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Des milliers de moustiques génétiquement modifiés bientôt lâchés en Afrique

moustique

Vouloir éradiquer le paludisme et d’autres maladies, c’est une bonne chose comment être contre … Par contre cette méthode m’inquiète, jouer aux apprentis sorciers avec mère nature ce n’est jamais bon, on ne sait pas quelles conséquences à long terme ça pourrait avoir de lâcher des moustiques mutants , sur l’écosystème – et sur l’homme …  (Le premier « lâcher » de moustiques OGM a eu il y a 8 ans aux iles CaÏman , financé par la fondation Bill et Melinda Gates)

Certes le nombre de moustiques diminue , mais l’évaluation sanitaire complète reste à faire. Y a t-il moins de malades au bout ? On ne sait pas. Quelles conséquences plus globales sur l’homme et l’environnement ? on ne sait pas plus. C’est ce qui a conduit cette semaine, dans l’avis qu’il a rendu, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) à se montrer très prudent.  (source)

Lire ici aussi . Z 

Il y a quelques jours, le gouvernement du Burkina Faso autorisait la libération de moustiques génétiquement modifiés à Bana, un village de l’ouest du pays. Une première en Afrique, qui vise à éradiquer le paludisme dans la région.

Il y a quelques mois, des chercheurs libéraient des millions de moustiques mâles stérilisés dans le Queensland, en Australie. Une opération coup de poing qui aura porté ses fruits : en quelques semaines, les scientifiques ont observé une chute de plus de 80 % de la population des insectes vecteurs de maladies. Et si la même chose pouvait être faite en Afrique, notamment dans certaines régions particulièrement vulnérables aux maladies transmises par les moustiques ? Un premier essai devrait être entrepris dans les prochains jours. L’autorité nationale de biosécurité du Burkina Faso vient en effet d’autoriser la libération de 10 000 moustiques génétiquement modifiés.

Comme en Australie, les moustiques génétiquement modifiés (que des mâles) s’accoupleront avec les femelles, mais les œufs qui en résulteront ne pourront éclore. Cela permettra ainsi une baisse rapide de la population locale de moustiques. Tous les insectes libérés seront également plus “faibles” que leurs homologues sauvages, avec une espérance de vie estimée à quelques mois seulement.

Les insectes devraient normalement être lâchés à Bana ce mois-ci. Tous les habitants du village – et ceux de deux autres villages voisins – ont été informés de la décision du gouvernement. Des linguistes parlant le dioula (la langue locale) ont été appelés dans le but de transmettre les informations et de répondre à toutes les questions relatives à cette opération, chaque habitant devant donner son accord pour ce projet.

Rappelons que le paludisme demeure encore aujourd’hui un problème de santé publique préoccupant dans ce pays. Selon la direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS), la maladie serait responsable de plus de 40% des décès chez les adultes, et de plus de 65% des décès chez les enfants de moins de cinq ans.

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Publié par le 20 septembre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Elon Musk dévoilera bientôt « un produit » qui connecte votre cerveau à un ordinateur

J’en parlais dans de précédents papiers, Elon Musk joue littéralement aux apprentis sorciers , et il sait des choses dont nous n’avons aucune idée . Il a plusieurs fois avertit le monde sur les dangers de l’IA, sachant qu’il mène lui même beaucoup d’expériences dans ce domaine . Que nous cache-t-il ? En tous cas mes soupçons qu’il a atteint un stade bien plus avancé que ce qu’il prétend dans la recherche se confirment… (lire ici mais aussi jeter un oeil ici pour avoir une vision extra large) Cette fois il déclare que sa société Neuralink développe une technologie permettant de connecter le cerveau humain aux ordinateurs pour « faire corps avec l’intelligence artificielle » , et d’atteindre une certaine forme d’immortalité par la cybernétique  :   « Si votre être biologique meurt, vous pourrez être uploadé dans une nouvelle unité. Littéralement » Rien que ça ??!! On va voir si il bluff ou pas, mais avec cet homme absolument tout est possible .. Z 

Elon Musk a dit beaucoup de choses au cours de son entretien avec le podcasteur Joe Rogan, diffusé le 7 septembre dernier, dont la plupart ont été éclipsées par le blunt qu’il a fumé sur le plateau. Pourtant, s’il y en a une qui mérite toute notre attention, c’est celle qui concerne le futur proche de Neuralink, sa société qui travaille à la concrétisation d’un futur où les humains feront corps avec les ordinateurs pour décupler leur potentiel.

