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Les Etats-Unis créent une nouvelle armée pour « dominer l’espace »

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Il y a déjà une « armée » US dans l’espace avec des engins issus des blacks projetcs, avec par exemple l’avion secret Aurora à propulsion MHD capable de voler à mach 12 et encore, ça c’était au début des années 2000 , dieu seul sait quels nouveaux engins sont désormais en circulation dans l’espace . Il  y a aussi des engins qui fonctionnent à l’antigravité comme le TR 3B  … Les Russes et les Chinois aussi ont des flottes spatiales … Z

L’administration américaine a annoncé jeudi la création de la « Force de l’espace », une sixième branche des forces armées souhaitée par le président Donald Trump qui veut ainsi s’assurer que les Etats-Unis « dominent l’espace ».

Rivalités avec la Chine et la Russie
Et le vice-président de citer le lancement en 2007 par la Chine d’un missile qui a repéré et détruit un de ses propres satellites, ce qu’il a qualifié de « démonstration hautement provocatrice de la capacité croissante de la Chine à militariser l’espace ». Il a également mentionné les projets russes de laser aéroporté et de missile destinés à détruire les satellites américains. « Nos adversaires ont déjà transformé l’espace en domaine de combat », a-t-il noté.

Débloquer plus de moyens
L’espace est actuellement placé sous la responsabilité de l’US Air Force et l’administration Trump considère qu’en faire une branche à part entière permettra de débloquer plus de moyens pour ce domaine. Mais la création de cette nouvelle branche militaire n’est pas assurée car elle doit d’abord être approuvée par le Congrès. Or de nombreux élus et hauts responsables du Pentagone s’inquiètent du coût représenté par le projet, notamment parce qu’il implique la création de centaines de postes administratifs. Certains élus républicains ont soutenu publiquement le projet mais de nombreux démocrates s’y opposent.

Pas d’assurance-santé mais une armée de l’espace
« On pourrait peut-être s’assurer que nos concitoyens ne meurent pas par manque d’assurance-santé avant de dépenser des milliards pour militariser l’espace », a tweeté le sénateur démocrate Bernie Sanders. Personne n’a le courage de dire à Donald Trump que c’est une « mauvaise idée », a tweeté pour sa part le sénateur démocrate Brian Schatz. « C’est dangereux d’avoir un dirigeant qu’on ne peut pas convaincre d’abandonner des idées farfelues ».

Jim Mattis sceptique
Le ministre de la Défense Jim Mattis ne s’est pas exprimé jeudi, mais il s’était montré sceptique l’an dernier sur la nécessité de créer une Force de l’espace. Dans une lettre au Congrès, il indiquait qu’il ne « voulait pas ajouter un service séparé qui aurait vraisemblablement une conception plus étroite des opérations dans l’espace, voire un esprit de clocher », ajoutant que cela créerait une nouvelle bureaucratie et que ce serait trop coûteux. Mardi, devant des journalistes, il s’était déclaré favorable à la création d’un nouveau commandement militaire pour l’espace, sans toutefois aller jusqu’à soutenir l’idée d’une sixième branche des forces armées. « Il faut que nous considérions l’espace comme un domaine de combat en développement et il est certain qu’un commandement militaire fait partie des choses qu’on peut créer », a-t-il indiqué.

Evolution par étapes
Le vice-président a précisé que le processus se ferait par étapes, avec pour objectif de créer cette sixième branche d’ici 2020, fin du mandat de M. Trump. Il a demandé au Congrès d’approuver un budget supplémentaire de huit milliards de dollars sur les cinq prochaines années. La première étape sera la création d’un nouveau commandement de l’espace, sur le modèle des commandements géographiques déjà existants, comme Centcom, le Commandement central chargé du Proche-Orient, ou Africom pour l’Afrique, ou thématiques comme le commandement stratégique (Stratcom) en charge de l’armement nucléaire du pays.

Communication
L’équipe de campagne de Donald Trump pour l’élection de 2020 s’est emparée du dossier: elle a demandé aux partisans du président de choisir le logo de la prochaine Force de l’espace, pour l’imprimer sur des produits promotionnels.

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Publié par le 10 août 2018 dans Espace, général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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L’Allemagne veut sa propre armée européenne : Bruxelles et l’OTAN face à une nouvelle crise

Pour rappel, Berlin et Paris veulent relancer l’intégration militaire européenne et L’Allemagne pourrait rétablir le service militaire obligatoire .

L’Allemagne aurait l’ambition de diriger une armée européenne, ce qui mettrait en danger le fonctionnement de l’OTAN. Les enjeux géopolitiques sont analysés par Martin Jay, correspondant de Deutsche Welle à Beyrouth.

En dépit de la décision de la Grande-Bretagne de bloquer la création d’une armée européenne, un nombre croissant d’experts estiment qu’un document récent de la Défense allemande montre que le pays a les ambitions de diriger une armée européenne et projette de percer la bureaucratie de Bruxelles en créant la sienne. Mais quels coûts cela engendrera-t-il pour l’OTAN ?

Alors que les ministres de la Défense de l’UE discutent ouvertement avec les dirigeants de l’OTAN de la création d’une armée européenne, beaucoup pensent que la hâte avec laquelle se projet grandiose est défendu est dû à la très faible crédibilité des institutions européennes compte tenu du Brexit.

Pour les fédéralistes européens à Bruxelles, cela reflète en effet une certaine vérité. Mais Bruxelles a également peur d’être laissée de côté ou éclipsée par les projets de l’Allemagne, ce qui affaiblirait les positions de l’UE lorsqu’il s’agira de négocier qui prendra les commandes de l’armée de l’UE lorsque cette dernière aura été créée.

L’Allemagne veut se positionner en tant que leader militaire de la coalition des pays européens qui ne seraient plus aux ordres de l’OTAN

Et l’Union européenne a de bonnes raisons de s’inquiéter. L’Allemagne est impatiente et veut se positionner en tant que leader militaire de la coalition des pays européens qui ne seraient plus aux ordres de l’OTAN et qui, de ce fait, ne feraient probablement pas partie de l’armée européenne officielle.

Peu de journalistes ont envie de signaler à Bruxelles qu’il existe une course entre l’UE – qui veut créer sa propre armée – et l’Allemagne qui souhaite bâtir sa propre armée pan-européenne qu’elle pourrait en fin de compte présenter à la Commission européenne comme une entité déjà prête et fonctionnant.

