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C’est officiel : Fin de la neutralité du Net aux États-Unis ! Vers la fin de l’Internet libre ?

Formalisée en 2003 par Tim Wu, professeur à l’université Columbia, la neutralité du Net assure l’existence d’un réseau transmettant toutes les données avec la meilleure efficacité possible et sans aucune discrimination. Ainsi, que vous soyez client chez Orange (principal fournisseur d’accès en France avec plus de 40 % de parts de marché) ou chez un petit opérateur, vous bénéficiez du même accès à Internet. Avec cette fin de la neutralité, aux Etats-Unis, les fournisseurs d’accès peuvent à présent proposer des offres avec des accès privilégiés à certains sites, moyennant accord (et donc rétribution) avec les fournisseurs de contenus, rendant possible un «Internet à deux vitesses». Ce système pénalise les plus petits, qui n’ont pas les moyens des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) pour assurer un accès haut débit à leurs sites. Autre revers de la médaille : désormais, les gros opérateurs américains sont libres de bloquer ou de faire payer plus cher l’accès à un site, à une application ou à un service. De façon complètement légale.


Le lundi 11 juin restera marqué d’une pierre noire dans la mémoire des défenseurs des libertés numériques. C’est en effet à cette date qu’a cessé d’être appliquée, aux Etats-Unis, la neutralité du Net, en vertu d’un vote de la Commission fédérale des communications (FCC) en décembre.

S’il y a une actualité à retenir aujourd’hui, c’est bien celle-ci : le gouvernement Trump vient de signer la fin de la neutralité du Net aux USA. Ce principe fondateur d’internet fait donc ses adieux malgré le tollé généré ces derniers mois par ses défenseurs.

Votée le 14 décembre 2017 par la Commission Fédérale des Communications, l’abrogation de la neutralité du Net vient de rentrer en vigueur pour de bon aux Etats-Unis après l’extinction d’une dernière lueur d’espoir. Si ce principe avait été fermement défendu sous le gouvernement Obama, il en est autrement sous l’actuel gouvernement Trump. Malgré plusieurs plaintes d’entreprises privées et de diverses institutions publiques, la FCC n’aura finalement pas fait marche arrière.

S’il est encore difficile de mesurer les impacts de l’abrogation de la neutralité du Net, les prochains mois risquent de voir survenir de gros changements pour les usagers du web aux Etats-Unis. En effet, les opérateurs ont maintenant les mains libres pour privilégier certains services ou en brider d’autres. Ils sont susceptibles de monter les prix de leurs abonnements auprès de certains usagers ou même de proposer des forfaits donnant accès à des services « Premium ». Pour simplifier, les opérateurs seront maintenant les rois…

L’Europe sera-t-elle la suivante ?

Une situation guère enviable qui pourrait prochainement se produire en France. Si l’Europe se montre – pour le moment – favorable au maintien de la neutralité du Net, la décision américaine pourrait être l’argument qui fera pencher la balance en faveur des anti-neutralité. La France semble d’ailleurs suivre une voie assez ambiguë sous le gouvernement Macron.

Le patron d’Orange n’avait d’ailleurs pas hésité à dire lors d’une interview que la fin de la neutralité du Net serai une obligation dans les années à venir. Doit-on s’attendre à un futur internet à deux vitesses en France et en Europe ? La réponse est encore indiscernable et c’est bien là le problème…

Et maintenant ?

Que va-t-il se passer concrètement à partir du 11 juin ? Les opérateurs vont-ils immédiatement proposer de nouvelles offres ? Vont-ils plutôt opter pour la prudence et attendre l’issue de ces recours ? Chad Marlow, un représentant de l’ACLU, la puissante association américaine de défense des libertés publiques, pense qu’ils attendront encore avant d’agir.

« Le plus malin pour eux serait d’éliminer la neutralité du Net lentement, petit à petit, en espérant que les consommateurs ne remarquent rien et cesse de s’y intéresser », écrit-il sur le site de l’ACLU. « A partir du 11 juin, on doit s’attendre à ce que les FAI ne fassent rien. Ensuite, après avoir laissé passer un peu de temps, ils brandiront leur inaction comme une preuve que nous avions tort de ne pas leur faire confiance. (…) Et avant même qu’on ne s’en rende compte, l’Internet libre et ouvert auquel nous croyons aura disparu. »

Clubic, Le Monde

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L’inflation sous-jacente accélère aux États-Unis.

