissé et l’or a rebondi après que la BBC ait indiqué que l’entretien était un enregistrement datant de la mi-juin, avant le Brexit. (source)

Pour poursuivre, Voici un papier intéressant auquel j’adhère : 2016 : 3 raisons pour lesquelles “Gold is back!” (Stöferle)

Les deux plus chevronnés analystes européens de l’or viennent de publier leur rapport annuel. Ils examinent les principales raisons de sa hausse en 2016 et prévoient un cours de 2 300 dollars en 2018.

On ne présente plus Ronald-Peter Stöferle, rédacteur depuis 2007 du rapport annuel “In GOLD we TRUST” qui en est donc à sa dixième mouture. Pour marquer le coup, Stöferle, en collaboration avec son collègue Mark J. Valek de chez Incrementum Liechtenstein AG, nous offrait le 28 juin un nouveau pavé de 144 pages aussi intéressant que les précédents.

Ce document* aborde plusieurs sujets sur lesquels on attendait que les auteurs prennent position, en particulier l’or en tant que classe d’actif anti-fragile et le “portefeuille permanent” d’Harry Browne.

Comme chaque année, Soeferle et Valek reviennent avec un regard critique sur leurs prévisions de l’année précédente et confirment ou réajustent leurs objectifs au vu des évènements, tout cela agrémenté de citations éclectiques allant cette année de Rocky Balboa à Janet Yellen, en passant par l’acteur Ned Stark of Winterfell, de la série à succès Game of Thrones.

Nous avions quitté les auteurs le 25 juin 2015 avec une once à 1 172 dollars (et à 1 047 euros) et un objectif de prix pour juin 2018 à 2 300 dollars. Depuis 2008, Stoeferle reconduit cet objectif que d’aucuns qualifiaient à l’époque d’“excentrique”.

Entre temps, la correction du prix de l’once entamée en septembre 2011 en dollars a été plus longue que prévu par les auteurs et a finalement “évolué en un marché baissier à part entière en 2013” avec “à peu près la même structure et profondeur que celui de 1974-76 […].

Mais l’once a finalement enregistré au cours du premier trimestre 2016 “sa plus forte performance trimestrielle en 30 ans” et “est sortie du marché baissier en vigueur depuis 2013.” Le 28 juin 2016 (sortie du rapport), l’or clôturait à 1 309 dollars (1 185 euros).

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1- Le facteur principal de baisse du cours du gold (et des matières premières) avant son (leur) réveil du premier trimestre 2016

Le renforcement du dollar, non seulement du fait de “la prétendue sortie à venir de la Fed de ses programmes monétaires d’urgence”, légende entretenue depuis plusieurs années, mais également à cause de “la perception d’une reprise de l’économie américaine”.

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NDLR : le dollar index est la valeur du dollar mesurée contre les principales devises du commerce mondial

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2- Les facteurs ayant joué un rôle décisif dans cette hausse historique du gold :

  • L’accroissement de l’incertitude à propos de la reprise économique, et en particulier vis-à-vis du prétendu pouvoir** des banques centrales à provoquer cette reprise à hautes doses d’“analgésiques monétaires”(** les auteurs nous rappellent que Karl Deutsch défini le pouvoir comme “la capacité à ne pas avoir à apprendre”), “incertitude accrue après les résultats du referendum sur le Brexit”. Les marchés commencent à prendre conscience du fait qu’en cas d’échec, les banques centrales se retrouveront confrontées à une“situation perdant-perdant”: qu’elles poursuivent la politique de taux d’intérêts bas ou qu’elles l’interrompent, elles confronteront l’économie à “des risques considérables”.
  • Le franchissement du “Rubicon monétaire”dans plusieurs zones monétaires avec l’imposition de taux d’intérêts négatifs. Les auteurs font remarquer à ce propos : “Il est assez surprenant que les économistes soient largement opposés au contrôle des prix mais qu’ils fassent une exception en ce qui concerne les taux d’intérêt”. On ne saurait mieux dire.
  • La prise en considération par les marchés d’un possible recours à l’helicopter money, mesure “de dernier recours” dont “il semble réaliste de penser qu’elle déclencherait la très convoitée inflation”.

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La hausse de l’or a été concomitante de :

  • “L’affaiblissement du dollar ;
  • La hausse du prix des matières premières ;
  • Un retournement dans la tendance de l’inflation (ré-inflation) ;
  • Une diminution des taux d’intérêt réels ;
  • Un élargissement des écarts de taux d’intérêt ;
  • Un affaiblissement des marchés actions américains et européens.”

Nous verrons la semaine prochaine sur quoi se fondent nos deux analystes pour leurs prévisions de cours.

* accessible ici en langue anglaise

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Nicolas Perrin, des Editions Agora.

 
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Publié par le 22 juillet 2016 dans général, or et argent métal

 

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La production d’argent en baisse pour la première fois depuis 2011 – Le CME s’apprête-il à faire défaut ?

lingots d'argent

Pour commencer 2 infos liées , la 1ere, c’est que la prod d’argent (tout comme les stocks et  « l’offre ») est en baisse . Depuis 2011 et l’explosion du prix du silver elle avait sensiblement augmenté :

Article de Bloomberg, publié le 27 avril 2016 :

« Voici une bonne nouvelle supplémentaire pour les investisseurs optimistes pour l’argent : des soucis se préparent au niveau de son offre.

La production des mines va baisser pour la première fois depuis 2011 alors que la demande du métal utilisé notamment dans la fabrication de produits et la bijouterie se dirige vers une hausse pour un 4e trimestre d’affilée, un environnement qui soutient le cours d’après le CPM Group. Le marché de l’argent est sur le point d’entrer « dans ce qui devrait être une année pivot », écrit la société de recherche basée à New York dans son « Silver Yearbook 2016».

La production de l’argent métal baisse alors que les signes de la stabilisation de l’économie chinoise alimentent l’optimisme à propos d’une demande mondiale revue à la hausse. Celle-ci a engendré un rally de l’argent, dont le cours a progressé de 24 % depuis le début de l’année et qui surperforme désormais l’or. Les 2 métaux ont profité du scénario favorisant la prudence de la Fed en ce qui concerne ses taux, de crainte que le ralentissement de la croissance mondiale se propage aux États-Unis. Ces craintes on dopé la demande d’or et d’argent en tant que réserve de valeur après 3 années de baisse ininterrompue de leur cours.

