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Gel de vos dépôts bancaires pour contrecarrer la prochaine crise

Gel des comptes en banques gel bancaire crise

Aprés la directive BRRD , le gel des assurances vie, la taxation de l’épargne et du foncier – Les lois spoliatrices s’enchaînent dans l’indifférence générale tandis que les autorités s’affairent à border leurs arrières dans la nouvelle crise qui s’annonce.

Après avoir prévu le gel des assurances-vie en euro pour étouffer toute crise de la dette publique, les autorités mitonnent le possible recours au gel des dépôts bancaire pour stopper une crise de la dette privée.

Est-ce la grande réconciliation avec la réalité qui commence sur les marchés ? Les indices actions hésitent depuis la semaine dernière.

Début juillet, l’Autorité des Marchés Financiers faisait publiquement part de ses inquiétudes.

« On ne comprend pas bien  la hausse des valorisations des actions (…) Les valorisations élevées et la volatilité faible ne paraissent pas refléter le niveau de la croissance économique ni l’incertitude ambiante, y compris géopolitique » Stéphane Gallon, chef économiste de l’AMF

Il n’y a pas que les actions qui soient source de soucis.

Récemment, certaines bonnes âmes s’inquiétaient aussi de la quantité des dettes privées – celle des ménages et des entreprises – présente dans l’économie en France, en Europe et aux Etats-Unis. Grosso modo, les niveaux actuels flirtent avec ceux qui prévalaient en 201, juste avant que n’éclate la crise financière.

La Banque de France vient de publier l’endettement du secteur privé. Il atteint 129,6% du PIB et en dix ans, il a augmenté de 34 points de PIB soit une hausse voisine de celle de la dette publique qui est passée de 66% du PIB en 2007 à 99% au début de 2017.

La crise de 2008 a éclaté en raison du surendettement des ménages américains. 10 an plus tard, dette publique ET dette privée sont revenus à des niveaux insoutenables, la création de richesse ne suivant pas le rythme. Avec une différence : on ne pourra plus nous faire le coup des Etats qui sauvent les banques et inversement avec du crédit gratuit.

En coulisse, nos grands argentiers le savent.

C’est pour cela que, dans une ultime tentative de sauver leur système monétaire intrinsèquement malhonnête, les autorités préparent un projet de loi permettant de geler les dépôts bancaires afin de prévenir la fuite.

Gel des comptes en banques gel bancaire crise

Si les marchés baissent, les illusions créées par le crédit gratuit et infini risquent de se dissiper rapidement. L’argent gratuit ou le crédit gratuit ne créent aucune richesse.

C’est pourquoi ce projet de loi se discute en ce moment même, alors que les marchés donnent des signes inquiétant d’essoufflement.

Depuis des années, cher lecteur, je vous prépare à ce risque. C’était le thème de mon livre  Main basse sur votre argent, publié dès 2013 aux éditions Ixelles.

C’est une évidence pour qui veut bien regarder au delà des apparences. L’inflation, cet impôt qui ronge l’épargne pour sauver les institutions et individus surendettés (Etats, banques, grandes entreprises, consommateurs insolvables) n’est pas au rendez-vous. Pour se tirer d’affaire, les autorités en besoin de prendre autoritairement l’argent là où il est : le vôtre, sur vôtre compte bancaire.

Déjà, à l’échelon français, la loi Sapin 2, qui prévoit le gel possible des contrats d’assurance-vie, permettait de couvrir le risque d’une crise de la dette publique. Cette nouvelle loi en projet à l’échelle européenne, en prévoyant le gel des comptes bancaires, permet de couvrir le risque d’une crise de la dette privée.

Pour découvrir quel danger menace à nouveau les banques et donc vos dépôts, cliquez ici.

Comment sauver votre épargne du désastre qui s’annonce ? Vous savez que nous vous préconisons de placer une partie de vos liquidités en or physique. L’or est une vraie monnaie depuis des millénaires et il n’est la dette de personne.

C’est à présent le seul actif dont les prix sont en retard comparés aux valorisations insensées des actions, des obligations et de l’immobilier.