 

C’est un article de l’Agefi qui alerte sur le fait que l’inflation sous-jacente augmente aux États-Unis.

“L’inflation sous-jacente a enregistré en décembre aux États-Unis sa plus forte progression en 11 mois, sur fond de hausse des coûts du logement et de la santé. L’indice des prix à la consommation (CPI) hors éléments volatils comme l’alimentation et l’énergie a augmenté de 0,3 % le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail. La progression sur un an a atteint 1,8 % en décembre, contre 1,7 % le mois précédent. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à des hausses de 0,2 % sur un mois et 1,7 % sur un an du core CPI.”

En gros, l’inflation sous-jacente c’est ce qui reste dans l’inflation une fois que l’on a retiré tout ce qui avait une fâcheuse tendance à toujours monter, comme les prix de l’essence ou de la nourriture.

L’idée c’est de dire que quand l’inflation sous-jacente augmente enfin, c’est qu’il y a vraiment de l’inflation…

Tout le monde semble trouver cela super, mais j’ai une opinion un peu différente.

L’inflation c’est bien quand les salaires peuvent évoluer dans la même direction et augmenter. Une inflation sans augmentation de salaire, cela ravage le pouvoir d’achat des gens et peut évidemment créer les conditions d’une prochaine crise.

Charles SANNAT

Source AGEFI ici

 
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Publié par le 18 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Banques US : 20% des agences fermeraient en cinq ans – Trump réitère sa menace de démanteler les grandes banques

Pendant ce temps, Trump réitère sa menace de démanteler les grandes banques :

Donald Trump a réitéré lundi sa menace de démanteler les grandes banques et de rétablir les dispositions de la législation dite « Glass-Steagall » qui a séparé les activités de banque de dépôt et d’investissement aux Etats-Unis de 1933 à 1999.

« C’est ce que je suis en train de considérer », a déclaré le président américain dans un entretien à l’agence Bloomberg News donné à la Maison-Blanche, sans toutefois donner de plus amples détails. « Il y a des gens qui veulent revenir à l’ancien système, n’est-ce pas ? Donc, nous allons regarder cela », a ajouté Donald Trump.

Banques : 20% des agences fermeraient en cinq ans (aux Etats-Unis)

A l’heure du numérique et de la banque sur mobile, les grandes banques abandonnent le modèle « une agence à chaque coin de rue ». Aux Etats-Unis, le cabinet de conseil JLL anticipe la fermeture de 18.000 agences en cinq ans.

Il est d’usage de dire que les Etats-Unis ont cinq ans d’avance sur l’Europe. Aussi cette prévision peut-elle éclairer l’évolution des réseaux des banques de détail dans les années à venir de ce côté-ci de l’Atlantique. Selon une étude du cabinet de conseil en immobilier JLL (ex-Jones Lang LaSalle), à l’horizon 2022, les grandes banques américaines devraient réduire de 20% leur parc d’agences, qui compte actuellement 90.000 points de vente. Cela se traduirait donc par 18.000 fermetures, alors qu’il n’y en a eu que 7.700 (soit -8%) depuis la crise financière, selon les chiffres de la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation), le régulateur bancaire américain.

« Avec l’évolution des services bancaires en ligne et sur mobile, le modèle d’agences à tous les coins de rue a évolué. La question n’est plus seulement de savoir quelle marque a le plus d’emplacements – les « briques ». Il s’agit désormais de savoir comment la banque donne accès à ses clients efficacement à ses services à distance, à tout moment, n’importe où – les « clics » », résument les auteurs de l’étude sur les perspectives immobilières des banques.

Banques américaines agences

[En rouge, les zones où le nombre d’agences bancaires a baissé depuis 2010, en noir celles où il a progressé. C’est en Virginie et dans l’Indiana que les fermetures ont été les plus importantes. Crédits : JLL]

Les « briques » contre les « clics »

A titre de comparaison, 90.000 agences pour 321 millions d’habitants, c’est deux fois moins que les 37.500 agences pour 67 millions d’habitants en France. En Europe, notre pays a conservé une densité importante d’agences bancaires, trois fois plus forte qu’au Royaume-Uni, comme le montrent les chiffres de la BCE et d’Eurostat. Même si presque tous les groupes bancaires français ont annoncé des plans de fermetures ces derniers mois (20% du parc de la Société Générale d’ici à 2020, 400 agences chez BPCE).

