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Faire régulièrement le ménage reviendrait à fumer 1 paquet de cigarette par jour !!!

Femme qui fait le ménage

Incroyable tout ce qu’on apprend quand on s’informe bien ! Alors quoi, il faut vivre dans la crasse ? Non, bon alors il faut trouver des produits naturels alternatifs ….

Il y en a plein , comme le bicabornate de soude, Le vinaigre blanc, le citron, le savon noir etc etc … enfin je vous laisse faire vos recherches sur le sujet, car il est vaste ! Mais j’y reviendrai pour vous donner un coup de main …

Il y a une erreur qui s’est glissé dans ce papier, car j’ai lu tous les médias qui en parlaient , je l’ai corrigé .  Pourtant le titre et l’analyse sont OK . (bon ils ne parlent pas ici du risque cancérogène …)

Ils écrivent à un moment en sous titre d’un paragraphe  « 20 ans de ménage équivaudrait à 20 paquets de cigarettes fumées par an » dans l’article source, alors qu’en fait c’est « 20 ans de ménage équivaudrait à « 20 paquets-années » (= 20 cigarettes par jour pendant 20 ans) . C’est pas du tout la même chose !!

L’Express a déniché cette erreur qu’ont commis certains médias et l’explique  (pour ma part j’ai lu 6 ou 7 papiers de médias différents sur ce sujet, et celui ci est le seul qui commet l’erreur ) :

«  le terme paquet-année contient un piège dans lequel sont tombés la plupart des articles consacrés à cette recherche. En langage scientifique, un «paquet-année», ce n’est pas la même chose qu’un «paquet par année».

«La notion de paquet-année est utilisée par les chercheurs pour comparer des fumeurs de diverses quantités de cigarettes, en prenant également en compte leurs antécédents en termes d’années de tabagisme», précise Marie-Ève Girard, inhalothérapeute à l’Association pulmonaire du Québec. Par exemple, si un homme fume 1 paquet par jour pendant 40 ans, on dira qu’il fume 40 paquets-années.

«Puisque l’étude parle de 20 paquets-années, on doit donc comprendre que c’est l’équivalent de fumer 1 paquet par jour pendant 20 ans», une quantité beaucoup plus élevée que les 20 paquets par année mentionnés dans plusieurs articles. »

 Bref, la situation est grave là encore …. 

En faisant des recherches sur ce papier j’en ai retrouvé un autre de 2015 : « L’OMS classe la charcuterie parmi les cancérogènes » : 

Amateurs de jambon, de saucisson et même de bacon, prenez garde car selon un rapport récemment publié par l’Organisation mondiale de la santé, ces aliments s’avèrent favorables au développement du cancer et côtoient, par le degré de leurs effets néfastes pour la santé de l’homme, la cigarette, l’arsenic, l’amiante et l’alcool.

La consommation de «viande transformée » (les charcuteries, pour faire simple) est «cancérogène certain pour l’homme », au même titre que …. l’arsenic !!  La consommation  de viande rouge est elle aussi mise en cause, comme «cancérogène probable » …  

Un papier qui tente pourtant de relativiser titrait carrément :  « Bacon et plutonium, même combat ? » :

Le bacon et les autres viandes transformées sont donc à classer parmi les agents «cancérogènes certains» et la viande rouge, parmi les cancérogènes «probables». Dossier clos? Pas tout à fait. Le plutonium est dans la même liste que le bacon, ce qui n’éclaire pas beaucoup les carnivores.

Le plutonium dans la même liste que le bacon …

Bref, tout ça pour dire qu’en lisant tout ce que je lis en tentant de vous informer au mieux, je me dis qu’on vit dans un monde vraiment incroyable, ça fait peur ! C’est juste pas possible . Bientôt on ne pourra plus se laver, plus s’habiller, plus manger, plus boire, plus respirer tranquillement (et j’en passe un paquet) … Enfin c’est déjà le cas il me semble !! Z 

Faire le ménage régulièrement accélère le déclin de la fonction pulmonaire, au point qu’au bout de 20 ans les dégâts sont comparables à ceux qu’occasionne la consommation d’1 paquet de cigarette par jour, d’après une nouvelle étude. Un résultat qui ne vaudrait… Que pour les femmes. (car les hommes ne font jamais le ménage ??? NDLR)

Les femmes qui utilisent régulièrement des produits nettoyants subissent un préjudice de la fonction respiratoire comparable à celui d’un fumeur, et ce même plusieurs décennies après, d’après une récente étude norvégienne publiés dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine. Ces nouveaux résultats comparent ainsi les dommages pulmonaires à ceux provoqués par une consommation d’1 paquet de cigarettes par jour.

