RSS

Archives de Catégorie: société

Des jeux à gratter et …. des rituels sataniques

De temps en temps je donne la parole a des Youtubeurs qui ont du talent et/ou qui abordent des sujets pertinents, ça permet de déceler les tendances « cachées » dans notre société, aujourd’hui voici le dénommé LE ROI DES RATS  :

Ces derniers jours vous avez du voir beaucoup de vidéos sur des tickets à gratter, et bien j’en parle ici, mais pas que, y’a une chaîne de rituel satanique..

La chaîne du « vampire » (attention pas d’insulte merci !)

 
 

Étiquettes : , , ,

Que prépare Bill Gates ? Il veut maintenant taxer les robots …

Quelque chose d’inquiétant se trame du coté de l’homme le plus riche du monde me semble -t-il – Déjà hier je rapportais que Bill Gates appelait la communauté internationale à se préparer au plus vite à une épidémie mondiale

Aujourd’hui c’est toujours Gates et ce sont … les robots :  Dans une interview à Quartz, Bill Gates estime en effet nécessaire de taxer les robots dès lors que ceux-ci se substituent à l’homme dans une activité. Le fondateur de Microsoft rappelle que le revenu d’un travailleur est taxé.

Bill Gates veut donc taxer les robots, voici des précisions :

Après des propositions similaires de Benoît Hamon et d’une députée européenne, l’ancien PDG de Microsoft se positionne lui aussi en faveur d’une taxe sur les robots.

 
1 commentaire

Publié par le 20 février 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Le nouveau bulletin de paie «simplifié» ‘séduit les salariés’ : Tout savoir dessus

Qu’est ce que le bulletin de paie simplifié ? Comment le mettre en place ? Qu’est ce qui va changer pour l’employeur et l’employé ?

Un rapport, remis lundi à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, récolte les premières impressions des salariés sur le bulletin de paie simplifié, mis en place depuis le 1er janvier. 88,3% des salariés interrogés se déclarent satisfaits.

Depuis le 1er janvier, les entreprises de plus de 300 salariés doivent mettre en place la fiche de paie simplifiée. «Satisfaction» des salariés, «peu de dysfonctionnement» pour les entreprises  .

Un rapport dirigé par Jean-Christophe Sciberras, DRH France chez Solvay, remis lundi aux ministres Myriam El Khomri (Travail), Christian Eckert (Budget) et Jean-Vincent Placé (Simplification), tire un bilan positif de l’expérimentation du bulletin de paie clarifié dans dix entreprises pilotes, mais préconise des «adaptations» d’ici à sa généralisation en 2018.

EMPLOI – Cette nouvelle fiche de paie regroupe les cotisations par thème (santé, retraite, chômage) et mentionne les allègements de cotisations financés par l’Etat … 

Près de 9 salariés sur 10 se déclarent « satisfaits ». Un rapport, remis ce lundi au gouvernement, tire un bilan positif de l’expérimentation du bulletin de paie clarifiédans dix entreprises pilotes, mais préconise des « adaptations » d’ici à sa généralisation en 2018.

Entre autres modifications, le bulletin clarifié regroupe les cotisations par thème (santé, retraite, chômage) et mentionne les allégements de cotisations financés par l’Etat. Il a été testé en 2016 par dix entreprises volontaires de 650 à 47.000 salariés, parmi lesquelles la Société Générale, BNP Paribas, Saint-Gobain, Safran, Solvay ou encore l’Afpa. Au total, près de 100.000 salariés en ont bénéficié.

Le « regroupement des cotisations par risques » très apprécié

88,3 % des salariés interrogés se déclarent « satisfaits de la nouvelle version » (23,3 % « tout à fait satisfaits et 65 % » plutôt satisfaits «), selon le nouveau rapport, Plus de 85 % « la jugent » lisible et « compréhensible »

Les modifications qui plaisent le plus aux salariés sont le « regroupement des cotisations par risques » et « l’affichage du montant total versé par l’employeur » (net + cotisations salariales + cotisations patronales), deux changements qui ont satisfait 78 % des salariés.

Généralisé à toutes les entreprises début 2018

« Toutefois, certains salariés estiment que des libellés pourraient encore être améliorés », nuance le rapport. Cette réserve concerne essentiellement le « bloc relatif au montant, à l’assiette et au taux des cotisations et contributions d’origine légale et conventionnelle ». Par exemple, près d’un salarié sur deux (46 %) regrette la « suppression du nom des organismes auxquels les cotisations sont versées ».

Concernant sa mise en œuvre technique, le passage au bulletin clarifié a suscité « peu de dysfonctionnements », qui ont tous été « rapidement corrigés », et « au terme de l’expérimentation, les chefs de projet des entreprises pilotes estiment que le nouveau bulletin peut être créé sans difficulté majeure ». Le bulletin de paie clarifié a été étendu au 1er janvier aux entreprises de plus de 300 salariés et sera généralisé à toutes les entreprises début 2018. D’ici là, la mission préconise quelques « adaptations » liées notamment à l’entrée en vigueur du prélèvement à la source l’année prochaine.

