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Archives de Tag: 2017

Presidentielle 2017 : Fillon, Macron ou Le Pen ? L’analyse de Jacques Sapir

Voici un petit rappel nécessaire : 

Quel leurre est-il ? Emmanuel Macron : énième marionnette politique propulsé par celui qui depuis 40 ans pourrit la vie des français avec ses petits copains : Jacques Attali. Le cas Emmanuel Macron et le lancement de son parti leurre « En Marche » aux ordres de l’oligarchie bancaire, décortiqué ici par Yann Barthès sur Canal plus dans Le Petit Journal, qui depuis a dû quitté la chaîne de Bolloré… Chronique reprise ici pour une analyse chirurgicale par François Asselineau qui démasque l’imposteur et ouvre les yeux des français sur la dernière escroquerie électorale prévue pour 2017 afin de mettre la main (a nouveau) sur le Coffre et l’Armurerie de France.

 
 

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Docu – Guerre Internet entre l’Amérique et la Russie (France 2017)

 

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Les sénateurs McCain et Graham jurent d’écraser la Russie : « 2017 sera l’année de l’offensive contre Poutine »

Du coté US , la vengeance se prépare (cf article précédent) – Les sénateurs étatsuniens, John McCain et Lindsey Graham, ont voyagé sur la ligne de front de l’Ukraine à Shyrokyne pour proclamer à une équipe de première classe de fusiliers marins que « 2017 sera l’année de l’offensive » et ont juré de battre Poutine sur les champs de bataille de l’Europe de l’Est.

Le Daily Express rapporte que, VLADIMIR Poutine a été averti qu’il est voué à l’échec en Ukraine et que 2017 sera une année d’agression anti-russe.

 

Les sénateurs américains John McCain et Lindsey Graham se sont rendus à la ligne de front de Shyrokyne en Ukraine pour proclamer devant un groupe de marines d’élite que « 2017 sera l’année de l’offensive » et ont juré de vaincre Poutine sur les champs de bataille de l’Europe de l’Est.

Si Poutine revendique la victoire en Ukraine alors il pourra continuer à envahir, annexer et conquérir d’autres parties du monde, a averti l’ancien candidat présidentiel républicain et prisonnier de guerre au Vietnam John McCain.

Le républicain Graham a également adressé un message accablant à M. Poutine, en disant:

 «J’admire le fait que vous allez vous battre pour votre patrie.

« Votre combat est notre combat – 2017 sera l’année de l’offensive.

« Nous allons revenir à Washington et nous allons maintenir le cap contre la Russie. Assez de cette agression russe.

«Il est temps pour eux de payer un lourd tribu. Notre combat n’est pas avec le peuple russe, mais avec Poutine.

« Notre promesse est de soutenir votre cause à Washington, informer le peuple américain de votre bravoure et de soutenir votre engagement contre Poutine dans le monde. »

M. McCain a ajouté: «Je crois que vous allez gagner. Je suis convaincu que vous allez gagner et nous ferons tout notre possible pour vous fournir ce dont vous avez besoin pour gagner.

«Nous avons réussi pas à cause de l’équipement, mais à cause de votre courage.

« Le monde regarde et nous ne pouvons pas permettre à Vladimir Poutine de réussir ici car s’il réussit ici, il réussira dans d’autres pays. »

[…]
 
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Publié par le 11 janvier 2017 dans général, International, Politique

 

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Spécial Prédictions 2017

Et pour commencer l’année 2017 voici une sélection de prédictions les plus pertinentes et probables .

PRÉDICTION 2017 n°1 : … France en faillite, épargne spoliée, 2 banques françaises en faillite, Fillon président mais sans majorité législative

1 … crash boursier et immobilier, Palestine reconnue, hausse du pétrole, France en faillite, épargne spoliée, 2 banques françaises en faillite, Fillon président mais sans majorité législative, France ingouvernable, manifestations violentes, Merkel perd

Voir les prédictions ICI 

PRÉDICTION 2017 n° 2 : … Fillon-Le Pen, deuil au Vatican, Grèce quitte l’euro, tremblement de terre aux USA, Trump ne finira pas son mandat[/B]

2 … très serré Fillon-Le Pen, éducation à domicile, attentats, milices, Merkel perd, l’Allemagne se rapproche du Nord, Italie volcan, double deuil au Vatican, Vatican3, Grèce quitte l’euro, tremblement de terre aux USA 

Voir ici 

Via Crashdebug

Voici en plus Quelques prévisions qu’on pourrait qualifier de « alarmistes » 

Un Méga séisme / tsunami pour Janvier 2017 ? 