« Je pense que nous aurons quelque chose d’intéressant à annoncer d’ici quelques mois », a-t-il révélé au micro de Joe Rogan. « Mieux que tout ce que vous pouvez imaginer. Dans le meilleur des cas, nous parviendrons à faire corps avec l’intelligence artificielle. » À en croire les propos du milliardaire, la technologie développée par Neuralink permettra de connecter le cerveau humain aux ordinateurs pour établir une relation symbiotique avec l’intelligence artificielle.

« Cela permettra à n’importe qui d’acquérir des facultés cognitives surhumaines », poursuit-il. « N’importe qui qui le souhaite. » Il ne s’agirait pas de nous forcer… Mais selon Elon Musk, nous sommes déjà des cyborgs à un stade primitif. « Êtes-vous plus intelligent avec ou sans smartphone ou ordinateur ? Vous l’êtes beaucoup plus, en réalité », argue-t-il. « Vous pouvez répondre à n’importe quelle question presque instantanément. Votre mémoire est infinie. (…) Votre téléphone est déjà une extension de vous-même. Vous êtes déjà un cyborg, ce que la plupart des gens ne réalisent pas. Simplement, le débit de données est très, très lent. Il y a comme un mince filet d’information qui s’écoule entre votre être biologique et votre être numérique. Il faut que nous faisions de ce filet un fleuve immense, une interface à très haute bande-passante. »

Mais les ambitions de Musk et Neuralink ne se bornent pas là. « Si votre être biologique meurt, vous pourrez être uploadé dans une nouvelle unité. Littéralement », affirme-t-il. Le futur selon Elon Musk ressemble fort à celui dépeint dans Altered Carbon. Plus que quelques mois avant de savoir à quel point il est sérieux.

Source : CNBC

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Publié par le 18 septembre 2018 dans général, Insolite, Sciences

 

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Loi sur les « fake news » : Bientôt la fin des médias alternatifs ?!!!

La France va-t-elle se doter d’un « ministère de la Vérité » ?

Chers lecteurs je suis très inquiet avec cette nouvelle loi liberticide en préparation, et qui nous vise directement !! On le sentait venir – Depuis un certain temps et de précédentes lois votées, nos libertés fondamentales fondent à vue d’œil, mais si cette loi passe il se pourrait qu’on ne puisse même plus exprimer librement son opinion sur le net !! Autrement dit , adieu la Blogosphère, , la fin des médias alternatifs, notre existence même est en danger, rien de moins !! “La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus” selon la ministre ! Oui vous avez bien lu . C’est très grave et angoissant ce qui se prépare, et nous sommes en 1ere ligne ! Lisez bien ce qui suit, et soyez très vigilants … Z 

La France va-t-elle se doter d’un « ministère de la Vérité »

Depuis plusieurs mois le Président Emmanuel Macron et certains de ses ministres, nous ont annoncé le dépôt d’un projet de loi destinée à lutter contre les « fake news ». Finalement le Parlement a été saisi par le groupe majoritaire à l’Assemblée nationale d’une proposition d’abord intitulée « lutte contre les fausses nouvelles » puis rebaptisée « loi contre la manipulation de l’information ».

La lecture de l’exposé des motifs et du texte lui-même ne peut que provoquer l’inquiétude de tous ceux qui sont attachés aux libertés publiques fondamentales et, en particulier, à la liberté de pensée et d’expression.

