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Archives de Tag: 2018

Myret Zaki – Les perspectives économiques et financières pour 2018

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Publié par le 4 janvier 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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2018, l’année de l’avènement d’une nouvelle monnaie ?

En 1988, le magazine britannique The Economist prédisait que 2018 serait l’année d’une nouvelle monnaie baptisée le « Phoenix ». Une prédiction étonnante il y a 30 ans, d’autant plus que 2018 semble être une année où un bouleversement monétaire majeur pourrait avoir lieu...

Pour les théoriciens du complot, The Economist est détenu par plusieurs familles et banquiers d’élite, parmis lesquels les Rothschild. Un plan est-il en préparation depuis très longtemps ? Ou serait-ce un pur hasard si un événement monétaire majeur avait lieu dans l’année prévue par The Economist ?

Quels sont donc les événements qui pourraient entraîner des perturbations sur les marchés de change et dans l’économie mondiale en 2018 ?

EFFONDREMENT DU DOLLAR

La disparition du dollar comme monnaie de réserve internationale est une certitude. Ce n’est qu’une question de temps. Le dollar ne peut être considéré comme le rocher du système monétaire mondial. Depuis l’abandon de l’adossement du dollar à l’or en 1971, il a perdu 98 % en termes réels par rapport à l’or. Mais le dollar a aussi beaucoup perdu contre la plupart des autres devises. En francs suisses par exemple, le dollar a chuté de 77% depuis 1971.

Le dollar est soutenu par des dettes et des déficits massifs. Les États-Unis n’ont pas enregistré d’excédent budgétaire réel depuis 1960, ni d’excédent commercial depuis 1975. Le dollar n’est soutenu que par la dette et une armée forte. Le pays vit sur du temps emprunté.

CHUTE DU PÉTRODOLLAR ET HAUSSE DU PÉTROYUAN

En 1974, les États-Unis ont accepté de soutenir financièrement et militairement l’Arabie saoudite à condition que les Saoudiens évaluent le prix du pétrole en dollars. Comme la majeure partie du monde achetait du pétrole à l’Arabie saoudite à cette époque, cela a entraîné une forte demande de dollars, ce qui est encore le cas aujourd’hui. Ce fut le début du pétrodollar qui a permis aux Etats-Unis de vivre au-dessus de leurs moyens pendant 44 ans. Mais à partir de 2018, le pétrodollar sera progressivement remplacé par le pétroyuan et le pétrorouble.

La Chine, premier importateur mondial de pétrole, avec la Russie et l’Iran, souhaitent renoncer au dollar pour le commerce du pétrole. Les transactions seront soutenues par un contrat à terme en pétroyuan et convertible en or. À moins d’une nouvelle intervention militaire au Moyen-Orient, les États-Unis ont maintenant peu de chance d’arrêter cette rébellion contre le dollar. Les États-Unis sont aujourd’hui pratiquement autosuffisants en production pétrolière et ne sont plus un partenaire commercial majeur de l’Arabie saoudite. Par conséquent, les États-Unis ne peuvent, ni n’empêcheront, l’Arabie saoudite de déplacer sa sphère d’activité d’Ouest en Est.

LA CRYPTO-BULLE ET LE CRYPTODOLLAR

Le principal évènement qui a convaincu beaucoup de gens que nous avons un nouveau système monétaire, contrôlé par aucun pays et aucune banque centrale, est bien entendu les crypto-monnaies, bitcoin en tête. En 2017, la crypto-mania a atteint des proportions colossales. Au début de l’année, la capitalisation boursière des crypto-monnaies s’élevait à 17 milliards de dollars. À ce jour, il y a 1 360 cryptos pour une capitalisation évaluée à 588 milliards de dollars. Soit une multiplication par 34, ou une augmentation de 3 300 %, de la capitalisation des crypto-monnaies en une seule année. Il y a 589 cryptos avec une capitalisation dépassant le million de dollars, le bitcoin étant la plus importante avec 312 milliards de dollars.

