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Big Brother : les progrès de la reconnaissance faciale vont-ils nous jeter dans un monde où il n’y aura plus nulle part où se cacher ?

De nombreux experts ont déjà sonné l’alarme en ce qui concerne la reconnaissance faciale. Si elle était à l’origine utilisée pour des questions de sécurité uniquement, elle s’est grandement démocratisée, jusqu’à devenir une technologie prédictive. Des chercheurs affirment d’ailleurs aujourd’hui pouvoir déterminer votre sexualité grâce à elle...

Michal Kosinski et Yilun Wang, de Stanford, ont utilisé un logiciel de reconnaissance faciale entrainé sur 35 326 photos de profil publiques de 14 776 personnes d’une application de rencontre pour identifier avec précision la sexualité des sujets.

Voici les résultats de leurs recherches, résumées par The Economist :

Lorsqu’on lui montrait une photo d’un homme homosexuel puis d’un homme hétérosexuel, tous deux choisis aléatoirement, le modèle était capable de les identifier correctement 81% du temps. Lorsqu’on lui montrait cinq photos de chaque homme, la sexualité était correctement établie 91% du temps. Le modèle est moins performant avec les femmes, distinguant les homosexuelles et hétérosexuelles avec une précision de 71% en analysant une seule photo et 83% avec cinq photos. Dans les deux cas, le niveau de réussite dépasse la capacité humaine à faire cette distinction. En utilisant les mêmes photos, les gens détectent l’homosexualité dans 61% des cas pour les hommes et 54% pour les femmes. Cela coïncide avec de précédentes recherches suggérant que l’homme est capable de déterminer la sexualité avec un simple visage en utilisant autre chose que la chance.

L’intelligence artificielle fait ainsi largement mieux que l’homme, là encore. Et cette fois, il n’y a même pas eu à créer de nouveau logiciel, les technologies existent déjà. Facebook utilise la reconnaissance faciale pour identifier les personnes sur les photos et votre comportement pour déterminer votre sexualité, même si vous ne l’indiquez pas explicitement. Google, quant à lui, n’a qu’à utiliser votre historique de recherche pour le savoir…

Cette technologie pourrait donc facilement être utilisée à de mauvaises fins. En Tchétchénie, par exemple, les homosexuels sont emprisonnés, on les oblige à révéler les noms d’autres homosexuels…

Big Brother : les progrès de la reconnaissance faciale vont-ils nous jeter dans un monde où il n’y aura plus nulle part où se cacher

Les technologies de reconnaissance faciale se développent notamment avec les prochaines générations de Smartphones qui pourront être débloqués grâce à ce moyen d’identification du propriétaire.

Atlantico : Les technologies de reconnaissance faciale se développent notamment avec les prochaines générations de Smartphones qui pourront être débloqués grâce à ce moyen d’identification du propriétaire.Quels sont les avantages et les inconvénients que soulève cette technologie ?

Jean-Paul Pinte : La reconnaissance faciale est une technique d’identification biométrique fondée sur un traitement automatique d’images numériques d’un individu et permettant de l’identifier à partir des caractéristiques de son visage.

Cette méthode d’identification semble être la plus naturelle, puisque, nous nous connaissons les individus en regardant les visages.

Aborder les capacités de reconnaissance faciale a toujours fasciné les chercheurs qui voient dans cette technologie des avancées utiles pour notre société sans forcément en avoir mesuré toutes les facettes négatives et positives. Les idées autour de cette reconnaissance faciale laissent en effet rêveurs celles et ceux qui pensent que notre personne pourrait uniquement attester de son identité pour un paiement, un contrôle d’identité, ou encore toute action dans notre société devenue complexe.

Dans le courant des années 90, Joseph J. Atick a largement contribué au développement des technologies liées à la reconnaissance faciale. A l’époque, le physicien croit dur comme fer au potentiel de ce système, utilisé par les autorités pour identifier les criminels et empêcher l’usurpation d’identité. « Nous avons sauvé des vies et résolu des crimes » expliquait-il en mars 2014, à l’occasion d’une conférence sur le sujet. Plus tard il s’inquiètera au cœur de l’affaire PRISM de la manière dont la reconnaissance faciale est utilisée : « elle est utilisée pour voler l’anonymat de tout le monde » estime-t-il dans un entretien accordé au New York Times

Même malgré de nombreux progrès dans ce sens l’exploitation des composantes du visage reste assez complexe car nous avons tous des émotions comme le sourire, la tristesse, l’étonnement, ce qui complique la tâche lorsqu’il s’agit d’attester et d’authentifier un visage  (Choix du cadrage, de la forme, problème des visages multiples, …)

Ces systèmes de reconnaissance faciale sont principalement utilisés avec les systèmes de vidéo surveillance pour des raisons:

– De sécurité. Dans les stades, les aéroports et les centres commerciaux dans plusieurs pays pour interdire l’accès de certains individus fichés.

– contrôler l’accès des employés aux entreprises.

Dans les stades, par exemple une première a eu lieu. Sans aller jusqu’à parler de police prédictive un homme a été appréhendé le 31 mai 2017 par des policiers du Pays de Galles du Sud. Le site Ars Technica révèle, révèle que c’est la technologie de reconnaissance faciale automatique installée sur un camion équipé de caméras qui aurait conduit à cette action.

On évoque même l’intégration de cette technologie dans le futur IPHONE 8 en remplacement du bouton central voué à disparaître.

