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« Poids des dettes : le scénario catastrophe du FMI » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je dois vous avouer mes amis que je ne boude pas mon plaisir face aux titres apocalyptiques et “fin du mondiste” de la grande presse financière et des quelques organes de gouvernance de l’économie mondiale, parmi lesquels, évidemment, le FMI tient une place centrale.

Alors quand le FMI tremble devant le poids des dettes et que Les Échos titrent « Le scénario catastrophe du FMI », je me dis que finalement, je suis d’une trop grande sobriété.

Si Les Échos vous parlent d’une catastrophe, de vous à moi, il faut préparer vos abris immédiatement et n’oubliez pas la dotation réglementaire en boîte de raviolis bio de chez Carrefour et en filets de sardines à l’huile d’olive avec un zeste de citron.

Les boîtes de sardines ont cela de prodigieux qu’avec le temps, il en va des sardines comme du bon vin. Cela se bonifie avec le temps.

Mais cessons de parler cuisine.

Revenons à notre FMI.

Le FMI vient de mettre en exergue les fragilités du système financier international. « Dans leur document, les experts du Fonds ont élaboré un scénario catastrophe qui s’étale sur cinq ans jusqu’en 2022 sur la base des constats d’aujourd’hui. »

Cinq facteurs de fragilités

Après le blabla d’usage et de rigueur où il convient de saluer (le chapeau bien bas et avant de devoir le « bouffer ») « les mesures qui ont été prises à la suite de la crise de 2008 avec, notamment, un renforcement de la surveillance bancaire et financière sans oublier le renforcement des fonds propres des plus grandes banques », le FMI n’observe pas moins quelques faits alarmants.

Et pour notre FMI, il y a 3 facteurs principaux de vulnérabilité répertoriés.

1/ Il y a trop d’argent et à titre d’exemple, il n’y a plus que 2 000 milliards d’obligations de bonne qualité offrant un rendement supérieur à 4 % contre 16 000 milliards avant la crise de 2008.
Cela veut dire qu’il n’y a plus d’actifs rentables sur lesquels placer l’épargne abondante et liée à la création monétaire excessive…

2/ 135 000 milliards de dollars, c’est le montant des dettes publiques, des entreprises non-financières et des ménages des pays du G20, soit un endettement équivalent à environ 235 % du PIB en… moyenne. Ce n’est pas bon.

3/ La finance de l’ombre poursuit sa croissance et en Chine c’est là où ce serait le pire…
La finance de l’ombre chinoise inquiète.

Le meilleur pour la fin : la fin du monde selon le FMI

« Les ministres des Finances du G20 auront droit, vendredi, à un petit exercice d’alerte précoce où le FMI leur présentera son scénario catastrophe. Ce dernier se déroule en deux phases. Jusqu’à 2020, l’économie mondiale et les marchés suivent la tendance actuelle. Les marchés progressent, les taux d’intérêt restent bas, les dettes progressent encore.

« L’intensité du choc est égale à un tiers de celle enregistrée en 2008 »

À partir de 2020, le FMI imagine une hausse rapide des taux d’intérêt, une chute de 15 % des marchés et un recul de 7 % des prix de l’immobilier. En faisant tourner ses modèles économétriques, le résultat montre une production mondiale en chute de 1,7 % en moyenne. ”L’intensité du choc est égale à un tiers de celle enregistrée en 2008”, souligne l’institution. Chacun peut imaginer le désastre si d’aventure les marchés dévissent de manière plus importante. »

Ohhh, mes amis, c’est exquis, que dis-je, divin.

Attendez, je répète, je ne m’en lasse pas.

« Chacun peut imaginer le désastre si d’aventure les marchés dévissent de manière plus importante »…

Donc tout le monde sait bien que le prochain choc ne sera pas égal à un tiers de ce que fut celui de 2008, car la situation n’est pas deux tiers moins grave, mais tous les indicateurs se sont largement empirés.

Le prochain choc sera redoutable, et le système économique, tel qu’il est conçu, ne s’en remettra probablement pas, ce qui ne signifie pas que ce soit la fin du monde en tant que tel, mais bien la fin d’un système économique.

Un autre émergera, et devra d’ailleurs émerger, car tous les paramètres du système actuel sont au rouge.

Ce système est au bout du rouleau, et les premières victimes seront les actifs purement financiers et virtualisés qui s’évaporeront au premier coup de canon.

Celles et ceux qui me lisent régulièrement savent imaginer le “désastre” à venir.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Publié par le 12 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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En cas de crise financière, Les grandes banques américaines « mal préparées à un scénario catastrophe »

La Réserve fédérale et le fonds fédéral de garantie des dépôts bancaires (FDIC) donnent aux cinq banques visées jusqu'au 1er octobre pour revoir leur copie.

En cas de crise financière, cinq des huit plus grandes banques américaines dites too big too fail (Bank of America, Bank of New York Mellon, JPMorgan Chase, State Street , Wells Fargo) , ne disposent pas d’un plan crédible assurant qu’elles pourraient organiser leur démantèlement sans aide publique, ont prévenu mercredi les autorités fédérales du secteur. 

Aucun des plans soumis par les huit plus grandes banques des Etats-Unis n’a reçu d’ évaluation unanimement positive. Le plan de Goldman Sachs a été jugé peu crédible par la FDIC, celui de Morgan Stanley a reçu le même verdict de la Fed et les deux autorités ont relevé des « insuffisances » concernant celui de Citigroup.

Donc les grandes banques n’ont aucun plan pour nous éviter de payer en cas de faillite et bidonnent leur « testament » – et c’est officiel . Bien entendu les TBTF sont too big too fail et personne ne peut ni ne pourra les sauver au vu de la taille de leurs bilans, les leverages qu’elles utilisent, leur exposition aux dérivés, etc . – surtout pas elles mêmes avec un « testament », et donc ce seront encore et toujours les contribuables qui devront les renflouer .