Si ce texte est adopté, il constituera une régression insupportable, et ouvrira la voie à ce qui semble être l’objectif principal, empêcher l’expression grâce à Internet d’opinions qui ne seraient pas validées par le pouvoir et / ou par des instances médiatiques sélectionnées par ce dernier. 

Il est impératif pour les démocrates soucieux de la préservation des libertés publiques fondamentales de s’opposer résolument à cette mise en cause brutale et inquiétante de l’une d’entre elles.

Signer la pétition 

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Un télescope spatial sera bientôt accessible au grand public

Voilà qui risque fort de terrasser la théorie de la terre plate qui explose en ce moment !!! 

La société aérospatiale Space Fab, basée aux États-Unis et fondée en 2016 par Randy Chung et Sean League, veut rendre l’espace accessible à tous. Cela sera notamment possible grâce au développement du télescope spatial Waypoint – le premier instrument auquel vous pourrez accéder via votre smartphone pour prendre des photos de la Terre et de l’espace.

L’une des caractéristiques déterminantes de l’exploration spatiale moderne est la façon dont les entreprises aérospatiales publiques et privées coopèrent, comme jamais auparavant. Les universités et les instituts de recherche peuvent également mener des recherches dans l’espace, notamment grâce à des services de lancement moins chers et au développement de petits satellites pouvant être construits à l’aide d’appareils électroniques standard (comme CubeSats et microsatts). Mais qu’en est-il du public ? Pour y remédier, la société aérospatiale située en Californie Space Fab veut rendre l’espace accessible à tous grâce au développement du télescope spatial Waypoint.

Ce qui rend ce télescope particulièrement unique, c’est la façon dont il combine des composants disponibles dans le commerce avec des instruments révolutionnaires. La conception est basée sur un satellite CubeSat 12U standard, qui contient le télescope Waypoint. Ce dernier est équipé d’un miroir primaire de 21 cm en carbure de silicium, d’un miroir secondaire déployable, d’un imageur de 48 mégapixels pour les longueurs d’ondes visibles et proches de l’infrarouge, d’une caméra intensifiée de 8 mégapixels pour les longueurs d’ondes ultraviolettes et visibles, et d’un imageur spectral.

« Les capacités astronomiques de Waypoint sont impressionnantes », note Sean League. « Sans les effets déformants de l’atmosphère terrestre, notre imageur de 48 mégapixels peut prendre des images à haute résolution parfaites à chaque fois. Nous pouvons atteindre la résolution théorique maximale pour notre miroir principal à 0,6 seconde d’arc par pixel sur une seule image, et une résolution plus élevée est possible grâce à des expositions multiples ».

Le télescope spatial Waypoint sera prêt à être lancé d’ici la fin 2019 sur une fusée Falcon 9 de SpaceX. Une fois déployé, il sera en mesure de télécharger des données vers la Terre deux fois par jour en utilisant des stations au sol optiques. Ces images pourront ensuite être téléchargées via un smartphone, une tablette, un ordinateur ou d’autres appareils.

Space Fab a également été fondée dans l’espoir de stimuler le développement de l’industrie spatiale, avec en ligne de mire l’extraction d’astéroïdes qui pourraient fournir des ressources bon marché et abondantes pour tous, et permettront une exploration plus poussée de notre système solaire. La société a aussi récemment déposé un brevet pour son accélérateur d’ions, conçu pour augmenter la poussée des moteurs ioniques CubeSat existants. La société se concentre également sur la création de bras robotiques avancés capables de lutter contre les débris spatiaux et de se réparer en cas de défaillance mécanique ou de dommages.

Space Fab s’inscrit aujourd’hui aux côtés de grands noms comme SpaceX, Blue Origin, Planetary Resources et Deep Space Industries. Une constellation d’entreprises qui cherchent à rendre l’espace accessible, et à entrer dans une ère de non-pénurie.