Banques comparaison agences Europe

[En violet, nombre d’agences par million d’habitants en 2015 en France, en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni. En jaune, le pourcentage d’utilisateurs des services bancaires en ligne chez les 16-74 ans. Crédits : Fitch Ratings]

« Cela n’implique pas que l’agence bancaire disparaisse », souligne l’étude, qui évoque la nécessité d’adapter le réseau physique aux nouveaux usages et à l’essor des startups de la Fintech.

Les banques américaines continuent d’ouvrir des agences, mais beaucoup moins (moins d’une centaine à l’heure actuelle et le solde est négatif), et souvent de plus petite taille. Les agences actuelles seront transformées, de plus en plus automatisées (Bank of America teste ainsi des agences sans employé, avec salle de visioconférence). Il y a évidemment un enjeu d’optimisation des coûts pour les banques qui pourraient, au total, réaliser plus de 8,3 milliards de dollars d’économies en loyers en réduisant ainsi leur parc immobilier. Le cabinet JLL table sur 71.500 agences à horizon 2027, soit 25.000 de moins en vingt ans.

 
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Publié par le 2 mai 2017 dans économie, général, International

 

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Aux Etats-Unis, la présidentielle en France est jugé plus dangereuse que la victoire de Trump

Avec l’élection française se joue l’avenir de l’Union européenne, alertent les grands quotidiens outre-Atlantique.

Les Américains ne connaissent que deux courants politiques, républicain et démocrate. Que les deux plus grands partis français puissent être éliminés au premier tour de la présidentielle suffit donc déjà à les émouvoir. Le magazine « Foreign Affairs », une référence chez les diplomates, parle de l’élection « la plus extraordinaire de la Vème République ». Le « Wall Street Journal », qui incarne la droite libérale, n’y voit rien de bon. Il dénonce une campagne qui oscille entre « farce et tragédie » , avec un François Fillon plombé par les affaires et un Benoît Hamon incarnant les « pires instincts étatistes » du Parti socialiste. Le quotidien anticipe ni plus ni moins qu’un « tremblement de terre ». « Si les sondages se confirment, deux partis n’ayant jamais exercé le pouvoir s’affronteront au second tour », en la personne de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron, remarque-t-il.

Les journaux multiplient les parallèles avec l’élection américaine  : le rejet des partis en place, la peur des immigrés, les scandales qui frappent François Fillon et Marine Le Pen sont autant d’éléments qui nourrissent le populisme. Le site « Breitbart news » – la référence de l’extrême droite- veut croire que le «patriotisme économique» de Marine Le Pen remportera le même succès que le «nationalisme économique» de Donald Trump.

 L’élection de Marine Le Pen serait bien plus grave, note le « Wall Street Journal », car c’est la survie de l’euro qui est en jeu. « Cela fait de l’élection française le plus important combat jamais observé entre nationalistes et mondialistes », fait-il valoir. C’est même l’avenir de l’Union européenne toute entière qui se joue ces prochaines semaines, si l’on en croit le « Washington Post » : « Exciser la France de l’Europe reviendrait à prélever la moitié d’un coeur -le reste de l’organisme n’y survivrait pas longtemps ». Les journaux transatlantiques s’étonnent aussi de la bienveillance française à l’égard de l’extrême-gauche. Le « New York Magazine » ne voit guère de différence entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, qu’il décrit comme un « rêveur utopique ». Des pages entières ont été accordées récemment à Philippe Poutou, un « héros du peuple (…) en tee-shirt, mal rasé » selon le « New York Times ».

Les développements de l’affaire Fillon ont donné lieu à quelques articles assassins sur la classe politique française. Plutôt francophile, le « New York Times » s’est fendu d’un édito intitulé : «Il y a quelque chose de pourri dans la politique française». Il évoque une « culture politique de l’immunité et des privilèges (…) héritage de la culture monarchique du pays ». Le magazine « Foreign Policy » titre lui aussi : «Pourquoi la France est-elle si corrompue?» : il y rappelle que la loi américaine interdit les élus d’embaucher leurs proches, ce qui n’est pas le cas en France. Les Etats-Unis sont certes mal placés pour dénoncer le népotisme, le président ayant embauché sa fille et son gendre à la Maison Blanche. Mais ceux-ci ne reçoivent aucun salaire, s’empressent d’ajouter les médias américains.

