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On se prépare pour la guerre ou on joue à la guerre ? Un porte-hélicoptères français arrive au Japon pour des exercices militaires

© Nobuhiro Kubo / Reuters – Le bateau de guerre Mistral

Dans un contexte régional tendu après un tir de missile balistique nord-coréen, le navire de guerre Mistral est arrivé dans une base navale au Japon afin de mener des exercices communs avec Washington, Tokyo et Londres. Le porte-hélicoptère français Mistral a accosté dans la base navale américaine de Sasebo, au Japon, le 29 avril, avec deux hélicoptères britanniques à son bord, ont annoncé les autorités françaises.

Le navire de guerre doit mener les premiers exercices militaires communs de la France avec le Japon, les États-Unis et la Grande-Bretagne début mai, dans le Pacifique. Quelques 700 soldats doivent y prendre part.

L’arrivée du porte-hélicoptère français coïncide avec un essai de missile balistique réalisé par la Corée du Nord, et qui s’est soldé par un échec.

L’ambassadeur de France au Japon Thierry Dana a souligné que les deux événements n’étaient pas liés. Il a ajouté : « La coopération entre nos quatre nations pour faire respecter les lois, la paix et la stabilité dans la région démontrera notre disposition à nous occuper de la Corée du Nord ».

L’exercice est prévu du 3 au 22 mai dans les eaux proches du Japon, ainsi qu’à Guam et dans les îles Mariannes du nord, dans le Pacifique ouest, ont précisé les Forces d’autodéfense japonaises.

Le Mistral peut emporter 16 hélicoptères lourds ou 35 légers. Il peut aussi emmener entre deux et quatre bateaux de débarquement, jusque 59 véhicules terrestres et jusqu’à 900 soldats.

Après l’essai de Pyongyang, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal avait mis en garde : « En dépit de son échec, cet essai confirme la volonté du régime nord-coréen de se doter d’une capacité nucléaire opérationnelle et constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales. Notre responsabilité collective est de réagir avec fermeté et détermination. »

Paris avait également appelée la Corée du Nord « à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaire et balistique » et à « s’abstenir, sans condition, de tout geste risquant d’accroître encore davantage la tension dans la péninsule coréenne et de porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales ». (source)

 

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La stagflation arrive, prévient Greenspan

océan d'argent

Tiens, après ses déclarations fracassante sur l’or l’année passée l’ancien patron de la FED semble redevenir lucide en annonçant que l’économie connaissait « les premiers signes de stagflation » . Là il commence à mériter de plus en plus son surnom de  « Maestro » .  (il se lâche car il devient vieux ?) 

«  Les dépenses déficitaires téméraires, la flambée de la dette par rapport au PIB, et l’augmentation ingérable dans les bilans des banques centrales, finiront par éroder la confiance des banquiers centraux dans le maintien d’un pouvoir d’achat de la monnaie fiduciaire. » : Hé oui, les banques centrales feront tout pour avoir de l’inflation ce qui réduira la dette mais détruira le pouvoir d’achat des devises fiats .

C’est ainsi que d’un état déflationniste de l’économie mondiale nous irons vers de plus en plus d’inflation , voir d’hyperinflation.

Voici un Article de Michael Pento, publié le 8 août 2016 sur SafeHaven.com :

Dans une interview récente, l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan (appelé aussi le « Maestro »), a averti que l’économie connaissait « les premiers signes de stagflation ». Ceci est une des rares occasions où M. Greenspan et moi-même sommes effectivement d’accord. A ce propos, j’avais également prévenu que la stagflation arrivait, dans mon texte intitulé « Il est temps d’investir pour la stagflation », qui a été publié il y a plusieurs mois de cela.

En effet, l’économie des États-Unis – et, en réalité, la totalité du monde économiquement développé – traverse les premières étapes de l’arrivée d’une stagflation sans précédent. La raison principale pour cela peut se résumer en un seul et unique mot : la dette. La dette dirige non seulement les économies vers des taux de croissance faibles ; elle inflige également l’inflation aux nations qui en sont concernées.

