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L’argent et la réforme monétaire en cours

Nous allons inexorablement vers un nouveau système monétaire, où les MP auront un rôle central . Le système de devises papier actuel qui n’est qu’une pyramide de ponzi géante ne peut perdurer, il va s’effondrer comme toujours à travers l’histoire .  Voyez se qui se passe en turquie ou au Vénézuela … Certains pays comme la Chine , la Russie, ou encore l’inde prennent les devants en augmentant leurs réserves de MP, d’autres les rapatrient comme l’Allemagne . Quand aux banksters, ils sont évidemment bien conscients de ce qui se trame, ce sont eux les maîtres du jeu  … Z

 

Stephen Leeb a 72 ans. Il est gérant de fortune, rédacteur de lettres d’investissement, auteur de huit livres économiques, dont plusieurs Best-Sellersdu New York Times. Dans son dernier livre « Red Alert » publié en 2012, il met en exergue le fait que « les Chinois comprennent la notion de rareté des ressources bien mieux que les Occidentaux. De ce fait, leur accumulation de ressources vitales pourrait mettre l’Occident dans une position presque intenable dans les dix ans à venir. » Il écrit encore : « Les produits de base essentiels à notre vie quotidienne et considérés comme abondants sont extrêmement limités. Les Chinois font ce qu’ils peuvent pour monopoliser les ressources mondiales en diminution. »

C’est un fait, les réserves d’argent en sol seront épuisées dans une douzaine d’années. La Chine en tient compte et entasse des réserves depuis plusieurs années. Cette politique a été clairement énoncée le 1 février 2011 par Xia Bin, l’un des responsables de la Banque centrale chinoise: « La Chine doit renforcer ses réserves d’or et d’argent. » ; « Les départements concernés devront acheter dans les creux sur une très longue période ». Je vais démontrer ci-après que c’est bien ce qu’ils ont fait et font encore tous les jours.

En 2016, dans un entretien sur KWN, Leeb rapportait différentes anecdotes significatives avec des interlocuteurs chinois. La première était une Chinoise avec de puissantes relations en Chine, qui était directrice générale d’une entreprise de gestion de fonds américaine. Elle espérait que Leeb l’aide à trouver des investisseurs intéressés à mettre de l’argent dans des mines d’or chinoises. Mais Stephen Leeb était alors convaincu, et il l’est encore, que ces mines chinoises extraient un minerai ayant une très faible teneur en or, et donc, que les exploiter ne pouvait pas dégager de profits. Comme il pressait son interlocutrice sur ce point, elle a fini par répondre: « La Chine a besoin de cet or pour garantir sa monnaie. » La Chine, qui ne dispose que de 3% des réserves d’or en sol recensées dans le monde, en produit néanmoins 16%. Pour Leeb, si la Chine exploite aujourd’hui au maximum ses mines d’or, c’est qu’elle est persuadée que l’or aura une tout autre valeur dans le futur. Etant donné la rapidité avec laquelle la Chine a modernisé ses compagnies minières pour devenir le numéro 1 mondial, la Chine a travaillé dans l’urgence, pour un futur qui désormais semble très proche.

Tous les arguments développés par Leeb dans son argumentation sur l’or sont tout aussi valables pour l’argent. La plupart des analystes sont obnubilés par l’or, oubliant que l’argent a été l’étalon monétaire dominant dans le monde bien plus longtemps que l’or, que ce soit en Chine, au Japon, en Europe… et même aux États-Unis avant leur fameux crime de 1873. Or, nous ne sommes qu’à quelques mois d’une réforme monétaire majeure au niveau international, en préparation depuis bientôt dix ans.

La Chine avait annoncé ses souhaits dans un texte que vous pouvez lire in extensosur le site de la BIS. La monnaie des échanges internationaux devrait être une sorte de DTS, garanti par « 30 matières premières ». Je pense personnellement qu’il y en aura sûrement moins, mais l’or et l’argent sont incontournables.

« L’allocation du DTS peut être transférée d’un système purement basé sur le calcul à un système soutenu par des actifs réels, tels qu’un pool de réserves, afin de renforcer la confiance du marché dans sa valeur. »

Toute analyse du marché de l’argent qui ne tiendrait pas compte de la réforme monétaire en cours n’a pour moi aucun sens.

LBMA

Le graphique ci-dessous montre les échanges d’argent sur le LBMA de 2009 à 2010. Malgré le short squeeze de JPM et la forte hausse de l’argent en 2010, le niveau des transferts d’un coffre à l’autre entre les membres du LBMA était alors de seulement 100 Moz par mois.

Les colonnes rouges montrent le nombre de transferts d’un compte à l’autre, les colonnes bleues le total des millions d’onces échangées par mois.

 

Et depuis cette date, le volume des échanges en termes de Moz ont plus que doublé et le nombre de transferts a triplé.

 

Ce n’est pas dû à un doublement de la demande industrielle d’argent, qui a légèrement baissé…

 

Ce n’est pas dû à une demande des ETF occidentaux, dont les stocks ont légèrement baissé par rapport au point haut de 2011…

 

Et ce n’est pas les 20 Moz amassées par JPM annuellement qui ont provoqué cet énorme changement de volume sur le LBMA. Une fois encore, le stock de 144 Moz de JPM est très probablement destiné au Trésor américain, qui doit rendre un prêt d’argent de la Chine. Le Trésor US est actuellement en défaut.

Le graphique ci-dessus montre l’énorme changement des volumes de transactions depuis 2011… date à laquelle la politique de la Chine définie ci-dessus est de renforcer ses réserves d’argent.

En 2009, les échanges d’argent entre membres du LBMA ont été de 1 064 Moz alors qu’en 2017 ils ont été de 2 390 Moz.

En 2018, si le marché continue au rythme des 6 premiers mois, les échanges pourraient totaliser 2 890 Moz.

Depuis la demande de la Chine de changer le système monétaire, elle a mis en œuvre un certain nombre d’actions pour maîtriser tous les marchés des métaux ordinaires ou précieux.

En mai 2012, ICBC, qui était déjà un acteur de premier plan dans les échanges d’or en Chine, a déclaré vouloir venir jouer un rôle identique sur les marchés occidentaux.

En juin 2012, le HKEX a acheté le London Metal Exchange (LME), où se traitent 80% des achats de métaux par la Chine et 40% du marché mondial.

En octobre 2013, la Chine a acheté les chambres fortes de JPM Chase à New York.

En janvier 2016, ICBC a acheté à Deutsche Bank les droits sur sa chambre forte à Londres.

En avril 2016, ICBC a été agréée comme « market maker » du LBMA.

En mai 2016, ICBC a acheté à Barclays sa branche de stockage de métaux précieux.

J’ai lu que les Chinois ne s’intéressaient pas à l’argent. C’est faux.

Sur le SGE, depuis le début de 2018, les volumes sur l’argent ont été de 481 659 tonnes, pour seulement 13 307 tonnes d’or. Soit 36 fois plus.

Quant aux livraisons, il y a eu 37 033 tonnes d’argent contre 7 330 tonnes d’or.

 

Mes plus honorables confrères regardent les EFP (Exchange Futures for Physical) comme faisant partie des éternelles manœuvres pour maîtriser le cours de l’argent, accusant l’habituel suspect, JPM, de ces basses œuvres. Mais les acteurs ont changé, et les objectifs aussi. Les banques chinoises ramassent autant d’argent qu’elles le peuvent, tout en pesant sur les prix, sachant que l’argent APRÈS la réforme monétaire sera à un prix très différent. C’est la même démarche qu’exploiter des mines d’or à perte, comme nous l’avons vu plus haut.

L’argent se déplace d’Ouest en Est exactement comme l’or, pour les mêmes raisons monétaires.

 

 CME EFP LBMA TRANSFERTS
Janvier 2018 236 Moz 306 Moz
Février 2018 244 Moz 233 Moz
Mars 2018 236 Moz 198 Moz
Avril 2018 385 Moz 248 Moz
Mai 2018 210 Moz 231 Moz
Juin 2018 345 Moz 229 Moz
TOTAL SUR LES 6 DERNIERS MOIS 1 656 Moz 1 445 Moz

Ces EFP du COMEX et les transferts répertoriés dans les statistiques du LBMA reflètent les mêmes échanges, les premiers vus de New York les autres vus de Londres ; quoi qu’il en soit, les volumes sont devenus énormes.

L’Inde, qui importait 2 667 tonnes entre 1999 et 2010, a importé ensuite une moyenne de 5 375 tonnes, soit 2 700 tonnes par an supplémentaires pendant sept ans. À la fin de 2018, ce trésor pourrait approcher 25 000 tonnes ou 881 Moz. Mais ces 2 700 tonnes importées en Inde ne sont pas nécessairement commandées par les Indiens. Elles ont été très probablement livrées dans l’une des Zones Franches appelées FTWZ (Free Trade Warehousing Zone), qui se sont développées en Inde… et où, justement, les banques chinoises profitent de cette opportunité, pour éviter d’avoir à payer la TVA sur l’argent, qui est de 17% en Chine. Il y a un quota de seulement 4 500 tonnes autorisées à l’export sans TVA (voir cet article). Or, 65% de l’argent importé en Inde en 2017 a été acheté à Shanghai.