Source

 
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Publié par le 18 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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La vie privée sur Internet, désormais en vente aux Etats-Unis ..

vie privée Internet Etats Unis

Pour faire écho au précédent article, comme vous le savez notre vie privée est d’ores et déjà « en vente » sur le net : les grands groupes de la corporatocratie s’échangent nos infos personelles à des fins commerciales , sans notre accord bien évidemment … Hé bien aux US ils ont fait fort, en abrogeant carrément les protections de la vie privée sur Internet …

C’est à dire que le citoyens US se fait désormais piller les données concernant sa vie privée sur le net, et ce en toute légalité : ça vient d’être voté par les législateurs …

Ce qui se passe aux US et précurseur de ce qui se passera ici, sachant que ici en France, Nous avons déjà une flopée de lois liberticides qui ont été validées .

Un bel exemple de ce qui se passe quand un peuple – totalement lobotomisé par le mode de vie qu’on lui a imposé – a abandonné toute velléité à combattre pour sa liberté (car c’est un combat permanent, jamais gagné d’avance)

La vie privée sur Internet, en vente aux Etats-Unis

Le Congrès a voté mardi pour abroger les protections de la vie privée sur Internet, répétant un vote semblable du Sénat la semaine dernière.

« Abroger » ? Oui et non. Les « protections » concernées avaient été approuvées par la Commission fédérale des communications (FCC) dans les derniers jours de l’administration Obama, en octobre – elles n’étaient pas encore entrées en vigueur. Mais cela suffit pour que monte la grogne, un peu des deux côtés du spectre politique (même certains critiques de Breitbart News).

Donald Trump doit maintenant avaliser cette décision. Ce qu’il fera apriori : la Maison Blanche a déclaré mardi qu’elle « appuie fermement » l’abrogation.

Mais alors contre la vie privée des Américains, vraiment, ou contre la mainmise de la FTC sur le Net ?

Le Congrès des Etats-Unis revient sur une mesure d’Obama

Le Congrès américain a donc utilisé pour la énième fois le Congressional Review Act qui lui permet de revenir sur tout ce qui a été voté depuis mai 2016, sous l’administration Obama. Et vient d’autoriser, à une courte majorité, les fournisseurs d’accès à Internet à exploiter à titre commercial les données personnelles des internautes. A savoir les historiques de navigation ainsi que les informations de géolocalisation, qui pourront être vendues à des agences de publicité et de marketing, via les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) américains comme AT&T, Comcast et Verizon…

Qu’avait entériné Obama via la FTC, juste avant de céder sa place à la Maison Blanche ? Que les FAI obtiennent la permission de leurs clients avant de partager leur historique de navigation avec d’autres entreprises.

Mais comme la règle n’était pas encore appliquée, les Américains en restent, in fine, à la situation actuelle : les FAI ont toujours, jusque-là, disposé des données de navigation, ils continueront à pouvoir le faire. Excepté, comme cela a toujours été le cas des données classées « sensibles » (informations sur les enfants, données de santé des abonnés etc…).

Les protections existantes en matière de protection de la vie privée des consommateurs ne changent pas.

Vente de la vie privée : affaiblissement de la démocratie américaine ?

Mais ce revirement est loin de plaire. D’autant, que comme tout ce qui a été défait par le Congressional Review Act, il ne peut plus être remis en cause.

« Le vote d’aujourd’hui signifie que les Américains ne seront jamais en sécurité, sur le net, et auront leurs détails les plus personnels scrutés furtivement et vendus au plus offrant », a déclaré le directeur exécutif du Centre pour la démocratie numérique.

On crie qu’il sera difficile, quasi impossible, de s’y soustraire. Car si l’on peut faire l’impasse sur Facebook et Google – et encore – on doit toujours avoir un fournisseur d’accès à Internet. L’attrait pour le VPN, réseau privé virtuel, a pris une ampleur sans précédent, depuis le vote de mardi. Le célèbre programmeur Dan Schultz a lancé, ni une ni deux, « Internet Noise », une extension qui propose de faire « du bruit » en ouvrant toutes les dix secondes une nouvelle page internet dans un même onglet, noyant ses vraies données de navigation parmi d’innombrables fausses.

Des techniques qui ont leurs limites, mais sont un bon indice de réponse populaire.

