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Les banques centrales ont crée une énorme bulle qui s’apprête à éclater

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Où sont partis tous les dollars ?
Tant de temps est passé
Où sont partis tous les dollars ?
Il y a si longtemps
Où sont partis tous les dollars ?
Uncle Sam les a tous dépensé
Quand va-t-il enfin apprendre ?
Quand va-t-il enfin apprendre ?

Lorsque Pete Seeger a écrit la célèbre chanson « Where have all the dollars flowers gone » en 1955, il ne savait pas que la dette totale des États-Unis, qui s’élevait alors à quelques centaines de milliards de dollars, atteindrait environ 70 000 milliards $, 63 ans plus tard.

Seeger était auteur-compositeur-interprète et son héritage durera beaucoup plus longtemps que celui de Nixon, Greenspan, Bernanke et de tous ceux qui ont contribué à cette croissance massive du crédit et à la destruction du dollar. Alors que la chanson de Seeger – un chef d’oeuvre – existera encore dans 50-100 ans, tous les opportunistes qui ont détruit l’économie américaine, et donc l’économie mondiale, seront bientôt oubliés.

Il est incroyable de voir autant de médiocrité ou même d’incompétence dans la gestion du système financier. Les banques centrales et leurs dirigeants ont crée une énorme bulle qui s’apprête à éclater. Ils ont donné au monde l’impression d’avoir sauver l’économie mondiale, alors qu’en fait, ils ont créé un monstre. Les dirigeants de banque centrale qui ont réussi à prendre leur retraite avant l’éclatement peuvent s’estimer heureux. Ceux actuellement en place risquent de ne pas avoir cette chance.

QE A ÉCHOUÉ ET QT ÉCHOUERA

Les dirigeants ne cessent de faire grandir le monstre en imprimant toujours plus. Ils font de la pure « impression monétaire » (Money Printing ou MP). Mais ils appellent cela « assouplissement quantitatif » (Quantitative Easing ou QE). Un nom ridicule pour cacher leurs propres insuffisances et tromper les gens. Personne ne comprend ce que signifie « assouplissement quantitatif », et c’est bien sûr délibéré. Induire le peuple en erreur en lui faisant croire que ce tours de passe-passe est une formule alchimique qui crée la prospérité éternelle.

Les dirigeants de banque centrale sont tellement persuadés de contrôler la situation qu’ils transforment l’assouplissement quantitatif (QE) en resserrement quantitatif (QT – Quantitative Tightening). Le QE n’a pas fonctionné et a transformé un système financier fragile en plus grosse bulle de l’histoire. Même les taux d’intérêt nuls ou négatifs, combinés à l’impression monétaire massive (MP), n’ont pas permis de générer une croissance du PIB réel (mesuré avec l’inflation réelle). De plus, plusieurs dollars/euros/livres d’expansion du crédit sont nécessaires pour créer un seul dollars/euros/livres de croissance du PIB.

Alors que QE a été un échec, comment peut-on penser que QT fonctionnera ? Cela revient à enlever le bol de punch à un alcoolique, qui mourra à cause de la boisson ou du manque. C’est la même chose pour l’économie mondiale. Elle s’effondrera avec plus de QE ou avec le QT. Donc QE / QT = TE (THE END – LA FIN).

UNE BULLE DE 240 000 MILLIARDS $ ET UN BALLON DE 2,5 QUADRILLIONS $

« Quand va-t-il enfin apprendre ? » qu’on ne crée aucune prospérité en imprimant de l’argent. N’oubliez pas que la création monétaire ne concerne pas uniquement les banques centrales. Cela désigne aussi l’expansion du crédit par les banques, les sociétés de cartes de crédit et de financement, etc. Toutes ces institutions prêtent 10 à 50 fois le dépôt ou le capital qu’elles reçoivent.

La meilleure façon de retenir une leçon est de l’apparendre « à la dure ». Dans le cas de l’économie mondiale, cela se traduirait par l’explosion de la gigantesque bulle. Comme beaucoup de bulles, celle-ci ne contient que de l’air chaud. Ainsi, ce monstre de 2,5 quadrillions $ ne contient que des fausses promesses qui disparaîtront lors de l’éclatement, comme la dette, les passifs non capitalisés et les produits dérivés. Ces promesses ne sont pas seulement des mots, mais aussi 2,5 quadrillions $ d’engagements monétaires ou de reconnaissances de dette. Pour éviter l’effondrement, les banques centrales ont dû constamment gonfler le ballon. Donc, de plus en plus de dettes pour remplir la bulle avec des actifs gonflés, et encore plus de paroles en l’air des banquiers et des politiciens pour rendre tout cela plausible.

L’explosion de la dette n’est pas seulement une maladie américaine. Il s’agit d’un phénomène mondial qui a touché la plupart des pays ayant une banque centrale capable d’imprimer de la monnaie.

Il suffit de regarder le graphique ci-dessous pour voir que la dette mondiale a triplé depuis 1999, en passant de 80 000 milliards $ à 240 000 milliards $ aujourd’hui.

 

 

DETTE MONDIALE ET BULLE DES ACTIFS

Lorsque la dette mondiale et la bulle des actifs éclateront, le monde découvrira qu’il n’y avait rien à l’intérieur. Évidemment, il y a aussi des actifs réels et de la véritable richesse. Le problème est que lorsque la bulle éclatera, toute la dette implosera, car personne ne pourra la rembourser, et avec elle, beaucoup d’actifs perdront leur valeur.

La question est de savoir si les actions, les obligations, l’immobilier et les autres actifs chuteront de 75% ou 95%. À mon avis, la plus grosse bulle de l’histoire provoquera la plus grande catastrophe financière jamais connue. MP (QE) n’aura aucun effet, sauf de provoquer une hyperinflation temporaire. Beaucoup d’actifs vont perdre toute leur valeur, comme l’argent en banque, les sociétés fortement endettées, comme Tesla, et bien d’autres. Certains biens précieux pourront être achetés pour quelques centimes.

