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Censure oligarchique : Macron annonce un projet de loi pour lutter contre les « fake news »

Regardez cette vidéo pour comprendre l’ampleur de ce qui se prépare 

La situation va devenir très dangereuse pour les médias alternatifs et pour la liberté d’expression et d’information qui risque d’être sévèrement muselée – Sans surprise, Emmanuel Macron s’aligne sur la censure en marche : en annonçant un projet de loi pour lutter contre la « propagande » et les « fake news », le Président de la République se propose de criminaliser les médias non-alignés sur les intérêts oligarchiques et se mue en garant de la pensée unique.

Crise économique et basculements géopolitiques obligent, la période se durcit et le totalitarisme libéral passe du soft au hard : depuis plusieurs semaines, la pression s’intensifie sur les médias non-alignés. De nombreux comptes YouTube, Facebook et Twitter ont été supprimés sans justifications. La congruence entre les géants du Net et les organisations communautaires est aussi prégnante que leur volonté d’annihiler l’opposition.

En validant cette vision répressive et en lui fournissant des armes, Emmanuel « Attali » Macron confirme son asservissement à l’idéologie mondialisto-sioniste. Une évidence lorsque l’on connaît ses sponsors, ses maîtres et sa filiation (source)


Dans ses vœux à la presse, le Président de la République a annoncé un projet de loi visant à « protéger la vie démocratique », avec notamment les médias étrangers dans le collimateur. Les autorités pourront ainsi bloquer certains sites internet.

 

« Toutes les paroles ne se valent pas » : c’est le postulat qu’Emmanuel Macron a posé ce 3 janvier 2018 lors de ses vœux à la presse. Face à une profession en crise, et alors que les médias classiques souffrent de l’émergence de canaux d’information alternatifs, le Président de la République a, de nouveau, regretté cette concurrence faite à la presse historique. « C’est vous, journalistes, qui êtes les premiers menacés par cette propagande. Elle adopte votre ton […] votre vocabulaire. Parfois même, elle recrute parmi vous », a-t-il déploré ajoutant qu’elle était « parfois même financée par certaines démocraties illibérales ». Il a ensuite assuré les journalistes personnellement conviés à l’événement, auquel RT France n’était pas invité, qu’ils restaient des « tiers de confiance ».

Évoquant la notion de « vérité », et de « liberté d’expression », le Président de la République a annoncé la volonté de l’État d’intervenir et de contrôler la façon dont les informations sont produites, au nom selon lui de la « vitalité démocratique ». « Entre complotisme et populisme, le combat est en effet commun », a-t-il jugé, avant de consacrer son propos aux « fake news ».

« En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge [afin] de supprimer le contenu mis en cause, de dé-référencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », a ainsi annoncé le chef de l’État, évoquant également la responsabilité des plateformes de diffusion.

 

Les médias « étrangers » dans le viseur de l’État

Emmanuel Macron a également annoncé de nouvelles mesures visant les médias étrangers, affirmant :

« Les pouvoirs du régulateur qui seront par ailleurs profondément repensés durant l’année 2018, seront accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des États étrangers. »

Et d’ajouter :

« Cela permettra au CSA [Conseil supérieur de l’audiovisuel] repensé, notamment de refuser de conclure des conventions avec de tels services. »

D’après l’annonce faite ce 3 janvier devant la profession, le CSA pourra suspendre ou annuler toute convention de diffusion, « en cas d’agissements de nature à affecter l’issue du scrutin que cela soit en période pré-électorale ou électorale ». En clair : tout le temps. « Vous aurez de quoi exercer votre métier », a-t-il ajouté, promettant de consulter les journalistes lors de l’élaboration du dispositif.

Lors de ce discours Emmanuel Macron a-t-il fait une « allusion voilée », selon les termes de l’AFP aux médias « russes » ? Il est vrai que lors de la visite de Vladimir Poutine à Versailles, le 29 mai 2017, Emmanuel Macron avait accusé les médias russes RT et Sputnik de s’être « comportés comme des organes d’influence […] et de propagande mensongère ».

(Source : francais.rt.com)

Olivier Berruyer : « Ce n’est pas au législateur de s’occuper des fake news »

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Malaise des familles de victimes du 13 novembre : BFMTV censure sa journaliste

BFM TV censure journaliste

Lors des commémorations des attentats de janvier 2015, la journaliste Sophie Hébrard se fait couper en direct au moment où elle évoque « le malaise des familles des victimes des attentats du 13 novembre… ». Le motif : « On ne vous entend plus très bien », alors qu’on l’entend parfaitement bien…

La vidéo – édifiante – n’est malheureusement plus disponible sur Youtube, elle vient juste d’être censurée – elle aussi – pour « atteinte aux droits d’auteur soumise par NextRadioTV-BFM »… ( Source : https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2016/01/12/esprit-charlie-es-tu-la-flagrant-delit-de-censure-sur-bfmtv/)

Elle n’est plus disponible que sur E et R , qui ont pensé à l’intégrer : pour la voir Cliquez ICI

 
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Publié par le 12 janvier 2016 dans général, Insolite, Politique, société

 

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Terrifiant – Censure : Le média alternatif We are change a été muselé par le gouvernement français !!

C’est parti ça commence . Combien de temps notre blog d’info pourra rester ouvert ?

