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Spéculateurs de la faim : comment les denrées alimentaires sont devenues des produits financiers

Les trois hommes responsables de la dérégulation du marché des matières premières en 1999 : Robert Rubin, alors secrétaire au trésor (devenu co-président de Goldman Sachs), Alan Greenspan, président de la réserve fédérale, et Larry Summers, successeur de Rubin au trésor (devenu président de l’université de Harvard puis conseiller de Barack Obama)

Le 22 février 2017, Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l’ONU, alertait le monde concernant la famine sévissant dans plusieurs pays du Sahel, de la corne de l’Afrique et au Yémen. Certains membres de l’Organisation parlent de la « plus grave crise alimentaire depuis la création de l’ONU ».

Sur un ton compassionnel, la famine est généralement présentée par les médias et les institutions internationales comme un phénomène naturel, irrémédiable, contre lequel la « communauté internationale » investit tous les moyens en son pouvoir. Cette narration ne permet que rarement d’aborder les éléments pouvant expliquer réellement pourquoi, à l’ère de la circulation accélérée des individus, des informations, des ressources et des biens de consommation, des millions d’êtres humains sont décimés par la faim et la soif. Le rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, le soulignait dans un entretien pour le quotidien espagnol El Pais : « La faim est un problème politique. C’est une question de justice sociale et de politiques de redistribution  » .

La spéculation sur les matières premières, cause mondiale de la famine

Gary Cohn Blankfein goldman sachs gsci nec trump

Gary Cohn, à droite, en compagnie de Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs.

Depuis les initiatives politiques de dérégulation financière des années 1980, les matières premières sont accessibles aux banques et aux fonds d’investissement. A la fin de la guerre froide, en 1991, la banque Goldman Sachs, alors sous la direction de Gary Cohn, devenu depuis directeur du conseil économique national de l’administration Trump, crée le GSCI, « Goldman Sachs Commodity Index » : un produit dérivé synthétisant en une formule mathématique complexe l’indice de la valeur boursière de 24 matières premières parmi lesquelles le café, le bétail, le maïs, les porcs, le soja et le blé, mais également les métaux précieux, le pétrole et le gaz.

Les spéculateurs responsables de la volatilité des prix des denrées alimentaires

spéculation agricole matières premières banque faim denrées alimentairesAu XIX° siècle aux États-Unis, des « contrats à terme » ont été créés afin de permettre aux agriculteurs et aux acheteurs de blé de s’appuyer sur un accord de base pour négocier le prix des céréales. Malgré la volatilité propre aux conditions de vente de ces produits – contingences du transport, du climat … – les contrats à terme permettaient une stabilité relative des prix. Cette stabilité était possible parce que tous les agents de la transaction étaient des acteurs matériels du marché des céréales. Même les multinationales comme Nestlé, Pizza Hut ou McDonalds ont matériellement besoin d’acheter et de vendre des céréales pour alimenter leurs affaires. Elles prennent de vrais risques en achetant et en vendant ces produits qui sont la base de leur commerce. C’est pourquoi on les appelle des bona fide hedgers, autrement dit, et il faut goûter toute l’ironie de cette appellation,  des « spéculateurs de bonne foi » .

Nous l’avons dit, ces agents spéculateurs de multinationales dont le business est en relation directe avec le cours des céréales  prennent des risques pour leurs propres affaires en investissant dans ces denrées pourtant nécessaires à leur production. Or, la gestion de risque, c’est la spécialité de purs spéculateurs tels que Goldman Sachs, dont les bénéfices n’ont aucun rapport avec la gestion matérielle des denrées sur lesquelles ils spéculent. Lorsque les bona fide hedgers se sont mis à confier la gestion de ces risques aux spéculateurs sans lien avec la réalité de l’industrie agro-alimentaire, ils leur ont permis de transformer notre pain quotidien en pur produit spéculatif.

Greenspan, Summers, Rubin : les artisans du fléau de la dérégulation

Rubin Greenspan Summers dérégulation Times goldman sachs Trésor réserve fédérale

Rubin, Greenspan et Summers, les responsables de la dérégulation des marchés, et notamment de celui des matières premières, présentés comme des héros par le magazine Time en février 1999

En hommage à l’action de Brooksley E. Born contre Rubin, Greenspan et Summers, le magazine de l’université de Stanford publia cette une, 10 ans après celle du Time : « la femme qui tenta de sauver notre monnaie, et les gens qui l’en empêchèrent »

