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Charles SANNAT – « Vous avez aimé la loi sur les faillites bancaires ? Vous allez adorer celle sur la faillite des États !! »

france ferméé faillite

« Une telle loi sur les «bail-in» pour les obligations d’État risque de faire exploser l’euro » N’est ce pas ce que veut l’Allemagne, comme on l’a bien vu pendant la dernière crise Grecque en 2015 – c’est peut être aussi une des raisons pour laquelle ils veulent mettre un tel système en place ?!  

Un papier d’utilité publique . (Ndlr – les « ndlr » sont les miens)

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est un article d’il y a une semaine de notre ami Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres – que je considère, et vous le savez, comme l’un des meilleurs pour ne pas dire le meilleur journaliste européen à l’heure actuelle – que je voulais évoquer aujourd’hui.

Une fois n’est pas coutume, il nous lève donc un lièvre et de taille concernant la dernière idée lumineuse germanique, à savoir la mise en place d’une législation sur les faillites des États qui serait écrite sur le modèle de celle de la faillite des banques.

Petite explication technique sur les “bail-in”!

Ne fuyez pas !! Restez avec moi, vous allez voir comme à chaque fois c’est beaucoup plus simple en vrai, une fois décryptées toutes ces méchantes terminologies.

Un “bail-in” c’est intraduisible en français !

Disons que le “bail-in est une pratique financière qui impose à certains créanciers d’une banque en difficulté (y compris parfois de simples clients épargnants) une diminution du montant des créances qu’ils possèdent sur l’établissement de crédit ou une conversion de celles-ci en actions de capital. Le bail-in permet ainsi aux banques de se recapitaliser en cas de crise”.

À ne pas confondre avec le bail-out, qui désigne le renflouement d’une banque par un État (comme lors de la crise de 2008).

Afin de ne pas mettre les États en faillite en cas de faillite de banque, l’idée des dirigeants européens est justement de faire des bail-in et pas des bail-out !

J’espère que maintenant c’est un peu plus clair.

La loi, de 159 pages très exactement, sur les “bail-in” bancaires (dont j’ai consacré une lettre entière de STRATÉGIES à son explication) a donc pour objectif de répartir les pertes d’une banque en faillite et décrit avec précision justement ces modalités, stipulant que les épargnants entre autres seront mis à contribution.

Cette loi sur les réductions de créances bancaires change effectivement la donne en ce qui concerne la sécurité de vos dépôts en cas de faillite de votre banque. Vous trouveriez sans doute les choses pas drôles, vous regretteriez de ne pas avoir débancarisé, de ne pas avoir d’or et d’avoir si longuement hésité pour votre maison à la campagne…

C’est quoi un bail-in pour les obligations d’État ?

C’est la même chose que pour une banque qui ferait faillite mais pour un État qui ferait faillite. L’idée c’est de faire une loi qui, là encore, décrit les modalités avec précision des pertes qui seront imposées aux créanciers de cet État en faillite, tout en sachant qu’un créancier de l’État peut être un fournisseur par exemple qui n’a pas encore été payé, ou un fonctionnaire à qui l’État doit un salaire, un retraité à qui l’État doit une pension, ou un épargnant qui a placé son argent en… obligations d’État à travers par exemple, au hasard, un contrat d’assurance vie!

En vertu de ce nouveau régime, les détenteurs d’obligations pourraient subir des pertes en cas de nouvelle crise sur la dette souveraine d’un pays avant que ce pays ne puisse avoir recours au mécanisme de sauvetage de la zone euro, le MES, dont tout le monde a oublié l’existence !

L’idée est logique puisque le MES est voué à l’échec !

Il va falloir faire appel à votre mémoire, car le MES c’était quand tout le monde avait peur que l’euro explose. Nous étions en 2011 et l’or était à 2 000 dollars l’once. Sarkozy était président et sauvait l’Europe ainsi que le monde à chaque sommet de la dernière chance.

