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Une nouvelle banque espagnole en difficulté : LiberBank

liberbank

Le timing ne pouvait pas être plus mal choisi : alors que l’Espagne est en proie à sa pire crise constitutionnelle depuis 40 ans avec le vote sur l’indépendance de la Catalogne, une autre banque est en train de vaciller.

LiberBank, la 8e banque espagnole, fut créée en 2011 par le mariage forcé de 3 cajas (banques d’épargne) : Cajastur, Caja de Extremadura et Caja Cantabria. Les actions fraîchement émises de la nouvelle banque furent vendues en mai 2013 au prix d’émission de 0,4 €. En avril 2014, le titre s’échangeait au-dessus des 2 €, soit une plus-value énorme de 400 %.

Mais à partir d’avril 2015, le titre a commencé à plonger. En mai 2017, il s’échangeait à environ 1,2 €. Après quoi Banco Popular s’est effondré début juin, ce qui prit de nombreux investisseurs par surprise et qui déclencha une nouvelle chute du titre LiberBank alors que ses investisseurs craignaient d’être les prochains sur la liste.

Reniflant l’odeur du sang, les vendeurs à découvert ont commencé à se positionner sur la banque alors que l’action entamait une chute vertigineuse. Le gouvernement est alors intervenu en interdisant les ventes à découvert sur le titre. Il s’est stabilisé pour ensuite entamer un redressement. À la mi-juillet, l’action avait dépassé la barre psychologique de l’euro. Des rumeurs commencèrent alors à circuler sur la levée imminente de l’interdiction des ventes à découvert.

À la fin août, après avoir atteint 1,7 €, l’ascension du titre se mit à ralentir. Depuis le début de la semaine les actions de LiberBank sont à nouveau devenues des titres à quelques centimes. Quelqu’un savait quelque chose…

Et pour cause. Mercredi soir, la banque a annoncé un plan de recapitalisation de 500 millions d’euros et la dilution de la valeur des actions. La réponse des investisseurs ne se fit pas attendre : les ventes provoquèrent un plongeon de l’action de plus de 12 % le jeudi et de 5 % supplémentaires le vendredi.

La crainte est bien compréhensible. Les investisseurs espagnols pansent toujours leurs blessures de la nationalisation en hâte de Santander et du sauvetage de Banco Popular. Pour la première fois depuis la crise financière de 2008, les actionnaires et les porteurs d’obligations subordonnées n’ont pas été compensés par le contribuable. Les spéculateurs furent sous le choc.

Avant son effondrement, Banco Popular avait renforcé à 3 reprises son capital pour un total de presque 5 milliards d’euros. Ces opérations n’ont fait que repousser l’inévitable, les  investisseurs naïfs de la banque le payant très cher au passage. LiberBank est en train de suivre la même voie.

Les grandes banques et les agences de notation ont déjà donné leur bénédiction à l’opération, comme elles l’avaient fait auparavant pour Banco Popular. (…)

suite et fin 

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Publié par le 13 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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Descente aux enfers de la Monte Paschi, la plus grande banque italienne

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La recapitalisation de Monte dei Paschi di Siena se passe mal. Les déposants risquent de devoir payer. La crise bancaire peut devenir politique avec le référendum prévu en décembre, et l’euro est sous tension.

Le cours de la banque Monte Paschi s’est effondré de 37% hier durant la conférence de presse donnée par son nouveau P-d-g Marco Morelli.

La banque a besoin d’être “recapitalisée”, terme élégant signifiant que des investisseurs doivent remettre au pot pour que cet établissement puisse continuer à exister.

Des investisseurs, mais lesquels ? Auparavant, dans ce genre de désastre, “les investisseurs” étaient les contribuables… mais depuis les nouvelles directives européennes de résolution bancaire, il faut trouver des volontaires, tout au moins dans un premier temps.

Cette recapitalisation programmée ne suscite pas l’enthousiasme des foules (bigre, que font les Qatari pourtant venus à la rescousse de Deutsche Bank ?)

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Certes, avec une action à moins de 0,5 euro, Monte Paschi est devenue une penny stock et le mouvement le plus insignifiant exprimé en pourcentage devient gros. Sur le long terme, la banque fait naufrage avec moins de remous.