Rappelons que ce moyen d’identification par empreinte digitale (Touch ID) avait déjà fait l’objet de plusieurs détournements comme celle de l’utilisation d’une résine copiant votre peau et permettant de reprendre de l’utilisateur à son insu.

Ce qui est positif c’est que la recherche avance bien dans ce sens comme le cas de chercheurs de l’université de Hong Kong qui ont mis au point un algorithme jugé plus puissant que l’œil humain, nommé GaussianFace.

Le logiciel serait capable de gérer différentes composantes parfois mal analysées par certains systèmes : un mauvais éclairage ou des changements physiques (maquillage, coupe de cheveux) ne seraient pas un problème pour ce super-système.

Cette dernière est plus pertinente que la méthode de reconnaissance faciale Eigenfaces employant la technique de l’analyse en composante principale (PCA), qui est différente aux méthodes géométriques ou locales. Elles se basent sur les particularités du visage analysé, et dont les défauts résident dans son manque de précision, ainsi que sa sensibilité aux informations qui ne sont pas pertinentes.

En France, c’est le projet Défi Repère (Reconnaissance de personnes dans des émissions audiovisuelles) qui fait parler de lui, en associant trois technologies : la reconnaissance des visages, celle des paroles et celle des caractères de texte.

Le visage affiche beaucoup d’autres informations, et les machines peuvent aussi lire cela, il faut voir quelque part des avantages de ce côté !

Tous ces systèmes d’authentification améliorés  devraient permettre de protéger nos données qui seront couplées de plus en plus à des applications en interaction permanente avec d’autres. C’est aussi l’occasion de supprimer les mots de passe (Depuis que l’on en parle…) et par là même une usurpation d’identité et le vol de données en pleine recrudescence.

Pour les aspects plus sombres sur le site de ZATAZ on peut lire que le FBI aurait accès à une base de données biométrique gigantesque. Des bases de données biométriques que l’agence fédérale consulterait sans avoir la moindre autorisation, de la justice et des sociétés qui archives les données en question. Environ 80% des photos dans le réseau du FBI seraient des informations de personnes « non criminelles », y compris des photos des permis de conduire et des passeports. Les algorithmes utilisés pour identifier les correspondances produiraient environ 15% de fausses alertes et ont encore du mal à identifier des photos d’individus blancs ou noirs.

La prise de conscience progressive de cette reconnaissance faciale sur les réseaux sociaux devait enfin accroître certains risques chez les jeunes mais à la lecture de cet article de Sciences et Avenir il y a de quoi alerter les défenseurs de la vie privée car l’anonymat ne serait plus garanti si ces méthodes venaient à être de plus en plus employées. D’autant que, comparées aux autres techniques biométriques, celle de la reconnaissance faciale s’effectue à distance !

L’article du journal The Economist pointe les problèmes liés à la discrimination raciales et les discriminations sur le sexe des individus qui seront filmés. Des personnes pourraient sur ces seuls critères se voir refuser des postes notamment. Quel est la réalité sur ce problème ? La reconnaissance faciale pourrait-elle entraver les libertés individuelles ?

Les libertés individuelles et nos données personnelles seront automatiquement impactées par ces technologies de reconnaissance faciale et il y a fort à parier qu’il faudra redéfinir de nouvelles règles éthiques assez vite.

L’impact sera plus fort encore pour les personnes de couleur dont l’image pourra modifier l’appréciation du recruteur par exemple.

Un utilisateur du service Google Photos, une application capable de détecter le contenu de clichés, s’est ainsi plaint d’avoir été identifié comme un gorille par le logiciel.

Que dire aussi quand vous pourrez voir comme en Chine sur un grand écran votre visage, votre nom, votre adresse, si vous ne respectez pas le code de la route …

Le perfectionnement des caméras à reconnaissance faciale devrait aussi être à la source d’autres problèmes touchant à l’identité individuelle d’une personne en lui développant des composants à son ADN numérique. Ces outils pourraient pourtant avoir de nombreux débouchés. « On est intéressés par ce type d’outils, pour analyser le comportement des gens quand ils voient des publicités à la télévision, pour connaître leur degré d’acceptation et d’intérêt en voyant la publicité », explique François Klipfel, de l’institut GfK.

Autre utilisation en matière de sécurité, la caméra peut enregistrer une liste de visages, et donc repérer toute physionomie inconnue. Détectant la présence d’éventuels cambrioleurs dans une maison, la caméra peut envoyer le film sur smartphone à son propriétaire, qui pourra décider d’alerter les secours ou non.

Des systèmes de reconnaissance faciale comme les tests réalisés à la Gare du Nord et à l’aéroport de Roissy devraient pourtant aider à lutter contre le terrorisme et la délinquance dans ces lieux fréquentés.

Dans les démocraties, au moins, comme le précise l’article, la législation pourra aider à modifier l’équilibre des bons et des mauvais résultats. Les régulateurs européens ont en effet intégré un ensemble de principes dans la future réglementation de la protection des données, décrétant que les informations biométriques, qui incluent les «empreintes faciales», appartiennent à son propriétaire et que son utilisation nécessite un consentement – afin que, en Europe, contrairement à l’Amérique, Facebook ne puisse pas vendre simplement des publicités aux visiteurs. Les lois contre la discrimination pourront être appliquées à un employeur qui sélectionnerait les images des candidats. Les fournisseurs de systèmes commerciaux de reconnaissance faciale devront se soumettre à des audits, afin de démontrer que leurs systèmes ne mettent pas en doute leurs usagers. Les entreprises qui utiliseront ces technologies devraient être aussi tenues responsables.