Entre 1998 et 1999, la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), l’agence chargée de la réglementation des bourses de commerce aux États-Unis, a pris la décision d’ouvrir les marchés à terme aux opérateurs extérieurs, c’est-à-dire à tous les fonds spéculatifs. Cette décision fut le fruit d’une confrontation au sein de l’administration Clinton entre d’un côté Brooksley E. Born, alors à la tête du CFTC et réticente vis-à-vis de cette dérégulation, et de l’autre Alan Greenspan, président de la réserve fédérale, Robert Rubin, alors secrétaire au trésor et ancien coprésident de Goldman Sachs, et Larry Summers, successeur de Rubin au trésor et membre du comité directeur du groupe Bilderberg. Born perdit ce bras de fer. Cette dérégulation déstabilisa complètement le fragile équilibre des contrats à terme, accentuant tragiquement la volatilité des prix des denrées alimentaires. Il s’échangerait chaque année désormais à la bourse de Chicago près de 46 fois la production mondiale de blé. Les denrées alimentaires sont devenues des valeurs boursières refuges, sur lesquelles se ruent les fonds spéculatifs en cas d’éclatement d’une bulle financière. Ainsi, lors de la crise de 2007-2008 en partie causée par la pression exercée par Greenspan, Rubin et Summers sur le CFTC une décennie plus tôt, les fonds spéculatifs ont investi des milliards de dollars dans les matières premières à une période de raréfaction des récoltes, précipitant des millions d’individus dans la famine et menant aux déstabilisations politiques connues sous le nom d’émeutes de la faim.

Larry Summers, la folie ultralibérale au service de l’asservissement des peuples

Pour bien saisir en quoi les idéaux ultra libéraux de ces individus ont un impact direct sur le sort des peuples, et quel est le degré de mépris de ces dérégulateurs professionnels pour la vie humaine, il faut se rappeler les propos de Larry Summers, et se souvenir que cet individu fut membre du comité directeur du groupe Bilderberg, économiste en chef de la banque mondiale (1991-1993), chef du conseil économique national de l’administration Obama (2009-2010), président de l’université de Harvard :

« Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico […] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés […] et se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. […] Le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable ».

cité par The Economist, 08.02.92, The Financial Times, 10.02.92, reproduit dans Courrier International, n°68, 20.02.92 et dans Le Monde, 19.05.92.

Summers a également déclaré :

« il vaut mieux que les enfants asiatiques travaillent dans les usines textiles plutôt qu’ils se prostituent »

Cité par Les Echos, 25 novembre 2008, p.38

Voilà donc les deux perspectives d’avenir que le capitalisme financier propose à la jeunesse des contrées dans lesquelles il entend imposer sa vision du progrès et de l’« ouverture » économique et morale : esclavage industriel ou prostitution. Comme si ces deux propositions ne connaissaient pas d’alternative …

Galil Agar

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Pour aller plus loin :

La famine, arme de la guerre et du marché : Niger, Nigéria, Sud-Soudan, Somalie, Yémen, Cercle des Volontaires, Galil Agar

Comment Goldman Sachs a provoqué la crise alimentaire, Slate, traduit d’après Foreign Policy, 22.06.2011, Fredercik Kaufman (trad. Charlotte Laigle)

Trois banques françaises accusées de spéculer sur la faim dans le monde ( BNP Paribas, BPCE, Société générale), Le Figaro, 24.02.15, Eric de la Chesnais

Ouvrages de Jean Ziegler :

Le Droit à l’alimentation, Paris, Éditions Fayard, 2003.

Destruction massive. Géopolitique de la faim, Paris, Le Seuil, 2011.

Source

 

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Les allergies alimentaires deux à trois fois plus répandues qu’il y a dix ans…

Les allergies alimentaires seraient-elles en train de devenir un problème de santé publique ? Aujourd’hui, 10% de la population sont touchés, soit deux à trois fois plus qu’il y a dix ans. Plusieurs facteurs amplifient ces allergies, notamment la pollution et la consommation de plats industriels.

À trois ans, Eden est une petite fille gourmande. Aujourd’hui, au menu du goûter, des crêpes. Mais pour la petite fille, elles sont sans oeufs, sans farine de blé, et sans lait, car Eden est allergique. La liste des aliments qui lui sont interdits est longue : « Lait de chèvre, lait de brebis, blé, noisette, oeuf, quinoa, boeuf, colza, sésame, moutarde, avoine, amandes, veau, agneau, mouton, arachide« , détaille Mélanie Dugast, sa maman, les yeux rivés sur un tableau Excel.

La moitié de la population touchée en 2050

Au contact de ces aliments, Eden pourrait faire une réaction potentiellement mortelle. Alors chaque sortie nécessite la plus grande organisation : « Dans ce sac, il y a ses antihistaminiques, ses corticoïdes, et surtout, se seringues d’adrénaline« , précise Mélanie. Une fois par semaine, elle doit se rendre dans ce magasin bio, spécialement pour Eden, et scrute la moindre étiquette à la loupe. « Ça prend énormément de temps, parce qu’il faut tout vérifier« , déplore-t-elle.