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Le cours avait remonté dans la troisième semaine d’octobre, probablement grâce à l’intervention du Grand Banquier Central Spéculateur Mario Draghi.

Mais voilà que le président de BMPS, cet établissement trop-gros-pour-faire-faillite, évoque la possibilité de transformer 5,1 milliards d’euros d’obligations bancaires en actions.

En langage de L’Agefi, voici ce que cela donne :

“‘Le point le plus important est la confirmation que les particuliers seront impliqués dans le LME’, estime BNP Paribas, en référence à la possible conversion de cinq milliards d’euros de dette subordonnée de MPS. La banque envisage en outre de réserver une part de l’augmentation de capital à ses actionnaires actuels. Alors que la levée totalise cinq fois la capitalisation de MPS, ils recevront aussi des titres du véhicule de titrisation pour participer au retour à meilleure fortune.

En décodé, les déposants naïfs — à qui un guichetier zélé a fait souscrire des obligations bancaires logées dans un livret — verront leur épargne transformée en actions d’une banque qui coule.

Pas excellent, avant le référendum constitutionnel du 5 décembre auquel se prépare l’Italie. Tout ça pourrait nous occasionner une petite poussée de fièvre “populiste”.

Faute de recapitalisation par voie des marchés et d’investisseurs volontaires, BMPS devra soit faire faillite soit demander de l’aide à l’Etat italien, ce qu’interdisent les nouvelles dispositions.

Empoignades à prévoir avec l’Allemagne…

Tensions sur l’euro….

Ne vous y trompez pas, à terme, c’est la survie de l’euro qui est désormais en jeu. La dislocation de l’euro aura des conséquences énormes sur votre épargne en banque ou même votre assurance-vie. Etes-vous prêt ?

Une crise de surproduction et de surendettement

Comme vous le savez, j’analyse la crise de 2008 comme une crise de surproduction et de surendettement. Les deux sont liés.

Le créditisme a induit une fausse demande. Des gens achètent à crédit, l’argent du crédit ne correspondant pas à une épargne existante d’autre gens mais étant créé par le système financier. Pour répondre à cette fausse demande, des entreprises ont emprunté (à ce même système financier) pour investir. Pensez à l’immobilier, aux voitures, aux téléphones, à l’électronique achetés à crédit.

A titre d’illustration, le chiffre d’affaires cumulé annuel des entreprises cotées du CAC 40 est de 1 200 milliards d’euros (chiffre annoncé sur BFM Business à 7h ce matin).

Dans le même temps, le bilan de BNP Paribas est de 2 101 milliards d’euros, celui de Crédit Agricole Group est de 1 697 milliards d’euros, celui de BPCE Natixis est de 1 691 milliards d’euros et celui de Société Générale de 1 421 milliards d’euros.

Les entreprises françaises du CAC 40 sont internationales, les quatre grandes banques françaises que je viens de vous citer aussi. Pour 1 200 milliards de production achetable, il y a 6 910 milliards de crédit.

La sphère financière est bourrée de dettes pourries qui ne seront jamais remboursées. Plutôt que d’admettre qu’il faut détruire ces dettes, que les imprudents prennent leurs pertes, plutôt que d’accepter la nécessaire récession d’assainissement qui en résulterait, politiciens et financiers préfèrent nous étouffer sous les impôts et la répression financière.

Dans ces conditions, le recul des ventes d’Apple (qui vend des téléphones subventionnés à crédit par les opérateurs) ou la montée des “populismes” sont-ils surprenants ?