Le pire ? C’est que les Français s’en moquent totalement , obsédés par plus de sécurité au détriment de leurs libertés . Comme le monde s’est moqué des terribles secrets révélés par Snowden .

Incroyable – en France « pays des libertés » .  

Aujourd’hui une fois de plus je le répète, j’ai trés peur pour la liberté d’expression et les médias alternatifs . 

Je ne sais pas encore combien de temps je pourrais écrire et informer librement . J’ai peur pour moi aussi .

La prise de risque était déjà intense à la base, pire avec la flopée de lois votées depuis le début d’année (loi antiterroriste, sur le renseignement …), elle devient désormais énorme , c’est trés dur pour nous d’écrire sous l’état d’urgence . Le stress et la tension sont omniprésents .

Avec (presque) AUCUN filet : le public en majorité vient consommer l’info et s’en moque du reste, comme on le constate régulièrement, une infime minorité nous soutiennent activement .  Ce n’est vraiment pas rassurant, c’est même terrifiant (en plus de détruire le moral et la motivation) .  

Et qu’est ce qu’a fait We are change ? Je vous laisse lire …

C’est absolument terrible ce qui se passe . Terrible .

Bravo aux courageux qui se tiennent debout et se battent encore , qui se mettent totalement en danger dans ce contexte infernal pour informer le public du mieux qu’ils peuvent .

Pour paraphraser Orwell, En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte …. suicidaire .

Selon les moutons enrages :

Comme le dit l’expression en France : « c’est la fête du slip ! » Notre gouvernement peut maintenant interdire les sites et blogs considérés comme étant dangereux ou en lien avec le terrorisme. Les alertes sont au rouge, d’autres blogs risquent d’être fermés dans les semaines/mois à venir, à se demander quand ce blog sera fermé… Bon, ben on rouvrira en Russie le cas échéant…

Selon Fawkes :

Cette fois, le gouvernement français a montré clairement qui il a choisi de combattre, plutôt que de s’attaquer réellement au terrorisme et ceux qui le finance…il préfère faire taire les médias alternatifs et notamment ceux s’opposant au nouvel ordre mondial. Dès le mois de janvier, Hollande avait explicitement fait part de son intention de lutter contre les théories du complot et autant le dire carrément, tout ce qui contredit les version officielles car cela déplaît en haut lieu.


 Le coup porté aux médias indépendants est très symbolique puisque We are Change avait par exemple confronté Rothschild il y a quelques années. N’oublions pas également que, d’après l’Atlantic Council, les résistants doivent être éliminés pour sauver le Nouvel Ordre Mondial. La première étape est donc fort logiquement de museler les opposants. Désormais, les français ne pourront plus accéder à ce site (sans passer par un VPN). A quand la censure sur les médias français? C’est la suite logique des événements… Fawkes

Voici Sputnik News :


Le site WeAreChange.org, média indépendant centré sur l’actualité politique, sociale et culturelle, a été bloqué en France en vertu d’une loi antiterroriste adoptée récemment par le gouvernement français.

Le site a été censuré suite aux attentats de Paris perpétrés dans la nuit du 13 au 14 novembre sous prétexte de la propagation de données susceptibles de nuire à la sécurité nationale du pays. Cependant, le créateur du site, Luke Rudkowski, a affirmé que la réalité était tout autre. Selon lui, le gouvernement français cherchait à « bannir » le média qui le représentait sous un jour non-favorable.

« Les autorités françaises étaient bel et bien au courant des attaques à venir. Dans une vidéo publiée sur notre site, nous avons révélé toutes les « coïncidences » étranges survenues au cours de cette journée fatidique. Loin d’accuser qui que soit, nous n’avons fait que relater des faits bien étayés », a-t-il relevé.

Et d’ajouter: « La loi adoptée, permettant au ministre de l’Intérieur de censurer n’importe quel site Internet, constitue sans aucun doute un coup bas porté à la liberté d’expression en France ».

Cependant, M. Rudkowski s’est empressé d’assurer à ses lecteurs que le site continuerait à éclairer leur lanterne sur les actualités mondiales.

A titre d’exemple, il a mis en avant une vidéo récente démontrant que les Etats-Unis auraient favorisé l’émergence de l’Etat islamique (EI) en Syrie. En outre, Washington aurait prévenu d’avance les djihadistes d’attaques à venir contre leurs camions-citernes transportant du pétrole, les Etats-Unis étant l’importateur principal de cette ressource naturelle. Détail important, il a rappelé que la chaîne américaine PBS NewsHour avait « diffusé » en direct les frappes aériennes russes contre l’EI, en les faisant passer pour des frappes américaines.

« La vérité est unique et inaltérable. Et rien au monde ne saura l’anéantir », a-t-il fustigé.

Plusieurs fusillades et attentats-suicides quasi simultanés ont visé six points de Paris et sa proche banlieue le 13 novembre 2015. Les attentats ont fait au moins 129 morts et 350 blessés. Le président Hollande a décrété l’état d’urgence.

 

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Loi Renseignement : Le Gouvernement censure les critiques de sa propagande !

La loi a été votée ce jour , voici un excellent papier de NUMERAMA qui résume presque tout sur cette loi. En outre comme vous pourrez le lire, le Gouvernement censure les critiques de sa propagande … ça promet tout ça ! 

