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Archives de Tag: boursière

On ne veut pas vous faire paniquer, mais une crise boursière va probablement éclater en 2019

Les taux continuent de monter (2.87) , parfaite corrélation inverse avec la bourse …. et le dollar suit aussi

Je suis tout à fait d’accord sur cette date prédite par Artus (pour moi ce sera entre 2019 et 2022) et sur le fait que « Tout laisse présager un éclatement du système » . En 2018 C’est possible que ça explose mais ça reste un peu tôt à mon goût , le système commence à craquer petit à petit on le voit fort bien – mais il faut le temps au temps … Z

Si l’on en croit deux indices boursiers et l’éminent économiste Patrick Artus de la banque Natixis, il faudrait s’attendre à une crise des actions dès l’année prochaine.

La semaine dernière, toutes les bourses du monde paniquaient. Le Dow Jones, à New York, a perdu plus de 9% en cotation boursière en quelques jours et l’indice S&P 500, qui regroupe les 500 plus grosses sociétés américaines, a perdu 1.000 milliards de dollars en capitalisation boursière, soit l’équivalent du PIB mexicain.

De l’autre côté de l’Atlantique, le CAC 40, à Paris, s’est effondré de plus de 2% entre lundi et vendredi et est repassé sous la barre des 5.200 points, du jamais-vu depuis plus d’un an. Idem au Royaume-Uni et en Allemagne, où les bourses de Londres et de Francfort ont lourdement chuté de 3% et ont terminé leur séance à la baisse.

Seulement, aucune autorité ne s’en est alarmée; aucun expert ou connaisseur des marchés financiers n’a crié au loup et ne s’est inquiété d’un nouveau retournement systémique, comparable à ce que nous avons observé en 2007 et 2008 lors de la crise des subprimes.

Pour grandir, il faut tomber

Au contraire, tout le monde semblait soulagé, presque rassuré de voir les bourses mondiales dévisser et retrouver des niveaux «économiquement acceptables». D’après Peter Garnry, chef stratégiste chez Saxo Bank, ces évolutions étaient même «une saine correction sur les marchés des actions»:

«Cette situation ne durera pas […]. Après la correction, les investisseurs en actions vont probablement acheter en fonction de l’inflation et faire remonter les actions, ce qui est un comportement classique de fin de cycle, vu pour la dernière fois en 2007.»

En gros, pour ce dernier comme pour la majorité des spécialistes, les niveaux boursiers ayant atteint des niveaux trop élevés, il était évident d’observer une baisse: on ne vend que quand le cours d’un titre est haut et on n’achète que quand il est faible. Et c’est précisément ce qui est arrivé.

En une semaine, la volatilité de la bourse a explosé, jouant au yoyo sur les titres. Les cours n’ont cessé de baisser puis d’augmenter, avant de chuter à nouveau pour enfin remonter. Lundi 12 février, Wall Street commença sa journée en forte hausse, «après une semaine calamiteuse».

Rassurez-vous, tout serait donc normal. Pas de panique, pas de risque, pas de peur, mais un simple réajustement des cotations afin de revenir à des niveaux normaux, en adéquation avec les réalités économiques. «Une nouvelle crise n’arrivera pas», ont l’air de répéter les investisseurs de tous pays: le capitalisme est trop fort et bien trop puissant pour laisser passer ça.

Les indicateurs dans le rouge

Seulement, cet événement se couple avec un autre phénomène assez inquiétant, déjà repéré par Slate en décembre dernier.

L’indice Shiller, un indicateur mathématique construit dans les années 1990 pour anticiper les bulles financières, a atteint des niveaux vertigineux. De 16,80, sa moyenne entre 1890 et aujourd’hui, il a dépassé début 2018 les 32 –une valeur supérieure à celle de 1929, lors de la grande crise boursière de New York, estimée à 30. Son niveau n’a été plus important qu’une seule fois, au début des années 2000: juste avant l’éclatement de la bulle d’internet, il atteignait 45.