L’idée “brillante” (c’est ironique) du MES consistait à dire que des pays européens surendettés s’endettaient encore plus pour mettre de l’argent qu’il n’avait pas dans un fonds commun appelé MES pour aller sauver des pays carrément en faillite…

J’ai toujours, depuis 5 ans, donné toujours la même et unique définition du MES, à savoir, donc, un machin évidemment voué à un échec retentissant. Pas parce que le MES serait contre mon idéologie mais tout simplement parce qu’il fonctionne exactement comme je l’ai dit un peu plus haut.

Comme nos mamamouchis sont au courant de ce que je viens de vous expliquer, surtout les mamamouchis allemands, ils veulent, avant de devoir renflouer les États, qu’il y ait une forme de renégociation de la dette plus ou moins obligatoire et ce sera plus que moins ; et avant que le MES intervienne, il faudra que les détenteurs d’obligations acceptent une perte substantielle.

C’est parfaitement logique puisque c’est la seule façon, de toute manière, in fine de s’en sortir avec ce monceau de dettes…

Pour être plus clair, la seule façon de s’en sortir sera de ne pas rembourser… La faillite donc se profile et à travers cette proposition et volonté allemande, c’est un signal d’alarme majeur qui vient de retentir !

Une telle loi sur les «bail-in» pour les obligations d’État risque de faire exploser l’euro !

Et non, encore une fois, moi je ne dis plus rien !! C’est notre Ambrose Evans-Pritchard qui cite plusieurs sources très haut placées dans plusieurs gouvernements européens qui nous le dit. Et vous savez quoi ? Je suis parfaitement d’accord. Explications :

Un nouveau mécanisme dit de “bail-in” souverain vient appliquer une décote aux détenteurs d’obligations en cas de faillite, cela revient à dire :

1/ le MES est inopérant et ne sert à rien.
2/ La croyance qui consiste à dire que la BCE interviendra en dernier ressort est fausse.

Conclusion : si vous prêtez à un pays qui fait faillite, vous l’aurez dans le baba… C’est logique, sauf que si l’euro n’a pas éclaté en 2011, c’est uniquement parce que Mario Draghi avait dit au pire moment “ne vous inquiétez pas, je ferai tout ce qu’il faut pour sauver l’euro qui est irréversible et croyez-moi, ce sera assez”…

Sauf qu’il semblerait que l’on s’oriente vers l’intégration de la réalité des choses, à savoir que nous avons un immense problème de dettes et qu’il y a peu de façons de s’en sortir avec les dettes.

1/ Augmenter la richesse (la croissance).
2/ Augmenter les impôts et réduire les dépenses (récession et déflation comme en Grèce).
3/ Ne pas rembourser et faire défaut.

En l’absence de croissance, et parce que la politique d’austérité est déflationniste et conduit au défaut, il n’y a en réalité que deux solutions : l’utilisation de la planche à billets par la Banque centrale ou le défaut partiel avec réduction de la dette. (ou la réévaluation de l’or au niveau international, ndlr)

Ce que dit l’Allemagne, c’est que la planche à billets ne sera pas utilisée et qu’il faudra que chacun prenne ses pertes. (la Deutsh Bank vient de dire le contraire, ndlr) 
Lorsque cette annonce a été faite,les taux d’emprunt des pays du Sud ont flambé, comme le montre ce graphique pour les taux portugais à plus de 4%!

taux portugal

Cela veut dire que si la BCE ne garantit plus l’absence de risque de faillite alors le risque de faillite revient et si le risque de faillite revient, il y a tout plein de pays qui vont voir les taux flamber et si les taux flambent, soit ces pays font faillite soit l’euro explose et chacun retrouve ses monnaies nationales.

L’Europe et l’euro sont déjà morts, la seule question est de savoir qui fera le faire-part de décès et quand ! À la fin des fins, les épargnants seront ruinés, sauf ceux qui auront su sortir des banques et des produits financiers à temps.

En attendant mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com ».

Source The Telegraph ici

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Publié par le 25 février 2016 dans économie, général, International

 

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« Les 5 raisons pour lesquelles vous allez être ruinés et la solution pour vous en sortir! » L’édito de Charles SANNAT

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Le 19 janvier dernier Ambrose Evans-Pritchard, le dernier grand journaliste d’investigation au monde et certainement l’un des mieux informés, était à Davos où il s’est longuement entretenu avec William White.