Voici ce qu’en pense mon collègue Graham Summers, le spécialiste du trading dans notre lettre Crises, Or & Opportunités

« Nous avons enregistré un repli au début de la semaine dernière, lundi et mardi, l’or baissant à 1 280 $ l’once. Il a ensuite rebondi en fin de journée mardi pour terminer la semaine en repli de seulement 0,06%. J’anticipai un repli un peu supérieur à 1 275 $ l’once. La mauvaise nouvelle est qu’en raison de ce repli rapide, l’or reste légèrement suracheté (…) son cours reste dans une sorte de « no man’s land » entre 1 280 $ l’once et 1 300 $ l’once ». Selon toute probabilité, cette semaine qui s’ouvre ne devrait pas donner lieu à des mouvements importants. Toutefois, la tendance générale est à la hausse vers 1 325 $ l’once. De plus, je m’attends à ce que l’or soit bien au dessus de 1 350 $ l’once à la fin du mois de septembre ».

Gold - Continuous Contract (EOD)

C’est maintenant, alors que le billet n’est pas cher, qu’il faut monter dans le grand train de l’or qui s’est ébranlé dès 2000. Oui, 2000, souvenez-vous, krach des valeurs internet, début des grandes folies de baisse des taux d’intérêt et de « guerre contre le terrorisme ». L’or valait alors 250$ l’once. Le grand train de l’or  qui s’est ébranlé à ce moment est loin, très loin d’être arrivé en gare, celle d’un nouveau système monétaire honnête.

« Politiquement correct » et « financièrement correct » marchent ensemble

Je vous laisse maintenant en compagnie de Bill Bonner qui, après vous avoir livré le secret de la poule au pot selon l’ordonnance du général Lee, s’attaque au déboulonnage des statues historiques et au politiquement correct.

Ferghane Azihari, de son côté, vous vous explique comment le bitcoin et autres monnaies privées concurrentes de celles des banques centrales pourraient amener nos grands argentiers à plus de discipline

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Publié par le 18 septembre 2017 dans économie, général, or et argent métal, Politique

 

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France : Fermeture en masse des agences bancaires

Coup d'accélérateur fermeture agences bancaires France

Tiens,  Lesechos.fr qui titre sur le « coup d’accélérateur sur la fermeture des agences bancaires en France » – Il n’y a pas que la crise de responsable de la fermeture des agences même si cela permet de faire beaucoup d’économies, il y a également l’évolution de la banque en ligne qui prend de plus en plus d’importance. À quoi bon verser des salaires à des humains si des robots et des algorithmes peuvent faire la même chose pour bien moins cher… De plus en plus de banquiers vont donc rejoindre les 600 000 déjà virés depuis 2008, et puisque nous nous dirigeons vers une société sans argent liquide, l’humain n’est vraiment plus indispensable…

De ce fait, c’est l’hécatombe qui a commencé au niveau des agences bancaires, un carnage qui ne fait pourtant pas beaucoup de bruit…

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LCL annonce à son tour une réduction de son réseau d’ici à 2019.
Annonces en bonne et due forme ou stratégies discrètes, la fermeture d’agences bancaires semble aujourd’hui être un phénomène inéluctable qui concerne la plupart des banques françaises.

LCL vient d’annoncer qu’il fermera 240 agences d’ici à fin 2019, en privilégiant celles de grande taille. C’est la dernière des banques commerciales à se lancer dans la réduction de son réseau, après Société Générale – qui va fermer 20 % de ses agences d’ici à 2020 – et BNP Paribas. Les acteurs mutualistes inscrits depuis toujours dans la proximité et les territoires se font quant à eux plus discrets. Néanmoins, le Crédit Agricole avait été l’une des premières banques à annoncer en 2013 la fermeture de 50 agences en Ile-de-France. En zone rurale, on s’oriente plutôt vers une réduction des créneaux d’ouverture sans fermetures d’agence.