Augmentation massive des volumes au LBMA depuis sept ans, augmentation massive des importations en Inde depuis sept ans… Étranges coïncidences, n’est-ce-pas ? Et ce, en pleine phase de mutation vers un nouveau système monétaire. Certaines grenouilles sont restées trop longtemps dans la casserole. Elles n’ont pas vu que la température de l’eau montait lentement mais sûrement.

Quelques années seulement de réserves d’argent en sol, ajouté à une réforme monétaire en cours où la monnaie doit être garantie par du physique, puis à des réserves hors sol ramassées années après années…

Tirez-en vous même les conclusions qui s’imposent. L’argent ne va pas rester longtemps aux cours actuels.

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Publié par le 19 août 2018 dans général, or et argent métal

 

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Turquie : ce qu’il faut retenir de la crise… et de la place de l’or

« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale ». La déclaration du président turc Erdogan, vendredi, n’est pas passée inaperçue. Le pays traverse actuellement une crise majeure. Le métal précieux peut-il être une solution quand la devise nationale perd sa valeur ?

Une crise financière sur fond de bras de fer

Depuis le début de l’année, la livre turque a fondu. Elle a perdu près de 40 % de sa valeur face au dollar et à l’euro. Et en fin de semaine dernière, elle a encore dégringolé lorsque le président américain a annoncé le doublement des taxes de douanes sur l’acier et l’aluminium. Nouvelle escalade dans le bras de fer économique qui oppose Trump et le gouvernement turc… et une réponse du président Erdogan qui ne s’est pas fait attendre. Le même jour, il demandait à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la livre turque. Et pas uniquement leurs devises étrangères : leur or également. « Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques », a-t-il demandé, évoquant une « lutte nationale ».

Après les craintes de guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine, entre les Etats-Unis et l’Iran, il semble donc bien que ce soit la Turquie la première frappée. Est-ce qu’il faut y voir un nouveau signal d’alerte sur l’économie mondiale… ou bien l’un des premiers rouages qui se grippe ? J’en parlais il y a quelques jours justement : les scénarios « dans le vert » ne peuvent pas durer. Un jour ou l’autre, la machine s’enraye !

Et c’est justement la situation vécue actuellement par la Turquie. Les positions économiques d’Ankara inquiètent les spécialistes, la livre décroche. Sur fond de crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis, le président Trump assène un nouveau coup sur l’acier et l’aluminium… et la livre turque dégringole encore plus. Déjà mise à mal depuis quelques années, l’économie turque ne semble plus maîtriser son inflation.

Dans la série des scénarios catastrophe, on n’est donc pas loin d’une nouvelle étape. Les équilibres commerciaux sont une nouvelle fois bouleversés. Et les spectres des crises majeures vécues par Chypre ou par la Grèce sont bien visibles.

L’or turc peut-il rétablir un certain équilibre ?

Pour les Chypriotes et les Grecs, les récentes crises majeures ont eu un impact immédiat et très visible sur le quotidien des particuliers : inflation majeure, perte de pouvoir d’achat, bankrun et manque de cash. En appelant les Turcs à changer immédiatement leurs devises fortes ainsi que leur or, Erdogan semble vouloir inverser la tendance tant que c’est encore possible. Parmi les mesures annoncées aujourd’hui, Ankara a également évoqué que la banque centrale turque avait « révisé les taux de réserves obligatoires pour les banque, dans le but d’éviter tout problème de liquidités ». « Environ 10 milliards de livres, 6 milliards de dollars et l’équivalent de 3 milliards en or de liquidités seraient fournis au système financier », annonce ainsi le Monde dans un article ce lundi. 

Une autre information est peut-être passée inaperçue il y a quelques semaines… mais elle prend tout son sens en ce moment. En juin, la Turquie a évacué son or jusque là laissé dans les coffres-forts de la Réserve fédérale américaine. Au total, 28,6 tonnes du métal précieux ont quitté le sol américain pour être stockées à Londres et en Suisse, même si les lieux exacts ainsi que le nombre de tonnes n’ont pas été confirmés officiellement.

« Ces dernières années, la banque centrale turque a été l’une des plus grosses acheteuses d’or », rappelle aussi l’article des Echos.fr en juin. Avec un double objectif : d’abord diversifier les réserves de change d’Ankara, mais aussi s’affranchir du dollar. Selon les chiffres du World Gold Council, les stocks du pays atteignaient au début de l’été 236 tonnes, soit près de 10% de ses réserves de change. Et 358 tonnes d’or des banques commerciales turques sont aussi conservées par la banque centrale…

« De l’or sous l’oreiller » : en Turquie, ce n’est pas un vain mot

Si Erdogan a appelé les Turcs à échanger l’or caché sous les oreillers, c’est aussi parce que ces réserves personnelles sont une réalité dans le pays. Selon le World Gold Council, le pays est même le quatrième plus important consommateur d’or au monde, avec une moyenne de 81 tonnes d’or achetées par les ménages. En 2015, le Conseil mondial de l’or estimait à 3500 tonnes le volume conservé en sécurité par les Turcs. Et c’est certainement là le fameux « oreiller » réclamé en fin de semaine dernière par le président Erdogan.

Mieux comprendre la place de l'or en Turquie - World Gold Council

L’or est déjà un rouage important du système financier turc. Les particuliers l’utilisent pour protéger leur épargne, et ils sont d’ailleurs incités à le faire (et on en parle d’ailleurs dans ce dossier). « Des générations d’épargnants turcs se sont tournés vers l’or pour se protéger contre les ravages de l’inflation et pour se prémunir face à la faiblesse de leur monnaie », estiment ainsi les analystes du World Gold Council. Les banques commerciales aussi utilisent l’or pour soutenir l’économie du pays : depuis 2012, elles sont déjà mises à contribution par le gouvernement. Le pays a aussi mis l’accent sur sa propre extraction aurifère, alors que les réserves d’or souterraines sont estimées à 840 tonnes.

Le cas de la Turquie le montre bien. Oui, le métal précieux peut être une solution quand la devise nationale perd de sa valeur. Et ce n’est d’ailleurs pas anodin si certaines banques centrales rapatrient leur or aux premiers signes de crise économique ou géopolitique. C’est une solution évidente pour les particuliers aussi. Encore faut-il éviter une situation extrême où le gouvernement décide de faire main basse sur les réserves en or de ses citoyens !

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Quelqu’un monopolise le marché de l’argent pour causer une pénurie [2/2]

Au début des années 1970, les frères Hunt, qui avaient fait fortune dans le pétrole, paniquèrent à la vue de l’inflation galopante, la Réserve fédérale ayant abandonné la convertibilité du dollar en or. Étant donné qu’aux États-Unis il était interdit aux particuliers de détenir au-delà d’une certaine quantité d’or, ils décidèrent d’investir massivement dans l’argent.

Lorsqu’ils ont commencé, l’once d’argent valait 1,30 $. Le dernier jour de la montée de l’argent, en janvier 1980, le prix avait atteint 50 $, juste avant que les frères Hunt ne se fassent anéantir par la Fed.

Il est surprenant que les frères Hunt et leurs associés des Émirats n’aient amassé qu’environ 100 millions d’onces d’argent physique. Ils avaient acheté tous les contrats à terme (futures) sur les marchés, qu’ils ont dû vendre avec d’énormes pertes, à cause des appels de marge imposés par les régulateurs du marché.

En octobre 2009, la Chine a interdit les exportations d’argent, privant le marché d’environ 154 millions d’onces par an, et bloquant JP Morgan dans un short squeeze en ne livrant pas l’argent vendu par la Chine via l’intermédiaire de Bear Stearns. Cela a causé une flambée des prix en 2010 et 2011. Le prix de l’argent est passé de 14,67 $ à 49 $. En mai 2011, le CME changea brutalement les règlements afin de pénaliser les spéculateurs avec plus de cinq appels de marge consécutifs, utilisant exactement la même procédure qu’en 1980.

Début 2009, lorsque l’argent était à 14,67 $, la totalité du marché de l’argent valait environ 13 milliards $.

2018 – Entre janvier et juillet, certains « investisseurs intelligents » (Smart money) ont demandé livraison de 1,820 millions d’onces, pour une valeur de 29 milliards de dollars. Ils semblent vouloir acheter tout l’argent physique disponible sur le marché. Lorsque le second cercle d’initiés sera informé de cette opportunité extraordinaire, cela créera une ruée de nouveaux investisseurs. Des milliards de dollars seront investis dans un très petit marché.