Selon un expert militaire respecté, l’Allemagne se positionne comme le pays qui serait la force dominante d’une nouvelle armée européenne, quelle que soit sa structure.

Le Livre blanc allemand sur la défense, publié récemment, milite en faveur d’une armée européenne et dont Angela Merkel a ordonné qu’il soit tenu secret jusqu’aux résultats du référendum sur le Brexit le 23 juin dernier.

Mais maintenant les experts militaires se penchent sur le détail du Weissbuch [livre blanc, en français].

Celui-ci révèle un changement radical dans des projets allemands en vue non seulement d’élargir le mandat actuel de son armée dans les points chauds du globe, mais ce livre montra aussi clairement que l’armée allemande aspire à diriger des organisations militaires multinationales, comme le serait une armée européenne.

L’initiative de l’Allemagne est une une bombe à retardement pour le chef de l’OTAN

Le Livre blanc de la défense 2016 représente un changement de paradigme sur deux points importants», estime John Deni, professeur-chercheur associé à l’Institut d’études stratégiques du Collège de guerre de l’armée américains. «Ce qui est peut-être le plus important», explique-t-il, «c’est la déclaration que l’Allemagne est non seulement disposée à faire partie, mais également à initier ces grandes coalitions. Il s’agit d’un écart majeur avec le passé, lorsque l’Allemagne cherchait toujours à exercer un pouvoir ferme par l’intermédiaire des institutions multilatérales existantes».

Cette initiative est une une bombe à retardement pour le secrétaire-général de l’OTAN, Jens Stoltenberg qui a assisté récemment à une réunion des ministres européens de la Défense à Bratislava. L’OTAN espérait disposer d’une armée européenne qui opérerait sous ses ordres. «Le point essentiel pour nous est clairement d’éviter les doublons et de nous assurer que nos efforts sont complémentaires», m’a confié un porte-parole de l’OTAN, alors qu’un des responsables de l’Alliance ne souhaite pas que ses généraux allemands s’expriment sur cette question.

En plus, d’après le chercheur américain, l’étude révèle que l’Allemagne est prête à prendre en charge une armée européenne officielle, dirigée par Bruxelles, ou non-officielle, dirigée par Berlin. Cela pourrait signifier que si une armée européenne n’était pas formée à temps, Berlin pourrait tout simplement demander à un nombre de pays de l’UE qui seraient prêts à rejoindre sa propre armée, de faire partie de sa «coalition», créant ainsi un modèle informel qui serait plus tard adopté par les dirigeants de l’UE, faute d’alternative à soutenir.

Mais il y a des arguments plus forts pour que l’Allemagne prenne le contrôle d’une armée européenne officielle dirigée par Bruxelles.

Bruxelles devrait certainement céder aux exigences allemandes, afin de sauver la face et de garder sa propre «armée européenne»

Même si certains pourraient dire que l’Allemagne pourrait aller de l’avant avec ses plans militaires dans une zone de guerre donnée –et inviter ensuite les autres à la rejoindre dans un tel pacte – dans la pratique, il est plus probable que Berlin dirigera l’armée européenne dans le cadre d’un accord avec Bruxelles garantissant que les pays de l’UE n’abandonneront pas l’armée régulière de l’UE pour rejoindre l’Allemagne dans ses missions.

Bruxelles devrait alors certainement céder aux exigences allemandes, afin de ne pas perdre la face et de conserver sa propre «armée européenne».

Ne touchez pas l’ours russe

La plus grande préoccupation est que les ambitions l’UE conduiraient à un schisme dans l’OTAN

Pourtant, même une armée européenne officielle dirigée par l’Allemagne ou des responsables européens nuirait à l’OTAN, dont la crédibilité a pris un coup récemment, quand la Turquie est allée en Syrie en solo. Certains experts militaires indiquent que cette idée est erronée et qu’une coalition dirigée par l’Allemagne (pas l’UE) serait bien accueillie en tant qu’une alternative.

«La plus grande préoccupation est que les ambitions [militaires de] l’UE conduiraient à un schisme au sein l’OTAN», estime Geoffrey van Orden, député européen, ancien brigadier et analyste militaire respecté. «La politique européenne de défense, c’est avant tout la création d’une Europe fédérale. Cela a peu à voir avec le renforcement de capacités militaires».

Le député britannique conservateur trouve folle l’idée que le bras armé de l’Europe vienne renforcer l’OTAN : «Cette approche a de gros défauts. Pour commencer, les deux plus grandes puissances militaires en Europe, le Royaume-Uni et la Turquie, sont toutes les deux membres de l’OTAN, sans faire partie de l’UE». Mais il ajoute également qu’une organisation militaire autonome dirigée par l’Allemagne ne serait pas une si mauvaise chose.

«Je ne m’inquiète pas à propos des Allemands, personnellement, je serais content si leur engagement dans la défense était plus important, la vraie préoccupation c’est l’idée d’une ambition militaire de l’UE, suscitant un dérangement et un schisme au sein de l’OTAN», poursuit l’élu britannique.

Pour les députés britanniques, tout ce qui jette une ombre sur les opérations de l’OTAN est un sujet d’inquiétude.

«L’OTAN nous a bien servi», affirme le député Mike Hookem. «Elle n’est pas parfaite, mais c’est une option beaucoup plus sûre que les fédéralistes de l’EU et les fauteurs de guerre qui souhaitent l’antagonisme avec l’ours russe», prévient-il.

Le député britannique, membre de UKIP, qui siège au Comité de la défense, ajoute que le jour où l’armée allemande aura pris le contrôle d’une armée européenne sera un jour triste pour la Grande-Bretagne. «Il y a encore ceux qui se rappellent la Seconde Guerre mondiale et des atrocités commises par les Nazis,» a-t-il dit. «Maintenant, à cause des actions d’Angela Merkel au sujet de la crise de migrants, l’extrême droite gagne du terrain en Allemagne, ce qui ne donnera pas confiance dans la capacité de l’Allemagne à contrôler une armée aussi puissante», avertit Mike Hookem.

Une autre raison de prendre la direction d’une armée européenne est que les ressources propres du pays ne correspondent pas aux ambitions militaires de Berlin à travers le monde

Montrez-moi l’argent, Juncker

Pourtant, même si l’Allemagne est la première économie de l’UE, comment le gouvernement allemand pourrait-il financer une entreprise aussi coûteuse, sachant que l’invasion américaine de l’Irak a coûté aux contribuables près de deux milliards de dollars ?
Selon l’universitaire américain John Denie, il n’en aurait pas besoin. John Denie suppose dans un récent article publié sur un site américain de défense que c’est une raison supplémentair pour l’Allemagne prendre la tête d’une armée européenne : les ressources propres de l’Allemagne ne permettraient pas à Berlin de financer ses ambitions militaires à travers le monde.