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

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Publié par le 28 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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Deutsche Bank La plus importante banque d’Europe fait face à un problème majeur de liquidités

La plus grande et la plus importante banque du pays le plus puissant d’Europe continue d’imploser et ce juste sous nos yeux.La Deutsche Bank, c’est la 11ème plus importante banque au monde, et en raison de son énorme exposition sur les produits dérivés, elle a été surnommée « la banque la plus risquée au monde ». Au cours de l’année écoulée, j’ai averti à plusieurs reprises que la Deutsche Bank se dirigeait vers une catastrophe et qu’elle était susceptible de devenir la prochaine « Lehman Brothers ». Si vous souhaitez relire ce que j’ai expliqué tout au long de l’année, vous pouvez le faire ici, ouici et encore ici. Le Vendredi 16 Septembre 2016, le Wall Street Journal rapportait que le département américain de la Justice (DoJ) réclamait 14 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) à la Deutsche Bank pour mettre fin à une enquête sur la vente de titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) lors de la dernière crise financière. A la suite de cette annonce, la confiance envers la banque s’est fortement ébranlée, le cours de l’action s’est alors mis à chuter à des plus bas historiques, et les analystes mettaient en garde sur le fait que la Deutsche Bank pouvait faire face à un problème majeur de liquidités comme nous n’en avons jamais vu depuis l’effondrement de Lehman Brothers en 2008.

Il faut savoir qu’à un moment donné, ce vendredi 30 Septembre 2016, l’action de la Deutsche Bank a plongé sous la barre symbolique des 10 euros pour la première fois de son histoire avant de rebondir légèrement. La raison du rebond venait d’une rumeur complètement non vérifiées qui se propageait sur Twitter selon laquelle la Deutsche Bank était proche d’un accord avec les Etats-Unis sur le paiement d’une amende de 5,4 milliards de dollars.

Mais franchement, peu importe la taille de l’amende, ce n’est plus une question importante maintenant. L’action de la Deutsche Bank a plongé de plus de 50% depuis le début de l’année 2016 et cette dernière péripétie pourrait sonner le glas de cette institution financière en pleine tempête. Les anciennes sources de liquidités ont été réduites, et au stade actuel, personne ne veut être l’idiot qui offre ou offrira à la Deutsche Bank une nouvelle source de liquidités.

Par conséquent, la Deutsche Bank est potentiellement confrontée à un problème majeur de liquidités d’une ampleur que nous n’avons pas vu depuis la crise financière de 2008. Ce qui suit provient du site zerohedge

Ce n’est pas la solvabilité ou le manque de capital – un concept en général souvent arbitraire, déterminé par des organismes qui gèrent la réglementation – qui tue une banque;  c’est – comme le dira Dick Fuld à toute personne qui se donnera la peine de l’écouter – perdre l’accès à la liquidité: à l’argent frais, à l’argent liquide, (situation que Jon Corzine, ancien président de MF Global, avait très bien connu où, , c’est ce qui fera tomber une banque, généralement assez rapidement. Rappelons qu’il n’avait fallu que quelques jours seulement pour voir l’action de Lehman Brothers passer d’un cours d’environ 10 euros à zéro.

Et c’est également les préoccupations autour de ces problèmes de liquidités, qui ont fait plonger l’action de la Deutsche Bank à de nouveaux plus bas historiques un peu plus tôt aujourd’hui. De plus, le monde de la finance savait déjà depuis près de deux semaines, que sa capitalisation boursière est insuffisante. Comme nous l’avions signalé un peu plus tôt cette semaine, selon un rapport publié par Citigroup , on s’aperçoit à quel point le prêteur allemand est sous – capitalisé, en ayant souligné que “leverage ratio, at 3.4%, looks even worse relative to the 4.5% company target by 2018″ and calculated that while he only models €2.9bn in litigation charges over 2H16-2017 – far less than the $14 billion settlement figure proposed by the DOJ – and includes a successful disposal of a 70% stake in Postbank at end-2017 for 0.4x book he still only reaches a CET 1 ratio of 11.6% by end-2018, meaning the bank would have a Tier 1 capital €3bn shortfall to the company target of 12.5%, and a leverage ratio of 3.9%, resulting in an €8bn shortfall to the target of 4.5%.

Plus le cours de l’action de la Deutsche Bank baisse, et plus les institutions financières, les investisseurs et autres clients bancaires réguliers vont vouloir retirer leur argent de la Deutsche Bank. Et chaque fois que l’on apprend que des investisseurs retirent leur argent de la banque, cela aura pour conséquence de faire baisser encore plus bas la valeur de l’action.