Le 6 juillet, Andrew Maguire a confirmé cette tendance sur KWN : « Nous observons un grand mouvement d’allocation et de retrait de l’or et de l’argent détenus dans le système bancaire traditionnel interconnecté. Cela crée une pénurie de l’offre avant la saison habituelle. »

Plus de 75% de l’argent hors-sol est déjà dans les mains d’investisseurs privés.

IMPORTATIONS D’ARGENT DE L’INDE

“Rupee” signifie « pièce d’argent »

 

L’Inde importait une moyenne de 2 667 tonnes d’argent entre 1999 et 2010. Puis, de 2011 à 2017, l’Inde a importé en moyenne 5 375 tonnes par an. En 2018, si elle continue au même rythme, l’Inde pourrait importer 8 667 tonnes.

L’industrie indienne (qui inclut la joaillerie) n’a besoin que de 2 667 tonnes. Le surplus moyen de 2 700 tonnes depuis 2011 a été importé par six banques et huit agences, comme vous pouvez le voir dans le World Silver Survey 2017.

Depuis 2011, ces acheteurs pourraient avoir accumulé un trésor de 25 000 tonnes (881 millions d’onces).

Et ils ont acheté leur argent principalement à l’extérieur du LBMA :

 

RATIO OR/ARGENT

Dans toute l’histoire de l’humanité, l’or et l’argent ont toujours été des références monétaires. Les ratios or/argent ont souvent fluctué d’un continent à l’autre et d’une époque à l’autre. Lorsque les mines européennes ont été épuisées à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, le ratio or/argent était de 1/10 en Europe contre 1/5 en Chine. Le système monétaire bimétallique instauré par la Convention française, en 1795, a fixé ce ratio à 1/15,5, un ratio qui est resté la référence monétaire internationale jusqu’à la Première guerre mondiale.

Aujourd’hui, le ratio fluctue en fonction des manipulations du marché. Mais jetons un coup d’œil aux données publiées par l’USGS chaque année sur l’or et l’argent :

  • Lorsque la production mondiale d’or est de 2 500 tonnes, la production mondiale d’argent est, quant à elle, évaluée à 25 000 tonnes – un ratio de 1/10. 
  • Lorsque les réserves mondiales d’or sont estimées à 50 000 tonnes, les réserves mondiales d’argent sont estimées à 500 000 tonnes – un ratio de 1/10.

Tous les chiffres produits par l’USGS sont généralement erronés, mais ils ont publié ces chiffres, année après année, sur la même base de ratio or/argent : 1/10.

J’en conclus que ce ratio, depuis des décennies, est une question de volonté politique.

Si vous étudiez les statistiques des produits dérivés sur le site de la BIS, vous verrez que le ratio entre l’or et l’argent est encore de 1/10.

 

 

Il y a dix ans, il y eut un projet de lancer une unité monétaire unique pour l’ALENA, appelée Amero, semblable à l’euro pour la Communauté économique européenne.

Quelques prototypes avaient été frappés par l’US Mint, chaque pièce pesant une once.

Le ratio de ces pièces était de 1/10.

 

 

Le World Gold Council dit qu’il y a 190 000 tonnes d’or hors-sol.

Le World Silver Survey dit qu’il y a 86 651 tonnes d’argent hors-sol.

Il y a donc plus de deux fois plus d’or que d’argent.

Le prix de l’or devrait-il être de 8 $… ou celui de l’argent à 2 400 $ ?

Soyez sûrs que les gens qui monopolisent le marché à l’heure actuelle ont fait les mêmes calculs.

Le ratio or/argent, qui est à 1/78 aujourd’hui, va s’effondrer sévèrement dans les trois années à venir.

Pour un investisseur, cela signifie qu’il sera quasiment huit fois plus intéressant d’investir dans l’argent que dans l’or, quel que soit le prix futur de l’or.

LE PROCHAIN RALLYE DE L’ARGENT

La montée de l’argent pourrait être lente ou très brutale.

Une hausse lente serait quand même assez rapide. Référez-vous au graphique 2010-2011.

En septembre 2010, l’argent a cassé la résistance qui tenait depuis deux ans, puis les prix sont passés de 18 $ à 50 $ en seulement six mois, sautant d’un faisceau de Fibonacci à l’autre.

La hausse sera de plus en plus rapide lorsque le niveau de 50$ sera cassé.

 

 

UNE MONTÉE BRUTALE

La règle N° 589 du COMEX, instaurée le 22 décembre 2014, pourrait être appliquée à tout moment.

Supposons que le prix de l’argent soit de 16 $. À un moment donné, personne ne voudra vendre son argent physique. Les acheteurs seront alors forcés de monter les enchères. Après une hausse de 3 $, le marché sera arrêté deux minutes pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs de négocier. Puis le marché reprendra, et le prix gagnera 3 $…. etc. Lorsque le seuil de 12 $ de hausse sera atteint dans la journée, sans que personne ne veuille vendre de l’argent physique, le marché fermera. Il n’y aura pas de fixing ce jour là. Sans fixing, personne ne pourra acheter ou vendre avant le prochain fixing.

Le second jour, le marché de l’argent ouvrira à 28 $, mais personne n’acceptera de vendre de l’argent physique à ce prix… Comme la veille, le prix grimpera de 12 $… et il n’y aura toujours pas de fixing.

En deux semaines, ou dix jours de trading, le prix passerait de 120 $ à 136 $. Amusez-vous à faire les calculs par vous-même !

Durant toute cette période sans fixing, personne ne pourra acheter ou vendre de l’argent dans le monde.

Ont-ils créé cette règle pour résoudre le problème d’un futur Big Corner (tentative d’accaparement du marché) ?

TIMING

Comme en 1976, l’or et l’argent seront attaqués en juillet – et cela pourrait continuer en août. (ce qui est effectivement le cas)

Dans les derniers jours d’août 1976, l’argent était à 4,08 $.

En janvier 1980, une once d’argent valait 49 $ comme vous pouvez le voir ici.

 

 

En 2006, Israel Friedman a écrit : « Seule une pénurie de métal physique peut engendrer des prix élevés et défaire le marché de l’argent-papier en poussant les vendeurs à découverts à la faillite. »

La pénurie est là. C’est un fait.

Dans les mois à venir, vous devriez lire de nombreux articles sur les retards dans la livraison de l’argent. D’importants problèmes de livraison pourraient avoir lieu fin septembre ou début octobre. Les prix pourraient grimper rapidement à 20 $ avant la fin de l’année.

La première phase de ce marché haussier de l’argent devrait débuter bientôt et pourrait pousser l’argent jusqu’à 150-200 $.

Il y aura une forte consolidation durant le krach général des marchés, puis la deuxième phase débutera… direction la lune.

En ce moment, apprêtons nous à profiter de la première vague, c’est le calme avant la tempête.

Souvenez-vous que la règle pour l’argent est la même que celle pour l’or : si vous ne le détenez pas, il ne vous appartient pas.

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Publié par le 16 août 2018 dans général, or et argent métal

 

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ITW Von gruyere – Le Risque mondial est à un niveau record

Tiens , greg hunter , il existe encore !! LOL Il y a un bail que je ne l’avais plus diffusé  , et que je n’avais plus regardé ses ITW . Ici il accueil notre bon vieux Von gruyere (Egon von Greyerz pour les intimes) , qui explique toujours des choses trés intéressantes et censées … Z *

Greg Hunter (USAWatchdog.com) a interviewé Egon von Greyerz (Fondateur MAM – Membre du conseil d’administration de GoldBroker) sur la situation économique et politique actuelle, les risques pour les investisseurs, et les moyens de se protéger contre la prochaine crise qui se profile.

Greg Hunter (GH) : Bienvenue sur USAWatchdog.com. Cela fait longtemps que nous n’avons pas reçu notre invité… Egon von Greyerz est à la tête de Matterhorn Asset Management (GoldSwitzerland.com). Egon, merci de vous joindre à nous.

Egon von Greyerz (EvG) : Ravi d’être avec vous, Greg.

GH : Pour rafraîchir la mémoire des gens, vous avez plusieurs années d’expérience dans le secteur bancaire européen, à des postes haut placés… vous offrez désormais une solution d’investissement dans l’or, sur deux continents, avec stockage dans des endroits secrets… vous achetez de l’or à la tonne, en lingots, et vos clients sont très riches et ont un très bon réseau…

Je voudrais commencer par là. D’un côté, vos clients entendent toutes sortes d’histoires négatives sur la dette, l’économie, sur la gravité de la situation actuelle. De l’autre, ils entendent qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre, que l’économie américaine est en croissance… et puis, il y a ces guerres tarifaires et les tensions qu’elles engendrent… Que pensent vos clients du paysage financier et politique actuel ?