Le fait d’être le principal acteur de l’armée européenne serait extrêmement bénéfique pour l’Allemagne qui a l’intention de jouer dans la cour des grands au niveau mondial et de faire en sorte que d’autres pays paient pour cela. Un commandement composé principalement de généraux allemands et une armée complétée avec des troupes d’autres pays de l’UE ravis d’en faire partie permettrait de résoudre le dilemme actuel de Berlin, poursuit l’article. A l’heure actuelle, le budget militaire allemand s’élève à 35 milliards d’euros seulement, si on le compare avec celui du Royaume-Uni qui dépasse les 35 milliards de livres, soit près de 39 milliards d’euros.

Ce plan a en outre reçu un véritable coup de pouce de la part du chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, qui aurait dit à ses collègues qu’un projet militaire européen – considéré par certains pays comme la fondation d’une «armée européenne» –donnait une chance à l’UE de se relancer après le «choquant» vote sur le Brexit qui a fragilisé le projet, poussant même certains dirigeants à parler d’une crise.

La vision de Federica Mogherini correspond étroitement à l’idée mettant l’Allemagne au premier plan d’une coalition multinationale d’armées européennes

«Nous avons aujourd’hui un espace politique pour faire des choses qui n’étaient pas vraiment faisables dans les années précédentes», a déclaré Federica Mogherini aux ambassadeurs de l’UE, selon un rapport publié dans le journal britannique Daily Telegraph.
En fait, la vision de Federica Mogherini, si on l’étudie minutieusement, correspond étroitement à l’idée voulant que l’Allemagne dirige une coalition multinationale d’armées européennes. Une armée européenne, espère-t-elle, évoluerait progressivement de son état initial, où des pays comme la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Pologne créeraient des structures militaires permanentes pour agir au nom de l’UE et pour déployer des groupes tactiques européens, ainsi que 18 bataillons nationaux.
En substance, cette armée agirait indépendamment de l’OTAN, qui a toujours joué le rôle de défenseur de l’Europe, et certains estiment même qu’une telle démarche pourrait même menacer l’Alliance atlantique dont le siège se situe également à Bruxelles.
Pour les sceptiques de cette approche plus large, il s’agit d’un choix difficile entre une chancelière allemande exécutant une opération militaire aussi ambitieuse et la diplomate de l’UE plutôt inefficace Federica Mogherini, l’UE dépensant 600 millions d’euros par an pour ses diplomates et ses amabssades à travers le monde, sans même être invitée aux récents pourparlers de paix syriens.

«Personne dans l’UE n’a d’idée concernant la défense ou la sécurité, il suffit de voir [quelle a été] la réaction aux attentats de Paris, de Bruxelles et de Nice ainsi que le refus d’admettre que leur politique [de l’UE] a mené à la crise de Calais», a précise Mike Hookem. «Même quand ils ont de petites missions à l’étranger en Afrique, au final les Européens ne font que les défilés. Le fait de remettre le pouvoir à une femme avec un bilan aussi épouvantable est effrayant», conclut-t-il.

Lire aussi : Un nouveau plan de défense franco-allemand «pour déclencher plus facilement les opérations de l’UE»

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Vers la paix en Syrie, sans l’opposition armée (Thierry Meyssan)

Les négociations de Genève 3 pour la paix en Syrie viennent de s’ouvrir après que l’opposition pro-Saoudienne se soit finalement pliée aux exhortations du département d’État US d’y participer. Pourtant, observe Thierry Meyssan, alors que Washington et Moscou espéraient en décembre une paix rapide et adoptaient la résolution 2254, les États-Unis ont désormais la conviction que les leaders sélectionnés par Riyad sont incapables d’exercer le pouvoir.

Les négociations prévues par le Conseil de sécurité des Nations unies pour résoudre le conflit syrien devraient commencer à Genève aujourd’hui, 1er février 2016, avec une semaine de retard. Contrairement à ce qu’espéraient les néoconservateurs et les faucons libéraux au début de la guerre, il ne s’agira pas d’acter la capitulation de la République arabe syrienne et de la remplacer par un « Organe de transition » dominé par les Frères musulmans, mais de négocier un cessez-le-feu, puis d’organiser la rédaction d’une nouvelle constitution et d’élections ouvertes à tous.

Les Nations unies discréditées

Premièrement, le principe même des négociations sous patronage de l’Onu a été mis en cause dès la publication d’informations sur le rôle secret —depuis 2005— du secrétaire général adjoint, Jeffrey Feltman, et de son expert, l’universitaire allemand Volker Perthes [1]. Il apparaît en effet que les Nations unies ne sont pas une partie neutre, mais participent au conflit. Ce sont les Nations unies qui ont organisé la Commission Mehlis et le Tribunal spécial pour le Liban, chargés d’accuser, de juger et de condamner les présidents Émile Lahoud et Bachar el-Assad pour l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Ce sont les Nations unies qui ont rémunéré de faux témoins, créé un Tribunal sans le faire approuver ni par le Gouvernement, ni par le Parlement libanais, puis refusé de rendre leur rapport sur la reconstitution de l’assassinat. Ce sont à nouveau les Nations unies qui ont rédigé, en juillet 2012, le plan Perthes-Feltman de capitulation totale et inconditionnelle de la République arabe syrienne, puis fait traîner les négociations dans l’espoir d’une indiscutable victoire des jihadistes.

Le fait que la Russie et les États-Unis aient choisi de ne pas divulguer le plan Perthes-Feltman, mais qu’ils n’aient pas réussi pour autant à contenir l’action belliqueuse du secrétariat général des Nations unies, a d’une part sauvé l’institution onusienne d’une crise existentielle, mais lui a aussi fait perdre toute crédibilité, au moins dans le dossier syrien.

De facto, les opposants à la République arabe syrienne savent que les organisateurs onusiens sont désormais pour eux des alliés inutiles car sous pression de la Russie et des États-Unis. À l’inverse, la délégation syrienne se garde toujours la possibilité de refuser un accord qui lui serait imposé au motif des actions secrètes préalables des organisateurs onusiens.