La dette publique et privée, en tant que pourcentage de l’économie, avait été de 150 % pendant des décennies, avant que l’étalon-or ne disparaisse en 1971 – une norme d’argent que Greenspan a lui-même préconisé avant de devenir président de la Fed. Le ratio de la dette totale au produit intérieur brut a grimpé de 350 % avant la grande récession de 2007-2009, et force est de constater qu’il demeure très près de ce niveau aujourd’hui. Notons aussi que le niveau annuel de l’« encre rouge » a commencé à augmenter fortement. Le déficit budgétaire de 2016 devrait atteindre 600 milliards de dollars, ce qui représenterait une hausse de plus de 35 %, comparé à l’exercice fiscal de 2015.

En fait, la dette mondiale, dans son ensemble, a fait l’objet d’une hausse s’élevant à 230 trillions de dollars – environ 60 trillions depuis 2007. Cela représente près de trois fois la taille de l’ensemble de l’économie mondiale. Cette dette engendre par ailleurs la stagflation, car il est naturellement difficile d’investir dans de la croissance lorsque l’économie atteint des charges d’endettement aussi drastiques. La partie néfaste de cette accumulation de la dette dans le monde entier, c’est que celle-ci n’a pas conduit à l’accumulation de biens de capital, capables d’accroître effectivement la productivité.

Bien qu’il soit vrai que les paiements de la dette sont actuellement à des niveaux historiquement bas, il est également vrai que les niveaux d’endettement atteignent des niveaux records tant en termes nominaux, qu’en pourcentage de l’économie. Par conséquent, les paiements à faibles intérêts sont le résultat direct d’une bulle sans précédent dans le marché obligataire. Les individus sont intuitivement conscients de cet environnement de taux instables, et doivent donc préparer leurs bilans pour une hausse des coûts de portage.

Ce qui est encore plus important, c’est qu’une économie de la dette saturée ne peut pas fonctionner correctement car elle est entachée par des déséquilibres de capitaux et des bulles d’actifs, qui doivent être dénoués afin que les crédits et les épargnes fonctionnent de manière efficace. A ce propos, notons que nos dirigeants économiques semblent vouloir endurcir ce cercle vicieux.

Le Japon représente un parfait exemple dudit dysfonctionnement. En effet, la nation est maintenant sur le point d’entreprendre son 26e voyage à travers la notoire voie des dépenses déficitaires qui ne mène nulle part, et ce notamment depuis que la bulle de sa propriété a explosé en 1990. Et malgré les multiples récessions durant les décennies passées, le gouvernement s’obstine à prôner l’idée féérique qu’une dette supérieure à 240 % – par rapport au PIB – est nécessaire pour relancer l’économie du pays.

Cependant, les effets de l’endettement improductif sont loin d’être visibles seulement au Japon. À titre d’exemple, le PIB des États-Unis – en moyenne – est seulement de 2,1 % depuis 2010. Et ce taux de croissance anémique a creusé encore plus bas durant cette période : jusqu’à seulement 1,2 % au cours de l’année passée, tandis que lors du premier semestre de 2016, il n’a été que de 1 %.

Notons à ce propos que le Fonds monétaire international (FMI) a récemment abaissé ses prévisions concernant l’ensemble de l’économie mondiale en 2016, estimant son PIB moyen à seulement 3,1 %.

Il est donc légitime de se demander comment exactement la stagflation engendre l’inflation.

S’il y a une chose dont toutes les banques centrales sont bêtement d’accord, c’est que l’objectif d’inflation de 2 % est maintenant obligatoire pour la croissance. Selon Haver Analytics, les bilans de la Fed, de la Banque centrale européenne, de la Banque d’Angleterre, de la Banque du Japon et de la Banque populaire de Chine, ont grimpé à 17,2 trillions de dollars – à partir des 6,5 trillions de dollars –, et ce au cours des huit dernières années.