Environ 10% de la population est concernée par ces allergies alimentaires, surtout les enfants. Et les formes graves ont été multipliées par deux ou trois en seulement 10 ans. D’ici 2050, selon l’Organisation mondiale de la santé, les allergies alimentaires toucheront la moitié de la population.

 
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Publié par le 14 mai 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Cancers : l’ANSES met en cause les huiles minérales des emballages alimentaires

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L’agence sanitaire ANSES conseille aux fabricants d’emballage de ne pas utiliser d’huiles minérales pour éviter de contaminer les aliments. REUTERS/Shailesh Andrade.


C’est ce que l’on appelle les auxiliaires technologiques. Ce sont des produits que l’on va utiliser pour faciliter le démoulage des chips par exemple ou tout simplement dans les emballages et qui vont se retrouver bien sûr sur les aliments. Ces produits sont hyper toxiques et au lieu de les interdire, l’ANSES conseille aux fabricants de ne pas les utiliser comme si un simple conseil — qui n’est généralement pas suivi — avait une quelconque valeur juridique, une quelconque utilité pour la santé publique ! Le temps de causer quelques milliers voire dizaines de milliers de cancers supplémentaires et de souffrances inutiles, comme toujours.

Les huiles minérales présentes dans les encres et adhésifs des emballages de denrées alimentaires soulèvent l’inquiétude.

L’agence sanitaire Anses attire l’attention sur la contamination des aliments par ces huiles dont certaines peuvent être cancérigènes. L’agence sanitaire Anses recommande de réduire la contamination des aliments par les huiles minérales et conseille aux fabricants d’emballages d’utiliser des matières premières qui ne contiennent pas de ces dérivés du pétrole.

En effet, les molécules présentes dans ces huiles ont la capacité de migrer et de se retrouver dans les denrées alimentaires de type riz, pâtes ou lentilles. Pour Charlotte Grastilleur, directrice santé-alimentation à l’Anses, la consommation répétée de ces aliments peut induire un risque. « Ce sont des molécules qui peuvent être assez agressives vis-à-vis des cellules, notamment du matériel génétique de la cellule. En revanche, ça ne signifie pas qu’on est dans un péril immédiat à consommer ce type de produit. C’est la consommation répétée qui peut induire un risque », explique-t-elle.

« L’exposition au long cours induit un risque potentiel de développer un cancer. »

Et ce risque, même s’il n’est pas immédiat, peut être à l’origine de maladies graves. « Ça peut être notamment des altérations du foie, poursuit Charlotte Grastilleur. C’est du moins ce qu’on a observé chez l’animal, donc c’est très difficile de le transposer à l’homme, mais c’est néanmoins un sujet de préoccupation à partir du moment où on a des molécules qui peuvent altérer des cellules, l’exposition au long cours induit un risque potentiel de développer un cancer. »

Pour le moment, il n’y a pas de réglementation sur l’utilisation des huiles minérales.
Mais, déjà en 2012, l’agence sanitaire européenne tirait la sonnette d’alarme et en 2015, l’ONG Foodwatch avait alerté sur la présence de ces huiles toxiques dans plus de 40 produits de grande consommation en France.


RFI

 
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Publié par le 12 mai 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Russie bio, États-Unis génétiquement modifiés

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Encore une bonne initiative des Russes qui confirment vouloir s’engager dans la voie d’une alimentation saine . Mieux, les Russes sont en train de développer et de proposer un véritable contre modèle sociétal et civilisationnel, totalement différent et bien plus sain que le modèle dominant, principalement anglo-saxon .  

La Russie vise à devenir premier exportateur mondial de produits alimentaires non génétiquement modifiés. Pendant ce temps, aux États-Unis d’Amérique …

La Russie a fait le choix confiant de l’écologique et du civilisationnel quand, en septembre, le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch a annoncé que, « dans la mesure où les organismes génétiquement modifiés font peur, nous avons pris la décision de n’en utiliser aucun dans les productions alimentaires. »

En termes simples, cela signifie que les Russes n’ont pas à s’inquiéter au sujet des manchettes du genre « Monsanto fait pression à l’OMS et en Californie pour ne pas citer le glyphosate comme un cancérogène », ou bien « 59 variétés de maïs indigène en danger car Monsanto lorgne sur le Mexique ».

Mais la décision des Russes d’adopter la nourriture biologique n’a pas été prise simplement pour garder les gens en bonne santé. Poutine a déclaré le mois dernier que la Russie voulait devenir le plus grand exportateur mondial de produits non génétiquement modifiés. Il a dit :

Non seulement nous sommes en mesure de nous nourrir nous-mêmes en prenant en considération nos ressources de terres, d’eau – la Russie est capable de devenir le plus grand fournisseur mondial d’aliments sains, écologiquement purs et de haute qualité, ce dont se privent depuis longtemps les producteurs occidentaux, surtout compte tenu du fait que la demande pour ce genre de produits ne cesse de monter sur le marché mondial.