Et comme en plus elles sont toutes interconnectées ça risque d’être trés compliqué lors de la prochaine grande crise.

La loi réformant la finance américaine votée en 2010, la loi Dodd Franck, est elle même bidon et n’oblige les banques à rien . La preuve ? Six ans après la crise mondiale des subprimes, la spéculation « est repartie comme en 40 », comme l’avait déclaré l’ancien traderJérôme Kerviel . Jamais les banques n’ont autant joué votre argent dans leur casinos géants ! 

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Les régulateurs bancaires américains estiment que cinq des huit grands établissements ont mal évalué les conséquences découlant de leur faillite éventuelle. Les banques ont jusqu’au 1er octobre pour proposer un nouveau scénario qui n’imposerait pas une intervention financière de l’État. 

Les régulateurs bancaires américains ne sont pas satisfaits des plans proposés par les plus grands établissements du pays pour liquider leurs actifs en cas de crise financière majeure. La Réserve fédérale et le fonds fédéral de garantie des dépôts bancaires (FDIC) donnent aux cinq banques visées jusqu’au 1er octobre pour revoir leur copie. Il s’agit de JP Morgan Chase, Bank of America, Wells Fargo, State Street et Bank of New York Mellon. Un long processus sans précédent s’en trouve lancé, au terme duquel en théorie ces banques pourraient, faute d’accord, se voir imposer des normes encore plus strictes de liquidité, d’accumulation de fonds propres, voire de limitations à certaines de leurs activités.

L’exercice s’inscrit dans le cadre de la loi réformant la finance américaine votée en 2010. Le texte oblige, entre autres, les banques de taille «systémique» à prouver qu’en cas de faillite, leur liquidation ne va pas nécessiter l’apport de fonds publics. L’objectif explicite du législateur est d’éviter qu’une banque de grande taille, soit considérée comme «trop grande pour faire faillite» (too big to fail) et qu’elle soit de ce fait secourue par le contribuable pour éviter que son démembrement déclenche une réaction en chaîne dramatique pour l’ensemble du monde financier.

Éviter de revivre 2008

En dépit du retour des banques américaines à la profitabilité, le débat fait toujours rage à Washington et partout où les candidats à la Maison-Blanche s’expriment: républicains et démocrates promettent de mettre en place un système qui empêche que les grandes banques en cas de crise tiennent à nouveau le pays en otage comme fin 2008. Le candidat démocrate, Bernie Sanders, va plus loin que les autres en proposant de forcer les grandes banques à se scinder en plusieurs entités afin de limiter leurs pouvoirs et leur poids dans l’économie.

Les dossiers préparés par les grandes banques pour leurs régulateurs dépassent le millier de pages. Ils expliquent comment leurs engagements pourraient être dénoués, comment leurs actifs pourraient être vendus, comment elles pourraient dégager des liquidités, sans faire appel à des garanties de l’État fédéral. Pour cinq grandes banques, ces préparatifs, souvent appelés «dispositions testamentaires», n’ont convaincu ni la Fed, ni le FDIC. En revanche, Citigroup a réussi l’examen. Par ailleurs, la Fed n’a pas été satisfaite du plan de Goldman Sachs, mais le FDIC s’en est contenté. L’inverse s’est produit pour Morgan Stanley. Les établissements retoqués vont devoir dans le même temps travailler avec les mêmes régulateurs sur un autre exercice qui leur est plus familier: celui des «stress tests».

Pratiqué depuis 2009, cet exercice consiste à soumettre les actifs bancaires à des hypothèses extrêmes de crise financière, pour déterminer si les banques disposent des modèles adéquats pour apprécier leur vulnérabilité aux aléas des marchés, anticiper les risques et constituer des provisions suffisantes pour se couvrir d’éventuelles pertes. Les résultats de ces tests seront connus avant le mois d’octobre. Là encore, le régulateur pourrait à cette occasion exiger de meilleurs préparatifs et des niveaux plus élevés de fonds propres pour préserver la solidité individuelle des banques ainsi que celle de l’ensemble du système.

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Publié par le 14 avril 2016 dans économie, général, International

 

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Jacques Attali :  » le monde s’approche d’une grande catastrophe économique. Et personne n’en parle. « 

Hé oui il l’avait annoncé, on l’avait diffusé d’ailleurs . Il y a un mois il a remis ça (papier de mi Août : rare qu’on diffuse des papiers qui datent autant, mais la pertinence est intacte)

 Attali est « un initié » , c’est pourquoi ce qu’il « annonce » est toujours trés important , même si on aime pas ou qu’on est pas d’accord. 

Ça commence à en faire un gros gros paquet, de signes et d’avertissements ! Et pas n’importe lesquels, ni par n’importe qui . Z .

Pour avoir écrit ici le 4 février dernier (voir L’Express N•3318) qu’une nouvelle crise économique mondiale menaçait, et en avoir révélé les signes avant-coureurs, j’ai déclenché d’innombrables ricanements. L’analyse est encore plus vraie aujourd’hui : le monde s’approche d’une grande catastrophe économique. Et personne n’en parle.

Nul ne voit, en particulier, que ce qui se joue en Chine peut entraîner, par contagion, une dépression planétaire si nous n’agissons pas vite, de façon préventive. L’évolution chinoise était prévisible : sa croissance à 10% par an ne pouvait être durable et le ralentissement était inévitable. De plus, la Chine n’est plus compétitive, au cœur d’une Asie dont nombre de pays s’éveillent à leur tour. L’Empire du Milieu n’a pas su, comme l’ont fait les Etats-Unis et le Japon en leur temps, créer des firmes de taille internationale, avec des marques mondiales. La catastrophe de Tianjin aggrave cette menace dans des proportions considérables, paralysant une ville de 15 millions d’habitants, l’un des premiers lieux d’exportation et d’importation du pays, et rappelant, après d’autres événements du même genre, combien ce pays souffre des censures que lui imposent les exigences d’un parti unique.