Il était « déjà connu que les tâches ménagères peuvent exposer à des agents chimiques avec des effets nocifs potentiels sur le système respiratoire« , expliquent les auteurs de l’étude, selon qui « le risque accru d’asthme et de symptômes respiratoires chez les nettoyeurs professionnels et chez les personnes nettoyant à la maison » est « raisonnablement bien documenté« . En revanche, les effets sur le long terme n’étaient pas encore bien connus. « Nous craignions que de tels produits chimiques, en causant régulièrement des dommages aux voies respiratoires jour après jour, année après année, puissent accélérer le taux de déclin de la fonction pulmonaire qui survient avec l’âge« , explique dans un communiqué le Pr Cecile Svanes, professeur au Centre for International Health de l’université de Bergen et co-auteure de l’étude. Les chercheurs de l’Université de Bergen en Norvège ont donc analysé les données de l’European Community Respiratory Health Survey (ECRHS). Cette enquête européenne examinait en effet la fonction respiratoire de 6.235 personnes de 20 à 40 ans entre 1992 et 2012. Les participants, dont l’âge moyen était de 34 ans au moment de leur inclusion, ont donc été suivis pendant plus de 20 ans.

20 ans de ménage équivaudrait à « 20 paquets-années » (= 20 cigarettes par jour pendant 20 ans NDLR)

Un des critères observés était la quantité d’air maximale expirée en une seconde, aussi appelée VEMS. Le VEMS des femmes qui nettoyaient diminuait ainsi de 22 millilitres par an, contre 18,6 millilitres par an pour les femmes qui ne nettoyaient pas. Cette différence était encore plus marquée lorsque le ménage correspondait à une activité professionnelle. Autre critère, la quantité totale d’air qu’une personne expire de force aussi appelée capacité totale forcée (CVF). L’utilisation de produits de nettoyage doublait quasiment la diminution de la CVF, avec 13,2 (nettoyage à la maison) à 14,4 (nettoyage professionnel) millilitres de perdus par an, contre 7,9 millilitres pour une femme qui ne nettoie pas. Ce déclin accéléré de la fonction pulmonaire, principalement chez les professionnelles du nettoyage, était « comparable au tabagisme d’un peu moins de 20 paquets-années« , d’après les auteurs, soir environ un paquet par jour. L’asthme était également plus souvent constaté chez les femmes qui nettoyaient à la maison (12,3%) ou au travail (13,7%) par rapport à celles qui ne nettoyaient pas (9,6%).

D’abord surpris par ces résultats, le premier auteur de l’étude Øistein Svanes a finalement conclu que « quand vous inhalez de petites particules issues d’agents de nettoyage destinés à nettoyer le sol et non vos poumons, peut-être que ce n’est pas si surprenant après tout« . Les auteurs supposent ainsi que la diminution de la fonction pulmonaire est attribuable à l’irritation causée par la plupart des produits chimiques de nettoyage sur les muqueuses qui tapissent les voies respiratoires, y entraînant des changements persistants et un remodelage.

Aucun effet observé chez les hommes

Et les hommes, alors ? Et bien aucune différence n’a été constatée entre ceux qui faisaient le ménage et les autres. Pour les auteurs, plusieurs explications. D’abord, concernant le groupe des professionnels du nettoyage ne comptaient que 57 hommes dans l’étude, contre 293 femmes, un nombre insuffisant pour en tirer des conclusions. Ils étaient également moins nombreux que les femmes à déclarer faire le ménage à la maison, puisque seuls 46% des 2.932 hommes de l’étude disaient avoir une activité ménagère à la maison, contre 85% des 3.298 femmes. Un nombre suffisant cette fois pour en faire une analyse statistique, mais dont les résultats pourraient être faussés par les risques encourus d’autre part par les hommes en dehors de l’activité ménagère. Ainsi, il est possible selon les auteurs que les hommes qui nettoient aient été comparés à des hommes que leur activité professionnelle expose à des substances nocives par ailleurs, minimisant l’impact des produits ménagers. Troisième hypothèse, les femmes pourraient avoir une constitution plus sensible à ces produits, « comme cela est rapporté pour (…) la fumée de tabac et (…) la poussière de bois, pour lesquels des études ont montré qu’une exposition moindre chez les femmes suffit pour développer une maladie« , expliquent les chercheurs.

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Publié par le 12 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Pétrole : l’Agence internationale de l’énergie lance une alerte rouge à la pénurie

Il est clair que s’il y avait une « pénurie » de pétrole , le monde s’arrêterait net de tourner . Le pire c’est que de toutes façons nous ne sommes pas loin de la fin des réserves de pétrole au niveau mondial comme je l’ai déjà démontré, nous avons déjà passé le « pic pétrolier » et l’Arabie, le plus grand producteur, en est réduite à aller pomper offshore. Le jour (pas si loin) où ça se produira, ça va faire mal, ce sera le chaos total !! En attendant, les prix risquent de flamber, il y a environ une semaine (ou un peu plus)  je diffusais une vidéo sur le pétrole à 200 $ … Z 

C’est un article à garder en tête d’Atlantico qui relaie les inquiétudes de l’Agence internationale de l’énergie qui a récemment indiqué que la production pétrolière de l’Iran et du Venezuela pourrait baisser de 30 %, conduisant à une situation de choc d’offre pouvant entraîner une hausse des prix. Face à cette situation, l’AIE, mais également Donald Trump, recommandent une hausse de la production de la part des autres pays.

