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Archives de Tag: Bitcoin

Pierre Jovanovic : « L’arrivée du Bitcoin résulte d’un système économique et financier gangrené par la fausse monnaie »

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Publié par le 22 janvier 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Bitcoin : vers la fin de l’anonymat des transactions ?

Hé bien voilà, une alerte de plus concernant le BTC . Nombre de responsables politiques et économiques nous ont mis en garde ces derniers temps ,à la faveur d’une régulation de la cryptodevise . C’est peut être bientôt la fin du BTC  tel que nous le connaissons actuellement . Au moment où de plus en plus de personnes entrent sur ce marché attirés par l’odeur du sang, les autorités se préparent à refermer le piège . Et à faire du BTC un actif « contrôlé » . Le BTC , un énorme attrape pigeon afin de préparer la fin du cash ? Une illusion de liberté qui va bientot prendre fin ? L’avenir nous le dira trés prochainement … Z 

Un membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne suggère une règle simple pour « casser le bitcoin ».

1000, 5000, 10.000, 15.000 puis plus de 20.000 dollars un peu avant Noël. Si l’envolée d’une monnaie est un phénomène récurrent, rarement la flambée d’une d’entre elles aura fait couler autant d’encre. En l’espèce, celle du bitcoin, cette monnaie virtuelle créée en 2009, dont l’ascension vertigineuse depuis un an fait craindre une bulle.

À tel point que les mises en garde contre les risques spéculatifs et la volatilité de cette monnaie électronique se multiplient ces dernières semaines. Dernière en date, celle de l’un des membres du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), l’autrichien Ewald Nowotny. Dans un entretien au journal allemand Süddeutsche Zeitung ce mercredi, le responsable suggère une règle simple pour «casser le bitcoin»: lever l’anonymat des transactions.

«Nous avons besoin d’une TVA sur le bitcoin, qui n’est pas une monnaie.»

Ewald Nowotny, BCE

«Il suffirait d’appliquer la règle de base de toute transaction financière: chaque participant doit divulguer son identité, explique le gouverneur de la banque centrale d’Autriche. Nous avons besoin d’une TVA sur le bitcoin, qui n’est pas une monnaie.»

De fait, cette cryptomonnaie créée en 2009 n’est régie par aucune banque centrale et n’est adossée à aucun actif (donc sans valeur intrinsèque). Ce qui en fait donc un moyen de paiement, et non une monnaie, selon nombre de responsables politiques et économiques, qui prônent la prudence. Les craintes d’un krach se sont multipliées ces derniers mois au gré des violents mouvements de correction du bitcoin.

Les critiques fusent aussi sur son utilisation pour blanchir de l’argent. Mi-décembre, alors que le bitcoin frôlait les 20.000 dollars, Bruno Le Maire, le ministre tricolore de l’Économie et des Finances, s’est déclaré favorable à un encadrement de la cryptomonnaie au niveau européen. Une approche suivie par l’Allemagne ou l’Italie. Récemment, des responsables de la Réserve fédérale américaine ont aussi émis des réserves sur ce phénomène virtuel, et surtout sur son utilisation à des fins illicites.

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Publié par le 4 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Bitcoin : la France demande au G20 d’envisager une régulation !

Et voilà , ce qui devait arriver arriva – les autorités politiques veulent maintenant fourrer leur nez dans  le marché du BTC , ce qui signerait Probablement le début de la fin pour les cryptos !! Z

Le bitcoin n’en finit plus de franchir des records, au grand dam des pouvoirs publics qui redoutent un éclatement de la bulle. Plutôt que d’attendre le pire, la France veut demander au G20 d’agir.

Alors que les autorités financières et boursières de nombreux pays avertissent sur le danger spéculatif du bitcoin, la France veut aller plus loin en proposant une régulation mondiale ad hoc. Entre l’extrême volatilité de la crypto-monnaie, l’arrivée de produits dérivés et son utilisation pour le blanchiment : la France veut sonner la fin de la récré.

