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Archives de Tag: alimentaires

Des « dérivés d’hydrocarbures » dans des centaines d’aliments vendus en France ?! (L’affaire date de 2008)

L’affaire date de 2008 et ça fait peur …  ça en dit beaucoup sur les pratiques industrielles, mais le pire c’est que ça avait été « légalisé » . Je n’étais pas au courant et quand je l’ai découvert j’ai été choqué, je ne savais pas que c’était possible de faire ça ! 

Selon les médias de l’époque :

« De Saupiquet à Amora, de Knorr à Miko… Plus de 200 produits alimentaires en vente dans nos grandes surfaces contiennent de l’huile de moteur sans que personne, parmi les pouvoirs publics français et européens, ne s’en affole vraiment. Des centaines d’aliments en vente en grande surface contiennent des dérivés d’hydrocarbures mais les autorités sanitaires ne jugent pas utile de les retirer des rayons. »

 » si la Commission européenne rend publique l’alerte le 26 avril, elle en minimise l’effet une semaine après. Avec l’aide de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (ANEA), la Commission européenne autorise la vente de tous les produits contenant moins de 10 % d’huile de tournesol frelatée. »

A ce jour il n’y a toujours pas eu de suite à cette affaire . Qu’est ce que ça doit être en 2018 ?!! Toujours de l’huile frelatée à moins de 10 % et autres dérivés d’hydrocarbures dans nos aliments ?? 

Pour les autorités sanitaires à l’époque il n’y avait pas de  «toxicité aiguë» , donc au final on a laissé les produits sur le marché !!!!  Logique non ?!  La question est de savoir si ces pratiques sont toujours d’actualité . Incroyable . Z

Voici un des article sur le sujet datant de 2008, la mayo avait allumé la mèche  :

40.000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe, d’ après des révélations du «Canard enchaîné». Des produits alimentaires fabriqués à partir de cette huile n’auraient pas été retirées du marché, officiellement «en l’absence de toxicité aiguë».

L’histoire commence le 21 avril quand le groupe Saipol, maison mère des mayonnaises Lesieur, informe la Répression des fraudes que des escrocs leur ont livrés une cargaison de 40.000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne coupées avec 280 tonnes d’huile de moteur.

Blocage des ventes levé

Dès le 26 avril, des produits sont enlevés des rayons, l’enseigne Carrefour admet par exemple en avoir retiré pas moins de 200. Mais la Répression des fraudes a publié le 7 mai une note très peu rassurante révélée par le «Canard Enchaîné»: «Le blocage des produits ayant moins de 10% d’huile de tournesol contaminées est levé depuis le 2 mai, ceux contenants plus de 10% sont soumis au blocage et retrait».

Autrement dit, les industriels et les distributeurs peuvent continuer à vendre les produits contaminés, tant qu’ils contiennent moins de 10% d’huile contaminée. Motif invoqué par la Répression des fraudes: «l’absence de toxicité aiguë». La Commission européenne, qui est à l’origine de la décision, explique au «Canard enchaîné» que l’huile de moteur incriminée n’est pas si dangereuse que ça: un homme de 60 kg peut en ingurgiter jusqu’à 1,2 gramme par jour sans risque. Pas sûr que les consommateurs européens soient rassurés.

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Publié par le 20 juin 2018 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Des chercheurs alertent sur la présence de nanoparticules cancérigènes dans les produits alimentaires industriels

Dioxyde de titane (E171) Crédits : Wikimedia Commons

Une étude parue au début de l’année indique que le colorant E171 est source de danger à la consommation. Les chercheurs lancent l’alerte sur les nanoparticules contenues dans les additifs et tentent de faire la lumière sur ce qui est en réalité un véritable scandale sanitaire.

La présence des nanoparticules dans les additifs alimentaires inquiète depuis la parution d’une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du Centre de recherche en toxicologie alimentaire Toxalim, relayée par Libération en janvier 2017 dans un article intitulé « Des bonbons fourrés aux nanoparticules ». Un de ces additifs est particulièrement ciblé, à savoir le dioxyde de titane (E171) qui est classé comme un cancérigène probable depuis 2006. Il est présent dans la nature sous la forme de rutile, une espèce minérale.