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Via SP

 
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Publié par le 20 avril 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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La Normandie bientôt dotée de sa propre monnaie

Outres les cryptos, les nouvelles formes de monnaie commencent à pulluler un peu partout, ce qui pourrait à terme provoquer une défiance vis à vis des devises officielles . Encore dernièrement est né le ₭weens, une nouvelle monnaie qui fleurit dans le milieu LGBTQ … (un milieu qui était précurseur et trés en avance en étant un des 1er à adopter le Bitcoin)  Z 

La première devise pour toute une région de France va voir le jour ce trimestre sur la terre des Vikings, nom qui pourrait être donné à cette future monnaie locale. Un moyen de favoriser les circuits courts et le commerce de proximité. Explications.

Les Normands vont pouvoir payer leurs achats en «Normand», «Viking», «Drakkar» ou «Rollon» – du nom du premier duc de Normandie à avoir créé une devise à son effigie. Car la première monnaie de Normandie est sur les rails. Elle devrait être en circulation avant fin mars, une fois que les citoyens se seront notamment prononcés sur son nom.

Il existe une quarantaine de monnaies locales en France mais la création d’une devise complémentaire à l’échelle de toute une région est une première. Le futur moyen de paiement circulera en effet sur les cinq départements: le Calvados, l’Eure, la Manche, l’Orne et la Seine-Maritime.

Pour cela, «la région a alloué 400.000 euros au projet», assure Lynda Lahalle, conseillère régionale chargée du projet. «Une banque partenaire dotée d’un fonds de 100.000 euros garantira la valeur d’une monnaie normande pour un euro», souligne Gérard Heit, président de l’association Monnaie Normande qui assurera sa mise en circulation. La monnaie sera électronique et dotée d’une application, précise Gérard Heit.

L’objectif de cette devise locale? «C’est un moyen de valoriser la culture normande et de renforcer les liens entre les différents acteurs du territoire», répond Hervé Morin, président de la Région Normandie. «Cela a du sens dans le cadre de la réunification des deux Normandie», renchérit Lynda Lahalle.

«Les monnaies locales complémentaires permettent d’intensifier les relations économiques dans l’espace local»

Jérôme Blanc, économiste spécialisé dans les monnaies locales

Outre cette fierté régionale, comme les autres monnaies locales, elle vise à favoriser les circuits courts et le commerce de proximité. La nouvelle monnaie normande n’aura pas vocation à remplacer l’euro mais à circuler sur le territoire pour stimuler les échanges locaux. «Les monnaies locales complémentaires permettent d’intensifier les relations économiques dans l’espace local, elles concernent en premier lieu les échanges de biens alimentaires», indique Jérôme Blanc, économiste spécialisé dans les monnaies locales. Selon l’Ademe, les monnaies locales constituent des leviers pour orienter les comportements vers une consommation durable.

Seulement 2 % de la masse monétaire circule au sein de l’économie réelle. On estime qu’un euro est échangé 2,4 fois en moyenne avant de retourner en banque, contre 6 fois pour une monnaie locale. De fait, une monnaie complémentaire ne rapporte rien, elle est uniquement un moyen d’échanges. Inutile donc de détenir des milliards de Drakkars ou de Vikings sur son compte, leur valeur n’évoluera pas!

L’eusko au Pays basque, le WIR en Suisse, le Brixton Pound en Angleterre… des exemples de réussites

Ils pourront être en revanche très utiles pour payer des produits alimentaires made in Normandie! Mais tout dépendra des commerces qui l’accepteront. Des entreprises peuvent imaginer de payer leurs salariés ou leurs fournisseurs en monnaie locale. Des services publics pourront même être payés en monnaie locale, comme les billets d’entrée dans les piscines, confirme Lynda Lahalle.