Les conséquences de cette situation peuvent être désastreuses pour le régime. La récession a, en effet, entraîné une baisse de plus d’un tiers de la valeur de la Bourse, où les 200 millions de membres de la classe moyenne ont investi la moitié de leur épargne, mise en réserve pour financer les frais de santé et d’éducation familiaux, ainsi que leurs retraites, que l’Etat ne couvre pas. De plus, si la croissance continue de ralentir, c’est l’exode rural qui va s’essouffler, réduisant la demande de logements et menant l’immobilier à l’effondrement, ce qui détruira l’autre moitié de l’épargne de la classe moyenne. Et rien n’est plus dangereux, pour tout régime, que de ruiner sa classe moyenne, ossature de tout ordre social.

La manipulation du taux de change ne suffira pas à enrayer cette chute. Au contraire, même, elle peut l’aggraver en mettant la Chine en situation de dépendre du bon vouloir des spéculateurs internationaux, et en incitant d’autres pays à agir sur leur taux de change pour rétablir leur compétitivité.

Au total, la récession chinoise, si elle se confirme, entraînera celle du Brésil, qui provoquera celle des Etats-Unis puis la nôtre. Cette menace, aujourd’hui négligée, sera bientôt d’actualité. Au plus tard lors du G7 d’Istanbul, en septembre, les dirigeants occidentaux devront débattre d’un éventuel plan de relance. Seulement voilà : nos Etats ne disposent plus, comme en 2008, de marges de manœuvre budgétaires, et nos banques centrales n’ont plus la possibilité, comme en 2010, de diminuer leurs taux d’intérêt.

Alors, que reste-t-il pour relancer la croissance ? La solution la plus folle, la plus facile, serait d’imprimer encore plus de billets, comme on le fait déjà aux Etats-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne et dans la zone euro. Cela finirait par ruiner les épargnants, c’est-à-dire les seniors, aujourd’hui grands vainqueurs d’un monde sans enfants, sans pour autant donner du travail et des perspectives de croissance aux plus jeunes.

Nous avons encore tous les moyens d’empêcher un tel scénario et, même, de ne pas se contenter d’une stagnation sans création d’emplois, qui semble pourtant être aujourd’hui la meilleure hypothèse. L’économie mondiale a les possibilités d’une très forte croissance, d’un genre nouveau, à condition de mettre en place des mécanismes de coordination, de réorientation et de surveillance planétaires ; de penser l’économie en fonction de l’intérêt des générations suivantes ; de lutter contre les rentes économiques, financières, sociales et politiques ; et de favoriser les innovations de toutes natures. Cela suppose de l’audace, de la confiance, de la transparence. Toutes choses que les politiques, quels que soient les régimes, détestent par-dessus tout.

j@attali.com

 
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Publié par le 21 septembre 2015 dans général

 

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Le monde sous les eaux en cas de catastrophe lunaire

Changement climatique

Une équipe de chercheurs polonais a modélisé le déluge global qui pourrait survenir si la Lune était percutée par un astéroïde, rapporte le média polonais Twoja pogoda.

Les chercheurs planchaient depuis les années 1960 sur l’hypothèse et ont prouvé qu’au moins 600 000 millions de tonnes d’eau se trouvaient sur l’un des pôles de la Lune, dont la majeure partie sous forme de glace, dans les cratères ou à grande profondeur.

Au cœur de l’été 2013, la Lune a été percutée par un astéroïde de faible taille qui a creusé un nouveau cratère. Si ce corps céleste avait été de plus grande taille, par exemple de 1,5 km de diamètre, la Lune se serait partiellement éclatée en millions de morceaux qui seraient restés en orbite. La glace fondante aurait provoqué une pluie de plusieurs centaines d’années.

Au cours de la première année du déluge global, l’océan mondial augmenterait de 20 mètres. Amsterdam serait la première à se retrouver dans les profondeurs océaniques, après quoi Copenhague, Londres, Singapour, les Maldives, Tokyo et leurs 37 millions d’habitants connaîtraient le même sort.

Les chercheurs ont calculé que l’océan inonderait la Pologne, qu’un an après le début des pluies disparaîtrait Szczecin, Poznan après quatre ans, Varsovie en cinq ans, Cracovie dans douze.

Les Polonais seraient contraints de s’installer dans les montagnes, la station de ski de Zakopane se transformerait en littoral dans 43 ans et le plus haut point de la Pologne disparaîtrait dans 125 ans.

À en juger par la carte dressée par les chercheurs polonais, la région de Kaliningrad serait inondée par la pluie spatiale dès les premiers mois du déluge. La dernière grande ville européenne à se retrouver immergée serait Madrid dans 33 ans, puis dans 112 ans Mexico- l’une des métropoles les plus peuplées de la planète. Et la dernière grande ville du monde — La Pas, capitale de la Bolivie — disparaîtrait de la surface de la planète dans 182 ans.

Dans 320 ans le niveau d’eau recouvrirait l’Everest.

Les chercheurs polonais annoncent qu’au final toute la Terre serait recouverte par l’océan et les paysages seraient magnifiques, mais que les hommes ne pourraient en profiter que s’ils parvenaient à construire une ville flottante, comme dans le film Waterworld.

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Publié par le 19 juin 2015 dans Espace, général, Insolite

 

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Catastrophe humanitaire en Grèce, qui simule des Progrés dans les négociations, et lance des rumeurs pour éviter un Bank Run encore pire !!

Graffiti titré "Mort de l'euro" de l'artiste français Goin à Athènes, le 26 mai.

Graffiti titré « Mort de l’euro » de l’artiste français Goin à Athènes, le 26 mai. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

Accord pas accord, Accord pas accord, Accord pas accord : en fait la Grèce simule comme nous l’apprend Zero Hedge, et ceci afin d’éviter un bank run encore plus dramatique. 