LA CHINE A ACCUMULÉ 16 000 TONNES D’OR DEPUIS 2007

Aucune monnaie fiduciaire n’a traversé l’histoire. Elles aparaissent et disparaissent. L’or a un pouvoir d’achat stable depuis 5 000 ans et c’est la seule monnaie à avoir survécu. C’est pourquoi les pays qui comprennent l’importance de l’or physique continuent d’en accumuler, comme la Russie, la Chine et l’Inde. Dans le même temps, le reste du monde a investi moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux dans l’or physique.

Il suffit de regarder la Chine dans le tableau ci-dessous. 140 tonnes supplémentaires ont été achetées au mois de juin, ce qui porte le total des achats à 16 000 tonnes ou 650 milliards $, dont la quasi-totalité ont été effectués depuis 2007.

 

 

LE MARCHÉ PAPIER DE L’OR ET L’ARGENT VA S’EFFONDRER

Lorsque l’énorme bulle éclatera, le marché papier de l’or et de l’argent en fera autant. La taille du marché papier est au moins 100 fois plus grande que le marché physique. L’essor de ce marché est étroitement lié à la manipulation des métaux précieux par les banques centrales, la BRI et les banques d’investissement. Lorsque le marché papier éclatera, il n’y aura plus d’or (ou d’argent) disponible, et ce, à n’importe quel prix. C’est à ce moment-là que les prix pourraient passer de 1 250 $ à 10 000 $ ou 100 000 $ en très peu de temps.Cela peut sembler totalement irréel et sensationnel, mais ce sera la conséquence de l’éclatement de l’enorme bulle et de la course pour sortir des marchés.

La plupart des gens croient que le statu quo peut durer indéfiniment et que les banques centrales continueront leur jeu ridicule qui consiste à prétendre que l’air est de l’argent réel et peut créer de la richesse.

Il y a un vrai risque que le système ne survive pas sous sa forme actuelle, et que la plupart des actifs perdent une grande partie de leur valeur. Les investisseurs devraient sérieusement envisager d’assurer leur patrimoine.

LE PLUS IMPORTANT MARCHÉ BAISSIER DE L’HISTOIRE EST IMMINENT

La prochaine baisse des marchés financiers devrait débuter plus tard en 2018 ou au début de 2019. Il ne s’agira pas d’une baisse ordinaire ou d’une correction normale. Ce sera le début du plus important marché baissier de l’histoire. Cette fois, les banques centrales et les gouvernements échoueront dans leurs tentatives de sauver le système. Ils vont certainement imprimer beaucoup d’argent et essayer d’abaisser les taux d’intérêt. Mais lorsque les marchés obligataires s’effondreront, les taux vont monter rapidement. Cela signifie que les obligations et les actions vont chuter avec la plupart des actifs.

La seule véritable assurance contre ce qui se profile est l’or physique et un peu d’argent, détenu en dehors du système bancaire. Il n’y a aucune raison valable de ne pas détenir des métaux précieux pour se protéger contre les risques du système financier. La question est de savoir si vous devez mettre 10% de votre épargne dans l’or, ou plus de 50%, comme le font certains de nos clients. À mon avis, c’est le moment d’être complètement couvert. Libre à chacun de décider ce que signifie une protection complète. Mais n’oubliez pas que, cette fois-ci, être sous-assurer pourrait vous coûter cher.

Le récent déclin des métaux précieux est la fin d’une correction de plusieurs années. C’est la dernière occasion d’acheter de l’or et de l’argent à des prix aussi intéressants.

Espérons que personne ne se demandera quand il sera trop tard : « Quand va-t-il enfin apprendre ? »

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Publié par le 1 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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A quand l’éclatement de la prochaine bulle mondiale et de la zone euro ?

La zone euro sur la sellette

Bridgewater, le plus gros hedge fund (fonds d’investissement — gère 160 Mds $ d’actifs) du monde a misé 22 Md $ contre la zone euro : les positions à la baisse (« vendeuses  ») du fonds prouvent qu’il parie contre de nombreuses entreprises européennes (Airbus), allemandes (Siemens, Deutsche Bank) françaises (Total, BNP Paribas) et italiennes (Intesa Sanpaolo, Enel et Eni), entre autres. La société n’est pas connue pour s’attaquer à des entreprises en particulier, mais plutôt pour parier sur la santé de l’économie en général.

Depuis 2011, 4 000 Mds € ont été injectés dans la zone euro (c’est-à-dire au sein des banques commerciales) par la Banque Centrale Européenne (BCE), ce qui représente plus d’un tiers du PIB de la zone. La majorité de cette monnaie se situe principalement en Allemagne et au Luxembourg, pays qui, vous en conviendrez, ne sont pas les plus en difficulté de la zone. Plus grave, une grande partie de ces liquidités n’ont pas financé l’économie réelle par le biais du crédit aux particuliers et aux entreprises. À la place, les banques commerciales ont épargné 2 000 Mds € de cet argent frais sur leur compte à la BCE jusqu’à fin 2017 (contre 300 Mds € début 2011) pour « respecter leur ratio de liquidité » (avoir suffisamment de dépôt en cas de crise de monnaie liquide). Comme aux États-Unis, l’assouplissement quantitatif a permis à la banque centrale de renflouer les banques privées en rachetant leurs créances. Autrement dit, les dettes du secteur privé sont payées par le contribuable sans aucun retour sur investissement. Parallèlement, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a lancé un appel en faveur de moins de régulation et plus de fusions-acquisitions bancaires dans l’UE, en prenant pour modèle… le secteur bancaire US.

