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Contre les pesticides, personnalités et citoyens pointent du doigt l’État corrompu par les lobbies

Contre les pesticides, personnalités et citoyens pointent du doigt l’État corrompu par les lobbies

Une excellente initiative ! Il est vrai que les pesticides représentent « une véritable tragédie pour la santé » . Il serait vraiment temps d’en finir avec ces produits diffusés par une petite poignée d’énormes firmes (Monsanto et bayer ont fusionné, et Après la fusion des américains Dow et DuPont et le rachat du suisse Syngenta par le chinois ChemChina, trois énormes groupes contrôlent désormais les deux tiers du marché global des semences et pesticides) – qui empoisonnent les gens et l’environnement . Z

Se joignant à l’appel du journaliste Fabrice Nicolino, une centaine de personnalités et des milliers de citoyens anonymes réclament l’interdiction définitive de l’ensemble des pesticides de synthèse en France. Face aux dangers que ces produits représentent, il semble aujourd’hui indispensable d’agir.

 

« NOUS VOULONS DES COQUELICOTS »

Publié ce mercredi dans le journal satyrique Charlie Hebdo, cet « Appel des coquelicots » est un plaidoyer pour l’interdiction des pesticides de synthèse en France. On retrouve à l’origine de cette tribune Marc Stenger, évêque de Troyes, et Fabrice Nicolino, journaliste spécialiste des questions environnementales. Parmi les personnalités et organisations l’ayant déjà signé figurent notamment la chanteuse Émilie Loizeau, les ONG Greenpeaceet France Nature Environnement ou le sénateur écologiste Joël Labbé.

Selon Nicolino, la situation est devenue trop grave en France : « Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée, le tiers des oiseaux a disparu en quinze ans, la moitié des papillons en 20 ans, les abeilles et les pollinisateurs meurent », et le journaliste voit en cet acte de résistance citoyenne une nécessité. Des milliers d’anonymes se sont déjà joints aux personnalités en ratifiant la pétition mise en ligne sur le site web du mouvement (plus de 50 000 signatures à l’heure actuelle), et les porteurs de l’appel espèrent recueillir d’ici deux ans cinq millions de soutien en France.

LES EFFETS DÉVASTATEURS DES PESTICIDES DE SYNTHÈSE

Au printemps dernier, de nouvelles études alarmantes démontraient que le déclin de nombreuses espèces animales et végétales était en partie dû à l’usage des pesticides de synthèse, comme le glyphosate. Et pour les besoins du numéro spécial de Charlie Hebdo, les cheveux de plusieurs membres de la rédaction du journal ont été analysés, et ceux-ci renfermaient entre 34 et 50 substances toxiques comme du lindane, insecticide interdit en France depuis une vingtaine d’années ou des bisphénols.

Il y a quelques mois, un couple originaire de l’Isère a assigné la société Monsanto, qu’ils estiment responsable des graves malformations des appareils digestif et respiratoire dont souffre leur fils, devant le tribunal de grande instance de Vienne. Aujourd’hui âgé de 11 ans, Théo a subi pas moins de 53 opérations et respire grâce à une trachéotomie. Aux États-Unis, c’est la firme Bayer qui est poursuivie par des personnes atteintes de cancers du sang qu’elles attribuent à leur exposition prolongée au glyphosate.

Les instigateurs du mouvement des coquelicots espèrent que leur appel deviendra viral et compte sur les français pour sortir des pesticides, qui représentent « une véritable tragédie pour la santé ».

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Publié par le 14 septembre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Pour sauver les océans des déchets plastiques, devenez citoyens des îles Poubelles

Plastique dans les océans : luttez en devenant citoyen des Îles Poubelles

Une pétition en ligne soutenue par l’ONG Plastic Oceans Foundation demande à l’ONU de reconnaître cette pile de déchets comme un véritable pays : les Îles Poubelles. Portés par les courants marins, les déchets plastiques se sont amoncelés dans le nord de l’océan Pacifique. La surface qu’ils occupent dépasse dorénavant la superficie de la France, soit plus de 640.000 kilomètres carrés.  Z .

Une campagne a été lancée pour que l’ONU reconnaisse l’amoncellement de déchets plastiques au milieu du Pacifique comme son 196e Etat membre.