Les raisons de ce mouvement sont multiples. Tout d’abord l’évolution du comportement des clients : la digitalisation des services bancaires provoque une baisse de la fréquentation des agences physiques, alors même que le nombre de contacts augmente, via les mails, les applis, etc. Selon l’Observatoire de l’image des banques 2015, 21 % des personnes interrogées fréquentent leurs agences plusieurs fois par mois, contre 52 % en 2010.

Ensuite, la pression sur les marges des banques, liée aux taux bas et au contexte déflationniste, oblige les établissements à s’appliquer ce qu’ils suggèrent à leurs clients entreprises : à savoir la baisse de leur structure de charge.

Source et suite ici , lu ici 

 
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Publié par le 23 mars 2016 dans économie, général, Insolite

 

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Charles SANNAT – « Vous avez aimé la loi sur les faillites bancaires ? Vous allez adorer celle sur la faillite des États !! »

france ferméé faillite

« Une telle loi sur les «bail-in» pour les obligations d’État risque de faire exploser l’euro » N’est ce pas ce que veut l’Allemagne, comme on l’a bien vu pendant la dernière crise Grecque en 2015 – c’est peut être aussi une des raisons pour laquelle ils veulent mettre un tel système en place ?!  

Un papier d’utilité publique . (Ndlr – les « ndlr » sont les miens)

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est un article d’il y a une semaine de notre ami Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres – que je considère, et vous le savez, comme l’un des meilleurs pour ne pas dire le meilleur journaliste européen à l’heure actuelle – que je voulais évoquer aujourd’hui.

Une fois n’est pas coutume, il nous lève donc un lièvre et de taille concernant la dernière idée lumineuse germanique, à savoir la mise en place d’une législation sur les faillites des États qui serait écrite sur le modèle de celle de la faillite des banques.

Petite explication technique sur les “bail-in”!

Ne fuyez pas !! Restez avec moi, vous allez voir comme à chaque fois c’est beaucoup plus simple en vrai, une fois décryptées toutes ces méchantes terminologies.

Un “bail-in” c’est intraduisible en français !

Disons que le “bail-in est une pratique financière qui impose à certains créanciers d’une banque en difficulté (y compris parfois de simples clients épargnants) une diminution du montant des créances qu’ils possèdent sur l’établissement de crédit ou une conversion de celles-ci en actions de capital. Le bail-in permet ainsi aux banques de se recapitaliser en cas de crise”.

À ne pas confondre avec le bail-out, qui désigne le renflouement d’une banque par un État (comme lors de la crise de 2008).

Afin de ne pas mettre les États en faillite en cas de faillite de banque, l’idée des dirigeants européens est justement de faire des bail-in et pas des bail-out !

J’espère que maintenant c’est un peu plus clair.

La loi, de 159 pages très exactement, sur les “bail-in” bancaires (dont j’ai consacré une lettre entière de STRATÉGIES à son explication) a donc pour objectif de répartir les pertes d’une banque en faillite et décrit avec précision justement ces modalités, stipulant que les épargnants entre autres seront mis à contribution.

Cette loi sur les réductions de créances bancaires change effectivement la donne en ce qui concerne la sécurité de vos dépôts en cas de faillite de votre banque. Vous trouveriez sans doute les choses pas drôles, vous regretteriez de ne pas avoir débancarisé, de ne pas avoir d’or et d’avoir si longuement hésité pour votre maison à la campagne…

C’est quoi un bail-in pour les obligations d’État ?

C’est la même chose que pour une banque qui ferait faillite mais pour un État qui ferait faillite. L’idée c’est de faire une loi qui, là encore, décrit les modalités avec précision des pertes qui seront imposées aux créanciers de cet État en faillite, tout en sachant qu’un créancier de l’État peut être un fournisseur par exemple qui n’a pas encore été payé, ou un fonctionnaire à qui l’État doit un salaire, un retraité à qui l’État doit une pension, ou un épargnant qui a placé son argent en… obligations d’État à travers par exemple, au hasard, un contrat d’assurance vie!

En vertu de ce nouveau régime, les détenteurs d’obligations pourraient subir des pertes en cas de nouvelle crise sur la dette souveraine d’un pays avant que ce pays ne puisse avoir recours au mécanisme de sauvetage de la zone euro, le MES, dont tout le monde a oublié l’existence !