La BCE prévient aussi que la zone euro risque carrément d’éclater à la prochaine crise si elle n’est pas renforcée. Autrement dit les États membres doivent d’ici là réformer leur économie, dégager des marges budgétaires et intégrer les marchés et les services à l’échelle de la zone pour mieux absorber les pertes potentielles sans faire appel aux contribuables. Un instrument fiscal comme un budget de la zone euro contrôlé par un ministre des finances européen, comme le défend le président Emmanuel Macron, aiderait également à faire face à un choc économique majeur qui semble inévitable. Autant dire que cela s’avère problématique au vu du peu de consensus sur le sujet et notamment une frilosité allemande. La Banque centrale européenne a émis l’idée fin 2017, prévue de longue date par les économistes sérieux, d’abolir la limite de 100 000 € garantis en cas d’opération de sauvetage ou de faillite bancaire (Faits & Document n° 443, 15/11/17–15/12/17 p.8 et 9).

La Bundesbank juge également que l’économie allemande est plus fragile qu’il n’y parait, avec des prix immobiliers survalorisés de 15 % à 30 % et des banques parmi les moins rentables du continent avec un rendement des actifs parmi les plus bas et un ratio coût/bénéfice parmi les plus élevés de la zone euro (74,9 %). En lien, le rapport confidentiel gouvernemental allemand Prospective stratégique 2040 a été révélé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel  : le Ministère fédéral allemand de la Défense a officiellement entériné la possibilité d’un effondrement de l’UE.

Fin 2017, le solde Target 2 de l’Allemagne a dépassé les +900 Mds €, un record depuis la création de l’euro. Ce terme de Target 2 traduit, entre autres, l’état des balances des paiements courants intra-zone euro, et donc dans notre cas, le solde de la balance de l’Allemagne sur les autres pays membres. Si la France est presque à l’équilibre, le solde négatif de l’Italie avoisine les -450 Mds € et celui de l’Espagne les -400 Mds €. La classe politico-financière germanique est très inquiète des capacités du bilan de la Bundesbank à absorber les créances (douteuses) des autres banques centrales des pays du sud de l’Europe.

Le parti politique Union Populaire Républicaine a traduit un article du journal allemand Die Welt (15/03/18) traitant d’une récente conférence à Berlin, réunissant plusieurs économistes allemands célèbres. Le thème de la conférence annonce la couleur : « L’euro peut-il vraiment survivre et, sinon, que va-t-il se passer ? ». C’est la viabilité de la monnaie unique et l’asymétrie des soldes Targets qui y ont été questionnées. M. Fuest, n°1 du prestigieux institut d’études économiques Institut für Wirtschaftsforschung (IFO), y a plaidé pour l’introduction d’une clause de sortie de la monnaie euro. Hans-Werner Sinn, ancien patron de l’IFO a y notamment déclaré : « Je ne sais pas si l’euro va tenir dans la durée, mais son système de fonctionnement est condamné. »

Les conséquences inéluctables de l’économie financiarisée

C’est la seconde fois en un siècle que l’indice de Shiller (qui analyse les probabilités de bulles financières) dépasse son record : la dernière fois qu’un tel niveau d’euphorie boursière avait été atteint, c’était juste avant le krach de 1929, soit la plus grande crise économique du XXe siècle. Des points communs avec l’avant-crise de 2008 sont également à signaler. La Banque des règlements internationaux (« la banque centrale des banques centrales »), la Banque d’Angleterre et le célèbre gestionnaire de fonds Neil Woodford relèvent des signaux économiques inquiétants dans le monde : surchauffe des marchés financiers, dette des consommateurs et des devises et actifs financiers surévalués. Tandis qu’une énième étude prouve que les inégalités socio-économiques et la concentration des capitaux se sont accrues dans le monde entier ou presque depuis plus de 30 ans, selon un rapport du World Wealth and Income Database (travail collectif de plus d’une centaine de chercheurs).

Suite à la chute récente et vertigineuse du dollar (une baisse comme on n’en avait pas constaté depuis 2003), les banquiers centraux auront besoin de désigner un responsable pour se dédouaner en cas d’éclatement de bulle, qui serait concevable à court terme. Certains analystes postulent même que la Réserve fédérale des États- Unis a désormais son excuse pour augmenter ses taux d’intérêt rapidement maintenant que le dollar chute, pour que cette bulle explose rapidement sous l’administration Trump. En 2018, le cours du dollar a perdu 4 % de sa valeur par rapport aux six principales devises mondiales et la tendance continue. Le FMI avait d’ailleurs assuré au dernier Forum économique mondiale (ou forum de Davos), que la prochaine crise frappera plus fort et plus tôt que prévu. De même que l’augmentation importante de la cotation de l’or ne laisse présager rien de bon pour l’économie internationale.

Patrick Artus, économiste directeur de la recherche et des études de Natixis, montre dans une récente étude que les économies développées de l’OCDE sont entrées dans la dynamique finale décrite par Karl Marx. La baisse du rendement du capital s’accroît (les investissements rapportent de moins en moins) et les baisses de salaires pour compenser le phénomène commencent à s’essouffler. Les opérations spéculatives (rachat d’actions, spéculations immobilière et financière, achats d’actifs risqués, bitcoins, etc.) explosent, car la productivité réelle ne suffit plus. Les prochaines étapes se résumeront donc en une hausse des inégalités de revenu et une énorme crise financière, selon Artus et Marx.

Franck Pengam, Avril 2018.

www.geopolitique-profonde.com

Source : Agoravox

 
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Publié par le 20 avril 2018 dans économie, général, International

 

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Bitcoin dépasse la « tulipomanie » et devient la plus grosse bulle de l’histoire

Bon ça va on a compris que c’était une bulle, mais c’est vrai qu’elle est énorme celle ci . En attendant si ils sortent assez tôt, ceux qui y ont cru encore pas plus tard que début 2017 font une énorme marge ! Et croyez moi ça fait pas de mal !! Comme je le disais hier, les bulles sont d’immenses occaz’ quand on entre et on sort au bon moment . La bulle du BTC n’en est peut être qu’au début c’est ça le pire ! Qui sait ?? Z .

Il y a un mois, un graphique de Convoy Investments a fait le buzz car il montrait que le bitcoin était juste derrière la fameuse « tulipomanie » du 17ème siècle dans le classement des plus célèbres bulles d’actifs de l’histoire.