Alors que le Gouvernement a publié un “Vrai/Faux” pour tenter de déminer ce qu’il estime être les “fantasmes” des opposants au Projet de Loi Renseignement, Numerama se prête au même jeu en répondant point par point.

Au moment où s’ouvrait à l’Assemblée Nationale la discussion du projet de loi sur le Renseignement, le Gouvernement publiait sur son site internet un “Vrai/Faux” sur ce que Manuel Valls venait de qualifier tour à tour de “mensonges“, “fantasmes” ou interprétations de “mauvaise foi“, pour demander aux députés de ne pas écouter les opposants et de voter massivement la loi. En tout, onze points que nous reprenons ici les uns après les autres :

(attention : ce n’est pas clair en lecture rapide, mais nos “Vrais” / “Faux” concernent la réponse apportée par le Gouvernement, pas la réponse à la question !)

1. LE PROJET DE LOI OFFRE DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES AUX SERVICES DE RENSEIGNEMENT

Si l’explication fournie est difficilement contestable puisque sans réel argument précis, on peut toutefois préciser que les “moyens supplémentaires” offerts aux services de renseignement sont surtout théoriques. En pratique, comme l’ont expliqué les ministres en commission des lois, il s’agit pour une large part de légaliser des pratiques qui étaient jusque là illégales. C’est une loi blanchisserie.

2. LE GOUVERNEMENT MET EN PLACE UNE SURVEILLANCE MASSIVE DES DONNÉES SUR INTERNET

C’est la question cruciale des boîtes noires, dont le fonctionnement est très opaque. En l’état actuel du texte, il est précisé que le Premier ministre pourra ordonner aux FAI et hébergeurs “la mise en œuvre sur leurs réseaux d’un dispositif destiné à détecter une menace terroriste sur la base de traitements automatisés” de données. Il est vrai que le texte prévoit que les données sont collectées et passées à la moulinette de l’intelligence artificielle “sans procéder à l’identification des personnes auxquelles ces informations ou documents se rapportent“. Mais comme nous l’expliquions hier, ce n’est pas parce que des données sont collectées et traitées sans identification des personnes surveillées qu’il n’y a pas surveillance. Si un policier vient chez vous et observe tout ce que vous faites, vous ne serez sans doute pas très heureux, même s’il ne connaît pas encore votre nom. De plus, c’est l’Etat qui décidera de ce qui représente un “indice” de potentialité de terrorisme, ce qui sera potentiellement très large. Les internautes se sentiront-ils libres d’aller s’informer sur des sites édités par l’ennemi ou par ses sympathisants (ce qui est encore leur droit en démocratie), s’ils redoutent que la boîte noire estime qu’il s’agit d’un comportement suspect, qui mérite d’enquête de plus près dans le contenu-même des communications ? Si ce n’est pas une surveillance de masse, c’est au moins une mise au pas de masse, par la signification que tout comportement suspect sera détecté.

3. LE GOUVERNEMENT MET EN PLACE UN DISPOSITIF MASSIF D’INTERCEPTION DES CONVERSATIONS PRIVÉES

Notez la subtilité des mots employés par le Gouvernement, qui parle des “interceptions de conversations téléphoniques”, alors que ça n’est pas là le sujet principal. Les ISMI-catchers permettront surtout de collecter les identifiants de tous les téléphones présents dans une zone géographique donnée (au hasard sur les lieux d’une manifestation). Si vous ne voulez pas en être victime, l’installation d’un détecteur d’ISMI-catcher sur votre smartphone peut être recommandée.

4. LA COMMISSION DE CONTRÔLE SERA INDÉPENDANTE ET DISPOSERA DES MOYENS SUFFISANTS POUR ASSURER SA MISSION

Il est toujours amusant de parler d’autorité “indépendante” lorsque l’Etat décide de son budget et donc de ses moyens d’action. Il suffit de voir comment le Gouvernement a mis au pas la Hadopi en l’asphyxiant par le budget pour voir que “l’indépendance” n’est que sur le papier. Par ailleurs son avis ne sera que consultatif. Elle aura le droit de dire “je ne suis pas d’accord”, et le Premier ministre aura le droit de répondre “je m’en fiche”. Quant au pouvoir de saisir le Conseil d’Etat, il est amusant, mais la CNCTR ne pourra jamais qu’alerter le Conseil d’Etat de pratiques illégales, or tout l’objet de la loi est d’étendre grandement le champ de la légalité, pour donner le maximum de flexibilité aux services de renseignement.

5. LE JUGE SERA ABSENT DE LA PROCÉDURE DE CONTRÔLE

Nous avons cherché l’expression la plus polie pour parler de la réponse à ce point n°5, et nous avons trouvé : “foutage de gueule total”. Comment voulez-vous exercer un recours contre une mesure de surveillance alors que par définition, vous ne savez pas que vous êtes surveillé par l’Etat ? Le projet de loi dit bien que le plaignant, qui doit d’abord s’adresser à la CNCTR, doit justifier un “intérêt direct et personnel” à contester une mesure, c’est-à-dire qu’il ne peut pas se contenter de dire qu’il soupçonne l’éventualité que peut-être, sait-on jamais, l’Etat le surveille. Il faudra apporter des débuts de preuve, qu’il sera très difficile (voire impossible) de réunir.