Même l’indice VIX, indicateur de volatilité, communément appelé «l’indicateur de la peur» par les spécialistes, a atteint des niveaux menaçants.

Tout laisse présager un éclatement du système, malgré les discours rassurant des officiels. Pour eux, les bourses n’ont dévissé la semaine dernière qu’à cause de l’annonce d’un arrêt des politiques monétaires non conventionnelles, d’une hausse des taux directeurs et d’un retour de l’inflation. L’ordre spontané du marché devrait s’opérer et les indicateurs rentrer dans le droit chemin. Tel un phénix qui renaît de ses cendres, le capitalisme financier ne disparaîtra pas. Remercions ses capacités d’adaptation optimales et son réajustement automatique.

Des cours artificiellement gonflés

Peut-on vraiment y croire? Ce n’est pas ce que laisse entendre la très sérieuse banque d’investissement Natixis. Lundi 12 février, suite aux très nombreux articles sur le dévissage des bourses mondiales, l’économiste Patrick Artus a publié un court papier annonçant une très probable «crise des actions en 2019».

«La possibilité pour que des bulles-actions apparaissent aujourd’hui (nous regardons les États-Unis et la zone euro) est très élevée, avec les taux d’intérêt à long terme très inférieurs aux taux de croissance anticipés; en tenant compte d’une prime de risque actions “normale”, ceci conduit à une valorisation théorique très élevée des actions», explique-t-il.

Autrement dit, c’est parce que la confiance est au rendez-vous que la crise arrivera. En misant intensément sur les marchés financiers, sans forcément favoriser par l’investissement la relance de la croissance et la création d’emplois, on gonfle artificiellement les cours et on s’approche inévitablement d’un éclatement.

Artus va plus loin dans sa démonstration, avec sa publication «Quel type de crise devant nous? Probablement une crise des actions partant des États-Unis». D’après lui, «la cause la plus probable d’une crise serait la correction à la baisse du marché des actions, partant des États-Unis (où il est cher et fragile, car dépendant des rachats d’actions par les entreprises)».

Un an pour se préparer

En plus de ce que nous expliquions plus haut, où l’éclatement de la bulle serait dû au réajustement accéléré des indices sur la réalité économique, Patrick Artus considère que c’est précisément parce que la situation macroéconomique des États-Unis va s’améliorer qu’une crise nous pend au nez.

Du fait de l’instabilité et des craintes, les bourses ont et continuent d’accueillir énormément de liquidités émanant des investisseurs, ce qui a provoqué une hyperinflation des titres. Seulement, leurs valeurs seraient très fragiles, dépendantes de la santé réelle des entreprises et du niveau de rachat des actions.

«Or il va y avoir un ralentissement de la croissance aux États-Unis, puisque le retour au plein emploi va ramener la croissance vers le niveau plus faible de la croissance potentielle, et ce ralentissement pourrait déclencher l’arrêt des rachats d’actions qui provoquerait le recul du marché des actions aux États-Unis, ce recul se transmettant ensuite aux autres régions avec la corrélation forte entre les indices boursiers.»

D’où une crise prochaine, dès 2019. Il va falloir mettre de l’argent de côté et se préparer calmement à cette éventualité.

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Publié par le 14 février 2018 dans économie, général, International

 

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Les banques européennes au coeur de la tourmente boursière

Les grandes banques françaises ont perdu 35% de leur valeur boursière depuis le début de l'année.

Les grandes banques françaises ont perdu 35% de leur valeur boursière depuis le début de l’année. – REUTERS/Kai Pfaffenbach

Les banques européennes sont fragilisées par le ralentissement économique et perdent des plumes en Bourse. Pour certains analystes, elles sont tout aussi fragiles qu’en 2008 et risquent de souffrir encore plus.