Interrogé sur LCI, le ministre de l’Economie Bruno Lemaire indique :  « Je vais proposer à la prochaine présidence du G20, la présidence argentine, qu’à l’occasion du sommet du G20 nous ayons une discussion tous ensemble sur cette question du bitcoin, sur l’évaluation des risques et sur les possibilités de régulation du bitcoin ».

« C’est une proposition que portera la France à l’occasion du prochain sommet des ministres des finances du G20… Je suis là pour garantir la sécurité aux épargnants. Il y a un risque spéculatif évident. Il faut le regarder, l’examiner, et regarder comment, avec tous les autres pays membres du G20, nous pouvons réguler le bitcoin. »

Outre le risque pour les petits épargnants, le locataire de Bercy s’inquiète de l’utilisation de la crypto-monnaie par les mafias et les terroristes. Rappelons qu les Etats membres de l’Union européenne et les parlementaires européens se sont déjà mis d’accord vendredi pour renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sur les plates-formes d’échange du bitcoin et autres monnaies virtuelles.

Parmi les mesures adoptées, figurent la fin de l’anonymat des transactions sur les plates-formes de monnaies virtuelles, y compris avec des cartes de prépayées. Les plates-formes de transaction du bitcoin et les fournisseurs de « portefeuilles » qui détiennent la cryptomonnaie pour le compte de clients devront désormais identifier leurs utilisateurs. (source)

 
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Publié par le 18 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Bitcoin dépasse la « tulipomanie » et devient la plus grosse bulle de l’histoire

Bon ça va on a compris que c’était une bulle, mais c’est vrai qu’elle est énorme celle ci . En attendant si ils sortent assez tôt, ceux qui y ont cru encore pas plus tard que début 2017 font une énorme marge ! Et croyez moi ça fait pas de mal !! Comme je le disais hier, les bulles sont d’immenses occaz’ quand on entre et on sort au bon moment . La bulle du BTC n’en est peut être qu’au début c’est ça le pire ! Qui sait ?? Z .

Il y a un mois, un graphique de Convoy Investments a fait le buzz car il montrait que le bitcoin était juste derrière la fameuse « tulipomanie » du 17ème siècle dans le classement des plus célèbres bulles d’actifs de l’histoire.

 

Un mois plus tard, le prix du bitcoin a explosé encore plus haut. Il est temps de se poser pour voir où le bitcoin se situe dans la course à la plus grosse de l’histoire, et s’il a finalement dépassé la « tulipomanie ».

Howard Wang et Robert Wu, deux anciens analystes de Bridgewater qui composent Convoy, ont donné la réponse en publiant une mise à jour de leur graphique. Dans un nouveau commentaire, Wang écrit que le prix du bitcoin a plus que doublé depuis la dernière mise à jour, et que « son prix a été multiplié par 17 cette année, par 64 au cours des trois dernières années et a dépassé la hausse de la tulipe néerlandaise au cours de la même période. »

C’est une réalité : le bitcoin est devenu officiellement la plus grande bulle de l’histoire de la finance, après avoir surpassé la « tulipomanie » de 1634-1637.

 

 

Le pionnier des cryptomonnaies, Mike Novogratz, a eu raison une fois de plus lorsqu’il a déclaré : « C’est une bulle et il y a beaucoup de mousse. Ce sera la plus grosse bulle de notre vie. » Ce qui, bien sûr, ne l’empêche pas d’y investir des centaines de millions de dollars. Tout en admettant que les cryptos sont la plus grosse bulle de tous les temps, « Novo » s’attend également à ce que le bitcoin atteigne 40 000 $.