« L’AIE a établi un scénario basé sur ce que l’on a observé lors des dernières sanctions contre l’Iran. Après les sanctions de 2012, la production iranienne avait chuté de 3,7 à 3,0 millions de barils par jour (Mbpj), soit une chute de 700 000 bpj. Selon l’AIE, la production iranienne, actuellement stabilisée à 3,8 Mbpj, pourrait rechuter de 900 000 bpj en 2019. Pour le Venezuela, l’Agence prévoit une chute 550 000 bpj, consécutive au naufrage économique du pays qui ne peut plus entretenir son outil de production. Ce serait donc au total un déficit de production de plus d’1,4 Mbpj qui pourrait affecter le marché mondial en 2019, alors qu’on attend une hausse de la demande de +1,4 Mbpj, essentiellement en provenance d’Asie. Dans ce contexte, la hausse des quotas de production de l’OPEP, attendue autour de +1,8 Mbpj en 2018, serait insuffisante pour combler le déficit, même en y ajoutant la hausse de la production de pétrole de schiste américain, probablement entre 0,3 et 0,5 Mbpj ; cette situation engendrerait donc de fortes tensions sur les prix. La détente actuelle des prix (le baril de Brent est revenu à 73$ après son pic à 80$), amorcée par la perspective de hausse des quotas à prochaine réunion de l’OPEP, ne serait donc que temporaire. »

Il faut comprendre que la production de pétrole est peu élastique. En clair, il n’est pas simple d’augmenter significativement la production car cela nécessite des investissements très importants et des cycles très longs avant de démarrer l’extraction d’un puits de pétrole.

Le PDG de Total disait d’ailleurs que les prix bas qu’il y avait il y a deux ans préparaient les futurs prix hauts et prévoyait justement un nouveau pic pétrolier en 2020. Nous y sommes… presque.

Il faut aussi bien avoir à l’esprit que ce sont les 2 ou 3 derniers pour cent de la production mondiale qui font les prix à la hausse comme à la baisse !

Trump se sert de l’arme du pétrole pour déclencher un pic pétrolier. Je vous explique pourquoi et vous dévoile le dessous des cartes dans ma lettre STRATÉGIES du mois de juin. Vous pouvez vous abonner, et profiter de l’accès à tous les anciens dossiers et lettres déjà édités (31 numéros, dont le dossier spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse », ou encore « Comment choisir la banque la plus sûre », etc.). Plus de renseignements ici.

Charles SANNAT

Source Atlantico ici

 
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Publié par le 25 juin 2018 dans économie, général, International

 

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Énorme Scandale sanitaire : plus de neuf Antillais sur dix empoisonnés pour des générations !!!

Récolte dans une bananeraie de la propriété Dormoy, à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe), en novembre 2000.

Il a vu ses collègues tomber malades et mourir tour à tour sans comprendre. « Cancer, cancer, cancer… C’est devenu notre quotidien. A l’époque, on ne savait pas d’où ça venait », se souvient Firmin (les prénoms ont été modifiés) source

Ce qui vous allez lire est édifiant , absolument incroyable !!! Une énorme scandale ! La quasi-totalité des Guadeloupéens et des Martiniquais sont contaminés par un  pesticide ultra-toxique qui provoque entre autres des cancers de masse ! Mais il y a pire, la molécule persiste dans l’environnement pendant …. 700 ans !!! C’est à dire que pendant encore 700 ans, tous ceux qui vivent aux Antilles risquent de tomber gravement malades, en plus de tout ceux qui l’ont été ou qui le sont déjà (et qui sont morts) !!!! C’est DINGUE, du jamais vu !!! Impardonnable !!!

En France, je rappelle qu’on a encore appris il y a quelques jours que il n’y aura pas de périmètres de protection près des habitations exposés aux pesticides !!! L’amendement à été rejeté par les députés eux mêmes alors que leurs administrés se plaignent en masse de maladies ! Alors que c’était une simple mesure de pur bon sens pour la santé qui ne coûtait absolument rien ! Tout comme l’interdiction du Glyphosate pourtant promise, cancérigène notoire : rejeté !!! Et ce ne sont là que 2 exemples récents …

Partout dans le monde d’immenses scandales liés aux pesticides éclatent régulièrement ! Les dégâts sur les populations sont incommensurables, où que ce soit ! (à des endroits plus qu’à d’autres certes – comme ici aux Antilles où c’est le pompon total –  mais c’est un phénomène absolument général) Croyez vous vraiment que nous sommes ou que nous serons épargnés ??!!!  Z 

Le Chlordécone, un  pesticide ultra-toxique a été utilisé pendant plus de vingt ans dans les bananeraies en Guadeloupe et Martinique. Il a contaminé sols, rivières, bétail, poissons, crustacés, légumes-racines… et la population elle-même.

La quasi-totalité des Guadeloupéens et des Martiniquais sont contaminés par ce pesticide ultra-toxique, utilisé massivement de 1972 à 1993 dans les bananeraies. Une situation unique au monde. Cette histoire, entachée de zones d’ombre, est méconnue en métropole. Elle fait pourtant l’objet d’une immense inquiétude aux Antilles, comme le raconte notre enquête sur ce scandale sanitaire.