L’idée est logique puisque le MES est voué à l’échec !

Il va falloir faire appel à votre mémoire, car le MES c’était quand tout le monde avait peur que l’euro explose. Nous étions en 2011 et l’or était à 2 000 dollars l’once. Sarkozy était président et sauvait l’Europe ainsi que le monde à chaque sommet de la dernière chance.

L’idée “brillante” (c’est ironique) du MES consistait à dire que des pays européens surendettés s’endettaient encore plus pour mettre de l’argent qu’il n’avait pas dans un fonds commun appelé MES pour aller sauver des pays carrément en faillite…

J’ai toujours, depuis 5 ans, donné toujours la même et unique définition du MES, à savoir, donc, un machin évidemment voué à un échec retentissant. Pas parce que le MES serait contre mon idéologie mais tout simplement parce qu’il fonctionne exactement comme je l’ai dit un peu plus haut.

Comme nos mamamouchis sont au courant de ce que je viens de vous expliquer, surtout les mamamouchis allemands, ils veulent, avant de devoir renflouer les États, qu’il y ait une forme de renégociation de la dette plus ou moins obligatoire et ce sera plus que moins ; et avant que le MES intervienne, il faudra que les détenteurs d’obligations acceptent une perte substantielle.

C’est parfaitement logique puisque c’est la seule façon, de toute manière, in fine de s’en sortir avec ce monceau de dettes…

Pour être plus clair, la seule façon de s’en sortir sera de ne pas rembourser… La faillite donc se profile et à travers cette proposition et volonté allemande, c’est un signal d’alarme majeur qui vient de retentir !

Une telle loi sur les «bail-in» pour les obligations d’État risque de faire exploser l’euro !

Et non, encore une fois, moi je ne dis plus rien !! C’est notre Ambrose Evans-Pritchard qui cite plusieurs sources très haut placées dans plusieurs gouvernements européens qui nous le dit. Et vous savez quoi ? Je suis parfaitement d’accord. Explications :

Un nouveau mécanisme dit de “bail-in” souverain vient appliquer une décote aux détenteurs d’obligations en cas de faillite, cela revient à dire :

1/ le MES est inopérant et ne sert à rien.
2/ La croyance qui consiste à dire que la BCE interviendra en dernier ressort est fausse.

Conclusion : si vous prêtez à un pays qui fait faillite, vous l’aurez dans le baba… C’est logique, sauf que si l’euro n’a pas éclaté en 2011, c’est uniquement parce que Mario Draghi avait dit au pire moment “ne vous inquiétez pas, je ferai tout ce qu’il faut pour sauver l’euro qui est irréversible et croyez-moi, ce sera assez”…

Sauf qu’il semblerait que l’on s’oriente vers l’intégration de la réalité des choses, à savoir que nous avons un immense problème de dettes et qu’il y a peu de façons de s’en sortir avec les dettes.

1/ Augmenter la richesse (la croissance).
2/ Augmenter les impôts et réduire les dépenses (récession et déflation comme en Grèce).
3/ Ne pas rembourser et faire défaut.

En l’absence de croissance, et parce que la politique d’austérité est déflationniste et conduit au défaut, il n’y a en réalité que deux solutions : l’utilisation de la planche à billets par la Banque centrale ou le défaut partiel avec réduction de la dette. (ou la réévaluation de l’or au niveau international, ndlr)

Ce que dit l’Allemagne, c’est que la planche à billets ne sera pas utilisée et qu’il faudra que chacun prenne ses pertes. (la Deutsh Bank vient de dire le contraire, ndlr) 
Lorsque cette annonce a été faite,les taux d’emprunt des pays du Sud ont flambé, comme le montre ce graphique pour les taux portugais à plus de 4%!

taux portugal

Cela veut dire que si la BCE ne garantit plus l’absence de risque de faillite alors le risque de faillite revient et si le risque de faillite revient, il y a tout plein de pays qui vont voir les taux flamber et si les taux flambent, soit ces pays font faillite soit l’euro explose et chacun retrouve ses monnaies nationales.