« L’optimisme concernant les métaux précieux s’est en général amélioré, surtout depuis mars et la posture plus conciliante de la Fed, » a déclaré Bart Melek, responsable de la stratégie matières premières chez TD Securities à Toronto, et le 3e prévisionniste argent le plus précis du T1 d’après les analystes suivis par Bloomberg. « Ce changement découle également de la stabilisation des chiffres économiques chinois. On ne s’attend plus vraiment à un effondrement là-bas. »

La production d’argent va baisser de 2,4 % par rapport à l’année dernière pour une production totale de 795,8 millions d’onces en 2016, a écrit CPM dans son rapport annuel sur l’argent. La demande industrielle qui inclut celle des bijouteries, de l’électronique et des panneaux solaires devrait augmenter de 1,6 % pour atteindre 889,7 millions d’onces. L’apport des sources de production secondaires, comme l’argent de récupération et la fonte de pièces existantes, baissera de 1 % à 203 millions d’onces, toujours d’après CPM. (…) »

Suite et fin

Nous savons qu’il existe un déficit d’argent (selon le silver institute lui même) , et qu’il se vend beaucoup plus d’argent et d’or papier que de physique au Comex, ce qui le place dans une situation délicate : le Comex est au bord du défaut, les stocks de MP plongent – c’est devenu un marché papier avec des leverages sur le physique exhorbitants (vs SGE)

Or, c’est le CME qui gère le NYMEX et le COMEX  . Et en cas de défaut sur le phys  ce sera réglé en cash .

Ce qui nous amène à ce 2e papier : Le CME s’apprête-il à faire défaut ? 

Orwell rougirait de ce qui est fait avec notre système s’il était en vie – Investment Research Dynamics

Je pense que plusieurs contrats à terme sur métaux précieux vont s’évaporer John Titus, BestEvidence

Curieusement, le CME a indiqué avoir reçu un avis de la Réserve fédérale indiquant qu’il était autorisé à ouvrir un compte à la Fed, ce qui lui « permettrait de mieux protéger le cash déposé par ses traders. » Lire ici

Cela est important pour plusieurs raisons. Premièrement et avant tout, il y a le fait que le CME a été désigné comme institution financière « d’importance systémique », tel que mandaté par la loi Dodd-Frank. Si quiconque peut m’expliquer pourquoi un marché d’échange d’instruments financier dérivés, est « d’importance systémique », je suis prêt à écouter avec un esprit ouvert.
En toute franchise, il n’y a aucune banque d’importance systémique, surtout ces grandes banques qui s’en tirent constamment avec une tape sur les doigts pour des actes frauduleux ou pour avoir dépouillé les investisseurs. Comme il a été démontré, la désignation « d’importance systémique » ne constitue rien de plus qu’une garantie pour les banques que l’argent des contribuables servira à assurer que les bonus des dirigeants continueront d’être versés en cas de faillite de la banque.
Un autre aspect intriguant de la décision du CME d’ouvrir un compte à la Fed se trouve dans la déclaration selon laquelle ce compte lui permettra de mieux « protéger » le cash déposé par ses traders. Il faut noter que ce compte se limite aux comptes propres des membres de la chambre de compensation. Cela signifie le cash déposé par les membres du COMEX, comme les banques « too big to fail » (JP Morgan, Goldman, Citi, HSBC etc) pour couvrir les exigences de marge.

Pourquoi un compte à la Fed est-il préférable à un compte détenu par une grande banque ? Est-ce un signal involontaire de la Fed indiquant que les grandes banques ne sont plus sûres pour garder des dépôts en cash ?

Pour moi, cela ressemble à une volonté du CME de cantonner le cash déposé par les membres de la chambre de compensation dans le but de le protéger contre un défaut ou une faillite d’une grande banque. Cela donnerait au CME le contrôle de ce cash. C’est ce qui est arrivé quand John Corzine a fait couler MF Global et que  la JP Morgan a pu s’emparer de tout le collatéral disponible pour se rembourser en priorité.
Cela laisse penser que le CME est inquiet des risques sous-jacents aux risques des contrats à terme et des positions sur les produits dérivés de ses membres, les grandes banques. Selon moi, le CME est surtout nerveux au sujet des positions sur les contrats à terme sur les métaux précieux de JP Morgan, HSBC et Scotia.
Avec ce déséquilibre absurde entre les contrats sur l’or et l’argent du COMEX et la quantité de lingots physiques d’or et d’argent détenus par le COMEX pour conversion en physique,  la question n’est pas de savoir si le COMEX fera défaut, mais bien quand. Quiconque n’est pas d’accord avec cette affirmation est, soit dans un état de déni pathétique, ou fait preuve d’ignorance.
Il ne faut pas oublier que les contrats du COMEX contiennent une clause de force majeure qui permet le règlement en cash de ces contrats. Étant donné que les énormes positions vendeuses sur les contrats à terme sur l’or et l’argent sont surtout le fait des grandes banques, qui font également partie des membres de la chambre de compensation, ce mouvement du CME pour séparer les comptabilités du cash en collatéral à la Fed – déposé par les grandes banques qui sont massivement vendeuses sur l’or et l’argent – suggère expressément qu’une faillite est peut-être plus proche que prévu.

 

Source: Investment Research Dynamics

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Publié par le 28 avril 2016 dans général, or et argent métal

 

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Les Chinois commencent à acheter de l’Argent : Bank of America (BofA) dit que le « Momentum est au plus haut depuis des années » – La Chine lance le Fix de l’or en Yuans Pour « mieux contrôler le prix de l’or »

Avec ces 2 papiers de ZH , vous allez mieux comprendre ce qui se passe – Alors que l’attention de la plupart des traders est collée aux fluctuations quotidiennes du pétrole brut, il est un autre produit qui a gagné 21% cette année et c’est le meilleur actif de l’indice des produits de base Bloomberg. L’Argent .

Comme nous l’ avons signalé plus haut , les achats se sont accélérés ce matin, alors que la demande continue pour le métal précieux l’a poussé à de nouveaux sommets de 10 mois au- dessus de 17 $ / once. Une raison suggérée pour acheter est venu de Reuters , qui a dit  » qu’il y a des achats massifs pour l’ argent à Shanghai, ce qui a déclenché l’ achat d’or aussi « , a déclaré Ronald Leung, concessionnaire en chef chez Lee Cheong , vendeurs  d’or à Hong Kong.

Cela pourrait  être juste le début alors que les techniciens commencent enfin à y prêter attention.

Voici le rapport tout juste sorti du stratège technique de BofA – Paul Ciana, qui met en évidence les observations de tableau clés:

L’argent casse à la hausse la ligne de cou sur une figure en épaule – tête – épaule (ETE, ndlt)

L’évasion du prix  à travers le nuage Ichimoku et la ligne de cou horizontale à $ 16.10 amène’ l’argent vers une zone historiquement importante, environ 18,59 $. Le nuage Ichimoku est également dans une divergence haussière tandis que le  MACD vient de devenir plus optimiste en croisant au-dessus de zéro. Le Momentum tel que défini par l’indicateur RSI a éclaté à son plus haut niveau au cours des dernières années suggérant une dynamique qui soutient cette tendance.