William White n’est pas n’importe qui même si l’écrasante majorité des gens n’en n’a jamais entendu parler.

William White est celui qui préside le comité d’examen des situations économiques et des problèmes de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et il n’est rien de moins également que l’ancien chef économiste de la Banque des Règlements Internationaux (BRI). La BRI c’est en quelque sorte la banque centrale des banques centrales.

william whiteCe qui est important dans ce qu’a déclaré William White c’est sa description de la suite des événements. Pour lui il n’y aura pas d’hyperinflation, mais une sortie de crise par une immense crise d’insolvabilité. L’avantage de la crise d’insolvabilité c’est que si vous ruinez les épargnants, vous sauvez globalement les monnaies. Vous sauvez les monnaies même si à l’arrivée il y a moins de monnaie, beaucoup moins même.

Revenons donc précisément sur ses déclarations. C’est une traduction personnelle de cet article du Telegraph dont vous avez la source tout en bas de cet article.

Raison numéro 1: Vous allez tous être ruinés à cause d’une insolvabilité généralisée !

Pour lui le premier constat est simple et ceux qui me suivent devraient logiquement partager son analyse.

« Le système financier mondial est devenu dangereusement instable et pourrait faire face à une avalanche de faillites susceptibles de remettre en cause la stabilité sociale et politique de nos pays. »

Si cela fait longtemps que j’affirme que ceux qui dépendent de la dépense publique ont du soucis à se faire, vous voyez depuis quelques semaines l’inquiétude des départements incapables de financer une dépense indispensable pour la « paix sociale » qu’est le RSA.

Raison numéro 2: La situation est pire qu’en 2007

Là encore c’est évidemment ce que je pense. Rien n’a été fait depuis 2007 à part une succession insupportable de séquences de communication, mais sur le fond, rien n’a fondamentalement changé, la finance ne s’est pas régulée, les paradis fiscaux existent toujours, les entreprises ne payent pas leurs impôts et nous sommes assis sur un volcan de dettes encore plus important qu’avant la crise en 2007. Mais disons-le. Lorsque votre analyse est confirmée par un type comme White, cela ne peut que renforcer votre conviction d’être dans le vrai malgré les dénégations pleines d’espérance de mougeons qui préfèrent depuis le début les mensonges qui rassurent à la vérité qui dérange.

« La situation est pire que ce qu’elle était en 2007. Nos munitions macroéconomiques pour lutter contre le ralentissement et la crise ont toutes été utilisées»… Et oui, que voulez vous faire de plus ? Rien n’a réellement fonctionné.

« Les dettes ont continué à s’accumuler au cours des huit dernières années et elles ont atteint de tels niveaux dans chaque partie du monde qu’elles sont devenues une cause puissante du problème ».

« Il deviendra évident lors de la prochaine récession que beaucoup de ces dettes ne seront jamais remboursées, et ce sera inconfortable pour beaucoup de gens qui pensent qu’ils possèdent des actifs qui valent quelque chose ».

« La seule question est de savoir si nous sommes en mesure de regarder la réalité en face et de faire face à ce qui vient d’une manière ordonnée, ou si ce sera de manière désordonnée. Les annulations de la dette sont une constante depuis 5 000 ans, aussi loin que les Sumériens. »

Votre épargne finance les dettes, donc elle n’existe plus !!! C’est pour cela que vous serez ruinés.

Arrêtons-nous sur cette phrase prononcée par White un peu plus haut. « Il deviendra évident lors de la prochaine récession que beaucoup de ces dettes ne seront jamais remboursées, et ce sera inconfortable pour beaucoup de gens qui pensent qu’ils possèdent des actifs qui valent quelque chose ».

Aujourd’hui les épargnants pensent que leur épargne c’est de l’argent sonnant et trébuchant. Mais pas du tout. Leur argent sert à financer des dettes et c’est parce que leur argent finance des dettes que celui qui a emprunté paye des intérêts que justement leur argent leur rapporte des intérêts tous les ans.