En d’autres termes, la Deutsche Bank pourrait tomber dans une spirale infernale qui pourrait devenir impossible à stopper sans un plan de sauvetage du gouvernement, or le gouvernement allemand a déjà déclaré qu’il n’y aura pas de plan de sauvetage pour la Deutsche Bank.

Les clients de la Deutsche Bank ont en dépôt auprès de la banque à peu près 566 milliards d’euros, et si une petite fraction de ces clients commençaient à retirer leur argent, cela provoquerait une crise majeure.

John Cryan, le PDG de la Deutsche Bank a tenté de rassurer vendredi en envoyant un message interne destiné à ses salariés qui pointaient du doigt les «spéculateurs» à propos de la chute du cours de l’action

Au lieu de suivre les conseils de ce que beaucoup lui avaient suggéré de faire, à savoir se concentrer sur les moyens pour lever davantage de capitaux puisque la Deutsche Bank est sous capitalisée – et afin d’endiguer la lente (voire le début) fuite de liquidités, la première chose que John Cryan a fait le matin, a été de publier une note interne aux salariés de la Deutsche Bank qui observaient le cours de leur action plonger à des plus bas historiques, chutant même sous les 10 euros en début de séance et ce pour la première fois. En rédigeant cette note plutôt inquiétante, le PDG de la Deutsche Bank a fait ce que Dick Fuld et d’autres dirigeants avaient fait avant lui lorsqu’ils sentaient la situation devenir totalement incontrôlable, à savoir pointer du doigt les méchants spéculateurs qui vendent à découvert (short), en expliquant « notre banque est devenue l’objet de spéculations. Les rumeurs actuelles sont à l’origine d’importantes fluctuations du cours de notre action. … La confiance est le fondement même de la banque. Des forces sont actuellement à l’oeuvre sur le marché, et veulent affaiblir la confiance à notre égard »

Tout aussi important, John Cryan confirme le rapport de Bloomberg selon lequel « dix hedge funds ont réduit leur exposition à l’établissement. Et c’est ce qui à l’origine de préoccupations injustifiées ». Comme nous l’avions expliqué hier soir, les préoccupations seraient particulièrement justifiées si le facteur de risque devenait plus important pour la banque allemande: ses déposants détiennent collectivement plus de 550 milliards d’euros dans des instruments financiers.

Si vous souhaitez lire la note complète du Pdg John Cryan, vous pouvez le faire ici.

L’une des raisons pour lesquelles la Deutsche Bank est considérée comme étant la banque systèmique la plus risquée au monde, c’est parce que son exposition sur les produits dérivés est de 42.000 milliards d’euros. Ce montant astronomique est 14 fois plus important que le Pib allemand.

Selon l’agence Bloomberg, plusieurs «hedge funds», qui passent habituellement par la banque allemande pour réaliser certaines de leurs opérations, auraient commencé à transférer leurs positions et à retirer les liquidités qu’ils lui avaient confiées. Et c’est vraiment cette publication de bloomberg qui a aidé à faire chuter le cours de l’action de la Deutsche Bank un peu plus tôt cette semaine…

Deutsche Bank: des fonds spéculatifs commencent à réduire leur exposition 

Certains fonds spéculatifs ont réagi pour réduire leur exposition financière. Ces fonds, qui représentent un petit ensemble parmi les plus de 800 clients du secteur des fonds de couverture de la banque, ont déplacé une partie de leurs produits dérivés détenus dans d’autres sociétés cette semaine, selon un document interne de la banque vu par Bloomberg News. Parmi ces fonds, figurent Millennium Partners d’Izzy Englander (34 milliards de dollars), Rokos Capital Management de Chris Rokos (4 milliards de dollars) et Capula Investment Management (14 milliards de dollars), selon une personne bien informée de la situation qui n’a pas voulu être identifiée alors qu’elle évoquait des questions confidentielles concernant des clients.

« Maintenant, ce n’est plus qu’une question de confiance. « , a déclaré Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities LLP à Londres.

Et maintenant, que va t-il se passer ensuite ?