En poursuivant cette tâche insolente, les bilans de la BCE et de la BOJ montent au rythme effréné d’un crédit combiné de 180 milliards de dollars par mois. Qui plus est, la Banque d’Angleterre vient d’intensifier son programme d’achat d’actifs à un total de 570 milliards de dollars. Mais contrairement à ce que la plupart des keynésiens vous diront, l’inflation ne vient pas d’un faible taux de chômage, mais plutôt d’un rapport entre, d’un côté, trop d’argent et, de l’autre, trop peu de biens.

Par conséquent, il serait stupide de supposer que les banques centrales peuvent atteindre avec précision leurs objectifs d’inflation de 2 %. Les dépenses déficitaires téméraires, la flambée de la dette par rapport au PIB, et l’augmentation ingérable dans les bilans des banques centrales, finiront par éroder la confiance des banquiers centraux dans le maintien d’un pouvoir d’achat de la monnaie fiduciaire. Dès lors, l’inflation ne disparaîtra pas simplement et par magie à 2 % ; elle dépassera ce niveau et continuera à s’amplifier.

Ce retour de l’inflation va provoquer, à son tour, un exode massif du marché obligataire. On peut d’ailleurs observer comment les vendeurs à découvert commencent déjà à s’y empiler sur la surface. Le marché obligataire va répondre à des rendements violents, atteignant assez rapidement jusqu’à 100 de points de base – comme les offres d’obligations de rendement. Qui plus est, les banques centrales seront supplantées par un marché qui légitimera des exigences de taux encore plus élevés. Et bien sûr, la flambée inévitable des payements de la dette rappellera aux gouvernements surendettés que leurs dettes sont complètement insolvables.

Une accumulation sans précédent de la dette publique improductive, qui est d’autant plus alimentée par une augmentation massive de la masse monétaire mondiale : ceci est la recette parfaite pour une stagflation au niveau mondial. Mais la vérité est que la stagflation n’est pas quelque chose que l’on aperçoit à l’horizon, elle est déjà bel et bien arrivée sur place.

Suite et fin

 

 
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Publié par le 16 août 2016 dans économie, général

 

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« Le système lui-même est en péril » Bill Gross met en garde « Le jour du jugement arrive »

Encore une news énorme, Bill Gross qui met en garde « Le système lui-même est en péril »  et « Le jour du jugement arrive » . Et croyez moi c’est une énorme onde de choc qui vient d’être envoyée sur les marchés .

Gross qui va maintenant jouer contre le systeme et parier contre (« shorter ») la dette .

Est ce que ça va déclencher un « moment de Minsky » ?

Un moment de prise de conscience généralisée sur la non viabilité de ce système de Ponzi basé sur la dette, qui mènera de toute façons inévitablement à un effondrement .

Ça pourrait avec un peu de temps, par contagion et effet de troupeau (Gross est un véritable gourou qui est trés écouté sur toute la planète finance) …. 

Voici Zero Hedge

Nous avons été surpris d’entendre que personne d’ autre que le légendaire investisseur obligataire Bill Gross, qui a fait des milliards sur les obligations à long terme, admette chez Erik Schatzker de Bloomberg hier soir qu’il commence à shorter le crédit » , une position qui dit-il va à l’encontre de ses instincts et de sa formation en tant qu’investisseur. « 

La raison pour laquelle Gross, qui avait appelé à l’explosion du Bund  l’année dernière avec une précision étonnante, devient baissier sur une des classes d’actifs que Mario Draghi soutient directement – et en agissant ainsi Gross se bat au moins contre une Banque centrale : il pense que le temps de la domination des banques centrales est presque terminé.

Gross, qui gère le fond obligataire Janus de 1,3 milliard $, a dit qu’il va désormais vendre le risque de crédit et d’ assurance sur la volatilité du marché plutôt que d’acheter la dette à long terme, parce qu’il croit qu’un jour du jugement viendra où les banques centrales ne seront plus capable de soutenir les prix des actifs et où les investisseurs se retireront des marchés.  

« Il est vraiment difficile de changer votre vision psychologique et d’être un gestionnaire à l’ aise tout en shortant le crédit » a t -il dit dans une interview avec Erik Schatzker de Bloomberg. «Je travaille là – dessus, parce que je suis un investisseur qui en fin de compte croit dans le système, mais j’estime que le système lui – même est en danger « .