Les actions pour la défense de l’environnement nécessitent parfois une dose d’absurde pour attirer l’attention. Pour rappeler qu’un amoncellement de déchets plastiques, de la taille d’un pays européen moyen, flotte depuis plus de vingt ans au milieu de l’océan Pacifique, le site LADbible et l’ONG Plastic Oceans Foundation ont monté une campagne médiatique pour demander que l’île de détritus soit reconnue par l’ONU comme son 196e pays membre.

L’idée est de profiter de l’assemblée générale de l’ONU, qui se déroule cette semaine à New York, pour interpeller la communauté internationale en exigeant la création des « Trash Iles », que l’on peut traduire par « îles Poubelles ».

Les organisateurs encouragent ceux qui voudraient s’impliquer à signer une pétition (107 000 signataires actuellement), qui sera adressée au secrétaire général, Antonio Guterres, et à devenir citoyen des îles Poubelles. Al Gore, ancien vice-président américain reconverti dans la défense de l’environnementen est le « premier citoyen » et prête son image à la campagne. Des graphistes ont imaginé un passeport et une devise, le « débris », déclinée en billets tous plus déprimants les uns que les autres. Les organisateurs promettent aussi un hymne national, des élections et une équipe de football.

Si l’amas de plastique flottant dans le Pacifique devient un pays, arguent-ils, les îles Poubelles seront protégées par les traités environnementaux signés par les autres membres de l’ONU, et devront être nettoyées – et donc disparaître.

Une demande officielle a été déposée, et il n’y a pas la moindre chance qu’elle aboutisse. Mais ce lobbying a le mérite d’introduire la question du plastique dans l’océan dans la conversation médiatique et politique, et de rappeler que tous les ans près de 9 millions tonnes de déchets sont jetées dans les océans. Comme l’écrit LadBible :

« Si vous pensez que tout cela est ridicule, alors rendez-vouscompte qu’il y a une zone de la taille de la France couverte de déchets plastiques dans l’océan. »

« Gyres » océaniques et résidus de polyéthylène

Si on l’appelle bien « le 7e continent de plastique » ou « la grande parcelle de déchets du Pacifique », la concentration qui flotte dans l’océan n’est pas vraiment cette île que l’on imagine, faite de bouteilles et de sacs.

Les expéditions successives qui l’ont étudiée depuis sa découverte fortuite en 1997 la décrivent plutôt comme une « soupe », qui n’est pas visible depuis les airs, mais qui s’étendait en 2012 sur une zone de 3,4 millions de kilomètres carrés. Elle est constituée en grande partie de « particules » produites par des activités quotidiennes – comme conduire une voiture ou laver son linge –, que l’on trouve dans les enduits de bateau, les marquages routiers, les cosmétiques ou la poussière urbaine. L’océanographe François Galgani la décrivait auMonde ainsi :

« L’image d’un continent sert à sensibiliser le grand public, mais ne rend pas compte de la réalité. Il s’agit plutôt d’une multitude de microplastiques, d’un diamètre inférieur à 5 mm, en suspension à la surface ou jusqu’à 30 mètres de profondeur, difficiles à voir de loin. Mais quand on puise dans l’eau, on en remonte une quantité impressionnante. »

Cette « parcelle », dans le nord du Pacifique, n’est pas la seule. Si elle est la plus étendue, on en retrouve de similaires dans cinq grands bassins océaniques : le Pacifique Sud, l’Atlantique Nord, l’Atlantique Sud et l’océan Indien.

D'immenses plaques de déchets flottent sur tous les océans du monde.

Cinq zones qu’on appelle « gyres océaniques », où se sont échouées au moins 269 000 tonnes de détritus amenés par les courants marins et par la force centripète qui les aspire lentement vers le centre de la spirale. Ces plastiques, essentiellement des résidus de polyéthylène, de polypropylène et de polyéthylène téréphtalate (PET), ne sont pas détruits par les micro-organismes et restent à flotter éternellement, polluant l’écosystème marin. Le plus inquiétant est qu’il s’agit, littéralement, de la partie émergée d’un iceberg de pollution, puisque les scientifiques pensent que la partie immergée est plus importante encore. (source)

 

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Vidéo du WE : L’Histoire Du grand Complot Capitaliste – Citoyens sous surveillance

L’Histoire Du grand Complot Capitaliste

Citoyens sous surveillance

 

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« Liberté, Santé, Biodiversité… AUX GRAINES CITOYENS ! »,

Je soutient largement ce genre d’initiatives : sensibilisez vous, et un maximum de citoyens . Au moment où des cultures OGM viennent d’etre autorisées dans l’UE : STOP MOSANTO .