Le lundi, c’est la fête nationale en Allemagne et les banques seront donc fermées, de sorte que nous ne verrons rien d’important se produire jusqu’à mardi.

L’annonce d’une réduction importante de l’amende de la part du département américain de la Justice (DoJ) peut permettre à la Deutsche Bank de gagner un peu de temps, mais ce sursis ne sera probablement que temporaire.

Ce qui semble être le plus probable, c’est le scénario que Jeffrey Gundlach laisse sous-entendre

Mais selon Jeffrey Gundlach, PDG deDouble Line Capital, les investisseurs parient que si Berlin ne venait pas au secours de la Deutsche Bank, alors les deux pourraient subir des pertes colossales.

« Le marché va faire chuter l’action jusqu’à ce que la Deutsche Bank commence à admettre qu’elle a besoin d’aide. Et elle recevra de l’aide si le besoin s’en fait sentir », a déclaré Gundlach, qui gère plus de 100 milliards de dollars avec son fonds Double Line Capital basé à Los Angeles.

Il sera très intéressant de voir jusqu’où les choses vont se détériorer avant que le gouvernement allemand cède enfin sous la pression.

L’effondrement total de la Deutsche Bank serait un événement beaucoup plus grave pour le système financier mondial que ne fut la faillite de Lehman Brothers en 2008. Les dirigeants mondiaux ne peuvent tout simplement pas se permettre de voir un tel événement se produire, mais sans une intervention sérieuse, il semble bien que nous en prenions la direction.

Personnellement, je ne sais pas exactement ce qui va arriver, mais ce sera intéressant à suivre.

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Publié par le 3 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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Russie : nouvelle grande banque placée sous tutelle, la 2e en moins d’une semaine

Le centre d’affaires international de Moscou, le 30 mai 2016. Les autorités russes on placé en une semaine deux grosses banques en difficultés sous tutelle (AFP/VASILY MAXIMOV)

C’est le grand ménage dans le système bancaire Russe, où 279 établissements ont perdu leur licence en trois ans, dont 68 depuis début 2016. 

(awp/afp) – Les autorités russes ont placé vendredi sous tutelle la banque VPB, deuxième gros établissement en difficultés à nécessiter l’action des pouvoirs publics en une semaine en Russie, où le système financier reste fragilisé.

Dans un communiqué, la banque centrale annonce la nomination d’une administration provisoire sous l’autorité de l’agence d’assurance des dépôts en raison de « menaces aux intérêts des créanciers et déposants » de Voïenno-Promychlenny Bank (VPB).

Classée 98e banque sur environ 650 par les actifs selon l’agence Interfax, VPB a été créée en 1994 par un ancien officier des services de renseignement soviétiques du KGB et a longtemps travaillé pour le secteur militaire avant de se diversifier.

Jeudi, c’est un autre établissement du club fermé du « top 100 » du système bancaire russe qui avait été repris en main par les autorités, RosinterBank (61e).

La Banque de Russie explique souhaiter déterminer la situation financière réelle de VPB et RosinterBank avec cette administration provisoire, une démarche qui précède généralement soit un sauvetage avec des fonds publics, soit, le plus souvent, une mise en faillite.

La banque centrale procède depuis plusieurs années à un grand ménage dans le pléthorique secteur bancaire, qui s’est accéléré depuis la crise monétaire de fin 2014 et la récession en découlant.

Mardi, sa présidente, Elvira Nabioullina, a indiqué que 279 établissements avaient perdu leur licence en trois ans, dont 68 depuis début 2016. Ces mises en faillite concernent en revanche très rarement les plus grosses banques.

« Le contexte macroéconomique négatif en Russie, ainsi que les mesures prises par le régulateur, signifient que le nombre de banques fonctionnant en Russie va continuer à diminuer », a estimé cette semaine l’agence S&P Global Ratings dans une note d’analyse.

Si une partie de ces mises en faillite s’explique par la fragilité financière de ces banques ayant des niveaux de capital insuffisants, « dans 70% des cas, une des raisons, ou la seule, était le non respect de la loi contre le blanchiment de revenus criminels et illégaux », a relevé Mme Nabioullina.

