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Von Greyerz : L’or, l’ultime recours face à la propagande, aux mensonges et à la guerre

François Asselineau: « Mr Fillon avec Mr Sarkozy a vendu 20% de l’Or des Français au cours le plus bas »

Il y a un siècle, le Premier ministre britannique Benjamin Disraeli expliquait qu’il y a 3 sortes de mensonges: « Il y a les mensonges, les gros mensonges, et les statistiques ». Aujourd’hui, nous sommes quotidiennement abreuvés d’informations mensongères et la plupart des gens qui ne font que suivre les médias mainstream ignorent totalement à quel point la situation actuelle est désastreuse.

Mais voilà, la vérité, je vais vous la livrer ci-dessous:

  • Les politiciens mentent et trompent le peuple.
  • Les gouvernements publient de fausses informations économiques dans leur intérêt, comme les données qui concernent le chômage ou l’inflation
  • Les banquiers centraux mentent, car s’ils disaient la vérité, la bulle financière mondiale éclaterait instantanément.
  • Les banquiers commerciaux mentent quant à l’état de santé de leurs propres banques parce que s’ils dévoilaient la situation financière réelle à leurs clients, tous les déposants fuiraient.
  • Fake News and False Flags sont désormais monnaie courante. Etant donné que la plupart des gens n’ont plus aucun sens critique par rapport à tout ce qu’ils lisent dans les journaux ou voient à la télévision, il devient alors extrêmement facile pour les gouvernements de l’Ouest ou de l’Est, de publier des mensonges et de fausses informations.
  • Les journalistes mentent en raison de leur orientation politique ou parce qu’ils sont trop paresseux pour essayer de démêler le vrai du faux.
  • Les gérants de fonds de pension mentent parce qu’ils n’osent pas dire à leurs clients, qu’ils sont susceptibles de ne recevoir qu’une petite fraction de la pension qu’on leur avait promis.

Les mensonges conduiront à un effondrement systémique

Ce que je viens de vous expliquer précédemment ne sont que quelques exemples, mais en réalité, la liste est sans fin. Les raisons de ces mensonges et tromperies sont assez complexes. Pour simplifier, je dirais que nous sommes à la fin d’un cycle où toutes les valeurs morales et éthiques disparaissent. C’est ce qui produit à chaque fois qu’un empire s’effondre. Au départ, la création de richesse repose sur une croissance réelle combinée au pillage de « colonies » qui peuvent être à la fois physique (pillage d’or ou autres matières premières ) et financier. Puis tôt ou tard, la croissance économique commence à ralentir et vient le moment où il y a moins d’argent et de biens à piller.

Les coûts liés à la guerre, à l’armement ou à la manipulation financière aggravent également la situation puisque cela conduit à toujours plus d’endettement ainsi qu’à davantage d’impression monétaire. La bureaucratie s’y met aussi, les coûts sociaux enflent et ainsi, les impôts augmentent. Les gens deviennent paresseux, moins productifs et une partie toujours plus importante de la population reçoit des prestations sociales voire ne travaillent plus du tout. C’est ce qui se passe dans de nombreux pays occidentaux aujourd’hui. Aux Etats-Unis par exemple, plus de 100 millions d’américains sont sans emploi à l’heure actuelle et près de 43 millions d’américains dépendent de bons alimentaires pour vivre. Finalement, l’expansion du crédit et donc l’impression monétaire n’a eu aucun effet. Vous voulez savoir pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce qu’on ne créé pas de richesse en imprimant des petits morceaux de papier qui ne reposent sur rien de tangible et qui n’ont donc aucune valeur. Lorsque l’impression monétaire s’accélère, cela conduit nécessairement à l’effondrement total du système monétaire. Ludwig von Mises l’avait très bien expliqué:

« Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par une expansion du crédit. L’alternative est de savoir si la crise doit arriver plus tôt, par l’abandon volontaire d’une expansion supplémentaire du crédit, ou plus tardivement, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire affecté. »

Après cette expérience ratée de plus de 100 ans sur une expansion sans fin du crédit, engendrant des bulles sur quasiment l’ensemble des actifs et des millions de milliards de passifs non capitalisés, le monde est maintenant au bord de la faillite financière et « d’une catastrophe finale et totale du système monétaire ». Comme je l’ai expliqué à maintes reprises, tous les ingrédients pour un désastre mondial sont réunis !  Ce n’est plus qu’une question de temps avant que les gens s’aperçoivent que les gouvernements et banques centrales leur mentent et qu’on assiste à la fin de la partie. L’effet généré initialement par l’impression monétaire est en train de s’estomper puisqu’il faut imprimer davantage de dollars pour ne serait-ce qu’obtenir 1 seul dollar de croissance en termes de Pib.

Déclarer une guerre pour détourner l’attention des problèmes économiques

La dernière mesure désespérée qui consiste à détourner l’attention des gens face à la situation financière désastreuse d’un pays, c’est la guerre. Moins de 3 mois après être arrivé au pouvoir, Trump recourt déjà à la guerre. Pour l’instant, il a échoué sur de nombreux points en termes de politique intérieur. Alors qu’il avait toujours déclaré que les Etats-Unis n’agresseraient plus aucun pays, il a aussitôt changé d’avis suite à l’attaque chimique présumée de la Syrie. Le président américain a pris la décision de frapper la Syrie sans qu’aucune enquête indépendante n’ait été réalisée. La Russie s’est clairement opposée à cette initiative et aide maintenant la Syrie à renforcer ses défenses. La Russie envoie également des navires en Méditerranée où des navires de guerre américains se trouvent déjà. Le ministre britannique des Affaires étrangères vient d’annuler un voyage en Russie et a convenu avec le secrétaire d’Etat américain de pousser la Russie à quitter la Syrie. Mais, heureusement, quelques-uns des membres du G7, à savoir l’Allemagne et l’Italie ont refusé le projet britannique et américain.