L’exemple de «l’eusko», monnaie locale la plus développée en France, est souvent cité comme un modèle de réussite. Crée en 2013 au Pays basque, plus de 750.000 euskos sont aujourd’hui en circulation. Depuis 9 mois, des cartes de paiement digitales ont même été lancées. La devise est utilisée par 750 commerces, entreprises et associations ainsi que 3.000 particuliers sur 300.000 habitants. À chaque transaction, 3% d’eusko sont reversés à des associations et au total 15.000 euros de dons ont été distribués. Au point que la ville de Bayonne souhaite payer ses factures ou subventionner des associations en euskos. L’État s’y oppose. Pour l’heure, le tribunal administratif a prononcé un non-lieu sur ce sujet.

Ailleurs, d’autres monnaies complémentaires ont également connu un succès retentissant. Ainsi la «WIR» en Suisse est aujourd’hui utilisée par plus de 60.000 entreprises et permet aux habitants de s’autogérer financièrement, indépendamment des aléas économiques du pays. Elle est née en Suisse en 1934, en pleine crise économique: une quinzaine de petites entreprises se sont rassemblées pour pouvoir s’échanger leurs produits, alors même que, faute d’argent, le commerce était au point mort.

Autre réussite, le Brixton Pound qui circule dans le quartier de Brixton à Londres. Crime de lèse-majesté, les billets sont à l’effigie de David Bowie, l’enfant du quartier! Des centaines de commerces l’utilisent et elle a contribué à dynamiser le commerce local.

Mais toutes les monnaies locales n’affichent pas la même réussite. Par exemple, la monnaie «SoNantes» n’a pas rencontré le succès espéré. Depuis son lancement en avril 2015, la SoNantes a fait l’objet de 7500 transactions pour 280.000 euros échangés (une SoNantes pour un euro) avec 1500 adhérents particuliers et 180 professionnels contre 10.000 comptes de particuliers et 3000 d’entreprises escomptés. Pour réussir, le Drakkar ou le Viking devra donc avant tout conquérir le cœur des Normands !

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Publié par le 18 janvier 2018 dans économie, général

 

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La première transplantation de tête au monde sera bientôt réalisée sur un patient paraplégique…

On pensait la transplantation de tête réservée aux films de science-fiction. Mais le chirurgien italien Sergio Canavero pourrait bientôt réaliser pour la première fois cette opération historique.

 

Cette opération a été sujette à controverse, de nombreux médecins la considérant comme insensée. Ignorant tout cela, un homme russe nommé Valery Spiridonov a accepté qu’on réalise sur lui l’opération.

 

Valery est un homme paraplégique de 30 ans souffrant de la maladie de Werdnig Hoffmann, une forme d’amyotrophie spinale. Valery a passé les 20 dernières années de sa vie dans un fauteuil roulant. Son état n’a fait qu’empirer.

 

Il a déclaré : « Je peux à peine bouger mon corps. J’ai 30 ans, de nombreuses personnes ayant ma maladie n’ont pas vécu plus de 20 ans. Je n’ai moi-même plus beaucoup de temps, lorsque j’ai entendu cette information j’ai immédiatement contacté le chirurgien. Je ne peux pas vivre plus longtemps dans ce corps. »

 

« Au cours des deux dernières années, nous avons communiqué par e-mail et nous ne nous sommes pas rencontrés. J’ai bien sûr peur mais je n’ai pas vraiment d’autre option, c’est pour moi une rare opportunité. »

 

Valery Spiridonov - 1

 

Dans une interview avec CNN, le Pr Canavero a indiqué que la tête de Valery serait transplantée dans le corps d’une personne inconsciente et dans un coma profond. Le patient et le donneur seront tous deux opérés en même temps. La tête du patient sera transplanté dans le corps du donneur avec une substance semblable à de la colle appelée polyéthylène glycol. Ce composé permet de favoriser la réparation de la moelle épinière lors d’un traumatisme cervical.