C’est un avertissement, cependant, pour ceux qui souhaitent sauter sur le rallye d’aujourd’hui :

 Le Grand rally de l’argent d’aujourd’hui conduit à un signal de vente en configuration TD. Sur les 16 derniers signaux où le RSI était en surachat, 11 fois ou 69% du temps , les prix du silver ont baissé le lendemain. De tous les 55 signaux de vente depuis 2000, le prix a baissé 35 fois ou 64% du temps un jour plus tard. Demain, le prix peut revenir sur une partie du récent rally offrant une meilleure occasion d’aller long sur l’argent. Quatre et cinq jours après le signal de vente avec un RSI surachetés, le prix a tendance à continuer à monter  .

Etre sur-acheté n’est jamais un facteur déterminant pour que les actions baissent peu après.

Donc, est ce que le prix du silver va continuer à monter ou est ce que de manière imminente l’argent va souffrir d’un flash crash intrajournalier traditionnel alors que «quelqu’un» va décharger assez de papier d’argent (et / ou d’or) afin de prendre la totalité des paris et retarifer la marchandise au niveau inférieur ?

Tout dépend de ce que le patriotisme chinois, maintenant en possession d’un mécanisme de fixation du prix de l’or tout neuf,va faire ensuite.

Zero Hedge – resistanceauthentique

Et ça vient de tomber : La Chine lance le Fix de l’or en Yuan  Pour « mieux contrôler le prix de l’or »

Un événement historique a eu lieu cette nuit alors que la Chine, en haut du tableau de la consommation d’or haut du monde, a lancé un fix de l’or libellé en yuans mardi comme cela avait été visualisé ici précédemment dans ce que Reuters a surnommé« une étape ambitieuse pour exercer plus de contrôle sur le prix du métal et booster son influence sur le marché mondial de l’or. « 

Considérant la manipulation maintenant officiellement confirmée du fix de l’or et de l’ argent  par la courtoisie de la Deutsche Bank la semaine dernière, ce n’est guère de mauvaises nouvelles et ça peut finalement conduire à une certaine découverte des prix, sans banque. Ou pas, parce que la Chine y gagne avec rien de plus que de continuer à accumuler de l’ or à des bas prix.

Le premier prix de référence chinois, dérivé du contrat d’un 1 kg négocié par 18 participants sur le Shanghai Gold Exchange (SGE), a été fixé à 256.92 yuans (39,69 $) par gramme mardi, ce qui équivaut à 1,234.50 $ / once.

Le fix de l’or par la Chine est l’aboutissement des efforts déployés par la Chine au cours des dernières années pour réformer son marché national de l’or dans le but d’avoir un plus grand mot à dire dans l’industrie de l’or, longtemps dominée par Londres, où le prix global spot de référence est actuellement fixé. Comme cela est bien connu, le plus grand producteur, importateur et consommateur de l’or du monde, la Chine, a rechigné à avoir à dépendre d’un prix en dollars dans les transactions internationales, et estime que son poids sur le marché devrait lui donner droit à fixer le prix de l’or.

Vidéo Cnbc

Le nouvel indice de référence peut ne pas être une menace immédiate pour Londres, mais les joueurs de l’industrie pensent qu’au fil du temps la Chine pourrait fixer le prix du métal, en particulier si le yuan devient pleinement convertible.

Cité par Reuters, Pan Gongsheng, gouverneur adjoint de la Banque populaire de Chine qui a divulgué les achats d’or chaque mois depuis l’été dernier, a déclaré que « l’indice de référence sur l’or de Shanghai fournira à l’or un juste prix et sera négociable en yuans … ce qui aidera à améliorer le mécanisme de fixation des prix en yuans et de promouvoir l’ internationalisation du marché de l’or chinois « .

La mécanique du fix de Shanghai sont comparables à ceux de Londres: le prix de référence sera fixé deux fois par jour sur la base de quelques minutes de négociation dans chaque session. L’indice de référence de Londres, cité en dollars par once, est géré par l’intermédiaire d’une vente aux enchères deux fois par jour sur une plate-forme électronique avec 12 participants.

Les 18 membres impliqués dans le processus de fixation des prix en yuans comprend quatre banques d’Etat de la Chine, les banques étrangères Standard Chartered et ANZ, le plus grand détaillant de bijoux du monde Chow Tai Fook et deux des meilleurs mineurs d’or de Chine.

Lors de la discussion sur le fix de l’or chinois , le CEO du World Gold Council Aram Shishmanian a déclaré que «c’est un tremplin vers un nouveau marché commercial multi-axe constitué de Londres, New York et Shanghai et signale l’évolution continue de la demande de l’Ouest vers l’Est. « 

« Le marché se développe pour tenir compte de l’intérêt croissant pour l’or par les consommateurs chinois, et ça reflétera aussi l’augmentation de l’influence de la Chine sur le marché mondial de l’or. »

Et ça pourrait déjà fonctionner : selon Reuters, l’ une des raisons pour le pic d’aujourd’hui dans le prix de l’argent est due à  » l’ achat lourd d’argent à Shanghai, ce qui a déclenché l’ achat d’or aussi », selon Ronald Leung, concessionnaire en chef chez Lee Cheong à Hong Kong .

Enfin, lorsque la fuite des capitaux chinois dans l’ immobilier canadien et les paradis fiscaux sera freinée, nous nous attendons à ce que l’ or pourrait bien suivre le chemin du Bitcoin, qui a doublé depuis notre article le présentant comme une alternative intéressante pour éviter les contrôles de capitaux chinois.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 19 avril 2016 dans général, or et argent métal

 

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Marché de l’or, de l’argent : le trucage est avéré

Rosa Abrantes-Metz, dont les travaux ont permis de mettre en lumière les manipulations du Libor, explique comment elle a découvert que les marchés de l’or et de l’argent sont manipulés, ainsi que les mesures à prendre pour éliminer ces manipulations. Activez les sous-titres FR dans YouTube pour les afficher ou allez sur http://or-argent.eu/rosa-abrantes-met…

Hé bien oui là encore ce n’était pas une théorie du complot comme on a voulu nous le faire croire . C’est désormais « officiel » , un fait avéré . Des investisseurs ont même obtenu un dédommagement de la part de Deutshe bank . (je ne voudrais donner d’idée à personne, ça ferait trop trembler les banques impliquées)  

Donc le prix de l’or est truqué, on ne peut pas vraiment faire d’analyse technique totalement pertinente (sans prendre en compte la manip et les flash crashs) même si on peut voir les grandes lignes et tendances. (comme l’argent qui brise  la hausse la résistance importante des 16 $, c’est un signal haussier)

Le prix de l’or devrait être bien plus haut ! Et c’est une des plus grandes banques du monde qui l’affirme !