Résister, c’est aussi ça .

Car  le droit fondamental de semer, ressemer et d’échanger les graines paysannes , nous est peu à peu, pernicieusement retiré… Z .

 La Fondation Léa Nature/Jardin BiO’ interpelle à travers une campagne de presse les citoyens sur le droit fondamental de semer, ressemer et d’échanger les graines paysannes.

Interview de Marina Poiroux, directrice de la Fondation Léa Nature/Jardin BiO’, par Pascal Greboval

Pouvez-vous nous expliquer les tenants de cette campagne « Liberté, Santé, Biodiversité… AUX GRAINES CITOYENS ! » ?

L’objectif est de sensibiliser les Français, et d’alerter les dirigeants politiques sur la problématique des semences. Aujourd’hui, la majorité des semences sont brevetées, ce qui interdit au citoyen, comme à l’agriculteur, de planter un certain nombre de semences qui ne sont pas au catalogue officiel. Au fil des ans, les critères d’accès au catalogue officiel des espèces et variétés végétalessont devenus de plus en plus stricts – 400 variétés de blés certifiées en 1930, 65 en 1965 –, entraînant une vertigineuse disparition de la biodiversité. C’est une vraie entrave à la liberté de cultiver. Léa Nature travaille depuis des années sur la question des OGM et le constat est clair : la majorité des citoyens n’ont pas conscience des enjeux de cette problématique. Or, tout part de la graine ! Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la Semaine des semences paysannes [du 20 au 28 septembre 2014], organisée par l’association Réseau Semences Paysannes.

Quels sont les enjeux  de cette campagne ?

Il s’agit de rappeler à chacun que les graines sont un bien commun de l’humanité. En étant brevetées, elles se transforment en un risque pour la santé de l’homme et de la planète. C’est une entrave à l’octroi de sélectionner et de reproduire ses propres graines. Les semences paysannes et fermières sont un élément-clé dans l’autonomie des paysans, des jardiniers et des citoyens, en France comme dans le monde. Cette campagne invite les citoyens à être acteurs de leur santé et de la biodiversité cultivée. S’ils veulent aller plus loin, les Français peuvent se rendre dans les maisons de semences paysannes : elles se multiplient en France !

La campagne est portée par la Fondation Léa Nature, mais on voit bien en creux l’engagement de la société Léa Nature. Est-ce le rôle d’une entreprise de sensibiliser les citoyens ?

Le parti-pris de notre entreprise, à travers notre fondation, est d’exercer une responsabilité vis-à-vis des citoyens, comme peuvent le faire des ONG, des associations. On estime que l’entreprise a un rôle à jouer sur certains sujets qui, à  nos yeux,  concernent l’intérêt général. Nous nous revendiquons comme une entreprise militante. Nous voulons être partie prenante dans le débat citoyen. Nous sommes une petite graine…

Quelle légitimité une entreprise a-t-elle pour porter ce type d’action ? N’est-ce pas une forme de greenwashing ?

Nous sommes inscrits depuis de nombreuses années dans ce type de combat : en 2007, nous alertions sur la disparition des abeilles, en 2008, sur l’impact des OGM sur notre santé et la biodiversité, en 2010, sur les dangers des pesticides… et nous avons  lancé un appel à projets en 2013 sur cette problématique des semences. Nous soutenons le Réseau Semences Paysannes, ainsi que Terre de Liens et bien d’autres associations qui sont très vigilantes sur la cohérence des entreprises qui les accompagnent. Une entreprise qui réalise 90 % de son activité avec des produits biologiques est forcément engagée pour la nature !

http://www.kaizen-magazine.com/liberte-sante-biodiversite-aux-graines-citoyens-une-entreprise-sengage/

 
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Publié par le 19 janvier 2015 dans général, Santé - nutrition

 

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L’Inde se prépare-t-elle à confisquer l’or de ses citoyens ?