Dans l’industrie de l’agroalimentaire, le dioxyde de titane est utilisé comme un colorant blanchissant et entre dans la fabrication de pâtisseries industrielles, mais également dans celle des dentifrices et de plus d’un millier d’autres produits. Il s’agit d’un additif nanométrique, soit d’une taille 10 000 fois plus réduite qu’un grain de sel et 50 000 plus fin qu’un cheveu ! Ce dernier est si petit que les chercheurs pensent qu’il pourrait détériorer l’ADN des cellules sans avoir besoin d’y pénétrer et évoquent le terme de « liaisons précancéreuses ». Ils ont mené des expériences sur des rats en leur administrant des doses de dioxyde de titane proportionnelles aux doses auxquelles un humain est susceptible d’être exposé.

E.Leclerc soutient la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer

L’opération « une orchidée pour la mémoire », soutenue dans les centres E.Leclerc du 19 au 30/9 va financer des projets de recherche visant à améliorer la détection précoce de la maladie .

Il faut savoir que ce genre d’additif est toujours accepté par les autorités de l’Union européenne alors qu’il s’agit ici d’une sérieuse question de santé publique et que les preuves sont de plus en plus formelles contre ces substances.

Voici un court reportage sur la question diffusé par France 3 et relayée sur Facebook par Permavenir :

Sources : PositivR – Libération

 
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Publié par le 24 septembre 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Spéculateurs de la faim : comment les denrées alimentaires sont devenues des produits financiers

Les trois hommes responsables de la dérégulation du marché des matières premières en 1999 : Robert Rubin, alors secrétaire au trésor (devenu co-président de Goldman Sachs), Alan Greenspan, président de la réserve fédérale, et Larry Summers, successeur de Rubin au trésor (devenu président de l’université de Harvard puis conseiller de Barack Obama)

Le 22 février 2017, Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l’ONU, alertait le monde concernant la famine sévissant dans plusieurs pays du Sahel, de la corne de l’Afrique et au Yémen. Certains membres de l’Organisation parlent de la « plus grave crise alimentaire depuis la création de l’ONU ».

Sur un ton compassionnel, la famine est généralement présentée par les médias et les institutions internationales comme un phénomène naturel, irrémédiable, contre lequel la « communauté internationale » investit tous les moyens en son pouvoir. Cette narration ne permet que rarement d’aborder les éléments pouvant expliquer réellement pourquoi, à l’ère de la circulation accélérée des individus, des informations, des ressources et des biens de consommation, des millions d’êtres humains sont décimés par la faim et la soif. Le rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, le soulignait dans un entretien pour le quotidien espagnol El Pais : « La faim est un problème politique. C’est une question de justice sociale et de politiques de redistribution  » .

La spéculation sur les matières premières, cause mondiale de la famine

Gary Cohn Blankfein goldman sachs gsci nec trump

Gary Cohn, à droite, en compagnie de Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs.

Depuis les initiatives politiques de dérégulation financière des années 1980, les matières premières sont accessibles aux banques et aux fonds d’investissement. A la fin de la guerre froide, en 1991, la banque Goldman Sachs, alors sous la direction de Gary Cohn, devenu depuis directeur du conseil économique national de l’administration Trump, crée le GSCI, « Goldman Sachs Commodity Index » : un produit dérivé synthétisant en une formule mathématique complexe l’indice de la valeur boursière de 24 matières premières parmi lesquelles le café, le bétail, le maïs, les porcs, le soja et le blé, mais également les métaux précieux, le pétrole et le gaz.

Les spéculateurs responsables de la volatilité des prix des denrées alimentaires

spéculation agricole matières premières banque faim denrées alimentairesAu XIX° siècle aux États-Unis, des « contrats à terme » ont été créés afin de permettre aux agriculteurs et aux acheteurs de blé de s’appuyer sur un accord de base pour négocier le prix des céréales. Malgré la volatilité propre aux conditions de vente de ces produits – contingences du transport, du climat … – les contrats à terme permettaient une stabilité relative des prix. Cette stabilité était possible parce que tous les agents de la transaction étaient des acteurs matériels du marché des céréales. Même les multinationales comme Nestlé, Pizza Hut ou McDonalds ont matériellement besoin d’acheter et de vendre des céréales pour alimenter leurs affaires. Elles prennent de vrais risques en achetant et en vendant ces produits qui sont la base de leur commerce. C’est pourquoi on les appelle des bona fide hedgers, autrement dit, et il faut goûter toute l’ironie de cette appellation,  des « spéculateurs de bonne foi » .