Elles sont au coeur du cyclone boursier qui fait chuter les actions depuis le début de l’année. Les banques mondiales décrochent et inquiètent, tout particulièrement en Europe où elles ont un rôle essentiel à jouer pour soutenir la reprise. Lundi, plusieurs banques italiennes perdaient entre 9 et 11%. En Grèce, les chutes s’échelonnaient entre 17% et 30%.

Les banques du sud de l’Europe ne sont pas les seules à souffrir. Après une année 2015 catastrophique, la Deutsche Bank a perdu 40% de sa valeur depuis le 1er janvier, et a publié un communiqué pour affirmer qu’elle avait les moyens de payer ses dettes. Pour le n°2 allemand Commerzbank, c’est -30%. En France, même si BNP Paribas a publié d’excellents résultats, son action affichait -3,60% à 16h30 ce mardi, la Société générale perdant 4,38% et le Crédit agricole 4,47%.

Les banques font plonger le CAC 40

Selon Le Monde, ces trois grandes banques françaises ont perdu près de 38% de leur valeur depuis le début de l’année, tandis que le CAC 40 se contentait de perdre 18%. Le Crédit agricole et la BNP seraient particulièrement exposés au secteur pétrolier sinistré par la baisse du prix du baril, selon les analystes de Képler-Chevreux cités par Le Monde. Dans un système interconnecté, de telles fragilités font craindre une épidémie de faillites bancaires, comme celle qui a déclenché la crise de 2008. Malgré tous les efforts faits pour consolider le secteur dans l’Union européenne.

« On nous présente désormais un système bancaire européen plus solide qu’en 2008 mais le montant des dérivés détenus par ces mêmes établissements n’a-t-il pas dépassé les plus hauts de 2008? », s’interroge pour L’Express Nicolas Chéron, stratégiste marché pour le spécialiste du trading CMC Markets France. « La Deutsche Bank détient par exemple cinquante fois plus en produits dérivés qu’en fonds propres. Toutes les banques européennes détiennent de la même façon des investissements en levier, » ajoute-t-il.

Nettoyer une partie du système bancaire?

Pour assurer leur rentabilité, les banques disposent en effet de deux instruments: les crédits qu’elles font à leurs clients et les investissements qu’elles font sur les marchés. Mais des deux côtés, cela ne leur rapporte plus assez. Les emprunteurs ne se bousculent pas, puisque l’activité peine à redémarrer, et les taux bas imposés par les banques centrales ne leur permettent pas de se rémunérer autant que le souhaiteraient leurs actionnaires.

« Je ne comprends pas cette politique de taux négatifs », s’interroge pour L’Express l’économiste Véronique Riches-Flores, mettant en question la politique monétaire de la Banque centrale européenne(BCE). « C’est une stratégie contre les banques, à qui on met une taxe pour les forcer à prêter. Mais quand elles prêtent, les taux de moins en moins intéressants les incitent à prendre de plus en plus de risques. C’est à se demander si la BCE ne cherche pas à nettoyer une partie du système bancaire! »

600 000 postes disparus depuis 2008

« Le quantitative easing de la BCE ne marche pas », tranche Nicolas Chéron, « il n’y a pas de reprise européenne ». Dans cette mesure, « il suffirait d’un nouvel élément, comme la faillite d’une ou plusieurs des banques italiennes les plus endettées, pour qu’on ait une crise systémique comme en 2008 », assure-t-il.

« En 2008 il fallait sauver à tous prix le secteur bancaire. Beaucoup d’argent a été injecté, mais les banques ont continué à travailler de la même façon, rien n’a évolué! », résume-t-il. Si la plupart des banques ont survécu, on ne peut pas en dire autant des emplois. 600 000 postes ont disparu depuis 2008 dans le secteur bancaire mondial,selon les calculs de Bloomberg. « Il y a aussi des questions sur l’avenir de la banque en général face aux technologies digitales », relève Véronique Riches-Flores.

