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En Allemagne et au Luxembourg, certains clients vont maintenant devoir payer pour laisser leur argent dormir sur un compte courant !

Pour justifier leur décision, la Skatbank, en Allemagne et la DZ Privatbank au Luxembourg expliquent à leurs clients que la BCE leur impose elle aussi des taux négatifs sur les liquidités qu'elles veulent mettre à l'abri au lieu de les injecter dans l'économie. (Sipa)

Pour justifier leur décision, la Skatbank, en Allemagne et la DZ Privatbank au Luxembourg expliquent à leurs clients que la BCE leur impose elle aussi des taux négatifs sur les liquidités qu’elles veulent mettre à l’abri au lieu de les injecter dans l’économie. (Sipa)

Il n’y a pas si longtemps, certaines banques n’hésitaient pas à rémunérer l’argent déposé par les clients sur leur compte courant. Ce temps-là est bel et bien terminé. En Allemagne et au Luxembourg, certains clients vont maintenant devoir payer pour laisser leur argent dormir sur un compte courant, révèle le site du Handelsblatt.

« Merci pour votre compréhension »

Après la banque allemande Skatbank, un autre établissement, la DZ Privatbank au Luxembourg, va appliquer aux comptes courants de ses clients un taux négatif de 0,25%. En d’autres termes, si ce dernier laisser dormir toute l’année 1.000 euros sur son compte, il n’en aura plus que 997,5 à la fin de l’année.

Pourquoi? A cause du taux de dépôt négatif pratiqué par la Banque centrale européenne (BCE) qui s’élève en ce moment à -0,20%, se justifie la banque. Au passage, vous aurez remarqué que la banque se met 0,05% dans sa poche. « Merci pour votre compréhension », c’est ainsi que se termine la lettre envoyée aux clients.

Pas sûr que la BCE se montre compréhensive. Car les taux négatifs sont justement un instrument pour booster le financement de l’économie réelle. Concrètement, avec des taux négatifs, la BCE pénalise les banques qui stockent leurs liquidités au lieu de les utiliser pour prêter aux entreprises et aux ménages.

La logique des banques commerciales

Mais pourquoi donc ces deux banques prennent-elles le risque d’exaspérer leurs clients en ponctionnant leur compte courant alors qu’elles sont censées se rémunérer sur les opérations financières ? La raison est purement comptable. Seule une toute petite partie de l’argent déposé sur un compte courant peut être intégré aux fonds propres « durs » nécessaires pour respecter les nouvelles réglementations dites de Bâle III dans le jargon bancaire. Alors qu’avec un produit d’épargne comme le PERP ou un contrat d’assurance-vie ce serait 100% puisque l’argent devient sa propriété. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, elles n’ont donc aucun intérêt à ce que les clients laissent dormir leur argent au lieu de le faire fructifier dans des produits d’épargne « maison ».

De ce point de vue, les taux négatifs sont une manière d’inciter les déposants à placer leur épargne sur un livret d’épargne, un contrat d’assurance-vie ou un plan d’épargne logement… Ainsi, cet argent retourne dans le circuit du financement de l’économie réelle et la banque renforce ses fonds propres pour satisfaire aux exigences du régulateur.

Pourquoi c’est inimaginable en France

Est-ce que ce genre de pratique pourrait apparaître en France ? Très peu probable, assurent les connaisseurs du secteur. Commercialement c’est invraisemblable dans la mesure où les clients de toutes les banques peuvent placer leur liquidité sur des comptes épargne réglementés. Même si le livret A ne rapporte que 1%, il est impensable pour un Français de devoir payer pour mettre son argent au chaud chez son banquier.

En Allemagne, les livrets réglementés n’existent pas. A chaque fois que la BCE baisse ses taux, c’est donc le tollé général chez les épargnants. Trouver un placement qui rapporte tout en permettant à son détenteur d’utiliser toute ou partie du capital relève de la gageure. Le contexte allemand est en revanche plus favorable au financement de l’économie. Puisque les banques prêtent à des taux globalement moins élevés. En résumé, les épargnants français sont mieux lotis que leurs voisins, mais le crédit est plus cher qu’en Allemagne où les épargnants ne rêvent que d’une chose : que la BCE remonte ses taux !

http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20141113.CHA0239/laisser-dormir-de-l-argent-sur-un-compte-courant-va-leur-couter-cher.html

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Publié par le 14 novembre 2014 dans économie, général

 

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Smic : 174 e brut / mois en Bulgarie et 1 921 e au Luxembourg : En Europe, le coût de la main d’oeuvre varie de 1 à 10 !