A quel point ce dispositif est-il déjà répandu ? Qui sont les gens, quels sont les métiers qui l’utilisent déjà ? Cette proportion de personnes concernées progressera-t-elle ?

Si le marché de la reconnaissance faciale parait récent il est né dans les années 70 et compte déjà de nombreux adeptes dans les stratégies des entreprises. Le marché de la reconnaissance faciale devrait croître ainsi à un rythme annuel de 28% jusqu’en 2018

Le marché du marketing digital s’est engagé dans la technologie.

Du programme « Deepface » de Facebook au logiciel de Google « Facenet », il n’est rien de dire que la reconnaissance faciale représente depuis plusieurs années déjà un enjeu colossal pour les géants du web.

Adossée à des programmes d’intelligence artificielle de plus en plus évolués, ceux-ci ambitionnent de référencer le plus grand nombre de visages à des fins commerciales à peine déguisées ou via dans le marketing via des panneaux interactifs qui modifient la publicité en fonction du nombre d’interaction avec le passant…

Facebook peut ainsi identifier près 1 milliard de personne grâce à la reconnaissance faciale. Quid des photos prises en selfies ?

Pour ne pas tous les citer ici tant ils tendent à se développer, on peut néanmoins insister sur les dernières nouveautés proposées par de grands groupes.

Les métiers de la sécurité l’utilisent également en la combinant à un système de vidéosurveillance et cela permet d’interpeller des personnes recherchées. Puis, elle est utilisée par les organismes bancaires, et est aussi mise en place dans la conduite d’une voiture,

Bosch a même proposé au dernier salon de Las Vegas son système de  reconnaissance faciale et de personnalisation intelligente.

Une caméra (Driver Monitor Camera) permet une reconnaissance faciale et une personnalisation dès l’arrivée du conducteur. La voiture règle alors par exemple le volant, les rétroviseurs, la température dans l’habitacle ou encore la station de radio. La caméra est aussi capable de détecter le niveau de vigilance du conducteur. Si ce dernier risque de s’endormir, la voiture émet une alerte.

Delta Air Lines teste aussi la reconnaissance faciale et parle d’une « évolution naturelle » pour améliorer les services en aéroports avec ces dépôts de bagages automatisés et utilisant cette technologie. Les quatre machines rejoindront le RFID (identification par fréquence radio) pour lequel elle est « leader de l’industrie », les kiosques à billet d’avion ou l’enregistrement via l’app Fly Delta Mobile, qui ont déjà « décongestionné les halls d’aéroports et amélioré de façon drastique la satisfaction des clients ».

Dans le monde du smartphone, Synaptics a collaboré avec KeyLemon pour un système qui peut être utilisé aussi bien sur smartphone, tablette, que PC portable. L’utilisateur peut choisir s’il préfère utiliser l’empreinte ou la reconnaissance faciale pour son appareil. Il peut également combiner les deux pour plus de sécurité, tout dépendra des services proposés par les fabricants et leurs appareils.

En ce qui touche à la santé, des généticiens ont utilisé un système de reconnaissance faciale pour repérer une maladie génétique rare. Une avancée qui pourrait améliorer le dépistage.

Dans les transports une expérience d’un an à l’aéroport de Roissy a été menée. Cinq sas sont présents depuis le 28 décembre 2016 à l’aéroport Paris-Charles de Gaule. C’est encore une expérimentation. Elle doit se terminer en décembre 2017. Ces sas sont situés dans le terminal 2F. Près de 20.000 visages de personnels navigants, des pilotes, des hôtesses et des stewards, ont déjà été contrôlés de cette façon. Des passagers européens, à qui on a expliqué le système, ont accepté d’utiliser ces sas. A la Gare du Nord, les voyageurs qui prennent l’Eurostar, passent désormais dans des sas de contrôle qui intègrent la reconnaissance faciale

Une nouvelle start-up française appelée Start me up a proposé au CES 2016 un logiciel de reconnaissance faciale et d’analyse de visage en temps réel. La start-up grenobloise fait appel à des technologies de machine learning et d’intelligence artificielle.

Comme le signale Digital Colab, on voit que les usages qui découlent de la reconnaissance faciale sont multiples, on peut « tagger » automatiquement des individus figurant sur une vidéo ou participer à la protection des mineurs. Les nouvelles technologies d’analyse des images permettent de détecter les expressions des visages, l’âge, ainsi que les caractéristiques physiques. Les applications se trouvent aussi désormais dans la photo, l’électronique embarquée ou encore la robotique.

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Publié par le 13 septembre 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Big Brother – Comment la NSA écoute toutes vos communications sur Internet

Cette carte montre comment la NSA écoute toutes vos communications sur Internet

Avec la complicité de Google, Facebook et Instagram …

Nous avons des infos de plus en plus précises sur comment se pratique l’espionnage de masse (qui autrefois était considéré comme du « complotisme »), et sur comment nous le subissons de toutes part .

Des chercheurs canadiens ont lancé un site qui cartographie les centres d’interceptions des communications Internet de la NSA et les routes du trafic Internet, qui passent souvent à proximité de ces installations.