 

Un mois plus tard, le prix du bitcoin a explosé encore plus haut. Il est temps de se poser pour voir où le bitcoin se situe dans la course à la plus grosse de l’histoire, et s’il a finalement dépassé la « tulipomanie ».

Howard Wang et Robert Wu, deux anciens analystes de Bridgewater qui composent Convoy, ont donné la réponse en publiant une mise à jour de leur graphique. Dans un nouveau commentaire, Wang écrit que le prix du bitcoin a plus que doublé depuis la dernière mise à jour, et que « son prix a été multiplié par 17 cette année, par 64 au cours des trois dernières années et a dépassé la hausse de la tulipe néerlandaise au cours de la même période. »

C’est une réalité : le bitcoin est devenu officiellement la plus grande bulle de l’histoire de la finance, après avoir surpassé la « tulipomanie » de 1634-1637.

 

 

Le pionnier des cryptomonnaies, Mike Novogratz, a eu raison une fois de plus lorsqu’il a déclaré : « C’est une bulle et il y a beaucoup de mousse. Ce sera la plus grosse bulle de notre vie. » Ce qui, bien sûr, ne l’empêche pas d’y investir des centaines de millions de dollars. Tout en admettant que les cryptos sont la plus grosse bulle de tous les temps, « Novo » s’attend également à ce que le bitcoin atteigne 40 000 $.

« Le bitcoin pourrait être à 40 000 $ à la fin de 2018. Il pourrait y parvenir facilement, » a déclaré Novogratz lundi sur CNBC« L’ethereum, qui vient de toucher les 500 $ ou qui s’en approche, pourrait également tripler. »

Voici quelques observations supplémentaires de Wang :

« J’évoque ici un des principaux moteurs des bulles : Lorsque nous observons une hausse spectaculaire des prix des actifs, il y a souvent une lutte interne entre les deux types d’investisseurs qui sommeillent en nous. Le premier est l’investisseur axé sur la valeur, « cet investissement devient-il trop cher ? » Le deuxième est l’investisseur momentum, « suis-je en train de manquer une tendance ? » Je crois que l’équilibre de ces deux approches, tant en nous qu’à l’intérieur d’un marché, détermine finalement la propension à adopter un comportement de type bulle. Lorsqu’il y a un marché nouveau ou en évolution rapide, notre foi en l’investisseur axé sur la valeur peut s’affaiblir et l’investisseur momentum peut prendre le dessus. D’autres marchés qui structurellement n’ont pas de base d’évaluation sont encore plus sensibles aux revirements de tendances, car le principal indicateur de la valeur future est la perception qu’a le marché de la valeur récente. »

 

Source originale: Zerohedge

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Publié par le 14 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Avertissements d’une nouvelle bulle financière alors que le prix Bitcoin atteint 10.000 dollars…

Le prix de la monnaie numérique Bitcoin a atteint 10 000 dollars mardi soir, soit une multiplication par 11 depuis le début de l’année, où il était évalué à 900 dollars.

La montée vertigineuse du Bitcoin, la première « crypto-monnaie », ou monnaie numérique, a éclipsé la progression de tous les actifs comparables de l’histoire moderne. Comme l’a noté mardi le New York Times, le « Dow Jones Industrial Average » (le prix moyen des actions industrielles majeures aux États-Unis), dans sa meilleure année, 1915, a augmenté de 82 pour cent, soit un dixième de l’augmentation de Bitcoin cette année. Les actions Amazon, dont tout le monde raffole en ce moment, est en hausse d’un quinzième du pourcentage de l’augmentation du Bitcoin cette année ».

Pour trouver des bulles financières comparables par leur ampleur, les commentateurs ont dû remonter à des centaines d’années en arrière, pour comparer la mode du Bitcoin avec la crise de la tulipe aux Pays-Bas de 1634 à 1637, et la bulle des mers du Sud qui s’est terminée en 1721.

Mais avec la ruée des investisseurs sur le Bitcoin et d’autres crypto-monnaies, qui ne semble pas vouloir s’arrêter, Wall Street et les principales institutions financières du monde déversent des milliards de dollars sur un actif financier totalement non régulé, sans aucune règle claire pour les prêts et les échanges et sans aucune protection pour les consommateurs.

Les investisseurs importants débordant de liquidités grâce aux largesses des banques centrales et à la flambée des prix des actions, tout indique que cette classe d’actifs dangereux est de plus en plus présente dans les bilans des banques, des fonds de couverture et autres acteurs de pointe du système financier.

Les probabilités d’un autre effondrement financier mondial à l’échelle de celui de 2008 augmentent, cette fois le risque viens des crypto-monnaies au lieu des prêts hypothécaires à risque (subprimes).

Les origines de Bitcoin restent mystérieuses. Il fut lancé en janvier 2009 par un inconnu, ou un groupe, prétendant être un japonais nommé Satoshi Nakamoto, son créateur anonyme est maintenant assis sur une fortune censée valoir 7 milliards de dollars.

Cette monnaie a été initialement proposée comme un moyen de paiement anonyme et sécurisé qui contournait les banques centrales et les règles des États, ce qui a conduit à son adoption rapide par des individus anarchistes et libertaires. Au cours des années qui ont suivi, il est devenu clair que, en raison de ses fluctuations brutales des prix et des restrictions institutionnelles, le Bitcoin n’était pas un moyen de paiement pratique.

Alors que diverses autres crypto-monnaies ont été créées dans le but de remplir le rôle assigné au Bitcoin de substitut monétaire, les partisans de Bitcoin le préconisent désormais comme un stock de valeur à long terme, similaire à l’or, et censé être immunisé contre l’instabilité géopolitique. Ils le promeuvent comme un refuge pour les investisseurs vivant dans des pays aux monnaies instables.

Alors que le rôle des crypto-monnaies en tant que substituts de trésorerie ou en tant que réserves de valeur à long terme reste flou, le Bitcoin a prouvé sa valeur à un égard : en tant que moyen de spéculation financière à grande échelle.