Poutine a également déclaré que, dans la dernière décennie, d’importatrice de la moitié de sa nourriture, la Russie est devenue exportatrice nette. Poutine prétend que la Russie gagne désormais plus d’argent de la vente de nourriture que de la vente d’armes et de carburant.

Pendant ce temps-là, dans les USA du génétiquement modifié déréglementé :

La façon dont la viande est produite aux USA est déjà très enveloppée de mystère : des entreprises et jusqu’à des lois empêchent les gens de dévoiler ce même à quoi les abattoirs ressemblent.

Au surplus, une loi récemment abrogée a rendu la viande étasunienne encore plus mystérieuse : Là-bas, les gens n’ont plus le droit de savoir d’où provient leur viande. Tant de mystère sur la viande en si peu de temps :

Selon Associated Press, fin 2015, le Congrès a abrogé la mesure d’étiquetage, la loi Country-of-Origin Labeling (COOL) [marquage du pays d’origine] exigeant des détaillants qu’ils indiquent explicitement le pays d’origine de toute viande rouge. En d’autres termes, aux USA, le bœuf et le porc emballés n’auront plus l’obligation de porter une étiquette indiquant la provenance de l’animal – ce qui signifie que le consommateur aura moins d’informations sur le produit qu’il achète.

Selon Food and Water Watch, le projet de loi avait été qualifié de « cadeau de vacances du Congrès pour l’industrie d’emballage de la viande ».

Peut-être le moment est-il venu pour la suite de La Jungle ? [*] Que quelqu’un aille déterrer Upton Sinclair. En attendant, achetez russe.

[* NdT : La jungle, est un roman écrit par le journaliste et romancier étasunien Upton Sinclair en 1906. Sinclair rédigeât ce roman pour décrire la vie des immigrants aux USA. Mais beaucoup de lecteurs étaient plus intéressés par ses révélations sur les pratiques de l’industrie d’emballage de la viande au début du 20ème siècle, étayées par une enquête qu’il avait faite pour un journal socialiste.

Ce livre décrit la pauvreté, l’absence de programmes sociaux, la vie et les conditions de travail désagréables, et le désespoir très répandu au sein de la classe ouvrière, en fort contraste avec la corruption profondément enracinée chez les gens au pouvoir. L’écrivain Jack London en a fait une critique appelée, « La Case de l’Oncle Tom de l’esclavage salarié ».

Considéré comme un fouineur, le journaliste Upton Sinclair dénonçait la corruption au sein du gouvernement et des affaires. Il publia d’abord son roman sous la forme d’un feuilleton, dans le journal socialiste Appeal to Reason, entre le 25 février 1905 et le 4 novembre 1905. En 1904, travaillant incognito dans les usines de conditionnement de la viande des abattoirs de Chicago pour le journal, Sinclair passa sept semaines à rassembler des informations.]

source

 
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Publié par le 22 janvier 2016 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Produits alimentaires : Les prix mondiaux en baisse

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Concrètement ce n’est pas le cas, les produits de base alimentaire ont augmenté et augmentent partout, tout le monde peut le constater , c’est la façon de calculer l’inflation qui a changé .  Mais c’est vrai que dans cet environnement déflationniste, ils ont tendance à stagner , voir augmenter légèrement . Ils baissent légèrement si on prend la globalité des produits alimentaires, au niveau mondial, et encore  … Z .

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont pour la plupart reculé, en novembre, sous la double pression d’un dollar fort et de stocks généralement abondants, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son bulletin mensuel sur la situation alimentaire mondiale publié jeudi sur son site web.

Ces baisses des cours ont touché les céréales, les produits laitiers, les huiles végétales et les viandes bovines, tandis que les prix du sucre sont les seuls à avoir enregistré une hausse. L’indice FAO des prix alimentaires, qui mesure la variation mensuelle des prix d’un panier de denrées échangées à l’échelle internationale, a atteint 156,7 points en novembre, ayant perdu 2,6 points par rapport à sa valeur révisée d’octobre. Il reste en recul de 18% par rapport au niveau de novembre 2014, a précisé l’organisation onusienne.

L’indice des céréales s’est établi, en moyenne, à 153,7 points en novembre, cédant 3,7 points par rapport au mois d’octobre et descendant ainsi à son niveau le plus bas depuis juin 2010, sous l’effet d’une offre mondiale abondante et d’une faible demande internationale. En novembre, l’indice des produits laitiers a reculé de 4,6 points en s’établissant à 151,1, après avoir grimpé en septembre et en octobre. Cette situation s’explique principalement par un intérêt acheteur moins marqué, signe que les grands importateurs ont accumulé des stocks suffisants pour pourvoir à leurs besoins immédiats, selon la FAO.

