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Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française

Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française (Bastamag)

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine… Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

Cela pose plusieurs problèmes. La concentration d’abord. Est-il sain qu’une si grande part de la presse appartienne à quelques personnes, richissimes, faisant partie d’une caste de privilégiés ? L’indépendance, ensuite. Est-il normal que les principaux médias français de notre pays soient entre les mains de marchands d’armes, d’entreprises du luxe, du BTP, de la téléphonie, de banquiers ou de fabricant de toilettes ? Comment ces propriétaires peuvent-ils concilier liberté de l’information et intérêts privés ? Comment TF1, BFM-TV, Le Monde, Libération peuvent-il produire en toute indépendance des enquêtes sur le secteur de la téléphonie, quand leurs propriétaires sont les patrons de Free, Bouygues Telecom et SFR ? Comment les journalistes du Figaro peuvent-ils porter un regard critique sur la politique de défense de la France, quand le propriétaire de leur journal vend des avions de chasse à l’État français ? Enfin, cette situation ne peut qu’encourager la reproduction d’un système économique qui assure la continuité des intérêts financiers de cette petite classe de possédants. Ils constituent une véritable communauté d’intérêt ! Et ce qui motive de riches patrons à créer des conglomérats médiatiques – qui ne rapportent pas vraiment d’argent – c’est d’abord la possibilité d’acheter de l’influence.

Qui sont ces 10 milliardaires ?

Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France : Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie…). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

[Cliquer sur l’image pour agrandir]

Conflits d’intérêts en pagaille

Quelles sont les conséquences sur l’indépendance des médias ? Un mélange des genres pour le moins douteux, qui peut mettre les journalistes en porte-à-faux. Comment TF1 pourrait-il produire des enquêtes critiques sur les abus des partenariats publics-privés (PPP) quand son propriétaire, Bouygues, fait partie des multinationales du BTP qui bénéficient de ces juteux contrats ? Autre exemple : comment un média peut-il s’intéresser de près aux affaires d’évasion fiscale quand son patron manifeste un attrait prononcé pour les paradis fiscaux ? C’est la question que doivent se poser les journalistes de BFM-TV à chaque nouveau scandale fiscal.

Leur boss, Patrick Drahi, a échafaudé, à partir de sa holding personnelle, un opaque et complexe montage de filiales et de trusts, dispersés au sein de paradis fiscaux notoires : Guernesey, Suisse ou Luxembourg. Comment BFM évoque-t-elle le scandale des Panama Papers, dans lequel apparaît le nom de Patrick Drahi ? « Vous avez vu la réaction des gens qui ont été cités ? Ils se défendent c’est normal. Patrick Drahi, par exemple, qui reconnaît avoir une société, mais rien d’illégal. (…) Est-ce que finalement c’est la bonne méthode de jeter en pâture des noms de personnalités, sans qu’elles aient vraiment la possibilité de se défendre ? », explique ainsi l’animateur Olivier Truchot dans son émission BFMStory…

Voir l’organigramme de l’empire industriel de Patrick Drahi, réalisé par l’économiste Benoît Boussemart et publié par Le Canard enchainé (cliquez sur l’image) :

Autre problème, les proximités entre patrons de presse et politiques. C’est Nicolas Sarkozy, proche de Bernard Arnault, qui annonce en 2007 aux journalistes des Echos le nom de leur nouveau patron ! Car ces richissimes propriétaires de presse entretiennent quelques affinités avec des responsables politiques : lors du mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albéniz, les deux témoins sont… Bernard Arnault et Martin Bouygues. C’est sur le yacht d’un autre ami, Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy choisit d’aller se reposer après son élection en 2007. « Arnaud est plus qu’un ami, c’est un frère », déclare encore Nicolas Sarkozy à propos de l’héritier Lagardère. Enfin, il compte Serge Dassault parmi les clients de son cabinet d’avocats. La moitié de ces dix propriétaires de presse sont des proches de l’ancien président. Bref, question indépendance, on repassera !