Une « règle additionnelle et répétitive »

Pourtant, la Républicaine Marsha Blackburn a dénoncé la décision d’Obama comme une « règle additionnelle et répétitive » ; il y a déjà tous les outils nécessaires : la FCC a déjà le pouvoir de poursuivre tout FAI qui vendrait de semblables données, strictement personnelles. Un journaliste de The Verge a d’ailleurs rappelé que la loi sur les télécommunications interdit explicitement le partage de l’information du client « individuellement identifiable sauf dans des circonstances très spécifiques » : la loi Wiretap rend également illégal la divulgation du contenu des communications électroniques sans le consentement des parties, ce qui inclut l’histoire de la navigation.

La preuve, a priori : le site de collecte de fond « GoFundMe », lancé par un militant des données personnelles pour acheter tout l’historique de navigation sur Internet des membres du Congrès « depuis son histoire médicale, pornographique jusqu’à son histoire financière », s’est vu répondre que c’était impossible.

Ce que la décision du Congrès favorisera, c’est « la collecte [globale] de données et le ciblage publicitaire plus agressif par les fournisseurs de services ».

Un double traitement

Et surtout, elle dénoncera le double traitement qui allait résulter de la loi Obama : les fournisseurs d’accès à haut débit auraient dû opérer dans des conditions de confidentialité plus strictes que les géants de la publicité numérique comme Google et Facebook, qui, eux, n’ont pas besoin d’autorisation pour suivre le parcours de ses utilisateurs.

« Les règles de la commission étouffent l’industrie et nuisent aux consommateurs en créant deux ensembles d’exigences complètement différents pour différentes parties d’Internet », écrit le sénateur Jeff Flake.

Pour le nouveau président de la FCC, nommé par Trump, Ajit Pai, la politique doit être cohérente pour les fournisseurs d’Internet et les entreprises d’Internet. On brandit de nouveaux brouilleurs comme « Internet Noise », mais personne n’a rien dit quand Google a banni de son « web store » début janvier, le plug-in « open source », « Adnauseam.io » qui brouille l’historique de navigation, empêchant le ciblage de la publicité par le moteur de recherche…

Internet : une guerre de pouvoir

Affaire complexe d’argent et de pouvoir, et non pas tant des intérêts des utilisateurs citoyens, comme on veut nous le faire croire. Eux dont la vie privée est déjà largement l’objet de toutes les attentions… en particulier gouvernementales.

A l’heure où la vie devient archi connectée, où tout élément de la vie personnelle pourra se lire sur ce fantastique et dangereux réseau du net, le secteur a un très lourd potentiel, à la fois lucratif et générateur de pouvoir, par le savoir et donc le contrôle. Plusieurs forces sont en présence, aux intérêts divergents, des FAI aux géants du web, alias Facebook et Google, sans oublier les institutions gouvernementales.

Par ce revirement, le Congrès maintient la concurrence avec les grands noms du web et se met aussi en travers du vaste mouvement de promotion de « la neutralité du net » qui connut son aboutissement, il y a deux ans, sous l’ère d’Obama : quand Internet devint « un bien public », le gouvernement put, sous couvert de protection des utilisateurs, en prendre le contrôle,puisque tout pouvoir était donné à la FCC, comme le républicain Ajit Pai l’avait dit à l’époque – on imagine sans peine les implications économiques et politiques.

C’est sans doute ce que voulait signifier le sénateur Jeff Flake à l’origine de la résolution avec une vingtaine d’autres sénateurs républicains, lorsqu’il disait vouloir « protéger les consommateurs contre la réglementation excessive de l’Internet ». D’ailleurs aucun Démocrate n’a voté contre la mesure.

Maintenant, Trump le fait aussi dans son propre intérêt…

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, International, Politique, société

 

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Les manifestations contre Donald Trump se multiplient aux Etats-Unis : Les guerriers de la Justice sociale Sponsorisés par Soros assiegent la Trump Tower

Les guerriers de la Justice sociale Sponsorisés par Soros assiegent la Trump Tower

Apparemment peu disposés à accepter les résultats de l’élection démocratique du chef de la nation US pour les quatre prochaines années, des centaines de partisans de Hillary Clinton affligés – poussé par MoveOn.org de George Soros  – font le siège de la Tour Trump à New York. Criant «Putain de Donald Trump », hurlant « Not My President », scandant « Pussy Grabs Back », et brûlant le drapeau américain, il semble que ces jeunes apprenants sont exactement le genre de personnes déplorables dont ce pays devrait être fier …

Comme s’exclama Katy Tur de NBC « c’est surréaliste à New York. Les gens se promènent comme des zombies avec des regards perdus. »

MoveOn.org avait publié le communiqué de presse suivant appelant à manifester mercredi après-midi :

(…)

Les Américains se réunissent avec des centaines de rassemblements pacifiques de solidarité, de résistance et de révolte après les résultats des élections

Des centaines d’Américains, des dizaines d’organisations se rassemblent pacifiquement à l’extérieur de la Maison Blanche et dans les villes du pays pour prendre une position continue contre la misogynie, le racisme, l’islamophobie et la xénophobie.