Donc voilà, la scène est planté pour le marché de l’or, qui une fois débarrassé de tous les parasites qui l’entourent (ce qui est en train de se produire), va pouvoir se libérer, et libérer son prix .  

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Décidément, suivre les cours de l’or et de l’argent relève d’une discipline très particulière. Sur les dix dernières années, on a en effet assisté à des mouvements très étonnants, et d’autant plus qu’on s’est éloigné de la crise de 2008 pour s’approcher de la période actuelle.

Difficile en effet pour celui qui prend le temps de se pencher sur la question de trouver une quelconque logique dans les mouvements observés.
Dans tout marché, le prix obtenu est normalement le résultat d’un accord entre ceux qui achètent et ceux qui vendent le produit considéré. Même si sur la plupart des marchés il faut composer avec les évidentes distorsions introduites par les États au travers des taxes, des ponctions fiscales diverses et des contraintes légales, notamment au niveau des passages de frontières, on peut raisonnablement admettre que le prix connu sur le marché est obtenu par cette entente entre ceux qui produisent et ceux qui consomment, ceux qui vendent et ceux qui achètent.

Sur le marché de l’or, cette notion « raisonnable » semble avoir progressivement disparu ces dernières années. J’évoquais la question dans un billet de 2013 où je notais une incohérence entre les mouvements enregistrés officiellement dans les principaux entrepôts de lingots d’or, couplés aux demandes officielles, tant des banques centrales que des acheteurs particuliers, et les cours obtenus. En substance, il était alors plus que douteux de croire à un marché de l’or parfaitement fiable, sans intervention massive de différents acteurs qui, tous, semblaient concourir à affaiblir notoirement les cours.

Il faut en effet savoir que ces cours sont, de fait, à peu près fixés de façon régulière par quelques grandes banques qui se chargent d’acheter ou de vendre de grosses quantités d’or sur le marché, et qui peuvent ainsi véritablement décider ses grandes tendances.

En outre, elles bénéficient d’un mécanisme spécifique au marché de l’or : le métal étant à la fois rare, cher et particulièrement dense, il est globalement très mal aisé de le déplacer d’un vendeur à son acheteur, surtout lorsque la quantité se monte rapidement en tonnes. Il a donc été jugé, à raison, bien plus simple d’échanger les titres de propriété plutôt que les positions géographiques des lingots. Très rapidement, un marché de l’or papier s’est organisé, où les transactions se basent essentiellement sur l’échange de titres (papiers) correspondant à des quantités d’or. Très rares sont les acheteurs à prendre possession physique de l’or correspondant au titre acheté : les lingots peuvent donc rester sagement entreposés dans des coffres sécurisés.

Cependant, d’année en année, des petites dérives sont apparues qui ont permis aux banques, organisatrices de ces marchés d’échanges de titres papiers, de vendre plus de papier que l’or physiquement disponible. Après tout, les acheteurs d’or ne demandent pas la livraison physique, et revendent leurs titres une fois une plus-value encaissée ; dès lors, autant multiplier le nombre de titres, personne n’y trouvera rien à dire.

C’est exactement ce qui s’est passé, avec une véritable explosion du papier négocié pendant que les quantités physiques d’or effectivement disponibles dans les stocks ne cessaient de diminuer (certains acheteurs se décidant tout de même, discrètement, à obtenir la livraison). Très concrètement, depuis le début de 2016, le ratio entre le papier et l’or physique est ainsi passé d’une once physique pour 100 onces papiers à plus de 500 (autrement dit, chaque once physique est maintenant « possédée » plus de 500 fois).

comex gold coverage ratio_0

Devant ce constat, on peut bien sûr se dire qu’il s’agit d’une dérive des établissements chargés de la bonne tenue du marché de l’or, ou d’une grosse bévue dans la catégorie « J’ai ripé, chef » qui ne mérite guère plus qu’un entrefilet dans quelque journal spécialisé. Cependant, sachant que ces petites opérations durent depuis plusieurs années et qu’en outre, malgré les achats compulsifs d’or par les banques centrales (Chine en tête) et les particuliers, les cours du métal précieux peinent à retrouver les 1300$ l’once alors qu’on les avait vu dépasser les 1800$ l’once en 2011, on est en droit de se demander quelle proportion de franche bidouille tout ceci ne cache pas pudiquement.

Bien sûr, cette thèse a longtemps été présentée comme véritablement complotiste, puisqu’elle impliquait au moins à mots couverts que de grandes banques (y compris centrales) s’entendaient entre elles pour écraser autant que possible le cours du métal précieux, afin de camoufler l’intérêt du public pour l’or, excellente protection contre l’inflation. L’argument s’essoufflait notamment au vu d’une inflation en berne.

goldimeroCependant, parallèlement à la déflation, une véritable guerre contre le cash a été entreprise par les autorités d’à peu près tous les gouvernements du monde, et ce, d’autant plus que les taux d’intérêts, négatifs, encouragent de fait les particuliers à sortir autant que possible l’argent liquide des banques, qui sera taxé lorsqu’il dort en dépôt. En somme et du point de vue de l’or, si la déflation est un argument pour rester liquide (« cash is king »), les intérêts négatifs sont au contraire une incitation extrêmement forte à convertir ces avoirs « papier » en biens physiques, l’or et l’immobilier arrivant en tête.

Dans ce contexte, une bidouille des banques n’était donc pas si improbable et nettement moins complotiste qu’il aurait pu paraître de premier abord. En outre, l’exemple des manipulations forcenées sur le LIBOR (le marché des taux interbancaires de Londres) que j’évoquais en 2012 pose un précédent fâcheux qui permet de rappeler que dans cette hypothèse de tripotage, ces banques n’en seraient pas à leur coup d’essai.

C’est donc sans véritable surprise qu’on a appris, ces derniers jours, que la Deutsche Bank, un des établissement directement concerné par les mouvements sur le marché de l’or et acteur majeur de ce marché, a effectivement admis devant les autorités américaines avoir manipulé le marché de l’argent, ainsi que celui de l’or.

La plainte étant enregistrée et la banque allemande cherchant maintenant à s’éviter des suites judiciaires financièrement douloureuses, on peut s’attendre, dans les prochains jours, à en savoir un peu plus sur les méthodes employées et sur la quantité d’efforts qui fut déployée pour modifier le prix de l’or.