Cette situation extrêmement dangereuse pourrait facilement se transformer en un conflit majeur, avec des conséquences catastrophiques. Nous entrons aussi dans une période critique pour les guerres, avec les cycles de guerre qui indiquent que des conflits majeurs pourraient se produire dans les années à venir.  Généralement, ces cycles de guerre, coïncident avec l’état de l’économie. Actuellement, la situation économique mondiale est bien pire qu’elle ne l’a jamais été dans toute l’histoire, et donc le risque de guerre n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui.

Le Japon, la Chine, l’Amérique et de nombreux pays européens ont des déficits et des dettes qui ne cessent de croître et qui ne seront jamais remboursés. En 2007-2009, le système financier mondial était au bord de l’effondrement en raison d’un endettement démesuré. Or depuis cette période, la dette mondiale a augmenté d’au moins 70%. Aucun des problèmes qui ont engendré cette énorme crise financière n’ont été résolus ce qui signifie que le risque est encore bien plus important aujourd’hui qu’il ne l’était il y a plus de 10 ans. La plupart des dirigeants savent qu’il n’y a aucune solution face à une situation économique aussi désespérée que celle ci et sont prêts à tout pour conserver la main sur la situation. Du coup, pour une super-puissance comme les Etats-Unis, il n’y a plus qu’une seul recours aujourd’hui. La solution la plus pratique pour un leader qui échoue en termes de politique intérieur, consiste à trouver une raison et un bouc émissaire pour détourner l’attention des gens, des problèmes économiques insolubles que connait leur pays. Ainsi, alors que c’est à l’exact opposé de tout ce qu’il avait pu promettre lors de sa campagne électorale, Trump prend l’initiative de se diriger vers un conflit mondial majeur.

Cette guerre n’a rien à voir avec la Syrie. Rappelez-vous qu’ Assad a tué beaucoup moins d’innocents que ce que les Etats-Unis et leurs alliés ont pu faire en Afghanistan, en Irak et en Libye. Non, C’est une guerre contre la Russie et pour prendre le contrôle du Moyen-Orient. La Syrie a demandé à ce que la Russie l’aide à défendre son pays face à toute agression américaine. Il faut donc penser en termes de potentiel conflit majeur entre deux super-puissances mondiales. Les conséquences d’un éventuel conflit de cet envergure sont impossibles à prévoir, d’autant plus que des armes nucléaires pourraient être utilisées. Très peu de pays échappent à un conflit majeur, mais il est possible que certaines zones comme l’Amérique du Sud, la Nouvelle-Zélande et l’Australie s’en sortent mieux. Pour la plupart des gens, partir n’est ni pratique ni possible. Espérons et prions pour que rien ne se passe. Mais nous devons être conscients que le risque n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui.

L’or et l’argent – l’assurance ultime face à un monde qui s’effondre

Ce que chacun peut faire à son niveau, c’est de se protéger face à la prochaine crise financière. Il est pratiquement sûr que cette crise se produira durant les prochaines années. Depuis plus de 15 ans, nous avons expliqué aux investisseurs de placer 50 % de leurs actifs dans l’or physique, stocké en dehors du secteur bancaire, parce que je pense que l’or est le meilleur moyen de préserver son capital et de le protéger contre la chute de la valeur des monnaies papier.

Il existe plusieurs façons d’acheter et de détenir des métaux précieux, mais pour le faire en toute sécurité, il y a quelques règles essentielles à respecter:

  • Il faut détenir des lingots et/ou des pièces d’or et d’argent. Pas d’ETF, pas d’or-papier ou d’argent-papier.
  • Il faut détenir ses propres lingots ou pièces – ne pas détenir des parts d’un stock d’or ou d’argent en copropriété.
  • Il faut stocker ses métaux précieux dans des coffres ultra-sécurisés, en dehors du système bancaire.
  • Il faut stocker la majorité de ses métaux en dehors de son pays de résidence, dans un pays sûr, une vraie démocratie, qui a une longue histoire du droit.
  • Ne stockez à votre domicile que les métaux précieux que vous pourriez vous permettre de perdre. Même si vous disposez d’une bonne cachette, des voleurs pourraient menacer votre conjoint ou vos enfants.
  • Achetez de l’or provenant uniquement d’une raffinerie reconnue, certifiée par la LBMA. Récemment, le COMEX a suspendu l’enregistrement d’Elemetal Refiners (anciennement NTR Metals) aux États-Unis, à cause d’une enquête fédérale sur la contrebande de milliards de dollars d’or extrait illégalement. La LBMA l’a aussi rayée de sa liste.
  • Les quatre plus grandes raffineries suisses sont dans le métier depuis 50-100 ans. Elles produisent entre 60% et 70% des lingots d’or du monde. Elles ont aussi la réputation de produire la plus haute qualité de lingots d’or au monde.
  • Il y a beaucoup de lingots d’or de contrefaçon qui ressemblent à s’y méprendre aux lingots de raffineries réputées. J’ai moi-même vu de parfaits lingots d’or fabriqués en Chine… mais à l’intérieur, ils contenaient du tungstène. À mesure que le prix de l’or grimpera, il y aura de plus en plus d’or de contrefaçon. C’est pourquoi il est essentiel d’acheter via des sociétés réputées qui s’approvisionnent chez les raffineurs suisses.
  • Il faut éliminer les risques de contrepartie. Les investisseurs doivent avoir la détention directe des lingots ou des pièces , et non pas détenir un sous-compte d’une autre société. Les investisseurs doivent avoir un accès direct aux coffres, sans l’approbation d’une tierce-partie.
  • Les métaux précieux doivent être assurés contre tous les risques via une grande compagnie d’assurance internationale.
  • Il ne faut pas entreposer soi-même dans un coffre. Il s’agit d’une fausse économie. Faites affaire avec une société qui peut offrir une liquidité instantanée. Si l’or ou l’argent sort de la chaîne d’intégrité de la LBMA, la plupart des banques ou des vendeurs d’or refuseront de racheter cet or. Si vous stockez vous-même, vous pourriez avoir un sérieux problème de liquidité.
  • Ne stockez pas d’or dans une banque. Cela inclut les coffres privés. Dans le cas d’une faillite bancaire ou d’une fermeture prolongée, vous pourriez ne pas avoir accès à votre or pendant très longtemps. Il y a eu aussi beaucoup de cas de gouvernements qui ont ouvert les coffres privés des banques.
  • Finalement, le conseil le plus important que je puisse donner aux investisseurs est de choisir une société qui a un long historique de stabilité et de fiabilité. Il est encore plus important que la direction de la société ou ses propriétaires aient un parcours irréprochable. À chaque fois que je fais affaire avec une nouvelle société, je me fie toujours aux personnes en charge. Ils sont vos partenaires, et leur historique est plus important que tous les autres critères. Évidemment, la société doit aussi offrir des produits ou services de qualité, et être en bonne santé financière.