Quant aux magistrats qui siègent à la CNCTR, ce n’est pas le titre qui fait la fonction. Ils ne seront pas soumis aux règles de procédure qui s’imposent aux juridictions, et qui font la garantie des droits. De plus ils seront nommés par le Premier ministre, sur proposition du Procureur général près la Cour de la cassation, lui-même nommé à ce poste par le Gouvernement. Faut-il en dire plus pour douter de leur indépendance, qui doit être celle de tout “magistrat” chargé de s’opposer aux abus de pouvoir de l’Etat ?

6. LE CHAMP DES FINALITÉS JUSTIFIANT LE RECOURS AUX TECHNIQUES DE RENSEIGNEMENT EST TROP LARGE

Parmi les 7 motifs autorisant des mesures de surveillance administrative, figurent notamment “les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France“, ce qui n’est pas d’une précision fantastique (quand commence un intérêt “majeur” par rapport à un intérêt “mineur” ?), ou encore “la prévention de la délinquance organisée“, ce qui va de la petite équipe de vendeurs de shit aux voleurs de bicyclettes en passant par la fraude sociale, la fraude fiscale, etc. De plus, il n’est pas exact de prétendre que “le suivi des mouvements défendant pacifiquement certaines causes est clairement proscrit“, puisque le but affiché et de “prévenir des violences collectives”, ce qui est le cas dans à peu près toutes les manifestations, même si leurs organisateurs ont une vision pacifiste. Le but de la prévention est justement de vérifier avant et pendant s’il n’y a pas un risque qu’une manifestation dégénère en violences.

Il est toutefois exact que les motifs sont globalement plus précis que la “sécurité nationale”. Il est juste dommage que le terme de “sécurité nationale” se retrouve toujours dans les 7 motifs.

7. LES PROCÉDURES D’URGENCE SONT INDISPENSABLES

Comme le dit l’ancien ministre de la défense Hervé Morin, qui doit savoir une chose ou deux des pratiques des services de renseignement, “l’urgence ça s’organise“. Il y a donc un risque réel que des agents ne prétextent une urgence inventée pour mettre quelqu’un sous surveillance pendant au moins 24 heures, le temps qu’un ordre contraire soit donné. Certes, les données devront in fine être supprimées, mais rien n’interdit de les consulter (le contraire serait absurde).

Ceci dit, il est exact qu’il ne faudrait pas pécher par naïveté et croire que les urgences absolues n’existent jamais. A défaut d’être parfaitement blindé contre les risques d’abus, le système est sans doute nécessaire.

8. LES SERVICES DE RENSEIGNEMENT POURRONT AGIR SANS AUTORISATION

Là encore, c’est une question de mots. Oui, il y aura “autorisation”, mais donnée par le Premier ministre, donc par l’Etat à l’Etat. La CNCTR n’aura qu’un avis consultatif et sera limitée dans ses voies de recours par les termes très permissifs de la loi.

9. CERTAINES PROFESSIONS BÉNÉFICIERONT D’UN STATUT PROTECTEUR

Ce n’était pas prévu dans le texte initial, mais cela fait partie des amendements déposés en dernière minute par le Gouvernement, pour tenter d’offrir des gages aux opposants au texte. L‘amendement n°386 dispose que “les techniques de recueil du renseignement (…) ne peuvent être mises en œuvre à l’encontre d’un magistrat, un avocat, un parlementaire, ou un journaliste ou concerner leurs véhicules, bureaux ou domiciles que sur autorisation motivée du Premier ministre prise après avis de la commission réunie“. Il ne s’agit toutefois pas d’un avis impératif, et c’est la CNCTR, dont on a vu que l’indépendance était sujette à caution, qui sera chargée de veiller à la proportionnalité des atteintes à la vie privée autorisées.

Il faut aussi s’interroger sur la protection des blogueurs, qui ne sont pas des dissidents que dans les pays arabes et ces dictatures lointaines. Comme l’avait conseillé la Commission nationale consultative des droits de l’homme, il est essentiel en démocratie d’accorder les mêmes protections aux blogueurs qu’aux journalistes professionnels. Or on ne sait rien de la façon dont le terme “journaliste” sera interprété. Sera-t-il très restrictif (limité aux titulaires des cartes de presse, qui ne sont pas obligatoires), ou très lâche en considérant que quiconque publie des informations sur Internet est un “journaliste” à temps partiel ?

De plus les parlementaires sont protégés, mais pas les élus locaux, qui peuvent eux-aussi faire l’objet de pressions.

10. LA LOI ACTUELLE PROTÈGE MIEUX LES LIBERTÉS INDIVIDUELLES

Faut-il rire ? La loi vise à légaliser des pratiques qui étaient illégales. Par quel tour de passe-passe retirer aux citoyens la possibilité de contester les pratiques de surveillance illégales dont ils auraient pris connaissance devient-elle, dans les mots du Gouvernement, une “meilleure protection des libertés individuelles” ?