C’est pourquoi, Genève 3 apparait désormais non plus comme une initiative de l’Onu, mais comme un arrangement états-uno-russe.

Les nouveaux leaders de l’opposition se sont marginalisés

Deuxièmement, les États-Unis, qui souhaitaient jusqu’ici soit détruire la République arabe syrienne, soit au minimum lui imposer un compromis, n’y ont plus intérêt. Comme l’avait analysé la Rand Corporation, il y a un an déjà, tout autre gouvernement que l’actuel serait pire aussi bien pour Moscou que pour Washington.

En effet, au début de la guerre, l’opposition était représentée par des intellectuels que la CIA avait corrompus au cours des années précédentes et par les Frères musulmans qui travaillaient pour Langley depuis au moins 1953. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les intellectuels, qui avaient la capacité de gouverner, ont dû laisser la place à des chefs de guerre recrutés et financés par l’Arabie saoudite. Or, le royaume saoudien est un régime tribal qui n’accepte que les liens de suzeraineté-vassalité tribaux. Il a donc choisi ces chefs de guerre en fonction de leur appartenance ou de leur origine tribale. Au bout de plusieurs années, même ceux qui proviennent de familles urbaines ont retrouvé des comportements tribaux. Ce faisant, ils ne peuvent plus représenter que les nomades du désert syro-saoudien. Quant aux Frères musulmans, ils ne sont pas parvenus à garder le pouvoir en Tunisie et en Égypte. Par conséquent, ils ne sont plus considérés par Washington comme aptes à gouverner un pays.

La nomination à Riyad d’un président et d’un porte-parole du Comité des négociations, choisis parmi les anciens ministres baasistes n’est pas parvenue à masquer la réalité des chefs de guerre.

C’est d’ailleurs une leçon de cette guerre : l’alliance contre-nature des Occidentaux avec les Séoud est arrivée dans une impasse. Ce qui était tolérable pour les Séoud chez eux, ne l’est pas à l’étranger. L’expansion du wahhabisme pose aujourd’hui problème aux Européens sur leur sol, celui du tribalisme au Proche-Orient serait une catastrophe pour tous, car il signifierait une « somalisation » de la région. C’était certes l’objectif des Straussiens, mais ce n’est plus celui du président Obama. On ne soulignera jamais assez l’incompatibilité des États modernes avec les sociétés tribales, ce qui a d’ailleurs conduit tous les États modernes à sédentariser leur population.

Damas peut-il parvenir à la réconciliation sans Genève 3 ?

Troisièmement, la République arabe syrienne qui était contrainte à négocier en 2012 pour survivre, ne l’est plus aujourd’hui. Partout sur le terrain, sauf au Nord-Est, l’Armée arabe syrienne reconquiert le territoire qu’elle avait perdu. Elle ne se rend à Genève que parce qu’elle est convaincue de la nécessité de se réconcilier avec les 10 % de sa population qui ont soutenu les Frères musulmans.

Considérant l’absence de délégation de l’opposition toute la semaine dernière, Damas s’est à nouveau interrogé sur ses autres options. Il n’a pas eu besoin des Grandes puissances pour conclure localement des accords de réconciliation et pourrait probablement y parvenir aussi au plan national si l’opposition admettait renoncer à « renverser le régime ».

En conclusion, les négociations de Genève ne peuvent qu’aboutir à l’intégration de factions de l’opposition au sein d’un gouvernement d’union nationale. Or, ceci reste impossible compte tenu des positions des sponsors de cette opposition (Arabie saoudite, Turquie et Qatar). Dans leur format actuel, rien ne peut donc sortir de ces soliloques.

À retenir :
– L’équipe des négociateurs des Nations unies (Jeffrey Feltman, Staffan De Mistura et Volker Perthes) a perdu son apparence de neutralité depuis la révélation de son engagement secret contre la République arabe syrienne.
– L’opposition sponsorisée par l’Arabie saoudite, malgré deux figures de façade, est désormais uniquement composée de chefs de guerre issus des tribus syro-saoudiennes, ce qui l’empêche de prétendre représenter l’ensemble des Syriens.
– La Syrie n’a plus besoin des Grandes puissances pour parvenir à la réconciliation nationale.

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Daesh la nouvelle armée secrète de l’OTAN

Comme je l’ai rappelé hier, US et Russes vont donc se rencontrer , et ils ne sont même pas d’accord sur le sujet qu’il vont aborder, ça promet !

Selon Reuters :

« Le président américain Barack Obama et le président russe Vladimir Poutine se réuniront à New York la semaine prochaine à un moment de fortes tensions en Europe et au Moyen-Orient, mais le Kremlin et la Maison Blanche étaient en désaccord jeudi sur la priorité absolue des pourparlers.

La Maison Blanche a insisté sur le fait que la réunion se concentrerait sur l’est de l’Ukraine, où les forces russes se battent contre le gouvernement de Kiev, incitant des sanctions sévères qui ont endommagé l’économie de la Russie.

Moscou, cependant, a dit que le principal objectif serait sur la Syrie, où la Russie a déployé ses forces militaires au cours des dernières semaines avec des avions de combat, des chars et d’autres équipements à l’appui du président Bachar al-Assad.

Le porte-parole de Poutine, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes: « Bien sûr, le sujet principal sera la Syrie. » Interrogé pour savoir si l’Ukraine serait examiné, il a dit: « Eh bien, si le temps le permet. »

« Il sera temps, » le porte-parole d’Obama, Josh Earnest, a répliqué lors d’un briefing à Washington. Earnest, parlant à la Maison Blanche, a minimisé la possibilité pour toute « annonce importante » lors de la réunion. » 

Voici un superbe papier de Michel Collon, Daesh la nouvelle armée secrète de l’OTAN :

Quelles relations entretiennent les Etats-Unis avec Daesh ? Un rappel historique des méthodes ambiguës de l’OTAN et la mise en perspective de la guerre contre le terrorisme soulèvent bon nombre de questions. Sans verser dans la théorie du complot simpliste, cet article nous rappelle que les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts. A compléter par l’analyse des causes profondes qui, tant en Occident qu’au Moyen-Orient, ont rendu possible l’accomplissement de cette stratégie du chaos. (IGA)

À l’aube du XXIème siècle, les attentats du 11 septembre à New York commis par le mouvement Al-Qaïda ont marqué un tournant historique irréversible bouleversant profondément les relations internationales. Plus récemment, les attentats qui ont frappé la France les 7 et 9 janvier 2015 ont remis à jour une des questions politiques les plus épineuses à laquelle sont confrontées les État-nations et les populations civiles qui en sont les premières victimes : le terrorisme islamiste, officiellement ennemi numéro un de l’Occident après la chute du bloc soviétique.