La thèse sous-jacente de la prise baissière de Gross est simple: la relance des banques centrales dans le monde entier a artificiellement poussé à la hausse des valeurs des actions et du crédit, vce qui l’ont rendu prudent sur ces actifs, a t-il dit.

L’ élimination du crédit comme investissement signifie « ne pas acheter d’actions, ne pas acheter d’obligations à haut rendement. » A déclaré Gross. « Cela signifie aller dans l’autre sens, ce qui a un prix. »

C’est énorme chers lecteurs le signal qu’envoie Bill Gross sur les marchés, et au monde ! 

Zero Hedge poursuit :

Gross a également eu quelques commentaires sur le Japon , et sur l’ensemble de la fin du jeu pour les banques centrales : 

Il a dit que la seule façon pour que le Japon finalement réussisse à réduire son fardeau sur la dette est pour la banque centrale de renoncer à la rembourser, un scénario qui peut se jouer de manière similaire dans d’autres pays.

« Je pense qu’ils sachent où ils vont. Je n’ approuve pas leur politique. Je pense qu’à un moment donné, le Japon va essentiellement racheter toute sa dette et la banque centrale pardonnera le trésor et ça essaiera d’avancer avec cela. Je ne vois pas d’ autre issue pour le Japon.  » 

 » En fin de compte, ils pourraient posséder tout le marché» , at – il ajouté lors de son entretien Bloomberg . «À ce moment – là , ils pourraient dire du côté fiscal,« Olly olly bœufs gratuit. Vous ne devez pas nous rembourser. Ou nous allons étendre votre dette à 50 ans avec un coupon zéro pour cent et à ce moment nous essentiellement éliminer l’intégralité des obligations.  »

Gross a déclaré un tel mouvement aurait des conséquences dramatiques et dommageables pour la monnaie, le taux d’épargne et le secteur privé du Japon. Le Japon a des facteurs démographiques uniques qui aggravent son dilemme économique, mais d’autres nations seront face à des choix semblables, dit-il.

Il croit aussi que c’est la fin de partie.

« Une assez bonne image pour le reste du monde, peut – être , pour les cinq ou 10 années à venir , c’est le Japon . J’ai le sentiment que c’est la route que les banques centrales poursuivront. Ils vont continuer à acheter de la dette, maintenir les taux d’intérêt bas, puis en fin de compte s’apercevoir que le trésor ne leur doit rien.  »

Qu’est-ce que les banques centrales devraient faire ?

Les banques centrales, a t-il dit, doivent commencer à relever les taux pour rétablir les bonnes incitations pour les investisseurs .

Gross a déclaré que la Réserve fédérale a besoin d’un chef de file semblable à Paul Volcker, qui avait relevé les taux d’intérêt dans les années 1980, malgré l’opposition populaire.

«Nous avons besoin d’un autre Volcker», a déclaré Gross.

Malheureusement, cela ne se produira pas

 
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Publié par le 26 mai 2016 dans économie, général, International

 

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Ron Paul avertit : « La loi martiale financière arrive »

Allez dans paramètres , mettez la traduction Français, elle est bonne .

Et il n’y a pas que ron paul, voici des faits, des déclarations : 

 

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John Embry : l’apocalypse financière arrive

50-Year Veteran Warns A Great Financial Holocaust Is Coming

« pour autant que je sache, les perspectives économiques se détériorent un peu partout car il semble que le système financier mondial qui est énormément surendetté ne soit plus en mesure de soutenir une croissance durable » C’est ce que je dis et pense depuis longtemps . Le peu de croissance qu’on a eu était une croissance artificielle achetée à crédit . Et je ne pense pas que ces perspectives s’amélioreront de sitôt (pas tant qu’il y aura autant de la « dette » et que l’argent sera dette) , sans parler des bulles qui se sont formées un peu partout . Toute mon analyse repose sur ce fait .