Concernant l’indice des huiles végétales, il a affiché une valeur moyenne de 137,8 points en novembre (-3,1%) par rapport au mois précédent, renouant ainsi avec sa tendance à la baisse après un bref sursaut. S’agissant de l’huile de soja, le tassement des prix fait suite à une révision à la hausse des prévisions relatives à la production de soja aux Etats-Unis et à l’amélioration des conditions de plantation en Amérique du Sud. En novembre, l’indice de la viande a atteint 158,6 points, soit une baisse de 2,6 points.

La valeur d’octobre a été abaissée à la suite de la publication de prix finaux plus bas que prévu pour les exportations de viande de bovins en provenance du Brésil et d’Australie. Exception faite de la viande ovine, dont les prix ont gonflé en raison de stocks limités, les cours des autres catégories de viande ont continué à fléchir en novembre. Concernant la viande de bovins, la chute est essentiellement imputable à un affaiblissement de la demande d’importation des Etats-Unis, qui a exacerbé la concurrence pour les parts de marché ailleurs dans le monde. Enfin, l’indice du sucre s’est établi en moyenne à 206,5 points en novembre, soit une hausse de 9,1 points (+4,6%) par rapport au mois d’octobre, atteignant son niveau le plus haut depuis février 2015.

Ce renforcement fait suite à une inquiétude persistante au sujet des retards pris dans les récoltes en raison de précipitations excessives dans les régions productrices du sud-centre du Brésil. En outre, des informations relatives à des dégâts causés aux récoltes par les mauvaises conditions météorologiques dans d’autres grands pays producteurs de sucre (Afrique du Sud, Inde, Thaïlande et Vietnam) ont eu pour effet de renforcer les prix.

Elwatan

 
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Publié par le 8 décembre 2015 dans économie, général, International

 

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Vidéos éco – Attention aux risques d’une flambée des produits alimentaires, Comprendre les mécanismes du Shadow banking …

L’anomalie climatique El Niño inquiète. A juste titre car elle pourrait affecter les prix agricoles et plonger les régions les plus pauvres, mais aussi certains pays émergents en panne de croissance, dans un état de crise et d’instabilité politique aggravée […]

Olivier Passet, Comprendre les mécanismes du Shadow banking

« Le Shadow Banking est le genre de concept que l’on comprend sans bien le comprendre, qui continue à vous échapper même lorsque l’on approfondit l’investigation, tant il recouvre des acteurs multiples aux jeux divers et complexes. On croit savoir de lui, 1/ qu’avec 80 000 milliards de dollars d’actifs financiers, il représente la moitié du poids du système bancaire traditionnel. 2/ Que les ¾ sont contrôlés par les États-Unis, le Royaume-Uni, et la zone euro. 3/ Enfin, les liens tissés entre la finance de l’ombre et la banque classique, hors bilan, donc hors contrôle, créent un risque systémique. Et l’on sait de surcroît que toute une partie de cette finance de l’ombre, domiciliée dans les centres financiers off-shore nous échappe. Les deux problématiques étant intimement liées.

Lorsque l’on parle de Shadow Banking, c’est le terme Shadow qui retient l’attention et excite l’imaginaire. Or c’est le mot  « banking » qui devrait encore plus focaliser notre attention. Pourquoi ? Parce que le Shadow Banking est une notion qui fait exploser les typologies que l’on croyait maîtriser… »

 
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Publié par le 30 novembre 2015 dans économie, général

 

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Fatigué, stressé, déprimé : on peut s’en sortir.

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Comme on l’a encore vu début de semaine dernière, le régime Seignalet (sans gluten ni laitages) , popularisé par Jean Marie Magnien , que j’ai découvert il y a quelque mois et que je conseille, s’avère réellement très pertinent et est conforté par de plus en plus d’études scientifiques (lire ici) diffusées au grand public .

La santé, c’est aussi la santé psychique , et autant notre alimentation impact notre état de santé physique, mais aussi mental : des carences alimentaires entrainent non seulement des maladies, mais aussi de la fatigue, du stress, de la déprime …

Mais tout cela n’est pas une fatalité et il existe des solutions .  

Parmi celles que propose Jean Marie Magnien , il y a l’information (son livre « Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet » est disponible en allant sur son site, lien permanent dans le menu) , mais selon lui il faut aussi associer quatre éléments pour éviter les carences :

Vitamines – Magnésium – Antioxydant et un mélange d’huiles équilibrées en oméga 3 et oméga 6.

Le texte suivant  » Fatigué, stressé, déprimé : on peut s’en sortir.  » propose des solutions , il est tiré des Dossiers Nutrithérapie qui sont une bonne source d’information pour ceux qui souhaitent creuser la question .

Le document qui suit, écris récemment par  Jean Marie Magnien, explique « Pourquoi consommer des anti-oxydants» , ainsi que la nécessité des compléments alimentaires (antioxydants, aller sur le site pour se renseigner sur la question).