1. Tremblement de terre MASSIF et tsunamis prédis pour ce mois de Janvier 2017.
2. La mort d’une vieille femme célèbre.
3. Une foule de gens qui se rassemblent pour un événement important. Chaos, émeutes, groupes de gens. Des voitures en feu, des gens qui forcent un grand barrage. Des masques à gaz, des individus qui assaillent la police.
4. Un incident avec un gros avion. Plusieurs personnes qui se sentent malheureuses, la plupart des hommes, au sol quand cela arrive.

Vous pouvez encourager ce projet de pronostication des événements à venir sur FarSight.org

 
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Publié par le 2 janvier 2017 dans général, Insolite, Religion - Prophéties

 

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2017, année du « krach obligataire » … ou pas ?

2017 sonnera-t-elle la fin du bull market le plus long de l'histoire sur le marché mondial des obligations ?
2017 sonnera-t-elle la fin du « bull market » le plus long de l’histoire sur le marché mondial des obligations ?(Crédits : Reuters)

Alors que le krach obligataire a déjà commencé comme je l’ai rapporté, voici un point de vue plus « mainstream » et global pour obtenir une vision panoptique (ou « panoramique ») sur la question .

La flambée du Dow Jones depuis l’élection de Trump annonce-t-elle un mouvement violent de « grande rotation » des actifs au détriment des obligations ? Certains stratégistes mettent en garde les investisseurs. D’autres experts croient plus en des pics de volatilité, sans effondrement des marchés de la dette, soutenus par la politique de rachats de la BCE.

« La « bulle obligataire » est-elle sur le point d’éclater ? », s’interroge Mark Burgess, le responsable de l’investissement en Europe du gérant d’actifs Columbia Threadneedle, qui avait déjà émis l’idée que « l’élection de Donald Trump pourrait être le catalyseur qui fait éclater la bulle ». Dans sa note sur les perspectives 2017, il relève ce lundi que « des milliers de milliards de dollars d’obligations affichent des rendements négatifs, ce qui signifie que les rendements ne sont pas du tout en adéquation avec la croissance et l’inflation ». Selon cet expert, « le cycle de crédit n’est pas encore arrivé à son terme, mais l’heure est à la prudence. » Et cela fait déjà plusieurs mois que l’on voit poindre cette inquiétude.

L’ancien patron de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, l’a déclaré à plusieurs reprises : ce n’est plus « l’exubérance irrationnelle » des marchés actions qui le préoccupe mais les multiples de valorisation des marchés obligataires qui sont « hors des clous. »

Un « bull market » depuis 30 ans !

Le stratégiste en chef de Bank of America Merrill Lynch, Michael Hartnett, a récemment prévenu que le point d’inflexion remontait au 11 juillet dernier :

« Ce jour-là a signé la fin du plus important marché haussier jamais vu sur l’obligataire » a-t-il déclaré, prédisant une « grande rotation » des actifs vers les actions qui serait « très violente ».

Un marché haussier (ou « bull market ») qui dure depuis … plus de trente ans ! Or les chiffres parlent d’eux-mêmes : au mois de novembre, la capitalisation obligataire mondiale s’est contractée de 1.700 milliards de dollars. L’indice phare de ces marchés, le Bloomberg Barclays Global Aggregate Total Return qui inclut des obligations d’Etat et d’entreprises de tous horizons, a connu sa plus forte chute (-4%) depuis sa création en 1990. Il a quasiment effacé tous ses gains de l’année.

Indice marchés obligataires

[Evolution de l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Total Return depuis cinq ans]

La « grande rotation » et le Dow proche des 20.000

Pendant ce temps, les investisseurs ont les yeux rivés sur le Dow Jones, guettant le record historique imminent des 20.000 points. Le franchissement de ce seuil hautement symbolique entérinerait ce basculement vers les marchés actions, très visible depuis l’élection de Donald Trump.