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Aujourd’hui, un vétéran des marchés financiers depuis 50 ans a alerté kingworldnews sur l’apocalypse financière qui se profile.

John Embry: “Eric, pour autant que je sache, les perspectives économiques se détériorent un peu partout car il semble que le système financier mondial qui est énormément surendetté ne soit plus en mesure de soutenir une croissance durable…

Tout ceci est confirmé par la chute inquiétante du commerce mondial. Maintenant, en dépit de l’étrange statistique économique positive publiée par le gouvernement américain, qui est souvent considérablement révisée à la baisse peu de temps après, sans recevoir cette fois-ci la publicité qu’elle mériterait, l’économie américaine demeure en grande difficulté.

Etats-Unis: Chômage massif

Une statistique intéressante remet en cause l’embellie sur le front de l’emploi. Selon cette étude, environ 25% des citoyens américains sont sans emploi durant leurs années les plus productives. Cette donnée rend absurde le taux de chômage officiel publié par le gouvernement américain.

Lorsque vous regardez le reste du monde, il y a peu de raisons d’être optimiste. Alors que la dette chinoise se dégrade à un rythme alarmant, l’Europe est en train de sombrer, l’Amérique du Sud est train de vivre une tragédie, et la plupart des autres pays producteurs de matières premières ralentissent aussi. C’est pourquoi, je ne pense pas que la plupart des investisseurs comprennent vraiment le risque qu’ils prennent en détenant un portefeuille classique d’actions, d’obligations et de biens immobiliers, qui évoluent tous dans des bulles gigantesques.

Pendant ce temps, un économiste réputé aux États-Unis continue de débiter cette absurdité selon laquelle une plus grande impression monétaire et une augmentation de la dette conduiront à une reprise économique. Mais ces politiques n’apportent que des déséquilibres économiques encore plus importants. Il a également récemment attaqué un candidat présidentiel qui suggère un retour au standard Or. De toute manière, lorsque notre système monétaire reposant sur la monnaie papier s’effondrera, il faudra restaurer la confiance par un nouveau système.

Concernant l’or, le cours était sous pression cette semaine, mais cela ne devrait pas durer longtemps. Un événement intéressant est l’ouverture de la Shanghai Gold Exchange à la mi-Avril, où le prix de l’Or sera fixé en yuan et la livraison physique sera associée.

L’apocalypse financière arrive

Tout ceci nous conduira à connaître finalement le véritable prix de l’or lorsque les pyramides de Ponzi créées par les politiques des banques centrales s’effondreront. La vie sera alors extrêmement difficile pour la plupart des gens, mais pas pour ceux qui détiennent de l’or et de l’argent physiques. Ils survivront à l’apocalypse financière qui se profile.

Source

 

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Ivan Rioufol : »La guerre civile arrive ! »

Le journaliste et essayiste, Ivan Rioufol, vient de publier un ouvrage sombre en forme de mise en garde intitulé :”La guerre civile qui vient”. Le célèbre éditorialiste du Figaro affirme que l’islamisme s’inscrit dans la continuité des 2 totalitarismes du 20ème siècle. Il dénonce les politiques soldeurs de la Nation, les intellectuels en état de soumission et les musulmans indifférents à la montée du radicalisme religieux. Si le constat est brutal, Ivan Rioufol refuse toute forme de défaitisme et annonce qu’il est encore possible de sauver les meubles. “Ne rien lâcher” doit devenir la devise des nouveaux insoumis.

 

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Michael Pento – Nous ne sommes plus en 2008 : ce qui arrive est bien pire

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Les événements de 2008 auront représenté une brève période de désendettement dans le super-cycle global de la dette qui remonte jusqu’il y a trente ans.

Plutôt que de laisser la mauvaise dette disparaître au travers du système (ce qui aurait été synonyme de laisser les banques privées faire faillite), les banques centrales du monde ont imprimé plus de 13 trillions de dollars de nouvelle monnaie qu’elles ont ensuite injectée dans le système, créant une économie de la bulle et les conditions d’une crise systémique bien pire que tout ce qu’on a vu jusqu’à présent.  