 

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IMPORTANT – Big Brother : Nous devons désormais transmettre nos Données Biométriques . Le méga-fichier TES entre en vigueur dès aujourd’hui, et sera généralisé en France …

Voici une énième atteinte à notre liberté fondamentale, et pas des moindres , ça devient absolument énorme ! Nous devons désormais transmettre nos données biométriques  . En cause – Le méga-fichier TES, qui permettra de centraliser et de contrôler l’ensemble de nos données biométriques – qui entre qui en vigueur dès aujourd’hui, et qui sera sera généralisé en France d’ici fin Mars . Le peuple Français vient de perdre une grande bataille contre Big Brother, mais pas la guerre …. Nous en sortirons renforcés le moment venu .

Voici un dossier complet sur ce dispositif qui tente de nous fliquer plus que jamais (toujours pour notre sécurité bien sur …) – et sur cette affaire en général .

Selon Liliane held-Khawam :

Pour votre sécurité, vos données personnelles et biométriques seront numérisées et stockées. Mais où donc ?

Le 9 février 2017, un arrêté a été émis en France par le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques. Il s’agit de l’application qui autorise la « création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux pièces d’identité »(décret n° 2016-1460 du 28 octobre 2016). Sont concernés votre passeport et votre carte d’identité.

Ces pièces d’identité deviennent des  TES pour »Titres électroniques sécurisés ». Grâce à ce dispositif signé par le directeur des libertés et des affaires juridiques, l’ensemble de la population sera répertoriée dans un fichier supposé sécurisé….

Mais plus important encore que le fichier lui-même, c’est le passage en force de la mise en place d’outils liberticides, où la liberté de disposer de son corps, qui supposerait le refus de la transmission de ses empreintes digitales ou de la photographie de son visage, n’est plus possible!

Il est piquant de constater que la personne qui émet le décret vous forçant à transmettre des données intimes (selon Wikipédia: l’identité, le sexe, la couleur des yeux, la taille, l’adresse du domicile, les données relative a la filiation, l’image numérique du visage et de la signature, l’adresse email et les empreintes digitales ) s’appelle « directeur des libertés »…

 

A terme, les données personnelles de plus de 60 millions d’individus seront stockées. A la problématique du traitement, voire de l’exploitation des données personnelles qui permettraient potentiellement des applications effrayantes, s’ajoutent les entreprises sous-traitantes du Tech qui vont bénéficier commercialement bien sûr de ce trésor inestimable! Mais ce n’est pas tout.

Le « cadeau » fait à certaines entreprises de traiter ces données est un transfert incroyable de la puissance de l’Etat vers des entreprises très probablement étrangères. Grâce à ce genre d’actes, on favorise la présence massive des géants de la technologie dans la vie « publique ».

Ces entreprises privées globalisées vont pouvoir mettre la main au fil du temps sur les données personnelles qui concernent, par accumulation, l’humanité entière.

Quant à l’administration publique, elle sera vouée à disparaître à terme, emportant avec elle les restes du concept étatique..

Bref, nous sommes mis progressivement au pied du mur de la nouvelle gouvernance made in Global corporates… pour votre sécurité et vos libertés bien sûr…

On y croit….

Le méga-fichier TES en vigueur dès aujourd’hui à Paris

Le fichier « titres électroniques spécialisés » (TES), qui regroupe les données biométriques des Français, est déployé dès aujourd’hui à Paris, avant d’être généralisé à tout le territoire.

Le TES est une réalité à Paris à partir d’aujourd’hui. Ce méga fichier « titres électroniques spécialisés », qui regroupera à terme l’ensemble des données biométriques des Français, sera ensuite étendu à toute la France d’ici la fin du mois de mars.

Passant outre les avis de l’Anssi, de la Dinsic, du CNNum et de la Cnil, le ministère de l’Intérieur avait publié vendredi l’agenda de déploiement du fichier TES qui s’étendra du 21 février au 28 mars :

L’arrêté du ministère de l’Intérieur a été publié au Journal officiel vendredi matin. L’énorme fichier regroupant l’ensemble des informations du passeport et de la carte d’identité, dont les données biométriques (empreintes digitales et photo du visage) sera mis en place pour toute nouvelle demande de carte d’identité dès le 21 février à Paris (le dispositif est expérimenté depuis le 08/11/2016 dans les Yvelines).

D’abord Paris, puis le Val d’Oise, les Hauts-de-Seine, puis les autres départements. D’ici la fin mars, toutes les demandes de cartes nationales d’identité présentées en métropole seront encadrées par les prescriptions du décret instaurant le fichier TES.

 

Les vœux exprimés par le Conseil national du numérique, visant à mettre en pause ce processus, outre les solutions alternatives exposées par Inria cette semaine n’auront donc eu aucun effet sur la détermination du ministère.

Cet arrêté rend ainsi applicable l’ensemble des dispositions prévues par le décret publié le 30 novembre dernier

La création de ce fichier avait créé une vive polémique, ses détracteurs lui reprochant d’être une cible de choix pour les pirates informatiques et d’être potentiellement utilisé à des fins malsaines. Par ailleurs, sa validation par décret à la Toussaint (et non par une loi passée devant le parlement) a également été contestée.

Depuis l’annonce de sa création en octobre 2016, de nombreuses voix se sont élevées contre TES dans un souci de préserver les libertés individuelles. Début février, le Conseil National du Numérique estimait qu’il était urgent de « suspendre la généralisation du projet TES. » Mais le ministère de l’Intérieur en a donc décidé autrement pour respecter le calendrier de départ.