« Le bitcoin pourrait être à 40 000 $ à la fin de 2018. Il pourrait y parvenir facilement, » a déclaré Novogratz lundi sur CNBC« L’ethereum, qui vient de toucher les 500 $ ou qui s’en approche, pourrait également tripler. »

Voici quelques observations supplémentaires de Wang :

« J’évoque ici un des principaux moteurs des bulles : Lorsque nous observons une hausse spectaculaire des prix des actifs, il y a souvent une lutte interne entre les deux types d’investisseurs qui sommeillent en nous. Le premier est l’investisseur axé sur la valeur, « cet investissement devient-il trop cher ? » Le deuxième est l’investisseur momentum, « suis-je en train de manquer une tendance ? » Je crois que l’équilibre de ces deux approches, tant en nous qu’à l’intérieur d’un marché, détermine finalement la propension à adopter un comportement de type bulle. Lorsqu’il y a un marché nouveau ou en évolution rapide, notre foi en l’investisseur axé sur la valeur peut s’affaiblir et l’investisseur momentum peut prendre le dessus. D’autres marchés qui structurellement n’ont pas de base d’évaluation sont encore plus sensibles aux revirements de tendances, car le principal indicateur de la valeur future est la perception qu’a le marché de la valeur récente. »

 

Source originale: Zerohedge

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Publié par le 14 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Bitcoin : en route vers les 100.000 $ ?

Le Bitcoin est dans une bulle , et nulle ne sait jusqu’où elle peut monter , ou exploser …

On peut faire d’excellent affaires avec des « actifs » en bulle, la preuve !! C’est d’ailleurs avec les bulles qu’on fait les meilleures affaires …. (bientôt la bulle des MP)

Ceux qui l’ont acheté à 200 $ , comme votre serviteur, sont bien content de le voir exploser à la hausse en tout cas !!! (on ne peut pas dire que je ne vous avait pas incité à essayer)

Par contre autant j’avais su dire quand entrer sur ce marché (à 200 $ c’était correct) , autant il est impossible de recommander d’entrer sur ce marché aux prix actuels , qui ont été atteint en si peu de temps .

Y entrer à 200 $ c’était une affaire, y entrer à 17 000 $, c’est une toute autre chose !! 

En tous cas je n’en prendrai jamais à ce prix, même si on peut encore potentiellement faire X 10 ou plus. C’est bien trop risqué !! J’ai pris le train à 200 $, mais je n’y remonterai plus , surtout pas à ce prix !

Donc si vous avez loupé le train sous les 500 $ disons, vous prendriez tout de même un risque énorme à y monter maintenant .

Il y a aura surement une accalmie dans la montée, mais si nous sommes dans la phase de « mania » d’une bulle, il n’y en aura pas de si tôt !!! Cette bulle peut exploser absolument n’importe quand en outre .

Toute la question dans une bulle est de savoir quand sortir (c’est un peu comme le marché action US qui est dans une énorme bulle, ou encore l’immobilier ou les obligations) Et croyez moi, ça brûle les doigts !!!!

Mais une chose est sure, entrer dans un marché en pleine phase d’expansion de la bulle est un risque énorme ! (entrer dans un marché en bulle tout court) On a plus à y perdre qu’à y gagner ! Et on risque de perdre trés gros !! 

Le BTC à 100 000 $ ? Pourquoi fpas ! Une bulle ça peut gonfler presque à l’infini . Façon de parler bien sur .

Pas mal d’analystes estiment que c’est largement possible, et depuis un certain temps déjà . Ici Olivier berruyer …

Quoi qu’il en soit, gare à l’avidité !!! Le BTC c’est bien pour essayer, rien de plus . Il ne faut surtout pas vendre sa maison pour en acheter !! Ni rien d’autre d’ailleurs ….

Soyez très prudents face à vos pulsions . Si il était aussi simple de faire de l’argent, ça se saurait !!! 

Pour contrebalancer un peu cette vision mi-optimiste mais réaliste sur le BTC à 100 000 , voici Béchade qui rappelle les fondamentaux, à savoir que sur le BTC il n’y en a pas, le BTC n’est basé que sur du vent … (la confiance)

A  quelle vitesse le vent peut il souffler ??? Là est la question .

 
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Publié par le 13 décembre 2017 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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La Corée du Sud interdit l’usage du bitcoin à ses banques

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Les entreprises de ce pays, qui compte pour environ 20 % des transactions mondiales de bitcoins, sont également concernées.