Depuis 2001, des organisations similaires ou proches d’Al-Qaïda ont éclos partout à travers le monde, mettant des régions entières à feu et à sang. D’Afrique—Al-Qaïda au Maghreb islamique, Boko Haram, Al-Shabab—jusqu’au Moyen-Orient—l’Etat Islamique en Irak et au Levant, Al-Nousra—, les forces militaires, les techniques de propagande, les réseaux de recrutement ainsi que les ressources financières de ces mouvements transnationaux affichent une progression inexorable contre laquelle les États sembleraient avoir du mal à résister.

Depuis les attentats du World Trade Center, le « monde libre » serait face à une menace d’envergure diffuse et imprévisible. Le président américain Bush parlait d’un « axe du mal » (1) contre lequel il fallait à tout prix lutter, tandis que la théorie du choc des civilisations (2) était érigée en grille de lecture légitime des relations internationales par les dirigeants politiques et les médias. Nous serions dans une guerre opposant la civilisation, incarnée par l’Occident, à la barbarie et l’obscurantisme de l’Orient musulman. Cette vision du monde réductrice marquée par un orientalisme contemporain (3) permet l’éclosion de représentations schématiques qui influencent bon nombre d’individus.

L’inconscient collectif est marqué par l’idée d’une incompatibilité quasi naturelle entre l’Islam et l’Occident et de la crainte d’une menace terroriste de « barbus » qui veulent imposer partout la charia. En témoigne la progression des partis d’extrême-droite islamophobes en Europe.

Quelles sont les raisons de la montée en puissance fulgurante de ces organisations qui ont comme mode d’action la violence politique ? À l’heure où le terrorisme est une préoccupation mondiale, comprendre les mouvements armées islamistes suppose une analyse de leur genèse, c’est-à-dire une étude des premières organisations de ce type dans l’histoire moderne afin de découvrir les conditions de leur apparition, leur soutien et leur objectif.

Le secret politico-militaire le mieux gardé du XXème siècle a été révélé pour la première fois en 1990 lorsque le premier ministre italien dévoila l’existence d’une unité paramilitaire secrète liée à l’OTAN, nommée « Gladio ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Washington et Londres ont formé par le biais de leur services secrets un ensemble d’armées non conventionnelles et souterraines destinées à lutter contre les forces politiques de gauche. L’ancien général nazi Reinhard Gehlen a été chargé de mettre sur pied un réseau composé d’éléments d’extrême-droite dans le but de combattre par les moyens illégaux l’avancée idéologique et potentiellement militaire des Soviétiques. Il est l’instigateur des cellules terroristes secrètes Stay-Behind (4). Exerçant dans chacun des seize pays de l’OTAN ainsi que dans quatre pays neutres (Suède, Finlande, Autriche, Suisse), ces armées anticommunistes, qui agissaient à l’insu des parlements et des populations civiles, recrutaient entre autres leurs membres parmi les collaborateurs de Vichy et les monarchistes en France, les fascistes et les mafieux en Italie, les nazis en Allemagne (5) , ainsi que les ultra-nationalistes et islamistes en Turquie.

Toute doctrine et idéologie pouvant détourner les peuples de la lutte des classes et les nations des velléités souverainistes étaient soutenues et promues. Parmi elles, le nationalisme agressif (6) en Europe de l’Ouest ainsi que le fondamentalisme religieux au Moyen-Orient étaient des armes redoutables.

Durant la guerre froide, l’islamisme a été érigé par la Maison Blanche en alternative à la gauche et au nationalisme arabe qui revêtait un caractère socialiste et souverainiste (7) . Le terrorisme islamiste a été promu par les États-Unis en Turquie en 1978 lors du massacre anti-communiste de Maras, et à plus grande échelle deux ans plus tard en Afghanistan dans la guerre contre l’Union Soviétique. Avec le fiasco au Vietnam, l’occupation au sol d’un pays étranger était devenue trop impopulaire pour la Maison-Blanche qui a alors changé de stratégie. Plutôt que d’envoyer leurs propres soldats et voir leur image s’écorner au niveau national et international, jouer subtilement la carte de l’ingérence en s’appuyant sur des entités locales par le biais d’opérations spéciales clandestines se révélait être une option privilégiée pour les dirigeants américains. Ainsi, le premier mouvement djihadiste moderne transnational a vu le jour sous l’impulsion des Etats-Unis, par le biais de leurs alliés comme l’Arabie saoudite (8) , dictature intégriste à leur solde, qui mobilisa via ses réseaux de mosquées plus de 35 000 moudjahidines venus des quatre coins du monde, et particulièrement d’Europe. À leur tête un certain Ben Laden, proche collaborateur de la CIA. Ceci n’est plus un secret pour personne diront certains, à juste titre, sachant qu’Hillary Clinton reconnaît elle même que ce sont les USA qui ont créé Al-Qaïda (9).

Sous la houlette de l’OTAN, au mépris des droits de l’Homme et de la démocratie, des organisations armées secrètes ont été formées, mais qu’est-ce qui nous prouve qu’il n’en existe plus aujourd’hui ? Quant est-il de Daesh ? Pour savoir qui est derrière cette organisation, il suffit de voir les intérêts de qui elle sert et qui la soutient.

L’Iran, qui est le plus grand ennemi du couple Israël-Arabie saoudite au Moyen-Orient, voit ses deux principaux alliés de la région, à savoir l’Irak et la Syrie, se faire littéralement envahir par l’organisation djihadiste. Daesh combat tous les ennemis de l’Occident : le gouvernement syrien, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien (10) , ainsi que la branche syrienne du PKK (YPG-YPJ), grand ennemi de la Turquie.

Il faut également avoir à l’esprit que les parrains du terrorisme islamiste – l’Arabie saoudite et le Qatar – sont de fidèles alliés de l’Occident. Au regard du rapport des pouvoirs, les États-Unis, première puissance économique (11) et militaire au monde, ont incontestablement les moyens de faire pression sur ces nations-amies afin qu’elles arrêtent de financer le terrorisme. Mais force est de constater qu’aucune politique concrète de fond n’est menée dans ce sens.