« La grande rotation est la situation dans laquelle les investisseurs, qui anticipent une remontée des taux d’intérêt à long terme, sortent massivement des obligations et renforcent leurs positions en actions », explique Laurent Gaetani, le directeur général de Degroof Petercam Gestion, qui observe « un début d’arbitrage des placements en obligations vers les actions. »

Il considère que « la grande rotation qui s’opère aux Etats-Unis aura, par corrélation, des impacts également sur les autres pays développés. Les actions pourraient donc retrouver des couleurs, y compris en Europe. »

Dow Jones vs Bonds Obligataire

[Evolution comparée de l’indice Dow Jones (en bleu) et de l’indice mondial obligataire Bloomberg Barclays Global Aggregate Total Return depuis janvier. Crédit : Bloomberg]

Qu’en dit celui que l’on a surnommé le « dieu de l’obligataire » ? Bill Gross, le gourou américain des obligations, parti en mauvais termes de chez Pimco (Allianz) pour le fonds Janus Capital, admet que les temps ne sont pas favorables aux « bonds » mais relativise, dans sa note de perspectives de décembre :

« Il n’y a aucun doute que de nombreux aspects du programme de Trump sont favorables aux actions et défavorables aux obligations à court terme – réductions d’impôts, dérèglementation, relance budgétaire etc. Mais à plus long terme, les investisseurs doivent prendre en compte les effets négatifs des idées « antimondialistes » de Trump, dont certaines risquent de freiner le commerce et impacter les bénéfices des entreprises. »

Les doses de « morphine » de la BCE

Selon une enquête menée par l’agence Reuters auprès de 60 responsables de stratégies d’investissement début décembre, nombre d’entre eux considèrent que le mouvement de correction massif sur les marchés obligataires mondiaux « correspond davantage à une réaction réflexe qu’à l’amorce d’une tendance durable ». Si la période des rendements souverains ultra-bas est perçue comme révolue, la remontée de ceux-ci sera lente en 2017. Car les autres banques centrales, et la BCE singulièrement, demeurent en mode « politique monétaire accommodante », le « quantitative easing » ou QE.

La Banque centrale européenne a en effet confirmé le prolongement de son programme de rachats de dettes jusqu’en décembre 2017, même si les montants diminueront à partir d’avril prochain à 60 milliards d’euros par mois. Un « activisme » qui a soutenu les performances du marché obligataire dans son ensemble, dette publique et privée depuis juin dernier, et que les professionnels comparent à des doses de « morphine » injectées dans le système. Les stratégistes crédit de JPMorgan observent que la BCE « rachète en ce moment 8 milliards d’euros de dettes obligataires corporate par mois ».

Félix Orsini, co-responsable mondial des émissions de dette d’entreprise à la Société Générale CIB, nous confie :

« L’action de la BCE a soutenu les marchés de la dette corporate. Tout le marché a bénéficié de la politique de QE. 2016 s’achève sur des volumes records d’émissions obligataires en euro, avec plus de 350 milliards d’euros levés par les entreprises, à comparer à environ 130 milliards par an avant la crise de fin 2007-2008. Cela fait cinq ans que les volumes augmentent année après année. »

Marchés primaires obligataires Euro

[Le marché des émissions obligataires en euro des Corporate, des institutions financières, des souverains et assimilés depuis 2013 au 15 novembre 2016 et prévisions Société Générale. Crédit : SG CIB, Dealogic]

La contribution de la BCE sur le marché primaire obligataire (les émissions de nouveaux emprunts) est estimée autour de 30%. Les grandes entreprises européennes, Saint-Gobain, Sanofi, Henkel par exemple, ont profité des taux ultra-bas pour se refinancer à des conditions très avantageuses et les investisseurs institutionnels ont suivi. Félix Orsini relève ainsi que

« Même en zone de rendement négatif, des émissions ont recueilli des livres d’ordres de plusieurs milliards d’euros : on s’est rendu compte que le zéro absolu (en termes de coupon) n’était pas un frein psychologique pour les gérants. »

Car l’alternative, qui consisterait à laisser dormir l’argent au coffre-fort, est en réalité plus coûteuse pour les banques, qui se font taxer par la BCE de 0,4% sur leur excédent de réserves.

Crises de volatilité en 2017

2017 s’annonce plus compliquée, de l’avis de tous les professionnels, avec le sentiment que les choses ne peuvent que se dégrader. La Société Générale attend une baisse de 2% en volumes des émissions. Le début de la « grande rotation » n’a pas (encore) créé de mouvements de panique. Mais dans leurs perspectives 2017, les experts de Goldman Sachs Asset Management n’excluent pas un « sell-off » technique lié au débouclement de positions de fonds de pension sur le marché de la dette, tant sur les catégories « investment grade » (les entreprises les mieux notées) que sur le « high-yield » (aux notes plus basses et profils plus risqués).

Pour autant, le spécialiste de Société Générale CIB ne croit pas à un retournement brutal :

« Les marchés européens de la dette corporate deviennent de plus en plus réactifs, résilients mais plus volatils aussi. Les émetteurs se professionnalisent. Je ne pense pas qu’il y aura de mouvements de panique qui conduiront à un effondrement du marché obligataire. Ce qui créerait vraiment une crise obligataire, c’est un assèchement de la demande, par exemple en cas de retraits massifs des contrats d’assurance-vie.