Nous l’avons dit, ces agents spéculateurs de multinationales dont le business est en relation directe avec le cours des céréales  prennent des risques pour leurs propres affaires en investissant dans ces denrées pourtant nécessaires à leur production. Or, la gestion de risque, c’est la spécialité de purs spéculateurs tels que Goldman Sachs, dont les bénéfices n’ont aucun rapport avec la gestion matérielle des denrées sur lesquelles ils spéculent. Lorsque les bona fide hedgers se sont mis à confier la gestion de ces risques aux spéculateurs sans lien avec la réalité de l’industrie agro-alimentaire, ils leur ont permis de transformer notre pain quotidien en pur produit spéculatif.

Greenspan, Summers, Rubin : les artisans du fléau de la dérégulation

Rubin Greenspan Summers dérégulation Times goldman sachs Trésor réserve fédérale

Rubin, Greenspan et Summers, les responsables de la dérégulation des marchés, et notamment de celui des matières premières, présentés comme des héros par le magazine Time en février 1999

En hommage à l’action de Brooksley E. Born contre Rubin, Greenspan et Summers, le magazine de l’université de Stanford publia cette une, 10 ans après celle du Time : « la femme qui tenta de sauver notre monnaie, et les gens qui l’en empêchèrent »

Entre 1998 et 1999, la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), l’agence chargée de la réglementation des bourses de commerce aux États-Unis, a pris la décision d’ouvrir les marchés à terme aux opérateurs extérieurs, c’est-à-dire à tous les fonds spéculatifs. Cette décision fut le fruit d’une confrontation au sein de l’administration Clinton entre d’un côté Brooksley E. Born, alors à la tête du CFTC et réticente vis-à-vis de cette dérégulation, et de l’autre Alan Greenspan, président de la réserve fédérale, Robert Rubin, alors secrétaire au trésor et ancien coprésident de Goldman Sachs, et Larry Summers, successeur de Rubin au trésor et membre du comité directeur du groupe Bilderberg. Born perdit ce bras de fer. Cette dérégulation déstabilisa complètement le fragile équilibre des contrats à terme, accentuant tragiquement la volatilité des prix des denrées alimentaires. Il s’échangerait chaque année désormais à la bourse de Chicago près de 46 fois la production mondiale de blé. Les denrées alimentaires sont devenues des valeurs boursières refuges, sur lesquelles se ruent les fonds spéculatifs en cas d’éclatement d’une bulle financière. Ainsi, lors de la crise de 2007-2008 en partie causée par la pression exercée par Greenspan, Rubin et Summers sur le CFTC une décennie plus tôt, les fonds spéculatifs ont investi des milliards de dollars dans les matières premières à une période de raréfaction des récoltes, précipitant des millions d’individus dans la famine et menant aux déstabilisations politiques connues sous le nom d’émeutes de la faim.

Larry Summers, la folie ultralibérale au service de l’asservissement des peuples

Pour bien saisir en quoi les idéaux ultra libéraux de ces individus ont un impact direct sur le sort des peuples, et quel est le degré de mépris de ces dérégulateurs professionnels pour la vie humaine, il faut se rappeler les propos de Larry Summers, et se souvenir que cet individu fut membre du comité directeur du groupe Bilderberg, économiste en chef de la banque mondiale (1991-1993), chef du conseil économique national de l’administration Obama (2009-2010), président de l’université de Harvard :

« Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico […] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés […] et se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. […] Le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable ».

cité par The Economist, 08.02.92, The Financial Times, 10.02.92, reproduit dans Courrier International, n°68, 20.02.92 et dans Le Monde, 19.05.92.

Summers a également déclaré :

« il vaut mieux que les enfants asiatiques travaillent dans les usines textiles plutôt qu’ils se prostituent »

Cité par Les Echos, 25 novembre 2008, p.38

Voilà donc les deux perspectives d’avenir que le capitalisme financier propose à la jeunesse des contrées dans lesquelles il entend imposer sa vision du progrès et de l’« ouverture » économique et morale : esclavage industriel ou prostitution. Comme si ces deux propositions ne connaissaient pas d’alternative …

Galil Agar

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Pour aller plus loin :

La famine, arme de la guerre et du marché : Niger, Nigéria, Sud-Soudan, Somalie, Yémen, Cercle des Volontaires, Galil Agar

Comment Goldman Sachs a provoqué la crise alimentaire, Slate, traduit d’après Foreign Policy, 22.06.2011, Fredercik Kaufman (trad. Charlotte Laigle)

Trois banques françaises accusées de spéculer sur la faim dans le monde ( BNP Paribas, BPCE, Société générale), Le Figaro, 24.02.15, Eric de la Chesnais

Ouvrages de Jean Ziegler :

Le Droit à l’alimentation, Paris, Éditions Fayard, 2003.