La Grèce simule des Progrés dans les négociation, et lance des rumeurs pour éviter un Bank Run

A présent, les investisseurs sont surtout désensibilisés à propos des rapports contradictoires venant d’Athènes et Bruxelles concernant des « progrès » sur les négociations de la Grèce avec les créanciers. En effet, il est assez rare qu’une journée se passe sans une déclaration officielle grecque « anonyme » qu’un accord est « proche » afin d’avoir quelqu’un de l’autre côté de la table de négociation qui dissipe toute notion que les discussions ne vont pas dans la bonne direction.

Cela dit, la version de mercredi semblait encore plus absurde que d’habitude avec la Grèce indiquant qu’un accord entre Syriza et la troïka était imminent. En fait, le PM Alexis Tsipras a signalé le  message  suivant sur son site officiel:

Comme vous le savez, le gouvernement fonctionne collectivement. Au fil du temps, nous avons établi un processus de prise de décision collaborative. De toute évidence, cependant, la responsabilité ultime incombe au Premier ministre et au Cabinet. Je tiens à dire que nous avons pris de nombreuses mesures et que nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite, nous sommes proches d’un accord. Cet accord sera positif pour l’économie grecque, cet accord permettra de redistribuer les charges [financières] et je crois que, très bientôt, nous serons en mesure de présenter plus d’informations.

 

En outre, je voudrais ajouter une chose: il est évident que durant cette dernière ligne droite, le calme et la détermination sont nécessaires. Nous ne sommes pas seuls, nous avons affaire à trois institutions distinctes, qui ont souvent des opinions contradictoires et surtout, nous sommes aux prises avec nos partenaires -Beaucoup de Pays différents – dont il existe différentes approches, mais aussi au sein de ces pays il y a différents intérêts politiques. En tant que tel,  il peut y avoir de la pression, et il peut y en avoir certains qui cherchent à créer un faux sentiment de danger.

 

Je tiens à rassurer le peuple grec que nous négocions pour obtenir des conditions sûres et stables pour l’économie grecque. Aujourd’hui et demain, les salaires et les pensions seront payés comme ils l’ont été tout ce temps ; pour les quatre derniers mois, certains ont constamment affirmé  , dans une tentative de diffuser des nouvelles alarmistes et fausses, que l’économie grecque était au bord de l’effondrement.

 

Je suis optimiste sur le fait que nous allons bientôt avoir des résultats positifs. Nous avons tous, cependant, besoin de faire la sourde oreille à ceux qui propagent le malheur, les alarmistes. Il n’y a absolument aucun danger pour les salaires et les pensions ou les banques et l’épargne populaire. Et je crois que très bientôt nous serons en mesure de regarder l’avenir avec plus d’optimisme. Cependant, nous avons besoin de sang-froid et de détermination dans cette dernière ligne droite.

Donc, le baratin c’est que la Grèce est «dans la dernière ligne droite », est « proche d’un accord », les employés du secteur public seront «payés comme ils l’ont été tout ce temps », et en dépit des commentaires « alarmistes » déterminés à «répandre malheur », il n’ y a « absolument aucun danger pour les banques et l’épargne populaire « .

Voici ce que l’Allemagne avait à dire à propos de l’idée qu’un accord est imminent:

  • Peu de progrès en VU dans les discussions avec la Grèce selon un officiel du GOUVERNEMENT ALLEMAND
  • Le GOUVERNEMENT ALLEMAND est surpris par les RAPPORTS DE PROGRÈS: OFFICIEL GRECS

Comme pour les banques et les déposants, Kathimerini a rapporté que, selon certaines sources, jusqu’à 300 M € de dépôts ont disparu des banques grecques sur la seule journée de mardi après que le  FinMin Yanis Varoufakis a indiqué que le gouvernement pouvait envisager une taxe spéciale sur les retraits au guichet automatique dans un effort pour encourager à utiliser les cartes de crédit contre ​​le liquide. Pendant ce temps, la BCE a refusé de relever le plafond del’ ELA pour le secteur bancaire grec citant une situation «stable».

 

Ce que tout ce qui précède semble suggérer est que les fonctionnaires grecs tentent maintenant désespérément de convaincre le public que le pays, ses banques et ses citoyens ne plongent pas vers l’abîme économique avec aucun accord en vue alors qu’en fait, la situation se détériore rapidement, et elle est en voie d’atteindre un paroxysme le 5 Juin.

Ce soupçon a été confirmé aujourd’hui. Comme Kathimerini le rapporte , quand le PM Tsipras a été informé par ses collaborateurs qu’il fallait mentir essentiellement afin d’enrayer une panique bancaire terminale.

 Le Premier ministre Alexis Tsipras a déclaré mercredi qu’un accord avec les créanciers était « proche » et les responsables gouvernementaux ont indiqués qu’un accord avait été rédigé, mais les représentants des créanciers du pays ont très clairement indiqués qu’ils ne partagent pas cet optimisme.

 

Dans ses commentaires après une réunion au ministère des Finances, Tsipras a déclaré qu’un accord avec les créanciers était «proche» et que «très bientôt, nous serons en mesure de présenter plus de détails. » Il a souligné la nécessité de « calme et de détermination », notant que la Grèce était sous une pression supplémentaire dans la dernière ligne droite des négociations. Il a également évoqué « des points de vue divergents entre les institutions» et les «pays avec des approches différentes. » Tsipras a ajouté qu’il n’y a « absolument aucun risque pour les salaires et les pensions, ni les dépôts bancaires. »

 

Selon des sources, on a conseillé à Tsipras de faire cette déclaration par ceux craignant que la nervosité ramperait de nouveau dans les marchés et pourraient susciter une nouvelle vague de sorties de dépôts. Tsipras a choisi de faire la déclaration flanqué de son ministre des Finances Yanis Varoufakis qui a souligné le soutien du gouvernement pour ce dernier, qui est sous le feu de ses déclarations confuses sur le contenu d’un accord potentiel.