La présence d’investisseurs hedge funds sur l’obligataire en euro est limitée, ce qui est un facteur réduisant la volatilité. Des crises de volatilité, il y en aura, mais un krach obligataire parait peu probable. » (source)

 
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Publié par le 21 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Le Grand Transfert /Marchés : Perspectives 2016, le sursis en attendant 2017… (Bruno Bertez)

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Article Bruno Bertez du 3 janvier 2016

Nous ne nous sentons pas de taille à proposer un pronostic pour 2016. L’année 2015 a été extraordinaire sous de nombreux aspects et rien que tenter d’y mettre un peu d’ordre, un peu d’intelligibilité, est un défi colossal.

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Nous sommes dans l’extraordinaire et le complexe. Il y a des mouvements de fond, des plaques tectoniques qui glissent, comme ceux qui sont provoqués par la tentative américaine de restaurer un cycle du crédit et  donc de « normaliser », et il y a une myriade de développements partiels ou locaux qui viennent tout brouiller, tout obscurcir. On peut dire qu’il y a une force globale qui est à l’œuvre, celle de la tentative américaine de régulariser sa gestion monétaire, et des multitudes de forces régionales ou sectorielles  qui traduisent aussi bien l’impulsion globale que les tensions et contradictions  locales. Il est toujours difficile de faire comprendre que le monde est agité de contradictions, qu’il n’est pas uniforme, mais hiérarchisé, qu’il y a un Centre, les USA, et des périphéries, et même des sous-Centres et des sous-Périphéries. Il y a, à la fois des tendances globales, et, à l’intérieur de ces tendances, des conflits, des affrontements, des antagonismes.

Ce qui nous aide cependant, c’est notre thèse, notre cadre analytique: ils  nous guident  au travers de l’écheveau du circonstanciel.  Nous ne croyons pas au hasard, aux événements tombés du ciel, tout est produit, tout est causé, tout a une origine. Et notre fil conducteur, celui qui nous permet de remonter aux origines, est simple; c’est une grosse ficelle, c’est la crise, ses soubresauts, son approfondissement réel face à un ensemble d’apparences trompeuses  qui suggèrent qu’elle est en voie de résolution.

Notre fil est le même depuis 2008/2009, c’est celui que nous utilisons depuis  maintenant des décennies, c’est celui du crédit et de ses cycles, de ses avatars, de ses aventures. Notre fil conducteur, c’est celui qui a été tiré au milieu des années 60, quand les Anglo-Saxons ont  refusé la pesanteur économique, la loi de la rareté, et qu’ils ont  voulu  s’y opposer par la stimulation non orthodoxe  de la formation de crédit.   Donc,  notre fil conducteur, c’est la crise de surendettement, la fragilité de la finance, la Grande Expérience des apprentis sorciers que sont les Banquiers Centraux.

Les ratios de dette sur GDP galopent

Global Debt and GDP- 1994 and 2014


C’est ensuite la séquence:  le refus de traiter les problèmes, la volonté de les masquer par un déluge de signes monétaires et quasi monétaires, la divergence entre la sphère financière  et la sphère économique, la formation d’une infinité de bulles, la dislocation du monde global,  la fin de la concertation des G et autres, la montée des menaces géopolitiques par l’évolution vers l’impérialisme,  la re-fragmentation du monde et surtout les cassures des consensus sociaux domestiques dans  les grands pays développés.

Ce qui est à l’œuvre, c’est la dialectique de la crise.  Le monde a buté sur le surendettement, il a refusé de détruire les créances non productives, il veut maintenir l’ordre ancien. Pour cela, il veut que le système financier fasse son plein et donc que ce soient les peuples et les citoyens et les pays les plus faibles qui paient, qui rendent les créances recouvrables. Tout tourne  autour de la solvabilisation des créances: les taux d’intérêt zéro ou négatifs, les inondations de liquidités, les fausses comptabilités bancaires,  les manipulations des changes,  les austérités imposées aux salariés, les baisses de retraites, les augmentations de taxation, la disparition de la rémunération des épargnants etc. etc.  Le mouvement, depuis 2008, est un mouvement de transfert de richesses et de surplus et de valeur ajoutée  des peuples, vers les détenteurs de créances, que nous appelons souvent les usuriers. C’est un mouvement dont la logique morbide est l’étranglement du vif pour nourrir le mort, le zombie.