Le milliardaire des fonds spéculatifs Mike Novogratz l’a clairement indiqué. Il a déclaré plus tôt cette semaine qu’il s’attendait à ce que le prix du Bitcoin atteigne 40 000 dollars d’ici la fin de l’année prochaine. « Il y a une grosse vague d’argent qui n’arrive pas seulement ici, mais partout dans le monde », a déclaré le milliardaire à la chaîne câblée des affaires CNBC.

« Ce qui différencie cette monnaie des autres produits, c’est qu’il n’y a aucun effet sur l’offre. Donc c’est le rêve de tout spéculateur parce que l’achat n’entraîne pas de nouvelle réaction sur l’offre. Donc, chaque mouvement de prix est exagéré. Cela va être exagéré à la hausse. Il y aura 50 pour cent de corrections. Cela va être exagéré aussi à la baisse. »

Pour soutenir ses assertions haussières sur le Bitcoin, Novogratz l’a mis en avance en tant que concurrent direct de l’or. « Le Bitcoin reprend la fonction de l’or, mais de façon numérique », a-t-il déclaré.

Dans un exemple éloquent du type de manie spéculative qui s’est emparée des élites financières, il a avoué franchement détenir 30 pour cent de sa valeur nette en crypto-monnaies juste quelques secondes après avoir conseillé à des investisseurs très riches de ne pas investir plus de cinq pour cent de leur valeur nette dans de tels actifs.

Quels que soient les mérites de la crypto-monnaie en tant que réserve de valeur – et ils ont été largement remis en question par des experts de la finance, de la technologie et de la sécurité – l’idée que Wall Street va créer un substitut à l’or, puis conserver des milliards de dollars de « substance magique » dans ses bilans et voir ce que cela donnera est une recette pour un désastre financier.

À Wall Street, un tel résultat n’est pas totalement pour déplaire, étant donné que l’élite financière s’est copieusement servie après le dernier krach.

Le Bitcoin est la dernière d’une série de bulles financières qui ont enflées depuis le krach boursier d’octobre 1987. Le système fondé sur des taux d’intérêts bas et la déréglementation introduit par Alan Greenspan, alors président de la Réserve fédérale américaine, a alimenté les crises des marchés asiatiques et russes et du fonds d’investissement LTCM en 1997-1998 ; puis on a connu l’effondrement de la bulle des valeurs internet de 2000-2002 ; et l’implosion des subprimes en 2007-2008. De plus en plus, le capitalisme américain et mondial s’est appuyé sur les formes les plus parasitaires et socialement destructrices de la spéculation financière, comme un toxicomane s’accroche à sa drogue.

La crise financière de 2008 a été déclenchée par l’effondrement de la bulle des prêts hypothécaires à risque, qui a été alimentée par des prêts aux consommateurs qui se sont vus vendre des maisons qu’ils ne pouvaient pas payer et ont déclaré que leurs hypothèques étaient des investissements sûrs. Il s’est avéré que les principales banques et fonds de couverture de Wall Street avaient massivement spéculé sur ces prêts hypothécaires « subprimes », qui ont été reconditionnés en « obligations adossées à des actifs » (« Collateralized Debt Obligations » – CDO) et conservés dans les bilans des sociétés financières.

Une accélération de la hausse des taux de défaut (prêts non-remboursés) a entraîné une vente massive des CDO liés à des « subprimes », creusant des trous de plusieurs milliards de dollars dans les bilans des principales banques et sociétés financières. Le gouvernement américain a réagi en utilisant l’argent des contribuables pour financer des renflouements de plusieurs millions de dollars auprès des plus grandes banques de Wall Street.

Au lendemain du renflouement, les banques centrales du monde entier ont maintenu les taux d’intérêt à des taux historiquement bas et ont introduit d’autres mesures pour accroître la masse monétaire, comme le programme d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale américaine. Cela a conduit le marché boursier américain à augmenter sa valeur de plus de 3,5 fois au cours des sept années qui ont suivi, une reprise qui s’est poursuivie, les trois principaux indices boursiers américains atteignant de nouveaux records mardi.

Maintenant que les marchés financiers regorgent d’argent, les investisseurs milliardaires se tournent vers les crypto-monnaies pour obtenir des rendements encore plus importants sur leurs investissements. Il est difficile de prédire quand et comment cette bulle va s’effondrer, mais une chose est claire : quand elle s’effondra, elle emportera une partie substantielle de l’économie réelle, avec des conséquences désastreuses pour les travailleurs du monde entier.

Andre Damon

Article paru d’abord en anglais, WSWS, le 29 novembre 2017

 
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Publié par le 4 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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La bulle Macron éclate (MàJ – Incroyable : LCI supprime le replay de l’émission « le candidat marketing », France TV supprime une vidéo aussi …. !!)

Hé bien voilà, c’est la fin d’un mythe, désolé d’avoir contribué à l’avoir fait voler en éclats … (il vous suffit de diffuser ce papier aux Français qui seraient encore crédules, ne s’étant pas aperçus du fait que Macron est effectivement un candidat « fabriqué » de toutes pièces, notamment par les médias de ses amis oligarques qui possèdent 95 % de la presse Française)

Les médias eux-mêmes commencent à parler d’une escroquerie marketing . Comme je l’ai rapporté hier, entre autres, Les journalistes de Challenges dénoncent le “boulevard fait à Macron” dans leur journal … (du complotisme chez Challenges ? Les journalistes mainstreams sont vraiment libres ?) 