La Turquie, qui est membre de l’OTAN et qui par conséquent ne peut conduire une politique étrangère allant à l’encontre des intérêts des pays de l’alliance, est aujourd’hui le point de passage principal des djihadistes vers la Syrie, et soutient massivement les « rebelles » de l’ASL ou les terroristes d’Al-Nosra et de Daesh (12) en leur fournissant une aide logistique et militaire (13) , notamment des armes, des camps d’entrainement à Gaziantep et Hatay, et des soins dans les hôpitaux (14).

Fait qui peut paraître « paradoxal » ou totalement incroyable, Israël soigne des djihadistes du Front Al-Nosra sur son territoire (15) et empêche toute progression de l’armée syrienne en bombardant les positions de celle-ci. Dans un article publié sur Le Figaro, Roland Hureaux met au jour la duplicité de la politique étrangère française : « Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra, nouveau nom d’al-Qaida, dont les différences avec Daesh sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens – et d’autres. La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l’objet de notre sollicitude demeure un fantôme – et un alibi pour aider les islamistes » (16) . En septembre 2014, on a appris de la bouche de l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Mme Jana Hyboskova, que « plusieurs membres de l’UE ont acheté du pétrole non-raffiné à l’EIIL » (17).

Il semblerait que l’Occident réutilise la méthode afghane des années 1980 de guerre par procuration, c’est-à-dire de guerre par intermédiaire. Alors comment expliquer les bombardements de la « coalition anti-Daesh » ? A-t-elle une crédibilité ? En réalité, les Etats-Unis jouent subtilement sur deux tableaux à la fois, voulant à tout prix alimenter le complexe industrialo-militaire (18) qui pèse beaucoup dans leur économie (19) et préserver leur « identité de rôle » (20) aux yeux de l’opinion publique internationale, celle de défenseur de la liberté et de la démocratie. Ne frappant pas le coeur de l’organisation (Raqqa) et ayant une portée très limitée, ces frappes sporadiques ont comme seule finalité de feindre la guerre contre l’EI, ce qui sert dans le même temps celle-ci dans sa rhétorique de propagande anti-occidentale, permettant le recrutement de militants (21) .

Il y a récemment des informations inédites qui ont vu le jour dans des médias de masse qu’on peut difficilement accuser de conspirationnistes. Dans un reportage sur France 2 (22) se basant sur les dires de Mike German, agent spécial pendant 25 ans ayant démissionné, on apprend que le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats terroristes : « L’agence attirerait des musulmans dans ses filets à l’aide d’agents infiltrés qui vont les pousser à faire l’apologie d’actes de terrorisme. Dans ces cellules identifiées par l’agence, ni armes, ni ressources, ni complot avant l’arrivée de ces informateurs (agents secrets), prêts à souffler mot pour mot à leurs contacts les délits pour lesquels ils seront condamnés. L’ancien agent explique à la journaliste Virginie Vilar la méthode mise en place par le FBI, prêt à fournir des armes, de l’argent ainsi que le plan de l’attaque. Pour lui, « c’est de la fabrication d’affaires« . C’est aussi la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié le 21 juillet 2014 » . (23)

Il semblerait que cette tactique soit aussi employée en France. Le journal Le Point, qu’on peut encore moins qualifier d’adepte de la théorie du complot, titre le 7 juin 2012 : « Mohamed Merah travaillait pour les RG » (24). On apprend dans cette affaire que Merah a été envoyé au Pakistan, en Afghanistan et en Syrie par un « ami » qui se révèle être en fait un agent des services français, qui l’a poussé à la radicalisation. On peut alors avoir des interrogations légitimes sur les attentats de Charlie Hebdo et le rôle des services secrets français.

Hier la CIA créait de « faux mouvements de gauche qui se livraient à des exactions et des actes condamnables uniquement pour faire croire à la population, que ces actes terroristes étaient l’oeuvre de la gauche » (25) . Aujourd’hui, les services occidentaux le feraient-ils avec les islamistes, pour stigmatiser les musulmans vivant sur leur territoire ? L’organisation État Islamique serait-elle la nouvelle armée secrète de l’OTAN ayant pour but d’affaiblir à terme l’Iran ? Le terrorisme djihadiste aurait-il pu être aussi puissant sans le soutien des alliés de l’Occident ? Al-Qaïda et les organisations de ce type constitueraient-ils des prétextes pour envahir des pays (Irak, Afghanistan), des instruments pour mener des guerres par procuration (Lybie, Syrie, Yémen), au niveau domestique des justifications aux lois liberticides, des moyens de stigmatisation et d’exclusion permettant de se débarrasser de la « racaille » partant servir de chaire à canon, et de détourner l’attention du public des vrais problèmes sociaux (chômage, crise économique) en désignant des bouc-émissaires ? Tous les éléments entre nos mains tendent à répondre à ces question par l’affirmative.

Si par hasard, certains ne sont toujours pas convaincus, résumons : les Etats-Unis ont créé dans le passé des « organisations de l’ombre » pratiquant le terrorisme, ils ont formé le premier mouvement armé islamiste transnational, leurs alliés-clients, la Turquie, l’Arabie-Saoudite, le Qatar financent les djihadistes, Israël les soigne, la France les arme, des pays de l’Union Européenne leur achète du pétrole, et des attentats terroristes sont commis en territoire occidental par des individus radicalisés et armés par ces mêmes services secrets. Pour ceux qui crient à la thèse « complotiste », rappelons que les complots font partie du répertoire d’action des services de renseignement. C’est leur métier.

« Comment la prétendue coalition contre les égorgeurs serait-elle crédible, alors que, pour des raisons différentes, beaucoup de ses membres ont partagé avec eux (et partagent encore pour certains), des intérêts stratégiques, politiques, économiques ? » (Charb, directeur de Charlie Hebdo)

Kendal Manis est l’auteur du mémoire de recherche « Maras 78’ : terrorisme américano-islamiste en Turquie ».

Pour plus d’information : https://www.youtube.com/watch?v=bSl…

Source : Investig’Action – Reuters

 

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De L’activisme en pantoufles à l’appel au génie Français : TOUS EN BONNET ROUGE le 11 novembre à 11h11 !

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C’est vrai que les gens ont tendance à croire que de signer une pétition sur le net, c’est agir et protester : le net (et beaucoup de personnes dessus) , de par la nature de ce médium, canalise les tensions et empêche les gens de faire ce qu’ils devraient : réellement protester, physiquement … pour réellement changer les choses !