Quel que soit l’impact réel de ces connivences et les éventuelles pressions, les dégâts du soupçon – le fait que ces riches patrons se trouvent en conflit d’intérêts, en situation de pouvoir abuser de leur position pour leur intérêt propre – sont bien là. Cette simple suspicion produit une délégitimation du secteur de la presse. Conséquence : seuls 34% des Français estiment que les médias fournissent des informations dignes de confiance. Plus de deux tiers des Français pensent que les médias subissent des pressions commerciales ou politiques qui impactent les informations délivrées [3].

Licenciements et coups de pression

Lorsqu’on est journaliste, peut-on travailler en toute indépendance dans cette situation ? Quelques exemples – la face visible de l’iceberg des pressions souterraines ! – montrent que ce n’est pas le cas : l’ingérence de ces patrons est bien réelle. Certains ont une fâcheuse tendance à faire le ménage en arrivant, pour mettre à la tête des médias des dirigeants compatibles avec leurs intérêts, avec pour mission de purger les rédactions. Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Guillaume Zeller, catholique traditionaliste, comme directeur de l’information du groupe Canal+, par Vincent Bolloré. Ce dernier semble vouloir actuellement enterrer Canal+, après avoir vidé de ses forces vives la rédaction d’iTélé, rebaptisée CNews, après la plus longue grève de l’histoire de la télévision.

Il ne semble plus y avoir de limites à ce « grand ménage ». En 2016, Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, est licenciée pour des raisons politiques. En 2017, Olivia Recasens, directrice adjointe de la rédaction du Point, est limogée du jour au lendemain, pour faute grave, et pour des motifs réels tout aussi inavouables. Autant de coups de pression, qui envoient un message clair aux rédactions : pas de vagues, rentrez dans le rang !

Ingérence et censures

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, avoue avoir exercé des pressions sur les journalistes de la chaîne pour « ne pas contrarier des clients ». Il explique ainsi avoir censuré une émission de Capital sur la téléphonie. Autre cas notable, la censure par Vincent Bolloré d’une enquête sur le Crédit mutuel, qui devait être diffusée par l’émission « Spécial investigation » sur Canal+. Un simple coup de fil a suffi pour contenter la banque, partenaire de Vincent Bolloré, qui ne voulait pas voir sortir cette enquête. Reporters sans frontières et le collectif « Informer n’est pas un délit » dénoncent par ailleurs la censure et la déprogrammation de quatre documentaires qui devaient être diffusés par Canal+.

Un autre risque, plus pervers car plus discret, est l’autocensure de journalistes. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles, ou qu’ils savent problématiques pour le propriétaire de leur média. Sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et des moyens nécessaires à tout travail d’enquête. Promouvoir des logiques managériales « musclées », imposer des contraintes économiques fortes sur la production de l’information, précariser les rédactions mises en permanence sur la sellette, bref, promouvoir une information low cost, est aussi une forme de censure.

A cette liste des moyens de censure, il faudrait ajouter les « poursuites baillons », dont l’objectif est de dissuader les médias de s’emparer de certaines affaires (lire notre article « Bolloré, la presse et les poursuites ‘homéopathiques’ en diffamation »). Ou les mesures de rétorsion, comme celle de Bernard Arnault, ulcéré par le titre « Casse-toi, riche con » de Libération, lors de sa demande de naturalisation en Belgique en 2012, et qui décide de couper les budgets de publicité alloués par le groupe LVMH au quotidien.

Comment cela évolue-t-il ?

Pas vraiment vers davantage de pluralisme ! En quelques mois, en 2015, on a vu le rachat par Patrick Drahi de Libération et du cinquième groupe de presse magazine en France, Express-Roularta, ainsi que sa prise de participation (à 49%) dans NextRadioTV (BFMTV, RMC). A la même période, Bernard Arnault, déjà propriétaire des Échos, rachète Le Parisien et Aujourd’hui en France, le groupe Le Monde rachète L’Obs, et Vincent Bolloré prend le contrôle de Canal +, via Vivendi. Des banques sont également entrées dans ce jeu de Monopoly. Le Crédit mutuel est ainsi devenu en dix ans l’unique propriétaire du groupe EBRA, premier groupe de presse quotidienne régionale, implanté dans l’Est de la France (Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Est républicain…) [4]. Et le Crédit agricole est devenu actionnaire de journaux régionaux, comme La Voix du Nord et Le Courrier picard (via le groupe belge Rossel).