EvG : Nos clients détiennent de l’or, non pas parce qu’ils sont des spéculateurs ou qu’ils aiment l’or, mais bien dans le but de préserver leur patrimoine. Nous avons réalisé, au début de ce siècle, qu’il était essentiel de détenir de l’or en tant qu’assurance contre tout ce qu’il va arriver sur les marchés financiers, dans l’économie mondiale et en politique, au cours des prochaines années. C’est pourquoi nos investisseurs ne s’inquiètent pas du court terme, ils ne font pas de trading, ils n’achètent pas pour revendre… ils investissent dans l’or et le conservent en tant qu’assurance contre ces risques. Nos clients, dont plusieurs sont aux États-Unis et en Amérique du nord, s’inquiètent particulièrement du climat économique, évidemment, mais aussi du climat politique. Nous ne sommes pas une organisation politique, alors nous n’entrerons pas dans les détails… mais nous avons de très riches clients qui s’inquiètent de ce qu’il se passe politiquement, des accusations, de ce que les politiciens font, et du fait que plusieurs d’entre eux seront inculpés judiciairement. Ce n’est pas ma spécialité, mais je sais ce dont mes clients américains s’inquiètent.

GH : Au point où nous en sommes aujourd’hui, certains disent que les choses vont dérailler… qu’en pensez-vous ?

EvG : C’est aussi mon sentiment. Je crois qu’un retournement du cycle économique est imminent. Cela pourrait commencer dès l’automne, avec les marchés d’actions, et pourrait s’étendre aux marchés obligataires. Vous savez, beaucoup de choses ressortent lorsque les choses tournent mal. Plusieurs sociétés à travers le monde sont massivement surévaluées, mais cela a été balayé sous le tapis. Les politiciens balayent tout sous le tapis, et cela passe inaperçu quand les choses vont bien. J’ai accumulé pas mal d’expérience en travaillant dans le secteur bancaire et au sein d’entreprises depuis la fin des années 1960, et j’ai vu cela auparavant. Lorsque les choses prennent une mauvaise tournure, les histoires cachées ressortent. Cela mènera non seulement à des actions en justice, mais aussi à des troubles politiques, et cela aura des répercussions sur les gens ordinaires, dont la situation se complique de jour en jour. L’écart entre riches et pauvres augmente de façon exponentielle. Quand les choses tourneront mal, le peuple aura l’estomac vide et les protestations ne seront pas pacifiques, c’est certain. Cela n’arrivera pas qu’aux États-Unis… mais aussi en Europe, où ils doivent gérer le problème du grand nombre d’immigrants arrivés cette dernière décennie. Quand les choses se mettent à mal aller, les minorités sont pointées du doigt, alors je suis certain qu’il y aura des problèmes majeurs en Europe, tout comme aux États-Unis.

GH : Vous parlez du fait que vos clients investissent à long terme, et que vous avez identifié le besoin, au début de ce siècle, de détenir de l’or… Quelles sont les craintes de vos clients ? Quel est le montant maximum qu’ils tiennent à assurer ? Quel est le pire scénario qu’ils envisagent ?

EvG : Cela fait des années que j’en parle. Je n’espère pas le pire scénario… j’identifie et j’analyse le risque. Si je regarde le système financier mondial, je me rends compte que c’est une bulle massive composée de papier. Ce papier, un jour, perdra presque toute sa valeur. Lorsque ce papier perdra sa valeur, la monnaie perdra sa valeur, ainsi que les actifs sous-jacents, puisqu’ils sont basés sur de la dette qui ne sera jamais remboursée. C’est ce qui inquiète nos clients. Vous savez, ce ne sont pas des fous qui vivent dans une grotte… ce sont des gens normaux qui voient, comme nous, qu’il faut se protéger contre les risques. Concernant le pourcentage des avoirs, cela varie énormément… selon nous, l’or est la meilleure assurance pour protéger sa richesse contre ce qui se profile, à condition que le métal soit détenue hors du système bancaire, évidemment. Je dirais qu’aucun de nos clients n’a moins de 20% de ses actifs en or et en argent physique. Certains détiennent 50% ou plus… cela varie beaucoup…

GH : Attendez un peu. Je voudrais que vous nous expliquiez cela… beaucoup de gens disent qu’il faut détenir 5%, 10%… des gestionnaires intelligents déconseillent d’aller au-delà de 10%, surtout pas à hauteur de 50%. Contrairement à vous, ils ne pensent pas que si le cours de l’or baissait, cela ne changerait rien. Mais êtes-vous en train de me dire que vos clients détiennent, au minimum, 20% de leurs actifs totaux ? Nous parlons de multimillionnaires, de milliardaires… Disons qu’un de vos clients a un milliard de dollars… il détient donc 250 000 $ d’or et d’argent physique, c’est bien ça ?

EvG : Oui, c’est juste.

GH : Wow !

EvG : Il faut savoir que moins de 1% des actifs mondiaux sont investis dans l’or physique. Il s’agit d’un très petit groupe de personnes, même si c’est beaucoup d’argent… évidemment, la majorité des gens ne partagent pas notre vision, car sinon les autres marchés s’effondreraient. Mais nos clients sont inquiets des risques. Comme je l’ai dit, peu d’entre eux ne détiennent que 10% – car je crois que c’est nettement insuffisant. Regardez toutes les classes d’actifs actuellement, qu’il s’agisse de marchés boursiers, obligataires ou immobiliers… ces marchés sont tous en bulle, car ils sont alimentés par la croissance exponentielle du crédit – le crédit mondial a triplé depuis la fin des années 1990… depuis la crise, la dette est passée de 80 000 milliards à 240 000 milliards $. Lorsque la dette triple, cela ne signifie pas que le risque est seulement multiplié par trois, car il augmente de façon exponentielle. Il faut ensuite y ajouter tous les produits dérivés et les passifs non capitalisés… les produits dérivés sont à hauteur d’au moins 1,5 quadrillion $, mais plusieurs banques les ont mis hors bilan, en utilisant des chambres de compensation, entre autres… officiellement, il s’agirait de 600 000 milliards $; mais c’est plutôt aux alentours de 1,5 quadrillion $. En plus, il y a tout ce passif non capitalisé. On parle de risques que personne ne comprend ou peut mesurer. Car tout cela est du papier, du vent. C’est comme un ballon qui éclate… on se rend compte, à ce moment-là, qu’il n’y avait que de l’air à l’intérieur. La valeur des actifs implosera, ainsi que la dette. Je crois que les marchés boursiers, obligataires et immobiliers déclineront d’au moins 75%, voire de 90-95% ou plus, et certains actifs disparaitront. Je ne dis pas que le monde va s’effondrer. Mais rappelez-vous qu’en 1929, le niveau de dette et de risque était bien inférieur à ce qu’il est aujourd’hui, et ce n’était pas à l’échelle internationale. Le problème est aujourd’hui mondial. La bourse a perdu 90% entre 1929 et 1932, et il a fallut plus de 25 ans pour revenir au niveau de 1929… alors, cela me surprendrait pas du tout que la bourse perde 95% aujourd’hui, parce que le problème est bien plus grave.

N’allez surtout pas croire que les banques centrales ou les gouvernements pourront sauver la situation, car ils ont utilisé tous leurs outils : ils ont gonflé la masse monétaire, imprimé de la monnaie, et ils nous disent que tout est sous contrôle. Mais ils ne contrôlent rien… il n’y a plus de marge pour baisse les taux d’intérêt, non plus. Selon moi, les taux d’intérêt vont se mettre à grimper. Ils pourraient encore essayer de les baisser si les marchés sont sous pression à court terme, mais cela ne fonctionnera pas. Ce sera comme dans les années 1970, et nous verrons des taux d’intérêt de 20%… Les gens diront que je suis pessimiste, mais je ne fais que signaler le probable effondrement de l’économie mondiale qui aura lieu dans les années à venir. Cela pourrait être d’ici cinq ans, dix ans, mais disons d’ici 2025. Espérons que cela n’arrive pas, mais je ne vois pas de solution. Mais les miracles peuvent arriver… En tous cas, face à tout ces risques, les gens doivent s’assurer. Certains penseront peut-être que c’est parce que je vend de l’or que je suggère d’en acheter… Vous savez, certains de nos clients se sont posés la question. Il ne s’agit pas du tout d’un « business » dans l’or. Nous avons crée cette société après avoir identifié les risques. Plusieurs investisseurs nous ont demandé de les aider… Nous avons acquis de l’or pour nous protéger personellement contre les risques, et maintenant, c’est une passion, et non un business. Ça me passionne d’aider les gens inquiets qui veulent préserver une partie de leur richesse. Bien sûr, les actifs tangibles valent plus que la plupart des actifs papier, qui risquent de disparaitre. Les actifs tangibles, comme les terres agricoles, l’immobilier ou les droits miniers, sont mieux que le papier. L’immobilier a toujours constitué un bon investissement à long terme, mais c’est une bulle à court terme. C’est comme l’art; L’art est un investissement pour les riches qui ne savent pas quoi faire de leur argent, car ils en ont trop. Si vous avez 150 milliards $, comme Jeff Bezos, qu’allez-vous faire de cet argent ? Vous allez acheter des choses que personne d’autre ne peut se permettre… alors vous achetez des tableaux, ce qui fait monter le prix… mais l’art aussi, à court terme, est une bulle. À long terme, je crois que l’immobilier, l’or, l’argent, et même les œuvres d’art performeront bien. Mais aujourd’hui, comme je l’ai dit, le marché de l’art est en territoire de bulle. Je pense que l’or est le meilleur actif de préservation de richesse. Et je ne suis pas un gold bug… Nous avons commencé à acheter de l’or en 2002, alors qu’il était à 300 $, sous-évalué et mal-aimé. Un jour, tout le monde voudra acheter de l’or, et son prix sera à des multiples de ce qu’il est aujourd’hui. À ce moment-là, s’il y a d’autres choses intéressantes dans lesquelles investir, rien ne vous empêchera de remettre votre or dans le système financier en échange de monnaie, ou alors vous pourrez acquérir des actifs à très bas prix avec votre or. Ce temps viendra. L’objectif n’est pas de dormir sur son or pour l’éternité… vous pouvez toujours en garder un peu, mais pas dans les quantités que les investisseurs devraient détenir aujourd’hui.