11. LA PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE NUIT À LA TRANSPARENCE DE L’EXAMEN DU PROJET DE LOI

Celle-ci, il fallait oser la faire. Le Gouvernement explique très naturellement que “la procédure accélérée ne change rien aux travaux parlementaires“. C’est à se demander pourquoi elle existe. En réalité elle prive les députés et les sénateurs du droit de revenir sur les articles ou amendements qu’ils ont adoptés, ou d’en proposer de nouveaux, s’ils n’ont pas eu le temps ou la vigilance suffisantes pour remarquer un problème de la première lecture.

Par ailleurs non seulement le Gouvernement a déclaré la procédure accélérée sur le projet de Loi Renseignement, mais alors qu’il était prêt depuis des mois, il a choisi de ne publier le texte qu’il y a moins d’un mois, le 17 mars. La société civile et les députés ont dû s’organiser dans la précipitation pour prendre connaissance du projet de loi (c’est vrai qu’il ne pèse que 43 pages, et 100 pages si on y ajoute l’étude d’impact), consulter sur ses implications, et proposer des amendements.

Source : Guillaume Champeau, pour Numerama, le 14 avril 2015.


Loi Renseignement : le Gouvernement censure les critiques de sa propagande !

Sur sa page Facebook où il diffuse sa propagande en faveur du projet de loi Renseignement, le Gouvernement censure tout message qui permet aux internautes de prendre connaissance d’arguments contraires.

Drôle d’exercice en démocratie que de faire la propagande de ses projets de loi sur une plateforme censée permettre aux citoyens de répondre au gouvernement, mais de censurer toute réponse qui vient éclairer la réflexion des citoyens. Lundi soir, le service d’information du gouvernement (SIG) qui est chargé d’opérer la communication gouvernementale sur Internet a mis en ligne son Vrai/Faux sur le projet de loi Renseignement, qu’il a immédiatement relayé sur Facebook. Trois médias avaient alors réagi en faisant la contre-analyse de la propagande officielle de Matignon : Le MondeNextinpact et Numerama, qui a publié le Vrai/Faux du Vrai/Faux.

Comme les autres, ce dernier a (merci à vous) beaucoup circulé, y compris jusque sur la page Facebook du Gouvernement. Des citoyens français ont en en effet voulu profiter de l’espace de discussion offert par leur gouvernement pour alerter leurs concitoyens sur le fait que, peut-être, la propagande gouvernementale n’était pas tout à fait exacte.

Mais pour bien démontrer qu’il avait la démocratie en haute estime, le SIG supprime aussi vite que possible tous les liens qui permettent aux internautes d’avoir des explications sur les mensonges ou déformations du Vrai/Faux officiel. C’est en effet un lecteur qui nous a d’abord prévenu sur Twitter. Nous avons voulu vérifier par nous-même ce mercredi midi, à quelques heures de l’adoption par les députés des fameuses et infâmes boîtes noires, et nous avons constaté qu’en quelques minutes, notre message (qui ne faisait pourtant pas mystère qu’il s’agissait d’une vérification de la politique de censure) avait effectivement disparu.

Mise à jour : Et comme souvent, la censure provoque un effet Streisand…

suite ici:  http://www.numerama.com/magazine/32802-loi-renseignement-le-gouvernement-censure-les-critiques-de-sa-propagande.html

Censure des critiques : le Gouvernement reconnaît « un dysfonctionnement »

Victime d’un effet Streisand qu’il a lui-même provoqué en censurant sur sa page Facebook toutes les critiques à son projet de loi Renseignement, le Gouvernement a reconnu dans la nuit qu’il avait commis une erreur, et que « cette page est faite pour vous« .

Mercredi, Numerama rapportait que les équipes de communication du Gouvernement avaient décidé de censurer sur leur page Facebook tout message qui présenterait des arguments contre le projet de loi Renseignement, et en particulier tout message conduisant à une analyse contradictoire du Vrai/Faux publié par Matignon. Dès que la manoeuvre fut découverte, la page Facebook s’est retrouvée noyée sous les messages critiques, et est devenue rapidement ingérable pour les modérateurs, illustrant une nouvelle fois le fameux effet Streisand qui accompagne tout effort de censure.

suite et fin : http://www.numerama.com/magazine/32802-loi-renseignement-le-gouvernement-censure-les-critiques-de-sa-propagande.html

vu sur  http://www.les-crises.fr/loi-de-renseignement-lanalyse-de-numerama/

 

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Eric Zemmour sous protection policière depuis l’attentat à Charlie Hebdo : NON au deux poids deux mesures !

Eric Zemmour : "Je suis placé sous protection policière depuis l'attentat à Charlie Hebdo"

 

Le polémiste Eric Zemmour est placé sous protection policière depuis l’attentat contre Charlie Hebdo.

Bien évidemment je ne suis pas d’accord avec ZEMMOUR, je le rappel (sur ses conclusions surtout) , mais comme l’explique le papier qui suit , si il faut désormais etre sous la garde de trois policiers pour pouvoir s’exprimer , où va-t-on ?

Il ne faut pas tout mélanger (ce que fait beaucoup ZEMMOUR d’ailleurs dans son analyse, c’est parfois dangereux ce qu’il raconte, et je le dénonce…) , stop à la connerie .