Meme France TV diffuse une vidéo à charge contre Macron (ci dessus : elle a été retirée ce jour à 19 h pour « droits d’auteur » alors que les vidéos de France TV sont toujours accessibles normalement, qu’est ce qui se passe c’est la 2e sur Macron aujourd’hui ??? !!!!!) : Comme le montre la vidéo au début – le public des meetings de Macron ne s’y trompe pas : agacé par les phrases creuses et l’absence de fond, il déserte, et même l’émission de Patrick Cohen et Anne-Sophie Sadoun est obligée de le faire remarquer…

Dans l’émission La Médiasphère diffusée sur LCI le 3 avril 2017, quatre spécialistes de la communication, déçus par le « candidat marketing » Emmanuel Macron, s’insurgent contre le vide absolu de sa campagne et prédisent, au passage, un second tour Le Pen-Mélenchon… 

MàJ : INCROYABLE !!! LCI vient de supprimer à 18h le replay de l’émission en intégralité, la vidéo (qui mettait en pièces le candidat) est désormais introuvable sur tout le Web !!!!!!!!!

Je viens d’en retrouver une à peine publiée, à intégrer vite !

 
 

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Les 30 preuves que nous sommes dans la plus grosse bulle financière de tous les temps

L’énorme bulle actuelle sur les marchés boursiers ne fera pas exception – Le CAPE (cyclically adjusted price to earnings), dit aussi PER, qui correspond à la capitalisation boursière rapportée aux bénéfices, ajustés de l’impact du cycle économique est aujourd’hui largement considéré comme l’une des meilleures mesures de la cherté ou non des actions (si elles sont surévaluées ou sous-évaluées) Cet indicateur se situe actuellement autour des 29 points . Or ce seuil n’a été franchi à la hausse qu’à 2 reprises dans toute notre histoire : en 1929, juste avant le krach de Wall Street, et dans les derniers mois de l’euphorie de la bulle Internet à la fin des années 1990. 

Aujourd’hui un dossier complet et passionnant qui montre bien que nous sommes dans une bulle de proportion biblique, jamais atteinte dans l’histoire humaine. Accrochez vous ça va exploser – Un énorme crash se profile . L’effondrement est en fait déjà en cours .Pour certains aspects c’est le d’ores et déjà le cas, pour d’autres la bulle continue de gonfler : c’est un effondrement en slow motion . (au ralenti)

Tout ce qui monte doit redescendre, ce sont les lois de la pesanteur .  

Voici donc Les 30 preuves que nous sommes dans la plus grosse bulle financière de tous les temps, je vous les donnes à partir de la 21e à la 30e, vous avez la totalité des preuves de cet excellent dossier à la fin de ce papier .

La « grosse vilaine bulle » que Trump, alors candidat à la présidence, avait identifiée à propos des marchés américain est réelle.

21. Le S&P n’a jamais été aussi cher comparé aux bénéfices des entreprises

Le graphique ci-dessous représente la valeur de l’indice S&P 500 divisé par les résultats des entreprises. A nouveau, nous avons atteint des niveaux historiques : les entreprises n’ont jamais été aussi valorisés par rapport aux résultats qu’elles sont capables de délivrer. Lorsque (et non pas si) la bulle éclatera, la chute sera sévère.

Le marché n’a été aussi proche du niveau actuel de 11,3 que durant quelques mois de pure frénésie de marché au début du siècle, en 1999.

Zerohedge

22. La hausse des prix des produits de base devient évidente

Jeff Desjardins remarque dans Visual Capitalist : « les prix grimpent en flèche mais uniquement pour les produits nécessaires. »

Alors que l’inflation fait augmenter les prix dans tous les secteurs d’un marché donné, les Etats-Unis connaissent une hausse modérée dans des secteurs spécifiques de l’économie.

Visual Capitalist

Vous souvenez-vous de dinosaures comme Circuit City (distributeur américain spécialisé dans le commerce d’ordinateurs personnels, de jeux vidéo et de produits électroniques grand public, NDLR) ou Radioshack (entreprise américaine de vente de produits et de composants électroniques, NDLR) ? La disparition de telles enseignes de proximité pourrait bientôt avoir lieu dans des secteurs qui connaissent une forte hausse des prix.

23. Banques systémiques et risque systémique toujours plus intense

Les grandes banques sont aussi interdépendantes et dangereuses qu’elles l’étaient avant la crise de 2008. Le FMI indique que la Deutsche Bank est « le contributeur net le plus important aux risques systémiques. »

 

Une telle interdépendance peut entraîner un effet de contagion à travers le monde entier. Lorsqu’une banque A un prend froid, la suivante B a une pneumonie.

International Monetary Fund

Selon ce rapport du FMI, « les nœuds bleus, violets et verts indiquent les banques européennes, américaines et asiatiques, respectivement. L’épaisseur des flèches montre les liens (vers l’intérieur comme vers l’extérieur) et la flèche montre la direction des retombées. La taille du nœud reflète la taille des actifs. »

24. Des banques plus grosses et plus endettées qu’avant 2008

Les grosses banques laisseront un cratère encore plus grand qu’en 2008 lorsque l’énorme bulle de la dette éclatera.

Selon le U.S Treasury Office of Financial Research, « la taille de la banque est un composant important du risque systémique. »

La taille des bulles ci-dessous devrait vous alarmer.

Office of Financial Research

« … le défaut d’une banque avec un fort indice de connectivité aura un effet plus grand sur le reste du système bancaire. En effet, l’origine de son défaut se répandra sur les autres institutions financières, créant un effet de cascade qui pourrait conduire à d’autres défauts. »

« Un effet de levier élevé, mesuré comme le ratio du total des actifs rapporté au capital Tier 1, a tendance à être associé à une forte connectivité financière ; or, beaucoup des plus grandes institutions sont élevées sur les deux dimensions… »

« Plus grande est la banque, plus l’effet d’entraînement est élevé si elle fait défaut ; plus son effet de levier est élevé, plus elle est encline à faire défaut sous la pression ; et plus son indice de connectivité est élevé, plus grande sera la part du défaut qui entrera en cascades dans le système bancaire. »

« Le produit de ces trois facteurs fournit une mesure globale du risque de contagion que posent les banques pour le système financier. »

25. Un « choc des prix » des actifs à venir selon l’Office of Financial Research américain

Le PER montre la valeur de l’action d’une entreprise rapporté à son résultat. Le graphique ci-dessous montre que le PER, cycliquement ajusté, a atteint un niveau correspondant à ce qu’on avait avant les trois plus grands déclins du marché boursier durant le siècle dernier.