Destruction massive. Géopolitique de la faim, Paris, Le Seuil, 2011.

Source

 

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Les allergies alimentaires deux à trois fois plus répandues qu’il y a dix ans…

Les allergies alimentaires seraient-elles en train de devenir un problème de santé publique ? Aujourd’hui, 10% de la population sont touchés, soit deux à trois fois plus qu’il y a dix ans. Plusieurs facteurs amplifient ces allergies, notamment la pollution et la consommation de plats industriels.

À trois ans, Eden est une petite fille gourmande. Aujourd’hui, au menu du goûter, des crêpes. Mais pour la petite fille, elles sont sans oeufs, sans farine de blé, et sans lait, car Eden est allergique. La liste des aliments qui lui sont interdits est longue : « Lait de chèvre, lait de brebis, blé, noisette, oeuf, quinoa, boeuf, colza, sésame, moutarde, avoine, amandes, veau, agneau, mouton, arachide« , détaille Mélanie Dugast, sa maman, les yeux rivés sur un tableau Excel.

La moitié de la population touchée en 2050

Au contact de ces aliments, Eden pourrait faire une réaction potentiellement mortelle. Alors chaque sortie nécessite la plus grande organisation : « Dans ce sac, il y a ses antihistaminiques, ses corticoïdes, et surtout, se seringues d’adrénaline« , précise Mélanie. Une fois par semaine, elle doit se rendre dans ce magasin bio, spécialement pour Eden, et scrute la moindre étiquette à la loupe. « Ça prend énormément de temps, parce qu’il faut tout vérifier« , déplore-t-elle.

Environ 10% de la population est concernée par ces allergies alimentaires, surtout les enfants. Et les formes graves ont été multipliées par deux ou trois en seulement 10 ans. D’ici 2050, selon l’Organisation mondiale de la santé, les allergies alimentaires toucheront la moitié de la population.

 
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Publié par le 14 mai 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Cancers : l’ANSES met en cause les huiles minérales des emballages alimentaires

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L’agence sanitaire ANSES conseille aux fabricants d’emballage de ne pas utiliser d’huiles minérales pour éviter de contaminer les aliments. REUTERS/Shailesh Andrade.


C’est ce que l’on appelle les auxiliaires technologiques. Ce sont des produits que l’on va utiliser pour faciliter le démoulage des chips par exemple ou tout simplement dans les emballages et qui vont se retrouver bien sûr sur les aliments. Ces produits sont hyper toxiques et au lieu de les interdire, l’ANSES conseille aux fabricants de ne pas les utiliser comme si un simple conseil — qui n’est généralement pas suivi — avait une quelconque valeur juridique, une quelconque utilité pour la santé publique ! Le temps de causer quelques milliers voire dizaines de milliers de cancers supplémentaires et de souffrances inutiles, comme toujours.

Les huiles minérales présentes dans les encres et adhésifs des emballages de denrées alimentaires soulèvent l’inquiétude.

L’agence sanitaire Anses attire l’attention sur la contamination des aliments par ces huiles dont certaines peuvent être cancérigènes. L’agence sanitaire Anses recommande de réduire la contamination des aliments par les huiles minérales et conseille aux fabricants d’emballages d’utiliser des matières premières qui ne contiennent pas de ces dérivés du pétrole.

En effet, les molécules présentes dans ces huiles ont la capacité de migrer et de se retrouver dans les denrées alimentaires de type riz, pâtes ou lentilles. Pour Charlotte Grastilleur, directrice santé-alimentation à l’Anses, la consommation répétée de ces aliments peut induire un risque. « Ce sont des molécules qui peuvent être assez agressives vis-à-vis des cellules, notamment du matériel génétique de la cellule. En revanche, ça ne signifie pas qu’on est dans un péril immédiat à consommer ce type de produit. C’est la consommation répétée qui peut induire un risque », explique-t-elle.