Tout ce que vous voulez, mais comme je l’ai dejà dit :  

Qu’on laisse s’exprimer Eric Zemmour ! (mais qu’on ne le surmédiatise pas)

Comme nous l’apprennent les médias : 

« Je suis placé sous protection policière (…) avec deux policiers qui me suivent partout. Je ne l’ai pas demandé. Je subis ça, c’est tout », a-t-il confié, précisant ne pas avoir « reçu directement de menaces ».

« J’ai continué à faire mon travail à RTL et à Paris Première avec Eric Naulleau. Pour les apparitions publiques, je verrai », a poursuivi le polémiste, évincé de iTELE le 19 décembre.

Son livre en tête des ventes :

Le dernier livre d’Eric Zemmour, « Le suicide français », où il accuse les élites d’avoir bradé les valeurs de la France, caracole depuis sa sortie en tête des ventes avec plus de 400.000 exemplaires écoulés.

Prenant le contrepied des travaux d’historiens, le chroniqueur du Figaro Magazine y affirme aussi que le régime de Vichy a sauvé les juifs français de la déportation en sacrifiant les juifs étrangers.

Habitué des controverses, Eric Zemmour avait suscité fin 2014 une nouvelle polémique en déclarant que les musulmans « vivent entre eux, dans les banlieues », que « les Français ont été obligés de quitter », dans un entretien au journal italien Corriere della Sera.

http://www.sudouest.fr/2015/01/15/eric-zemmour-je-suis-place-sous-protection-policiere-depuis-l-attentat-a-charlie-hebdo-1798304-6092.php

Soutien à Eric Zemmour, NON au deux poids deux mesures !

Il est parait-il menacé de mort, et désormais sous la garde de trois policiers ! On vit vraiment une sale époque, un climat de guerre civile larvée sur fond d’indifférence d’une population de consommateurs soumis et mollassons. On pense ce que l’on veut de ce journaliste qui tape là où ça fait mal, mais il a le mérite de débattre avec tout le monde.

Zemmour est né à Belleville, dans un quartier populaire. Ses repères sont ceux des poulbots de ces endroits que ne fréquente pas la gauche bobo. Il aime la liberté, l’ordre républicain, les gens polis, la juste autorité. Il n’aime pas les voyous et les profiteurs qui débarquent en France pour profiter de sa générosité, et non pour travailler comme autrefois. C’est son droit, il pense ce qu’il veut, tout en restant dans le giron républicain.

Il est consternant de voir des journalistes virés parce que leurs opinions ne sont pas belles aux yeux des bien-pensants qui refusent le dialogue. Un climat digne de l’ex-RDA…

Désolé de briser un tabou ; mais si Eric s’était fait plomber l’autre jour, aurait-on vu trois millions de personnes dans la rue pour commémorer sa mémoire ? J’en doute fort… « on » aurait dit que c’est regrettable, mais qu’il l’a bien cherché etc. 

Deux poids deux mesures ? Etre de « droite » en France est presque un sujet honteux (lire Eric Brunet sur le sujet). Or chacun a le droit de s’exprimer, tant que la politesse et les règles de courtoisie sont respectées. S’il faut être agréé par un comité de censure pour s’exprimer dans la grande presse, alors qu’on ne parle plus de démocratie ! Il n’y a pas que chez les extrêmistes musulmans que l’esprit critique et la contradiction dérangent…

Kalashnikovs, guerilla, censure des opinions, menaces, débats d’opinions tronqués, émotionnel qui remplace la réflexion… il fait très froid en France en ce début d’année 2015. Vivement le printemps !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/soutien-a-eric-zemmour-non-au-deux-162218

 
2 Commentaires

Publié par le 19 janvier 2015 dans général, Politique, société

 

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Christian Jacob réclame une restriction des libertés : Non à « l’instrumentalisation sécuritaire » (Quadrature du net) !!

Apres les paroles et l’appel à un véritable « patriot act », l’action, avec Christian Jacob, qui est décidément partout en ce moment, qui réclame une restriction des libertés …. : 

Le président du groupe UMP a plaidé pour l’adoption d’une législation d’exception et appelé aux sanctions contre les élèves ayant perturbé la tenue de la minute de silence.

«Le seul propos des présidents de groupes politiques qui n’ait pas fait l’unanimité des applaudissements des députés, celui de Christian Jacob», s’insurge le député socialiste Guy Delcourt de mardi sur Twitter. Un propos indigné qui reflète les réactions d‘un certain nombre de députés de la majorité qui ont critiqué sur les réseaux sociaux une mise à mal de l’unité nationale. En effet l’Assemblée tenait ce mardi une séance extraordinaire afin de célébrer la mémoire des victimes des attentats qui ont endeuillé la France la semaine dernière. Chaque président de groupe était invité à s’exprimer sur le sujet, après avoir respecté la minute de silence prononcée par le président de l’Assemblée Claude Bartolone.

Dans un discours très politique, le président du groupe UMP a estimé qu’à «circonstances exceptionnelles, il faut une loi exceptionnelle». En écho aux appels venus de son camp, pour la mise en place d’une législation dans l’esprit d’un «patriot act à la française», Christian Jacob a appelé à la création d’un collectif budgétaire pour financer les nouvelles mesures. Il a également souhaité la constitution d’une commission d’enquête à l’Assemblée, «sans tergiverser». Avant d’avancer quelques propositions: «La solution la seule, c’est le placement en centre de détention ou en prison. En un mot l’enferment des fous dangereux (…) S’ils sont bi-nationaux, il faut prononcer la déchéance de nationalité».