On peut le voir dans le graphique ci-dessous :

Office of Financial Research

« Le prix de l’immobilier commercial a également grimpé et les taux de capitalisation, l’une des mesures du rendement attendu sur un bien immobilier, sont proches des plus bas records. Un choc des prix dans l’un de ces marchés pourrait menacer la stabilité financière américaine si les actifs étaient principalement détenus par des entités qui utilisent des effets de levier à hautes doses et du financement à court terme.

« Un choc des prix qui coïnciderait avec une forte hausse des défauts des entreprises américaines amplifierait les risques… Nous sommes préoccupés par les risques de marché auxquels les banques et assureurs américains sont exposés. »

Nous verserons les cinq dernières preuves à notre dossier de méga bulle sans précédent historique, après-demain.

Craig Wilson

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source

Nous vous avons en avons déjà donné 25 preuves dans de récentes chroniques. Nous versons aujourd’hui cinq dernières preuves à notre dossier.

La « grosse vilaine bulle » que Trump, alors candidat à la présidence, avait identifiée à propos des marchés américains est réelle. Nous vous avons en avons déjà donné 25 preuves dans de récentes chroniques. Nous versons aujourd’hui cinq dernières preuves à notre dossier.

26. Le grand ralentissement de la croissance américaine

Sur une période de 10 ans, la croissance par habitant affiche une longue et effrayante tendance à la baisse, selon un rapport de l’institut Gallup.

Cette étude Gallup en collaboration avec le U.S. Council on Competitiveness et publiée en décembre 2016 montre la baisse considérable de « la productivité long terme des Etats-Unis ».

Le ralentissement de la croissance

Pour Gallup, il n’y a pas de reprise : « depuis 2007, la croissance du PIB par habitant des États-Unis n’a été que de 1%. » « La Grande crise est peut-être terminée mais l’Amérique tourne dangereusement à vide. » La ligne de croissance réelle du PIB par habitant se fonde sur les données du Bureau of Economic Analysis.

Dans le cadre de notre étude des bulles financières déjà gonflées, ce graphique montre que les marchés sont artificiellement élevés alors que la productivité américaine est à la traîne.

Or les marchés anticipent des bénéfices futurs et sans gain de productivité, on voit mal comment ils seront obtenus.

27. La chute des bénéfices du S&P 500

Selon les chiffres des entreprises du S&P 500 publiés dans le cadre des rapports du deuxième trimestre, les bénéfices à partir du deuxième trimestre 2015 jusqu’en 2016 ont reculé de 3,2%.

Si cette baisse peut sembler minime, selon un rapport de FactSet : « ce deuxième trimestre marque la première fois où l’indice enregistre cinq trimestres consécutifs de baisse des bénéfices d’une année sur l’autre depuis le troisième trimestre 2008 jusqu’au troisième trimestre 2009. »

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Cela signifie que les tendances financières d’une année sur l’autre sont revenues au niveau de 2008 — année où les Etats-Unis (et le monde) ont connu le pire choc économique depuis la crise de 1929.

28. Productivité : rien qui se rapproche de la normale

La Federal Reserve Bank of St. Louis a publié un rapport sur le taux d’utilisation de la capacité industrielle totale qu’elle définit ainsi :

« Le pourcentage de ressources utilisées par les entreprises et les usines pour produire des biens dans l’industrie, l’exploitation minière, et les services de gaz et d’électricité pour toutes les infrastructures localisées aux Etats-Unis (hors celles dans les territoires américains). »

Traduction du langage de la Fed : cela correspond au taux d’utilisation de l’outil de travail.

En gros, les usines ronronnent-elles correctement ?

Juste avant le krach financier, en novembre 2007, le taux d’utilisation de la capacité industrielle était de 80,9%. Depuis, l’utilisation a ralenti et depuis novembre 2014, il est en déclin.

En novembre 2016, la Fed a mesuré que le taux d’utilisation de la capacité était de 74,3%, soit un fort déclin des ressources utilisées.

29. La crise immobilière devient mondiale

Selon la pyramide des besoins de Maslow, avoir un toit est un des éléments essentiels de la motivation humaine.

Le FMI a publié un rapport en décembre 2016 qui montre que les prix mondiaux de l’immobilier ont atteint les mêmes niveaux qu’au début de la crise financière mondiale, ce qui est particulièrement inquiétant.

Dans une étude menée dans 57 pays, le FMI a mesuré les niveaux de l’indice moyen des prix et en a conclu que, s’il existe des différences selon les pays, une vigilance accrue est nécessaire.

L'indice des prix immobiliers dans le monde est quasiment revenu à son niveau d'avant la crise financière (en pondérant à l'identique)

30. Les bilans des banques centrales et une question idiote

Les plus grandes banques centrales au monde ont vu une forte augmentation de leurs bilans, qui atteignaient 21 000 Mds$ en octobre 2016.

Cela représente 29% de l’économie mondiale (le double du niveau antérieur au krach financier de 2008).

Les actifs combinés des 10 plus grandes banques centrales ne cessent de croître

Selon Bloomberg, « l’accélération de l’expansion des bilans des banques centrales se produit tandis que le débat fait rage de savoir si leur politique d’achats d’actifs et de taux d’intérêt faibles en continu crée des bulles… »

Il faut bien comprendre que les banques centrales achètent des actifs, actions ou obligations, et donnent à leurs anciens détenteurs des liquidités qui sont ensuite réinvesties par ces mêmes détenteurs.

Cette énorme masse monétaire arrive bien quelque part…

Oui, les agissements de ces banques centrales créent d’énormes bulles, comme nous l’avons vu et il faut être aveugle pour refuser de les voir.