 (c) Sipa

C’est ce que provoque la mondialisation, une « harmonisation » au niveau mondial : des pays presque moins chers que la Chine… juste à coté ! C’est l’Allemagne qui en profite, et à ce rythme de nivellement des salaires par le bas (+ austérité et cercle déflationniste) , d’ici quelques années BMW viendra produire chez nous , à 300e / mois !  On sera redevenus « compétitifs » ! Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance 

C’est le grand écart en matière de coût horaire de la main d’oeuvre. En moyenne, cet indicateur s’est établi à 23,7 euros pour l’UE et à 28,4 pour la zone euro. Découvrez où se situe la France.

Le coût horaire de la main d’oeuvre dans l’UE a varié de un à dix en 2013, passant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède, a indiqué jeudi 27 marsEurostat, alors que l’UE peine à lutter contre le dumping social en son sein.

En moyenne, cet indicateur s’est établi à 23,7 euros pour l’UE et à 28,4 pour la zone euro, en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à l’année de référence 2008.

Mais neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en-dessous de la barre des 10 euros. Les mains d’oeuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d’augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.

Sans surprise, au vu de la cure d’austérité qui lui est administrée, la Grèce s’est rapprochée de ce bloc en 2013, avec un coût horaire tombé à 13,6 euros. Elle bat ainsi un record négatif avec une chute de 18,9% par rapport à 2008.

A l’opposé, le coût horaire de la main d’oeuvre caracolait à 40,1 euros en Suède, suivie du Danemark (38,4), de la Belgique (38), du Luxembourg (35,7) et de la France (34,3).

Les coûts de la main d’oeuvre comprennent les salaires auxquels s’ajoutent les coûts non salariaux, tels que les cotisations sociales. La part de ces coûts non salariaux s’est établie à 23,7% dans l’UE et à 25,9% dans la zone euro, variant de 8% à Malte à 33,3 en Suède.

En France, ils ont compté en 2013 pour un tiers du total, contre un cinquième pour l’Allemagne et 15% pour le Royaume-Uni.

Pour lutter contre les abus découlant de ces écarts salariaux, les institutions européennes ont conclu début mars un accord de principe visant à encadrer le détachement de travailleurs européens.

Ce compromis longuement négocié a toutefois été jugé « très décevant » par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour qui il sera « loin d’arrêter le dumping social actuel ».

(Avec AFP)  http://www.challenges.fr/emploi/20140327.CHA2137/la-main-d-oeuvre-coute-entre-3-7-et-70-1-euros-suivant-les-etats-de-l-ue.html

Le Smic dans les pays de l’Union européenne en 2014 : 174 e brut / mois en Bulgarie et 1 921 e au Luxembourg

Moins de 200 euros par mois en Bulgarie. Plus de 1 900 euros au Luxembourg. Le salaire minimum fait le grand écart entre les pays de l’UE.

Le Smic ne représente pas la même chose pour tous les citoyens européens. Au sein de l’Union européenne (UE), le salaire minimum varie fortement. En janvier 2014, il oscille entre 174 euros brut par mois en Bulgarie et 1 921 euros au Luxembourg. Béant, l’écart va de 1 à 11, même si, à niveaux de vie comparables, le fossés est évidemment moindre.

Carte des Smic en Europe

Passez votre souris sur un pays pour afficher les données

Dans seulement six pays membres de l’UE (en France, au Benelux et dans les îles britanniques), le Smic mensuel dépasse 1 000 euros. Si le salaire minimum luxembourgeois reste bien au-dessus des autres, les Smic de Belgique, des Pays-Bas, d’Irlande et de la France se tiennent dans une fourchette d’une cinquantaine d’euros.

A l’autre bout du classement, les salaires minimums de Bulgarie et de Roumanie restent sous la barre des 200 euros en 2014.

LIRE LA SUITE :  http://www.journaldunet.com/management/remuneration/smic-2013-en-europe.shtml

 
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Publié par le 28 mars 2014 dans économie

 

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