« Les risques de mauvaises nouvelles augmentent »

Entreprises au service du fonctionnement de l’économie, les banques sont en première ligne en cas de crise. « Les risques de mauvaises nouvelles augmentent d’un cran », commente Véronique Riches-Flores. « Dans un marché baissier, l’élément déclencheur de la crise peut provenir des banques européennes. Mais, il peut venir aussi des Etats-Unis ou du Japon. » Qu’importent d’où viennent les nuages noirs, les investisseurs ont sorti leurs parapluies.

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Publié par le 11 février 2016 dans économie, général, International

 

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L’importance de la débâcle boursière chinoise

La chute continue du marché boursier chinois, en dépit des efforts acharnés des autorités gouvernementales et financières pour y mettre un terme, a des implications économiques et politiques, à la fois en Chine et dans le monde. Mardi, les actions chinoises ont chuté de nouveau; l’indice Shanghai Composite a baissé de 1,3 pour cent et le Shenzen Composite de 5,3 pour cent. Le même jour, Shanghai a ouvert en baisse de 8 pour cent les pertes revenant à 4,7 pour cent en milieu de journée. Shenzen a aussi perdu 3,3 pour cent. Plus significative encore a été l’annonce de la suspension des transactions pour 1476 sociétés, plus de 50 pour cent des sociétés cotées aux deux principales bourses chinoises, gelant des capitaux d’une valeur de $2,6 mille milliards.

Les baisses de cette semaine ont fait suite aux réunions d’urgence du week-end entre le premier ministre chinois Li Keqiang, les responsables bancaires et les régulateurs financiers. Le résultat de ces délibérations a été que la banque centrale a été autorisée à fournir des liquidités quasi illimitées à la China Securities Finance, une institution d’État, pour financer les maisons de courtage et veiller à la “stabilité du marché”. Jusque-là, ces mesures d’urgence se sont révélées vaines.

La Chine étant la deuxième économie du monde en importance, la plus grande selon certains critères, et la source d’au moins 30 pour cent de la croissance économique mondiale, on craint de plus en plus que les retombées de la chute du marché boursier n’affectent le reste de l’économie et le monde en général. De manière significative, les cours à terme du cuivre ont chuté mardi à leur plus bas niveau depuis 2009, après une chute de 8,4 pour cent au cours des deux jours précédents. Le “Docteur Cuivre”, comme on l’appelle parfois dans les milieux financiers, est considéré comme un indicateur économique clé. En tant que principal centre de fabrication du monde, la Chine est le plus grand consommateur du métal. Les prix du minerai de fer et du pétrole ont également baissé avec l’effondrement des marchés boursiers.

Les racines de la crise se trouvent non pas dans l’économie chinoise en soi, mais dans l’effondrement du système capitaliste mondial qui a commencé avec la crise financière de 2008. L’impact de celle-ci sur la Chine a été immédiat. Avec l’effondrement du commerce mondial à la fin de 2008 et au début de 2009 (à un moment donné, le taux de décroissance était comparable à celui du début des années 1930), les exportations chinoises ont chuté, entraînant la perte de 23 millions d’emplois.

Face à une crise sociale potentiellement explosive, le régime chinois a réagi avec un programme de relance de $500 milliards, accompagné d’une expansion massive du crédit aux collectivités locales, leur permettant d’entreprendre des projets d’infrastructure et de développement immobilier. De nouveaux complexes urbains et parfois des villes quasi entières ont surgi presque du jour au lendemain. Le régime gardait l’espoir que l’économie mondiale connaitrait un ralentissement cyclique et que l’expansion reprendrait. Mais les événements de 2008 marquaient la fin de conditions qui avaient, les deux décennies précédentes, permis à l’expansion constante des exportations vers les marchés européen et américain d’alimenter la croissance chinoise. Aujourd’hui, l’expansion des exportations contribue très peu à la croissance économique de la Chine.