« C’est une catastrophe. Nous avons combattu avec nos cœurs pour éviter cette réalité. Mais maintenant, c’est réel », a écrit le personnel de MoveOn.org aux membres mercredi. «Le nouveau président élu et plusieurs de ses plus éminents partisans ont ciblé et menacés des millions et des millions d’entre nous , de nos amis, de notre famille et de nos proches. Les deux chambres du Congrès restent entre les mains des républicains. Nous entrons dans une ère de défi profond sans précédent, une période de danger pour nos communautés et notre pays. En ce moment, nous devons nous occuper de nous-mêmes, de nos familles et de nos amis, en particulier ceux qui sont en première ligne face à la haine, y compris les Latinos, les femmes, les immigrants, les réfugiés, les Noirs, les Musulmans et les LGBT américains. Et Tant d’autres. Nous devons préciser que nous continuerons à rester ensemble. « 

Le «groupe» de manifestants a marché vers Times Square à NY …

Images de comportement déplorable …

Les manifestations contre Donald Trump se multiplient aux Etats-Unis :

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mercredi soir à travers les Etats-Unis pour protester contre la victoire surprise du républicain Donald Trump à la présidentielle américaine.

«Nous avons une voix !», pouvait-on lire sur les pancartes de plusieurs centaines de jeunes manifestants qui s’étaient rassemblés devant la Maison Blanche, à Washington, pour une veillée aux bougies en cette soirée pluvieuse, dénonçant les vues racistes, sexistes et xénophobes, selon eux, de Donald Trump. «Les gens ont raison d’avoir peur», a déclaré l’un des organisateurs, Ben Wikler, annonçant aux participants que des manifestants se rassemblaient aussi à travers le pays. «Nous ne sommes pas seuls», criaient certains des jeunes rassemblés devant la Maison Blanche, où Donald Trump est attendu jeudi pour rencontrer Barack Obama. Des anti-Trump ont également manifesté à Londres devant l’ambassade des Etats-Unis. Certains arboraient des pancartes «Non au racisme» ou avec le portrait de Donald Trump grimé en Hitler.

 

A New York et Chicago notamment, des manifestations qui avaient débuté avec quelques centaines de participants avaient grossi jusqu’à plusieurs milliers de personnes en début de soirée. «Nous sommes ici parce que nous ne sommes pas seuls dans ces moments sombres», a lancé Ben Wikler, directeur dans la capitale américaine du groupe de pression progressiste MoveOn.org. «C’est un moment dur pour de nombreux Américains»», a témoigné Ethan Miller, d’un groupe de défense des droits des employés, Jobs with Justice. «On a vécu une campagne pleine de racisme et de misogynie et de nombreuses autres terribles tactiques qui ont au final permis » à Donald Trump de remporter l’élection, accuse-t-il. «Mais nous ne laisserons pas la présidence de Donald Trump arrêter le progrès dans ce pays», a-t-il assuré.

 

Les manifestants ne veulent pas admettre l’élection de Trump

 

D’autres manifestants étaient pourtant moins optimistes. «Je suis venu ici faire mon deuil», lançait Chris Hassan, 28 ans, qui travail pour une ONG. Joanne Paradis, 31 ans, est née au Mexique et travaille aussi pour une ONG à Washington. «Je me sens vraiment mal», confiait-elle. «Nous devons vraiment admettre ce qu’il s’est passé pour y faire face et en parler.»

 

VIDEO. Donald Trump est élu président des Etats-Unis

 

A New York, des manifestants se sont réunis en plein Manhattan, à Union Square, avant de remonter vers la Trump Tower, où vit le président américain nouvellement élu. Le système électoral indirect américain «ne fonctionne plus du tout», déplorait Nicholas Forker, alors que Hillary Clinton a remporté le vote avec quelque 200.000 voix d’avance, selon les chiffres encore provisoires, mais pas en nombre de grands électeurs. «Il a vraiment besoin d’être réformé, c’est ridicule».