Qu’est-ce que le chlordécone ?

C’est un pesticide ultra-toxique, utilisé massivement dans les bananeraies en Guadeloupe et en Martinique pendant plus de vingt ans à partir de 1972 pour lutter contre le charançon de la banane, un insecte qui détruisait les cultures.

Le chlordécone est un perturbateur endocrinien reconnu comme neurotoxique, reprotoxique (pouvant altérer la fertilité), et classé cancérogène possible dès 1979 par l’Organisation mondiale de la santé.

La France a fini par l’interdire en 1990. Le chlordécone a toutefois été autorisé jusqu’en 1993 par deux dérogations successives, signées par les ministres de l’agriculture de l’époque.

Pourquoi pose-t-il encore problème alors qu’il n’est plus utilisé ?

Les Antilles sont contaminées pour des siècles, car la molécule est très persistante dans l’environnement − jusqu’à sept cents ans.

A partir du début des années 2000, on a découvert que le chlordécone, qui passe dans la chaîne alimentaire, avait non seulement contaminé les sols, mais aussi les rivières, une partie du littoral marin, le bétail, les volailles, les poissons, les crustacés, les légumes-racines… et la population elle-même.

La quasi-totalité des 800 000 habitants de la Guadeloupe (95 %) et de la Martinique (92 %) sont aujourd’hui contaminés, comme le révèle une étude menée pour la première fois à grande échelle par Santé publique France, et dont les résultats, très attendus, seront présentés publiquement en octobre.

L’intoxication se fait essentiellement par voie alimentaire. Les plus contaminés sont ceux qui s’approvisionnent sur les circuits informels (autoproduction, don, vente en bord de route), très prisés, en particulier par les plus pauvres, mais où les aliments contiennent souvent un fort taux de chlordécone.

Quels effets le chlordécone a-t-il sur l’homme ?

En 1975, les ouvriers de l’usine Hopewell (Virginie), qui fabriquait le pesticide, ont développé de sévères troubles neurologiques et testiculaires après avoir été exposés à forte dose : troubles de la motricité, de l’humeur, de l’élocution et de la mémoire immédiate, mouvements anarchiques des globes oculaires…

Ces effets ont disparu par la suite, car le corps élimine la moitié du chlordécone au bout de 165 jours, à condition bien sûr de ne pas en réabsorber. Mais l’accident fut si grave que les Etats-Unis ont fermé l’usine, et banni le produit dès 1977.

Les études menées jusqu’ici sont quant à elles édifiantes. L’une d’elles, publiée en 2012 par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), montre que le chlordécone augmente non seulement le risque de prématurité, mais qu’il a aussi des effets négatifs sur le développement cognitif et moteur des nourrissons.

Le pesticide est aussi fortement soupçonné d’augmenter le risque de cancer de la prostate, cancers dont le nombre en Martinique tient le record du monde. La Guadeloupe fait aussi partie des zones les plus touchées par cette maladie. Le cancer de la prostate est deux fois plus fréquent et deux fois plus grave aux Antilles qu’en métropole, avec plus de 500 nouveaux cas par an sur chaque île.

D’autres études sont en cours pour mieux connaître les effets du chlordécone sur la santé.

Quelles mesures ont été déployées pour protéger la population ?

L’Etat a tardé à prendre en considération la gravité du problème. Quand la contamination dans l’environnement a été découverte, au tout début des années 2000, des mesures ont été prises. Des sources d’eau ont été fermées, d’autres traitées, et des zones entières ont été interdites à la culture, étendues par la suite à la pêche.

Un plan national d’action a ensuite été mis sur pied en 2008, suivi d’un deuxième. Un troisième court jusqu’en 2020.

Une polémique agite toutefois les Antilles depuis la parution d’un rapport controversé de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) en décembre 2017. L’agence avait été saisie pour savoir si les limites maximales de résidus de chlordécone présents dans les aliments étaient suffisamment protectrices. La question est brûlante depuis qu’un changement dans la réglementation européenne, en 2013, a provoqué une hausse mécanique spectaculaire des seuils pour les viandes et les volailles.

Or, dans ses conclusions, l’Anses affirme que ces nouvelles limites maximales sont suffisamment protectrices. Elle estime qu’il n’est pas utile de les abaisser, alors que la politique de prévention affichée par les autorités vise, au contraire, à réduire l’exposition de la population à ce pesticide.

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L’Italie a un gouvernement, et Emmanuel Macron a perdu une occasion de se taire…

L’Italie a un gouvernement, et Emmanuel Macron a perdu une occasion de se taire…

Ce que ne précise pas assez ici Sapir, c’est que le nouveau ministre de l’économie Italienne, Giovanni Tria, est en fait un féroce eurosceptique quand on écoute ce qu’il dit (sûrement pire que le fameux Savona), comme je l’ai déjà rapporté . (Le feuilleton italien continue : Nouveau gouvernement encore plus eurosceptique que celui qui avait été refusé !) Que se passera-t-il quand ça se manifestera ? Je vous laisse deviner … 

Quant à la monnaie parallèle que veulent mettre en place les nouveaux dirigeants populistes eurosceptiques Italiens, qui leur permettraient de sortir en douceur de l’Euro, on apprend ici que deux institutions financières parapubliques italiennes se sont d’ores et déjà mises à racheter systématiquement des bons du Trésor italien . Croyez moi ça promet ! Les semaines et mois à venir vont être passionnants avec cette configuration en Italie .