Mais la partie la plus polémique de son intervention porte sur le respect de la minute de silence dans les établissements scolaires jeudi dernier: «Si l’on accepte que nos lycéens refusent une minute de silence à nos morts. Alors nous avons déjà perdu!». Dans l’hémicycle, aucune bronca, contrairement à l’habitude. Mais très vite sur les réseaux sociaux, les critiques ont fusé. La députée socialiste Annick Lepetit s’est empressée de dispenser ses conseils de lecture à Chirstian Jacob, en lui proposant le témoignage d’une enseignante du 93 racontant son expérience positive de la minute de silence dans une classe multiconfessionnelle.

Un discours de Chirstian Jacob à même de troubler l’unité nationale selon le député de Paris Pascal Cherki. Même appréciation du coté du député du Cher Yann Galut, qui lui a préféré celui du centriste Philippe Vigier. De même pour le député des Alpes-de-Haute-Provence Christophe Castaner qui salue le «discours élevé et digne de Philippe Vigier» , qui selon lui «enfonce, sans le vouloir, le propos hésitant de Jacob».

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/01/13/25005-20150113ARTFIG00327-hommage-aux-victimes-du-terrorisme-jacob-accuse-de-briser-l-unite-nationale.php

La Quadrature du net, trés actif pur défendre nos libertés, dénonce une ‘instrumentalisation sécuritaire » :

Sans même attendre la fin d’une quelconque enquête sur l’ignoble attentat ayant visé Charlie Hebdo le 7 janvier, le gouvernement persévère dans son obstination à accroître l’arsenal antiterroriste, en notifiant à Bruxelles du décret d’application permettant le blocage de sites « terroristes » ou pédopornographiques et en annonçant de nouvelles mesures antiterroristes. La Quadrature du Net appelle les citoyens à refuser cette surenchère absurde et à défendre coûte que coûte la liberté d’expression et d’information.

L’attentat commis contre l’équipe de Charlie Hebdo mercredi matin 7 janvier montre de façon terrible à quel point la liberté d’expression est une valeur à défendre comme un des fondements de notre démocratie. Les victimes de l’attentat, journalistes, policiers ou visiteurs, ont donné leur vie pour ce qui, plus qu’un symbole, est en démocratie la première des libertés publiques.

L’immense émotion populaire qui s’est manifestée depuis lors, spontanément, en faveur de la liberté d’expression et en mémoire de ces victimes est un signe d’espoir dans la capacité des citoyens français (et ceux du monde entier) à défendre ces valeurs qui nous sont chères : la liberté d’expression, la liberté d’information, le respect de l’État de droit et l’idéal démocratique.

C’est pourquoi La Quadrature du Net met en garde solennellement le gouvernement de Manuel Valls contre toute tentative de récupération politique de ce terrible événement par l’instauration de nouvelles lois d’exception. Depuis 1986 chaque acte terroriste a été suivi d’une loi antiterroriste, lesquelles entraînent systématiquement un recul des libertés fondamentales au prétexte de la sécurité. Aujourd’hui, ladernière loi votée en novembre n’est même pas encore entrée en application que le gouvernement en annonce déjà de nouvelles, sans prendre le moindre temps de réflexion ou de mise à l’épreuve de la réalité, des effets ou de l’efficacité de ces lois.

Au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, le gouvernement a notifié à Bruxelles de la parution prochaine du décret d’application de la LOPPSI, permettant le blocage administratif, sans juge, de sites faisant l’apologie ou la provocation au terrorisme. Contre tous les avis informés protestant de l’inefficacité de ces mesures et de leur caractère attentatoire aux libertés publiques, sans même qu’il semble y avoir la moindre relation entre les actes terribles survenus quelques jours plus tôt et une responsabilité de sites internet dans ces actes, le gouvernement répond à une attaque contre les libertés par une restriction des libertés. Quel mauvais hommage à rendre à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté d’expression !

La Quadrature du Net appelle la Commission européenne à entamer les procédures permettant d’évaluer les conséquences nuisibles de ce décret, le gouvernement à renoncer à de nouvelles législations restreignant les libertés publiques, et les citoyens à poursuivre leur engagement pour la liberté d’expression en marquant leur refus de ces mesures dangereuses.

Répondre à la terreur par la restriction des libertés et de l’État de droit est un piège sans fin. C’est trahir nos idéaux démocratiques, et trahir tous ceux qui, dans le monde et en France, sont morts pour ces libertés.

https://www.laquadrature.net/fr/charliehebdo-non-a-linstrumentalisation-securitaire

 
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Publié par le 14 janvier 2015 dans général, Politique, société

 

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L’éviction d’Eric Zemmour suscite la polémique, le FN crie à « la censure »

Propos de Zemmour : Fatiha, une auditrice pleure en direct sur RMC

Et les graines de la division sont semées , et se répandent à grande vitesse … : les élites mondialistes doivent se frotter les mains .

Le terrain d’une grande guerre des religions prend forme, et au niveau mondial .

Réponse de ZEMMOUR le 18/12 « La France est le pays des guerres civiles et de religions ».

Pffffff :« La France est le pays des guerres civiles et de religions » , du grand n’importe quoi … l’art de tout amalgamer .