Comment croire que le monde peut fonctionner avec un système de paiement qui a 1 360 monnaies et qui continue de croître de façon exponentielle avec une nouvelle ICO (Initial Coin Offering) pratiquement tous les jours. Les cryptos, sous leur forme actuelle, ne seront jamais acceptés en tant que monnaie. Le prix du bitcoin a été multiplié par 20 en 2017. S’il s’agissait d’une monnaie, cela représenterait une inflation de 1 900% ou plus précisément une hyperinflation. Mais le bitcoin n’est pas une monnaie. De plus, il ne pourra jamais être utilisé comme système de paiement en raison de sa très lente vitesse de transaction. Le bitcoin et les autres cryptos-monnaies ne sont qu’une version électronique des bulbes de tulipes. Les prix pourraient continuer de monter, bien que la bulle du bitcoin soit maintenant plus grosse que la Tulipomanie.

CRYPTODOLLAR

Donc, si une nouvelle monnaie émerge en 2018 comme le prévoit The Economist, il est peu probable que ce soit le bitcoin ou l’une des 1 360 cryptos. Il est possible que le bitcoin ait été fabriqué par un gouvernement pour expérimenter le fonctionnement d’une crypto-monnaie. Ou alors, comme le pense Catherine Austin-Fitts, les gouvernements surveillent de près l’évolution des cryptos et laissent les entreprises privées développer le marché avant d’intervenir et d’interdire tous les cryptos-monnaies pour imposer les leurs.

Je ne serais pas surpris de voir le gouvernement des États-Unis introduire un cryptodollar en 2018, ou plus tard, pour remplacer le dollar actuel, dont ils anticipent l’effondrement. Toute la dette existante resterait dans l’ancien dollar. Le gouvernement américain encouragerait et soutiendrait une appréciation rapide du cryptodollar. Cela permettrait de rembourser l’ancien dollar avec le nouveau Crypto$, gonflé. Évidemment, ce système ne fonctionnerait pas, mais un monde crypto euphorique pourrait en acheter pendant un certain temps, tel un poisson qui mord à l’hameçon.

CHINE – RUSSIE ET OR

Ni la Chine, ni la Russie ne tomberont dans ce piège. La Chine perdrait massivement sur ses titres du Trésor américain. Cela conduirait ces deux pays à introduire une forme de monnaie ou un système de paiement soutenu par l’or. Si le les bourses et le négoce de l’or fonctionnent toujours à moment-là, la Chine et la Russie utiliseront toutes leurs ressources pour briser le marché papier de l’or et de l’argent. Cela ferait monter le prix de l’or et de l’argent physique à des niveaux jamais vus auparavant.

UNE NOUVELLE MONNAIE « PHOENIX » EN 2018 ?

La monnaie « Phoenix » (que The Economist prédisait en 1988 pour 2018) sera-t-elle une crypto ? Ou bien s’agira-t-il d’un commerce en yuan et rouble soutenu par l’or ? Ou la mania va-t-elle pousser le bitcoin à un million de dollars ? Personne ne le sait. Mais nous savons que 2018 nous réserve de nombreuses surprises sur le front des monnaies, avec une volatilité massive, non seulement des devises mais aussi dans la plupart des autres marchés.

Ce que nous savons aussi, c’est que même si les cryptos-monnaies peuvent monter beaucoup plus haut avant de s’effondrer, elles n’offrent aucune protection aux investisseurs qui cherchent à préserver leur patrimoine. Très peu de ceux qui détiennent actuellement une part des 588 milliards de dollars en cryptos pourront sortir avant qu’elles n’atteignent zéro. La cupidité est l’un des 7 péchés capitaux et elle punit toujours les investisseurs irrationnels.

L’or continuera d’être la seule monnaie à survivre dans l’histoire, comme il l’a fait pendant près de 5 000 ans. L’or et l’argent, sous forme physique, sont la forme ultime de préservation de la richesse, ainsi qu’une assurance contre les catastrophes économiques et financières que le monde connaîtra dans les années à venir.

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Publié par le 21 décembre 2017 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Crédits, taux d’intérêt, bitcoin : 2018 sera-t-elle l’année de tous les dangers ?

[titre article pour referencement]

Taux nuls, crédit quasiment gratuits et alternatives financières aux performances délirantes forment désormais un coktail détonnant dont l’explosion pourrait bien être programmée pour l’an prochain.