Pour un temps, l’expansion des infrastructures alimentée par le crédit et le développement de l’immobilier a stimulé l’économie chinoise et maintenu son expansion à des taux proches de ceux d’avant 2008. Cela a incité des experts économiques myopes d’affirmer que, malgré l’effondrement financier, le capitalisme avait encore une fois démontré sa résistance inhérente parce que la Chine et d’autres marchés ‘émergents’ donneraient une nouvelle base à la croissance mondiale. Pronostic rapidement démenti; il a été officiellement reconnu par le FMI et d’autres autorités économiques mondiales comme une chimère.

Le gouvernement chinois a reconnu qu’une structure de l’économie où l’investissement, soutenu par le crédit, constituait environ 50 pour cent du produit intérieur brut (PIB), tandis que les dépenses de consommation représentaient à peine 35 pour cent, n’était finalement pas viable. Par conséquent le régime a pris en 2013 une nouvelle orientation économique et déclaré que désormais les tendances du marché joueraient un “rôle décisif” plus important encore. En novembre 2013 lors d’une réunion majeure de la direction du Parti communiste, le président Xi Jinping nouvellement élu a présenté ainsi son programme: «Nous devons approfondir la réforme du système économique en mettant l’accent sur le rôle décisif du marché dans la répartition des ressources … »

La nouvelle orientation se composait de deux éléments clés: la diminution de l’intervention de l’Etat et le contrôle du système financier qui serait de plus en plus ouvert aux flux de capitaux internationaux; et l’augmentation du niveau des dépenses de consommation dans l’économie nationale. Une façon évidente de stimuler la dépense intérieure aurait été d’augmenter les salaires des centaines de millions de travailleurs chinois. Mais cette voie était barrée par la lutte concurrentielle sur les marchés mondiaux capitalistes. Toute hausse significative des salaires des travailleurs signifierait que les entreprises manufacturières chinoises, qui opèrent avec des marges bénéficiaires faibles car elles remplissent des contrats avec des sociétés transnationales américaines ou européennes, se verraient éliminées des marchés par des concurrents installés dans des pays meilleur marché d’Asie du Sud-est, comme le Vietnam. Et vu la réduction des salaires américains sous l’administration Obama, les entreprises chinoises sont même concurrencées par des Etats-Unis devenus eux-mêmes une plateforme de production à bas coût.

Pour cette raison, le régime, qui règne dans l’intérêt des oligarques qui dominent les échelons supérieurs du Parti communiste chinois (PCC), a cherché à stimuler les dépenses de consommation par une autre voie. Il a décidé de créer un “effet de richesse”, en encourageant des secteurs privilégiés de la classe moyenne à investir sur le marché boursier. Il a attiré les petits investisseurs sur le marché avec la garantie implicite que le gouvernement chinois qui contrôle fermement les leviers du système financier, saurait sécuriser leurs investissements. Le résultat a été un déluge d’argent sur le marché boursier, qui a fait monter l’indice de Shanghai de plus de 150 pour cent durant l’année qui a précédé son pic le 12 juin. Une grande partie de cet investissement a été réalisée par le biais de prêts sur marge où les actions achetées par les investisseurs constituent la garantie des prêts qu’ils obtiennent, la condition étant qu’une partie de la dette soit remboursée si les actions perdent une certaine valeur.

Ces prêts stimulent le marché lors d’une reprise économique mais ils exacerbent toute chute, les investisseurs confrontés à des appels de marge étant obligés de vendre une partie de leurs actions afin d’honorer leurs dettes, créant ainsi une spirale descendante. En avril dernier, alors que les prêts sur marge étaient en pleine expansion – cette forme de dette avait été multipliée par cinq depuis un an jusqu’en juin, représentant à un moment donné 17 pour cent de la capitalisation du marché – le gouvernement a encore versé de l’huile sur le feu en permettant aux investisseurs individuels d’ouvrir jusqu’à 20 comptes de transaction boursière.