Elle s’est prononcée en faveur d’une loi permettant d’empêcher les banquiers soupçonnés de fraude de partir à l’étranger pour échapper à la justice. Le président a demandé au gouvernement et aux forces de l’ordre de réfléchir à un tel système.

afp/buc

 
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Publié par le 19 septembre 2016 dans économie, général, International

 

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La plus grande banque du Portugal en difficulté, l’Etat appelé à la rescousse

La crise de la zone Euro prend un nouveau tournant avec les banques Italiennes et Portugaises qui ont de graves difficultés – Le Portugal et l’Union européenne se préparent à renflouer la plus grande banque du pays, la Caixa Geral de Depósitos, actuellement en graves difficultés. Ce plan de recapitalisation pourrait s’élever à 4,6 milliards d’euros.

«La commissaire à la concurrence Margrethe Vestager est parvenue la nuit dernière à un accord de principe avec les autorités portugaises sur la manière de permettre une recapitalisation de CGD au prix du marché», a déclaré la Commission européenne dans un communiqué publié ce mercredi 24 août.

Plusieurs leviers financiers vont être mobilisés pour venir en aide à la banque portugaise : l’Etat va d’abord directement injecter 2,7 milliards d’euros et faire un prêt de 900 millions d’euros. De son côté, la banque devra s’engager à des réductions de coûts significatives et un milliard d’euros doit être dégagé par la vente de titres de dette, ce qui porte le montant global de la recapitalisation à 4,6 milliards d’euros.

Les autorités portugaises ont du négocier avec les instances bruxelloises pour être autorisés à effectuer ce plan d’aide. En effet, Lisbonne s’est engagé auprès de Bruxelles à réduire son déficit budgétaire de 4,5% du PIB en 2015 à 2,5% en 2016.

L’accord conclu doit encore être validé par les 28 commissaires européens.

Première banque portugaise en termes d’actifs, la Caixa Geral de Depósitos avait pourtant réussi fin 2014, les tests de résistance de la Banque centrale européenne, mais la banque portugaise peine encore à se remettre de la crise économique.

Ce n’est pas la première fois que l’Etat portugais aide son secteur bancaire en difficulté : les contribuables avaient déjà été sollicités en août 2014 pour sauver la Banco Espirito Santo et la banque Banif en en décembre 2015. Ces opérations avaient coûté respectivement 4,9 milliards et 2,5 milliards d’euros à l’Etat et aux autres banques.

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Publié par le 28 août 2016 dans économie, général, International

 

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Soyez votre propre banque centrale et achetez de l’or

L’or est de plus en plus accepté par les investisseurs, surtout depuis que les taux d’intérêt sont proches de zéro et sont même devenus négatifs dans certains pays. Jusqu’à récemment, aucun gestionnaire de portefeuille n’aurait mentionné l’or, et encore moins recommandé. Depuis le début de l’année, alors que certains parlaient il y a peu de l’or comme un caillou inutile et sans valeur qui se dirigeait vers 400 $ l’once, plusieurs gestionnaires de fonds d’investissement ont émis un sentiment haussier sur l’or et ont indiqué en avoir acheté. Après des années à dénigrer l’or, les investisseurs commencent à découvrir le piège à liquidités et à reconnaître la valeur de l’argent liquide et, plus spécifiquement, de l’or et de sa place dans un portefeuille diversifié. Il faut dire que l’or ne représentait que 0,58% des actifs financiers mondiaux en 2015, alors qu’il représentait 2,74% dans les années 1980 et 5% dans les années 1960.

Les banques centrales mondiales sont bien mieux positionnées en 2015, avec l’or qui représente 14,09% des réserves internationales. Les États-Unis et la Zone euro dépassent largement le niveau, historiquement considéré comme prudent, de 10% dans un portefeuille équilibré. La moyenne mondiale est de 9%. Les États-Unis, avec 74,9%, et la Zone euro, avec 55,9%, sont bien au-dessus de ce niveau, tandis que le Canada, avec 0%, est évidemment bien en-dessous.