Alors que les taux d’intérêt nuls, voire négatifs, sont un monstre économique qui ne devrait même pas exister, tandis que le robinet à crédits semble de nouveaux être ouvert au maximum en dépit de l’expérience malheureuse des subprimes dont certains paient encore le prix, et à l’heure où certains actifs sans réel sous-jacent et totalement dématérialisés connaissent des progressions de 50% par semaine sans éveiller le moindre soupçon de mirage, on s’interroge sur le moment où cette folie ambiante prendra fin. Et surtout dans quelles conditions cela surviendra.

L’argent gratuit a subitement un prix quand il s’agit de le rembourser

Certains acteurs acteurs majeurs de l’économie ont bien compris les risques depuis un moment déjà. Quand l’argent ne vaut plus rien, il ne faut pas attendre bien longtemps pour voir les gens (mais aussi les États) commencer à en faire un peu n’importe quoi, à commencer par s’endetter pour rembourser d’autres dettes. L’ennui viendra plus tard, lorsqu’il faudra rembourser, et on a beau se convaincre que la situation restera telle qu’elle est à tout jamais, la réalité est très différente, et tout porte à croire au contraire que la tendance devrait commencer à s’inverser dans pas longtemps.

Ainsi, après des années fastes de Quantitative easing débridé, les banques centrales ont finalement compris que la masse de liquidités en circulation excédait largement les besoins normaux d’une économie équilibrée. Elles tentent alors aujourd’hui de réduire progressivement la voilure dans l’espoir de ne pas trop donner de prise au vent lorsque viendra le temps de ramener la situation à la normale. Mais c’est déjà trop tard, car les taux d’intérêt sont restés trop bastrop longtemps et leur remontée va faire souffler un vent de panique (plus ou moins progressif suivant le rythme de remontée des taux) qui va mécaniquement tuer la rentabilité des actifs acquis avec cet argent pas cher.

Et quand la rentabilité baisse, on est tenté de revendre pour récupérer sa mise, ce qui fait alors plonger les cours, car personne ne veut acheter au prix fort des valeurs qui rapportent de moins en moins.

Certains acteurs ont déjà établi un scénario probable

Certains fonds d’investissement, certaines banques, et même la plupart desbanques centrales ont déjà anticipé ce mouvement et n’ont pas attendu la situation actuelle pour se protéger d’une éventuelle fonte brutale de leurs avoirs en stockant de considérables quantités d’or massif. Plusieurs milliers de tonnes dans chacune des principales banques centrales du monde, histoire de se ménager à la fois une réserve de valeur impérissable et une monnaie d’échange susceptible de leur assurer une certaines continuité de leurs relations.

Mais tous ces grands acteurs ont d’ores et déjà prévu tout une série de scénario catastrophe dont la plupart pourraient bien s’amorcer dès l’an prochain. Alors faisons un peu de prospective sur la base de leurs études.

Ainsi, selon certains experts américains comme Goldman Sachs mais aussi quelques hedge funds qui ne souhaitent pas pour autant susciter de mouvement de panique chez leurs investisseurs, on devrait assister dès le courant de l’année 2018 à une remontée progressive des taux d’intérêt, notamment sous l’impulsion de la FED (on parle de 3 ou 4 hausses de taux prévues) dans l’espoir d’empêcher, ou en tout cas de retarder, une prise de profits massive sur les marchés.

En effet, face aux rendements quasi nuls des placements actuels, nombre d’investisseurs sont lassés d’attendre un retour sur investissement qui risque fort de ne jamais arriver. Et comme les indices boursiers sont actuellement aux taquets,  certains ont d’ores et déjà prévu de revendre une partie plus ou moins importante de leurs portefeuilles pour rentrer dans leurs fonds.

Remonter les taux pourrait donc enrayer provisoirement cette tendance, mais en réalité cela risque d’être insuffisant car les hausses resteront très probablement insuffisantes pour être dissuasives. Et elles surviendront surtout trop tard pour ceux qui auront besoin de rembourser de l’argent redevenu plus cher que ce qu’il leur avait coûté.