Les concessions oubliées 

Rappelons que dans un communiqué, toujours en ligne et cosigné avec Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au numérique, Bernard Cazeneuve avait promis que « dans le cadre d’une demande ou d’un renouvellement d’une carte nationale d’identité, le recueil et le versement des empreintes digitales du demandeur du titre seront soumis à son consentement express et éclairé ».

Seulement cette concession, qui faisait suite aux critiques de la CNIL, du CNNum et d’une tempête dans l’opinion, n’a pas été actée. Visiblement, cette partie a été oubliée, le décret du 30 novembre n’a donc pas été modifié sur ce point.  L’article 10 du décret TES est resté intact : il prévoit que « le demandeur du titre est informé, au moment de la demande (…) du nombre et de la nature des empreintes digitales enregistrées dans le traitement ». Non qu’il puisse refuser un tel versement.

L’Intérieur avait tout autant promis que « le dispositif ne sera déployé sur l’ensemble du territoire qu’après que l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) aura homologué la sécurité du système et des procédures par un avis conforme. »

Un dossier renvoyé dans les mains du futur ministre de l’Intérieur

Le fichier TES a été effectivement audité par l’ANSSI et la DINSIC, qui dans leur rapport ont souligné qu’outre des bugs d’importances variables, l’actuel dispositif permettait de renverser la vapeur : basculer d’un système d’authentification à un système d’identification biométrique. Les deux entités ont ainsi proposé plusieurs solutions pour réduire ce risque.

L’« avis conforme » promis par Bruno Le Roux n’a finalement pas eu la portée attendue. Interrogé sur la mise en œuvre de ces préconisations par le sénateur Philippe Bas, président de la commission des lois, «Bruno Le Roux a fait part des réserves du ministère de l’Intérieur et renvoyé cette réflexion à son successeur ». On en déduit que la patate chaude a été renvoyée dans les bras du futur locataire de la Place Beauvau. Alors que le fichier TES aura été déployé dans toute la France.

 

Cette énième atteinte à la liberté fondamentale a fait dire en novembre 2016 à Jean-Marc Manach, journaliste et auteur spécialisé dans les questions de politique numérique :

« Le gouvernement fait passer en douce, un dimanche matin pendant le week-end de la Toussaint, un texte qui avait été fortement critiqué par la CNIL et censuré par le Conseil Constitutionnel. Il le fait passer sans aucun débat parlementaire et sans respecter l’avis de la CNIL ».

Gaëtan Gorce, commissaire de la CNIL (équivalent français du Préposé à la protection des données) a eu ces mots dans Libération:

« Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est qu’on est dans un contexte spécial, lié à la menace terroriste et aux attentats. Il pourra être assez facile pour un gouvernement de modifier la nature du fichier et de rendre exploitables les données, puisqu’il existe. En ayant accès aux empreintes digitales, à l’adresse, à la couleur des yeux, vous vous rendez compte de quel outil pourrait disposer la police ? »

 

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Big Brother – Les services secret Anglais et US espionnent les passagers de la plupart des grandes compagnies aériennes, dont Air France !

Extrait d'une présentation du GCHQ montrant comment le service britannique intercepte les communications au sein des avions Air France.

La NSA et son homologue britannique peuvent capter toutes les données, y compris les codes secrets, des communications des passagers de la plupart des grandes compagnies aériennes. Ce programme a notamment visé Air France, qui affirme ne pas avoir finalement déployé cette technologie dans ses avions.

Dans l’immense stock d’archives extraites par Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), c’est une pépite. Elle débute par une devinette : « Quel est le point commun entre le président du Pakistan, un trafiquant de cigares ou d’armes, une cible du contre-terrorisme ou le membre d’un réseau de prolifération nucléaire ? Ils utilisent tous leur téléphone portable lorsqu’ils sont dans un avion. »

Posée en 2010 dans une des lettres d’information interne de l’une des principales directions de la NSA, « SIDtoday », et classée top secret, elle annonce l’émergence d’un nouveau terrain d’espionnage, qui n’avait pas encore été exploré : l’interception des données de communications à bord des avions de ligne.

En 2009, la NSA souligne dans un document interne que, en décembre 2008, 50 000 personnes ont déjà utilisé leur téléphone portable en vol, un chiffre qui atteint 100 000 en février 2009. Pour expliquer cet engouement, la NSA énumère : « De plus en plus d’avions équipés, la crainte recule de voir l’avion s’écraser. Pas aussi cher qu’on le croyait. (…) Le ciel pourrait appartenir à la NSA. »

Fin 2012, le Government Communications Headquarters (GCHQ), l’homologue britannique de la NSA, livre, à son tour, dans une présentation « top secret strap », un des plus hauts niveaux de classification, les dessous du programme Southwinds (« vents du sud »), mis en place pour collecter tout le trafic, voix et data, métadonnées et contenu des connexions à bord des avions. La zone est encore limitée aux régions Europe, Moyen-Orient et Afrique, couvertes par les satellites Inmarsat.

 

La collecte des données se fait « quasiment en temps réel » et un avion peut être suivi toutes les deux minutes. Pour espionner un téléphone, il suffit qu’il soit à une altitude de croisière de 10 000 pieds. Le signal transitant par satellite, la technique d’interception se fait par des stations secrètes d’antennes au sol.