Les institutions financières sud-coréennes n’ont désormais plus le droit d’utiliser de monnaie virtuelle telle que le bitcoin. C’est ce qu’ont annoncé les services du premier ministre de la Corée du Sud, mercredi 13 décembre, précisant que cette interdiction empêcherait toute institution financière de réaliser des transactions en monnaie virtuelle, c’est-à-dire d’acheter, de vendre ou même de détenir une cryptomonnaie.

Parmi elles, le bitcoin, monnaie qui a flambé ces derniers mois et évolue actuellement autour de 17 000 dollars l’unité et qui rencontre un très gros succès en Corée du Sud, est particulièrement touché par l’interdiction. En effet, le pays compte pour environ 20 % des transactions mondiales de bitcoins, soit 10 fois son poids dans l’économie mondiale.

Près d’un million de Sud-Coréens – notamment des petits investisseurs – détiennent des bitcoins, et la demande est si forte dans le pays que les prix de cette monnaie virtuelle sont supérieurs de 20 % à ceux pratiqués aux Etats-Unis, premier marché mondial du bitcoin.

Interdiction pour les entreprises

L’annonce de l’interdiction par le gouvernement a provoqué une chute de près de 5 % des cours de la monnaie sur Bithumb, le plus gros marché de bitcoins en Corée du Sud.

Les services du premier ministre ont précisé que les émissions de bitcoins par les entreprises étaient également interdites.

En revanche, les transactions de bitcoins restent autorisées dans le pays et aucune taxation spéciale n’a été décidée sur les profits réalisés sur les monnaies virtuelles.

Dimanche, le bitcoin a démarré en fanfare sur une importante Bourse américaine, le Chicago Board Options Exchange (CBOE), des investisseurs tablant sur une reconnaissance de cette monnaie virtuelle qui suscite toutefois beaucoup de craintes de bulle spéculative

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Publié par le 13 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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“Bitcoin et Big Brother”, par Charles Gave

24hGold - “Bitcoin et Big Brot...

C’est le dernier papier de Charles Gave, qui parle ici de la monnaie avec la verve qu’on lui connaît et son humour pince-sans-rire qui me fait beaucoup rire…

Au-delà, son point de vue sur le Bitcoin et la monnaie viendra enrichir utilement la réflexion de tous.

Je vous souhaite une excellente lecture.

Milton Friedman avait coutume de dire que ce qui différenciait l’homme de l’animal était tout simplement le fait que les hommes faisaient du commerce entre eux et pas les animaux. C’est une idée très profonde : pour faire du commerce, il faut introduire dans sa réflexion la notion de d’épargne et donc le temps (d’où les taux d’intérêt).

Ayant épargné un peu trop de quelque chose dont on n’a pas vraiment besoin vient ensuite l’idée de l’échanger contre l’épargne de quelqu’un d’autre, ce qui suppose de déterminer une valeur pour chacune des deux épargnes. Pour arriver à échanger une épargne contre une autre, vient en effet le moment où il faut arrêter une valeur relative de la massue par rapport à la flèche ou au bouclier, ce qui requiert des calculs fort compliqués, sans doute à l’origine de la création de l’arithmétique. On imagine le bambin de l’époque néolithique se penchant sur le problème suivant : si une massue vaut trois flèches et deux boucliers, combien vaut la flèche par rapport au bouclier ?

Et pour éviter d’avoir à répondre, il est probable que l’un de ces bambins particulièrement paresseux décida de tout ramener en coquillages et de ce fait inventa la monnaie, tant il est vrai que la quasi-totalité des inventions sont faites par des paresseux qui veulent retourner jouer plutôt que de faire des calculs idiots.

Toutes les monnaies depuis ce gamin génial ont donc trois fonctions : la monnaie doit être à la fois étalon de valeur, moyen d’échange et réserve de valeur.

Fort bien.