Sans parler de l’Espagne et des autres PIIGS, où ça a beaucoup remué tant politiquement que sur les marchés ces derniers jours . Une belle mayonnaise s’est formée ! Les crises risquent de se succéder dans une Europe qui est entrée dans une phase d’instabilité – jusqu’à sont éclatement potentiel. Z 

par Jacques Sapir

Il est des gestes, et des actes, que l’on aimerait ne pas avoir faits et ne pas avoir commis. Le Président Emmanuel Macron vient d’en faire l’expérience au sujet de la crise que l’Italie a traversée.

Un Président qui confond un acte arbitraire avec la défense de la Démocratie

Emmanuel Macron, s’était ainsi réjoui du véto mis par le Président italien, M. Mattarella, sur le nom d’un eurosceptique notoire, M. Paolo Savona qui devait figurer dans le gouvernement proposé par M. Giuseppe Conte. Cela apparaissait comme un coup d’arrêt donné aux deux partis, le M5S et la Lega, qui étaient sortis gagnants de l’élection du 4 mars 2018. Il avait, alors, salué le « courage » et le « sens des responsabilités » de Mattarella (1). Bref, il prenait la pose, et il affectait de considérer ce que de nombreux journalistes appelaient un « coup d’Etat légale » comme une défense de la démocratie. Il n’était pas seul à entonner ce douteux cantique. Tout le beau monde des européistes béats, ceux que l’on surnomme en Italie les « euroïnomanes », se félicitait bruyamment du geste de Mattarella.

Las, le jeudi 31 mai en début de soirée, Le Président Italien changeait d’avis. L’homme désigné par Mattarella pour former un autre gouvernement, M. Carlo Cottarelli, renonçait. La Président Italien, M. Mattarella, n’avait plus, dès lors, d’autre choix que d’accepter à nouveau Giuseppe Conte, qui proposait un gouvernement, où figurait, à nouveau, Paolo Savona….

Il a donc l’air malin, Emmanuel Macron, et il doit se mordre les doigts de ses déclarations intempestives. Ne lui a-t-on jamais appris qu’il est des situations où il faut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler? Oh, si cela peut le consoler, il ne sera pas le seul. On a, parmi ceux qui se sont révélés odieux dans leur attitude ouvertement anti-démocratique Le commissaire européen au Budget, Günther Oettinger qui a avait déclaré «Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter» dans une interview à la radio publique allemande Deutsche Welle (2). On a aussi eu Markus Ferber, député au Bundestag de la CSU, le parti allié à Mme Merkel, qui déclarait quant à lui que la « Troïka » (de sinistre mémoire en Grèce) devrait sans doute envahir l’Italie et prendre le contrôle du Trésor italien (3). Bref, entre les apôtres d’une tyrannie des marchés et les nostalgiques de l’opération Alaric (la prise de contrôle par les armées du IIIème Reich de l’Italie en septembre 1943), Emmanuel Macron est en bonne compagnie.

Le ridicule ne tue pas, dit-on. Et c’est heureux pour Emmanuel Macron.

La signification politique du retournement de jeudi soir

Il faut cependant revenir à ce que signifie politiquement le retournement de situation que l’on a connu jeudi soir. Il était évident, et ce dès le départ, que Carlo Cottarelli, ancien haut responsable du FMI et l’homme désigné par Mattarella pour succéder à Conte, n’avait aucune chance d’être investi par le Parlement. Dans ces conditions, un retour devant les urnes était certain. Sauf que de nouvelles élections auraient données encore plus de sièges au M5S et à la Lega, peut-être même les deux-tiers. Certains, à Bruxelles comme à Rome ont donc du faire leurs comptes. Mattarella a dû se rendre à l’évidence, admettre que ce qu’il prenait pour une brillante action n’était qu’un pas de clerc, et accepter le gouvernement Conte. En un sens, le Président, comme jadis Mac Mahon, s’est soumis.

On dira, et ce n’est pas faux, que ce n’est pas exactement le même gouvernement. On dira, aussi, que Conte a transigé. Si Paolo Savona figure bien en son sein, c’est cette fois en temps que Ministre des Affaires Européennes, et non plus comme Ministre des finances. Ce dernier poste est dévolu à Giovanni Tria, un homme connu pour ses positions économiques plutôt orthodoxes. Mais, il faut noter qu’il a soutenu l’idée d’un fort déficit budgétaire, dans son idée directement financé par la BCE, pour relancer l’économie italienne, et qu’il est, dans le contexte actuel, opposé à plus d’austérité. Ce sont des positions qui vont directement à l’encontre des recommandations de Bruxelles et Francfort. Dans un autre sens, la nomination de Enzo Moavero Milanesi, un ancien responsable de l’UE et un ancien Ministre de Mario Monti comme Ministre des affaires étrangères, est de nature à rassurer certains à Bruxelles comme à Francfort. Mais, telle est peut-être justement le but de cette nomination.