La santé étant un sujet à ne pas prendre à la légère, je vous conseille donc d’aller vous mêmes faire vos recherches sur  m3micronutrition.com

Fatigué, stressé, déprimé : on peut s’en sortir.

Pourquoi ?

Notre énergie physique et psychique dépend du bon fonctionnement de toutes nos cellules au nombre moyen de 75 milliards. Cette énergie mobilise : l’oxygène, les protéines (viandes, poissons, oeufs, céréales, légumineuses), les hydrates de carbone (fruits, céréales, légumineuses)
Les graisses notamment les omégas 3 en équilibre avec les omégas 6, les vitamines et les minéraux.

Mais pourquoi des carences dans un monde alimentaire où les choix et les quantités sont impressionnants ? La quantité n’a jamais fait la qualité.

Nous sommes tous plus ou moins carencés en vitamines, en minéraux.

Les raisons sont les suivantes :

  • Il y a un siècle (vers1900) les hommes et les femmes mangeaient deux fois plus en quantité et en qualité. Actuellement on mange moitié moins on apporte donc moitié moins de vitamines et de minéraux.
  • Les carences se sont accentuées à cause des modes de cultures intensives, des récoltes parfois avant maturité (fruits, tomates etc.)
  • Des modes de conservation chez le producteur, le distributeur et le consommateur, des modes de cuisson notamment la cocotte minute, le four trop chaud, la poêle. Il faut préférer la cuisson à vapeur douce le plus souvent possible.
  • Les carences se sont accentuées à cause du stress psychique dans un monde qui demande plus et toujours plus rapidement. Plus on est stressé plus les dépenses en vitamines et en minéraux sont augmentées. Dans ces conditions les parois de nos cellules s’oxydent, on parle alors de stress oxydatif cellulaire qui nous fait vieillir, différent du stress psychique. Nous ouvrons ainsi la porte aux pathologies dégénératives comme le cancer et bien d’autres.
  •  Le stress psychique induit la fatigue, l’irritabilité, le mauvais sommeil, le mal au dos, les crampes, les troubles de mémoire, de concentration, de libido, la perte de cheveux, les ongles cassants ou mous, la sensibilité aux bruits, l’addiction aux produits sucrés, à l’alcool, au tabac, la boulimie conduisant au surpoids avec les risques de cancer, de maladie d’Alzheimer, etc.

On nous ment.

  • Mangez équilibré, vous ne serez pas carencés : faux.
  • Prendre des compléments alimentaires, c’est dangereux : vrai et faux. Vrai si vous prenez une vitamine ou un minéral isolement et à une dose inacceptable, mais faux si vous avez un conseiller qui maitrise la science des vitamines et des minéraux grâce à une sérieuse formation. Les compléments alimentaires sont comme l’utilisation de la voiture : tout dépend de la façon de conduire.
  • Depuis 1850 on a 30 à 40 ans de vie en plus : faux. En effet les calculs de référence de 1850 intègrent la mortalité infantile qui était très importante. En réalité on a gagné environ 6 à 7 ans de fin de vie souvent difficile voire grabataire.

 

Comment faire ?

  • En premier s’informer davantage. Voir le livre de Jean-Marie Magnien « Réduire au silence 100 maladies avec le régime SEIGNALET » éditions Thierry Souccar.
  • En second prendre quotidiennement des compléments alimentaires : ni trop ni pas assez, le juste efficace.
  • On doit associer quatre éléments : Vitamines – Magnésium – Antioxydant et un mélange d’huiles équilibrées en oméga 3 et oméga 6. Ces quatre éléments sont disponibles dans les pharmacies dont la liste est en cliquant à la page d’ouverture sur l’onglet « Ventes en pharmacie » ou sur l’onglet de « Ventes en lignes ». Le personnel des pharmacies a été formé et continue d’être informé.
  • Tous ces éléments doivent être présents. Si on compare avec une voiture : les vitamines B représentent le carburant, le Magnésium l’allumage, l’Antioxydant le pot catalytique et l’huile oméga 3/6, l’huile moteur.

http://m3micronutrition.com/content/14-fiche-fatigue-stress

Pourquoi consommer des anti-oxydants ?

Tout simplement pour lutter contre l’oxydation ! Le terme anti-oxydant comporte le préfixe« anti », comme beaucoup de médicaments : anti-biotique, anti-viral, anti-diabétique, anti-acide,anti-cancer, etc. « Anti » exprime la lutte contre une situation qui peut devenir catastrophique.

On aurait pu dans de nombreux cas éviter l’utilisation des médicaments. En effet avant toute guerre il faut éviter l’affrontement par la diplomatie. Dans le domaine de la santé cet évitement s’appelle la prévention.

Voici ce qu’écrit le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine, dans la préface d’un livre sur les anti-oxydants :
« Combien de médecins, par ailleurs cliniciens, disent encore quand ils entendent parler de stress oxydatif (spécialité de biochimistes) : nous ne sommes pas concernés.