Mais en ayant dit ça, j’introduis immédiatement un autre problème : qu’est que j’entends par « valeur » ? D’où vient la valeur d’un objet ? À cela il y a deux réponses : un objet peut avoir de la valeur s’il est utile, et là, je pense à un outil qui permet de faire de meilleures flèches, par exemple un silex taillé, qui lui-même pourra donner lieu à un échange, ce qui permet accessoirement de créer la notion d’investissement. Cette source de valeur, je l’appelle la valeur « efficacité ».

Alternativement, je peux désirer un coquillage particulièrement inhabituel qui permettra à ma chère compagne d’être la plus belle de la tribu quand elle le mettra dans ses cheveux. Et là, la valeur ne vient pas de l’efficacité, mais de la rareté de l’objet en question et il y a donc une deuxième source à la valeur que j’appelle la valeur « rareté ».

Nous avançons.

Reste un dernier problème : comment allons-nous déterminer les « prix » auxquels nous allons échanger ces deux valeurs entre elles et les unes contre les autres ? Faire une nouvelle massue prend un temps fou et trouver un coquillage tout à fait extraordinaire sur la plage est simplement affaire de chance. Le fabricant de massue dira donc que la massue doit valoir beaucoup plus que le coquillage, à la grande indignation du possesseur du coquillage qui pense que son bijou a infiniment plus de valeur que la massue puisque tout le monde peut faire une massue, personne ne peut faire un coquillage.

Ce qui créera le prix qui fixera la valeur monétaire de la massue par rapport au coquillage est donc simplement le fait que quelqu’un acceptera de livrer trois massues contre le coquillage et que le détenteur du coquillage et le vendeur de massues accepteront ce prix volontairement.

La valeur est donc subjective et n’a rien à voir avec le fait que la massue incorpore beaucoup de travail et pas le coquillage. La valeur travail est donc une ânerie, ce qui condamne irrémédiablement le Marxisme.

Nous y sommes presque : assez rapidement, dans le développement de la notion de monnaie, quelque chose d’étrange, mais de parfaitement logique, eut lieu. Tout le monde se rendit compte que mesurer et échanger les « valeurs d’efficacité » en utilisant une monnaie fondée sur la « valeur rareté » était vraiment bien pratique (tout le monde comprend la valeur rareté) et de ce fait toutes les monnaies jusqu’en 1971 avaient un ancrage « ultime » dans la valeur rareté éminente qu’était l’or.

Et cela marcha jusqu’à la révolution industrielle en Grande Bretagne. Pendant des siècles, nous avions eu une stagnation du monde « efficace ». Aller de Paris à Marseille prenait autant de temps sous Louis XIV que sous Jules César et donc le ratio des valeurs (efficacité / rareté) resta à peu près constant jusqu’au XVIIe siècle.

Arrive la révolution industrielle. La production de valeurs d’efficacité explose par rapport à un stock constant de valeurs de rareté, et du coup, pendant tout le XIXe, les prix baissent constamment et nous sommes en déflation structurelle, ce qui n’a aucune importance. Mais une déflation durable empêche d’emprunter et donc empêche la croissance des dépenses étatiques financées par l’emprunt.

Vient le XXe siècle et ses guerres couplées à la hausse du poids de l’État dans l’économie à cause de la montée du socialisme. Il faut donc briser définitivement le lien entre la monnaie et la valeur de rareté, puisque guerres et socialismes sont impossibles en période de déflation, ce qui est fait en 1971 quand Nixon abroge la convertibilité dollar /or, ultime ancre des monnaies dans la valeur rareté.

À partir de 1971, le rapport entre monnaie et valeur de rareté est donc brisé, et les banques centrales se voient obligées de produire de la monnaie pour essayer de satisfaire de façon rationnelle aux besoins des économies maintenant menées non seulement par la croissance de l’économie efficace mais aussi par le financement des besoins d’un État en croissance constante, et donc guère efficace.

Inévitablement, elles tombent sous le contrôle des politiques qui trouvent que leur réélection est plus importante que la notion de monnaie comme bien commun. C’était donner la clé de sa cave à vin à un sommelier alcoolique et l’inflation et autres désordres monétaires suivirent fort rapidement.