Car, dans le même temps que se déroulaient ces péripéties au Quirinal, on apprenait que deux institutions financières parapubliques italiennes s’étaient mises à racheter systématiquement des bons du Trésor italien. C’est, peut-être, une réponse devant les spéculations sur les marchés financiers, mais peut-être aussi le début de la construction d’instruments pour parer au choc financier d’une sortie de l’Euro, voire mettre en place une monnaie parallèle à l’Euro.

Les ambiguïtés italiennes

Il est donc clair que la défaite du Président Mattarella reste entourée d’un certain nombre d’ambiguïtés quant à la volonté de Conte, mais surtout celle des deux dirigeants du M5S et de la Lega, de Luca du Maio et Matteo Salvini, d’engager un bras de fer décisif avec Bruxelles et Francfort. Car, et il n’en faut pas douter, nous allons connaître une longue période de tensions entre Rome et Bruxelles, mais aussi entre Rome et Francfort. Cependant, sauf à avoir dans ses tiroirs un plan d’ores et déjà prêt pour une sortie de l’Euro, cette ambiguïté est nécessaire. Surtout si, dans les semaines qui viennent, se précise la possibilité d’utiliser les bons du Trésor comme un instrument de paiement, ceci débouchant sur l’établissement d’une monnaie parallèle en Italie avec l’Euro. C’est une route sur laquelle les difficultés seront nombreuses, il n’en faut pas douter (4).

Il convient donc de prendre ce gouvernement comme il est. Il sera jugé sur ses actes.

Mais, sa formation représente, déjà, une première victoire de la démocratie sur les pratiques anti-démocratiques du Président Mattarella. Ces pratiques ont été dénoncées en France, mais aussi dans la presse internationale (5). Elles font ressortir d’autant plus le ridicule du soutien emphatique d’Emmanuel Macron au Président italien.


(1)http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/05/28/97001-20180528FILWWW00171-macron-salue-le-courage-du-president-mattarella.php

(2)https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/05/29/la-gaffe-du-commissaire-allemand-gunther-oettinger-qui-enflamme-l-italie_5306622_3214.html

(3) http://www.dailymail.co.uk/news/article-5790389/German-MEP-says-Brussels-control-Italys-finances.html

(4) Sur la question des monnaies parallèles voir ma contribution à l’ouvrage collectif de Beker V. et Moro B., Sapir J., « Parallel currencies, Varoufakis’ plan B and the ongoing debate on euro » in Beker V. et Moro Beniamino, The European Crisis, WEA Book n°7, College Publications, Londres, 2016.

(5) https://www.telegraph.co.uk/business/2018/05/28/europes-soft-coup-detat-italy-watershed-moment/

source

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

 
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Publié par le 3 juin 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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La Russie propose à l’UE de remplacer le dollar par l’euro

Vladimir Putin offering flowers to Angela Merkel

Pendant ce temps Les investissements chinois en Russie ne cessent d’augmenter et cette tendance se poursuivra car la Chine a tout intérêt à se développer commercialement et politiquement sur cet immense continent « eurasiatique » qui compte la majeure partie de la population et de la richesse mondiale, marginalisant ainsi progressivement le continent nord-américain qui finira par se retrouver bien seul. (source)
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Lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le ministre des Finances russe, Anton Siluanov, a suggéré que la Russie pourrait abandonner le dollar comme devise pour ses paiements internationaux, et lui substituer l’euro.

« Comme on peut le voir, les restrictions imposées par les partenaires américains sont d’une nature extraterritoriale… si nos partenaires européens déclarent leur position sans équivoque [contre l’expansion des sanctions américaines], nous y verrions certainement une solution en utilisant la devise européenne, l’infrastructure des organisations de règlement financier européennes pour le paiement des biens, des services, qui tombent souvent sous le coup de diverses restrictions », a déclaré Siluanov, qui est également vice-Premier ministre (notre photo ci-dessous), lors du Forum Économique International de Saint-Pétersbourg (SPIEF), qui se tient actuellement.

Rusal en graves difficultés

Cette déclaration intervient alors qu’on a appris qu’Aleksandra Buriko, CEO du géant de l’aluminium russe Rusal, et la moitié de son équipe dirigeante viennent de donner leur démission, sans doute pour protéger l’entreprise contre les dernières salves de sanctions américaines. Celles-ci ciblent en effet Oleg Deripaska, l’oligarque fondateur de Rusal, qui est soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’ingérence russe dans les élections américaines. Le renoncement de Deripaska au contrôle de Rusal était l’une des conditions imposées par Washington pour la levée des sanctions imposées à la Russie sur ses exportations d’aluminium.