Guerre ou pas guerre, l’Or et l’Argent ont achevé leur correction baissière depuis le pic qui avait été atteint en 2011 et les cours se dirigent dorénavant vers de nouveaux sommets, bien plus haut que les précédents. L’Or devrait atteindre 10.000 dollars l’once et l’Argent 500 dollars l’once, par rapport à la valeur de la monnaie actuelle. Mais en cas d’hyperinflation, ces objectifs de cours pour l’Or et l’Argent pourraient être démultipliés. A plus court terme, le cours de l’Or devrait atteindre 1360 dollars l’once comme je l’ai indiqué récemment.

Comme je l’ai déjà expliqué à plusieurs reprises, l’Or et l’Argent ne doivent être comparés à un investissement comme le sont les actions et d’autres produits financiers du même type, mais comme un moyen permettant de préserver son capital que chacun se doit de détenir. A n’importe quel moment de l’histoire, et ce indépendamment du type de crise, qu’elle ait été économique avec de l’hyperinflation, géopolitique avec la guerre, l’or et l’argent ont toujours offert la meilleure protection. La période qui se profile n’a que peu de chances de faire exception à la règle.

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Publié par le 18 avril 2017 dans général, or et argent métal

 

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Premières tensions post-Brexit : Theresa May « prête à aller à la guerre » pour protéger Gibraltar

L’encre n’a pas encore fini de sécher sur la signature de l’article 50 par Theresa May la semaine dernière qui a officiellement commencé  un long divorce de deux ans entre le Royaume-Uni et l’UE, et déjà l’Europe a été traumatisée par les commentaires de l’ancien chef conservateur Michael Howard, qui a suggéré que Theresa May était prête à aller à la guerre pour protéger Gibraltar .

Howard a déclaré à Sky News dimanche que : « Il ne fait aucun doute que notre tout gouvernement se tiendra aux côtés de Gibraltar … il y a 35 ans cette semaine, une autre femme Premier ministre avait envoyé un groupe à travers le monde pour défendre la liberté d’un autre petit groupe des britanniques contre un autre pays hispanophone …. Je suis absolument certain que notre actuel premier ministre montrera la même détermination en soutenant le peuple de Gibraltar . »

Gibraltar : une guerre est-elle possible entre le Royaume-Uni et l’Espagne ?

Le ton monte entre le Royaume-Uni et l’Espagne depuis l’officialisation du Brexit. Londres ne tolérera pas que Madrid ait son mot à dire sur le rocher de Gibraltar et brandit désormais, à demi-mot, la menace d’une intervention militaire. Il n’en fallait pas plus pour voir ressurgir du passé le souvenir douloureux de la guerre des Malouines…

L’Union européenne a tranché et accordé à l’Espagne un droit de veto sur le dossier Gibraltar lors des négociations du Brexit. Madrid devra en effet donner son feu vert pour que s’appliquent sur le territoire britannique les termes de l’accord. L’enclave de 30.000 habitants et moins de 7km² est située à l’extrémité sud de la péninsule ibérique et fait partie du Royaume-Uni depuis sa conquête militaire en 1704. Une victoire qui n’a pas empêché l’Espagne de tenter de la reconquérir à plusieurs reprises. Sans succès. Elle revendique néanmoins toujours la propriété de cette péninsule stratégique qui empoisonne les relations diplomatiques entre les deux pays.

Le Brexit, une arme politique pour l’Espagne

Bien avant la signature officielle du Brexit, l’Espagne avait déjà suggéré l’hypothèse controversée d’une souveraineté partagée à Gibraltar. Elle revient désormais à la charge avec l’appui de l’Union européenne, semble-t-il désireuse d’envenimer le conflit territorial. En effet, le texte prévoit que Madrid puisse refuser que Gibraltar bénéficie de tout accord commercial conclu entre les négociateurs britanniques et européens. À la découverte de cette clause, le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, n’avait d’ailleurs pas tardé à dénoncer « une machination prévisible de l’Espagne » et réaffirmer la « souveraineté britannique exclusive » du territoire d’outre-mer.