GH : Quand vous parlez de vos clients qui détiennent plus de 20% de leurs actifs en or, je peux vous dire qu’aucun conseiller ne suggère cela… je ne vous critique pas, car je souhaiterais ne pas savoir ce que je sais maintenant, à savoir que 20% est logique. Nous avons une dette de 21 000 milliards $, et personne n’en parle dans les médias grand public… et il manque 21 000 milliards $ aux États-Unis, selon les données du gouvernement… et de Mark Skidmore, un doctorat en économie de l’Université de Michigan State, spécialisé dans les budgets publics… cela fait 42 000 milliards $. Nous avons aucune idée de la taille réelle de la masse monétaire. Maintenant, retour sur votre affirmation : « Les risques que les gens ne comprennent pas » – risques-que-les-gens-ne-comprennent pas – c’est effrayant… si quelqu’un vous met un fusil sur la tempe, vous savez à quel risque vous êtes exposé…

EvG : Nous vivons dans un système où il a toujours été logique d’investir en bourse, dans l’immobilier, ou même, depuis les années 1980, dans les obligations… cela a été facile, car les banques centrales sont intervenues à chaque fois qu’il y avait une baisse, comme en 1987, 1999-2000, 2007-2008… À chaque fois, elles ont inondé les marchés de liquidité, et c’est pourquoi nous sommes passés d’une dette pratiquement nulle, il y a cent ans, à une dette de 250 000 milliards $, à laquelle il faut ajouter les passifs non capitalisés et les dérivés. Donc, cela a été facile pour les gens… ils s’en sont bien tirés, alors ils se disent « pourquoi cela changerait » ? C’est ce que tout le monde croit. Cela fait longtemps que je le dis, et cela prend plus de temps que je ne croyais, mais vous ne devriez plus attendre pour vous assurer… comme pour une assurance incendie, vous n’attendez pas que le feu soit déclenché pour vous assurer. Nous ne disons pas aux gens qu’ils doivent détenir 20%, 50% en or; nous leur disons qu’ils devraient détenir autant qu’ils en sentent le besoin. Nous pensons qu’ils devraient en détenir assez pour se couvrir contre un déclin de leurs autres actifs. Parce que l’or sera toujours liquide, rappelez-vous. Tous les marchés, la bourse, l’immobilier, les obligations etc., vont s’effondrer, et il n’y aura plus de liquidités. S’il n’y a plus de monnaie dans le système, l’or pourra toujours être utilisé pour les échanges. Vous pourrez toujours utiliser votre or. Il y a très peu d’actifs en bulle avec lesquels vous pouvez faire quelque chose si les pressions s’accumulent sur les marchés… et cela arrive bientôt.

GH : Certains diront que je suis en train de parler à un partisan de l’or, que je prêche pour votre paroisse. Vos clients détiennent 20% d’or physique, et je ne sais pas ce que sont leurs autres actifs… comme vous avez dit, des terres, des actions minières, des œuvres d’art, des diamants… des choses physiques. Mais les prix de l’or et de l’argent, en ce moment, à 1 200 $ l’once d’or et 15 $ l’once d’argent, ne se situent-ils pas aux alentours des coûts d’extraction ?

EvG : Oui… les minières ont mieux géré leurs affaires ces dernières années, notamment en réduisant leurs coûts d’exploitation. Certains minières sont rentables, à ces niveaux, mais d’autres ne le sont pas. Ces prix sont au niveau ou un peu au-dessus des coûts d’exploitation. Nous avons atteint le pic de production d’or… toutes les découvertes majeures des années 1990… il n’y a plus de tels gisements aujourd’hui. Il s’extrait environ quelque 3 000 tonnes annuellement, et cela va décliner dans les cinq, six ans à venir, aux alentours de 2 000 tonnes par an. Bien sûr, le gros problème du marché de l’or, c’est l’énorme marché d’or papier… que ce soit sur le COMEX ou à travers les bullion banks, les montants sont énormes, et si les gens commencent à s’inquiéter et exiger la livraison de leur or, il n’y aura pas d’or disponible. Lorsque le marché s’effondrera – ce qui arrivera certainement – et que les gens demanderont livraison physique, cela fera grimper le prix de l’or de plusieurs centaines de dollars en quelques jours. Je n’essaie pas d’être sensationnel, je ne fais que regarder le marché, et je vois cette énorme quantité d’or papier, tous ces contrats se règlent en livres, dollars ou euros… personne ne demande un règlement physique, parce qu’ils ne sont pas inquiets et ne font que spéculer sur le prix de l’or papier. Mais lorsque les gens commenceront à exiger la livraison physique de leur or, il n’y en aura pas… c’est alors que le prix grimpera en flèche. C’est inévitable… je n’essaie pas de parler en faveur de l’or dans l’espoir qu’il grimpe. J’essaie d’expliquer le fonctionnement du marché.

GH : Andrew Maguire disait qu’il y avait, en incluant les produits dérivés, plus de 1 000 onces d’or papier pour chaque once physique, et que maintenant, cela tournerait autour de 500 onces… Avez-vous des difficultés à vous procurer de grandes quantités d’or pour vos clients ?

EvG : Non, pas ces jours-ci, et c’est intéressant, parce que beaucoup de gens croient davantage au marché papier qu’au marché physique, même si tout l’or produit annuellement, aux alentours de 3 000 tonnes venant des mines et 1 000 tonnes provenant du recyclage, est entièrement absorbé. La majeure partie de cet or physique va en Chine, en Inde… et prenez la Russie, par exemple : la Russie a plus que triplé ses réserves d’or ces deux dernières années. La Chine est partie de presque rien en 2006 et détient plus de 16 000 tonnes aujourd’hui. Les gens de l’Est savent ce qu’il se passe, ils comprennent. Pourquoi pensez-vous que la Russie vend ses bons du Trésor et achète de plus en plus d’or ? Pourquoi pensez-vous que la Chine essaie de réduire sa quantité de bons du Trésor et continue d’acheter de grandes quantités d’or chaque mois ? La Chine sait que le dollar perdra sa valeur et que le système financier va s’écrouler.

GH : Que pensez-vous qu’il arrivera cet automne ?

EvG : À long terme, ces risques se concrétiseront, c’est inévitable. Sur le court terme, il faut surveiller les événements techniques. Il existe toujours une chance minime que le marché boursier entame un dernier rallye, une dernière bulle. Mais je crois que nous assisterons à un retournement du marché, et que cela sera dramatique. Les gens s’inquiètent du fait que l’or pourrait baisser, mais nous avons investi dans l’or en 2002 et la tendance à long terme est clairement à la hausse… l’or, en dollars, a connu une plus grosse correction que dans d’autres devises. En Suisse, par exemple, nous achetons de l’or en francs suisses, et au Royaume-Uni, ils l’achètent en livres. Vous devez regarder l’or dans votre devise locale. Au Canada ou en Australie, l’or est proche de son sommet, en dollars canadiens ou australiens. Ça ne sert à rien de parler du prix en livres, par exemple. C’est seulement que le dollar a été fort, temporairement, et artificiellement… une fois que le dollar se retournera, l’or grimpera, même en dollars US. Je crois que ce qu’il va bientôt arriver. Il me semble que le marché des métaux précieux est en train d’établir un plus bas. Les autres marchés se retourneront également… et, à un certain moment, l’enfer se déchaînera, cela est certain. Cela pourrait démarrer lentement, tout comme cela pourrait débuter de façon dramatique… ces catalyseurs peuvent venir de nulle part, lorsque personne ne s’y attend… quelque chose de très sérieux pourrait avoir lieu dès cet automne, notamment sur la scène politique. Il n’y a jamais eu, aux États-Unis, un président aussi critiqué que Trump. Il est entêté et il se bat contre tout le système politique… cela va être très difficile, politiquement, aux États-Unis.

GH : Malheureusement, les gens qui souhaitent un gouvernement mondial sont en panique. Trump ne fait rien d’autre que défendre le peuple, « We, the People », et on l’embête pour cela. Cette enquête sur la Russie est une blague, une chasse aux sorcières, depuis le premier jour… et il dit les choses telles qu’il les voit.