Ce mouvement touche en chaîne tous les blocs, tous les pays. Il  provoque des tensions mondiales, car les matières premières et leur acheminement sont au centre  des convoitises pour posséder de vrais actifs et préparer l’avenir,  pour préparer la sortie de crise. Il produit des  tensions régionales et nationales en raison de l’extension des inégalités.

Le cadre temporel pour la séquence et la complétion du processus est, ou plutôt a été,  fixé à 2017.  Le cadre, c’est la situation de surliquidité du système mondial. La surliquidité permet le réaménagement subreptice, elle met  de l’huile dans les rouages mondiaux.  Elle n’évite pas les grincements, mais elle évite les  blocages. La date de 2017 est celle fixée, à ce jour, par  ceux qui détiennent la « printing press » mondiale, les Etats-Unis ; c’est en 2017, selon le dispositif mis en place, que la liquidité mondiale devrait se restreindre nettement. C’est là où les choses sérieuses devraient commencer. Nous restons fidèles à notre datation.

Nous n’en sommes qu’aux préparatifs, aux escarmouches.

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Le processus de préparation a débuté en Avril 2013, puisque c’est à ce moment que l’on a commencé, pour les initiés,  à lancer les rumeurs de Taper. Mais ce n’était qu’un test. Les marchés ont subi un choc.  La fuite devant le risque a commencé, du moins pour les plus initiés et les plus avisés. On a vu les premiers accidents sur les actifs financiers émergents, sur leur change, sur le « risk » en général . On a même vu des ventes  forcées sur les Treasuries américaines. En 2013, c’était trop tôt. Le monde  n’était pas prêt et, au mois d’aout à  Jackson Hole, il a été promis aux pays amis, ou systémiquement importants, que l’on attendrait un peu, d’où le retard du Taper. Il a fini par pouvoir se faire et cela s’est bien passé.

Du moins pour le Centre, car la descente aux enfers des Périphéries ne faisait que commencer!

La seconde phase, délicate, était le changement de régime du  crédit : la première hausse des taux de la Fed ; elle a été soigneusement préparée, avec doigté ; malgré quelques petites bavures. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas eu de choc incontrôlable.

Cette  seconde phase, c’est en quelque sorte l’histoire de cette année 2015.  Avec le début du processus d’éclatement des bulles cyniquement fabriquées tout au long de la période 2009/2015.

Voici les jalons.

Eclatement de la bulle des matières premières. Le pétrole, à tout seigneur tout honneur, la commodity reine, centrale, de nos systèmes est au plus bas de 11 ans! Il a « crashé » de plus de 35%. Il entraine dans sa chute toute la finance qui lui est reliée et bien sûr tous les pays producteurs.  Les indices des prix des Commodities sont dans les plus bas, dans  les records historiques, avec le Bloomberg et le GSCI en chute de 25%.  Les matières industrielles, cuivre, etc. se sont effondrées. Le platine a chuté de 30%! Les produits agricoles ne sont pas mieux lotis avec des reculs de 10 à 25% et des baisses moyennes de 20%. Le Taper, puis la perspective de hausse des taux de la fin 2015, a sonné la fin de ce que nous avons appelé en 2009 le Grand Reflation Trade.

Comme il se doit, les pays producteurs ont été et sont laminés. Avec, comme symbole,  l’effondrement de l’économie brésilienne, chute  du Real de plus de 30%, pertes colossales sur les obligations souveraines et quasi souveraines du pays, contagion, dislocation, tout y est. La Russie est chancelante, la Turquie sous perfusion, le Mexique commence à tourner de l’œil, etc. etc. Nous ne parlons pas de tous ceux dont on se moque, comme l’Afrique du Sud, la Malaisie, ils sombrent.

Sur les changes, c’est la tourmente. Elle touche les devises d’Amérique Latine bien sûr, le Moyen Orient, tous n’en mourraient pas, mais tous étaient touchés. Les Pegs sautent un à un, comme celui  Kazakhstan et celui de l’Azerbaïdjan, en attendant ceux des pétroliers, comme le Saoudien.

La mécanique infernale de la destruction est lancée: les capitaux  créés par les USA,  lors de la montée des QE, refluent, ils rentrent au bercail, ce qui assèche les pays qui les avaient hébergés, et rend quasi impossible le service des dettes qui ont été contractées en dollars. En choc en retour de réflexivité et de transitivité, ces pays s’enfoncent dans la récession et perdent toutes leurs marges de manœuvre et de régulation. Il est bien loin le temps des illusions des BRICS. Nous le disons sans  cesse, celui qui donne tout peut aussi tout reprendre.