« L’exposition au long cours induit un risque potentiel de développer un cancer. »

Et ce risque, même s’il n’est pas immédiat, peut être à l’origine de maladies graves. « Ça peut être notamment des altérations du foie, poursuit Charlotte Grastilleur. C’est du moins ce qu’on a observé chez l’animal, donc c’est très difficile de le transposer à l’homme, mais c’est néanmoins un sujet de préoccupation à partir du moment où on a des molécules qui peuvent altérer des cellules, l’exposition au long cours induit un risque potentiel de développer un cancer. »

Pour le moment, il n’y a pas de réglementation sur l’utilisation des huiles minérales.
Mais, déjà en 2012, l’agence sanitaire européenne tirait la sonnette d’alarme et en 2015, l’ONG Foodwatch avait alerté sur la présence de ces huiles toxiques dans plus de 40 produits de grande consommation en France.


RFI

 
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Publié par le 12 mai 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Russie bio, États-Unis génétiquement modifiés

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Encore une bonne initiative des Russes qui confirment vouloir s’engager dans la voie d’une alimentation saine . Mieux, les Russes sont en train de développer et de proposer un véritable contre modèle sociétal et civilisationnel, totalement différent et bien plus sain que le modèle dominant, principalement anglo-saxon .  

La Russie vise à devenir premier exportateur mondial de produits alimentaires non génétiquement modifiés. Pendant ce temps, aux États-Unis d’Amérique …

La Russie a fait le choix confiant de l’écologique et du civilisationnel quand, en septembre, le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch a annoncé que, « dans la mesure où les organismes génétiquement modifiés font peur, nous avons pris la décision de n’en utiliser aucun dans les productions alimentaires. »

En termes simples, cela signifie que les Russes n’ont pas à s’inquiéter au sujet des manchettes du genre « Monsanto fait pression à l’OMS et en Californie pour ne pas citer le glyphosate comme un cancérogène », ou bien « 59 variétés de maïs indigène en danger car Monsanto lorgne sur le Mexique ».

Mais la décision des Russes d’adopter la nourriture biologique n’a pas été prise simplement pour garder les gens en bonne santé. Poutine a déclaré le mois dernier que la Russie voulait devenir le plus grand exportateur mondial de produits non génétiquement modifiés. Il a dit :

Non seulement nous sommes en mesure de nous nourrir nous-mêmes en prenant en considération nos ressources de terres, d’eau – la Russie est capable de devenir le plus grand fournisseur mondial d’aliments sains, écologiquement purs et de haute qualité, ce dont se privent depuis longtemps les producteurs occidentaux, surtout compte tenu du fait que la demande pour ce genre de produits ne cesse de monter sur le marché mondial.

Poutine a également déclaré que, dans la dernière décennie, d’importatrice de la moitié de sa nourriture, la Russie est devenue exportatrice nette. Poutine prétend que la Russie gagne désormais plus d’argent de la vente de nourriture que de la vente d’armes et de carburant.

Pendant ce temps-là, dans les USA du génétiquement modifié déréglementé :

La façon dont la viande est produite aux USA est déjà très enveloppée de mystère : des entreprises et jusqu’à des lois empêchent les gens de dévoiler ce même à quoi les abattoirs ressemblent.

Au surplus, une loi récemment abrogée a rendu la viande étasunienne encore plus mystérieuse : Là-bas, les gens n’ont plus le droit de savoir d’où provient leur viande. Tant de mystère sur la viande en si peu de temps :

Selon Associated Press, fin 2015, le Congrès a abrogé la mesure d’étiquetage, la loi Country-of-Origin Labeling (COOL) [marquage du pays d’origine] exigeant des détaillants qu’ils indiquent explicitement le pays d’origine de toute viande rouge. En d’autres termes, aux USA, le bœuf et le porc emballés n’auront plus l’obligation de porter une étiquette indiquant la provenance de l’animal – ce qui signifie que le consommateur aura moins d’informations sur le produit qu’il achète.

Selon Food and Water Watch, le projet de loi avait été qualifié de « cadeau de vacances du Congrès pour l’industrie d’emballage de la viande ».

Peut-être le moment est-il venu pour la suite de La Jungle ? [*] Que quelqu’un aille déterrer Upton Sinclair. En attendant, achetez russe.

[* NdT : La jungle, est un roman écrit par le journaliste et romancier étasunien Upton Sinclair en 1906. Sinclair rédigeât ce roman pour décrire la vie des immigrants aux USA. Mais beaucoup de lecteurs étaient plus intéressés par ses révélations sur les pratiques de l’industrie d’emballage de la viande au début du 20ème siècle, étayées par une enquête qu’il avait faite pour un journal socialiste.