Ce petit milieu multiplie les participations croisées [5]. En parallèle de cet accaparement, ces milliardaires ont mis la main sur l’ensemble de la chaine de production. Exemple avec les entreprises de production de contenus : c’est Lagardère qui produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », par l’intermédiaire de sa société Maximal Productions. Ces oligarques sont aussi propriétaires des « tuyaux » de diffusion, comme les « box » (FreeBox, Bbox, Box SFR) qui permettent la diffusion dans tous les foyers de France d’internet et de la télévision. Une intégration « verticale » qui concentre la diffusion d’une grande part de l’information entre les mains de ceux qui détiennent les clés de sa production.

L’information devient ainsi un produit comme les autres : l’opérateur de télécoms SFR propose ainsi une box Internet « à partir de 19,99 euros par mois », avec, pour le même tarif, l’abonnement numérique à 18 journaux. « Une machine à tuer le journalisme de qualité », estime Le Point. Un peu comme un cadeau bonus. On achète le tuyau – une connexion web – et on gagne en prime un produit secondaire, des médias.

En quoi cela nous concerne tous ?

On pourrait se dire que chaque société a les médias qu’elle mérite. Ou que chacun lit, écoute, regarde ce qu’il veut. Que tout le monde peut faire son propre tri dans le flot médiatique. Sauf que les médias ne sont pas un business comme un autre. Défendre l’indépendance de la presse, ce n’est pas un combat « corporatiste », un « truc de journalistes » qui se battraient pour leur outil de travail. Il ne peut pas y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. L’information est un bien public. Autant de médias sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme, c’est une atteinte à nos libertés fondamentales.

Cette situation n’est pas une fatalité. Lutter contre tout ce qui encourage la concentration des médias et leur financiarisation est possible (voir les propositions de la campagne #LibertéEgalitéInformés). On pourrait mettre en place des dispositifs anti-concentration plus exigeants. Ou interdire le contrôle de médias par des entreprises qui dépendent de marchés publics – Bouygues, Dassault,… – comme le propose l’association Acrimed. Ou conditionner le versement des aides à la presse aux médias qui ne sont pas détenus par des milliardaires, dont les intérêts principaux ne sont pas dans le secteur de la presse. Voire même, soyons fous, limiter ces aides aux médias à but non lucratif, qu’ils soient privés, coopératifs ou associatifs.

Il est nécessaire que ces propositions et réformes salutaires – ou d’autres ! – soient discutées et débattues. Mais aussi les conditions qui favoriseront l’émergence, le développement et la consolidation de médias indépendants, pour garantir le pluralisme de l’information en France. Défendre et faire vivre une presse libre ne semble malheureusement pas une priorité pour bon nombre de candidats à l’élection présidentielle.

@AgnèsRousseaux

- Voir la campagne #LibertéEgalitéInformés, lancée par le collectif Informer n’est pas un délit (dont fait partie la rédaction de Basta !) et Reporters sans frontières

Pour aller plus loin :

- Acrimed, « Les grandes manœuvres de concentration multimédia : comment et pourquoi ? »
- Acrimed, « Concentration des médias : convergences et dépendances »
- Le Monde diplomatique, « Médias français : qui possède quoi »
- Laurent Mauduit, « Main basse sur l’information ! », Médiapart
- Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, Éditions Don Quichotte, 2016
- Aude Lancelin, Le monde libre, Editions Les liens qui libèrent, 2016

Et pour lire des médias indépendants :

Vous pouvez consulter l’itinéraire conseillé par Basta ! et la liste des 150 médias membres du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil). Bonne lecture !