 

Plus tôt dans la journée, la Banque centrale européenne avait décidé de ne pas relever le plafond des liquidités d’urgence (ELA) à la Grèce. Un fonctionnaire du gouvernement grec a déclaré que la Banque de Grèce n’avait pas demandé d’augmentation de la liquidité d’urgence et que le plafond actuel de € 80,2 milliards est considéré comme adéquat « après une stabilisation des sorties de dépôts. »

Pendant ce temps, la Grèce est en train de réfuter les réfutations des créanciers en jurant qu’elle croit vraiment sa propre rhétorique …

 « Cet optimisme n’est pas seulement des mots, il est basé sur l’expérience des semaines précédentes et des progrès accomplis. »

… Et l’Eurogroupe reste collé à son script aussi …

 « Nous n’en sommes pas encore là. Il ya des questions ouvertes qui doivent être résolues. »

Nous imaginons que ces «questions ouvertes» sont liés à la tentative de Syriza de respecter leurs promesses de campagne dans une tentative inflexible par les créanciers de dicter les résultats politiques en utilisant l’effet de levier financier, et pour le meilleur ou pour le pire, il est probable que les « institutions » réussiront. conclut ZH 

Pendant ce temps on apprend que La Grèce doit à 1,2 milliard de dollars aux laboratoires pharmaceutiques alors que le gouvernement ne peut plus payer les fournitures médicales de base : le pays plonge dans un état de catastrophe humanitaire et sociale :

La Grèce surendettée a accumulé des dettes avec les fabricants de médicaments internationaux et maintenant elle doit a l’industrie plus de 1,1 milliards d’euros (1,2 milliard), a déclaré mercredi l’un des principaux représentant de l’industrie .

Et c’est un autre signe que, peu importe les résultats ressort des discussions tendues entre Syriza et le groupe des créanciers déterminé à utiliser l’effet de levier financier comme un moyen de saper le processus démocratique dans l’UE, des plans d’urgence sont en cours de discussion, non seulement parmi ‘les institutions’ mais parmi les entreprises du secteur privé aussi :

Les fabricants de médicaments internationaux et les fonctionnaires de l’UE sont en train de discuter des options du cas d’un défaut de la Grèce sur sa dette ou si elle quitte la zone euro, ce qui perturberait les importations de biens vitaux, y compris les médicaments.

Mais encore, la Grèce avait annoncé qu’elle ne rembourserait pas e FMI , qu’est ce que ça signifie ?  

Selon ZH :

Les pourparlers entre la Grèce et ses créanciers étaient en plein retard ce mercredi lorsque le FinMin (ministre des finances) du Canada Joe Oliver a lancé une bombe:

 « Aucun paiement grec au FMI équivaudrait à un défaut face au FMI »

Cela semblait évident pour nous, mais dans un monde gouverné par la dette, nous supposons que nous avons tous parfois besoin de se rappeler que de faire défaut sur une de ses obligations constitue un défaut.

A la lumière de cet éclairage de ZH , on peut maintenant lire le papier du MONDE qui se demande : 

Et si la Grèce ne remboursait pas le FMI ?

Et si la Grèce ne remboursait pas les 1,6 milliard d’euros qu’elle doit au Fonds monétaire international (FMI) en juin ? « Tout le monde espère que ce scénario sera évité car nous plongerions dans l’inconnu », commente Michalis Massourakis, chef économiste de la Fédération hellénique des entreprises (SEV)

Mercredi 27 au soir, le ton était à l’optimisme. Une source gouvernementale grecque indiquait qu’Athènes et ses créanciers du groupe de Bruxelles travaillaient à la rédaction d’une ébauche de compromis portant sur la réforme de la TVA, des retraites, la question de la dette et le niveau d’excédent budgétaire que le pays doit cibler.

« Pas de mise en défaut immédiate du pays »

Si ce projet de texte est confirmé jeudi 28 mai, un accord pourrait être signé dès mardi 2 juin – accord qui débloquerait la dernière tranche de 7,2 milliards d’euros du plan de sauvetage européen. La semaine prochaine sera donc décisive. Selon plusieurs sources, la Grèce a encore de quoi payer les 306 millions qu’elle doit rembourser le 5 juin au FMI. Le doute porte en revanche sur les échéances du 12, 16 et 19 juin. « Personne ne sait exactement combien il reste dans les caisses de l’Etat grec, et les points de désaccords entre le gouvernement Tsipras et ses créanciers restent nombreux », rappelle Eric Dor, économiste à l’Iéseg.

Que se passerait-il si, en cas d’échec des négociation, Athènes manquait ces remboursements ? « Cela ne déclencherait pas la mise en défaut immédiate du pays, car le FMI est un créancier à part », explique Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole CIB. Selon les textes de l’institution, le pays retardataire dispose d’un mois avant que le directeur général du FMI, à savoir Christine Lagarde, ne notifie au conseil d’administration le défaut. Le Panama, le Zimbabwe ou encore le Pérou se sont déjà retrouvés dans ce cas.

Entre temps, Athènes pourrait négocier la fusion des remboursements à effectuer en juin en un seul, calé à la fin du mois. De quoi gagner quelques semaines encore. Mardi 26 mai, des dirigeants de la zone euro laissaient entendre qu’une telle option était envisagée.

Situation délicate

Encore faut-il que le FMI donne son aval : le 16 avril, Mme Lagarde a déclaré qu’elle s’opposerait à tout report des remboursements. L’institution n’a en effet pas accordé une telle faveur à un pays depuis des années. « Déroger à la règle pour Athènes mettrait le FMI dans une situation délicate vis-à-vis des pays émergents, hostiles à l’égard de toute mansuétude accordée à la Grèce », analyse M. Dor.