Le cas particulier du bitcoin : trop cher il deviendra invendable

Toujours en 2018, mais plutôt entre le deuxième et le troisième trimestre, ceux qui avaient cru que les placements alternatifs comme les crypto-devises aux rendements exponentiels (oui, oui, on parle bien du bitcoin qui vient de passer en 24h de 12000 à 15000 dollars) allaient pouvoir compenser la morosité des marchés, vont, eux aussi, commencer à vouloir concrétiser leur fortune toute neuve. Surtout si les cours du bitcoin et des ses petits frères continuent d’augmenter au même rythme que jusqu’à maintenant. Des milliers de petits épargnants geeks devenus brusquement millionnaires virtuels vont peu à peu se dire qu’il est temps pour eux de profiter des fruits de leur patience. Surtout qu’au rythme où vont les choses, la valorisation théorique des crypto-devises aura atteint un tel niveau qu’il leur deviendra légitime de convertir leurs octets amoureusement stockés en véritable actifs reconnus et compensables dans l’économie réelle.

À ce moment-là, peut-être se trouvera-t-il alors encore quelques retardataires pour croire que le bitcoin sera toujours une bonne affaire à 50 ou 100 000 dollars l’unité, mais ils risquent fort de ne pas être très nombreux. Et une fois servis ces quelques curieux optimistes, les acheteurs vont en réalité devenir rarissimes. Tout le monde ne pourra plus acheter des bitcoins, et ceux qui en auraient eu les moyens en posséderont sans doute déjà, acquis à une époque où l’opération était encore rentable.

Le début de la fin

Moins de demande impliquera nécessairement une baisse des prix (ce qui pénalisera d’emblée les derniers acheteurs qui auront payé le prix fort). Et forcément, les plus frileux des possesseurs de bitcoins vont commencer à s’interroger face à cette baisse des cours et se dire que, peut-être, la bulle est en train de se dégonfler, indiquant qu’il est désormais temps de vendre pour récupérer une plus-value.

Et la machine déflationniste sera amorcée, précipitant les cours de plus en plus bas, de plus en plus vite. Car, inutile de préciser que la vitesse d’effondrement n’aura rien de commun avec les marchés traditionnels et sera au contraire à l’image du rythme de progression connu par les crypto-devises. Au final, à part les quelques individus les plus réactifs qui auront su revendre à temps (flouant au passage leurs propres acheteurs) le bitcoin aura surtout ruiné l’écrasante majorité des millions de personnes qui auront cru à l’argent facile. Comme toujours.

Retour à la brutale réalité

2019, la gueule de bois sera sévère.

  • des millions de petits investisseurs qui auront cru au miracle de la cyber monnaie dérégulée  se retrouveront sans doute plus pauvres qu’avant ;
  • les devises seront alors en de telles quantités qu’elles ne vaudront peut-être même plus le prix du papier (ou plus exactement le prix de stockage des ordinateurs sur lesquelles ont les aura empilées dans l’espoir que le volume compensera la perte de valeur) ;
  • les actions seront sans doute plus proches de la valorisation des entreprises qu’elles représentent, mais la disparition d’effet de levier aura plongé les marchés dans un marasme sans précédent (mieux vaudra alors avoir investi en direct dans les entreprises proprement dite plutôt qu’en passant par l’intermédiaire de courtiers) ;
  • les biens acquis du temps de l’argent facile seront devenus invendables à cause de la remontée des taux d’intérêt et de l’impossibilité d’aligner les prix de vente avec les montants déboursés quelques années plus tôt.

Sans oublier que, même ceux qui choisiront de conserver leurs biens auront du mal à l’entretenir et même à en tirer un revenu régulier (on pense aux loyers dans l’immobilier). Car, oui, on ne vous a pas dit le meilleur. Il semblerait que d’ici la prochaine décennie, l’automatisation (qui a fait des bonds fantastiques grâce à l’argent gratuit qui a pu financer les recherches et développements ces dernières années) pourrait bien supprimer environ un quart des emplois du mondePlusieurs centaines de millions de chômeurs supplémentaires (ou en voie de reconversion) qui n’auront peut-être plus les moyens d’assurer un train de vie qu’ils pouvaient jusqu’ici mener à crédit.

Quel avenir pour la prochaine génération ?