Les articles publiés pour la campagne #LibertéEgalitéInformés :

- Par Médiapart : #LibertéEgalitéInformés : des censures et des pressions, en veux-tu en voilà !
- Par Les Jours  : Manuel de manipulation du journaliste en campagne et La matinée où l’affaire Fillon a été supprimée d’i-Télé
- Par France Inter :
La chronique de Nicole Ferroni : Informer n’est pas un délit, c’est un défi !
L’invité de 8h20 : Patrick Boucheron : « On adore détester, on est au spectacle d’une parole dont on n’attend plus d’effet de vérité »
- Par Street Press : Coups de matraque, tirs de flashball et fiche S : Journalisme en état d’urgence
- Par Télérama : Une journée pour interpeller les candidats à la Présidentielle sur la liberté de l’information
- L’infographie de CFactuel
- Par Reporterre : Quand les puissants tentent de bâillonner l’information
- Par L’Humanité : Médias. Informer n’est pas un délit, c’est même un devoir
- Par Alternatives économiques, « Le modèle économique des médias s’effondre totalement »
- Par La Télé libre (reportage vidéo) : Les Colleurs de la Liberté de l’Information
- La tribune relayée par MarsActu, Le Journal minimal, AngersMag, Made in Perpignan, Causette, ArtSixMic, Médiacités, Revue XXI, DailyNord, ArtsHebdo Médias, L’Accent Bourguignon, Explicite, Le Zéphyr

Source

 

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Roland Hureaux – D’une crise à l’autre : l’euro , la mondialisation ..

 
 

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Exercice de simulation d’une attaque EMP (Électromagnétique) à New York par la FEMA

Cette capture d’écran provient du PDF suivant .

Il y a quelque temps, j’ai rapporté que Des experts ont mis en garde : Un seul missile nord-coréen pourrait mettre à terre le réseau National électrique US et tuer 90% des Américains :

« L’idée que la Corée du Nord teste des Bombes A et des composants de Bombes H, mais qu’elle n’aurait pas encore la sophistication nécessaire afin de de miniaturiser les ogives et produire des véhicules d’entrée pour une frappe de missiles, est absurde. »

« … la Corée du Nord devrait être considérée comme capable de délivrer une petite ogive nucléaire par satellite, spécialement conçu pour produire une attaque par impulsion électromagnétique à haute altitude (EMP) contre les Etats-Unis. »

« Selon la Commission du Congrès concernant les EMP, une charge militaire unique délivrée par un satellite nord-coréen pourrait mettre à terre le réseau électrique national et d’autres infrastructures essentielles au maintien de la vie pendant plus d’un an – tuant 9 Américains sur 10 par la famine et l’effondrement social. Deux satellites nord-coréens, les KM-3 et KMS-4, en orbite actuellement au dessus des Etats-Unis, sont sur des trajectoires compatibles avec une attaque EMP surprise. 

Pourquoi la presse et les fonctionnaires ignorent ou sous-estiment ces faits? Peut-être qu’aucune administration ne voudrait reconnaître que la Corée du Nord est une menace existentielle pour eux. Quelles que soient les motifs pour atténuer la menace nucléaire nord-coréenne, la nécessité de protéger le peuple américain est immédiate et urgente … »

Hé bien suite logique – Un Exercice de simulation d’une détonation de 10 kilotonnes causant une impulsion électromagnétique à New York/New Jersey a lieu :

Selon le document ici–haut, provenant du Occupational Safety and Health Administration, la FEMA doit procéder à un exercice compris entre le 18 avril et le 5 mai 2017. L’opération « Gotham Shield 2017 » sera menée en partenariat avec le Département américain de la Défense et avec le Département de la Sécurité intérieure.

Quatre dispositifs seront utilisés au cours de cette simulation, dont 2 seront sécurisés lors de l’exercice Vital Archer Exercise, une détonation de 10 kilotonnes se produira sur New York et le New Jersey et une autre plus petite sur la frontière US/Canada.

D’autres sources précisent que le Département américain de la Défense, la FEMA, la Croix-Rouge de New York et du New Jersey, le service Amateur Radio Emergency Service (ARES) et Amateur Radio Emergency Service (ARES), ainsi que plusieurs services locaux, participeront conjointement à un exercice de simulation d’une détonation nucléaire de 10 kilotonnes le 24 et 25 avril.

L’exercice simulera une détonation nucléaire de 10 kilotonnes dans le nord du New Jersey, ce qui occasionnera une perte globale de l’électricité, de l’internet, des signaux des téléphones, et autres appareils électroniques dans un rayon de 20 kilomètres et ce, en raison d’une impulsion électromagnétique (EMP) causée par une telle détonation.