Le seul fait que le téléphone soit allumé suffit à le localiser, l’interception peut alors être croisée avec le registre des listes de passagers et les numéros des avions, pour mettre un nom sur l’utilisateur du smartphone. Le GCHQ peut même, à distance, perturber le fonctionnement d’un téléphone de sorte que son utilisateur soit contraint de le redémarrer avec ses codes d’accès : les services britanniques interceptent du même coup ses identifiants.

Une fixation qui ne tient pas du hasard

Le GCHQ et la NSA ont baptisé leurs opérations de mise sous surveillance des communications en avion de doux noms d’oiseaux, « Pie voleuse » et « Pigeon voyageur », comme cela a été rapidement évoqué par Glenn Greenwald, journaliste indépendant américain, dans son ouvrage Nulle part où se cacher (JC Lattès, 2014).

Mais un examen plus poussé de ces pièces et la lecture de documents inédits extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives Snowden données à M. Greenwald et Laura Poitras, sur la surveillance entre 2005 et 2013 des avions commerciaux dans le monde entier, prouve que la compagnie Air France a été très tôt au cœur de l’attention de ces deux pays amis, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

La cible Air France apparaît dès 2005 dans un document de la NSA fixant les grandes lignes du projet de « traque des avions civils dans le monde entier ». Daté du 5 juillet et signé par le numéro deux de l’une des principales directions de la NSA, chargée du renseignement d’origine électromagnétique (SID, Signal Intelligence Directorate), ce mémo de treize pages recense sous forme chronologique et détaillée les principales étapes de ce programme pensé pour éviter « un nouveau 11-Septembre ».

On peut lire que, dès la fin 2003, « la CIA considère que les vols Air France et Air Mexico sont des cibles potentielles des terroristes ». Le service juridique de la NSA précise alors « qu’il n’y a aucun problème légal pour cibler les avions de ces deux compagnies à l’étranger » et qu’« ils devraient être sous la plus haute surveillance dès qu’ils entrent dans l’espace aérien américain ». Dès février 2005, ces mêmes juristes insistent sur la procédure légale à suivre, « en particulier pour la collecte des communications à bord des avions ».

La désignation d’Air France comme risque majeur pour les intérêts et le territoire américains ne relève pas d’une simple hypothèse de quelques techniciens-espions de la NSA. Un cercle impressionnant d’autorités chargées de la sécurité du pays a été informé du « danger » représenté par la compagnie française.

Le mémo de la NSA est, en effet, adressé à une vingtaine de destinataires, dont le commandement de la défense aérienne de l’Amérique du Nord, la CIA, le département Homeland Security (la sécurité intérieure), l’Agence de renseignement spatial (NRO), l’Agence de renseignement de la défense (DIA) ou encore l’état-major de l’armée de l’air. Cette fixation sur Air France sera constante au fil des années qui vont suivre et ne tient pas du hasard.

Le premier test de l’utilisation d’un smartphone en plein ciel a été effectué à bord du vol AF 1046 d’Air France, le 17 décembre 2007, sur une liaison Paris-Varsovie. « On a commencé tôt, confirme au Monde la direction d’Air France, mais, depuis, on n’a pas cessé de faire des tests, aujourd’hui, on s’apprête, comme les autres compagnies, à passer directement au Wi-Fi à bord. » La compagnie française, interrogée sur les pratiques des services secrets anglo-saxons, a d’ailleurs réagi avec mesure : « Nous ne sommes pas les seuls, visiblement, à avoir été visés et nous ne disposons d’aucun élément sur ces pratiques. »

 

Prises de guerre

En 2012, le GCHQ note que vingt-sept compagnies ont déjà permis aux passagers d’utiliser un téléphone portable ou sont sur le point de le faire, surtout pour les premières classes et les classes affaires des vols long-courriers. Parmi elles, British Airways (seulement data et SMS), Hongkong Airways, Aeroflot, Etihad, Emirates, Singapore Airlines, Turkish Airlines, Cathay Pacific ou encore Lufthansa. Air France est, pour sa part, un tel symbole de la surveillance des communications en avion que les services britanniques utilisent un croquis pleine page de l’un de ses avions pour illustrer le fonctionnement de l’interception en vol.

Pour prouver leur savoir-faire, le GCHQ et la NSA fournissent nombre d’exemples d’interceptions passées à bord de vols commerciaux d’autres compagnies. On trouve ainsi les relevés, le 23 mars 2012, à 13 h 56, du vol Etihad ETD8271 des Emirats arabes unis, entre JFK et Denver (Colorado), du Nice-Moscou du 20 mai 2011 (Aeroflot) ou encore, la même année, du Milan-Doha (de Qatar Airways), du Athènes-Doha (toujours de Qatar Airways), du Jeddah-Le Caire (de la Saudi Airlines) ou du Paris-Mascate (d’Oman Air).

La collecte concerne également des Blackberry dont les codes PIN et les adresses e-mails sont identifiés dans un avion, le 2 janvier 2012 à 10 h 23, sans que l’on connaisse sa destination et le nom de la compagnie. Les prises de guerre sont fièrement annoncées : voix, data, SMS, Webmail, Webchat, réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.), Google Maps, Currency Converters, Media, VOIP, BitTorrent ou Skype.

Au cours de leurs exercices d’intrusion, les services secrets britanniques découvrent, un peu surpris, qu’ils ne sont pas les seuls intéressés par ces communications en vol. Ils notent que la compagnie russe Aeroflot a mis en place un système de connexion spécifique pour les GSM à bord de ses appareils, « sans doute pour procéder à des interceptions… », glissent-ils dans une note technique.

