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Orange expérimentera l’arrêt de la téléphonie classique dès 2017…

Début 2017, Orange lancera l’arrêt de la téléphonie classique (RTC) dans 14 villes du Finistère. Pour l’opérateur, le but est de débuter la fermeture du réseau dès la mi-2021, en basculant toute la téléphonie sur Internet.

Le réseau téléphonique commuté (RTC), déployé dans les années 70, vit ses derniers moments. Orange et l’Etat préparent activement sa mise au placard, après plus de 40 ans de bons et loyaux services. À compter de fin 2018, l’opérateur historique arrêtera d’ouvrir de nouvelles lignes téléphoniques classiques (fin 2019 pour Numéris), avant la fermeture progressive des lignes à partir de la mi-2021.

Une expérimentation de deux ans à partir de 2017

La vente de lignes RTC se poursuivra donc encore pendant deux ans, alors qu’Orange affirmait avant l’arrêter dès la fin 2017. Un an de sursis qu’exploitera l’opérateur historique pour se préparer. Il vient d’annoncer le lancement d’une expérimentation de l’arrêt de la téléphonie classique dans 14 communes du Finistère, dont Concarneau. Cette zone a été choisie pour la représentativité de son parc de clients, qu’ils soient grand public ou professionnels.

« Dans cette zone, tous les opérateurs qui le souhaiteront pourront tester en avance de phase des offres de substitution aux services de téléphonie fixe traditionnelle et aux services Numéris/RNIS » explique Orange, qui débutera l’expérimentation de la création de nouvelles lignes tout-IP à partir de début 2017 pour deux ans. Délai à partir duquel il commencera à arrêter la commercialisation de nouvelles lignes RTC, donc.

Dès début 2018, l’entreprise expérimentera aussi la création de multi-lignes en VoIP pour remplacer Numéris. En clair, les comptes professionnels pourront commencer à migrer des lignes fixes avec qualité de service renforcée vers des lignes professionnelles tout-IP. L’ensemble des lignes RTC seront ensuite migrées vers le tout-IP (logiquement sur fibre) à une date qui reste à définir avec l’ARCEP et les autres opérateurs.

Une concertation avec le régulateur

Selon Orange, cette opération fait partie de son programme « all-IP », préparé avec l’ensemble des acteurs du marché. Pour rappel, en février, l’ARCEP annonçait le lancement de travaux multi-latéraux avec tout le secteur, pour anticiper au mieux l’arrêt du RTC. À cette occasion, l’ARCEP indiquait qu’Orange doit prévenir cinq ans à l’avance ses partenaires de l’arrêt du réseau commuté dans une zone.

Quelques difficultés restent tout de même, avant tout les lignes qui dépendent explicitement du réseau téléphonique classique. Le cas s’était d’abord présenté lors de la tentative de migration vers la fibre de l’ensemble de la ville de Palaiseau où des lignes cuivre ont dû être conservées pour des services qui ne pouvaient pas migrer simplement, comme des systèmes d’urgence ou d’alarme.

Ces problèmes sont connus et étaient même largement signalés dans le rapport Champsaur, sur le passage du cuivre à la fibre, qui a donné naissance au principe de « zone fibrée ». La finalité étant d’éteindre le réseau cuivre classique (qui accueille le RTC, l’ADSL et le VDSL) dans les prochaines années, par plaques géographiques. (source)

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Publié par le 7 décembre 2017 dans général, société

 

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Le shadow banking, ou la découverte du libéralisme par les épargnants chinois

Le système financier chinois est en pleine expansion, comme en témoignent les tours du quartier financier de Pudong, à Shanghaï. Mais avec le libéralisme, les Chinois découvrent aussi le risque. Ce qui pourrait causer aux épargnants leurs premières déconvenues. (Photo : Reuters)

Le système financier chinois est en pleine expansion, comme en témoignent les tours du quartier financier de Pudong, à Shanghaï. Mais avec le libéralisme, les Chinois découvrent aussi le risque. Ce qui pourrait causer aux épargnants leurs premières déconvenues. (Photo : Reuters)

Ici un bon papier pour comprendre le fonctionnement du crédit en Chine, et du shadow banking . Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance 

De nombreux épargnants chinois financent le shadow banking sans le savoir au travers de produits patrimoniaux qui leur sont vendus par les banques. Les premiers défauts d’entreprises financées par cette voie totalement libéralisée pourraient causer leurs premières déconvenues

Ralentissement de la croissance, exposition exponentielle au crédit, finance alternative hors de contrôle… malgré des messages qui se veulent rassurants de la part des autorités, la tension est palpable en Chine. L’une des craintes, citée régulièrement, est celle d’une implosion du système financier. Sans aller aussi loin, les épargnants chinois sont quoiqu’il en soit en première ligne pour payer l’addition des excès de la finance de leur pays.

Un système bancaire classique inefficace

Pour comprendre, il faut s’intéresser au fonctionnement du crédit en Chine. Les banques commerciales, contrôlées par l’État, ne peuvent en effet prêter que dans la limite des taux d’intérêts définis par la banque centrale chinoise, la People Bank of China (PBOC). Dés que ceux-ci ne suffisent pas à garantir leurs risques, ce qui est presque toujours le cas pour les entreprises privées, elles ne prêtent pas.

C’est la raison pour laquelle la quasi totalité des liquidités injectées par la PBOC pour soutenir l’économie du pays, face au ralentissement mondial après 2008, sont venues nourrir les entreprises d’État et les gouvernement locaux.