L’Europe et l’euro sont déjà morts, la seule question est de savoir qui fera le faire-part de décès et quand ! À la fin des fins, les épargnants seront ruinés, sauf ceux qui auront su sortir des banques et des produits financiers à temps.

En attendant mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com ».

Source The Telegraph ici

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Publié par le 25 février 2016 dans économie, général, International

 

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Russie : les faillites bancaires se poursuivent

Les faillites bancaires, ce n’est pas qu’en Europe – En Russie deux nouvelles banques ont été placées en faillite . Les autorités russes ont annoncé lundi la mise en faillite de deux banques- Interkommerts et Alta-Bank. Fin janvier, la Banque centrale avait déjà annoncé la mise en faillite d’un autre établissement bancaire, Vnechprombank, qui présentait un niveau de capital insuffisant.

Les autorités russes ont annoncé lundi, la mise en faillite de deux banques, confirmant leur volonté de faire le ménage dans un secteur qui compte des centaines d’établissements fragiles et aux pratiques parfois douteuses.

L’une des deux banques dont la faillite a été annoncée hier, Interkommerts, de taille moyenne, avait été mise sous tutelle le 29 janvier dernier après avoir vu sa situation financière considérablement s’affaiblir au cours des derniers mois.

Dans un communiqué, la banque centrale russe explique qu’Interkommerts a été placée en faillite en raison « de la qualité non satisfaisante de ses actifs ». La perte totale des fonds propres de la banque a été révélée par une évaluation correcte du risque de crédit.

Interkommerts aurait été en plus, impliquée dans des opérations douteuses. Au moment de sa mise sous tutelle, la presse russe avait rapporté que cette banque basée à Moscou, n’était plus en mesure d’assurer les retraits de fonds demandés par les clients. Interkommerts était classée par l’agence Interfax, 67ème banque russe par les actifs sur plus de 700 établissements bancaires.

La deuxième banque à s’être vue retirée sa licence est plus modeste. Classée 186ème sur la précédente liste, Alta-Bank a été déclarée en faillite en raison de « pertes de liquidités », ce qui l’empêchait de remplir ses obligations envers ses créanciers.

Cela fait plusieurs années maintenant que les coups de balais se succèdent dans le secteur bancaire russe, mais la tendance s’est accélérée depuis un an et demi avec la chute du rouble avec des dizaines de faillites recensées depuis. La dernière grosse banque mise en faillite par la banque centrale était Vnechprombank, coupable d’irrégularités massives découvertes dans ses comptes, fin janvier dernier. Classée 40ème du pays pour ses actifs, elle comptait parmi ses clients des proches de personnalités russes.

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Publié par le 10 février 2016 dans économie, général, International

 

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Inquiétant ! La chute des valeurs bancaires est plus rapide que pendant la crise des subprimes

Le Krash – l’effondrement ? Nous y sommes, et il s’accélère – Les banques européennes ont perdu près d’un quart de leur valeur en Bourse depuis le début de l’année, soit plus de 240 milliards de dollars. En France, les actions Société générale, Crédit Agricole et BNP Paribas ont perdu près de 30%.

Les actions des grandes banques européennes sont au coeur des préoccupations des investisseurs et dégringolent plus brutalement qu’elles ne l’avaient fait en 2008, au début de la crise financière. L’indice bancaire du STOXX Europe 600 a perdu 24% depuis le début de l’année, contre 17% sur la même période il y a huit ans.

L’accumulation des inquiétudes macro-économiques menace ainsi de défaire ce qui avait été construit en huit ans pour réduire les coûts, équilibrer les bilans et se protéger contre le risque. La chute des cours du pétrole, l’explosion des coûts technologiques et la volatilité des marchés ne sont que quelques-uns des facteurs qui placent les banques au centre des préoccupations des investisseurs. Il faut y ajouter le poids des créances douteuses et les taux d’intérêt négatifs qui menacent les marges nettes d’intérêt et pourraient conduire les banques à facturer les comptes courants.