EvG : Je suis d’accord avec cela.

GH : L’Union européenne est un désastre pour l’Europe, allons !

EvG : Absolument.

GH : Pour le peuple d’Europe, c’est un désastre.

EvG : Je passe du temps au Royaume-Uni, car j’y ai toujours une maison, et je suis à 100% derrière le Brexit, pour la simple raison que je ne crois pas qu’une élite non élue et non responsable puisse gouverner 500 millions de personnes. Ils n’ont aucune idée de ce qu’il se passe en Grèce, ou dans le nord de l’Écosse, ou même en Finlande. Ils forcent la Grande-Bretagne à rester au sein de l’Union européenne. Cela peut marcher à court terme, mais regardez l’Italie, la Grèce, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque… ces pays sont tous contre ce qu’il se passe maintenant, c’est un désastre. Comme je le dis depuis plusieurs années, l’euro va s’effondrer, ainsi que l’Union européenne. Ils devraient revenir à ce que cela était avant, soit une union commerciale, plutôt qu’une union politique, comme le veulent les élites. L’effondrement aura lieu, et c’est très triste, car l’Europe est constituée de beaux pays. Mais l’Europe est maintenant en déclin, parce que le système bancaire européen est un désastre absolu. Les dettes énormes qu’accumulent l’Italie, la Grèce et l’Espagne, indirectement financées par la BCE et par l’Allemagne, avec les banques allemandes et la Deutsche Bank, qui est en faillite… malheureusement, tout cela va s’effondrer. Comme nous l’avons dit, Greg, le problème est mondial. C’est pourquoi je ne vois pas de porte de sortie… je souhaiterais qu’il y en ait une, parce que je suis un bon vivant, une personne positive, même si je n’en ai pas l’air aujourd’hui, mais je le suis ! Une fois sa maison en ordre, après avoir fait le maximum pour se protéger, il ne reste qu’à profiter de la vie. Nous ne sommes pas ici pour longtemps, alors profitons-en.

GH : Ce qui se passe avec les banques est une autre raison de détenir au moins 20% de ses actifs en or… Je suis surpris qu’ils continuent de soutenir Deutsche Bank… je pense que, lorsqu’ils cesseront de la soutenir, cela sera la fin de tout, n’est-ce pas ?

EvG : Je le pense également, mais je crois que le gouvernement allemand et la Bundesbank feront tout ce qu’ils peuvent pour garder Deutsche Bank à flot, parce que, à court terme… elle fait partie de l’establishment. Ils imprimeront de la monnaie, ils feront tout ce qu’ils peuvent pour la garder en vie, mais cela ne pourra durer. Avec plus de 50 000 milliards $ de produits dérivés, il est pratiquement impossible de la garder à flot. Le marché ne croit pas en Deutsche Bank, non plus, car elle est évaluée au tiers de la valeur de ses actifs, entre autres. Donc, oui, ce sera un désastre, et lorsque cela commencera, toutes les pièces tomberont, comme des dominos.

GH : Vous parlez de l’UE, du climat politique, des inculpations, du système bancaire, de Deutsche Bank, de la fragilité des banques américaines… C’est pourquoi vous envisagez un scénario catastrophe pour cet automne ?

EvG : Je regarde les marchés… ce sont les marchés qui me donnent les signaux que les choses sont sur le point de se retourner, et il est facile de trouver plusieurs catalyseurs qui pourraient déclencher la chose. Je pense que cet automne sera très intéressant, car plusieurs choses changeront le monde.

GH : Vous avez été dans le « papier », dans le système bancaire, pendant une vingtaine d’années… vous n’êtes pas un « gars de l’or », vous êtes plutôt un financier, n’est-ce pas ?

EvG : Oui… je l’ai longtemps été. Mais j’ai aussi été un commercial, et c’est là où j’ai appris le plus, plutôt que dans le système bancaire. Car dans le système bancaire, personne ne comprend les risques. Personne. Le monde des affaires est plus difficile, et vous apprenez plus au sujet de risque que nulle part ailleurs. C’est pourquoi, maintenant, je comprends le risque plus que toute autre chose, et j’ai une vision à long terme du risque, parce que nous ne pouvons pas influencer le court terme, de toute façon. À long terme, ces choses vont se produire. Nous allons avoir un automne très intéressant. Cela sera diificile pour le monde, mais c’est inévitable.

GH : Egon von Greyerz, de Matterhorn Asset Management, et aussi de Goldswitzerland.com, merci d’avoir établi les liens entre toutes ces choses. Je vous remercie de vous être joint à moi aujourd’hui. J’ai particulièrement aimé la phrase « personne ne comprend les risques ». On parle de trillions, de quadrillions, et personne n’assimile les risques. Soyez prêts lorsque cela frappera. Il vous faudra être préparé lorsque l’enfer se déchaînera.

EvG : Oui… et certains le réaliseront trop tard et essaieront alors de se couvrir mais, malheureusement, le marché est trop gros pour obtenir une protection lorsque tout le monde court après… il sera trop tard.

GH : Merci d’avoir parlé vos clients… ce ne sont pas des gens qui ont juste de l’argent; ils sont intelligents, ont un réseau important…

EvG : Oui, ce sont des entrepreneurs, toutes sortes d’entrepreneurs…

GH : Ils sont intelligents et ont de bons contacts. Comme je dis toujours à mes amis, j’aime bien faire ce que les gens riches font. Je me souviens avoir discuté avec un riche, et quand je lui ai dit que j’étais préoccupé par mes impôts, il s’est mis à rire, en disant que les riches ne se préoccupaient pas de cela, qu’ils payaient à la fin de l’année…

EvG : Puis-je dire quelque chose ? Les gens avec qui nous faisons affaires, ils voient les risques… ce sont des gens humbles, en fait, qui n’ont pas la grosse tête, qui ne se prennent pas pour les maîtres de l’univers… ils voient les problèmes. Ce sont des gens simples qui sont inquiets de façon authentique de ce qu’il se passe, plutôt que des riches qui croient que tout va continuer comme avant. Cela les rend donc très intéressants, nous avons du plaisir à les aider.

GH : Vous savez, je ne veux pas dénigrer ces gens… s’ils sont riches, tant mieux pour eux ! Je ne les envie pas, mais je trouve instructif de voir ce que des gens très riches, ultra connectés, font. Et ils font ce que vous me dites… mais les gens ordinaires ne le font pas… si on leur dit de faire comme les gens riches, ils vont dire qu’ils doivent acheter des choses, de l’eau, de la nourriture, mettre des pneus sur leur voiture, qu’ils ne peuvent pas acheter de l’or.

EvG : L’or, ce n’est pas seulement pour les riches, c’est pour tout le monde. Tout le monde pourrait acheter, disons, un gramme d’or par mois. Si certaines personnes avaient fait cela pendant des années, ça les aurait sauvés. En Argentine et ailleurs. L’or n’est pas seulement pour les riches. Tout le monde peut en acheter un peu, sur une base régulière… ne pensez pas que seulement les riches peuvent se protéger, c’est pour tout le monde.

GH : Ou ils peuvent acheter des pièces d’argent…

EvG : Oui, bien sûr, de l’argent, c’est fantastique.

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Publié par le 15 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Quelqu’un monopolise le marché de l’argent pour causer une pénurie [1/2]

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Depuis la création de ce blog je parle du deficit chronique d’argent métal, qui dure depuis des dizaines d’années … Je me demande comment ce marché tiens encore debout (la manipulation se heurte au marché physique depuis longtemps ..) et que les prix n’ont pas explosés .  Ce n’est qu’une question de temps ça va obligatoirement craquer .  Il y a des années qu’on sait que JP Morgan trame quelque chose dans ce marché , mais c’est l’arbre qui cache la forêt . Il y du très lourd quelque part, surement des états . Les chiffres annoncés dans ce papier sont absolument affolants, il semble qu’un gros move se prépare … Z

En 1965, le président Johnson décida d’arrêter d’utiliser les pièces d’argent. Voici son discours du 23 juillet 1965 :

« Vous tous savez que ces changements sont nécessaires pour une raison très simple : l’argent est un métal rare.

Nos utilisations de l’argent augmentent en même temps que notre population et notre économie. La dure réalité est que la consommation d’argent représente désormais plus du double de la production argentifère chaque année. Donc, face à cette pénurie mondiale d’argent, et à notre besoin grandissant de nouvelles pièces de monnaie, l’unique solution était de réduire notre dépendance à l’argent pour la fabrication de nos pièces. »

En 2017, l’investissements dans l’argent (lingots, pièces et ETF) a décliné de 40%. En termes de valeur, l’investissement annuel identifiable a été de 2,6 milliards $ sur l’ensemble de l’année (World Silver Survey 2018).