Le résultat a été une nouvelle poussée de la valeur des actions. Face à une bulle financière massive, le gouvernement a lancé une action coup de poing contre les prêts sur marge le 13 juin, provoquant l’actuelle liquidation des titres. La décision de freiner les prêts sur marge se basait sur l’hypothèse que, avec ses larges pouvoirs, le gouvernement pourrait contrôler la situation et laisser progressivement se dégonfler la bulle. Mais les lois du marché capitaliste se sont avérées plus fortes que le régime le plus puissant. Le gouvernement chinois est désormais confronté à une chute incontrôlée, menaçant de déstabiliser l’ensemble d’un système financier criblé de dettes. On estime que les collectivités locales ont à elles seules quelque $4 mille milliards de prêts non remboursés.

L’effondrement a des conséquences politiques potentiellement explosives. Ayant perdu toute prétention à défendre l’égalité sociale et encore moins à représenter le socialisme, les “capitalistes rouges” du Parti communiste chinois vivent dans la peur mortelle d’une éruption de luttes sociales et politiques de la classe ouvrière chinoise. Maintenant que l’économie chinoise ralentit – il se peut que la croissance du PIB tombe en dessous de l’objectif officiel de 7 pour cent et peut-être jusqu’à 4 pour cent – cette perspective menace de plus en plus, alors même que la couche sociale sur laquelle le PCC a cherché à s’appuyer devient elle-même de plus en plus hostile et que la façade d’“infaillibilité” du régime est brisée.

La crise financière en Chine va non seulement conduire à un nouveau ralentissement de la croissance économique mondiale et à l’intensification des luttes de la classe ouvrière internationale, elle créera aussi les conditions pour que ces luttes soient rejointes par l’un de ses plus forts bataillons.

Nick Beams (WSWS.org)

 
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Publié par le 10 juillet 2015 dans économie, général, International

 

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La Panique boursière en Chine gagne l’Asie : vers une crise mondiale ? (2000 milliards de pertes en 2 semaines !!)

© REUTERS/ CARLOS BARRIA – Poutine persuadé que la Chine surmontera sa crise boursière

« La Bourse de Shanghai s’est effondrée d’environ 31% en moins d’un mois, une correction spectaculaire en dépit des efforts croissants des autorités » 1/3 en moins d’un mois imaginez …. alors qu’on avait eu un run chinois en masse de l’or vers les actions … je peux vous dire qu’ils reviendront vite à l’or !  

Nous sommes ici sur un risque systémique , et d’ailleurs la Panique boursière en Chine gagne l’Asie .  Ça pourrait aussi déstabiliser le gouvernement central de Pékin .

D’ailleurs, le gouvernement central est bien conscient du danger énorme, et ça va loin, en Chine ,  les médias ont interdictions d’évoquer la « catastrophe boursiere » selon le FINANCIAL TIMES :

Occultée par la Grèce, la Chine. Tandis que les rédactions françaises sont concentrées sur les négociations sur la Grèce, la Chine connaît un gigantesque krach boursier, qui pourrait toucher le reste de l’Asie. Afin de ne pas propager la panique, le gouvernement chinois aurait interdit aux journaux de parler de « catastrophe boursière ».

« Les bourses chinoises ont reculé de plus de 30% en trois semaines, perdant l’équivalent d’une douzaine de fois le PIB de la Grèce en 2014 » : France TV Info a compris que pour intéresser le public au krach boursier en Chine, rien ne valait une référence à la Grèce – dont la dette fait l’objet de négociations historiques, très suivies par les médias européens et mondiaux.

Afin de limiter la propagation de cette panique, le gouvernement chinois tente de jouer sur le levier médiatique : selon un journaliste chinois interrogé par le Financial Times (et cité par la journaliste de Mediapart), « le gouvernement a interdit aux journaux d’utiliser les expressions «catastrophe boursière» et «sauvetage du marché» dans leurs articles. » Une interdiction dont se passent volontiers des médias francophones, qui sont nombreux depuis deux semaines à qualifier de « catastrophe boursière » la situation financière en Chine.