Londres défendra Gibraltar jusqu’au bout

Parallèlement, une réaction du ministre britannique de la Défense Michael Fallon a suscité l’inquiétude de la communauté internationale. Il a en effet assuré ce dimanche que le Royaume-Uni protégerait et défendrait la population de sa province jusqu’au bout. Une détermination sans faille et un ton belliqueux qui n’est pas sans rappeler le conflit des Malouines, où Margaret Thatcher n’avait pas hésité à envoyer son armée combattre à 12.000 km des côtes anglaises pour récupérer l’archipel revendiqué par la junte militaire argentine (1982).

Les fantômes du passé

Ce week-end, la Première ministre Theresa May, conservatrice comme la « Dame de fer », a déclaré que Londres ne céderait « jamais » la souveraineté de Gibraltar sans l’accord de la population. Mais un ancien leader du parti, l’influent Michael Howard, assure aujourd’hui qu’en cas de litige May se comporterait comme Thatcher à l’époque. Le lord profite également d’un hasard du calendrier: « Il y a 35 ans cette semaine, une autre femme première ministre a envoyé l’armée à l’autre bout du monde pour défendre la liberté d’un autre petit groupe de Britanniques contre un autre pays hispanophone, et je suis absolument certain que notre actuelle première ministre fera preuve de la même résolution pour les habitants de Gibraltar », a affirmé Lord Howard sur Sky News.

La guerre est encore loin mais l’histoire rappelle que celle des Malouines a débuté sur cette escalade diplomatique et dans un contexte similaire de vieille revendication territoriale…

 

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Suède : les municipalités doivent se préparer à la guerre à la demande du gouvernement

Suède : les municipalités doivent se préparer à la guerre à la demande du gouvernement
Toujours plus proches de l’OTAN, les autorités suédoises ressuscitent une doctrine datant de la guerre froide, celle de la «stratégie de défense totale». Dans ce cadre les collectivités locales sont tenues de réactiver des mesures de défense civile.

Le gouvernement suédois a décidé de remonter le temps. Les autorités locales doivent ressortir des tiroirs des mesures de défense civiles afin d’être en mesure de faire face à un confit majeur. Il leur incombe de renforcer les services de secours ainsi que les dispositifs de protection civile. La «stratégie de défense totale», une doctrine datant de la guerre froide, implique que l’action militaire soit aussi complété par un effort du secteur économique et de la population.

Les autorités justifient la décision, annoncée en décembre 2015, par une «aggravation de la situation internationale». Selon une lettre de l’Agence de protection civile suédoise, la MSB, adressée aux municipalités, ces dernières doivent en conséquence se préparer à la «guerre et aux conflits». «Cette stratégie n’est pas nouvelle, nous l’avons mise en œuvre durant la guerre froide», indique la MSB, précisant toutefois : «Il n’y a rien qui indique qu’une guerre soit probable, mais le gouvernement nous a chargé de nous y préparer».

Le 25 mai 2016, le parlement suédois a ratifié un accord de coopération renforcée avec l’organisation politico-militaire de l’Alliance atlantique (OTAN). Cette dernière peut, depuis, déployer ses troupes dans le pays et mener des exercices militaires. Alors que la Suède n’est toujours pas, stricto sensu, membre de l’OTAN, Stockholm a décidé de se ranger sous son parapluie, le ministère de la Défense évoquant une «menace croissante de la Russie».

 
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Publié par le 26 décembre 2016 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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Les US envisagent des frappes aériennes contre le régime d’Assad Après qu’un général US de haut rang a mis en garde que cela pourrait conduire à la guerre contre la Russie

Des frappes militaires contre le régime d’Assad seront de retour sur la table mercredi à la Maison Blanche, où les hauts fonctionnaires de la sécurité nationale de l’administration Obama commencent à discuter des options pour la voie à suivre en Syrie.Une approche proposée consiste à frapper le régime d’Assad sans résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, ce serait de réaliser les frappes secrètement et sans reconnaissance publique, a indiqué le responsable.

Maintenant que les gants se sont détachés dans la fausse diplomatie entre la Russie et les Etats – Unis, qui , hier , a culminé avec Poutine qui suspend un accord de recyclage de plutonium avec Washington , peu de temps avant que le département d’ Etat américain a annoncé qu’il mettrait fin aux négociations avec la Russie sur la Syrie , la prochaine étape sera peut être celle à propos de laquelle John Kerry a mis en garde la semaine dernière, et qui  est « sur la table « , à savoir le lancement de frappes militaires contre le régime d’Assad.

Comme rapporte le WaPo , des réunions ont été en cours au sein des organismes américains de sécurité nationale pour envisager de nouvelles options à recommander au président pour répondre à la crise en cours à Alep. Une réunion du Comité d’ école, qui comprend des fonctionnaires de niveau ministériel, est prévue pour ce mercredi tandis qu’une réunion du Conseil national de sécurité, qui pourrait inclure le président, pourrait venir dès ce week – end.

Selon RT :

Les agences de sécurité et les hauts gradés se seraient remis au travail ces dernières semaines afin d’étudier les options disponibles pour les Etats-Unis en Syrie. Aussi, l’éventualité d’intervenir directement contre l’armée syrienne réémerge.

Les Etats-Unis semblent à nouveau considérer des frappes directes contre les forces gouvernementales, à savoir l’Armée arabe syrienne, selon les informations du Washington Post. Selon le quotidien américain, les options – qui n’ont pas été rendues publiques – incluraient le bombardement des pistes d’envol de l’aviation militaire syrienne avec des missiles de longue portée tirés depuis les navires de guerre de la coalition emmenée par les Etats-Unis, dont la France.