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Hé oui, la confiance en la roupie qui ne cesse de se dévaluer, est perdue , et l’état lorgne sur les 20 000 tonnes d’or de sa population et en attendant fait la chasse à l’or ! Croyez qu’un jour ou l’autre ça pourrait bien  arriver ici : mais puisqu’on vous repete que ‘or ne sert à rien ! revue de presse 2013 Z@laresistance

En 1991, le gouvernement Indien gageait les réserves d’or de sa nation contre des prêts émis par des sources internationales. Il semblerait donc qu’il ait déjà considéré l’idée d’utiliser son or pour supporter sa présence et son rôle à l’échelle internationale.

Le taux de change de la roupie continue de décliner, et ce plus rapidement que celui de toutes les autres devises. Au cours de ces quelques dernières années, la roupie est passée de 42 à plus de 63 roupies pour un dollar. Bien que cela reflète en partie le retrait des ‘capitaux fébriles’ du pays (les investissements en carry trade tirant avantage de l’écart entre le dollar et la roupie), cela souligne également la perte de confiance envers l’économie Indienne – bien qu’elle continue de croître à hauteur de 5% par an – et sa devise. La balance des paiements du pays continue de tomber dans le rouge.

Tout cela a précipité l’imposition de contrôles de capital sur les Indiens, et si la situation venait à s’aggraver, ces contrôles devraient se généraliser pour englober les investissements étrangers au sein du pays et prévenir leur sortie. L’Inde est en crise !

Le gouvernement Indien est parfaitement conscient que ses options sont limitées, mais il devra prendre une décision rapidement. L’utilisation de l’or privé est l’une des solutions auxquelles il se prépare.

Notez que les citoyens Indiens possèdent plus de 20.000 tonnes d’or, d’une valeur actuelle de 900.200.000.000 dollars. Certains estiment que le tonnage approche des 25.000 tonnes. Si cela s’avérait exact, sa valeur actuelle serait de 1.125.250.000.000 dollars.

Si le gouvernement Indien saisissait cet or d’entre les mains de ces citoyens pour le placer dans ses coffres, la confiance en la roupie pourrait s’en trouver stimulée si l’or était utilisé pour la soutenir. Cela pourrait-il se produire ? Tout ne dépend que de l’ampleur de la crise. Mais ceux qui pensent que la confiscation est une perspective terrifiante devraient observer ce qu’il se passe en ce moment-même.

La campagne de sauvetage de l’or

Il existe actuellement en Inde une campagne dite de ‘sauvetage de l’or’, ou ‘swarnabachao abhiyan’, qui vise les énormes quantités d’or qui se cachent dans le pays. Cet or est détenu par des citoyens ordinaires, des riches, des charités, des temples et des banques.

Une annonce à ce sujet a été faite lors de la convention internationale pour l’or qui se tient actuellement à Jaipur. Une importante organisation du nom d’All India Gemsand Jewelery Trade Federation – qui se cache derrière l’appel pour la cessation des ventes d’or par le biais de ses succursales en réponse aux requêtes du gouvernement – a récemment organisé une réunion portant sur le sujet, dans un contexte de déficit grandissant de balance de compte courant.

Vinod Hayagriv, ancien directeur de l’organisation, a dit lui-même que la banque centrale Indienne planifiait de réguler les dépôts d’or, grâce auxquels les bijoutiers peuvent mobiliser leur or au travers de différentes banques, à l’échelle nationale. Son objectif est de faire entrer de grosses quantités d’or sur le ‘marché’. En s’alliant au gouvernement, l’organisation vise à interagir avec le ministère des finances pour discuter de nouvelles possibilités.

Les propriétaires d’or se verront encouragés d’apporter leur métal auprès de bijoutiers agréés. Les bijoutiers en vérifieront ensuite l’authenticité et émettront un certificat pour chaque barre ou pièce avant de la remettre au client. Pour le cas de bijoux, l’or devra d’abord être fondu en la présence du client avant qu’un certificat puisse lui être issu. Le client devra ensuite apporter son or et son certificat à sa banque, qui lui délivrera un certificat de dépôt pour une période déterminée pouvant aller de un à trois ans, après quoi le déposant pourra récupérer son or avec intérêts, comme promis par sa banque.