La question la plus sensible reste néanmoins la réaction des autres créanciers du pays. A commencer par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui a prêté en tout 141,8 milliards d’euros à Athènes depuis 2010. Dans le cas où la Grèce ne remboursait pas à temps le FMI, celui-ci peut en théorie exiger le remboursement total ou partiel des prêts déjà accordés, voire annuler les suivants. « C’est une possibilité, mais il est peu probable que le FESF aille jusque-là », commente M. Dor.

La Banque centrale européenne (BCE) serait elle aussi dans une situation délicate. Depuis le 4 février, elle révise toutes les semaines le plafond des liquidités d’urgence (ELA) qu’elle accorde aux banques grecques. Si le FMI déclare la Grèce en défaut, la BCE pourrait considérer que les garanties (les « collatéraux ») que les établissements hellènes lui apportent en échange de ces aides sont désormais de mauvaise qualité. Elle pourrait même, dans le plus extrême et peu probable des scénarios, suspendre les ELA, ce qui condamnerait les banques à l’asphyxie.

Fuite des dépôts

Dans les deux cas, nul doute que les Grecs se précipiteraient aux distributeurs pour retirer du liquide, accélérant la fuite des dépôts. « Le gouvernement serait probablement contraint de mettre en place le contrôle des capitaux, pour limiter l’hémorragie », analyse Holger Schmieding, économiste à la banque Berenberg. En instaurant par exemple des plafonds pour les retraits et virements à l’étranger.

En théorie, défaut et contrôle des capitaux n’entraîneraient pas automatiquement une sortie de la zone euro, le « Grexit ». Seulement, pour pouvoir continuer à payer les fonctionnaires, l’Etat ou les municipalités pourraient être tentés d’imprimer des bons, comme l’a fait l’Argentine en 2002 après son défaut. L’utilisation des bons y avait alors été progressivement élargie et autorisées dans les commerces, jusqu’à devenir une monnaie parallèle. Un tel scénario en Grèce serait, de fait, une forme de Grexit.

 

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-28/greece-feigned-deal-progress-launched-rumors-avert-bank-run – resistanceauthentique – http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/28/et-si-la-grece-ne-remboursait-pas-le-fmi_4642073_3234.html#sZdbp5ezCPgSLLb5.9 – http://www.zerohedge.com/news/2015-05-27/greece-owes-12-billion-drugmakers-government-can-no-longer-afford-basic-medical-supp

 

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L’avertissement de Stephen S. Roach: « La Federal Reserve US nous conduit vers une nouvelle catastrophe… »

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Un énième « avertissement » d’un initié , ex dirigeant de la banque Morgan Stanley et professeur d’économie à Yale …. : il va bien arriver cet effondrement que tout le monde attend !  Z .

Stephen S. Roach, jusqu’il y a quelques temps l’un des principaux dirigeants de la banque Morgan Stanley et actuellement professeur d’économie à Yale (donc une personne informée sachant de quoi elle parle), vient de publier un article (ayant fait du « bruit ») expliquant pourquoi la Federal Reserve US et les autres banques centrales, en poursuivant encore et toujours leurs politiques monétaires keynésiennes ultra laxistes, consistant à noyer les marchés financiers de liquidités massives créées ex nihilo via l’augmentation exponentielle de leurs bilans pourris (au moyen du Quantitative Easing entre autres) et la fixation de leurs taux d’intérêt à court terme à zéro voire négatifs, ayant pour effet d’entretenir la sur-évaluation artificielle des marchés boursiers et non pas de faire repartir la croissance économique mondiale, conduisent les USA et le reste du monde à une nouvelle catastrophe du même type que la crise de 2008-2009, peut-être même en pire. Et qu’il est impératif: 1/ qu’elles cessent tout « financial engineering » (comprenez centralisme monétaire) en revenant à des pratiques de neutralité, de façon à laisser lesdits marchés boursiers trouver leur propre équilibre, et 2/ qu’elles se dotent de nouveaux instruments de stabilisation des monnaies leur permettant de faire face à l’inévitable prochaine crise monétaire et boursière qu’elles sont en train de provoquer.

Ce genre d’avertissement, pour juste qu’il soit et quelle que soit la crédibilité de son auteur, ne sert hélas à rien: parce que les banquiers centraux, soutenus par le tout puissant lobby des plus grandes banques privées « too big to fail », ne reviendront pas à la raison tant que les principaux Etats (c’est-à-dire les grands dirigeants politiques) ne s’entendront pas entre eux pour réorganiser les Systèmes monétaire et commercial internationaux, via le retour à un étalon monétaire stable commun (comme a pu l’être l’étalon-or jadis) mettant fin aux taux de change anarchiques qui permettent les dévaluations « compétitives » (pratiques destructrices des « grands équilibres ») et à une limitation du libre-échange intégral mondialisé (devenu contre-productif parce que paupérisant la grande masse des populations). Comme on en est très loin, puisque l’hégémonie du dollar US s’est installée sur les décombres de ses monnaies concurrentes, dont les émetteurs (Banque du Japon, BCE, Banque d’Angleterre, BNS, etc.) veulent systématiquement casser la valeur afin de gagner, via leur dévaluation, la compétitivité économique et commerciale maximale qu’ils ont perdue ou sont en train de perdre, c’est vers une exaspération de la crise que l’on va, sans savoir exactement quand elle explosera.