Afin de vaincre les réticences de la Maison Blanche, laquelle s’oppose à une intervention directe depuis le début de la guerre et préfère passer par des intermédiaires, l’état-major américain aurait une autre carte à abattre, toujours selon le quotidien américain : frapper secrètement l’armée régulière syrienne sans en informer le Conseil de sécurité des Nations unies, pas plus que les médias et l’opinion publique.

Les relations se sont dégradées à la suite de la suspension par les Etats-Unis de la coopération bilatérale avec la Russie et l’échec de l’accord de cessez-le-feu en Syrie convenu le 9 septembre dernier. Les Etats-Unis semblent encore hésiter quant à la stratégie militaire à adopter concernant le conflit en Syrie, mais les signes d’une agressivité croissante de l’état-major américain se multiplient.

Le 17 septembre dernier, des avions de la coalition menée par Washington ont bombardé «par erreur» des positions de l’armée syrienne, près de la ville de Deir ez-Zor, faisantplusieurs dizaines de morts. Et le 28 septembre dernier, le département d’Etat américain prévenait la Russie que les groupes islamistes présents en Syrie pourraient s’en prendre aux intérêts russes, voire même au territoire de la Russie.

Une menace à peine voilée que Moscou n’a pas laissé passer : «Le moindre soupçon de menace envers nos soldats et les citoyens russes doit être exclu de ce dialogue. La question de la sécurité des citoyens russes, peu importe où ils puissent se trouver, n’est pas négociable. C’est notre priorité principale et inconditionnelle», avait alors réagi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, rappelant en outre que les autorités russes étaient toujours disposées au dialogue

Zero Hedge continue :

Il y a un autre problème: le lancement de raids de bombardement sur la Syrie exigerait nécessairement  la création d’une «zone d’exclusion aérienne» contre les avions de combat syriens et, plus important encore , russes.Cependant, comme nous l’ avons constaté hier , lors de son témoignage devant le Comité du Sénat sur les services des armés la semaine dernière le général Joseph Dunford a sonné l’alarme sur un changement de politique qui gagne plus de traction dans les couloirs de Washington suite à l’effondrement du cessez le feu négocié par les États-Unis et la Russie en Syrie disant qu’il pourrait en résulter une grande guerre internationale qu’il n’était pas prêt de soutenir.

L’échange notable a eu lieu après que le sénateur Roger Wicker du Mississippi a posé des questions à propos de la proposition de Hillary Clinton de créer une zone d’exclusion aérienne en Syrie en réponse aux allégations que la Russie et la Syrie ont intensifié leurs bombardements aériens de rebelles à l’ Est d’Alep depuis l’effondrement du cessez le feu.

« Qu’en est- il la possibilité de contrôler l’espace aérien afin que les bombes ne puissent pas être lachées ? Que pensez – vous de cette option ? » demanda Wicker. « En ce moment, sénateur, pour que nous contrôlions l’ ensemble de l’espace aérien en Syrie , ça nous obligerait à aller à la guerre contre la Syrie et la Russie . C’est une décision assez fondamentale que certainement je ne vais pas prendre, » a déclaré le président des chefs d’état – major suggérant la politique était trop belliciste même pour les chefs militaires.

Comme nous avons ajouté encore la nuit dernière, en dépit de l’avertissement de Dunford, l’angle militaire a gagné du terrain au cours des dernières semaines parmi les diplomates américains, comme le rapporte le Wash Post d’aujourd’hui.

Et puisque le rapport est, au moins pour l’instant, juste un ballon d’essai pour évaluer la réaction russe face à une incursion militaire potentielle des États-Unis, nous attendons maintenant de voir ce que sera la réaction de Poutine à la possibilité d’une campagne militaire américaine en Syrie.

Zero Hedge – RT – resistanceauthentique

 
 

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Les Chefs militaires européens se préparent à la guerre – L’Otan mène un exercice « top secret » en Europe

Logo de l'Otan

Apres L’Otan s’apprête à déployer quatre bataillons en Europe de l’Est :

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui ont adhéré à l’Alliance atlantique en 2004, ont demandé de déployer sur leurs territoires un contingent supplémentaire pour faire face à la prétendue menace russe.

L’Otan examine la possibilité de déployer quatre bataillons en Europe de l’Est, notamment dans les pays baltes et en Pologne, a annoncé le chef du Pentagone Ashton Carter.

« C’est une possibilité évoquée actuellement », a déclaré aux journalistes M.Carter refusant toutefois de révéler d’autres détails.

Dernierement, on apprend que L’Otan mène un exercice « top secret » en Europe

L’Otan teste les éléments de sa nouvelle force de réaction très rapide dans le cadre d’un exercice qui se déroule dans le plus grand secret sur le territoire européen.

Le commandement américain des opérations spéciales en Europe mène dans le plus grand secret un exercice visant à perfectionner la Force de réaction de l’Otan (NRF), a déclaré en exclusivité au site Life le porte-parole du commandement, le lieutenant-colonel Nick Sternberg.

« Pour le moment, nous ne pouvons pas citer les pays qui participent à cet exercice, ceux-ci préférant ne pas être mentionnés », a déclaré M.Sternberg.

Et d’ajouter que l’information sur cet exercice ne serait divulguée qu’à la fin des manœuvres en Europe, dont l’objectif consiste notamment à vérifier les aptitudes et le degré de préparation à l’action de la Force de réaction de l’Otan et de toutes ses unités.