Récemment, les actions de la firme avaient chuté en bourse, compromettant la capacité de cette dernière à emprunter de nouveaux capitaux. Bloomberg a rapporté que Deripaska aurait même demandé au gouvernement russe d’acheter de l’aluminium pour les réserves d’État, ce qui peut être assimilé à une demande de sauvetage de l’entreprise.

Le roi dollar

Cet enchaînement révèle à quel point la Russie est affectée par les sanctions américaines. Celles-ci fonctionnent parce que les Américains ont une arme imparable: le dollar est encore aujourd’hui la devise de réserve du monde, la monnaie incontournable pour les transactions internationales.

La seule solution pour la Russie, c’est donc de trouver des alternatives valables au dollar. Le yuan en est une, et la Russie travaille activement avec la Chine pour développer les paiements dans la devise chinoise. Mais l’euro en est aussi une autre.

L’Europe de plus en plus proche de la Russie… qu’elle le veuille, ou non

Mais Siluanov a posé une condition à l’adoption de l’euro : il veut que l’Union Européenne se prononce contre la dernière salve de sanctions contre la Russie.

À l’origine, l’Union Européenne avait approuvé les sanctions contre Moscou, mais ce soutien s’affaiblit de plus en plus. Le bloc a été lui aussi affecté par l’augmentation des taxes douanières américaines sur l’acier et l’aluminium. Rusal est le fournisseur de plusieurs industriels en Europe, et ses difficultés menacent de se répercuter sur ces entreprises. Un certain nombre d’usines serait déjà menacées de fermeture sur le Vieux Continent, en raison de leurs récentes difficultés d’approvisionnement. De même, le retrait américain de l’accord nucléaire iranien a consterné les dirigeants européens, qui tentent désormais de sauver l’accord.

L’Europe est aussi de plus en plus dépendante du gaz russe (en particulier l’Allemagne et l’Autriche), et bien que le bloc ait cherché à s’en affranchir, les exportations de gaz naturel ont encore franchi un nouveau record l’année dernière, atteignant 194 milliards de mètres cubes (incluant la Turquie). La part du gaz russe au sein de la consommation totale de gaz de l’Union dépasse 35 %.

Une bascule du pouvoir monétaire international des États-Unis vers l’Eurasie?

Enfin, certains pays membres ne cachent pas leur sympathie pour la Russie. C’est notamment le cas du président tchèque Milos Zeman, qui vient récemment d’être réélu, et qui est un ami du président russe Vladimir Poutine. Il s’oppose aux sanctions qu’il qualifie de « destructrices et inefficaces ».

Enfin, dernier point, et pas le moindre, en Italie – à la fois l’un des fondateurs et des poids lourds de l’UE – le « contrat de gouvernement » présenté par la coalition des partis populistes au pouvoir prévoit l’abandon des sanctions économiques contre la Russie.

“Si l’Europe répondait affirmativement, du jour au lendemain l’équilibre du pouvoir monétaire du monde basculerait des États-Unis vers l’Eurasie. Nous attendons maintenant la réponse de l’Europe », conclut le site Zero Hedge.

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Publié par le 30 mai 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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La course à l’apocalypse de l’Empire américain devenu fou

À quelques heures d’une possible guerre totale, un entretien lucide et essentiel sur la semaine la plus dangereuse de l’histoire humaine.

Lors de notre précédent entretien (Antipresse n° 52 du 27 novembre 2016) au lendemain de l’élection surprise de Donald Trump, il avait exprimé son soulagement et ses espoirs de paix. Le nouveau président ne promettait-il pas de mettre fin à l’impérialisme global des néoconservateurs et de s’occuper de redresser intérieurement l’Amérique ?

Il ne pouvait rien arriver de pire à la paix dans le monde, pensait-on à l’époque, que l’élection d’Hillary Clinton. Or le rouquin tweeteur a démenti ces pronostics. De concessions en reculades, cet « homme sans aucun courage » a permis le rétablissement d’une « administration Clinton sous un autre nom » plus agressive que jamais.

Aujourd’hui, le Saker nous décrit une Amérique aux abois, profondément divisée entre une élite sans aucun contact avec la réalité et une population réduite à la servitude. Pour cet empire à la dérive, la guerre totale semble la seule issue.

Avec la dernière provocation en Syrie, dénoncée des semaines à l’avance par le gouvernement russe, le monde se retrouve au seuil d’une guerre nucléaire. L’ultime liaison rationnelle entre les puissances est assurée par les militaires. Leur sang-froid l’emportera-t-il sur la démence des néocons ?

Nous voulons l’ignorer, mais l’humanité est sans doute en train de vivre la semaine la plus dangereuse pour sa survie depuis qu’elle existe sur terre.

 

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Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial ?

Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial?

Cette fois ci on ne rigole plus, ça devient trés sérieux !!! Les occidentaux se préparent à frapper en Syrie, et les Russes et leurs alliés ont annoncé qu’ils allaient réagir . La porte vers la 3e guerre mondiale se rapproche dangereusement ! Même les journaux mainstreams ont prévenus qu’un affrontement entre superpuissances « n’a jamais été aussi proche » !!!! Commençons par le début avec ce papier : La Russie avait avant hier « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles … Oui vous avez bien lu !! Ca risque désormais de déraper à n’importe quel moment !!! Z 

Le conflit hybride syrien risque dangereusement de se « traditionnaliser ». Trump s’est donné jusqu’à ce soir pour annoncer sa décision d’une intervention militaire de grande ampleur en Syrie, avec le soutien particulièrement actif de la France. La présence russe au sol permettra-t-elle de calmer les ardeurs guerrières de nos politiciens en mal de grandeur? Espérons.