Ce livre décrit la pauvreté, l’absence de programmes sociaux, la vie et les conditions de travail désagréables, et le désespoir très répandu au sein de la classe ouvrière, en fort contraste avec la corruption profondément enracinée chez les gens au pouvoir. L’écrivain Jack London en a fait une critique appelée, « La Case de l’Oncle Tom de l’esclavage salarié ».

Considéré comme un fouineur, le journaliste Upton Sinclair dénonçait la corruption au sein du gouvernement et des affaires. Il publia d’abord son roman sous la forme d’un feuilleton, dans le journal socialiste Appeal to Reason, entre le 25 février 1905 et le 4 novembre 1905. En 1904, travaillant incognito dans les usines de conditionnement de la viande des abattoirs de Chicago pour le journal, Sinclair passa sept semaines à rassembler des informations.]

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Publié par le 22 janvier 2016 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Produits alimentaires : Les prix mondiaux en baisse

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Concrètement ce n’est pas le cas, les produits de base alimentaire ont augmenté et augmentent partout, tout le monde peut le constater , c’est la façon de calculer l’inflation qui a changé .  Mais c’est vrai que dans cet environnement déflationniste, ils ont tendance à stagner , voir augmenter légèrement . Ils baissent légèrement si on prend la globalité des produits alimentaires, au niveau mondial, et encore  … Z .

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont pour la plupart reculé, en novembre, sous la double pression d’un dollar fort et de stocks généralement abondants, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son bulletin mensuel sur la situation alimentaire mondiale publié jeudi sur son site web.

Ces baisses des cours ont touché les céréales, les produits laitiers, les huiles végétales et les viandes bovines, tandis que les prix du sucre sont les seuls à avoir enregistré une hausse. L’indice FAO des prix alimentaires, qui mesure la variation mensuelle des prix d’un panier de denrées échangées à l’échelle internationale, a atteint 156,7 points en novembre, ayant perdu 2,6 points par rapport à sa valeur révisée d’octobre. Il reste en recul de 18% par rapport au niveau de novembre 2014, a précisé l’organisation onusienne.

L’indice des céréales s’est établi, en moyenne, à 153,7 points en novembre, cédant 3,7 points par rapport au mois d’octobre et descendant ainsi à son niveau le plus bas depuis juin 2010, sous l’effet d’une offre mondiale abondante et d’une faible demande internationale. En novembre, l’indice des produits laitiers a reculé de 4,6 points en s’établissant à 151,1, après avoir grimpé en septembre et en octobre. Cette situation s’explique principalement par un intérêt acheteur moins marqué, signe que les grands importateurs ont accumulé des stocks suffisants pour pourvoir à leurs besoins immédiats, selon la FAO.

Concernant l’indice des huiles végétales, il a affiché une valeur moyenne de 137,8 points en novembre (-3,1%) par rapport au mois précédent, renouant ainsi avec sa tendance à la baisse après un bref sursaut. S’agissant de l’huile de soja, le tassement des prix fait suite à une révision à la hausse des prévisions relatives à la production de soja aux Etats-Unis et à l’amélioration des conditions de plantation en Amérique du Sud. En novembre, l’indice de la viande a atteint 158,6 points, soit une baisse de 2,6 points.

La valeur d’octobre a été abaissée à la suite de la publication de prix finaux plus bas que prévu pour les exportations de viande de bovins en provenance du Brésil et d’Australie. Exception faite de la viande ovine, dont les prix ont gonflé en raison de stocks limités, les cours des autres catégories de viande ont continué à fléchir en novembre. Concernant la viande de bovins, la chute est essentiellement imputable à un affaiblissement de la demande d’importation des Etats-Unis, qui a exacerbé la concurrence pour les parts de marché ailleurs dans le monde. Enfin, l’indice du sucre s’est établi en moyenne à 206,5 points en novembre, soit une hausse de 9,1 points (+4,6%) par rapport au mois d’octobre, atteignant son niveau le plus haut depuis février 2015.

Ce renforcement fait suite à une inquiétude persistante au sujet des retards pris dans les récoltes en raison de précipitations excessives dans les régions productrices du sud-centre du Brésil. En outre, des informations relatives à des dégâts causés aux récoltes par les mauvaises conditions météorologiques dans d’autres grands pays producteurs de sucre (Afrique du Sud, Inde, Thaïlande et Vietnam) ont eu pour effet de renforcer les prix.

Elwatan

 
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Publié par le 8 décembre 2015 dans économie, général, International

 

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