Cependant, devant une telle admission de culpabilité, on peut s’étonner du grand silence des médias. À l’exception des rares articles dans la presse spécialisée, les journalistes de la presse traditionnelle semblent avoir fait l’impasse sur une information pourtant essentielle. Peut-être est-ce pour masquer leur ignorance des mécanismes en jeu, mais il n’en reste pas moins que l’information mérite cependant plus de place, n’en déplaise à ceux qui nuisent debout.

En effet, savoir que les cours de l’or et de l’argent ont été massivement manipulés permet de mieux comprendre pourquoi il n’y a plus de lien entre les prix constatés et la demande observée, pourtant forte et continue. Or, un prix honnête est une information indispensable pour les individus, et notamment une information qui leur permet de déterminer l’ampleur du stress actuellement présent sur le marché de la monnaie fiduciaire. À mesure que la guerre contre le cash va s’intensifier, à mesure que les taux négatifs seront reportés sur les comptes courants, on doit logiquement s’attendre à une hausse sensible des prix de l’or, refuge naturel pour ceux qui doivent conserver leurs avoirs mais se départir du cash.

usd btc avril 2016

Au passage et de façon intéressante, un autre marché, qui sert lui aussi de refuge en ces temps troublé pour l’argent liquide, montre une belle santé. Le bitcoin ne peut en effet pas subir de pré-ententes malsaines du système bancaire pour en fixer le prix. L’intérêt que les participants au réseau Bitcoin montrent pour cette monnaie numérique est donc correctement reflété dans son prix… Qui grimpe gentiment.

En tout cas, je suivrai avec attention les suites de l’affaire avec la Deutsche Bank, et l’écho qui en sera donné dans nos médias.
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Sur le web

 
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Publié par le 19 avril 2016 dans général, or et argent métal

 

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Ce que cache la manipulation des cours de l’or

Les cours de l'or font l'objet d'une des plus grandes manipulations de l'histoire économique.
Les cours de l’or font l’objet d’une des plus grandes manipulations de l’histoire économique.

Tiens, RT s’attaque au marché de l’or et affirme : « Les cours de l’or font l’objet d’une des plus grandes manipulations de l’histoire économique. »  : Grandiose !

En 2013 tres peu de personnes et médias parlaient des MP (métaux précieux) Maintenant , les médias alternatifs en parlent systématiquement, ça fait parti des grands sujets de la presse libre – et  idem pour les médias mainstreams .

Ici RT  pose un gros morceau sur la table en abordant la manipulation de ce marché :

L’or est la valeur refuge par excellence. Mais son prix n’explose pas. Pourtant, s’en procurer devient difficile et la demande tutoie des sommets. Une vaste manipulation orchestrée par de puissants acteurs est à l’origine de ce paradoxe.

Pas besoin d’être un prix Nobel d’économie pour comprendre que quelque chose ne tourne pas rond sur le marché de l’or. Il suffit d’être familier avec une loi basique : celle de l’offre et de la demande. Ce qui est rare est cher. La demande d’or physique est au plus haut devant les turbulences traversées par l’économie mondiale. Plusieurs spécialistes s’accordent pour dire que le prix de l’once (31,1 grammes) devrait se situer autour de 8 000 dollars (soit quatre fois son record historique). Début mars, il est d’environ 1 250 dollars.

Ce prix étrangement bas est la question qui agite les experts depuis cinq ans. Pourquoi le prix de l’or ne correspond-t-il pas aux règles économiques ? Plusieurs d’entre eux, choisis pour leur expertise sur le sujet, nous ont aidés à percer le mystère. Selon eux, cette anomalie est le résultat d’interventions massives sur le marché des produits dérivés où l’on échange des contrats plutôt que des lingots. Ces purs mouvements spéculatifs ont pour conséquence de faire chuter les cours. Dans le rôle des suspects, on retrouve les banques centrales et leurs intermédiaires. Les mobiles ? Eviter la panique, protéger la valeur du dollar et le système financier dans son ensemble. Docteur en économie, chroniqueurs, journaliste, ex-traders, gérants d’entreprises, Tous nous décrivent une des plus grandes manipulations de l’histoire économique.

(Vous pouvez consulter la chronologie interactive ci-dessous pour connaître l’évolution du rôle de l’or dans l’économie au cours du XXème siècle.)

Superbe infographie 

Les faits

«Je ne suis pas un adepte des théories de manipulation en matière d’économie. Je me suis intéressé à ce sujet en y allant à reculons. Mais une fois que l’on s’y plonge, il apparaît clair que le marché est biaisé. Trop de faits sont là pour le démontrer.» Philippe Herlin est docteur en économie du Conservatoire national des Arts et Métiers de Paris. Comme d’autres experts avant lui, il s’est intéressé de plus près au marché de l’or. Et comme bon nombre de ses prédécesseurs, il a été «très surpris» de ce qu’il a découvert. C’est aussi le cas de Philippe Béchade. En novembre dernier, nous avons rencontré le président des Econoclastes et chroniqueur sur BFM Business. Il vous accompagnera tout au long de votre plongée au coeur du marché de l’or avec ses quatre interventions en vidéo.

(Vous pouvez parcourir les slides suivants pour faire défiler plusieurs infographies sur le marché de l’or.)

Arrêtons-nous un moment sur le fonctionnement de ce business artificiel. Le prix du métal jaune n’est pas seulement fixé par les échanges d’or physique. Les mouvements sur les marchés de produits dérivés influencent également son prix. Il existe plusieurs «marchés à terme». Ils permettent le trading de contrats portant sur le précieux métal. En théorie, posséder un de ces titres signifie que vous êtes propriétaire de la quantité d’or correspondante et en droit d’en demander la livraison. Cette donnée est essentielle. Selon Nick Laird, spécialiste reconnu pour ses statistiques sur le milieu, plus de 3000 tonnes d’or «papier» sont échangées chaque jour. 3000 tonnes… C’est la production mondiale en 2015 selon Statista, un des numéro un mondial de la statistique.

On échange donc l’équivalent de la production annuelle mondiale d’or chaque jour sur les marchés à terme. Pour Fabrice Drouin Ristori, fondateur et dirigeant de Goldbroker.com, c’est sur la plateforme new-yorkaise du COMEX «que la plupart des manipulations sont effectuées». Ces derniers mois, en moyenne, il n’existait qu’une once d’or physique disponible pour 300 contrats à terme. Vous avez bien lu. Si ne serait-ce qu’une petite partie des détenteurs d’or papier demandait la livraison de leur métal jaune, le COMEX exploserait.