Raison numéro 3: Les intérêts perçus sont le fruit d’une opération de crédit ! VOTRE argent n’existe PLUS !

Tant que vous ne comprenez pas ce mécanisme, alors vous ne pouvez pas comprendre quels sont les risques qui pèsent sur votre patrimoine financier et c’est exactement ce que White vient de dire en parlant de ceux « qui pensent posséder des actifs ».

Le premier d’entres eux, c’est évidemment l’assurance-vie, placement préféré des Français, constitué pour le fonds euros à plus de 70% d’obligations d’Etats et de façon générale d’obligations, c’est-à-dire de titre de dettes !

Raison numéro 4: Pour White le système bancaire européen est en grand danger… votre épargne aussi !

« Le système bancaire européen pourrait devoir être recapitalisé sur une échelle encore inimaginable, et les nouvelles règles « bail-in » signifient que tout détenteur de dépôt au-dessus de la garantie de 100 000 € devra aider à payer pour cela. »

En clair, toutes les sommes qui dépasseront la « garantie » des dépôts seront confisquées en cas de faillite bancaire et cela c’est uniquement dans le cas où le fonds de garantie des dépôts serait solvable ce qui est une grande illusion puisque avec 2 milliards d’euros investis, d’ailleurs en grande partie dans des obligations bancaires, il est peu probable que le fonds de garantie des dépôts soit en mesure d’être d’une aide significative en cas de faillite d’une grande banque.

Là encore la solution est simple. Il faut débancariser et migrer votre patrimoine au maximum vers des actifs tangibles qui ne sont pas des titres de dettes et c’est exactement ce que j’explique dans ma lettre STRATEGIE.

Raison numéro 5: Il n’y a plus aucune bonne solution pour la FED, la banque centrale américaine !!

Une fois encore les propos de White, à défaut d’être une certitude absolue, valident en tous points l’analyse que je partage avec vous depuis des années.

Il n’y a plus aucune bonne solution pour nous sortir du pétrin dans lequel nous nous sommes fourrés à titre collectif.

Soit nous allons mourir d’une hyperinflation sévère, soit d’une insolvabilité généralisée. Pour le moment nous ne sommes ni dans l’un ni dans l’autre mais dans une « drôle de guerre », dans une « veillée d’armes » qui peut durer un temps encore indéterminé, mais il arrivera une crise, une autre, qui viendra rompre cet équilibre très précaire construit depuis 2008.

« M. White a déclaré que la Fed est maintenant dans un dilemme terrible en essayant de se sortir de la politique de QE. C’est le piège de la dette. La situation est tellement mauvaise qu’il n’y a pas de bonne réponse. Si la FED augmente les taux ça va être méchant. Si elle ne monte pas les taux, cela va tout simplement empirer les choses» et de conclure par un lapidaire « Il n’y a pas de solution facile à ce fouillis ».

La solution ne sera pas collective. C’est à vous de jouer et de préparer VOTRE réponse. Comment?

Collectivement il est beaucoup trop tard. Tout, partout, à tous les niveaux, est en train de se déliter. La réponse et les solutions sont en vous et pour vous. Vous seul, en ayant pris conscience de la situation, pouvez prendre vos propres décisions patrimoniales.

Tous les jours j’essaie au mieux d’informer le plus grand nombre de nos concitoyens des risques financiers auxquels ils sont soumis et je les invite à se préparer.

C’est également ma mission dans la Lettre STRATEGIES qui a pour vocation de vous donner des pistes de réflexion pour affronter le monde qui vient et qui ne sera pas « gentil ». Les propositions que j’articule et formule gardent toujours un objectif en tête.

Parce que le pire n’est jamais sûr et que le meilleur est toujours souhaitable, il faut prendre des décisions patrimoniales qui vous permettent de gagner si tout va bien (on peut toujours y croire) et de ne pas perdre si tout allait mal. En toutes choses nous devons rester pondérés. A celles et ceux qui veulent en savoir plus rendez-vous ici! Vous pourrez en bonus télécharger l’ensemble des anciens numéros de ma lettre STRATEGIES

Mais ce n’est pas le plus important. Le plus important c’est ce que vous allez décider de faire ou de ne pas faire pour vous.