Sources:
 

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Le secrétaire d’État américain lance une menace de guerre contre l’Iran

Le secrétaire d’État américain lance une menace de guerre contre l’Iran (WSWS)

Apres la Syrie, la Corée, l’Iran : « America first » bien sur – Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a lancé une menace de confrontation militaire avec l’Iran mercredi lors d’une conférence de presse précipitée dans laquelle il a fait un parallèle direct entre l’Iran et la confrontation téméraire et dangereuse de Washington avec la Corée du Nord.

En se référant à l’accord nucléaire négocié entre l’Iran et les principales puissances mondiales, Tillerson a déclaré : « Cet accord représente la même approche échouée du passé qui nous a conduit à la menace imminente actuelle de la Corée du Nord. L’administration Trump n’a pas l’intention de transmettre cette responsabilité pour l’Iran à une future administration. La preuve est claire : les actions provocatrices de l’Iran menacent les États-Unis, la région et le monde. »

Le gouvernement Trump a reconnu mardi que l’Iran a pleinement respecté les termes de l’accord nucléaire qu’il a négocié en juillet 2015 avec les « P5 + 1 » : la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis, plus l’Allemagne. Dans le même temps, cependant, elle a signalé qu’elle prépare des mesures conçues pour faire capoter l’accord.

Dans une déclaration formelle requise tous les 90 jours par le Congrès des États-Unis – la première livrée depuis l’entrée en fonctions de Trump – le secrétaire d’État Tillerson a certifié que, au 18 avril, l’Iran respectait ses termes de l’accord qui l’obligeait à plafonner son enrichissement en uranium, réduire son nombre de centrifugeuses de deux tiers et se soumettre à des inspections internationales pour en assurer la conformité. Ces termes devaient bloquer la capacité iranienne de développer une arme nucléaire, ce qui, insiste Téhéran, n’a jamais été son intention.

Cependant, la suite de la déclaration de Tillerson a révélé que l’administration Trump procède à un examen systématique de toutes les sanctions économiques et financières qui ont été abandonnées en échange de l’élimination par l’Iran de son programme nucléaire.

L’Iran, a déclaré le secrétaire d’État, « demeure un des principaux sponsors de la terreur à travers de nombreuses plates-formes et méthodes », et, par conséquent, Trump « a ordonné un examen par toutes les agences dirigées par le Conseil de sécurité nationale du Plan d’action global commun qui évaluera si la suspension des sanctions concernant l’Iran en vertu de la poursuite du JCPOA (Plan d’action global commun, le nom formel de l’accord nucléaire de l’Iran) est essentielle aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis. »

Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a esquivé une question directe sur l’intention du gouvernement d’abroger l’accord nucléaire en disant que le « bilan inter-agences » serait conclu en 90 jours et servira de base aux recommandations politiques.

« Nous sommes conscients de tout effet potentiel négatif qu’une action pourrait avoir », a-t-il ajouté, en ce qui concerne la réimposition des sanctions suspendues.

En effet, de tels « effets négatifs » sont précisément le but recherché, conçus pour provoquer l’Iran à répudier ses propres obligations dans le cadre de l’accord nucléaire et créer ainsi le prétexte pour l’agression militaire américaine.

Ainsi, en même temps que Washington pousse le monde au bord d’une confrontation nucléaire potentielle sur la péninsule coréenne, il jette les bases d’une autre guerre catastrophique au Moyen-Orient.

Au cours de sa campagne présidentielle de 2016, Donald Trump a dénoncé à plusieurs reprises l’accord nucléaire de l’Iran comme « le pire des accords jamais négociés » et s’est engagé à « le détruire » une fois qu’il sera élu.

En février, son conseiller à la sécurité nationale maintenant limogé, le général Michael Flynn, a fait irruption dans une séance d’information de la Maison Blanche pour annoncer de façon menaçante qu’il mettait « l’Iran en garde », ce qui impliquait des représailles militaires américaines contre les essais des missiles non nucléaires par l’armée iranienne, qui ne sont pourtant pas interdits par l’accord nucléaire.

Et le mois dernier, le général Joseph Votel, le chef du Commandement central des États-Unis, qui supervise les guerres américaines et les interventions au Moyen-Orient et en Asie centrale, a dénoncé l’Iran comme la « plus grande menace à long terme pour la stabilité » au Moyen-Orient et préconisé une campagne pour « perturber [l’Iran] par des moyens militaires ou par d’autres moyens ».