Voici un récapitulatif des 30 preuves. (avec les liens ici

Piège des taux bas

Même les riches calent

Les capitaux spéculatifs atteignent des niveaux historiques

Les esclaves de la dette face au risque des taux

La Chine surendettée

Crédits automobiles américains : le prochain subprime

Le risque démographique est mal perçu

« Trop gros pour faire faillite » – encore et toujours

Dans les économies occidentales, les prix de l’immobilier sont sous stéroïdes

Le crédit chinois grimpe en flèche sans contrepartie productive

La réserve fédérale est coincée

Les chiffres des achats de Noël signalent une perte de confiance

Le gouvernement américain détient la facture des consommateurs

Explosion des prêts étudiants aux Etats-Unis

La dette publique en forte augmentation

Le patrimoine immobilier des ménages à un plus haut historique

Les prix des actions à des niveaux record

L’immobilier commercial est encore plus haut qu’en 2008

Le piège de la dette fédérale

Le chiffre d’affaires des entreprises du Dow Jones baisse depuis cinq ans

Le S&P n’a jamais été aussi cher comparé aux bénéfices des entreprises

Le S&P n’a jamais été aussi cher comparé aux bénéfices des entreprises

La hausse des prix des produits de base devient évidente

Banques systémiques et risque systémique toujours plus intense

Des banques plus grosses et plus endettées qu’avant 2008

Un « choc des prix » des actifs à venir selon l’Office of Financial Research américain

Le grand ralentissement de la croissance américaine

La chute des bénéfices du S&P 500

Productivité : rien qui se rapproche de la normale

La crise immobilière devient mondiale

Les bilans des banques centrales et une question idiote

 
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Publié par le 28 février 2017 dans économie, général, International

 

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Etes-vous prêts à assister à l’éclatement de la plus grosse bulle de l’histoire ?

King World News - Are You Prepared For The Unwinding Of The Biggest Bubble In History?

Alors que la fête de Thanksgiving vient d’avoir lieu la semaine dernière, êtes-vous prêts à assister à l’éclatement de la plus grosse bulle de l’histoire ?

Voici l’extrait de la dernière publication de Peter Boockvar alors que le monde attend le prochain cycle de folie monétaire: Je souhaite entamer la semaine en vous disant que cette histoire de stagnation économique, c’est de la connerie ! En tant que partisan du libre échange et des avantages liés à la concurrence et aussi en espérant qu’il n’y ait pas de conflits à ce sujet pendant les 4 prochaines années, je tiens à réitérer mon optimisme sur le potentiel libérateur de l’économie américaine via des taux d’imposition sur les sociétés plus faibles et donc plus compétitifs ainsi que sur un desserrement de la camisole réglementaire sur l’économie.

Cela dit, avant que cela n’aille mieux économiquement (ce dont je ne doute pas) Je ne peux pas m’empêcher d’émettre une alerte sur ce que provoquera l’éclatement de la plus grosse bulle jamais créée, celle du crédit dont la responsabilité incombe aux banquiers centraux…

Rappelez-vous, au cours du mois d’Octobre 2016, le FMI avait mesuré l’ampleur de cette énorme bulle de crédit et expliqué que la dette mondiale avait atteint 152.000 milliards de dollars en 2015, ce qui représente 225% du PIB mondial (voir le graphique ci-dessous), UN RECORD ! Le FMI avait expliqué que « le secteur privé représentait les 2/3 du montant total de la dette mondiale. » Voilà dans quel contexte nous évoluons actuellement si on entrait dans un cycle de hausse des taux d’intérêt. Malgré l’avertissement lancé à juste titre par le FMI sur la forte augmentation de cette dette mondiale, « personne n’est d’accord pour savoir si cette situation est excessive ou non »

La dette mondiale vient d’atteindre un niveau record

global-debtSelon la Securities Industry and Financial Markets Association (SIFMA), le marché obligataire de la dette souveraine américaine qui sera lourdement impacté par la hausse des taux, totalisait 40.7T dollars à la fin du 2nd trimestre (un ratio similaire au PIB comme le rapport mondial). Cette dette est constituée de treasuries, d’obligations municipales, de créances hypothécaires, d’obligations d’entreprises, de titres émis par des organismes publics, d’instruments sur le marché monétaire, et adossements à des actifs.

Des taux plus élevés impacteront des marchés clés

Des taux plus élevés influenceront immédiatement les consommateurs et impacteront inévitablement certains marchés comme ceux de l’automobile et de l’immobilier (ce sera néfaste sur le coût de financement d’une maison, mais positif pour les primo accédants qui espèrent voir des taux élevés de 5% ou + et assister à une baisse du prix des habitations ce qui leur permettra de réaliser un gain à l’achat)

Baverez: « Une forte remontée des taux est exclue sinon tout le monde explosera financièrement ! »

Tenez-vous prêts à une hausse des taux d’intérêt, à une récession majeure et à un effondrement des marchés

Les bénéfices des entreprises seront facilités par une croissance plus rapide des revenus dans les prochaines années, du fait d’une baisse des taux d’imposition et de règlements allégés, mais l’abaissement de la charge des intérêts, en ralentissant l’endettement des entreprises par des rachats d’actions, des allègements multiples et l’impact négatif du coût plus élevé du capital à la fois pour les entreprises et les individus créera un déséquilibre.

En synthèse

En synthèse, les banques centrales ont maintenu cette bulle sous la surface pendant près de 10 ans mais elle a fini par remonter. En particulier, l’augmentation progressive des taux qu’avait déclaré mettre en place à plusieurs reprises la FED et de façon progressive, n’est bien entendu pas ce à quoi nous avons assisté sur les marchés.

Egon Von Greyerz: « Tout ceci va ébranler le monde et mettre les pays à genoux »

Egon Von Greyerz: « La prochaine catastrophe financière mondiale sera dévastatrice »

Dans un monde où les niveaux d’endettement sont sans précédent, il serait naïf de ne pas se soucier du marché obligataire dont le cycle haussier de 35 années touche à sa fin, et ce indépendamment des aspects positifs économiques qu’apportera la présidence de Donald Trump.

Source: kingworldnews – Via BB

 
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Publié par le 28 novembre 2016 dans économie, général, International

 

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