On entend également parler de prêter de l’or à des sociétés non-financières créées à cette fin, qui permettront à leurs clients de retirer leur or avant la fin de la période de maturité et pourraient prêter le métal à des bijoutiers. Nous ne disposons pas de détails supplémentaires quant à la raison pour laquelle des bijoutiers voudraient emprunter de l’or, notamment parce que leur travail est de vendre de l’or. Comment pourraient-ils avoir accès à l’or avec lequel rembourser les déposants ?

Des solutions qui se sont déjà prouvées sans succès

Des mesures similaires ont été prises en 1999 avec le même objectif d’attirer les réserves d’or privées sur le marché et de réduire la dépendance de l’Inde aux importations.

Le gouvernement Indien avait alors mis en place un système de dépôt d’or par le biais de la banque d’Etat Indienne, mais sa tentative ne s’est prouvée que peu fructueuse et son projet a été annulé avant d’être relancé en 2009. Il a une nouvelle fois échoué à parvenir à ses objectifs, en raison, est-il dit, du manque de promotion agressive du projet par les banques du secteur public, parce qu’il avait été présenté comme service introduit par le gouvernement. Cette mesure n’incluait pas la fédération des bijoutiers, ce qui a conduit à un manque d’infrastructures où fondre le métal, tester sa pureté et le convertir en barres. Les banques ont dû dépenser beaucoup d’argent pour convertir des bijoux en barres d’or pur.

Le concept a également échoué en régions rurales, où la population n’a que très peu recours aux banques et n’est que très peu encline à se séparer ses bijoux. Elle n’a pas fait confiance en la vérification de son or par le gouvernement et s’est dite inquiète du coût à payer pour transformer à nouveau son or sous forme de bijoux une fois qu’il lui serait retourné. Les liens émotionnels et religieux que les gens ont avec leur or et le manque de confiance envers le gouvernement et sa bureaucratie ont été sous-estimés. Le projet a déjà échoué à deux reprises.

Le gouvernement a donc fait quelques amendements à son projet. Des fonds communs et des ETF enregistrés auprès du Securities Exchange Board of India se sont vus demander de déposer une partie de leur or pour rendre le projet plus attrayant pour les individuels. Bien que les intérêts tirés de l’or soient taxables de la même manière que tout autre revenu, l’or déposé sous ce nouveau système serait exempté d’impôts sur la fortune. Une fois de plus, le projet laissait de côté la confrérie des bijoutiers.

Pourquoi donc essayer à nouveau ?

Aujourd’hui, avec le support de la fédération des bijoutiers et de sa bonne compréhension du marché de l’or, détaillants et bijoutiers se verront demander de contribuer à la réussite du projet.

La fédération des bijoutiers a suggéré qu’aucune question ne soit posée quant à la provenance de l’or et qu’un impôt sur la fortune soit applicable. Elle a également demandé à ce que la quantité d’or mobilisée par le projet soit reportée chaque mois ou chaque trimestre. Selon elle, cela pourrait permettre au projet de fonctionner.

–         Le gouvernement aurait à contrer le manque de confiance, une tâche presqu’impossible à ce que l’on a pu voir jusqu’à présent. La réponse des propriétaires d’or Indiens, qu’ils soient ou non des institutions, ne devrait pas être tirée de leur attitude passée. Les deux efforts précédents du gouvernement ont échoué. De la même manière que ces deux derniers, le nouveau projet demande aux investisseurs de divulgueur leur propriété d’or.

–         Le gouvernement et sa bureaucratie auraient accès à ces informations.

–         Les membres du public feront-ils confiance à la fédération des bijoutiers s’ils savent que le gouvernement et les banques sont derrière elle ?

Pourquoi donc essayer à nouveau ? Il devient apparent que la fédération travaille main dans la main avec le gouvernement, et que le gouvernement fait tout son possible pour répondre à ce qui pourrait devenir un souci de crédibilité internationale. Il doit faire quelque chose.

Les bijoutiers s’allient pour ne pas fermer leurs portes

De la même manière, la fédération doit faire quelque chose pour ne pas avoir à fermer ses portes. Si le gouvernement décidait de confisquer l’or privé, ces bijoutiers perdraient tout ce qu’ils ont, soit leur or, soir leur entreprise. En coopérant avec le gouvernement, ils assurent leur survie.