L’Otan teste notamment les éléments de sa nouvelle force de réaction très rapide dans le cadre d’un exercice qui se déroule dans le plus grand secret sur le territoire européen. Il s’agit de la mise à l’épreuve, du déploiement et du perfectionnement de la force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (VJTF) de l’Otan, dite « fer de lance ». L’Alliance s’adapte ainsi aux nouveaux défis sécuritaires du XXIe siècle, en élevant le degré de préparation et de rapidité de toutes ses composantes.

La VJTF est une brigade susceptible d’être déployée dans un délai de 48 heures qui devrait, à terme, compter 5.000 hommes. Cette nouvelle force de l’Otan est capable de se déployer très rapidement partout où cela est nécessaire.

Les Chefs militaires européens se préparent à la guerre

Le chef de l’armée norvégienne : l’Europe devra «se battre» pour préserver ses valeurs .

Les citoyens européens ne peuvent plus « supporter de ne plus vivre dans la paix et la sécurité sans se défendre »

Le Chef de l’armée norvégienne Odin Johannessen avertit que les pays européens doivent être en train de se préparer et être prêts à se battre contre l’islamisme radical afin de préserver les valeurs qui unissent le continent.
« Je pense que nous devons être prêts à se battre, à la fois avec des mots, des actions – et si nécessaire avec les armes – pour préserver le pays et les valeurs que nous avons en commun », a déclaré Johannessen dans un discours à la Société militaire Oslo lundi.

Citant les attaques islamistes à Paris, Johannessen a déclaré que, « l’Europe ne peut plus espérer vivre dans la paix et la sécurité, sans avoir à défendre ses intérêts et ses valeurs. »
Le chef militaire a continué à insister sur le fait qu’avoir des soldats bien formés et bien équipés était crucial.
« Vous ne pouvez pas gagner les guerres sans avoir des gens sur le terrain« , a-t-il affirmé.

Les remarques de Johannessen reflètent des sentiments similaires exprimés par d’autres responsables militaires en Europe.

Dans un document interne , découvert la semaine dernière, le chef de l’armée suédoise, le général Anders Brännström a ordonné à ses troupes de se préparer à une guerre en Europe, « d’ici quelques années ». contre des adversaires expérimentés .
« L’environnement mondial dans lequel nous vivons , également mis en évidence par les décisions stratégiques prises par [les politiciens] nous amène à la conclusion que nous pourrions être en guerre dans quelques années», a écrit Brännström.
Décembre, le chef de l’armée suisse André Blattmann a averti que le risque de troubles sociaux en Europe a été intensifié et que les citoyens devraient s’armer.
« La menace du terrorisme est à la hausse, les guerres hybrides ont lieu dans le monde entier; les perspectives économiques sont sombres et les flux migratoires résultant de personnes déplacées et de réfugiés ont pris des dimensions imprévues « , a déclaré Blattmann.

Les experts en sécurité Top en Allemagne ont également dit à la chancelière Angela Merkel en octobre dernier que la classe moyenne allait se « radicaliser » en raison des frontières ouvertes, de la politiques pro-migrants et qu’en conséquence un désordre intérieur pourrait en résulter
Les ventes d’armes à feu et d’autres armes ont été en forte hausse dans les pays comme l’Allemagne et l’Autriche et les récits d’attaques violentes perpétrées par les migrants ne font que continuer à les augmenter..

Pendant ce temps, en France, les forces de sécurité ont fait des préparatifs de troubles civils de masse au sujet d’ immigrants radicalisés tenant des quartiers entiers.

L’armée française fait des plans d’urgence pour la « réappropriation du territoire national, » la reconquête des zones perdues de villes, dans le cas où des populations immigrées armées pourraient obtenir des armes et devenir ouvertement hostiles aux autorités.

 

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La Turquie se prépare-t-elle à la guerre ?

Poutine, la Russie se prépare à toute éventualité

« Alors que les récentes déclarations de la Turquie indiquaient une volonté de diminuer ses achats en gaz Russe, on constate au contraire ces dernières semaines de très importants achats de gaz de la Turquie… à la Russie ! Selon certains experts, la Turquie veut stocker du gaz, peu importe sa provenance, ayant en tête une guerre avec la Russie – qui cessera alors de lui vendre du gaz.

Les provocations tant verbales que militaires de la Turquie envers la Russie se font de plus en plus fréquentes, on notera en particulier les déclarations de son ministre des affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu « Nous appelons la Russie [xxx] au calme, mais nous disons aussi que notre patience a des limites ». Etonnante arrogance alors que la Turquie a abattu un appareil militaire Russe au-dessus de la Syrie, et que ces derniers jours ont vu plusieurs cas de provocation maritimes de la Turquie, (Ici et ici) repoussées à chaque fois sans dégat par les forces navales Russes.

On notera également que la Turquie, sommée par l’Iraq d’évacuer les troupes envoyées en toute illégalité sur son territoire, a déclaré qu’elle ne les retirerait pas, malgré une procédure en cours aux Nations Unies à l’initiative de l’Iraq.

La Turquie, très durement frappée sur le plan économique par les sanctions instaurées par la Russie et les frappes contre ses partenaires commerciaux de Daesh, semble vouloir persister dans une escalade contre la Russie.

De son côté Moscou prend des mesures préventives, en déployant par exemple des hélicoptères de combat sur ses bases en Arménie, et sans doute très prochainementdéploiera des unites aériennes à Chypre, avec qui un accord semble en cours de signature.