Et du coup, Milton Friedman, encore lui, a une idée géniale, encore une fois : remplacer les banques centrales par un ordinateur dont la seule tâche sera de faire croître la base monétaire (le bilan de la banque centrale) de 3 % par an (ce qui correspond peu ou prou à la croissance de l’économie US en volume sur le long terme) sans que les politiques puissent intervenir, les prix, les taux d’intérêts et les taux de changes étant laissés au marché sans que personne ne puisse sauver une banque qui aurait trop prêté ou une société qui aurait mal investi.

Cette idée permettait de faire croître la masse monétaire au rythme de croissance structurel de l’économie « efficace », tout en empêchant la capture de la monnaie par les politiques. Et donc, ce cher Milton est l’inventeur « intellectuel » du Bitcoin, mais d’un Bitcoin étatique. Inutile de dire que cette idée qui enlevait la création monétaire du contrôle des politiques fut repoussée avec horreur par tous les gens compétents et intelligents avec les résultats heureux que chacun peut constater aujourd’hui. Mais il faut se pénétrer d’une réalité indiscutable : l’invention du Bitcoin est en fait une réponse « monétariste » parfaitement justifiée aux désordres créés par nos crétins surdiplômés qui se croient plus malins que les marchés.

Le Bitcoin a en effet quatre caractéristiques essentielles qui font à la fois sa force et sa faiblesse.
Il est encore une fois basé sur l’idée de rareté qui serait assurée cette fois non par une pénurie physique mais par un processus technologique que nul ne peut changer (en attendant que quelqu’un n’y arrive). Le problème de gérer une économie « efficace » et donc en croissance, en utilisant une monnaie fondée sur la rareté n’est dons pas traité.

Il est complètement indépendant des politiques et des banquiers centraux et en cela il est l’enfant naturel des taux négatifs, QE, euro et autres joyeusetés auxquelles les banques centrales se livrent depuis 1971.

Il permet un retour à l’anonymat des transactions, ce qui est bien utile pour ceux qui veulent tourner des réglementations sur les marchés des changes (contrôle des changes) et/ou se faire payer leur cocaïne ou leur héroïne sans que la police soit au courant. Bitcoin et marché de l’art contemporain, même combat.

Il ne « bénéficie » d’aucune garantie gouvernementale ni d’aucune réglementation (ce qui pour certains constitue son principal attrait). Si vous vous faites escroquer et si vous portez plainte devant les tribunaux, il vous sera répondu le vieil adage juridique « nullum crimen sine lege » – s’il n’y a pas de loi, il n’y a pas de crime –  et que rien ne vous serait arrivé si vous étiez resté tranquillement en euro ou en dollar. Allez porter plainte ailleurs…

Revenons à la notion même de monnaie : pour être une monnaie, il faut que la monnaie en question soit étalon de valeur, moyen d’échange, réserve de valeur et que cette monnaie soit adossée à un État et à son système juridique pour que les conflits puissent être tranchés par celui qui a le monopole de la violence légale.

Étalon de valeur ? Certainement pas puisqu’il monte ou baisse de 10 % par jour.

Moyen d’échange ? Certes de plus en plus de commerçants acceptent le paiement en Bitcoin… tant qu’il monte bien sûr. S’il commence à baisser, plus personne ne l’acceptera.

Reserve de valeur ? En aucun cas le Bitcoin n’est adossé à aucune production de biens et de services produits par l’économie efficace. II existe par lui-même, indépendamment du monde extérieur.

Adossé à un État et à son système juridique ? Au contraire ! En fait, ceux qui l’utilisent se font gloire d’utiliser le Bitcoin parce qu’il n’a rien à voir ni avec un État ni avec un système juridique.

Ce n’est donc pas une monnaie. Mais alors qu’est-ce que c’est ? Un OFNI (objet financier non identifié ? Je vais me hasarder à une explication qui est peut-être complètement fausse, ce qui prouverait que je n’ai rien compris. Hélas, ce ne serait pas la première fois dans mon histoire. Et comme le dit toujours Warren Buffet : « Si vous ne comprenez pas, n’achetez pas. »

La voici.