Projetons-nous alors dans 20, 30 ou même 50 ans, dans des sociétés devenues égalitaires , mais dans le mauvais sens du terme, par la force des choses, poussées par l’effondrement des économies basées sur le mensonge et l’illusion. Des sociétés qui auront certainement dû remplacer la solidarité par la surveillance et la répression, afin de permettre à chacun d’optimiser le peu de ce qui lui sera octroyé chaque jour sur la maigre richesse commune. Une Grande Dépression 2.0 à l’échelle du monde, où le revenu universel ne sera plus une solution d’économie du temps libre, mais plutôt une forme d’allocation destinée à acheter la paix sociale, d’assistance minimale faite sans doute de cartes de rationnements ou encore de “tokens” indispensable pour survivre et faire face aux nécessités du quotidien

Resteront alors peut-être les irréductibles “barbares“, ceux qui auront su résister aux sirènes des fausses monnaies et qui n’auront pas fait cas des manœuvres indélicates visant à dénigrer les vraies richesses tangibles dans le but de drainer leur patrimoine vers de la dette ou du vent. Et ces quelques conservateurs dont on se moque aujourd’hui, ils se seront sans doute éloignés de ces sociétés délétères devenues incapables de se gérer elles-mêmes. Ils posséderont probablement des terres, des forêts, qu’ils devront peut-être défendre jalousement, en raison d’une déliquescence de l’autorité publique qui aura perdu la confiance des citoyens. Et ils auront aussi certainement de l’or ou de l’argent, seules vraies réserves de valeur depuis les origines de l’homme ou presque, et aussi seules monnaies véritables reconnues et respectées par tous.

Alors peut-être qu’ils prendront conscience d’être les seuls encore capables de porter l’économie vers un renouveau plus raisonnable, plus respectueux de l’individu, plus responsable à l’égard des ressources. Peut-être accepteront-ils ce rôle. Ou peut-être pas.

Mais bien sûr, tout ceci n’est que de la pure prospective. Il suffit de lire le Monde, le Figaro ou Libération, de regarder TF1, LCI ou BFM pour s’assurer que tout continuera à aller pour le mieux dans meilleur des mondes. Et que les scénarios, c’est juste bon pour écrire de la fiction qui fait peur, tandis que la réalité, elle, est tellement rassurante. (source)

 
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Publié par le 11 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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The Economist : « Préparez-vous à une monnaie mondiale d’ici 2018 »

Pour être clair : ceci n’est pas une fake news. Ce papier montre à quel point l’idée d’une monnaie mondiale est vieille .. et peut etre même préméditée depuis 30 ans !

Voici un article de The Economist publié il y a 29 ans et six mois :

PRÉPAREZ-VOUS AU PHÉNIX

9 janvier, 1988, Vol. 306, pp 9-10

Dans trente ans à partir de maintenant, les américains, les japonais, les européens, et les habitants de nombreux autres pays riches, ainsi que certains relativement pauvres, règleront probablement leurs achats avec une monnaie unique. Les prix ne seront plus affichés en dollars, yens ou deutschemarks mais, disons, en… Phénix. Le Phénix sera privilégié par les entreprises et les consommateurs, car il sera plus pratique que les monnaies nationales d’aujourd’hui, qui apparaîtront alors comme la cause de la plupart des perturbations économiques survenues lors du siècle dernier.

Faire cette prévision au début de l’année 1988 peut paraître farfelue. Des propositions pour une éventuelle union monétaire ont déjà été soumises il y a cinq ou dix ans, mais ils n’avaient pas anticipé le krach boursier d’octobre 1987. Les gouvernements des grandes économies ont essayé d’évoluer vers un système géré de taux de change – une étape préliminaire de ce qui pourrait resembler à une réforme monétaire radicale. Mais à cause d’un manque de coopération dans leurs politiques économiques sous-jacentes, le résultat a été désatreux, et cela a provoqué la hausse des taux d’intérêt qui a déclenché le krach boursier d’octobreCes événements ont échaudé les réformateurs du système de taux de change. L’effondrement du marché a démontré que faire semblant de mener une politique de coopération peut être pire que de ne rien faire, et que, en attendant qu’une véritable coopération soit faisable (c’est à dire, quand les gouvernements abandonneront leur souveraineté économique) toutes tentatives de mettre en place un système de change fixe se soldera par un échec.