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La troisième phase de la crise, c’est l’éclatement de la bulle chinoise.  Nous l’avons annoncé, écrit, nous avons même radoté. La Chine était une catastrophe en attente d’arriver depuis son gigantesque stimulus et sa fuite en avant après la crise de 2008/2009. Elle avait fait tout ce qu’il ne fallait pas faire, suivant pour ainsi dire le modèle américain en caricature; stimulations à répétition,  mauvaise allocation du capital, bulle du logement, puis bulle boursière, constitution d’un monceau de mauvaises dettes, système bancaire opaque et pourri,  peu à peu insolvable, niveau intenable du change avec une devise surévaluée et de moins en moins compétitive.

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La baisse du yuan a repris après une accalmie artificielle


En août 2015, la prise de conscience de tout cela a été déclenchée par une dévaluation du Yuan qui a failli ne pas être maitrisée et avoir des effets catastrophiques sur les marchés mondiaux. La concertation a fonctionné, tout le monde étant terrorisé à l’idée de la révulsion incontrôlable. La Chine a stabilisé son change, mis les opérateurs boursiers rebelles en prison et été récompensée  par son intégration dans  le panier du FMI. La Chine est rentrée dans le rang, victime de l’éclatement de sa bulle. Rien n’est résolu, rien n’est terminé, la descente aux enfers de la Chine ne fait  que commencer avec une politique de change intenable et une politique économique contradictoire.

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La tourmente de l’été a été l’occasion de voir la première grosse bévue de la Fed: elle avait annoncé une hausse des taux pour septembre, elle l’a repoussée. C’est la preuve de son incapacité à prévoir et à apprécier correctement les situations. Elle a dramatisé l’épisode chinois et montré ses faiblesses, sa soumission aux marchés financiers. On s’en doutait, mais la Fed est otage. Cela est très important car l’existence d’un tel talon d’Achille va conforter ceux qui pensent que la Fed, comme l’ont fait les autorités depuis fin 2008, bluffent.  Elles bluffent en faisant croire qu’elles ont la situation en  mains alors qu’elles ne contrôlent pas, qu’elles suivent, qu’elles parent sans cesse au plus pressé.  Elles sont, comme nous le répétons régulièrement, dans la seringue. La technique du « bluff » utilisée par les Banques Centrales a été exposée très clairement , presque naivement par l’ancien Secrétaire au Trésor, Geithner dans son ouvrage assez honnête de mémoires.

Le retard de la Fed à procéder à la normalisation n’est pas insignifiant, car il intervient à un moment où l’activité économique est inquiétante. Certes, l’emploi américain est fort, solide, mais c’est un indicateur très retard. Il traduit ce qui se passait  il y a six mois. On peut s’interroger sur la vigueur américaine au vu de statistiques erratiques qui sont publiées. Les indicateurs régionaux sont  faibles, tous les modèles de prévision efficaces pointent dans le sens  de l’incertitude, tout se passe comme si on flirtait avec le 50/50, c’est à dire avec la ligne de partage entre expansion et récession. Le fait que les indices boursiers soient maintenant en repli et que l’on ait cassé les lignes de tendance haussières contribue aux doutes. Les modèles les plus efficaces montrent que, dans la configuration actuelle des indicateurs économiques avancés, si on ajoute une cassure confirmée de la tendance haussière du marché boursier, alors la probabilité de récession monte à 70%.

Nous faisons une grande confiance aux indicateurs du crédit, ils trompent rarement. Or, ils sont mauvais.  La création de crédit a sensiblement ralenti en 2015. Ceci, conformément aux thèses des économistes les plus avancés, va peser sur la formation des revenus, et encore plus sur les profits des entreprises. Le crédit permet de fabriquer de la demande qui alimente l’activité tout en ne pesant pas sur les profits.  En même temps, il finance les achats d’assets. L’expansion du  crédit en 2015 aura été la plus faible depuis 2009 avec un rythme annualisé de 1,35 trillion. C’est peu, très peu, comparé à la création des années précédentes: 1,84 trillion en 2014 et 1,61 trillion en 2013. La thèse du « peak crédit » retrouve une certaine vraisemblance.

Les écrits de Lauwrence Summers, qui vont dans  le sens  d’une ré-augmentation des déficits budgétaires pour faire face au risque de récession dans les deux ans,  ne sont pas inopportuns. L’économie américaine n’a été capable de croitre que de 2%,  alors que la politique monétaire a été sur-accommodante et les prix de l’énergie bas, cela ne présage rien de bon. Tout est déséquilibré, désajusté, comme en témoigne la performance boursière décevante,  malgré la bulle colossale dite des FANG, Amazon, Facebook, Netflix et Google.