Cette dernière escalade de menaces est intervenue alors que le secrétaire à la Défense de Trump, le général James Mad Dog Mattis, effectuait une tournée au Moyen-Orient, avec des rencontres prévues avec les principaux ennemis régionaux de l’Iran, dont les monarchies saoudienne et qatarie et Israël.

Mattis aurait préconisé une politique consistant à augmenter l’aide militaire déjà massive des États-Unis et de vente d’armes à la dictature royale saoudienne et une collaboration plus directe des États-Unis dans sa guerre de plus de deux ans contre la population appauvrie du Yémen, qui a tué quelque 12 000 personnes, la plus part des civils, a transformé 3 millions en réfugiés et a laissé une grande partie de la population au bord de la famine.

S’adressant aux journalistes à Riyad après avoir rencontré le roi saoudien Salaman et le Vice-Prince héritier et ministre de la Défense, Mohammed Salman, Mattis a déclaré : « Où que vous regardiez, s’il y a des problèmes dans la région, vous trouverez l’Iran. » Il a ajouté : « Il nous faut surmonter les efforts de l’Iran pour déstabiliser encore un autre pays et créer une autre milice à l’image du Hezbollah libanais, mais en fin de compte, nous sommes sur le bon chemin pour y arriver. »

Les accusations de « déstabilisation » iranienne proviennent de la position objective de l’Iran comme rival de Washington pour l’hégémonie régionale au Moyen-Orient et de sa participation, aux côtés de la Russie, à la défense du gouvernement de la Syrie contre la guerre orchestrée par les États-Unis pour obtenir un changement de régime.

L’hypocrisie de Washington de traiter l’Iran de commanditaire du terrorisme et de source de tous les « problèmes dans la région » est sans vergogne. L’impérialisme américain a mené une série de guerres qui ont tué des millions, renversé les gouvernements et dévasté des sociétés entières. La CIA a armé et financé des groupes terroristes islamistes en Libye, en Irak et en Syrie, y compris ceux directement liés à Al-Qaïda.

Au Yémen, le Pentagone a fourni les avions de combat, les bombes et les missiles qui ont massacré des hommes, des femmes et des enfants, tout en fournissant une assistance de renseignements ainsi que du ravitaillement en vol pour permettre des bombardements 24 heures sur 24 visant à écraser la résistance de la population yéménite et l’obliger à accepter la réimposition du régime de marionnettes du président déchu Abd-Rabbu Mansour Hadi.

Maintenant, le Pentagone se préparerait à aider directement une offensive des Saoudiens et des Émiratis pour conquérir le port yéménite de Hodeida, le dernier lien entre la population affamée du pays et le monde extérieur. Les agences humanitaires ont prévenu qu’une telle attaque pourrait précipiter le pays dans une famine généralisée.

S’exprimant à côté du prince héritier saoudien mercredi, Mattis a offert un hommage obéissant à l’« altesse royale » de 31 ans tout en promettant de « renforcer la résistance de l’Arabie saoudite contre les méfaits de l’Iran et vous rendre plus efficace avec votre armée comme nous travaillons ensemble en tant que partenaires. »

Mattis a poursuivi en déclarant qu’il était dans « l’intérêt des États-Unis de voir un service de sécurité militaire et des services secrets de l’Arabie saoudite forts », et ceci dans un pays où les « services secrets » répriment impitoyablement toute manifestation de dissidence et où la critique de la famille royal est sanctionnée par la décapitation.

Comme pour l’attaque contre la Syrie, l’intensification des tensions avec la Russie et la stratégie de la corde raide nucléaire en cours à l’égard de la Corée du Nord, l’administration Trump a bénéficié du soutien crucial des démocrates pour la marche vers la guerre avec l’Iran. Les principaux membres démocrates de la Chambre et du Sénat se sont joints aux républicains en soutenant l’imposition de nouvelles sanctions. Dès la campagne présidentielle de 2016, les critiques des démocrates envers Trump se sont axées sur la politique étrangère et ceci depuis la droite, en particulier en raison du souci que l’administration Trump se révélerait « trop molle » envers la Russie et, par extension, l’Iran, qui s’est allié avec la Russie en Syrie. (source)

 

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Fusillade aux Champs-Elysées : Communiqué de François Asselineau et réaction de Tump

Reportage et décryptage de l’événement

L’attentat de Paris « aura un gros effet sur l’élection présidentielle » française, a estimé vendredi le président américain Donald Trump dans un tweet.