Grâce à la merveille de l’endettement et à la magie des produits dérivés, la situation a donné lieu à une hausse exponentielle de la dette globale. Aussi terribles que les choses aient pu être en 2008, elles sont bien pires aujourd’hui.

Voici Michael Pento :

Le S&P 500 a commencé l’année sur sa pire performance de tous les temps, ce qui a poussé les défenseurs de Wall Street à faire tout leur possible pour expliquer pourquoi le chaos sur les actions et les devises globales ne donnera pas lieu à une nouvelle année 2008. Ils ne veulent pas non plus que les investisseurs s’imaginent que les évènements actuels ont quoi que ce soit de semblable avec la bulle sur le dot-com qui a fait perdre 78% au NASDAQ et 35% au S&P 500. Selon eux, la débâcle chinoise n’est même pas comparable à la crise de la dette qui a frappé l’Asie en 1997, alors que la dette libellée en dollars ne pouvait plus être remboursée, que le baht thaïlandais perdait la moitié de sa valeur et que le marché boursier plongeait de 75%.

Les individus peu scrupuleux qui dominent les institutions financières et les gouvernements prédisent une brève baisse sur Wall Street. Ne vous attendez pas à ce qu’ils nous mettent en garde face à une récession globale et un chaos général sur les marchés. Une récession se produit cependant en moyenne tous les cinq ans depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et sept années se sont déjà écoulées depuis la plus récente. Plus important encore, le déclin moyen enregistré depuis le point le plus haut et le point le plus bas de ces six dernières récessions a été de 37%. Cela porterait aujourd’hui le S&P 500 à environ 1.300, si tant est que la récession à venir ne soit que « moyenne ».

Mais celle qui arrive sera pire encore.

L’un des plus gros contributeurs à la récession qui nous attend au tournant sera les retombées du déclin de l’économie chinoise. Le gouvernement communiste mégalomaniaque du pays a multiplié sa dette par 28 depuis l’année 2000. La dette totale de la Chine est passée à plus de 300% du PIB sur une très courte période afin notamment de donner naissance à une bulle non productive sur les actifs immobilisés. Maintenant que la bulle sur la dette se dégonfle, la croissance chinoise est en déclin. La baisse de valeur du renminbi, la cascade des prix des titres sur le marché de Shanghai (qui ont perdu 40% depuis le mois de juin 2014) et l’effondrement des volumes de transports ferroviaires (moins 10,5% sur un an) illustrent clairement que la Chine n’enregistre plus une croissance de 7% et, bien au contraire, qu’elle ne croît plus du tout. Le problème, c’est que la Chine représentait 34% de la croissance globale, et l’effet multiplicateur du pays sur les marchés émergents portait ce nombre à plus de 50%. Attendez-vous à voir plus de pressions sur les bénéfices des multinationales à mesure que la croissance globale continue de ralentir.

Mais la débâcle chinoise de la dette n’est pas le catalyseur primaire de la récession qui se développe aux Etats-Unis. Elle apparaît parce que les prix des titres et les valeurs immobilières ne peuvent plus être supportés par les revenus et le PIB. Maintenant que le QE et les taux d’intérêt à zéro pourcent ont pris fin, les prix de ces actifs succombent aux forces gravitationnelles de la déflation. Le ratio médian du prix d’une propriété immobilière par rapport aux revenus est de 4 pour un, alors que le ratio moyen est de 2,6. Ainsi, malgré des taux de prêts immobiliers plus bas que jamais, les nouveaux arrivants sur le marché ne peuvent pas se permettre de verser d’acompte initial. Et sans nouveaux acheteurs, les propriétaires existants ne peuvent pas non plus s’acheter une maison plus grande.

De la même manière, la valeur totale des actions est désormais dangereusement déliée de l’état anémique de l’économie sous-jacente. Le ratio de la capitalisation boursière par rapport au PIB est en moyenne de 75 sur le long terme, mais il est actuellement de 110. Le rebond du PIB ressorti de la Grande récession a été artificiellement engendré par la Fed. Et aujourd’hui, les bulles générées sur les titres et sur l’immobilier se renversent et devraient laisser place à une sévère contraction des dépenses des consommateurs.