Avec l’éclatement de la bulle chinoise, la fin du Grand Reflation Trade sur les commodities, la chute de l’appétit pour le  risque sur le High Yield et les  Emergents, nous avons eu un avant goût de ce que  serait un marché financier mondial livré à lui-même. Ce serait un bain de sang.

Heureusement, (ou peut-être malheureusement), les responsables de la conduite des affaires sont à nouveau intervenues, à la fois directement et indirectement en faisant comprendre qu’elles étaient toujours là et qu’elles veillaient au grain. Le message a été entendu. Le rush vers la sortie a été stoppé et certains ont à nouveau parié sur la poursuite sélective  de la hausse, ce qui a permis de limiter les dégâts. Mais c’est le caractère ultra sélectif de cette hausse qui fait problème, car les bulles sur les FANG et autres exacerbent la fragilité en même temps qu’elles pointent les divergences et le caractère restreint de l’appétit pour le  risque.

On a continué, mais au prix de risques encore accrus, et c’est à l’image de ce que l’on fait depuis 2008/2009. De plus en plus, tout apparaît dans  sa clarté cynique pour ce que c’est: un pari sur la politique des Banques Centrales et leur complaisance.

Les hedge funds ont perdu de l’argent en 2015, c’est un fait nouveau et important. Les hedges funds sont les connivents du Système, ils sont  l’articulation concrète de la politique des Banques Centrales et des marchés. Leur échec signifie quelque chose.

Une sorte de charme est rompu. Nous avons appelé cela la fin du Connivence Trade; d’autres ont appelé cela la fin du Correlation Trade.  Les deux appellations pointent le retour du désordre, ou la fin de l’ordre imposé par les Banques Centrales, et la réintroduction du Réel, mais nous préférons notre propre qualification, car elle permet de renvoyer à ces deux phénomènes  que nous considérons comme précurseurs dans  leur structure, comme dans  leur  forme: nous voulons parler de ce qui s’est passé en janvier dernier avec l’abandon par la Banque Nationale Suisse, le hedge fund géant,  avec l’abandon du Peg avec l’euro, puis de la déchéance de Draghi de son piédestal lors de son impossibilité à délivrer ce que les marchés attendaient.

Il y a beaucoup de stratégies perdantes « embedded », enracinées dans  les positions des hedge funds, comme celles qui sont à la hausse du dollar par exemple. La diversification, le mythe de la diversification qui tient l’argent dans les marchés a été plus qu’écorné, rien ne marche, « no place to hide ». Nous avons expliqué qu’il n’y avait plus de diversification: tous les  assets ont le même sous-jacent ! La liquidité. La monnaie excédentaire.

L’année 2016, avons-nous dit, n’est guère prévisible. Tout est encore possible. L’avenir ne se devine  pas,  rien n’est écrit, et la seule chose que l’on puisse apporter, c’est un peu de compréhension dans le chaos du présent.

Dans  ce chaos, nous mettons en évidence :

  • – l’échec des politiques reflationnistes à s’opposer aux tendances négatives sur les prix mondiaux
    – le ralentissement annoncé de la croissance mondiale
    – la rupture de la tendance à la globalisation
    – la montée des antagonismes et l’insécurité géopolitique
    – la fin de la grande histoire d’amour entre la finance, les marchés et les Banquiers Centraux
    – le début de dislocation des marchés de crédit les plus spéculatifs
    – le désordre monétaire généralisé.

via LUPUS

 
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Publié par le 11 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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Les Chinois frappés par la fièvre de l’or : La demande chinoise d’or progressera d’au moins 20% d’ici 2017

La consommation de bijoux en or devrait passer de 669 tonnes en 2013 à 780 tonnes en 2017. (Laurent Fievet - AFP)

Le pays a ravi à l’Inde sa place de premier consommateur mondial d’or en 2013. Sa demande de métal jaune devrait croître d’au moins 20% d’ici 2017, selon les prévisions du Conseil mondial de l’or rendues publiques ce 15 avril.

La fièvre de l’or s’empare des Chinois. Que ce soit sous forme de bijoux, de pièces et lingots ou bien à des fins industrielles, la demande de métal jaune devrait atteindre « au moins 1.350 tonnes » à la fin de l’année 2017, indique un rapport publié ce 15 avril par Conseil mondial de l’or (CMO).