« Une autre attaque terroriste à Paris. Le peuple français n’acceptera pas cela très longtemps. (Cela) aura un gros effet sur l’élection présidentielle », a écrit le président américain, après l’attentat sur les Champs-Elysées à Paris qui a coûté la vie jeudi soir à un policier, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle française, dimanche.

La fusillade a été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui a présenté l’assaillant comme l’un des ses « combattants ». L’homme a été abattu. Deux autres policiers ont été blessés. Une passante a également été touchée.

Cette attaque intervient dans le contexte d’une élection présidentielle très indécise et sous très haute surveillance, alors que la France a subi en 2015 et 2016 une vague inédite d’attentats qui ont fait 238 morts, et ont visé à plusieurs reprises forces de l’ordre et militaires.

Un autre attentat a été déjoué en début de semaine selon les autorités avec l’arrestation mardi de deux hommes soupçonnés de préparer « une action violente » et « imminente ».

Communiqué UPR – Union Populaire Républicaine·vendredi 21 avril 2017

= Vendredi 21 avril 2017 =

François Asselineau fait part de sa vive émotion et condamne avec la plus grande fermeté l’attentat commis le jeudi 20 avril 2017 au soir à Paris, dont ont été victimes une nouvelle fois des policiers.

Il exprime toute sa compassion et toutes ses condoléances aux familles et aux proches du policier décédé et de ses collègues blessés.

François Asselineau a décidé d’annuler plusieurs déplacements qu’il avait prévu de faire, en fin de matinée et en début d’après-midi, sur des marchés en région parisienne.

Il maintient en revanche la tenue de son dernier meeting de clôture de campagne à Strasbourg, puisqu’il s’agit d’une ville, ô combien symbolique, dans laquelle il souhaite que la France, une fois sortie de l’UE, transfère le siège de l’UNESCO, afin d’en faire une capitale planétaire de la paix, à la frontière du monde germanique et du monde latin.

François Asselineau tient à souligner que ce n’est pas en annulant des élections ou des campagnes électorales que l’on répondra au défi du terrorisme car cela reviendrait à lui concéder la victoire. Ce n’est pas non plus en réagissant de façon impulsive et émotionnelle.

C’est au contraire, en faisant preuve de sang-froid et de détermination, et en maintenant les échéances électorales et le débat démocratique que l’on pourra faire reculer la barbarie.

En soulignant que le criminel présumé était connu des services de police et qu’il avait déjà été condamné en 2005 à 15 ans de réclusion criminelle pour tentative d’homicide volontaire sur des policiers, François Asselineau dénonce l’écrasante responsabilité des dirigeants des dix dernières années – dont MM. Fillon, Macron et Hamon sont les représentants – dans la dégradation de la sécurité en France, dans un laxisme judiciaire scandaleux et dans la montée du terrorisme.

Plutôt que d’annuler leurs déplacements et de se répandre en déclarations lénifiantes, ces différents candidats devraient expliquer aux Français pourquoi ils ont contribué à la désorganisation des services de renseignements, ainsi qu’à la montée du chômage et de la pauvreté en France, qui ne peuvent hélas qu’inciter certains esprits désœuvrés et sans repères à verser dans la criminalité et le terrorisme.

Ils doivent aussi rendre compte aux Français de notre participation à des guerres illégales au Moyen-Orient et de la complaisance de nos gouvernements UMP-LR et PS vis-à-vis d’Etats armant ou finançant des organisations terroristes dans cette région.

François Asselineau rappelle qu’il a prévu, dans son programme, une politique préventive et curative du terrorisme :

1 – Préventive, par un retrait de l’OTAN, un rappel de nos troupes et de nos conseillers engagés dans des guerres illégales sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU, et le retour à une diplomatie souveraine et indépendante, comme du temps de Charles de Gaulle, refusant le deux-poids-deux-mesures et veillant à faire respecter en toute circonstance les principes essentiels du droit international.