Une guerre est toujours improbable, tout autant qu’inattendue. Un être rationnel et raisonnable ne peut imaginer que des hommes prennent la décision d’envoyer d’autres hommes se battre, sous quelque prétexte que ce soit (aujourd’hui, les droits de l’homme), pour défendre en réalité des intérêts très ciblés, circonstanciels, voire très personnels. Trump fera-t-il exception à la règle, alors que ses avocats se trouvent perquisitionnés, que des starlettes l’accusent de les avoir payées pour taire des scandales sexuels, alors que l’Establishment fait planer l’ombre d’une collusion avec la Russie, qu’ils n’arrivent toujours pas à prouver? Mais peu importe. C’est à la Une. Scandales et guerre vont souvent de pair.

Après la montée en pression de la surprenante attaque chimique dans la Ghouta alors presque libérée des terroristes, qui n’a aucun sens sur le plan stratégique pour Assad, mais sert largement les intérêts de la coalition américaine sur place (voir notre article à ce sujet), Trump s’est donné 48h pour annoncer sa décision. Elle doit donc tomber aujourd’hui.

En attendant la présence militaire américaine se renforce dans la zone:

The USS Harry S. Truman Carrier Strike Group will depart Naval Station Norfolk, Va., Wednesday for a deployment to the Middle East and Europe.

The aircraft carrier will be accompanied by the guided-missile cruiser USS Normandy and the guided-missile destroyers USS Arleigh Burke, USS Bulkeley, USS Forrest Sherman and USS Farragut. The destroyers USS Jason Dunham and USS The Sullivans will join the strike group later, a Navy statement said.

The strike group, carrying 6,500 sailors and Carrier Air Wing One, will cruise alongside the German frigate FGS Hessen during the first half of the deployment. The German ship conducted a brief mission with the Harry S. Truman in 2010, the Navy said.

Le destroyer Donald Cook, avec ses missiles de croisière Tomahauwk, est déjà aujourd’hui à moins de 100 km de la base russe de Tartous en Syrie. Et l’USS Porter le rejoindra bientôt, au large des côtes syriennes.

Le véritable danger est présenté par le destroyer Cook, qui peut être opérationnel rapidement. Sera-t-il ou non utilisé? L’USS Porter ne sera pas sur les lieux avant une semaine, quant aux autres il leur faudra un bon mois. Cela signifie-t-il qu’il ne s’agit que d’une opération de comm, une de plus, ou est-ce le signe de la préparation d’un conflit sur le long terme?

L’autre question restant de savoir quelles cibles viser. Il a déjà été clairement affirmé que les frappes ne doivent pas être ciblées comme la dernière fois sur un seul objet, mais doivent viser plusieurs cibles et s’étendre sur plusieurs jours:

Administration officials said they expected any new strike to be more expansive than last year’s, but the question was how much more. Possible options included hitting more than a single target and extending strikes beyond a single day.

Il pourrait s’agir des infrastructures syriennes, des bases militaires, peut-être aussi pour aider les Kurdes. Autrement dit, des frappes répétées et étendues dans le temps et contre des bâtiments publics et des infrastructures, ça s’appelle une guerre. Mais justement, ici, à la différence de l’Irak, des difficultés existent en raison de la présence russe et de l’implication de l’Iran:

The president’s new national security adviser, John Bolton, urged Trump to skip the trip, an official said. This reflects a view in the White House that deeper Russian and Iranian involvement in Syria have complicated calculations about a response to any U.S. military attack, according to the official, who spoke on condition of anonymity to discuss internal deliberations. Moscow has cautioned the U.S. not to launch a military attack.

La Russie a en effet « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles.

Finalement, toute l’escalade militaire va tenir en cette question: la Russie répondrait-elle vraiment en coulant un navire américain ou en descendant un avion militaire en cas d’attaque de la coalition?

Car si Trump a besoin de faire diversion et de montrer patte blanche pour les élections de mi-mandat, il ne peut se permettre la mort de soldats américains. Seule la certitude de la réponse de la Russie peut empêcher un nouvel Irak. Rappelons que la présence au sol de la Russie en Syrie est très étendue, à la fois militaire avec les deux bases qu’elle possède, mais aussi avec la police militaire qui accompagne l’armée syrienne, les conseillers qui se trouvent notamment à Damas, etc. Des frappes américaines en principe mettent directement en jeu les intérêts russes. Ce qui fait quand même peur aux alliés potentiels de la coalition américaine, les opinions étant largement partagées.

Karine Bechet-Golovko

source:http://russiepolitics.blogspot.fr/2018/04/les-etats-unis-iront-ils-jusqua-la.html

 

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