Dans ce contexte, Deutsche Bank, UniCredit et Credit Suisse ont vu leurs actions chuter deux fois plus qu’elles ne l’avaient fait sur la même période au début de 2008. Parmi les 15 principales banques européennes, seules ING et Nordea Bank, qui ont cédé respectivement 21% et 15%, ont perdu moins qu’entre le nouvel an et le 8 février 2008.

La BCE en partie responsable ?

Certains investisseurs pointent du doigt l’argent bon marché mis à la disposition des banques par la Banque centrale européenne (BCE) sous la forme des opérations de refinancement à long terme (LTRO) lancées en 2011. Cet argent a permis, estiment-ils, aux banques de camoufler leur dette en la restructurant.

Le marché des CDS (credit default swaps), soit les primes d’assurances acquittées par les investisseurs pour limiter leur exposition au risque de défaut d’un émetteur, est également très nerveux en ce début d’année. Les prix des CDS pour HSBC, Deutsche Bank, Barclays et Standard Chartered flirtent ainsi avec des pics de 10 ans.

Les risques de faillites dans le secteur de l’énergie en raison de l’effondrement des cours du pétrole constituent un facteur supplémentaire de défiance à l’égard des banques, déjà pénalisées par un environnement de taux bas, notent les analystes.

Chaque banque a ses propres soucis. Deutsche Bank, qui a plongé lundi à un creux de plusieurs années, inquiète quant à sa capacité à honorer certains paiements obligataires tandis que HSBC et Standard Chartered souffrent surtout en raison de leur exposition à la Chine. Barclays, dont la cotation a été brièvement suspendue lundi pour excès de volatilité des échanges, pourrait, craignent certains investisseurs, devoir recourir à une augmentation de capital pour améliorer son ratio de solvabilité de référence (common equity tier one).

En France, sur les 13 actions du CAC 40 qui ont chuté de plus de 20% depuis le 1er janvier, les valeurs bancaires figurent parmi les plus affectées. A la clôture de mardi soir, Société Générale dégringolait de 33,29%, Crédit agricole de 27,95% et BNP Paribas de 27,44%. Idem au SRD, le titre Natixis perdait déjà 25,28% en 2016.

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Les actions des grandes banques européennes, qui dégringolent plus brutalement qu’elles ne l’avaient fait en 2008, au début de la crise financière, sont au coeur des préoccupations des investisseurs. /Photo d’archives/REUTERS/Lucas Jackson

>> Lire aussi : Un tiers des valeurs du CAC 40 perd déjà plus de 20% depuis le 1er janvier

Malgré la méfiance envers les banques européennes, qui coïncide avec les mauvais résultats publiés par certaines grosses banques américaines, d’autres spécialistes pensent que l’horizon est moins sombre qu’avant la crise financière. « C’est un moment préoccupant pour un actionnaire de banques mais je ne pense pas que ce soit aussi grave qu’avant la crise de Lehman parce que la BCE est davantage prête à agir et que les fissures dans le système financiers en sont pas encore là », explique par exemple Andrea Williams, gérante de fonds chez Royal London Asset Management.

© Capital.fr (avec Reuters)

La crainte d’une nouvelle crise bancaire

Après celle des subprimes en 2008, puis des dettes souveraines en 2011, faut-il craindre un nouveau krach bancaire ? Chute des bourses, dégringolade des prix du pétrole, atterrissage de l’économie chinoise, ralentissement dans les pays émergents, incertitudes sur la croissance aux USA et en Europe… Sans aller jusqu’à parler de krach, l’inquiétude gagne le système bancaire européen, notamment les établissements français qui ont perdu près de 25 % de leur valeur depuis le 1er janvier. «Les profits élevés des banques françaises peuvent théoriquement leur permettre d’affronter cette crise avec le soutien de la Banque centrale européenne comme filet de sécurité» estime cependant Augustin Landier, économiste à la Toulouse Business schoool..