Selon ZH,  les chinois ont perdu 2 000 milliards en 2 semaines, rien que ça :

Après des dizaines d’interventions distinctes, de manipulations et de machinations des planificateurs centraux au cours des trois dernières semaines,la Chine a eu recours à des menaces cette nuit quand elle a appelé à l’arret des « vendeurs à découvert hostiles. » La raison pour laquelle ils ont basculés en plein Orwell, c’est car cest la plus grande perte de «richesse» dans l’histoire de la Chine …

2 billions (1 billion = 1000 milliards !!!!) de perte pour  la Chine en 17 jours !!!!

 

2 billions en 17 jours , soit l’équivalent de 1 Inde, ou …15 Grèce :

crash chine 1

Z .

D’abord, Les bourses chinoises sont toujours en chute libre en dépit des tentatives des autorités visant à contenir la panique.

L’indice de la boursedeShanghai « Shanghai Composite » a chuté mercredi de 5,9% supplémentaires. Actuellement, les cotations d’environ 1.300 sociétés cotées sur les bourses chinoises ont été suspendues à ShanghaietShenzhen (prèsdeHongKong). 70% du marché financier est paralysé.Depuis la mi-juin, les actions chinoises ont perdu 30%, ce qui représente près de 3.000 milliards de dollars. La Banque populaire de Chine a promis de prendre des mesures afin de stabiliser le marché boursier. Pourtant, selon un représentant de la Commission chinoise de régulation des marchés (ChinaSecuritiesRegulatory Commission,CSRC), « la situation est alarmante ».En outre, la panique commence à contaminer le marché des biens de consommation, notamment le marché du porc, rapporte Bloomberg.
crash chine

De l’avis de certains investisseurs mondiaux, une déstabilisation du système financier due à la correction boursière chinoise actuelle constitue aujourd’hui un risque plus important que la crise grecque.

Plongeon de la Bourse de Shangai

Voici Des précisions par le soir be :

La Bourse de Shanghai s’est effondrée d’environ 31% en moins d’un mois, une correction spectaculaire en dépit des efforts croissants des autorités.

Dans un pays où l’écrasante majorité des investisseurs sont des particuliers, la débâcle boursière est largement commentée sur les réseaux sociaux, où les internautes oscillent entre désespoir et colère.

Ils ont notamment largement relayé des spéculations sur de possibles «ventes à découvert» par des investisseurs spéculatifs et des fonds spécialisés, accusés d’aggraver les pertes des boursicoteurs ordinaires.

Et certains internautes avaient fustigé les dirigeants de la CSRC, exigeant leur démission.

En réaction, le régulateur avait déjà promis vendredi dernier de tout faire pour sanctionner «les manipulations de marchés». 

 Selon Chine nouvelle :

La police chinoise et le régulateur des marchés ont lancé jeudi une enquête conjointe sur «des ventes à découvert malveillantes», une annonce censée rassurer le public sur fond de débâcle des Bourses locales, selon l’agence étatique Chine nouvelle

Cette enquête constitue un signal que «les autorités vont réprimer sévèrement les transactions contrevenant aux lois et aux réglementations», commentait Chine nouvelle.

Soucieux d’éviter un imprévisible mécontentement populaire et de préserver sa crédibilité, le gouvernement chinois a multiplié ces derniers jours les décisions choc pour enrayer le plongeon des marchés.

Désormais, les plus gros actionnaires, ceux possédant plus de 5% dans une entreprise cotée, se sont vus interdire de vendre leur participation sur les six prochains mois, et la banque centrale promet de fournir des liquidités à volonté pour financer les achats d’actions.

Non sans un certain succès: en contraste avec le climat de panique générale des derniers jours, la place de Shanghai tentait de se stabiliser jeudi, gagnant 1,30% à mi-séance après avoir plongé de 4% en matinée.