Ils ne réalisent pas qu’ils font preuve d’ignorance coupable vis-à-vis de leurs patients en les privant d’un facteur essentiel : la prévention des maladies, voire pour certaines d’entre elles de la réduction de leur gravité et même parfois du risque qu’elles conduisent à la mort ».

Cette remarque du Professeur Luc Montagnier ne se réduit pas à la prise d’anti-oxydants. Elle implique une hygiène de vie : l’alimentation, l’activité physique, les compléments alimentaires en général, les huiles équilibrées omégas 3/6 et la vitamine D.

La notion d’oxydation.

On connait l’oxydation des métaux comme celle du fer qui rouille, du cuivre avec le vert de gris. Souvent les personnes disent : « j’ai les articulations rouillées ». Un métal échappe à l’oxydation : l’or, le métal des dieux car il résiste au temps.

On connait moins l’activité anti-oxydante des feuilles qui se révèle à l’automne par des couleurs qui vont du jaune au rouge. Ces couleurs sont le résultat de la fabrication d’anti-oxydants par la nature qui protège le vert de la chlorophylle de la destruction par les rayons oxydatifs du soleil. La nature a besoin d’anti-oxydants et nous également.

Historique de l’oxydation

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L’idée du vieillissement par oxydation est très récente. Nous la devons à un ingénieur chimiste américain, Denham Harman. En 1956, il travaille pour le compte de la société Shell. On luidemande d’étudier les raisons du vieillissement du caoutchouc.
Il découvre que la dégradation est due à l’action de l’oxygène. Il quitte la société Shell et fait des études de médecine à Stanford (États- Unis). Il se spécialise en biochimie et en biologiemédicale. Il est donc ingénieur chimiste, médecin gérontologue et biologiste. Ces trois compétences seront utiles.

À ma connaissance, peu de médecins sont ingénieurs chimistes. Denham Harman, devenu médecin, n’aura pas à subir les sarcasmes des médecins, souvent dirigés contre les scientifiques qui n’ont pas fait des études de médecine.

Un matin, Denham Harman est traversé par une idée simple et lumineuse : le vieillissement du caoutchouc et le vieillissement du corps humain ont la même origine : l’oxygène. À cetteépoque, ses détracteurs disaient : c’est trop simple pour être vrai !

Aujourd’hui, plus personne ne met en doute la théorie de Denham Harman. Âgé de 95 ans en 2011, il poursuit ses travaux sur le vieillissement. La théorie de Denham Harman s’appelle la théorie radicalaire du vieillissement cellulaire (stress oxydatif).

 

Ses conseils : prendre chaque jour, une multivitamine avec du zinc, du sélénium, de la vitamine E et C, avoir un bon niveau d’activité physique, une alimentation hypo-oxydante et supprimer le tabac. C’est à peu près les conseils que je donne (JM Magnien).

L’oxydation cellulaire.

Pour vivre les cellules humaines produisent de l’énergie en permanence à l’aide de petites centrales électriques : les mitochondries.

Notre carburant est l’oxygène de l’air (21%). Ce gaz indispensable à notre survie nous fera mourir d’oxydation en dehors de toute maladie. Les biologistes appellent cette oxydation « le stress oxydatif » qui n’a rien à voir avec le stress émotionnel.

Comment naît une molécule oxydante ?

Les cellules en produisant de l’énergie sont la source de déchets dans lesquels se concentrent des molécules oxydantes. On peut comparer ces déchets aux gaz d’échappement d’une voiture. Les molécules oxydantes des gaz sont en partie réduites par le pot catalytique.

Mais qu’est-ce qu’une molécule oxydante ?

La molécule oxydante porte plusieurs noms qui désignent la même chose : oxydant, radical libre (abréviation RL°), substance radicalaire ou oxydative.

Un oxydant par définition est une molécule qui a perdu un électron. En réalité elle s’est fait arracher un électron comme un adolescent se fait voler son téléphone portable. A la différence cette molécule fera tout pour récupérer un électron de remplacement au détriment d’une autre molécule. Cette récupération pourra être violente. On dit de la molécule qui s’est fait volé un électron qu’elle est « oxydée ». C’est une réaction sans fin qui ne peut être stoppée que par un donneur d’électrons. Donner des électrons c’est le rôle des anti-oxydants.

En effet les oxydants arrachant un électron aux molécules innocentes, les antioxydants, doivent donner un électron à cette molécule oxydante, avant son action meurtrière.

L’antioxydant est une molécule de tempérament « Lucky Luke ». Armé d’un révolver à « électrons », il tire sur l’oxydant, plus vite que son ombre. On peut comparer un oxydant à un chien féroce, cherchant à voler des jambons (en quelque sorte à voler des électrons). L’antioxydant va s’interposer pour donner des électrons (des jambons) et neutraliser ainsi l’oxydant.

oxyd

Les anti-oxydants.