En Italie, la situation de plusieurs banques, dont les créances douteuses se situent à un niveau très élevé, excédant 200 milliards d’euros, inquiète face à un risque d’effet domino. Début février, Deutsche Bank, la première banque allemande laminée en Bourse ces dernières semaines, a été contrainte de publier un communiqué destiné à rassurer les investisseurs sur sa capacité à payer ses dettes dans les mois à venir. Au delà des questions liées à leur solvabilité, les banques souffrent aussi de l’impact de taux bas ou négatifs. «Ces taux réduisent la capacité des banques à améliorer leur rentabilité au moment où la réglementation européenne leur impose de renforcer leurs fonds propres» estime un analyste. Face à ces incertitudes, les investisseurs ont tendance à se détourner des marchés actions, aggravant la chute des bourses, pour se reporter sur les actifs financiers censés être moins risqués, notamment les obligations des pays. Pas tous. Les plus solides. Car plusieurs gouvernements sont beaucoup plus endettés aujourd’hui qu’avant la dernière crise financière. Leur marge de manœuvre est donc plus réduite, comme les perspectives financières et budgétaires, ce qui signifie qu’ils sont plus fragiles pour résister à un éventuel renforcement de la crise.

Enfin, signe supplémentaire de la nervosité ambiante, le cours de l’or, un refuge traditionnelle en période de déprime, à retrouvé des couleurs depuis quelques mois, progressant de 12 % depuis le 1er janvier.

Dans cet environnement économique mondial dégradé, il est aujourd’hui difficile de prédire si cette tempête boursière et bancaire va perdurer et combien de temps.

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Publié par le 10 février 2016 dans économie, général, International

 

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Tarifs bancaires : les petits clients pénalisés par les frais de tenue de compte

Un homme retire de l'argent à Carquefou, dans l'ouest de la France, le 10 septembre 2014
Un homme retire de l’argent à Carquefou, dans l’ouest de la France, le 10 septembre 2014 – JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP

Les tarifs bancaires présentent toujours des écarts importants selon les établissements et augmentent fortement pour les petits clients, pénalisés par les frais de tenue de compte et l’augmentation du tarif moyen des cartes à débit immédiat, pointe l’association de consommateurs CLCV dans son rapport annuel paru mardi.

Selon cette étude, qui passe en revue les tarifs applicables au 1er février 2016 de 139 établissements en France métropolitaine et en outre-mer, les écarts de tarifs les plus importants concernent les «petits consommateurs» qui utilisent peu de services bancaires.

Pour ces petits clients, le différentiel peut atteindre jusqu’à 181% en France métropolitaine, passant de 37 euros à 104 euros, dans les banques en dur (avec réseau physique) pour un même panier de services et en retenant la formule la moins chère entre paiement à la carte ou par «package» (offre groupée).

Outremer, les tarifs restent aussi en moyenne «plus élevé(s) qu’en métropole», allant de 79,31 euros par an à 239,44 euros. Mais il existe «bien des disparités», certaines banques pouvant proposer «des tarifs plus intéressants» qu’en métropole, nuance la CLCV.

Toujours en se basant sur l’hypothèse la moins onéreuse, la facture moyenne annuelle des petits consommateurs augmente également de 4,17%, voire de 5,47% uniquement sur les banques en dur en métropole, atteignant 70,26 euros en moyenne.

Les raisons d’une telle augmentation ? «Les frais de tenue de compte et l’augmentation du tarif moyen des cartes à débit immédiat», désigne la CLCV dans son étude.

Selon l’association, la «généralisation de la facturation des frais de tenue de compte se poursuit». Sur les 139 banques étudiées, 117 les facturent, contre 104 l’an dernier.

Parmi celles qui ne facturent pas, certaines ont déjà annoncé leur intention de le faire et quelque 37 banques qui facturaient l’an dernier les ont déjà augmenté cette année, indique-t-elle.

Le problème est que «personne ne sait à quoi ils correspondent», a souligné Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV au cours d’une conférence de presse, appelant les banques à en fournir le détail.

En revanche, pour les «moyens» et «gros consommateurs», la facture moyenne demeure stable, respectivement à -0,17% et à -0,09%.