 

Valery Spiridonov - 2

 

Après l’implantation de la tête proprement dite, le chirurgien devra encore rattacher les muscles et les vaisseaux sanguins du patient. De façon à empêcher la tête et le corps de se rejeter l’un l’autre, il est nécessaire d’utiliser un médicament fortement immunosuppresseur. Le patient restera dans le coma immobile pendant 4 semaines avant que la tête et le corps ne soient rétablis.

 

Valery Spiridonov - 4

 

À son réveil et en cas de réussite, le patient pourra ressentir, se déplacer normalement et garder sa voix d’origine. Le Pr Canavero et une équipe de 150 médecins prendront 36 heures pour effectuer l’opération, pour un coût total de 10 millions d’euros.

 

Cependant, l’opération a reçu différentes réponses sur les plans médical et éthique.

 

Pr Sergio Canavero - 1

 

Sur le plan médical, le problème de relier la moelle épinière de deux corps ensemble est trop complexe et sans précédent. La plupart de ceux s’opposant à cette opération expliquent que les techniques actuelles de transplantation ne peuvent pas rétablir pleinement la mobilité et la capacité de contrôler son corps et que, dans le meilleur des cas, la transplantation sera réussie si le receveur est seulement capable de ressentir sa tête.

 

Un problème éthique se pose aussi. Dans certains cas, des patients se sont suicidés car ils ne pouvaient pas accepter l’idée d’avoir des organes étrangers dans leurs corps. La tête à transplanter sera cette fois-ci face à un corps totalement nouveau pour elle. Des complications postopératoires peuvent amener les patients recevant une transplantation à perdre la mémoire, à des changements de personnalité, jusqu’à perdre la raison, etc… Beaucoup ont également rapporté après une transplantation d’organe avoir ressenti des caractéristiques du donneur. Un médecin de l’Association Américaine des Neurosciences a confié : « Je ne voudrais laisser personne le faire sur moi car il y a tellement de choses pires que la mort. »

 

Le Pr Canavero a cependant ignoré toutes ces critiques. Il affirme être très confiant et avoir le soutien de la famille : « Je comprends les risques de l’opération, même si nous ne pouvons les imaginer »

 

«  Certains discutaient déjà de l’éthique et de l’esprit lorsque la greffe cardiaque a été introduite, mais nous les médecins voulons seulement faire le nécessaire pour sauver des vies humaines.  »

 

Pr Sergio Canavero - 3

 

« Mais si nous ne le faisons pas maintenant il sera trop tard. C’est comme envoyer des astronautes dans l’espace. Avant qu’une personne ne soit envoyée dans l’espace, il faut considérer 300 possibilités d’erreur, mais si cela réussit ce sera la 301e possibilité. »

 

L’opération est prévue pour décembre 2017.

 

Il y 40 ans, la première transplantation de tête avait été réalisée sur un singe. Comme le chirurgien n’avait pas transplanté la moelle épinière, le singe ne pouvait pas bouger, il a vécu huit jours avant de mourir d’une faiblesse du système immunitaire. Sans les immunosuppresseurs modernes, le corps n’avait pas accepté la tête transplantée.

 

Valery Spiridonov & Pr Sergio Canavero

Valery Spiridonov & le Pr Sergio Canavero

 


 

Source :

https://en.wikipedia.org/wiki/Head_transplant

http://www.epochtimes.fr/la-premiere-operation-de-transplantation-de-tete-40280.html

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/06/26/un-medecin-italien-veut-greffer-des-tetes-humaines/

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/exclusif-une-greffe-de-tete-realisee-chez-le-singe_19256

http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-greffe-tete-chirurgien-rapproche-son-but-reconnectant-moelle-epiniere-rats-47459/

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Publicité : bientôt tous pistés par la reconnaissance faciale ?

Publicité : bientôt tous pistés par reconnaissance faciale ?

Affichages intelligents, mannequins espions… pour proposer des pubs ciblées même dans la vie réelle, les annonceurs n’hésitent plus à “flasher” votre visage.