Que dire face à tant de haine ?

C’est profondément pathétique d’en arriver là .

Certains sionistes (pas tous) ne sont pas content de cet éviction …. : pourtant ZEMMOUR s’exprime toujours librement à ce qu’on sache (voir vidéo ci dessus : et il faut le laisser s’exprimer malgré tout, mais ne pas lui donner de tribunes) .

Je ne pense pas que l’on puisse ici parler de CENSURE, faut arrêter on le voit partout dans les médias (et il éclate l’audience) … mais de « désolidarisation », c’est clair , à un moment vous avez cette idéologie malsaine dans vos rang : vous virez, normal .

« On » suicide la France … Z .

Après son éviction d’iTÉLÉ, Eric Zemmour a été défendu samedi par le FN qui a crié à « la censure », mais ce renvoi a aussi suscité des réserves de Daniel Cohn-Bendit et de Jean-Luc Mélenchon, tandis que SOS Racisme appelait RTL et le Figaro à se séparer du polémiste.

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Et surtout :

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« La censure de #Zemmour par @itele est détestable! », a tweeté la présidente du Front national Marine Le Pen, tandis que Louis Alliot, vice-président du parti, annonçait avoir annulé sa participation à la matinale de iTÉLÉ le 7 janvier.

« L’éviction d’Eric Zemmour d’iTÉLÉ n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie #policedelapensée », a déploré le député UMP des Alpes maritimes Eric Ciotti.

Tout en jugeant les propos de Zemmour « souvent insupportables », l’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, chroniqueur sur Europe 1, a déclaré qu’il se devait de soutenir la présence d’Eric Zemmour « dans l’espace public ».

« Comme je défends la proportionnelle et le droit du FN d’être représenté à l’Assemblée nationale, je me dois de défendre la présence de Zemmour dans l’espace public que cela me fasse mal ou pas. Au nom de la liberté et de la diversité dans les médias », a-t-il dit.

« Quelle tristesse! »
Dès vendredi soir sur Twitter, le journaliste Nicolas Domenach, qui affrontait Zemmour depuis des années sur iTÉLÉ dans « Ca se dispute », a lui aussi regretté son éviction: « Avec Zemmour, on s’est débattu. On s’est affronté. On s’est aimé, on s’est exaspéré, mais toujours respecté. Un temps d’échanges. Quelle tristesse ! ».

« J’ai toujours dit que j’étais pour débattre (avec) Zemmour entre autres », a-t-il ajouté dans un autre tweet alors que la nouvelle affaire Zemmour suscitait le buzz sur Twitter.

« Ca se dispute » a été supprimé après plusieurs jours de vive polémique sur des propos d’Eric Zemmour sur l’islam à un journal italien. Il avait notamment déclaré que les musulmans « vivent entre eux, dans les banlieues » et que « les Français ont été obligés de les quitter ».

Il a en revanche affirmé que le verbe « déporter » (cinq millions de musulmans français) qui apparaît dans la transcription de l’interview au Corriere della Sera, n’avait pas été prononcé, comme l’a reconnu le journaliste italien qui a mené l’entretien. La controverse a continué, Zemmour dénonçant une « une manipulation fantastique ».

« Virer Zemmour pas utile »
Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, qui avait le premier épinglé le polémiste pour ses propos, a soutenu samedi que « Virer Zemmour n’est pas une décision utile à la lutte contre ses idées ».

Plusieurs députés PS se sont félicités de la décision de la chaîne d’informations du groupe Canal+, tout comme SOS Racisme et le CRAN, qui ont exhorté RTL, Paris Première et le Figaro à prendre « la même décision ».

Des organisations anti-racistes ont annoncé leur intention de saisir la justice à la suite des propros du chroniqueur, déjà condamné pour incitation à la haine raciale.

Interrogée par l’AFP, la direction de RTL, première radio de France, s’est refusée à tout commentaire. « J’attends comme tous les journalistes de RTL la position de la direction sur Eric Zemmour », a commenté samedi l’un des journalistes vedette de cette station Jean-Michel Aphatie.

La Société des journalistes de RTL, qui s’était « désolidarisée » mercredi des prises de position de l’éditorialiste, a estimé que c’était maintenant « à la direction de choisir si elle gardait ou non Zemmour », dont la chronique est bi-hebdomadaire.

Il pourrait avoir une autre place sur la grille, ce qui pourrait constituer une porte de sortie honorable pour la direction, notait un journaliste sous couvert d’anonymat. « Zemmour est un intellectuel, sûrement pas un homme politique, et de moins en moins un journaliste », avait relevé récemment Christopher Baldelli, le patron de RTL.

Au Figaro, dont Eric Zemmour est salarié, la SDJ a indiqué qu’elle « aviserait lundi ou éventuellement à la rentrée » des vacances de fin d’année. L’éditorialiste tient notamment une tribune dans le Figaro Magazine. Le dernier livre d’Eric Zemmour, 56 ans, « Le suicide français » caracole en tête des ventes d’essais avec plus de 400.000 exemplaires écoulés.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1540/TV/article/detail/2158852/2014/12/20/L-eviction-d-Eric-Zemmour-suscite-la-polemique.dhtml

 
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Publié par le 22 décembre 2014 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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