Pour comprendre comment fonctionne ce casino géant de la spéculation, veuillez visionner la vidéo ci-dessous :

Comprendre la vente à découvert à nu en une minute

Ce cadre permet à de puissants acteurs, tels les banques centrales, d’influencer les prix de l’or en vendant massivement ce type de contrat. Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire du Trésor de Ronald Reagan, a été l’un des premiers à remarquer le manège. Dès 2011, il a noté que très souvent, lorsque l’or remontait, une pluie de contrats de vente inondait le COMEX. Lâchés comme des bombes, sans qu’aucune nouvelle information économique ne puisse le justifier, ils ont eu pour effet de faire chuter les cours. Logique dans un marché régi par la loi de l’offre et de la demande. Ces brutales baisses sont faciles à constater. Elles ont souvent lieu dès l’ouverture du COMEX, à 8h20 heure de New-York.

(Vous pouvez parcourir les slides ci-dessous pour faire défiler plusieurs exemples.)

CME Group, propriétaire du COMEX, n’avait pas souhaité répondre à nos demandes d’explications à la fin du mois de mars 2016. Ces mouvements sont d’autant plus illogiques qu’ils sont extrêmement risqués pour leurs auteurs. «Quand vous vendez sur un marché, il faut y aller au compte-gouttes, constate Philippe Herlin. Jamais un trader ne s’amuserait à écouler si massivement un actif sous peine de faire s’écrouler le marché et de subir des pertes. Qui aurait intérêt à perdre de l’argent si ce n’est pour manipuler ?»

Auteur: RT France

Les suspects

Qui de mieux placé pour orchestrer une manipulation pouvant s’avérer coûteuse qu’une institution qui a le pouvoir de créer l’argent ? C’est à partir de ce type de réflexion que Paul Craig Roberts est arrivé à la conclusion que la réserve fédérale américaine (FED) tirait les ficelles. «L’exécution de ces opérations manipulatrices se fait via les banques de transaction de contrats à terme comme JP Morgan, HSBC et Bank of Nova Scotia, expliquait-il dans un article publié sur son site internet en 2014. Ce sont elles qui vendent pour la FED.» Ces trois institutions font partie des membres-traders du COMEX les plus actives en volume de transactions. Fabrice Drouin Ristori se dit «en accord» avec l’analyse de Paul Craig Roberts.

Les opérations ont été d’autant plus simples que la Réserve fédérale américaine (FED) a mené une politique monétaire très accommodante après la crise de 2008. «Elle est aussi impliquée parce qu’elle a gardé pendant des années des taux d’intérêt proches de zéro qui ont rendu le coût de ces manipulations financières quasiment nul», explique Max Keiser, ex-trader connu pour avoir délibérément fait chuter l’action de Coca-Cola. En décembre dernier, Janet Yellen, présidente de la FED, a annoncé une légère remontée de ces taux. Plusieurs observateurs envisagent déjà de les baisser à nouveau. Les bourses font du yoyo, la Chine tousse, les Etats-Unis sont à l’aube d’une récession et l’Europe compose avec une croissance atone.

Auteur: RT France

Ces manipulations ne seraient pas réalisées au seul bénéfice de la réserve fédérale américaine. Le monde financier dans son ensemble aurait intérêt à ce que le prix de l’or n’explose pas les compteurs.

Les mobiles

«Investir dans l’or c’est investir de l’argent qui dort, souligne Philippe Herlin.Vous ne mettez pas vos économies dans les assurances vies, les fonds de placement, les actions. Vous mettez les financiers au chômage.» Quand vous achetez de l’or, vous sortez du système. C’est une valeur refuge qui ne fait pas travailler le capital. Tous les investissements dans l’or physique sont autant de liquidités en moins dans les circuits financiers. Imaginez vous une horde de traders déchaînés dans leur salle de marché, fixés sur le cours de l’or. Chacune de ses montées est autant de travail en moins. Et ça les énerve… beaucoup.

Les motivations iraient même plus loin. La FED et ses intermédiaires feraient tout pour empêcher l’or de rentrer en compétition avec la monnaie de réserve internationale : le dollar. Paul Craig Roberts situe le gros de la manipulation à partir de 2011. A l’époque, l’once d’or avait atteint 1900$. Selon l’ancien membre de l’équipe de Ronald Reagan, la FED s’est retrouvée paniquée à l’idée que l’once perce le plafond symbolique des 2000$. Ce signal aurait eu un impact psychologique fort : la matérialisation de la perte de confiance dans le billet vert. Une méfiance qui aurait pu avoir des conséquences graves pour les Etats-Unis et l’économie mondiale.

Afin de comprendre la réflexion de Paul Craig Roberts, il faut savoir que la FED a injecté des milliers de milliards de dollars dans l’économie depuis 2008 par le biais de ses trois assouplissements quantitatifs (quantitative easing ou QE). Si elle a freiné la machine en 2014, la planche à billets a tourné à plein régime pendant six ans pour soutenir l’économie. Ces politiques font peser un risque sur la valeur d’une monnaie qui ne marche qu’à la confiance. Depuis la fin des accords de Bretton Woods en 1971, le dollar ne repose plus sur rien, sinon sur la puissance américaine et la créance que lui accordent les agents économiques. Or, plus vous injectez de dollars dans le système, plus vous érodez sa valeur. «Le dollar est à la base de l’hégémonie américaine sur le monde, souligne Max Keiser. Empêcher l’or de rentrer en compétition avec le dollar est d’une importance primordiale pour les Etats-Unis.» C’est également l’avis de Fabrice Drouin Ristori : «La FED fera tout pour protéger la valeur du dollar. C’est ce que De Gaulle appelait « le privilège exorbitant des Américains ».»

Auteur: GoldBroker.com

La planche à billet n’est pas l’apanage de l’Oncle Sam. Le 22 janvier 2015, Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), annonçait un vaste plan de rachats d’actifs. Son QE à l’européenne, prolongé en décembre dernier, prévoit de racheter jusqu’à 60 milliards d’euros d’actifs par mois jusqu’en mars 2017. Le montant total pourrait avoisiner les 1 500 milliards d’euros. Sans parler du Japon, troisième puissance économique mondiale, qui multiplie les opérations de ce genre depuis des années.

Le dernier mobile est en lien direct avec cette orgie de liquidités. Il s’agit d’éviter un vent de panique. Laisser exploser le cours de l’or serait reconnaître que quelque chose de grave se prépare. «La situation économique mondiale est telle que l’on casse les thermomètres pour empêcher les gens de voir qu’il y a un problème et l’or en est un, analyse Olivier Delamarche, chroniqueur sur BFM Business. C’est comme les marchés qu’on abreuve de liquidités pour qu’ils restent au sommet. Tout va bien madame la marquise ! Ce n’est pas parce que vous cassez le thermomètre que la fièvre va baisser.»