Qu’il s’agisse de la nouvelle de Philip K. Dick ou de son adaptation cinématographique par Steven Spielberg, Minority Report est régulièrement cité dans les médias, dès lors que le sujet tourne autour de la surveillance généralisée, des caméras de surveillance et de la prédiction par l’IA.

Mais un autre sujet n’a jamais aussi bien collé avec son univers dystopique : celui des dispositifs physiques de publicité intelligente, qui font appel à la reconnaissance faciale pour personnaliser leur offre à l’extrême. Dans Minority Report, Tom Cruise pénètre dans une boutique, muni d’une nouvelle paire d’yeux (celles de Mr Yakamoto), et à chacun de ses déplacements, il est suivi par la publicité : son visage (ou plutôt son iris) est “flashé” partout où il va, et des pubs holographiques surgissent sur son passage pour s’adresser à lui, personnellement.

Fantasme ? Science-fiction ? Plus tellement. Car les publicitaires songent de plus en plus à utiliser la reconnaissance faciale et l’analyse du visage pour “capter” les clients, pour détecter leur sexe et leur âge, mais aussi pour analyser leurs émotions et mesurer leur humeur.

https://i1.wp.com/www.cnetfrance.fr/i/edit/2017/10/minority-report-yakamoto2.jpg

Bonjour, Mr Yakamoto

Pour les publicitaires et les commerçants, la reconnaissance faciale, c’est l’outil de tracking parfait, l’occasion inespérée de transposer ce qui se fait déjà en matière de pistage sur le Web dans le monde physique, et donc de suivre un client à la trace, de “capter” ses émotions et “d’orienter” ses achats – par exemple en lui envoyant des notifications sur son smartphone, pour le prévenir qu’il y a une réduction, s’il a l’air content, triste ou tout simplement disposé à acheter.

En 2010, déjà, la RATP et sa régie publicitaire Métrobus avaient tenté d’utiliser des écrans publicitaires“espions” dans les couloirs du métro parisien : des capteurs dans les écrans permettaient de mesurer (à leur insu) le nombre de personnes qui passent, et d’analyser leurs réactions afin de détecter quel élément de l’image retenait leur attention. Ces capteurs pouvaient aussi donner des informations sur l’âge et le sexe des passants réceptifs à chaque campagne. Mais face aux associations antipub, la RATP avait renoncé à utiliser ces fameux écrans.

Sept ans plus tard, la situation pourrait changer. Partout dans le monde, à des gares, à des centres commerciaux, à des commerces et à des bureaux de poste, l’entreprise parisienne Quividi vend une solution du même genre que celui utilisé autrefois par la RATP – il ne s’agit pas d’une technologie de reconnaissance faciale, mais son outil de détection et d’analyse du visage permet de mesurer l’attention portée par une personne à une pub et de déduire son sexe, son âge ou son humeur, grâce à une caméra et à un logiciel d’analyse des flux vidéo.

Quividi travaille dans 53 pays, mais très peu en France – car la CNIL veille au grain et valide la moindre mesure automatique d’audience publicitaire. “Mais le marché est très demandeur, surtout chez les centres commerciaux, et on sait qu’on va y aller”garantit Ke-Quang Nguyen-Phuc, le PDG de la société.

Let’s go to the Mall

La reconnaissance faciale est déjà utilisée à plein régime dans de nombreux pays. En Angleterre, Tesco utilise des écrans intelligents dans ses supérettes depuis 4 ans. En Australie et aux Etats-Unis, dans les centres commerciaux et autres “mall”, l’agence de pub “out-of-home” (hors du domicile) Posterscopeutilise des panneaux digitaux intelligents, couplés à un logiciel de mesure d’audience en temps réel, pour afficher une annonce uniquement en fonction d’un public cible, et donc pour faire des économies en dépenses publicitaires. Par exemple, l’écran est capable de n’afficher une pub pour des couches pour bébé que s’il “voit” une femme d’environ 25-30 ans s’approcher de lui. “Les consommateurs voient jusqu’à 5 000 publicités chaque jour : l’idée est de réduire le bruit « explique Jeff Tan, responsable de la stratégie chez Posterscope USA.