En cela le peuple français est un peuple d’avant garde, comme le montre la réaction bretonne par  les « bonnets rouges » : c’est ça le génie Français !

Nous avons attendu, de voir si un parti politique quelconque était derrière ce mouvement : il y a bien des politiques, comme Christian Troadec, le brûlant maire (divers gauche) de Carhaix , mais c’est finalement plus un assemblage hétéroclite de politiques, responsables paysans, syndicaux et de chefs d’entreprises….des Français , qui a choisi le bonnet rouge en référence à une révolte antifiscale qui secoua la Bretagne en 1675.

Donc nous relayons cet appel , c’est aux FRANÇAIS maintenant de récupérer la main (et le mouvement) : 

Dans toutes les villes de FRANCE , 

Rendez-vous le 11 novembre à 11h11 sur la grande place de la ville concernée, avec un bonnet rouge 

C’est la chance des Français !

revue de presse 2013 Z@laresistance

A PARIS :

Rendez-vous le 11 novembre à 11h11 place de l’Etoile avec un bonnet rouge

« Les Bonnets Rouges, c’est le peuple qui prend à son compte la revendication citoyenne et fait reculer le gouvernement et sa bêtise. Partie d’une Bretagne qui ne se laisse pas faire, les Bretons courageux montrent un exemple qui veut partout être suivi. Partout sur les réseaux sociaux fleurissent les pages « Bonnets Rouges’, les comptes twitter Bonnets Rouges pour chaque département.

Ce n’est pas une mode, c’est un mouvement.

Je rentre de Quimper, où j’ai pu afficher bien haut la Banderole géante HOLLANDE-DEMISSION. Aidé d’un camarade, nous attendions pas moins de trois équipes de jeunes pour l’Action. Arrivés avec quatre heures d’avance nous avions reconnu le terrain. Les groupes devaient arriver en avance aussi, mais les CRS avaient mis en place des filtrages qui ralentissaient tellement le trafic que d’immenses bouchons se sont formés. Une demie heure avant de passer à l’action, nous n’étions encore qu’une poignée. Mais nous n’étions pas sans ressources : nous étions munis d’un petit stock de badges hollande-demission, que nous avons offerts. Quel accueil enthousiaste de la part de ceux qui les reçoivent! L’équipe pour soutenir la banderole s’est donc reconstituée, spontanément. Hollande démission? Besoin de soutiens? Il suffisait de demander… Et aujourd’hui nous vous demandons : Faites passer le mot !

Ce mouvement de Fronde Fiscale est une chance pour la France, le climat est à la contestation. Les Français reprennent courage. Bonnets rouges, badges Hollande-Démission, Banderole aérienne, et cette foule qui scande « Hollande Démission » à Quimper : il y a une continuité. Le mouvement se prolonge, une victoire en appelle une autre, tant que le combat n’est pas gagné. Et la France, aujourd’hui, a besoin de nous. L’heure est au rassemblement, pour sauver la France de ces impôts et gaspillages qui étranglent son énergie, sa vie. C’est parce que le 11 Novembre appartient à notre HISTOIRE, qu’en FAISANT L’HISTOIRE ce même 11 Novembre, nous faisons honneur à nos aînés.

Ne laissons pas le président catastrophe chercher à redorer son image par l’exercice régalien du pouvoir. Hollande est-il digne de déposer en notre nom une gerbe sur la tombe du soldat, qui, lui, était courageux? Lui, le flamby, le menteur, le ridicule, l’ambitieux parvenu qui ruine la France? Non. Il est INDIGNE. Les Français du siècle passé se sont donnés sans compter, ils méritent une chose : que nous fassions mémoire non par les paroles creuses d’un président sans honneur, mais en faisant mémoire par nos actes, le salut d’une génération qui reprend le courage de ses aïeux. Donnons au 11 Novembre à nouveau toutes ses lettres de noblesse :Nos aînés sont tombés pour la patrie, levons nous pour notre France.

C’est pourquoi, nous nous donnons tous rendez-vous sur les Champs Elysées le 11 Novembre à 11h11, côté place de l’Etoile. Nos bonnets rouges symboliseront notre courage, qui est la meilleure façon d’honorer nos aïeux.

Lisez cet article

Pétitions Internet : L’activisme en pantoufles

Ce qu’on en dit : signer et faire circuler des pétitions en ligne est un moyen efficace de changer les choses en ce qui concerne les sujets importants.

Ce qu’il en est : TOUT FAUX

Origines : Les années 2000 ont vu naître un nouveau phénomène Internet : la pétition internet, ou e-petition. Ces pétitions offrent le confort d’un exutoire instantané à ceux qui sont scandalisés par les derniers excès du monde. Elles les persuadent qu’ils vont changer le cours des choses simplement en ajoutant leur nom à un cahier de doléances. Funeste erreur, pour de nombreuses raisons.

En effet ces pétitions précisent rarement à qui elles s’adressent et ne sont en réalité rien de plus que des épanchements d’indignation. Crier son indignation c’est bien, mais Vox clamantis in deserto les cris n’avancent à rien s’ils n’atteignent personne en mesure d’intervenir. Une pétition qui ne dit pas clairement à qui elle est destinée peut certes valoir un petit quelque chose en tant que moyen pour ses signataires de donner libre cours à leurs angoisses existentielles, mais elle échoue lamentablement en tant qu’instrument de changement social.

Ceci reste vrai des pétitions qui disent clairement à qui elles s’adressent mais n’expliquent ni comment ni pourquoi leur destinataire est en effet bien en mesure d’intervenir et de changer les choses. Car il ne suffit pas d’adresser une pétition à quelqu’un, il faut que ce quelqu’un soit la bonne personne. Une pétition adressée à la mauvaise personne est aussi utile qu’une adressée aux quatre vents — les voix qu’elle colporte peuvent crier, elles seront sans effet.

Même les pétitions bien ciblées et bien préparées ont leurs problèmes. Au premier chef, qu’est-ce qui vous assure que quelqu’un, à l’autre bout, s’emploie à réunir et à collationner les signatures, et qu’il les fera vraiment parvenir aux destinataires une fois la pétition close ? La simple existence d’une pétition ne garantit pas que quelqu’un en fera quoi que ce soit une fois terminée.