En métropole, dans les banques avec réseau physique, le client «moyen» débourse ainsi en moyenne 147,13 euros et le «gros consommateur» environ 210 euros par an.

Les banques en ligne restent toujours compétitives, affichant des tarifs allant de 8,35 à 46,88 euros, «à condition de rentrer dans les critères qu’elle fixent», certaines exigeant des minimums de revenus ou d’épargne, a expliqué Sandrine Perrois, juriste à CLCV et coordinatrice de l’étude. Néanmoins la facture moyenne augmente pour toutes les clientèles, remarque la CLCV.

La CLCV s’est également alarmée de «l’inflation non négligeable» du coût des «packages» de services, appelant particulièrement les «petits consommateurs» à les comparer avec le paiement à l’unité, le package n’étant intéressant pour ces clients que dans 17 banques sur 128.

Comme l’an dernier, LCL se distingue dans le peloton de tête des enseignes nationales les moins chères pour les petits (2e) et grands clients (1er). Chez les consommateurs moyens, BNP Paribas fait la différence en se plaçant au 6e rang du classement, après des caisses régionales.

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Publié par le 19 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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En janvier 2016, les banques pourront ponctionner directement vos comptes bancaires !

Nos lecteurs le savent depuis le tout (rappelez vous ce papier ridicule de LE MONDE qui se félicitait de cette directive, la présentant comme une bonne chose pour les épargnants) 1er jour, petit rappel pour ceux qui nous rejoignent –  Dans le nouveau contexte bancaire, dit « bail-in », applicable en France dès janvier 2016, les banques auront la possibilité de ponctionner directement, bien qu’en troisième recours, les comptes bancaires des déposants. 

Ce contexte financier inédit résulte de la récente directive BRRD intégrée avec autant de célérité que de discrétion dans le corpus juridique français par la grâce d’une ordonnance du 20 août 2015. Le gouvernement avait une fois de plus estimé que le recours législatif était une perte de temps… cette « désormais habitude » n’ayant plus l’heur de choquer quiconque.

Sur le fond, il ne faut pas surévaluer la distinction entre bail-out et bail-in. Dans les deux cas, il s’agit pour les banques de faire main-basse sur l’argent public ; par l’intermédiaire des États en cas de bail-out, directement en cas de bail-in. Lorsque l’une des méthodes est usée, on passe à l’autre.

Le bail-out contraignait les États à venir au secours des banques en perdition, augmentant, sans contrepartie de la part des banques, leur endettement à la fois en capital et par les intérêts de la dette. Or qui dit augmentation de l’endettement des États dit augmentation des impôts et diminution des services rendus aux usagers, contraignant ainsi les citoyens à s’endetter pour assurer le maintien de leur niveau de vie. Le contribuable est un déposant qui s’ignore. En conclusion, bail-in ou bail-out : c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Les États sont de simples courroies de transmission des intérêts bancaires auprès du public.

Avec le “bail-in”, les citoyens sauront directement où part leur argent. On imagine la réaction des futurs épargnants spoliés par l’application de ce bail-in.

Or il se trouve que, malgré tous les artifices comptables à leur disposition, les banques, notamment françaises, sont dans une situation financière préoccupante ; et encore, les opérations hors bilan ne sont pas prises en compte. Si par hasard l’une des grandes banques se trouvait en 2016 en situation de devoir recourir au fameux bail-in, le gouvernement se trouverait fort opportunément, grâce à la modification en cours, en possession d’une version modernisée constitutionnelle de l’Etat d’urgence. Les manifestations publiques d’épargnants dépouillés pouvant dès lors être interdites ou durement réprimées.

Finalement, pour les pouvoirs publics, « tout est pour le mieux dans le meilleurs des mondes » ; la philosophie du docteur Pangloss résonne dans l’éternité du XXIe siècle.

Une telle synchronisation entre des évènements malheureux d’ordre bancaire et terroriste a de quoi bouleverser les âmes les plus indifférentes ; cette relation symbiotique entre banque et terreur ouvrant dès lors un abîme de perplexité chez les esprits les moins aguerris.

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Publié par le 9 décembre 2015 dans économie, général, International

 

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