Auteur: RT France

La majorité des spécialistes sollicités s’accorde à dire que nous sommes au bord de l’explosion du système monétaire international. Un cataclysme provoqué par la dérégulation des marchés, la financiarisation à outrance de l’économie et l’injection massive de cash des banques centrales. Le système est-il voué à s’écrouler ? L’or jouera-t-il à nouveau un rôle au coeur de l’économie mondiale ? Ces questions sont légitimes à l’heure où la situation ne cesse d’empirer.

Et maintenant ?

Les mouvements observés au niveau international sur l’or accréditent la thèse qu’un événement majeur se prépare. Des pays comme la Chine, la Russie ou l’Inde profitent des prix bas pour augmenter sensiblement leurs réserves d’or physique. Moscou a été parmi les plus gros acheteurs en 2015. La banque centrale russe a augmenté ses réserves d’environ 200 tonnes l’année dernière. Quant à la Chine, elle n’est dépassée que par le pays des tsars. L’Inde suit le mouvement. Cette razzia sur l’or physique commence sérieusement à inquiéter du côté du premier marché mondial, à Londres. Il voit ses ressources se vider à grande vitesse et craint la pénurie. «En Asie, on comprend la différence entre la monnaie fiduciaire, imprimée par l’Etat, et un vrai moyen de conserver son capital, explique Ned Naylor-Leyland du groupe Quilter Cheviot Investment. L’or sert d’assurance contre les conséquences de la fin d’un cycle économique positif et contre la mort potentielle du système monétaire actuel.»

Chinois et Russes se prépareraient à l’explosion finale. C’est l’avis d’Olivier Delamarche : «Leur stratégie est loin d’être absurde. Ils anticipent un effondrement du système monétaire mondial. Qui dit effondrement dit refonte, analyse l’expert. Lorsqu’il faudra se mettre autour de la table, mieux vaudra venir avec des billes. D’importantes réserves d’or donneront du poids dans les négociations et une assise au Rouble et au Yuan.»

Fabrice Drouin Ristori doute sérieusement des chiffres officiels concernant les réserves d’or des pays occidentaux, Etats-Unis en tête. «Je pense que si l’on devait faire un contrôle des stocks, on aurait de grosses surprises» s’amuse-t-il. Le métal jaune acheté en masse par la Chine, l’Inde et la Russie vient majoritairement de l’Ouest. L’or physique est une ressource limitée, sa production mondiale est faible par rapport à la demande. Le fondateur de Goldbroker pense que le principe des vases communicants joue forcément.

D’ailleurs, une étrange atmosphère de secret entoure les stocks d’or. Aux Etats-Unis, Ron Paul, élu du Texas et père de l’ex-candidat à la présidentielle américaine Rand Paul, se bat depuis des années pour qu’un audit indépendant des réserves d’or de l’Oncle Sam soit effectué. Il doute sérieusement des chiffres officiels (8 133,5 tonnes). En janvier 2012, pour la première fois, les réserves de la FED de New-York ont été vérifiées. Un contrôle effectué par… le Département du Trésor. Celui-ci dépend directement de la présidence et du Congrès. Pas de quoi satisfaire Ron Paul. Cependant, Philippe Herlin a du mal à imaginer que les stocks d’or américains puissent avoir subi une saignée : «Si l’on devait s’apercevoir qu’il manque une sérieuse quantité d’or dans les coffres de Fort Knox ou de la FED, la situation serait hallucinante. Cela paraît tellement fou que j’ai du mal à y croire.»

Sources : World Gold Council Source: RT
Sources : World Gold Council

Du côté de la Chine, le problème inverse se pose. En juillet dernier, Pékin a communiqué des données officielles sur ses stocks d’or pour la première fois depuis 2009. Le souci, c’est que chez les initiés, personne ne donne de crédit aux déclarations de l’Empire du Milieu. Les spécialistes sont quasiment unanimes pour dire que la Chine sous-évalue volontairement ses stocks d’or. Sur le montant, il y a débat. «Il est évident que les réserves chinoises sont plus élevées que ce qu’ils annoncent, affirme Brien Lundin, éditeur de Gold Newsletter. Ce qui amène à la question de savoir pourquoi ils se sentent obligés de les sous-estimer.» La réponse la plus communément admise serait à chercher du côté des prix bas de l’or. Les Chinois ne verraient pas l’intérêt de montrer leur jeu avant que les cours remontent. Ou que le système s’écroule.

Auteur: RT France

Si la majorité des experts interrogés ne donne pas cher du système monétaire international, Philippe Herlin n’est pas de cet avis. Du moins en ce qui concerne le billet vert : «Je ne pense pas que le dollar puisse aller au tapis. Derrière, il y a les Etats-Unis, la première armée du monde. De plus, le pétrole et le gaz continuent de s’échanger en dollar.» Il ne voit pas le cours de l’or exploser dans un futur proche : «A mon avis, l’or ne peut pas crever le plafond. La raison est simple : la plupart des gens ont encore confiance dans les politiques des banques centrales. La vrai bascule se fera quand Draghi et Yellen auront perdu leur crédibilité.»

Fabrice Drouin Ristori en est, au contraire, persuadé : «L’or sera à nouveau au coeur de l’économie. Et ceux qui disent que sa production ne peut pas accompagner la croissance mondiale se trompent. Tout est question de fixation du prix de l’or pour gérer, annonce-t-il. Ce qui se passe actuellement s’est déjà produit. Au cours de l’Histoire, toutes les expériences de créations monétaires incontrôlées ont terminé en faillite.»

Lors de la Révolution française, le système des assignats, considéré comme l’une des premières planche à billets de l’Histoire, a bien failli ruiner l’Hexagone. En 1923, le même système d’émission massive de liquidité mettait à genoux la République de Weimar. Dix ans après, Adolf Hitler prenait les pleins pouvoirs. La suite, tout le monde la connaît.

(Si vous souhaitez voir cet article dans sa version longue avec l’intégralité des vidéos avec Philippe Béchade, veuillez suivre ce lien : https://fabienbuzzanca.atavist.com/ce-que-cache-la-manipulation-des-cours-de-lor-)

RT

 
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Publié par le 30 mars 2016 dans général, or et argent métal

 

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Nouvelles pénuries d’argent physique !