Cela représente une augmentation de près de 20% par rapport au niveau record de consommation de 2013, évalué à 1.132 tonnes d’or par le CMO. La demande pourrait même être supérieure puisque pour établir ces prévisions, le Conseil a utilisé des hypothèses économiques assez conservatrices avec un taux de croissance moyen de 6% sur la période 2014-2017.

Ces dernières années, la consommation chinoise d’or a connu une « croissance stupéfiante », triplant depuis 2003, a indiqué l’un des auteurs du rapport, M. Hewitt. La demande d’or en Chine a été particulièrement dopée par la levée en 2004 de l’interdiction faite aux personnes privées de détenir des lingots d’or.

Au final, en 2013 la Chine a détrôné l’Inde comme premier acheteur mondial d’or, représentant 26% de la demande privée mondiale.

 

Une épargne refuge

 

« De plus en plus de personnes s’enrichissent, ont plus d’argent à dépenser en bijoux et plus d’économies à investir », ajoute-t-il, rappelant que selon Ernst & Young le nombre de ménages chinois de la classe moyenne devrait passer de 300 à 500 millions d’ici 2020.

Les Chinois affectionnent particulièrement les bijoux en or pour les mariages (40% de la demande de bijoux) et pour les fêtes tels que le Nouvel an. Le CMO estime que la consommation de bijoux en or devrait passer de 669 tonnes en 2013 à 780 tonnes en 2017.

En tant qu’investissement, l’or est privilégié en l’absence de réelles alternatives. De nombreux Chinois l’adoptent pour leur épargne.

« Les marchés d’action sont trop volatils, l’immobilier est surévalué et la plupart des comptes ont des taux d’intérêt réel négatif », explique M. Hewitt.

Londres (awp/afp) – La Chine, qui a dépassé l’Inde comme premier consommateur mondial d’or en 2013, verra sa demande de métal jaune croÎtre d’au moins 20% d’ici 2017, selon les prévisions du Conseil mondial de l’or (CMO).

 

La demande d’or physique (bijoux, pièces et lingots, utilisations industrielles) en Chine devrait atteindre « au moins 1350 tonnes » à la fin de l’année 2017, indique un rapport sur le marché chinois de l’or publié mardi par le CMO, organisation réunissant les plus grands producteurs d’or.

 

Cela représente une augmentation de près de 20% par rapport au niveau record de consommation de 2013, évalué à 1132 tonnes d’or par le CMO. L’année dernière, la Chine a détrôné l’Inde comme premier acheteur mondial d’or, représentant 26% de la demande privée mondiale.

 

Le CMO a utilisé des hypothèses économiques assez conservatrices (taux de croissance moyen de 6% sur la période 2014-2017), ce qui signifie que la demande chinoise d’or pourrait augmenter dans de plus grandes proportions, a expliqué à l’AFP Alistair Hewitt, l’un des auteurs du rapport.

 

La consommation chinoise d’or a connu une « croissance stupéfiante » ces dernières années, triplant depuis 2003, a rappelé M. Hewitt. La demande d’or en Chine a été particulièrement dopée par la levée en 2004 de l’interdiction faite aux personnes privées de détenir des lingots d’or.

 

« Nous pensons que le marché chinois de l’or va continuer de se développer au cours des prochaines années », grâce à « l’importance culturelle de l’or, à l’augmentation des revenus et au soutien du gouvernement », détaille M. Hewitt.

 

« De plus en plus de personnes s’enrichissent, ont plus d’argent à dépenser en bijoux et plus d’économies à investir », ajoute-t-il, rappelant que selon Ernst & Young le nombre de ménages chinois de la classe moyenne devrait passer de 300 à 500 millions d’ici 2020.

 

Les Chinois affectionnent particulièrement les bijoux en or pour les mariages (40% de la demande de bijoux) et pour les fêtes tels que le Nouvel an. Le CMO estime que la consommation de bijoux en or devrait passer de 669 tonnes en 2013 à 780 tonnes en 2017.

 

En tant qu’investissement, l’or est privilégié en l’absence de réelles alternatives.

 

« Pour beaucoup, l’or est la forme préférée d’épargne: les marchés d’action sont trop volatils, l’immobilier est surévalué et la plupart des comptes ont des taux d’intérêt réel négatif », explique M. Hewitt.

 

La demande de pièces et de lingots d’or pourrait atteindre près de 500 tonnes en 2017, contre 397 tonnes en 2013, selon le CMO.

 

afp/al  / http://www.romandie.com/news/MTAUX-PRCIEUXLa-demande-chinoise-dor-progressera-dau-moins-20-dici-2017/468238.rom

 

 
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Publié par le 15 avril 2014 dans or et argent métal

 

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