Le projet du gouvernement devrait selon moi bénéficier d’un très faible enthousiasme, ce qui pourrait pousser le gouvernement à forcer l’acquisition d’or au travers de la confiscation.

Le gouvernement n’aura alors plus qu’à utiliser cet or à des fins nationales et pourstimuler la crédibilité de la roupie à l’échelle internationale.

Mais le succès d’une telle confiscation nécessiterait le support des bijoutiers et du gouvernement et l’offre de paiements raisonnables aux propriétaires d’or.

L’idée qu’ils puissent recevoir une somme en roupies équivalent au prix marché de leur or est une probabilité, malgré la promesse du retour de leur or en fin de période. Les propriétaires d’or devront demander s’ils récupèreront leur or ou une somme en roupie équivalente à la valeur de leur métal.

La probabilité que ce remboursement puisse être fait en roupies (constamment dévaluées) est très élevée, puisqu’il est clair que l’or déposé devra être soit vendu soit utilisé par le gouvernement. Alternativement, les propriétaires d’or se verront certainement forcés d’accepter une extension de la période de prêt.

Quant à la fixation d’une date à laquelle cet or pourrait être retourné à ses propriétaires, il est nécessaire de souligner qu’il va dans l’intérêt de la nation que de voir le gouvernement demander accès à l’or prêté pour une durée prolongée. Aux Etats-Unis, il a fallu 41 ans pour attendre le retour de l’or confisqué.

Le gouvernement Indien pourrait gérer la crise sans avoir recours à la confiscation, mais il y a peu de chances qu’il puisse y parvenir s’il n’arrive déjà pas à surmonter les problèmes liés au taux de change. D’où la campagne de sauvetage de l’or !

Quelle alternative se présente au gouvernement ? Il a déjà imposé des contrôles de capital et des contrôles sur les importations d’or. A mesure que la situation s’aggrave, une confiscation devient de plus en plus envisageable.

Un avant-goût du futur ?

Nous sommes les témoins d’un exemple classique de l’effondrement d’une devise et des étapes nécessaires au maintien de sa crédibilité à l’échelle internationale.

La même chose arrivera-t-elle à d’autres devises ? J’aborde depuis longtemps le sujet de l’arrivée du yuan Chinois sur la scène internationale. Attendez-vous à un élargissement de la convertibilité du yuan d’ici la fin de l’année.

Les Chinois ont parfaitement conscience de l’impact qu’aura ce changement sur le système monétaire global. Ils savent parfaitement qu’il détruira l’hégémonie du dollar et donnera naissance à un système poly-devises. C’est pour cela qu’ils achètent de l’or et encouragent leurs citoyens à en faire autant. Il ne fait aucun doute qu’ils aient compris la nécessité d’accorder un rôle à l’or sous le régime monétaire à venir.

Le fait même qu’il n’y aura bientôt plus de système cohérent signifie que l’or devra remplir ce rôle.

Je suis également certain que le monde ne pourra ignorer ce rôle bien longtemps. La majorité des nations, dont celles du monde développé, finiront par intégrer l’or au système monétaire pour le bien de la crédibilité de leurs propres devises. Cela inclura les réserves de devises actuelles. Les banques centrales du monde se prépareront sans doute à cette éventualité.

Par Julian D. W. Phillips – Gold Forecaster

 
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Publié par le 16 septembre 2013 dans général, or et argent métal

 

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Les Banksters s’attaquent à chypre

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Suite à l’affaire chypriote, la résistance authentique doit s’organiser et opérer face au NOM, car la guerre de la désinformation fait rage et que leur plan satanique est en phase finale . Tout cela n’est qu’un avant gout de ce qui nous attend en France . Chypre, comme la Grèce, fait figure de mini-laboratoire pour les technocrates de Bruxelles …

Ce site donnera toutes les informations nécessaires sans prendre de gants, et aidera s’il le faut, à organiser une constituante pour écrire une nouvelle constitution, au tirage au sort . C’est de loin la meilleure, la seule solution,  comme le prône Etienne Chouard . Je m’associe à sa démarche : un lien permanent vers son site figure sur la page d’accueil .

le voici : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/

Bienvenue sur le site de la résistance !

 
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Publié par le 19 mars 2013 dans général

 

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