2 – Curative, en restaurant l’autorité de l’Etat, en augmentant le budget de la police et de la gendarmerie de 33% sur la durée du quinquennat, en luttant efficacement contre le trafic d’armes lourdes dans certains quartiers difficiles, en adoptant une politique judiciaire d’une très grande fermeté vis-à-vis des délinquants fichés S, et en rétablissant, à la fin du quinquennat, le budget de la Défense nationale à son niveau de 1981, c’est à dire à 3% du PIB contre 1,6% actuellement.

Contact médias : presse@upr.fr

 
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Publié par le 21 avril 2017 dans général, Politique

 

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Selon un rapport du Sénat, un risque de krach de même ampleur que celui de 2007 n’a pas diminué, bien au contraire…

Jacques Cheminade a récemment évoqué ce rapport que personne n’évoque lors d’un entretien.

Voilà ce que l’on peut apprendre au travers d’un Rapport d’information du Sénat (délégation aux collectivités territoriales) daté du Jeudi 09 Février 2017 sur l’avenir et les risques du système financier et bancaire.

D’abord qu’après dix ans de crise la probabilité de réédition d’un krach du système financier d’ampleur équivalente n’a pas diminué, bien au contraire. Les quelques dispositions pour rendre le système moins instable, qui ont pu lui être imposées sous le coup de l’émotion et la pression des opinions publiques, non seulement ont laissé intact l’essentiel mais ont été largement compensées par les effets négatifs du traitement utilisé pour le sortir du coma et réanimer l’économie : l’injection massive de liquidités et des taux directeurs aux limites du pensable.

Tous les ingrédients, anciens comme nouveaux, d’un nouveau krach sont donc là et aucun des spécialistes que nous avons rencontrés, même ceux dont la fonction est d’être optimistes, ne se risque à dire que le danger est derrière nous.

L’hypothèse d’un nouveau krach financier, à moyen terme, ne saurait donc être écartée, loin de là.

Ci-dessous, l’intégralité du rapport d’information du sénat

http://www.senat.fr/rap/r16-393/r16-3931.pdf

Page 1 sur 275

Source: senat.fr

 
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Publié par le 21 avril 2017 dans économie, général

 

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Après avoir prédit la victoire de Trump, il prédit une guerre mondiale en mai 2017

13 mai 2017, début de la 3ème guerre mondiale entre les USA, la Corée du Nord, la Russie, et la Chine ?

À en croire les prophéties de ce voyant portugais, en mai 2017, le monde plongera dans le chaos d’une guerre dévastatrice, conséquence de la dégradation de la situation en Syrie et en Corée du Nord.

Le mystique portugais Horacio Villegas, qui avait prédit précédemment la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, a déclaré que la troisième guerre mondiale éclaterait cette année. Selon lui, cette guerre est inévitable et la dernière attaque des États-Unis contre la Syrie prouve qu’elle approche à grands pas.

Horacio Villegas prédit qu’une guerre impliquant les États-Unis, la Russie, la Corée du Nord et la Chine sera déclenchée le 13 mai 2017 à l’initiative du Président américain Donald Trump. Il a également précisé que la guerre ne durerait pas longtemps et se terminerait le 13 octobre 2017 après avoir causé de grandes destructions et fait beaucoup de morts.

Ce n’est pas un hasard si le visionnaire a choisi la date du 13 mai : c’est le centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fátima, au Portugal. À son tour, le 13 octobre marque la sixième et dernière apparition mariale à Fátima quand la Sainte Vierge a annoncé, selon la légende : « la guerre va prendre fin, et les soldats seront bientôt de retour à leur domicile ». Il y a 100 ans ces paroles ont été interprétées comme une prophétie sur la fin de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, Horacio Villegas les applique à sa théorie.

Quoi qu’il en soit, le visionnaire appelle les habitants de la Terre à « rester très vigilants » pendant cet épisode « explosif ».

Source

 
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Publié par le 20 avril 2017 dans général, Insolite, Religion - Prophéties

 

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