Parce que la stabilité de la monnaie est essentielle au développement d’une économie de marché ouverte, la grande erreur du XXe siècle a été de croire qu’en conférant tout le pouvoir monétaire à des banques centrales supposées indépendantes et compétentes (à la place des systèmes non discrétionnaires de jadis à tort jugés trop rigides), on améliorerait les performances du libéralisme économique. Alors que, en faisant cela, on a tué le vrai libéralisme, lequel présuppose un ensemble de règles cohérentes et non pas l’anarchie. Etant donné que lesdites banques centrales se sont révélées être des institutions monopolistiques ultra dirigistes, se livrant à la répression financière, conduites par une pseudo-élite non contrôlée par « les représentations nationales » élues, donc sans respect des principes démocratiques, au service des intérêts immédiats d’une toute petite caste de spéculateurs insatiables ayant perdu tout sens de la mesure. C’est, incidemment, en cela que la construction européenne actuelle est condamnée s’il n’est pas mis fin à l’euro parce que, plus que partout ailleurs dans le monde, elle a été bâtie autour d’une banque centrale supposée indépendante gérant une monnaie unique ne convenant à plus aucun de ses États-membres, dont les décisions arbitraires, d’ailleurs généralement contraires à ses propres statuts comme aux traités européens interdisant le financement des Etats par l’institut d’émission, sont en totale contradiction avec tout le processus politique démocratique dont se revendique abusivement l’UE. A noter que le prochain traité de libre-échange transatlantique que les USA s’apprêtent à imposer à l’UE ne va pas non plus dans le bon sens pour les Européens.

Notre conviction de base pour 2015: c’est que le dollar US Index (ce qui est à long terme conforme aux intérêts vitaux du « complexe militaro-industriel » et bancaire US, dont, incidemment, le président Dwight Eisenhower en quittant la Maison Blanche avait exposé le caractère destructeur pour la démocratie US)devrait encore nettement monter, ce qui pourrait faire chuter plus encore les prix de l’or et des principales matières premières. Voir dans le lien ci-dessous les graphiques de Rambus Chartology qui sont explicites à cet égard et celui de l’euro/dollar US publié le 23 décembre 2014 par StockCharts.com.

Important – Prévisions USD et Or:

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http://www.bloomberg.com/news/2014-12-23/cheaper-oil-putting-gold-out-of-job-as-an-inflation-hedge.html

Et si l’euro/dollar US en 2015 chutait à parité?

 

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Cependant, la croissance économique US, dont la plupart des analystes (désinformés par des statistiques faussées comme la récente hausse du PIB de 5% au 3éme trimestre 2014, qui n’était due qu’à la hausse des dépenses de santé et militaires improductives) célèbrent à tort le retour, se dégrade et devrait continuer dans ce même sens.

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-23/here-reason-surge-q3-gdp

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Outre la double chute de la vitesse de la circulation de la monnaie et du multiplicateur de crédit qui sont à leurs plus bas niveaux aux USA depuis la présidence Nixon…, l’aplatissement de la courbe des taux d’intérêt se poursuit, ces trois indicateurs étant les plus significatifs pour confirmer la déflation actuelle et même prévoir l’imminence d’une dépression économique.

Très important – l’aplatissement de la courbe des taux d’intérêt signale historiquement une possible dépression:

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-24/us-yield-curve-collapses-65-year-lows

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De telle sorte que les obligations d’Etat US, qui en 2014 ont permis de GAGNER TROIS FOIS PLUS que les actions US, devraient, après leur pose actuelle et même une correction temporaire à la baisse (il faut bien que les marchés respirent), reprendre leur progression haussière en 2015 au fur et à mesure que les taux d’intérêt à moyen et long terme continueront de baisser un peu partout dans le monde et/ou que les banques centrales européenne, japonaise et autres, poursuivront leurs dangereuses expérimentations monétaires (inédites dans l’histoire, donc ne permettant pas de prévoir si elles se termineront par la déflation structurelle puis, finalement dans plusieurs années, par le retour de l’inflation). 

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-23/bonds-triple-dow-gains-year

https://confoundedinterest.wordpress.com/2014/12/29/german-2y-yield-crashes-to-10-basis-points-9-european-countries-have-negative-2y-sovereign-yields/

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-25/japanese-10y-yield-drops-record-low-2s-sell-subzero-after-boj-indirectly-buys-record

Comme le remarquait récemment Ambrose Evans-Pritchard: « The world’s financial System is on a dollar standard, not a euro standard. Global loans are in dollars. The US Treasury Bond is the benchmarks for global credit markets, not the German Bund. Contracts and derivatives are priced off dollar instruments », ce qui explique que le vrai Bull Market mondial depuis des années, qui a permis de gagner de l’argent avec une impressionnante constance et régularité au moindre risque, c’est celui des US T. Bonds (raison pour laquelle on doit en avoir quasi constamment dans les portefeuilles) et non pas celui des autres obligations d’Etat, des actions ou de l’or:

http://www.bloomberg.com/news/2014-12-22/the-6-3-trillion-bidding-frenzy-that-vanquished-treasury-bears.html

BULL MARKET des obligations d’Etat US (TLT).

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On peut aussi penser qu’en 2015 les marchés d’actions émergents et des pays producteurs de matières premières continueront de se dégrader, mais que les marchés d’actions européens (qui ont fait du sur-place en 2014) pourraient remonter, en dépit de la récession qui frappe la zone euro et de l’épuisement géopolitique de la construction européenne (la Grèce et le Royaume-Uni devraient finalement en sortir ou en renégocier leur appartenance courant 2015), à la condition « sine qua non » que la BCE se lance dans un vrai Quantitative Easing massif à l’américaine ou à la japonaise en les inondant de liquidités, ce qui n’est pas encore certain tant l’opposition allemande à cet égard est grande. Autrement dit, le seul moyen de stabiliser voire de faire monter les actions européennes c’est de faire baisser l’euro.