De son côté, l’application de réalité augmentée Blippar permet de scanner un visage, pour s’informer sur une personne croisée dans la rue – elle aussi membre du même réseau social. S’affichent, autour de son visage, des “bulles” la décrivant (tweet récent, photos, émojis, chanson Spotify…). Bien que Blippar affirme que les annonceurs n’auront jamais accès aux profils faciaux des utilisateurs pour leurs pubs ciblées, cette fonctionnalité, Halos, pourrait fort bien être l’occasion de transformer un jour le visage de l’utilisateur en panneau d’affichage numérique…

Les écrans ne sont pas les seuls à espionner les gens : depuis 5 ans déjà, des enseignes de prêt-à-porter et des boutiques de luxe équipent aussi des “mannequins intelligents” de caméras miniatures. Baptisés “EyeSee”, ces “espions” conçus par l’italien Almax, permettent de connaître l’âge, le sexe, l’origine ethnique, le temps de visite et l’heure de passage d’un client. Les données et statistiques accumulées permettent ensuite d’élaborer des stratégies de marketing ciblées, en fonction de l’origine ethnique ou de l’âge de la clientèle, par exemple.

https://i2.wp.com/www.cnetfrance.fr/i/edit/2017/10/new_eyesee_mannequin_hp.jpg

Le pistage parfait

Tout ceci se fait à l’insu des clients, évidemment… bien qu’Almax assure que ses mannequins sont utilisés “dans le plus grand respect de la vie privée”, et ne fournissent que des statistiques anonymisées – « aucun stockage, donc aucune trace des visages analysés », explique l’entreprise.

De leur côté, Posterscope et Quividi assurent que la confidentialité est garantie lors de leurs campagnes de pub out-of-home, car “aucune donnée ou image n’est stockée”. Quividi refuse même d’être associée à la reconnaissance faciale : « notre technologie analyse les visages, mais jamais nous ne ferons de reconnaissance faciale, dans un lieu public, à des fins publicitaires, car ce serait contre nos valeurs : pour nous, ce que font certaines entreprises en reconnaissant les visages, c’est une aberration, en plus d’être illégal », explique Denis Gaumondie, CMO de la société française… qui rappelle que son activité reste autorisée en France par la CNIL, car aucune donnée personnelle n’est collectée ni stockée. Seuls sont en effet conservés les résultats de l’analyse permettant la mesure d’audience. Malheureusement, toutes les boîtes spécialisées dans l’analyse du visage ne semblent pas aussi vertueuses…

On aimerait ainsi croire que ce genre de « tracking » futuriste permettra de révolutionner la pub, et de la rendre paradoxalement moins invasive en réduisant le “bruit”, mais difficile d’y croire, surtout face aux technologies développées par Almax. D’autant que les infos collectées (même anonymisées et vite supprimées), croisées avec d’autres, sont susceptibles de révéler votre identité. Par exemple, de nombreuses enseignes utilisent des bornes WiFi pour pister leurs clients et reconstituer leurs allées et venues en magasin. Autant de données qui pourraient fort bien être croisées avec celles d’un mannequin espion ou d’un écran intelligent.

Et quand on sait que même Facebook envisagerait d’utiliser la caméra de notre téléphone ou notre ordinateur pour analyser nos émotions – et ainsi diffuser de la publicité ciblée… Difficile de ne pas s’inquiéter.

Au-delà des risques, supporterez-vous de vous sentir surveillés ainsi ? Personnellement, non. Mais selon Harikesh Nair, professeur de marketing à la Stanford Graduate School of Business, si la reconnaissance faciale permet à quelqu’un “de trouver plus facilement un costume qui lui plaît, il sera davantage enclin à l’accepter”. Et vous ?

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