La composition officielle des monnaies dans les réserves incluant l'or

 

Lors d’une récente interview (11 mai, 2016), Solita Marcelli, de JP Morgan, a déclaré : « Les banques centrales pourraient considérer une diversification de leurs réserves vu qu’elles anticipent des rendements négatifs sur les actifs qu’elles détiennent, » et « L’or est une excellente couverture de portefeuille dans un environnement où les obligations gouvernementales à travers le monde offrent des rendements historiquement bas. » Elle a aussi ajouté : « L’or devient de plus en plus attrayant chaque jour… en tant qu’actif sans rendement, ses coûts d’entreposage sont minimes; mais si vous le comparez aux actifs à rendement négatif, il un rôle positif. »

Dans un article du 3 mai, 2016, Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI et professeur d’économie et de politiques publiques à l’Université de Harvard, recommande aux pays en développement et, plus spécifiquement, à la Chine, d’augmenter leurs réserves d’or au-dessus de 10%. Pour que la Chine augmente ses réserves actuelles, de 2,2%, à plus de 10%, cela impliquerait une augmentation substantielle de ses achats d’or, qui sont déjà élevés. Même si la Chine était le seul des pays en voie de développement à le faire, cela aurait un impact significatif sur le marché visible de l’or, qui n’était que de 4 455 tonnes en 2015. Moi-même et la plupart des analystes croyons que la Chine possède déjà 4 000 tonnes d’or qui ne sont pas comptabilisées dans les réserves officielles de liquidités internationales. La Chine aurait simplemement à transférer l’or depuis l’autre institution qui le possède vers la Banque populaire de Chine (PBoC).

 

Réserves d'or chinoise

 

Ci-dessous un tableau de tous les pays du FMI ayant des réserves d’or inférieures à 10%, admissibles selon Mr. Rogoff. Les grands pays développés sont en rouge, et les pays en voie de développement sont en noir.

 

Pays avec moins de 10% de réserves d'or

 

Selon Kenneth W. Hoffman, analyste des métaux et minier chez Bloomberg Industries : « En me basant sur des conversations avec des officiels de Chine et de Mongolie, il est évident que la Chine entend posséder autant d’or que les États-Unis. » Les États-Unis possèdent 8 133,5 tonnes. Cependant, la Chine ne veut pas perturber le marché de l’or en augmentant substantiellement ses achats d’or et, ainsi, pousser le prix à la hausse, avant qu’elle n’ait atteint sa cible, un peu plus que les États-Unis, aux alentours de 8 500 tonnes.

Kenneth Rogoff en a surpris plus d’un avec sa recommandation de 10%. Il n’est pas un avocat de l’or, et il prend un soin énorme à garder ses distances – je dirais de manière pas très professionnelle – avec ceux qui prônent une sorte d’étalon or en les appelant les « Américains cinglés de l’extrême-droite ». Kenneth Rogoff a récemment plaidé pour l’abolition de l’argent liquide, afin que les gouvernements puissent introduire les taux d’intérêt négatifs. Il dit dans son article : « Avec les taux d’intérêt bloqués près de zéro, les prix des obligations des pays riches ne peuvent baisser bien plus qu’ils ne l’ont déjà fait, tandis que la quantité de dette des pays développés est limitée par la capacité de taxation et la tolérance au risque. » Il continue en disant : « L’or, malgré le fait que son offre est pratiquement fixe, n’a pas ce problème, parce qu’il n’y a pas de limite à son prix. De plus, on pourrait dire que l’or est un actif à risque extrêmement faible avec des rendements réels moyens comparables à la dette à très court terme. Et, parce que l’or est un actif hautement liquide – un critère clé pour un actif de réserve – les banques centrales peuvent se permettre de regarder au-delà de sa volatilité à court terme vers des rendements moyens plus élevés à long terme. » Après avoir été dénigré pendant des années par les investisseurs et les économistes en tant que caillou inutile et sans valeur (même pas un métal), il est surprenant d’entendre un éminent économiste (non pas de l’école autrichienne d’économie, où logent les « Américains cinglés d’extrême-droite »), dire que l’or est un « actif avec risque extrêmement faible » et un « actif hautement liquide ».