Je vous invite encore une fois, à imaginer ce que serait un monde où l’épargne aurait été annulée… pour annuler les dettes.

Un monde où de nombreux Etats seraient insolvables ?

Un monde où les minimas sociaux et les aides ne pourraient être versés, un monde où les flux économiques physiques qui dépendent des flux financiers s’arrêteraient quelques semaines.

Imaginez cela et essayez, en face d’apporter vos propres solutions.

N’attendez pas d’aide de l’Etat. Il est en faillite.

Vous êtes seul. Enfin seul, pas tout à fait, car il existe partout en France des gens qui se préparent, des solidarités qui se nouent, des liens qui se tissent.

Si vous êtes seul pour prendre les décisions qui vous concernent, la plus grande erreur serait de se replier.

Au contraire, survivre à la crise, c’est aller vers l’autre, c’est sortir de notre individualisme forcené engendré par une société consumériste sans âme.

Nous serons plus fort ensemble, mais cet ensemble n’est pas l’Etat, cet ensemble s’exprimera et s’exprime déjà à travers les résiliences et les solutions locales que, loin de la capitale et des pouvoirs coupés des réalités, des femmes et des hommes mettent en place sans rien attendre.

A chacun « de faire sa part » !

En attendant mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT
Insolentiae signifie impertinence en latin
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Publié par le 25 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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Vous allez raquer ! BNP à son tour fera payer ses clients pour gérer leur compte

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Ben oui, il faut les faire payer les moutons, encore et toujours! Puisque non seulement ils se laissent faire, non seulement ils ne râlent pas pour le futur braquage autorisé qui va survenir, ils n’ont rien dit avec les scandales du Libor et de l’Euribor qui a couté un maximum aux ménages français, tout comme l’arnaque des assurances sur les crédits, alors ça, cela va bien passer aussi… Même le coup des emprunts toxiques est passé. Même dans le pire, les consommateurs se laissent faire…

bnp-paribas

Ce n’est pas faute de dire et de répéter à l’envi qu’il faut « débancariser » c’est-à-dire réduire son exposition au système bancaire au sens large!

BNP n’est pas la seule dans ce cas, puisque plusieurs banques ont déjà fait ce choix comme la Caisse d’Épargne, la Banque Postale, HSBC ou encore le CIC. La Société générale, non contente de fermer 20% de ses agences envisagerait aussi de facturer à hauteur de 2 euros, la tenue de compte à partir du 1er janvier prochain.

Quelles sont les solutions?

Il y en a en réalité pas mal, à commencer par le fait de faire jouer la concurrence et de quitter sa banque traditionnelle pour migrer vers une banque en ligne aux tarifs plus doux, vu que désormais comme le montre l’exemple de la Société Générale, les grands réseaux vont fermer massivement des agences et réduire ainsi l’intérêt des « vieilles » banques.

Pour votre épargne il existe aussi d’autres façons de placer ses sous en sur-pondérant les actifs tangibles. C’est pour partager avec vous ces solutions et ces analyses que j’ai créée ma lettre STRATÉGIES.

Les frais qui vous seront facturés (et ils sont augmentation constantes) puisque selon une étude de Panorabanques.com les frais de tenue de banque ont progressé de 14,2% en 2014 et de 22,8% en 2015, ne sont qu’une petite facette du problème bancaire auquel chacune et chacun de vous êtes confrontés.

Il y a bien sur le nouveau système de résolution des faillites bancaires qui n’est pas franchement rassurant pour les épargnants (la directive européenne fait 159 pages de jargon technique et technocratique), il y a les taux zéro, voir même les taux négatifs que certaines banques européennes imposent à leur clients qui perdent donc de l’argent chaque jour en contemplant leur épargne s’éroder, il y a aussi des problèmes de fiscalité de plus en plus douloureux.

Charles SANNAT

Source Le Figaro ici

Insolentiae

 
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Publié par le 10 novembre 2015 dans économie, général, International

 

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