La Turquie compte-t-elle sur sa position au sein de l’OTAN qui lui garantit assistance en cas de conflit ? Sans doute, bien qu’il semble que les agissements d’Erdogan commencent à agacer Européens et Américains. Dans le cas où une guerre éclaterait avec une culpabilité évidente de la Turquie (nouvelle attaque contre les forces Russes par exemple) ce soutien pourrait bien être inexistant. C’est sans doute pourquoi la Turquie envoie des unités civiles, comme lors des incidents maritimes évoqués plus haut, provoquer les forces Russes. En effet si un navire civil turc était coulé par la Russie, il ne fait aucun doute que l’OTAN soutiendra Erdogan qui se posera alors, une fois de plus, en victime ».

La Russie aujourd’hui, le 15 décembre 2015

Rappels :

Le grand coup de Poutine

Le piège turc, bien sûr

Lire aussi :

L’état-major russe n’exclut pas de nouveaux conflits militaires

Putin orders atomic weapons activated as Russia says war conditions now exist

source

 

 

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Attention – Le Qatar envisage d’intervenir militairement en Syrie : « Quand un jet russe abattra un avion de guerre Arabe en Syrie, Washington n’aura pas d’autre choix que d’aller à la guerre » !!!

Attention, lisez bien ce papier, la situation au moyen orient pourrait être sur le point d’échapper à tout contrôle .

« Quand un jet russe abattra un avion de guerre Arabe en Syrie, Washington n’aura pas d’autre choix que d’aller à la guerre » note Zero Hedge 

C’est évident, comment une telle situation ne pourrait pas déraper  on le voit venir de trés loin : l’élite mondiale de l’ombre veut la guerre avec cette fausse dichotomie Est-Ouest, et elle l’aura .

« Mais alors que la Russie entre dans sa quatrième semaine de frappes aériennes anti-terroristes, le Qatar a indiqué qu’il pourrait lancer une campagne militaire de son propre chef. » : c’est une BLAGUE ???

Voici Zero Hedge :

Plus tôt cette semaine, le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel al-Jubeir avait le message suivant pour Téhéran :

« Nous souhaitons que l’Iran change ses politiques et arrête de se mêler des affaires des autres pays de la région, au Liban, Syrie, Irak et Yémen. Nous allons nous assurer que nous confrontons les actions de l’Iran et utiliserons toute notre politique  militaire, économique et pouvoirs pour défendre notre territoire et notre peuple « .

Les groupes extrémistes détiennent déjà de grandes parties du pays. Les Saoudiens ont rejoint les opérations des États-Unis contre l’État islamique l’année dernière, et depuis les attaques de djihadistes dans le royaume ont augmenté, beaucoup d’entre eux ciblant la minorité des musulmans chiites dans la province orientale riches en pétrole. Pendant ce temps, Assad accuse les Saoudiens et d’autres Etats du Golfe d’ armer des groupes rebelles ayant des liens avec al-Qaïda.

Certains penseurs saoudiens préconisent un engagement militaire direct en Syrie, tout comme le royaume a fait au Yémen. Nawaf Obaid, chercheur invité au Centre Belfer de l’Université de Harvard pour la science et les affaires internationales, est l’un d’entre eux.

« Les Saoudiens vont être forcés de mener une coalition de nations dans une campagne aérienne contre les vestiges des forces syriennes, le Hezbollah, et les combattants iraniens pour faciliter la chute du régime Assad et aider à l’entrée des forces rebelles à Damas, » a écrit Obaid dans un article d’opinion publié par CNN le 4 octobre

Et tandis que certains considèrent encore cette probabilité comme farfelue, non seulement parce que les Saoudiens sont rincés à cause (ou grâce) à la baisse des prix du brut et la guerre au Yémen, mais aussi parce que ce serait une escalade extrêmement dangereuse, il semble que le Qatar va dans le même sens .

Voici Sputnik :

Le Qatar qui a été un commanditaire majeur des groupes djihadistes en Syrie depuis des années, est il est maintenant prêt pour une intervention militaire directe dans le pays, selon ses responsables.

Tout au long de la guerre civile sanglante en Syrie, le gouvernement du Qatar avait été un partisan actif des militants anti-gouvernementaux, et pour fournir des armes et un soutien financier aux soi-disant «rebelles». Beaucoup d’entre eux, comme le Front al-Nosra, étaient directement liés à Al-Qaïda. Cette stratégie a, bien sûr peu fait pour mettre un frein aux organisations terroristes dans la région.

Mais alors que la Russie entre dans sa quatrième semaine de frappes aériennes anti-terroristes, le Qatar a indiqué qu’il pourrait lancer une campagne militaire de son propre chef.

« Tout ceux qui protègent le peuple syrien et la Syrie de la partition, nous ne ménagerons aucun effort pour la réaliser avec nos frères saoudiens et turcs, peu importe qui ils sont, » a déclaré à CNN mercredi le ministre des Affaires étrangères Khalid al-Attiyah , lorsqu’on lui a demandé si il a appuyé la position de l’Arabie saoudite de ne pas exclure une option militaire.

« Si une intervention militaire permettra de protéger le peuple syrien de la brutalité du régime, nous le ferons, » a t-il ajouté, selon l’agence d’info d’état  du Qatar CNT.

Almanar :

Le Qatar a menacé d’intervenir militairement en Syrie en cas de nécessité et en collaboration avec la Turquie et l’Arabie saoudite. Cette mise en garce a été exprimée par le ministre qatari des Affaires étrangères Khaled Ben Mohammad al-Atiyyah dans une interview avec la CNN, a rapporté le site arabophone de la télévision russe Russia Today.