Alors, pourquoi l’a-t-il fait, et pourquoi maintenant ? Jim Rickards, l’auteur de The New Case for Gold, spécule dans sa dernière newsletter, Strategic Intelligence, et je crois qu’il a raison, que M. Rogoff veut faire grimper le prix de l’or et ainsi créer de l’inflation en faisant en sorte que le FMI et les marchés émergents se paient le sale boulot, afin que le Congrès américain et les contribuables ne sachent pas d’où vient cette inflation.

Lorsque mon sentiment tourna haussier sur l’or en 2004 et que je prédis que l’or atteindrait 5 000 $ en à peu près 15 ans, cela était basé, entre autres, sur une ruée des banques centrales semblable à celle qui a eu lieu après l’effondrement du London Gold Pool en 1968. Si la recommandation de Kenneth Rogoff est réitérée par d’autres personnalités connues, cela y apportera de la crédibilité et poussera les banques centrales à augmenter leurs réserves d’or, ridiculisant au passage la décision de la Banque du Canada de vendre ses réserves d’or, tout en encourageant la communauté de gestionnaires d’investissement à faire de même, créant ainsi une ruée sur l’or comme dans les années 1970. Les acteurs importants du secteur des réserves officielles d’or qui pourraient suivre les conseils de M. Rogoff sont déjà des acheteurs d’or importants : la Chine, l’Inde, l’Iran et l’Arabie saoudite. La Russie est également au-dessus de ce niveau de 15%, et elle continue d’augmenter ses réserves d’or à un rythme rapide.

M. Rogoff ne mentionne pas les pays développés, mais je ne serais pas surpris si certains d’entre eux le faisaient aussi. Je pense particulièrement au Royaume-Uni, à la Suisse et au Canada qui, ces dernières années, ont plutôt été anti-or. Des économistes comme Kenneth Rogoff peuvent fournir aux officiels la couverture nécéssaire pour changer de cap.

Lors d’une interview réalisée en 2014, Marc Faber, éditeur de The Gloom, Boom & Doom Report, m’a confié : « Soyez votre propre banque centrale et achetez de l’or. » C’est un excellent conseil. Ces 10% que M. Rogoff recommande pour les banques centrales des pays en voie de développement constitue aussi, plus ou moins, une bonne allocation pour les portefeuilles individuels, selon les situations personnelles.

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Publié par le 27 mai 2016 dans économie, général, International

 

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La première banque russe veut lancer un projet de … banque islamique

Sberbank a annoncé son intention d’introduire des produits financiers respectant le droit islamique au Tatarstan, région principalement peuplée par des Russes musulmans.

D’après le vice-président de Sberbank, Maxim Poletaev, la Banque centrale de Russie discute des aménagements à apporter à la législation pour pouvoir lancer une banque islamique, soit respectant les principes du Coran en matière de finance, en Russie, comme par exemple, l’interdiction faîtes aux banques de prêter de l’argent contre intérêts.

La Russie possède de six républiques musulmanes qui représentent au moins 10% de la population russe, ce qui prouve la nécessité d’une telle initiative.

«L’idée est que nous voulons développer ce type de banque à niveau très professionnel. Le pays a besoin d’une diversification des sources de financement», a expliqué Maksime Poletaev qui reste pourtant convaincu qu’il est possible de mener à bien des projets pilotes dans le cadre de la législation actuelle, même si toutes les opérations prescrites par les règles de la finance islamique ne peuvent actuellement être effectuées.

Quant au patron de Sberbank, Guerman Gref, il estime que ce marché est extrêmement porteur. «La promotion d’une banque islamique pourrait déboucher sur de bonnes opportunités de travail en commun avec nos partenaires internationaux», a fait savoir le directeur exécutif de Sberbank, précisant qu’une telle innovation pourrait rapporter l’équivalent de 1,8 milliards de dollars la première année.

A la fin de l’année 2015, le ministère russe des Finances avait entamé des discussions en vue du développement de banques islamiques dans le pays, mais elles n’ont, pour l’instant, débouché sur rien de concret.

RT

 
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Publié par le 23 mai 2016 dans économie, général, Insolite, International, Politique

 

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