Dans les six premiers mois de 2018, l’investissement dans les seuls lingots d’argent par le biais des Exchange Futures for Physical (EFP) a atteint 27,3 milliards $. Dans un marché aussi petit, il s’agit d’une information importante.

Le prix de l’argent se situe toujours sous les 16 $ aujourd’hui, mais il ne restera pas longtemps à ce niveau. Alors que le total des positions ouvertes sur le COMEX tourne autour d’un milliard d’onces, nous pourrions assister à une immense liquidation forcée des positions vendeuses, ou short squeeze, d’ici la fin de l’année.

DÉFICIT DE L’OFFRE D’ARGENT

Pendant plus de 50 ans, la demande d’argent a été supérieure à l’offre. Le marché de l’argent est en déficit quasi permanent (voir la ligne rouge dans le tableau ci-dessous).

 

RÉSERVES D’ARGENT HORS-SOL

Le World Silver Survey 2018 (page 38) nous indique qu’il y avait 86 651 tonnes d’argent hors-sol, à la fin 2017.

 

 

  • 9 781 tonnes dans les coffres de dépositaires, dont 50% en Asie
  • 20 834 tonnes dans les ETF occidentaux
  • 2 523 tonnes de réserves gouvernementales (2/3 pour la Chine)
  • 454 tonnes de réserves industrielles privées
  • 13 059 tonnes sont détenues dans des coffres privés par des investisseurs dans l’attente d’une flambée des prix de l’argent

ETF D’ARGENT

Les actions des différents ETF occidentaux représentent environ 669 millions d’onces d’argent achetées au nom des investisseurs. Le SLV doit détenir 329 millions d’onces, dont 113 millions à New York, sous la garde de JP Morgan, et 216 millions dans les coffres de Londres (voir la liste).

 

 

Après la réunion du G20 à Washington en novembre 2008, où les nations ont exprimé leur volonté de changer le système monétaire, les banques chinoises avaient proposé à leurs clients de conserver leurs liquidités, soit en Yuan, soit en or ou en argent via des ETF. Cela signifie que toutes les banques chinoises détiennent de l’or et de l’argent. Contrairement à ce qui se passe en Occident, ces ETF chinois sont sous la supervision officielle de la banque centrale de Chine.

Xia Bin, un des directeurs de la Banque centrale chinoise, a déclaré, dans une interview avec le China Daily, en janvier 2011 : « La Chine a besoin de renforcer ses réserves d’or et d’argent« .

La Chine a de l’argent dans ses réserves, mais la quantité exacte reste inconnue.

LBMA

L’an dernier, la LBMA a promis de publier une liste de ses stocks d’or et d’argent le premier jour de chaque mois. La dernière publication date de mai 2018. À cette époque, il y avait 33 918 tonnes d’argent dans ses entrepôts (source). Cela inclut le stock d’argent du SLV, soit environ 6 123 tonnes.

Donc, en mai 2018, il n’y avait qu’environ 24 795 tonnes d’argent dans les entrepôts de la LBMA. En effet, contrairement au COMEX, le LBMA ne précise pas si ses stocks sont à vendre ou non.

COMEX

Dans les entrepôts du COMEX, il y a 203 millions d’onces éligibles (pas à vendre) et 80 millions d’onces enregistrées (à vendre à un prix déterminé par le vendeur).

Cet inventaire ne représente que 283 millions d’onces, incluant les 144 millions d’onces de JP Morgan, qui pourraient être destinées au Trésor américain… et éventuellement être restituées à la Chine suite à un prêt.

 

 

Sur le COMEX, traditionnellement, il y a très peu de livraisons d’argent :

Total 2015 : 14 554 contrats de 5 000 onces = 72,77 millions d’onces, ou 2 204 tonnes;

Total 2016 : 13 741 contrats de 5 000 onces = 68,7 millions d’onces, ou 1 947 tonnes.

JP Morgan Bank a accumulé 133 millions d’onces en six ans, entre 2012 et janvier 2018, soit 22,2 millions d’onces par an.

Cela représente 31,4% des livraisons du COMEX.

Le COMEX ne livre donc que 47,8 millions d’onces par an, ou 23,9 millions d’onces par semestre.

Depuis début 2018, le COMEX transmet ses obligations de livraison à Londres sous la forme d’EFP (échange de contrats à terme contre du métal physique).

En seulement sept mois, ces EFP ont représenté 1 820 millions d’onces, soit 51 596 tonnes d’argent.

Ces demandes de livraison au premier semestre 2018 sont 45 fois supérieures à la norme semestrielle sur le COMEX (ou 69 fois, en excluant le stock de JP Morgan).

En 2017, la production argentifère a été inférieure à 22 500 tonnes. Ces demandes de livraison représentent plus du double de la production 2017, et elles sont concentrées sur seulement sept mois ! Si cela continue ainsi, à la fin de l’année, les demandes de livraison équivaudront à quatre années de production.

Étant donné que la production argentifère est en « flux tendus » depuis des décennies, il est presque impossible de livrer une telle quantité sans déstabiliser le marché.

S’il n’y a que 24 795 tonnes d’argent dans les entrepôts de la LBMA, comment pourraient-ils livrer 51 596 tonnes ? Il manque 26 801 tonnes, ce qui représente plus de quatre ans de production minière.

En décembre 2017, il y avait 13 059 tonnes d’argent dans les coffres privés. En juillet 2018, au moins 64 655 tonnes d’argent pourraient être détenues dans des coffres privés… soit 75% de toutes les réserves d’argent hors-sol.

Un gros mouvement est à venir.

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Publié par le 13 août 2018 dans général, or et argent métal

 

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Les banques centrales ont crée une énorme bulle qui s’apprête à éclater

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Où sont partis tous les dollars ?
Tant de temps est passé
Où sont partis tous les dollars ?
Il y a si longtemps
Où sont partis tous les dollars ?
Uncle Sam les a tous dépensé
Quand va-t-il enfin apprendre ?
Quand va-t-il enfin apprendre ?

Lorsque Pete Seeger a écrit la célèbre chanson « Where have all the dollars flowers gone » en 1955, il ne savait pas que la dette totale des États-Unis, qui s’élevait alors à quelques centaines de milliards de dollars, atteindrait environ 70 000 milliards $, 63 ans plus tard.

Seeger était auteur-compositeur-interprète et son héritage durera beaucoup plus longtemps que celui de Nixon, Greenspan, Bernanke et de tous ceux qui ont contribué à cette croissance massive du crédit et à la destruction du dollar. Alors que la chanson de Seeger – un chef d’oeuvre – existera encore dans 50-100 ans, tous les opportunistes qui ont détruit l’économie américaine, et donc l’économie mondiale, seront bientôt oubliés.

Il est incroyable de voir autant de médiocrité ou même d’incompétence dans la gestion du système financier. Les banques centrales et leurs dirigeants ont crée une énorme bulle qui s’apprête à éclater. Ils ont donné au monde l’impression d’avoir sauver l’économie mondiale, alors qu’en fait, ils ont créé un monstre. Les dirigeants de banque centrale qui ont réussi à prendre leur retraite avant l’éclatement peuvent s’estimer heureux. Ceux actuellement en place risquent de ne pas avoir cette chance.

QE A ÉCHOUÉ ET QT ÉCHOUERA

Les dirigeants ne cessent de faire grandir le monstre en imprimant toujours plus. Ils font de la pure « impression monétaire » (Money Printing ou MP). Mais ils appellent cela « assouplissement quantitatif » (Quantitative Easing ou QE). Un nom ridicule pour cacher leurs propres insuffisances et tromper les gens. Personne ne comprend ce que signifie « assouplissement quantitatif », et c’est bien sûr délibéré. Induire le peuple en erreur en lui faisant croire que ce tours de passe-passe est une formule alchimique qui crée la prospérité éternelle.

Les dirigeants de banque centrale sont tellement persuadés de contrôler la situation qu’ils transforment l’assouplissement quantitatif (QE) en resserrement quantitatif (QT – Quantitative Tightening). Le QE n’a pas fonctionné et a transformé un système financier fragile en plus grosse bulle de l’histoire. Même les taux d’intérêt nuls ou négatifs, combinés à l’impression monétaire massive (MP), n’ont pas permis de générer une croissance du PIB réel (mesuré avec l’inflation réelle). De plus, plusieurs dollars/euros/livres d’expansion du crédit sont nécessaires pour créer un seul dollars/euros/livres de croissance du PIB.

Alors que QE a été un échec, comment peut-on penser que QT fonctionnera ? Cela revient à enlever le bol de punch à un alcoolique, qui mourra à cause de la boisson ou du manque. C’est la même chose pour l’économie mondiale. Elle s’effondrera avec plus de QE ou avec le QT. Donc QE / QT = TE (THE END – LA FIN).

UNE BULLE DE 240 000 MILLIARDS $ ET UN BALLON DE 2,5 QUADRILLIONS $

« Quand va-t-il enfin apprendre ? » qu’on ne crée aucune prospérité en imprimant de l’argent. N’oubliez pas que la création monétaire ne concerne pas uniquement les banques centrales. Cela désigne aussi l’expansion du crédit par les banques, les sociétés de cartes de crédit et de financement, etc. Toutes ces institutions prêtent 10 à 50 fois le dépôt ou le capital qu’elles reçoivent.