Nous vivons une époque où les monnaies ne sont plus rattachées à la valeur de rareté pour les raisons que j’ai évoquées plus haut, puisqu’un tel rattachement amènerait à une déflation générale, insupportable en période d’endettement généralisé.

Les tentatives de créer des monnaies rationnellement rattachées à la valeur d’efficacité ont toutes échoué lamentablement puisque la monnaie a été capturée par les politiciens. Ces politiciens, pour sauver les États sous-jacents complètement surendettés, ont suivi une politique visant à détruire la fonction « réserve de valeur » de leur monnaie pour essayer de rembourser les dettes des États en « monnaie de singe » et tout le monde a fort bien compris que si un gros problème se produisait, l’argent que tout un chacun pouvait avoir à la banque pourrait disparaître. Et les transactions sur l’or ont complètement cessé d’être anonymes.

Et donc le Bitcoin est la réponse à ce besoin qu’éprouve tout homme de se constituer un capital qui puisse échapper complètement à la surveillance amicale de nos États respectifs.

La preuve en est que la hausse du Bitcoin a commencé après que les États du monde entier aient lancé une attaque sans précédent contre les paradis fiscaux.

Pour faire simple : le Bitcoin n’est en fait qu’une réaction au développement incroyable depuis 15 ans de notre ennemi à tous, ce cher Big Brother.

Et je vais présenter ici une idée curieuse : l’hyperinflation qui est en train de se produire au Venezuela par exemple n’est que la reconnaissance par le public que la fonction réserve de valeur de la monnaie n’existe plus – à cause des folies des hommes politiques locaux.

Ce que nous constatons dans le cours du Bitcoin est en fait l’inverse de ce phénomène. La PEUR de l’hyperinflation à venir que tous les politiciens semblent vouloir créer dans le monde entier nous amène à une hyper-déflation de la valeur du Bitcoin, c’est-à-dire à une hausse parabolique de son cours.

La hausse du Bitcoin ne serait dans cette hypothèse que la conséquence d’une crainte diffuse et généralisée que les dettes de tous les États ne soient soldées à terme soit par la spoliation (comme à Chypre ou grâce aux taux négatifs), soit par l’hyperinflation (comme au Venezuela ou au Zimbabwe), soit par la taxation (comme en France).

Est-ce une idée idiote ? Certainement pas. Cela va-t-il se produire ? Aucune idée, mais la probabilité n’est pas de zéro. Où cela a-t-il le plus de chances de se produire ? À mon avis en Europe d’abord, aux USA peut-être et en Asie en dernier, grâce à la politique de la Banque centrale de Chine.

Les États en difficulté laisseront-ils faire ? Peu probable dans la mesure où il suffit de couper l’électricité aux plateformes qui traitent des Bitcoins (elles sont d’énormes consommatrices d’électricité) pour arrêter cette spéculation.

Pour moi, le plus simple pour protéger ses avoirs était et reste d’avoir de belles valeurs du style Air Liquide ou Schneider, et le cas échéant de mettre son cash en monnaie japonaise et ses obligations en monnaie chinoise, tout cela déposé dans une banque anglaise en dehors de la zone euro.

Et que devraient faire les politiques pour éviter le désastre qui nous guette ? C’est tout simple : suivre le conseil de Milton Friedman, à savoir transformer la monnaie locale en Bitcoin étatique dont la masse croîtrait de 3 % par an, fermer les banques centrales, virer tous les économistes de banque et casser toutes les banques trop grosses pour faire faillite en une multitude de petites banques, tout en indexant capital et intérêts sur les dettes étatiques sur le PIB du secteur privé local.

Est-ce que cela marcherait ? Sans doute aucun. Est-ce que cela va se passer ? La probabilité d’une telle révolution financière est exactement égale à zéro,

Est-ce que je détiens des Bitcoins ? Non.

Vais-je en acheter ? Non.

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Publié par le 13 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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