Wall Street continue toutefois d’essayer de nous réconforter en nous expliquant qu’une nouvelle vague de déflation et dépression similaire à celles de 2008 est actuellement impossible parce que les banques sont mieux capitalisées. Il se trouve en revanche que les banques puissent être bien moins capitalisées que ce que pensent les régulateurs, parce qu’une majorité de leurs actifs sont représentés par des bons du Trésor et des prêts à la consommation qui se retrouveront la tête sous l’eau une fois qu’une nouvelle récession se sera abattue sur les secteurs public et privé. Plus important encore, même si nous en venions à concéder que les institutions financières sont moins endettées, la vérité est que les entreprises, le gouvernement fédéral et la Réserve fédérale ont accumulé de très grosses quantités de dette additionnelle depuis 2007. Même la dette des ménages est repassée à son record de 14,1 trillions de dollars enregistré en 2007. Depuis lors, la dette des entreprises est passée de 10,1 à 12,6 trillions de dollars, la dette nationale est passée de 9,2 à 18,9 trillions de dollars, et le bilan de la Fed a explosé depuis 880 milliards jusqu’à 4,5 trillions de dollars.

Les banques sont peut-être mieux placées aujourd’hui qu’elles ne l’étaient à l’approche de la Grande récession, mais les bilans du gouvernement et de la Fed sont devenus insolvables suite à leurs efforts de reprise économique par l’emprunt et la création monétaire. En conséquence, la dette du gouvernement fédéral représente désormais près de 600% de ses revenus. Et la Fed a passé ces huit dernières années à gonfler son effet de levier jusqu’à 77 pour un dans ses efforts de maintenir les taux d’intérêt proches de zéro. Une récession brutale est ainsi inévitable, et elle coïncidera avec deux conditions sans précédent et extrêmement dangereuses qui devraient la rendre pire encore que celle que nous avons traversée en 2008.

Premièrement, la Fed ne sera pas en mesure d’abaisser les taux d’intérêt et d’alléger la dette de l’économie. A l’approche de la Grande récession, l’ancien gouverneur de la Fed, Ben Bernanke, a porté en l’espace d’un claquement de doigts les taux de prêts interbancaires de 5,25 à zéro pourcent, et imprimé 3,7 trillions de dollars de dette de plus long terme afin de forcer les prêts immobiliers et les autres formes de dette jusqu’à un niveau record à la baisse. Le mieux que la Fed puisse faire aujourd’hui est annuler sa hausse des taux d’intérêt jusqu’à 0,25% mise en place en décembre. Deuxièmement, le gouvernement fédéral a fait gonfler la dette cotée en bourse de 8,5 trillions de dollars (une hausse de 170%), et généré un déficit d’1,5 trillion de dollar pour stimuler la consommation au travers de paiements de transferts. Un nouveau gonflement similaire du déficit et de la dette – qui est la conséquence normale d’une récession après l’effondrement des revenus – entraînerait une flambée des taux d’intérêt qui à son tour transformerait cette prochaine récession en une dévastatrice dépression.

Je suis d’avis qu’afin d’éviter une flambée du coût du remboursement de la dette des secteurs public et privé, la Fed sera forcée de lancer un programme illimité d’achat d’obligations. En revanche, non seulement les taux d’intérêt ont déjà atteint des records historiques à la baisse, la confiance en la capacité des banques centrales à fournir une croissance soutenable du PIB a été détruite par leurs huit années d’expérimentations avec le QE et les taux zéro. Ajouter 1,5 trillion de dollars par an à la dette américaine de 19 trillions de dollars ne sera pas accueilli par un simple haussement d’épaules des marchés. Ainsi, la capacité des gouvernements à sauver les marchés et l’économie sera très limitée, sinon impossible. Attendez-vous à voir se développer le chaos sur les marchés des devises, des obligations et des actions à l’échelle internationale. Il a déjà commencé à apparaître ici et là.

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Publié par le 22 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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