Or, dans le cadre du rééquilibrage de la croissance du pays axé sur une montée en gamme et une plus grande place accordée au marché, les autorités ont décidé de mettre l’accent sur les entreprises privées.

Le shadow banking comme substitut

Afin de leur assurer un financement, alors qu’elles sont par nature porteuses de risque faute d’une garantie de l’État, Pékin a fait la part belle à une finance alternative : le shadow banking. Dans les faits, il s’agit de permettre à des sociétés prenant la forme de trusts de jouer le rôle de banques au service du secteur privé.

« Le shadow banking n’est pas une mauvaise chose. C’est un pas vers la libéralisation des taux d’intérêts vers laquelle veulent tendre les autorités, » explique  Xinghang Li, gérant d’un fonds actions marchés asiatiques chez OFI Asset Management.

L’ennui, c’est que ces trusts ne sont pas des banques. Ils ne sont donc soumis ni aux taux d’intérêt fixés par les autorités, ni aux exigences de fonds propres que doivent respecter les établissements bancaires. Bien que détenus par des entreprises d’État, ils ne sont en fait soumis à aucune régulation pour le moment.

Près de 19% du PIB

Ils pesaient pourtant quelque 10.900 milliards de yuans (1.300 milliards d’euros) fin 2013, selon la China Trustee Association, un organisme sous la coupe de la PBOC. Soit 19% du produit intérieur brut (PIB) chinois. Pas moins de 32% de cette somme aurait financé des opérations immobilières.

La Réserve Fédérale de San Francisco estime même le poids de cette finance de l’ombrechinoise à 4.800 milliards de dollars (3.500 milliards d’euros) dans une note en date d’avril dernier. C’est toutefois moins qu’aux États-Unis, où le shadow banking pesait pas moins de 25.000 milliards de dollars à la fin 2011.

Financement par l’épargne

Mais là où le bât blesse, c’est que le gros du financement de ces trusts est assuré par l’épargne privée. Et, si une partie de cette épargne provient de riches chinois qui savent ce qu’ils font, de nombreux petits épargnants ne seraient pas au courant, comme le souligne Xinghang Li.

« Les banques vendent des produits d’épargne aux particuliers appelés Wealth Product Management (WPM) qui contiennent des créances sur ces trusts, en échange desquels elles promettent aux particuliers un rendement de 5 à 8%, » explique le gérant.

Ces produits d’épargne sont très attractifs pour les particuliers, car le taux de dépôt est fixé à moins de 3% par la banque centrale, sans que les banques ne puissent y déroger. Mais les acheteurs de ces produits ne savent pas nécessairement ce qu’il y a dedans. Jusqu’ici, ils pouvaient cependant compter sur l’Etat pour intervenir et éviter les défauts.

Première série de défauts obligataires

Sauf que les deux premiers défauts obligataires de l’Histoire de Chine, tous deux survenus ces dernières semaines, et le possible éclatement d’une bulle immobilière, ont attisé la crainte d’un effondrement du château de cartes.

« Malheureusement, j’ai bien peur que des cas isolés de défauts de ce type soient difficiles à éviter, » a d’ailleurs prévenu le Premier ministre Li Keqiang suite au premier d’entre eux, celui du fabricant de panneaux solaires Chaori.

Une manière d’annoncer que désormais, Pékin n’interviendra plus à tous les coups pour sauver les investisseurs imprudents. Surtout dans les secteurs en surcapacité. A titre d’indice, le second défaut obligataire concernait une petite entreprise de construction, Xuzhou Zhongsen Tonghao.

Les épargnants en première ligne

Pour le moment, les deux cas de défaut avérés restent isolés et les montants sont faibles. Ils n’ont par ailleurs pas remis en cause la solvabilité des trusts, chargés de reverser les intérêts aux épargnants au travers des produits d’épargne WPM. Pas de quoi créer non plus un risque systémique, rassure Xinghang Li.

« Il y aura d’autres défauts de ce type, confirme-t-il toutefois, car cela va dans le sens d’un assainissement de l’économie. »

Mais la question demeure de savoir qui aura à assumer le risque en bout de chaîne. En principe, selon la réglementation chinoise, ce sont les épargnants détenteurs de ces produits patrimoniaux qui, en qualité d’investisseurs, sont responsables de leurs pertes.

Signes de tension chez les épargnants

Il y a toutefois peu de chance pour que la banque centrale prenne le risque de provoquer une panique généralisée, expliquent les analystes. Mais il n’en demeure pas moins que la confiance qu’ont les Chinois dans leur système bancaire commence à s’effriter.

En témoignent les trois jours de panique provoqués par des rumeurs d’insolvabilité de deux banques dans la ville de Yancheng, au nord de Shanghaï, la semaine dernière. Les clients y étaient venus en masse retirer leurs économies avant que la PBOC ne soit obligée de les rassurer. C’est ce type de panique, connu sous le nom de bank run, qui avait provoqué la chute de la banque britannique Northern Rock, emblème de la crise financière de 2008.

Les investisseurs internationaux ne seront donc sans doute bientôt plus les seuls à exiger davantage de transparence dans le système financier chinois. Transparence sans laquelle l’introduction de la notion de risque, pendant de l’économie de marché, ne se fera pas sans heurt.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140401trib000823021/le-shadow-banking-ou-la-decouverte-du-liberalisme-par-les-epargnants-chinois.html

 
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Publié par le 3 avril 2014 dans économie

 

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