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Chute probable des prix du pétrole WTI en direction des 35 / 38 USD le baril. Obama, agissant de façon irresponsable, s’est entendu avec l’Arabie saoudite pour faire chuter les prix du pétrole et ainsi infliger à la Russie d’immenses dommages économiques dont il se réjouit maintenant, sans considérer que l’industrie pétrolière US qui ne serait plus rentable en cas d’effondrement des prix du pétrole risquait elle aussi d’en pâtir, le problème étant que l’Arabie en profite maintenant pour couler la production de pétrole de schiste US, sans parler des dommages causés à la plupart des autres pays producteurs qui seront bien plus grands que les bénéfices à attendre pour les consommateurs de la chute des prix de l’énergie… Ni du risque de chute des prix des actions, immobilier de luxe et œuvres d’art, suite à un asséchement soudain des pétrodollars qui s’y investissaient jusqu’ici…

Bonne analyse:

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http://uk.businessinsider.com/saudi-arabias-political-play-in-oil-2014-12

http://uk.businessinsider.com/saudi-oil-minister-hints-russia-doesnt-deserve-market-share-2014-12

 

 

 

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Incertitudes européennes majeures:

Bonne analyse:

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141226trib7923a98d5/bce-pourquoi-le-programme-de-jackson-hole-a-fait-pschitt.html#xtor=AL-13

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http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141228trib4963ac9df/la-bundesbank-reste-hostile-au-projet-de-rachat-de-dette-souveraine.html#xtor=AL-13

http://finance.yahoo.com/news/cheap-money-shouldnt-stop-reform-235205863.html

https://www.tradingfloor.com/posts/draghi-quits-ecb-outrageous-predictions-for-2015-2769326

Pour ce qui concerne les marchés d’actions japonais et chinois, qui sont plutôt chers mais encore assez loin de leurs plus hauts historiques, n’avons pas d’avis parce que les économies de ces pays s’affaiblissent encore (ce qui illustre l’effondrement de la relance keynésienne contre-productive qu’elles ont mise en place) et que leurs spécialistes sont très divisés quant à leur évolution possible prochaine.

 

https://confoundedinterest.wordpress.com/2014/12/26/godzilla-attacks-japans-real-cash-earnings-plunge-4-3-yoy-industrial-production-sinks-3-8-vehicle-production-dives-12-2/

http://blogs.wsj.com/japanrealtime/2014/12/29/tokyo-stock-bubble-revisiting-the-wsjs-1990-market-outlook/?mod=WSJ_LatestHeadlines

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-27/keynesian-end-game-crystalizes-japan%E2%80%99s-monetary-madness

Quant aux actions US très sur-évaluées, elles sont devenues selon nous IMPRÉVISIBLES (la cassure de la résistance vers 18.000 sur le DJIA les ayant propulsées dans un territoire inconnu, les graphiques n’ont donc plus aucune utilité et les séries statistiques non plus, ce qui revient à naviguer sans boussole).

http://www.marketwatch.com/story/3-reasons-to-give-up-your-search-for-stock-market-predictors-2014-12-29

Mais  il est possible qu’elles continuent encore quelques temps sur leur lancée actuelle à la hausse. Dans la mesure où la progression du dollar US (à la condition qu’elle ne soit pas trop rapide), les injections de liquidités mais aussi les achats de titres de la part de la Federal Reserve, des autres banques centrales et des grandes entreprises elles-mêmes (qui en outre ne payent presque plus d’impôts, d’où l’importance des réserves en cash de certaines d’entre-elles), comme lapoursuite d’une politique de non relèvement des taux courts par ladite Federal Reserve qui devrait rester immobile à cet égard en 2015, apparemment les soutiennent.

La composition du FOMC de la Fed va changer dans un sens plus laxiste:

http://uk.businessinsider.com/fomc-hawks-vs-doves-in-2015-2014-12?r=US

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Les actions US baissent par rapport aux obligations US depuis fin 2013 – début 2014 et cette tendance devrait continuer puis s’accélérer en 2015:

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Les actions US corrigeront à la baisse probablement violemment à un certain moment en 2015, surtout si les obligations d’État US deviennent de plus en plus rémunératrices (du fait des gains en capital qu’elles permettent), mais le timing dudit retournement et son ampleur ne sont pas à l’heure actuelle prévisibles. 

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-26/stocks-have-never-been-more-expensive-based-long-term-growth-forecasts

Les grandes sociétés US continuent de racheter leurs propres actions pour des montants ahurissants:

http://www.marketwatch.com/story/apple-spent-56-billion-on-buybacks-in-2014-2014-12-19

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http://www.newsmax.com/Finance/stock-market-share-prices-economy-oil/2014/12/23/id/614717/

Mais à terme de quelques mois, les facteurs démographiques devraient faire durablement rechuter les actions:

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http://www.frbsf.org/economic-research/publications/economic-letter/2014/december/baby-boomers-retirement-stocks-aging/

Compte tenu des incertitudes lourdes de janvier 2015 quant aux décisions à prendre par la BCE, nous restons pour le moment surtout investis en cash, en quasi totalité en dollars US, sans reprendre encore de positions longues sur les obligations d’État US tant que les taux US à 10 ans ne casseront pas à la baisse vers les 2% ou bien qu’ils ne remonteront pas vers les 2,40%, et arbitrés sur les actions US (nos positions ETF shorts plutôt limitées ayant été couvertes sur la double cassure des 18.000 sur le DJIA à la hausse via l’achat de SSO -ProShares ultra S+P 500- jusqu’à ce que l’évolution de ce marché s’éclaircisse), également sans position sur les métaux précieux ou autre matière première. Attendre et voir, c’est ce qu’il nous semble raisonnable de faire actuellement.

Prochain commentaire le 9 janvier 2015

Excellente année 2015 à tous.

http://www.forum-monetaire.com/

 
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Publié par le 8 janvier 2015 dans économie, général, International

 

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Conférence du Capitaine Paul Watson sur la catastrophe Environnementale et l’effondrement de la biodiversité – Les enfants de demain

Environnement et biodiversité

La vie à l’intérieur du Hameau des Buis, écovillage fondé par Sophie Rabhi, fille de pierre Rabhi.
 
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Publié par le 16 décembre 2014 dans Climat - Environnement, général, Sciences, société

 

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