Les pétitions ne sont pas les instruments de changement social que nous aimerions si fort croire qu’elles puissent être. Certes, une pétition accompagnée d’une foultitude de signatures peut impressionner, mais qu’est-elle en réalité ? La preuve tangible de l’existence d’un segment de l’opinion publique. Et ce segment n’influencera que ceux dont l’existence dépend de l’opinion publique — on songe tout suite aux hommes politiques. Les signatures ne sont pas des votes, et elles ne sont pas traitées comme tels par ceux à qui il revient de prendre les décisions difficiles de notre époque. Au mieux, la pétition sera perçue comme l’indication d’une certaine volonté publique, sans plus.

taper  « Pétitions Internet : L’activisme en pantoufles » pour retrouver la source et lire la suite 

 
8 Commentaires

Publié par le 7 novembre 2013 dans général

 

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FIN DE L’ULTIMATUM EN EGYPTE ! ZEROHEDGE TITRE  » GAME OVER  » ! L’ARMÉE ANNONCE UN COUP D’ETAT ; MORSI PRÊT A DÉCLENCHER UNE GUERRE CIVILE !!! Le pétrole à 101.8$, le cac plonge !! , MORSI  » SOUS PROTECTION DE L’ARMÉE » ! GAME OVER, le peuple gagne ….

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Egypte, Espagne,Brésil,Turquie,Grèce,Italie,Syrie.,Venezuela : les grands peuples se lèvent !

Etats unis , France… : les petits peuples se couchent …

ON VA SUIVRE CETTE AFFAIRE EN LIVE…..car l’impact pourrait être mondial 

VIVE LE GRAND PEUPLE D’ÉGYPTE !

Obama veut que MORSI reste…

17.45h : MORSI ARRÊTÉ et MIS EN RÉSIDENCE SURVEILLE , L’ARMÉE PREND CONTRÔLE DE LA TV PUBLIQUE !!!!!!! VIVE LA DÉMOCRATIE, LA VRAIE !!! ça c’est BEAUUU !!!

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http://www.zerohedge.com/news/2013-07-03/game-over-morsi-under-house-arrest-abc-reports

http://www.zerohedge.com/news/2013-07-03/morsi-ultimatum-ticking-down-egyptian-army-take-control-state-tv-building-live-feed-

17.58 h : MORSI MENACE D’un « bain de sang » l’armée annonce un coup d’état !!!

The Egypt drama is reaching its inevitable, and largely expected, conclusion. From Reuters:

  • EGYPT PRESIDENT’S NATIONAL SECURITY ADVISER SAYS MILITARY COUP UNDER WAY
  • NO MILITARY COUP CAN SUCCEED AGAINST POPULAR RESISTANCE WITHOUT CONSIDERABLE BLOODSHED -MURSI AIDE
  • MURSI ADVISER SAYS EXPECTS ARMY, POLICE VIOLENCE TO REMOVE PRO-MURSI DEMONSTRATORS

In other words, if Morsi leaves, you get a Civil War.

http://www.zerohedge.com/news/2013-07-03/military-coup-under-way-egypt-president-advisor-says-warns-about-considerable-bloods

18h06: le petrole atteint 101.8 $ !

18h20 : l’armée sort les tanks et parade au caire !

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18h30 : le cac plonge

19h : tanks déployés 

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19h 15 – L’armée érige des barbelés autour de la caserne où se trouve Morsi !

MORSI SOUS PROTECTION DE L’ARMÉE !!!!!

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20h :               GAME OVER 

le peuple gagne ….

fin du live, le reste sera traité dans les médias , mais c’est incroyable ce que le peuple égyptien a réussit , que pensez vous que vont ressentir les dirigeants du monde entier ; retenez un seul mot :

 » dégage  » !

revue de presse 2013 Z@laresistance

 
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Publié par le 3 juillet 2013 dans général

 

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Le Pentagone accuse Pékin d’espionner la défense américaine !

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La Chine retrouvera son rang de 1ere puissance mondiale  et rien ne l’en empechera , tant économiquement avec un yuan backé par l’or que technologiquement : la chine cache bien ses cartes mais dispose de technologies plurimillenaires ; ,ne les sous estimez pas ; Revue de presse 2013 Z@laresistance

Dans son rapport annuel sur la Chine, le Pentagone accuse pour la première fois le gouvernement et l’armée chinoise d’être derrière les attaques informatiques qui visent ses programmes.

Dans la culture chinoise, la copie, comme la calligraphie, sont un art. Il fut un temps où les emprunts de la Chine aux cultures étrangères s’intéressaient d’abord aux modèles politiques ou économiques, s’inspirant de l’exemple soviétique ou des réformes occidentales. Puis est venu le temps des contrefaçons. Aujourd’hui, la Chine convoite la haute technologie des pays occidentaux. Elle s’intéresse de près au secteur de la défense.

À Washington, Londres ou Paris, c’est un secret de Polichinelle depuis plusieurs années. Mais dans le domaine de la cyberguerre, les preuves sont difficiles à apporter. Pour la première fois, le Pentagone accuse directement l’État chinois d’avoir mené des attaques informatiques contre le gouvernement américain. Jusque-là, Washington avait surtout montré du doigt les entreprises privées. Dans son rapport annuel sur la Chine, rendu public lundi, le Pentagone affirme que le gouvernement chinois ainsi que l’armée sont directement impliqués dans l’espionnage informatique contre les États-Unis. Le secteur de la défense, surtout, est dans le collimateur. En 2012, les pirates chinois ont cherché à s’infiltrer dans les ordinateurs du réseau gouvernemental, dans l’espoir d’obtenir des renseignements sur les capacités militaires américaines, affirment les auteurs du rapport.

Une armée chinoise qui inquiète

Pékin tente ainsi d’acquérir la technologie qui lui manque afin de réaliser son programme de modernisation militaire. Les autorités chinoises, poursuit le rapport, aimeraient aussi réduire la part des fournisseurs d’armes étrangers en s’appropriant la technologie américaine et occidentale. Le Pentagone s’inquiète de la montée en puissance des forces armées chinoises. En mars dernier, Pékin a annoncé une augmentation de 10,7% de son budget de défense annuel, le portant à 114 milliards de dollars. Mais le secteur de la défense américain estime qu’en 2012 les dépenses militaires de la Chine ont été bien supérieures à ce chiffre.

Les militaires chinois ont nié être mêlés aux attaques visant les programmes de défense américains, estimant que les accusations du Pentagone sont «irresponsables».

http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/07/01003-20130507ARTFIG00321-le-pentagone-accuse-pekin-d-espionner-la-defense-americaine.php

 
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Publié par le 8 mai 2013 dans général

 

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