(source le soir be)

Et maintenant, La panique sur les actions chinoises gagne l’Asie 

La chute de la Bourse de Shanghai, – 32 % en un mois, fait tâche d’huile. Les entreprises suspendent leur cotation pour se prémunir de la panique

Si l’Europe ne pense qu’à la Grèce, une bonne partie du reste du monde a les yeux rivés sur la déroute des actions chinoises. L’indice CSI 300 qui regroupe les principales valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen, a chuté mercredi de 6,75 %, portant son repli à 32 % depuis le 12 juin. Une chute qui commence à rendre nerveux les marchés voisins. Le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a plongé mercredi de 5,8 %, sa plus forte chute depuis novembre 2008, au début de la crise financière. Taiwan a perdu de son côté près de 3  %. Même la bourse japonaise a flanché de 3,14%, sa pire séance depuis mars 2014, dans le sillage des valeurs jugées sensibles à la croissance chinoise, comme Komatsu (-5,8%), Hitachi Construction Machinery (-4 %) ou Sumitomo (5,2 %) . Même l’Inde n’est pas épargnée. L’indice Sensex a cédé 1,72% et des valeurs comme Vedanda (cuivre) ou Tata Motors ont plongé de 9,2 % et 6,4 %. Ce dernier souffre des craintes de baisse des ventes de ses marques Jaguar et Land Rover. Il réalise plus de 50 % de son bénéfice d’exploitation en Chine selon Sanford C Bernstein.

Entreprises dépassées

La crainte est d’autant plus forte que rien ne semble devoir ralentir la correction du marché chinois, pas même les nombreuses mesures prises par les autorités. Conséquence, les entreprises, dépassées, n’ont plus d’autre choix que de demander au régulateur une suspension de leur cotation pour tenter d’échapper à la curée. «Une tentative désespérée de mettre un terme à la chute », constate Aurel BGC.Sur le CSI 300, 85 actions de grands groupes industriel, énergétique, de transport, de media, de santé, n’ont donné lieu à aucune cotation mercredi. Deux fois plus que mardi . Au total, selon Bloomberg, les échanges seraient impossibles sur 1.249 titres de sociétés chinoises, soit 43 % de la cote. Des valeurs qui pèsent près d’un tiers de la capitalisation boursière chinoise. Sur l’indice ChiNext des valeurs innovantes et de croissance, qui a plongé de 40 % depuis le 3 juin, seulement 23 valeurs ont été cotées… pour 76 suspendues ! Des valeurs dont les investisseurs locaux étaient très friands.

« Les gens vendent tout ce qu’ils peuvent sur le marché pour avoir du cash, car ils ont besoin de couvrir leurs pertes lors des appels de marge », explique à Bloomberg un gestionnaire d’actifs local. C’est ce qui explique un mouvement de baissé généralisée qui touche aussi les grandes entreprises de la cote. La chute de la bourse est en effet liée en grande partie à l’explosion du système du trading sur marge qui permettait à des millions de particuliers de spéculer en Bourse avec de l’argent emprunté… Quand aux autres investisseurs, « ils sont tétanisés par la peur que l’économie chinoise soit touchée par cette crise ».

(suite sur le lien des échos)

http://www.lesoir.be/931682/article/economie/2015-07-09/plongeon-bourse-en-chine-cree-un-vent-panique-   http://fr.sputniknews.com/economie/20150709/1016919552.html#ixzz3fPWjTscV – http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021195134728-la-panique-sur-les-actions-chinoises-gagne-lasie-1135627.php?E2eRD333SHKqftul.99 –  FINANCIAL TIMES traduit par arretsurimages.net – http://www.zerohedge.com/news/2015-07-09/why-china-has-no-choice-arrest-sellers – resistanceauthentique

 
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Publié par le 9 juillet 2015 dans économie, général, International

 

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