Nous avons deux possibilités de nous en procurer : l’alimentation et les compléments alimentaires anti-oxydants.

L’alimentation : on connaît la liste des aliments anti-oxydants. Pour définir leur capacité anti-oxydante on utilise une unité de référence « ORAC/100 g » (ORAC signifie Oxygen Radical Capacity, en français : pouvoir d’absorption des radicaux libres).

– A titre d’exemple : le pruneau (5.770 ORAC), le raisin sec noir (2.830), la myrtille (2.400), la mûre (2.036), l’ail (1939), le raisin noir (739), le kiwi (602), la pomme (225), la carotte (209), la tomate (185).

– On comprend en examinant cette liste  qu’il est difficile d’avoir une protection anti- oxydante en consommant des quantités importantes de pruneaux, de mûre, d’ail, etc.
– Nous ne sommes plus les chasseurs cueilleurs « homo sapiens » vivant il y a 400.000 ans

– Il existe d’autres sources à grande valeur anti-oxydante : le gingembre (frais ou en poudre), le curcuma (en poudre), le thé vert Sencha Japonais très riche en anti oxydants. Pour que le thé vert donne son maximum de pouvoir anti-oxydant il doit infuser  un minimum de 10 minutes

– Les compléments alimentaires anti-oxydants : Ils sont en général composés de vitamines anti-oxydantes, de minéraux et d’extrait de plantes anti-oxydantes. Il existe sur le marché de nombreuses propositions parmi lesquelles on peut se perdre. Il faut choisir une base classique et efficace. Ce type de compléments anti-oxydants contient en général de la vitamine E et C qui sont anti-oxydants, du zinc qui permet la fabrication d’enzymes antioxydantes, du sélénium indispensable à la lutte enzymatique contre l’oxydation et trois extraits connus pour leurs propriétés anti-oxydantes : le bêtacarotène issu de la carotte, le lycopène de la tomate et la lutéine de la myrtille. Cette base est suffisante pour une pratique quotidienne mais vous trouverez pour vous séduire des mélanges contenant de l’acide alpha-lipoïque et du Coenzyme Q10. A la différence de la vitamine E ou C nous sommes capables de synthétiser ces derniers par nos cellules. C’est la raison pour laquelle sans diminuer leur intérêt je ne les considère pas comme indispensables. Il y a une exception pour le Coenzyme Q10 qui devient utile si vous prenez des médicaments anti-cholestérol (statines et fénofibrates). Ces médicaments bloquent partiellement la  synthèse du Coenzyme Q10.

 

Mais pourquoi prendre des compléments anti-oxydants ?

La réponse est simple : nous sommes tous plus ou moins carencés en vitamines E et C, en zinc et en sélénium. Cela est encore plus vrai en vieillissant.

Il y a plusieurs raisons à ces carences : le mode de culture intensive, la conservation entre le lieu de production et votre réfrigérateur, les modes de cuisson souvent à haute température (cocotte-minute) et notre mode de vie. Début 1900 un homme avait besoin de 4.000 Kcalories par jour et une femme 3.600 Kcalories. Notre mode sédentaire, la mécanisation ont diminué nos besoins en calories. Ainsi de nos jours un homme consomme environ 2.000 Kcalories par jour et une femme 1.800. En 100 ans nous avons divisé par deux la quantité de nourriture et donc aussi divisé par deux l’apport en vitamines et minéraux. Or les aliments sont moins riches en vitamines et minéraux ce qui nous entraîne dans les carences. Ajoutez à cela la cuisson, la longue conservation des aliments et vous aurez compris que ces carences ne font de doute que chez les ignorants.

Un complément anti-oxydant seul est-il suffisant ?

Non, il doit être associé à des vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B6, B9 et B12), au magnésium (pour un adulte un minimum de 450 mg de magnésium élément par jour), à une huile équilibrée en omégas 3/6 et à un apport journalier de vitamine voisin de 3.000 UI.

Il faut en plus réduire le nombre de molécules oxydantes par une alimentation hypo-oxydante.

Nous avons trois possibilités :

– Le régime méditerranéen.
– Le régime paléolithique.
– Le régime Seignalet (sans gluten, ni laitage).

Pour le « Régime Seignalet » je vous conseille de lire mon livre « Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet », Editions Thierry Souccar. C’est un livre de vulgarisation accessible à tous ceux qui n’ont pas de connaissances en biochimie.

Pour les anti-oxydants, lisez le livre du Dr Michel Brack « La révolution des Anti-oxydants », Editions Albin Michel. Ce livre est facile à comprendre.

Voir sur http://m3micronutrition.com/ pour plus de précisions 

 
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Publié par le 12 novembre 2014 dans général, Santé - nutrition

 

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