Aujourd’hui, près d’une centaine de compagnies permettent de téléphoner en avion. « Les clients estiment désormais normal, voire nécessaire, de rester connecté en vol », assure la direction d’Air France. Les autorités en matière de sécurité aérienne ont toutes validé l’utilisation des GSM à bord des avions et les experts estiment que 2016, 2017 et 2018 seront les années historiques du portable en vol, notamment par l’installation pérenne du Wi-Fi en plein ciel.

De quoi étendre encore l’ampleur de l’espionnage en visant « plusieurs centaines de milliers de personnes » à surveiller, selon les projections de la NSA, soit un périmètre qui dépasse de loin les seules cibles reliées au terrorisme. L’espionnage politique ou économique des passagers en première ou en affaires sur des long-courriers intéresse d’ailleurs bien davantage les services.

La surveillance, elle, n’a aucune limite et chaque nouveauté est un défi technique qui paraît vite relevé. Les services semblent en être même un peu blasés. Les techniciens-espions de la NSA, dans une note interne de 2010, avaient même déjà la tête ailleurs. « Quel sera le prochain terrain d’expérimentation ? Les trains ? Il faudra qu’on regarde ça… »

Voir les quatre documents que nous publions : « Thieving Magpie », « Homing Pigeon », « In-Flight GSM is no joke » et « In-Flight GSM ».

 

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Big Brother Chinois : Le Parti communiste imagine une société où les citoyens sont notés grâce à leurs données

Dans le premier épisode de la saison 3 de Black Mirror (Netflix), la société est régie par la "cote personnelle" de chaque individu. Plus celle-ci est élevée, plus le citoyen a accès à des privilèges au quotidien. (image Netflix)
Dans le premier épisode de la saison 3 de Black Mirror (Netflix), diffusé le 21 octobre 2016, la société est régie par la « cote personnelle » de chaque individu. Plus celle-ci est élevée, plus le citoyen a accès à des privilèges au quotidien. (image Netflix)

 Le Parti communiste chinois envisage de mettre en place un vaste plan de collecte systématique d’information sur les citoyens et les entreprises du pays grâce au « big data ». Objectif : La création d’un gigantesque fichier national centralisé permettant de leur décerner une note supposée illustrer leur « fiabilité ». Une vision, à l’accent prononcé de totalitarisme, qui pourrait devenir réalité dès 2020.

On croirait l’information tout droit sortie d’un roman de George Orwell ou d’un épisode de Black Mirror, pourtant elle semble bien officielle. Le Parti communiste chinois (PCC) envisagerait de mettre à profit le « big data » pour récolter le maximum d’information possible sur ses citoyens, mais aussi sur les entreprises du pays, ainsi que le rapporte un récent article du Washington Post. Objectif assumé : observer la quasi-totalité des interactions afin de les réunir dans un fichier central permettant ensuite de décerner aux citoyens et entreprises du pays une note basée sur leurs performances politiques, commerciales, sociales et légales et censée illustrer leur « fiabilité ».

Ainsi, le moindre faux pas — un défaut de paiement, une critique émise à l’encontre du pouvoir, griller un feu rouge ou négliger ses parents âgés — pourrait entraîner une perte de point(s). Une sanction gravissime dans un monde où cette note aurait un impact direct sur de multiples facettes de la vie quotidienne, comme la capacité à emprunter de l’argent, à envoyer ses enfants dans les meilleures écoles ou encore par exemple à voyager à l’étranger.

Ce futur dystopique, où l’État s’immiscerait plus que jamais encore dans la vie privée de ses citoyens, pourrait devenir réalité en Chine dès 2020. Du moins à en croire le scénario imaginé dans un document stratégique de premier plan rendu public en septembre dernier, comme nous l’apprendThe Independent.

Le PCC explique y voir une occasion de bâtir une culture de « sincérité » au sein d’une « harmonieuse société socialiste »« le maintien de la confiance est glorieux ». S’y trouvent aussi listées les sanctions qui pourraient être imposées aux personnes ou entreprises qui failliraient à ces principes. L’idée est simple : « Si la confiance se trouve rompue quelque part, des restrictions sont imposées partout ». Comme l’explique leWashington Post, les « fautifs » se verraient non seulement refuser un certain nombre de privilèges, mais feraient aussi l’objet d’une surveillance quotidienne renforcée et d’inspections aléatoires.

À noter que le gouvernement chinois n’a pas encore expliqué comment le plan pourrait être déployé — si tant est que cela soit seulement possible, aussi bien technologique que politiquement, au sein d’une population de plus de 1,3 milliard d’individus. La manière dont les scores seront établis et l’importance des différents critères demeurent donc inconnues. Seule certitude, avec ce qu’il appelle l’« Internet Plus » le Parti communiste chinois envisage de se poser en juge ultime, aussi bien capable de récompenser ce qu’il considère comme des actions convenables que de punir les mauvais comportements.

Source

 

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Big Brother – La surveillance par reconnaissance faciale bientôt partout dans New York (bientôt en France)

L’avenir de la surveillance passe-t-il par la reconnaissance faciale ? On a tous vu dans les films d’anticipation ce type de technologie qui permet de reconnaitre le méchant dans une foule. À New York, les autorités ont bien l’intention d’accélérer dans ce dossier. 