La meilleure façon de retenir une leçon est de l’apparendre « à la dure ». Dans le cas de l’économie mondiale, cela se traduirait par l’explosion de la gigantesque bulle. Comme beaucoup de bulles, celle-ci ne contient que de l’air chaud. Ainsi, ce monstre de 2,5 quadrillions $ ne contient que des fausses promesses qui disparaîtront lors de l’éclatement, comme la dette, les passifs non capitalisés et les produits dérivés. Ces promesses ne sont pas seulement des mots, mais aussi 2,5 quadrillions $ d’engagements monétaires ou de reconnaissances de dette. Pour éviter l’effondrement, les banques centrales ont dû constamment gonfler le ballon. Donc, de plus en plus de dettes pour remplir la bulle avec des actifs gonflés, et encore plus de paroles en l’air des banquiers et des politiciens pour rendre tout cela plausible.

L’explosion de la dette n’est pas seulement une maladie américaine. Il s’agit d’un phénomène mondial qui a touché la plupart des pays ayant une banque centrale capable d’imprimer de la monnaie.

Il suffit de regarder le graphique ci-dessous pour voir que la dette mondiale a triplé depuis 1999, en passant de 80 000 milliards $ à 240 000 milliards $ aujourd’hui.

 

 

DETTE MONDIALE ET BULLE DES ACTIFS

Lorsque la dette mondiale et la bulle des actifs éclateront, le monde découvrira qu’il n’y avait rien à l’intérieur. Évidemment, il y a aussi des actifs réels et de la véritable richesse. Le problème est que lorsque la bulle éclatera, toute la dette implosera, car personne ne pourra la rembourser, et avec elle, beaucoup d’actifs perdront leur valeur.

La question est de savoir si les actions, les obligations, l’immobilier et les autres actifs chuteront de 75% ou 95%. À mon avis, la plus grosse bulle de l’histoire provoquera la plus grande catastrophe financière jamais connue. MP (QE) n’aura aucun effet, sauf de provoquer une hyperinflation temporaire. Beaucoup d’actifs vont perdre toute leur valeur, comme l’argent en banque, les sociétés fortement endettées, comme Tesla, et bien d’autres. Certains biens précieux pourront être achetés pour quelques centimes.

LA CHINE A ACCUMULÉ 16 000 TONNES D’OR DEPUIS 2007

Aucune monnaie fiduciaire n’a traversé l’histoire. Elles aparaissent et disparaissent. L’or a un pouvoir d’achat stable depuis 5 000 ans et c’est la seule monnaie à avoir survécu. C’est pourquoi les pays qui comprennent l’importance de l’or physique continuent d’en accumuler, comme la Russie, la Chine et l’Inde. Dans le même temps, le reste du monde a investi moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux dans l’or physique.

Il suffit de regarder la Chine dans le tableau ci-dessous. 140 tonnes supplémentaires ont été achetées au mois de juin, ce qui porte le total des achats à 16 000 tonnes ou 650 milliards $, dont la quasi-totalité ont été effectués depuis 2007.

 

 

LE MARCHÉ PAPIER DE L’OR ET L’ARGENT VA S’EFFONDRER

Lorsque l’énorme bulle éclatera, le marché papier de l’or et de l’argent en fera autant. La taille du marché papier est au moins 100 fois plus grande que le marché physique. L’essor de ce marché est étroitement lié à la manipulation des métaux précieux par les banques centrales, la BRI et les banques d’investissement. Lorsque le marché papier éclatera, il n’y aura plus d’or (ou d’argent) disponible, et ce, à n’importe quel prix. C’est à ce moment-là que les prix pourraient passer de 1 250 $ à 10 000 $ ou 100 000 $ en très peu de temps.Cela peut sembler totalement irréel et sensationnel, mais ce sera la conséquence de l’éclatement de l’enorme bulle et de la course pour sortir des marchés.

La plupart des gens croient que le statu quo peut durer indéfiniment et que les banques centrales continueront leur jeu ridicule qui consiste à prétendre que l’air est de l’argent réel et peut créer de la richesse.

Il y a un vrai risque que le système ne survive pas sous sa forme actuelle, et que la plupart des actifs perdent une grande partie de leur valeur. Les investisseurs devraient sérieusement envisager d’assurer leur patrimoine.

LE PLUS IMPORTANT MARCHÉ BAISSIER DE L’HISTOIRE EST IMMINENT

La prochaine baisse des marchés financiers devrait débuter plus tard en 2018 ou au début de 2019. Il ne s’agira pas d’une baisse ordinaire ou d’une correction normale. Ce sera le début du plus important marché baissier de l’histoire. Cette fois, les banques centrales et les gouvernements échoueront dans leurs tentatives de sauver le système. Ils vont certainement imprimer beaucoup d’argent et essayer d’abaisser les taux d’intérêt. Mais lorsque les marchés obligataires s’effondreront, les taux vont monter rapidement. Cela signifie que les obligations et les actions vont chuter avec la plupart des actifs.

La seule véritable assurance contre ce qui se profile est l’or physique et un peu d’argent, détenu en dehors du système bancaire. Il n’y a aucune raison valable de ne pas détenir des métaux précieux pour se protéger contre les risques du système financier. La question est de savoir si vous devez mettre 10% de votre épargne dans l’or, ou plus de 50%, comme le font certains de nos clients. À mon avis, c’est le moment d’être complètement couvert. Libre à chacun de décider ce que signifie une protection complète. Mais n’oubliez pas que, cette fois-ci, être sous-assurer pourrait vous coûter cher.

Le récent déclin des métaux précieux est la fin d’une correction de plusieurs années. C’est la dernière occasion d’acheter de l’or et de l’argent à des prix aussi intéressants.

Espérons que personne ne se demandera quand il sera trop tard : « Quand va-t-il enfin apprendre ? »

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Publié par le 1 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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UBS anticipe un net rebond du cours de l’or

Graphique du cours de l'or en données journalières

Pour le moment l’or ne joue plus son rôle de valeur refuge est sorti de son marché haussier débuté en 2015 (je ne parle pas du marché haussier à long terme), donc je dis attention on risque d’avoir une grosse accélération baissière (pour l’or en dollar, sachant que l’euro ne cesse de baisser face au dollar, donc bon pour l’or en euros) . C’est vraiment à surveiller de prés . En ce moment il est pénalisé notamment  par la pause dans la guerre commerciale et une hausse du dollar . Rester sous la ligne de tendance haussière qui a émergé en 2015 n’est pas bon du tout . Mais il y a pas mal d’ arguments pour un rebond et une hausse de l’or … Il serait temps que les Chinois répondent aux US dans la guerre commerciale par exemple, la situation géopolitique est trés instable , l’Europe est en sursis , etc … Z 

Selon les analystes d’UBS, une escalade dans le conflit commercial initié par les États-Unis profiterait au métal précieux, considéré comme une valeur refuge en cas de crise. L’avènement d’une véritable guerre commerciale pourrait propulser l’once au-delà de 1.400 dollars.

Jusqu’à présent, l’once d’or cotée à Londres n’a pas vraiment profité de la montée des tensions.

Au contraire, elle a même reculé de 11% depuis un plus haut d’un an établi le 11 avril dernier à 1.365,2 dollars. Un phénomène qui s’explique notamment, selon les analystes d’UBS, par l’appréciation du dollar sur la période (+7% par rapport à l’euro).

Mais, dans une étude publiée le 26 juillet dernier, les spécialistes de la banque suisse estiment qu’une nouvelle escalade dans le conflit commercial qui oppose les États-Unis au reste du monde (principalement l’Union européenne et la Chine) pourrait entrainer un net rebond du prix du métal jaune.

Selon ce scénario, l’once d’or pourrait se reprendre de 12% sur le niveau actuel de 1.218 dollars, pour dépasser les 1360 dollars l’once.

En cas d’éclatement d’une véritable guerre commerciale, UBS prévoit même une hausse au-delà de 1.400 dollars, potentiellement jusqu’à 1.470 dollars (qui correspond à son hypothèse la plus «optimiste»).

1.330 dollars en 2019 ?

En dehors de ces deux scénarios, le courtier anticipe tout de même un rebond du cours de l’or.

Selon ses prévisions, l’or devrait afficher un prix moyen de 1.315 dollars cette année puis de 1.330 dollars en 2019, 1.350 dollars en 2020, 1.370 dollars en 2021 et enfin les 1.400 dollars seraient rejoints en 2022.

Concernant le cours de l’argent, qui se situe actuellement autour de 15,40 dollars, les analystes d’UBS prévoient un prix moyen de 16,80 dollars sur l’ensemble de 2018 puis de 17,90 dollars en 2019.

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Publié par le 30 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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