 

EN IMAGES. Donald Trump à la «une» de la presse mondiale

 

En Californie, des lycéens et étudiants ont quitté les cours et improvisé des manifestations sur les campus. A Los Angeles, ils étaient des centaines devant la mairie à crier que Donald Trump n’est «Pas mon président!». Par ailleurs, au moins une personne avait été blessée à Oakland, où des vitrines ont été cassées et des poubelles incendiées.

 

A Portland, dans l’Oregon, quelque 300 personnes se sont rassemblées, selon les médias locaux, certaines ayant un temps bloqué la circulation tandis que d’autres ont brûlé le drapeau américain.

 

En Pennsylvanie, des centaines d’étudiants de l’université de Pittsburgh ont aussi défilé dans les rues.

 
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Publié par le 10 novembre 2016 dans général, International, société

 

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13e mois consécutif de contraction industrielle aux États-Unis, signe des temps qui changent ?

Découplage entre Wall street et l’économie réelle

Voici un Article de Zero Hedge, publié le 17 octobre 2016 :

« Pour le 13e mois de rang, la production industrielle américaine a connu une contraction mensuelle par rapport au même mois de l’année dernière. La dernière baisse annuelle d’un pourcent prolonge la faiblesse de la production industrielle en cours pour en faire la plus longue série de contractions mensuelles de l’histoire américaine en dehors d’une récession.

Aerospace et Home Electronics ont enregistré la plus grosse chute de leur production alors que les véhicules à moteur ont connu une augmentation modérée… Ce n’est probablement rien… »

C’est probablement significatif, mais peut-être aussi pas aussi grave que cela en a l’air. Cela pourrait être, comme Rick Rieder l’affirme sur ce post publié sur le blog de BlackRock, le résultat de ce qu’il appelle « l’économie américaine à 2 vitesses ». Nous avons d’un côté un secteur manufacturier qui est inexorablement en perte de vitesse depuis la fin des années 70, mais un secteur des services qui lui se porte plutôt bien :

« De nombreux observateurs des marchés ont interprété les chiffres de l’emploi américain de septembre avec un brin de déception alors que les créations d’emplois furent inférieures aux attentes. Mais je pense qu’il s’agit d’un rapport décent, assez en phase avec ce que j’attends de l’économie américaine qui est à 2 vitesses.

Qu’est-ce que j’entends par là ? Nous voyons actuellement une économie américaine dont la consommation et l’emploi dans le secteur des services est étonnamment robuste tandis que les dépenses et l’emploi dans les secteurs de la production restent mous. Le rapport de septembre a montré que les tendances lourdes que nous connaissons se poursuivent avec une croissance importante dans le secteur des services, comme la santé (note : Obamacare ?) et l’éducation (note : la bulle des crédits étudiants ?), mais surtout dans les services professionnels aux entreprises (en hausse d’un solide 67.000 unités le mois dernier). Au contraire, le secteur manufacturier a perdu 13.000 emplois supplémentaires, poursuivant les tendances à court et à long terme. En fait, l’emploi industriel a connu son pic en juin 1979, grosso modo il y a 4 décennies, lorsque le secteur employait environ 20 millions d’Américains, soit 1/5 de la population active.

En dépression en 2010, il n’y avait plus que 11,4 millions d’emplois manufacturiers aux États-Unis (soit moins d’un salarié sur 10).

Il y a des explications à la fois démographiques et technologiques à cette économie à 2 vitesses alors que le vieillissement de la population et les innovations technologiques dopent l’emploi dans l’industrie des services, dans laquelle le besoin de main-d’œuvre est plus important.

Le taux de participation à la population active de septembre est un autre signe de cette tendance indiquant la forte demande en capital humain de la nouvelle économie d’aujourd’hui qui renvoie plus de gens dans la population active. En effet, le taux participation a rebondi depuis son plus bas de 2015 pour se situer aujourd’hui autour des 63 %, voir le graphique ci-dessous. Ce rebond est d’autant plus impressionnant vu le contexte de vieillissement de la population qui fait que de plus en plus de gens quittent la population active (prennent leur retraite) par rapport aux décennies précédentes.

rebond population active

Suite et fin

 
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Publié par le 18 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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