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a proposé que la technologie de reconnaissance faciale soit implémentée partout sur le territoire de l’État. Ce programme nécessiterait l’installation de caméras et de capteurs un peu partout, notamment sous les ponts, dans les tunnels et à chaque intersection. Évidemment, le gouverneur souhaite que tout cela aide la police à identifier et attraper les criminels et les terroristes qui s’en prendraient aux biens et aux personnes.

Cet équipement servirait également à lire les plaques minéralogiques. Pour le moment, le système sera déployé dans les aéroports et les hubs de circulation de l’État, avant qu’il ne soit présent partout ailleurs. Voilà qui risque de donner des idées à d’autres pays… Cette technologie est d’ailleurs déjà à l’œuvre à Pékin et dans plusieurs villes au Japon.(source)

Numérama donne des précisions ,  confirmant qu’un telle technologie de surveillance pourrait bientôt arriver En France :

Le gouverneur de New York a annoncé cette semaine que des caméras reliées à des systèmes de reconnaissance faciale seraient installées sur des « croisements », sans livrer aucun détail sur leur fonctionnement ou les garanties apportées (ou non) la protection de la vie privées des New-Yorkais. En France aussi, les voix s’élèvent pour demander de tels systèmes.

L’annonce a été faite en une minute, au sein d’un discours de 35 minutes portant sur la modernisation des infrastructures routières et ferroviaires. Mercredi, le gouverneur démocrate de l’état de New York, Andrew Cuomo, a annoncé sans livrer aucun détail que les autorités allaient commencer à tester des technologies de reconnaissance faciale, avec des caméras qui seront notamment installées au niveau des « croisements ».

 

« Comment affronter ces menaces que nous avons quotidiennement, qui deviennent pires, et pire, et pires ? New York est une cible et le déni n’est pas une stratégie viable », a d’abord prévenu Cuomo pour étouffer par avance toute critique sur ce qu’il allait dire ensuite : « Nos croisements présentent à la fois une vulnérabilité et une opportunité. Il y a des technologies émergentes dans nos systèmes de sécurité que nous voulons installer : des capteurs qui lisent les plaques d’immatriculation, et tester les logiciels derniers cris de reconnaissance faciale »
« Nous avons désormais des logiciels de plus en plus sophistiqués qui permettent de lire un visage », s’est-il réjoui.

Mais comme le note Vocativ, les New-Yorkais n’ont eu le droit à aucun détail, qui sont pourtant importants. Rien n’a été dit sur la base de données qui serait utilisée pour comparer les visages à ceux filmés par les caméras, sur l’éventuel enregistrement de visages inconnus, sur la durée de conservation des données collectées, sur le droit des citoyens à savoir qu’ils ont été reconnus à tels ou tels endroits, sur qui aurait le droit d’accéder aux images, sur la détermination des zones où seraient installées et testées ces caméras, etc.

Le gouverneur a en revanche passé de très nombreuses minutes à parler de l’architecture des ponts, et de leurs projets d’illumination par des LED de toutes les couleurs.

BIENTÔT EN FRANCE ?

En France aussi, l’utilisation de la reconnaissance faciale est de plus en plus ouvertement sollicités. En mars dernier, après les attentats de Bruxelles, Bernard Cazeneuve s’était dit favorable à l’exploitation de telles technologies dans les gares et les aéroports. « La reconnaissance faciale, ce sont des moyens sur lesquels travaillent nos services et nous n’hésiterons pas à employer les moyens humains et les moyens de la technologie », avait-il prévenu. Des systèmes ont déjà été employés ailleurs, notamment à Tokyo, à Sotchi et à Rio, pour sécuriser les Jeux Olympiques en comparant les visages avec des bases de données de terroristes connus.

Plusieurs technologies existent, dont celle développée en France par Safran Morpho qui propose Morpho Argus, un « système d’identification instantanée de personnes dans des flux de vidéo surveillance, analysant des captures de visages issus de vidéos enregistrées en temps réel ou pré-enregistrées » :


En mai dernier, en prévision de l’organisation de l’Euro 2016, Christian Estrosi avait demandé avec Eric Ciotti à pouvoir mettre en place la reconnaissance faciale dans les fan zones. Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas avait toutefois refusé. « Cette proposition comporte des risques d’atteinte aux libertés publiques. Je ne comprends pas l’intérêt de la disposition proposée et émets donc un avis défavorable », avait-il répondu à l’Assemblée nationale.

Par la suite, l’attentat de Nice a relancé la polémique. À ceux qui disaient que la vidéosurveillance installée dans la ville la plus vidéosurveillée de France n’avaient servi à rien, M. Estrosi avait eu cette réponse :

« Elles ont permis de faire avancer l’enquête, mais, en matière de terrorisme, il faut admettre que les caméras ne sont pas la réponse à tout. Du moins en l’état actuel des choses, puisque, si on nous avait autorisés à utiliser notre logiciel de reconnaissance facial, il en aurait peut-être été autrement. On se serait rendu compte que le conducteur du camion avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour violence et qu’il figurait sur le fichier des infractions constatées Stic ».

Il est donc déjà question, pour lui, de ne pas limiter la base de données de comparaison aux seuls terroristes mais de l’étendre à tous les types d’infractions. Un peu comme le FNAEG, d’abord réservé aux violeurs et autres délinquants sexuels, fut progressivement étendu pour comprendre aujourd’hui plus de 3 millions d’enregistrements de profils génétiques.

 

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Terrorisme VS Big Brother

 
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Publié par le 16 septembre 2016 dans général

 

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