[…]

LA NOUVELLE ÉCONOMIE MONDIALE

Le plus grand chamboulement dans l’économie mondiale depuis le début des années 1970 est que les flux d’argent ont remplacé les échanges de biens comme la force qui détermine les taux de change. Du fait de l’intégration croissante des marchés financiers mondiaux, les différences dans les politiques économiques nationales peuvent perturber les taux d’intérêt (ou les prévisions de taux d’intérêt futurs) certes légèrement, mais suffisamment pour susciter d’énormes transferts d’actifs financiers d’un pays à l’autre. Ces transferts inondent le flux des revenus commerciaux et impactent l’offre et la demande des différentes devises, et donc leur effet sur les taux de change. Comme la technologie des télécommunications continue d’avancer, les futures transactions seront moins chères et plus rapides. Sans coordination dans les politiques économiques, les monnaies ne peuvent devenir que plus volatiles.

[…]

Par tous ces moyens, les frontières économiques nationales se dissolvent progressivement. Comme la tendance se poursuit, l’attrait d’une union monétaire à travers les principaux pays industrialisés semblera irrésistible pour tout le monde, sauf pour les cambistes et les gouvernements. Dans la zone-Phénix, l’ajustement économique aux variations des prix relatifs se ferait en douceur et automatiquement, un peu comme aujourd’hui entre les différentes régions au sein des grandes économies. L’absence de risque de change devrait stimuler le commerce, l’investissement et l’emploi.

La zone-Phénix imposerait des contraintes strictes aux gouvernements nationaux. Il n’y aurait plus, par exemple, de politique monétaire nationale.Le Phénix serait émis par une nouvelle banque centrale, peut-être liée au FMI. Le taux d’inflation mondial – et, par conséquent, dans des marges étroites, chaque taux d’inflation national, serait sa responsabilité. Chaque pays pourrait utiliser les impôts et les dépenses publiques pour compenser les baisses temporaires de la demande, mais il aurait à emprunter plutôt que d’imprimer de l’argent pour financer son déficit budgétaire. Sans disposer de recours à la taxe par l’inflation, les gouvernements et leurs créanciers seraient obligés de mieux évaluer leurs emprunts et leur dette qu’ils ne le font aujourd’hui. Cela signifie une grande perte de souveraineté économique, mais les tendances qui rendent le Phénix si attrayant éliminent les souverainetés nationales dans tous les cas. Même dans un monde de taux de change plus ou moins flottants, les différents gouvernements ont vu leur indépendance politique contrôlée par un monde extérieur hostile.

Alors que le prochain siècle approche, les forces naturelles qui poussent le monde vers l’intégration économique offriront un large choix aux gouvernements. Ils peuvent suivre le courant, ou construire des barricades. Préparer la voie pour le Phénix signifie moins de prétendus accords sur la politique et plus de pragmatisme. Cela veut dire autoriser et promouvoir activement l’utilisation par le secteur privé d’une monnaie mondiale, aux côtés des monnaies nationales existantes. Ce reviendrait à laisser les gens voter avec leur portefeuille pour le passage éventuel à une union monétaire. Le Phénix sera probablement introduit comme un cocktail de monnaies nationales, tout comme les Droits de Tirage Spéciaux le sont aujourd’hui. Avec le temps, cependant, sa valeur par rapport aux monnaies nationales cesserait d’avoir de l’importance, car les gens le choisiront pour sa facilité d’utilisation et la stabilité de son pouvoir d’achat.

[…]

L’alternative – pour préserver une autonomie dans l’élaboration des politiques – impliquerait une nouvelle prolifération des contrôles draconiens sur le commerce et les flux de capitaux. Cela permettrait aux grouvernements de gérer les variations de taux de change, de déployer une politique monétaire et budgétaire sans inhibition, et de s’attaquer aux effets de l’inflation sur les prix et les revenus. C’est une entrave à la croissance. Le Phénix verra le jour aux alentours de 2018, et préparez vous à l’accueillir quand il sera là.

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Publié par le 7 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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