Une pénurie d’argent métal se développe définitivement, et chaque année elle arrive de plus en plus tôt : en 2013 c’était vers fin d’année, 2014 l’automne, 2015 l’été, et là en Mars on a déjà la pénurie de blancs (ou flans) . L’US mint, dont c’est pourtant le métier, a du mal à s’adapter et à anticiper à la forte demande pour le silver, et dans un marché en flux tendu, ça va vite. Et donc, les primes explosent .

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Les premiums sur les pièces d’argent ont flambé après que l’atelier monétaire des Etats-Unis a annoncé mardi que toutes ses pièces d’argent ont été épuisées en raison d’une hausse significative de la demande, et a ajouté qu’aucune autre commande ne serait prise jusqu’au mois d’août et qu’un rationnement pourrait éventuellement être mis en place.

Kitco a rapporté que les premiums « ont déjà enregistré une hausse de 50% » et que de nouveaux ajustements sont attendus, au vu de « la hausse de la demande en argent au cours de ces deux derniers jours ». USAGOLD a déjà fait l’expérience d’une forte demande ces deux dernières semaines, mais « la baisse du prix de l’argent survenue aujourd’hui a encouragé une nouvelle vague d’intérêt ». La société Gainesville Coins a déclaré avoir acheté des Silver Eagles aujourd’hui pour plus d’argent qu’elle ne les vendait la veille.

Silver Doctors a publié un excellent commentaire au sujet de l’état actuel de l’offre et des premiums, que vous pourrez lire ici. Les débris d’argent pur à 90% ont enregistré des premiums à 3 dollars, et les Silver Eagles ont vu les leurs atteindre jusqu’à 3,25 dollars au gros. Les premiums sur les barres et flans ont doublé, et l’atelier monétaire canadien devrait bientôt annoncer une hausse des premiums.

Selon Silver Doctors, « si une nouvelle faiblesse de prix venait à se matérialiser sur le marché des contrats à terme de l’or et de l’argent, nous pourrions atteindre des premiums sur les métaux physiques qui ne seraient pas sans rappeler ceux de 2008 ». Pour remettre cette déclaration dans son contexte, voyez le graphique ci-dessous, tiré de Sharelynx.com. Les récentes hausses des premiums sont entourées en rouge.

ASEprem

Les premiums s’approchent actuellement des 20% du prix de l’argent au comptant, mais nous aurons encore beaucoup de chemin à faire avant de les voir atteindre les niveaux de 2008. Il est difficile de déterminer si ces pénuries se maintiendront, puisque l’atelier monétaire américain n’a pas précisé la situation dans laquelle se trouvent ses fournisseurs de flans, et quelles commandes ont déjà été placés.

Contrairement à Perth Mint, l’atelier monétaire américain ne crée pas ses propres flans, et les fait importer depuis l’atelier monétaire Sunshine ou Perth Mint. L’atelier monétaire américain produisait autrefois ses propres flans, mais Edmund Moy, son ancien directeur, a expliqué qu’elle les faisait aujourd’hui importer « dans le cadre du projet de Reagan de délocalisation des activités qui ne génèrent pas de valeur ajoutée vers le secteur privé. L’atelier monétaire crée de la valeur ajoutée par la frappe des flans ».

La délocalisation de la création de flans n’est pas vraiment une question de savoir comment obtenir des barres ou flans de 1.000 onces, mais d’anticiper la demande et de disposer de suffisamment de barres et pièces vierges en stock pour faire face à une hausse de la demande. Cette prévision peut être un travail difficile, puisque la demande répond aux mouvements de prix. Si quelqu’un pouvait savoir avec certitude vers où se dirige le prix, alors il n’achèterait pas de pièces et se contenterait d’être un spéculateur à succès.

Dans le cas de Pert Mint, nous tirons de grandes quantités d’argent brut de nos opérations d’affinage, et disposons de réserves importantes. Nous n’avons pas encore enregistré de hausse de la demande hors des Etats-Unis, mais si la pénurie se prolongeait encore quelques semaines, la demande devrait grimper en Europe et nous devrions voir grimper la demande en nos barres d’un kilo. Nous avons récemment investi sur une amélioration de notre ligne de production de flans, qui devrait être opérationnelle d’ici un mois et devrait nous permettre de faire face à une demande accrue.

Certains commentateurs perçoivent la pénurie de l’atelier monétaire américain comme une pénurie d’argent brut, mais ils confondent ici pénurie de flans et pénurie d’argent. J’ai déjà abordé ce sujet sur mon blog, ici. Il est important de ne pas confondre pénurie de capacité de production (qui est un réel problème en période de forte demande sur les marchés) et pénurie d’argent brut.

Source

D’ailleurs la déconnexion entre le marché physique et papier et de plus en plus flagrante , avec le nombre de contrats par once d’argent livrable qui atteint de nouveaux sommets, proche de 35 : il se vend 35 fois plus d’argent papier que d’argent physique, ou 35 oz d’argent papier pour une de physique qui existe réellement . Les stocks du Comex s’effondrent : 

« Comment les responsables d’une combine à la Ponzi parviennent-ils à éviter des vagues de retraits inattendues, ou des paniques bancaires, pour être précis, susceptibles de lever le voile sur ce qui se passe en coulisses ? Une solution serait d’attirer des investisseurs sur lesquels ils peuvent compter pour ne jamais retirer plus d’un très petit pourcentage de principal chaque année. »

Mitchell Zuckoff


Comme vous le savez certainement, le mois de février a été particulièrement maussade pour les contrats du Comex sur l’argent.

Et pourtant, les entrepôts ne sont pas restés inactifs, et du métal est entré et sorti sans cesse.

La raison en est principalement que CNT utilise ses propres entrepôts afin de gérer les flux de métal pour ses opérations de gros, notamment avec l’atelier monétaire des Etats-Unis.

Comme vous pourrez le voir plus bas, les quantités d’argent livrables ont décliné, alors que les intérêts ouverts, ou le nombre de contrats sur l’argent vendu sur le Comex, n’ont cessé de grimper.

Nous avons un autre phénomène intéressant à observer, et qu’on nous conseillera certainement d’ignorer.

Le nombre potentiel de contrats par once d’argent livrable sur le Comex a atteint de nouveaux records. Et le mois de février a été particulièrement inactif.

En observant avec attention les graphiques ci-dessous, vous verrez qu’il y a encore beaucoup d’argent dans les entrepôts. Mais seules très peu d’onces sont classées comme étant « livrables », ce qui est nouveau.

Un autre point à souligner est l’état des réserves d’argent dans les entrepôts de JPM, et le déclin des stocks dans les entrepôts actifs du vendeur de gros qu’est CNT.

De plus en plus curieux.

 

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Publié par le 9 mars 2016 dans général, or et argent métal

 

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