Il a assuré que son pays n’épargnera aucun effort avec les Saoudiens et le Turcs. « Au cas où l‘intervention militaire protégera     le peuple syrien, bien sûr que nous la ferons », a-t-il affirmé.

Atiyyah a critiqué la position du Conseil de Sécurité dans le dossier syrien estimant qu’il ne fait pas assez. « Raison pour laquelle nous avons pris à notre compte nos amis et nous la mission de faire tout en notre pouvoir en soutenant l’opposition syrienne modérée », selon ses termes.

Interrogé sur le soutien qatari a la milice alliée de la branche d’Al-Qaïda le front al-Nosra, Ahrar al-Cham, il a répondu : «  ouvrons donc le dossier d’Ahrar al-cham, ce ne sont pas les alliés d’Al-Qaïda, c’est un groupe syrien qui œuvre pour défendre son pays ».

Ahrar al-Cham combat aux côtés du front al-Nosra aussi bien dans la coalition Jaïch al-Fateh (Armée de la conquête), au nord de la Syrie, que dans celle du Front du sud au sud de la Syrie, ainsi que dans le Qalamoune et Zabadani.

S’agissant de la coordination entre les 4+1 dans la région, englobant le gouvernement syrien, la Russie, l’Iran et l’Irak aux côtés du Hezbollah, il a expliqué : «  nous avons deux choix dans la région : le premier est celui du conflit que nous tentons d’éviter et le second est celui du dialogue sérieux en position de force parce que nous croyons en la paix et parce que la voie la plus courte vers la paix passe par un dialogue direct ».

Atiyya avait rencontré le chef de la Coalition de l’opposition syrienne Khaled Khoja selon lequel il a été question d’entamer un effort commun entre l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pour mettre fin à ce qu’il a considéré être « l’escalade militaire qui  menace l’unité de la Syrie ». Le responsable qatari a pour sa part indiqué que son pays est à la recherche d’alternatives sous la coupe des Nations Unies pour soi-disant « sauver le peuple syrien »

Côté syrien, c’est le vice-ministre des affaires étrangères Fayçal al-Mokdad qui a vite répondu aux déclarations qataries, pour avertir la monarchie du Moyen-Orient qu’une telle démarche serait une erreur désastreuse, avec des conséquences graves.

«  Nous allons riposter tres durement à quiconque agressera notre pays. Le rôle du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Turquie n’est que trop apparent dans la destruction de la Syrie », a—t-il dit selon la chaine de télévision pan arabe al-Mayadeen.

Ce sont ces trois pays qui financent et  soutiennent les milices armées œuvrant en Syrie, y compris le front al-Nosra

Et Mokdad de poursuivre : «  Si le Qatar met a exécution ses menaces d’intervenir militairement en Syrie nous considérons ceci comme une agression directe… la Syrie n’est pas une bouchée facile à avaler pour les Qataris, les Saoudien et les Turcs ».

Ce qui’il faut aussi retenir, c’est que Après avoir menacé d’intervenir en Syrie, le Qatar reconnait financer les rebelles : 

Si la menace d’une action en Syrie a pas mal tourné depuis hier, la deuxième partie est en revanche restée plus ignorée.

Interrogé sur le soutien qatari à la milice Ahrar al-Cham, groupe important et allié constant de la branche d’al-Qaïda en Syrie (voir notre rappel sur les diverses forces en présence), le ministre a répondu : « ouvrons donc le dossier d’Ahrar al-cham, ce ne sont pas les alliés d’Al-Qaïda, c’est un groupe syrien qui œuvre pour défendre son pays ». Notons que l’ensemble des analystes (donc y compris les occidentaux) affirment qu’Ahrar al-Cham est le principal allié d’al-Qaïda. Par ailleurs, à lui seul le groupe est déjà difficilement classable comme modéré puisque se revendiquant de la doctrine salafiste des Frères Musulmans…

Ahrar al-Cham combat aux côtés du front al-Nosra aussi bien dans la coalition Jaïch al-Fateh (Armée de la conquête) au nord de la Syrie, que dans celle du Front du sud au sud de la Syrie, ainsi que dans le Qalamoune et Zabadani.

La conclusion de Zero Hedge, (qui a une analyse assez juste et impartiale, c’est pourquoi je les cite eux)  fait peur :

Soyons clair. Si l’Arabie saoudite et le Qatar commencent à bombarder les forces iraniennes dans l’espace aérien près de la base de la Russie à Lattaquié, cela va échapper à tout contrôle.

L’Iran ne pourrait tout simplement pas tolérer cela et si vous pensez une seconde que Moscou va laisser voler l’Arabie Saoudite en Syrie occidentale et bombarder les Iraniens, vous allez avoir une grosse surprise. Bien sûr, la première fois qu’un jet russe abattra un avion de guerre de l’Arabie en Syrie, Washington n’aura pas d’autre choix que d’aller à la guerre.

Enfin, nous serions négligents si nous ne soulignons pas l’absurdité de ce qui est suggéré ici. Qatar et l’Arabie Saoudite disent essentiellement qu’ils peuvent être prêts à aller à la guerre contre la Russie et l’Iran au nom d’Al-Qaïda si cela signifie faciliter l’éviction d’Assad. La conception du monde occidental de «bons» / «méchants» a officiellement été mise sur la tête.

Et pendant ce temps :

La cote de popularité du public du président russe Vladimir Poutine a atteint un record de 89,9 pour cent depuis qu’ il ordonna à son armée de commencer les frappes aériennes à l’appui du dirigeant syrien Bachar al-Assad, selon un centre de vote d’Etat.

Zero Hedge –  Almanar – Sputnik – resistanceauthentique –  RT 

 

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