Ecouter ici :

Voici un exemple, tiré du site du gouvernement :

Résultat de recherche d'images pour "gouvernement.fr bulletin-de-paie"

Myriam El Khomri, interrogée lors de la remise du rapport, n’exclut pas de prévoir la mention des organismes de retraite et mutuelles dans les fiches de paie, mais n’a pas encore tranché sur le caractère obligatoire ou facultatif .

«Une réunion interministérielle va se dérouler la semaine prochaine» et le gouvernement va publier d’éventuelles modifications par décret «le plus rapidement possible» 

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Docu – Pollution intérieure, les dangers

Pour compléter mon papier d’avant hier – Les émissions polluantes des meubles seront étiquetées en 2020 – voici un documentaire trés interessant . Soyez vigilants (mais pas paranos non plus)

 

Étiquettes : , ,

Elon Musk : « l’humanité devra fusionner physiquement avec des machines »

Pour Elon Musk, le salut de l’humanité passera par l’union de l’intelligence biologique et de l’intelligence numérique, soit la fusion entre l’Homme et la machine. Bienvenue dans le monde des cyborgs.

L’Homme doit-il fusionner avec la machine pour survivre ? La réponse est « oui » pour Elon Musk. Interrogé lors du World Government Summit 2017 de Dubaï sur l’impact de l’automatisation du travail sur l’emploi, le fondateur et PDG de Tesla et SpaceX a estimé qu’« il y aura de moins en moins de tâches qu’un robot ne pourra pas faire mieux qu’un homme ». Pour le milliardaire, faire appel à un assistant intelligent nous ralentit et nous ralentira de plus en plus. « Les machines sont déjà capables de traiter des informations de façon immensément plus rapide que les humains, alors si vous ne pouvez pas battre la machine, le mieux est d’en devenir une », a-t-il fait savoir.

Faire appel à l’assistance nous ralentit, mais notre dépendance quotidienne aux nouvelles technologies ne fait qu’augmenter avec le temps. Et elle continuera d’augmenter. « Dans une certaine mesure, nous sommes déjà des cyborgs — pensez à tous les outils numériques que vous avez — votre téléphone, votre ordinateur », déclarait-il à la foule. Il estime que la technodépendance fait déjà partie de notre biologie neuronale, ce qui affecte la façon dont nous pensons. Selon l’entrepreneur milliardaire, l’avènement de l’intelligence artificielle risque de reléguer l’être humain à des tâches subalternes dans de nombreuses activités et pour suivre la cadence, il faudra « collaborer » avec les machines.

L’Homme est aujourd’hui ralenti par sa puissance de calcul. Si les machines peuvent communiquer entre elles à une vitesse de mille milliards de bits par seconde, l’homme n’est quant à lui limité qu’à 10 bits par seconde qu’il utilise un clavier, un écran ou une souris. « Nous sommes limités par notre système d’entrée-sortie (…) Fusionner efficacement d’une manière symbiotique avec l’intelligence artificielle nous permettra de dépasser ces limites », explique le milliardaire.

Pour l’Américain, cela ne fait aucun doute : l’avenir de l’Homme passera donc par la « fusion » avec la machine, ce qui implique le développement d’une technologie permettant au cerveau de se connecter directement à une interface machine, un moyen d’améliorer nos capacités naturelles inhérentes. Les paroles d’Elon Musk ont fait sourire et font aujourd’hui couler beaucoup d’encre. Les enjeux autour de l’intelligence artificielle sont en effet énormes, tant sur le plan économique que militaire.

En septembre dernier, cinq acteurs majeurs des hautes technologies (Google, Facebook, Amazon, IBM et Microsoft) ont d’ailleurs annoncé un partenariat « éthique » autour de l’intelligence artificielle pour évacuer les craintes du grand public en même temps qu’encadrer les recherches, prouvant ainsi que le sujet est pris (très) au sérieux.

Source, via SP

 
1 commentaire

Publié par le 17 février 2017 dans général, Insolite, Sciences, société

 

Étiquettes : , , , , , ,

A Lire Absolument. Comprendre le phénomène des « fakes news » – Spirale du silence, tyrannie des agissants et Pensée tribale : « La langue des dictateurs » (comment les élites bernent le peuple)

Fake News, Post-Truth, Filter Bubble, toute puissance des algorithmes, voilà, parmi d’autres, quelques-unes des expressions qui semblent aujourd’hui caractériser le plus notre rapport au numérique. 

Après le lancement de l’initiative assez controversée du Décodex du site Le Monde ce dernier est au centre d’une polémique. (Le Décodex n’arrive pas à classer resistanceauthentique.net : nous sommes dans les « inclassables » , dans la même catégorie que Youtube, Google, ou encore  Facebook , mais dans la sous catégorie « sites d’informations » : cela nous convient, pour le moment, car nous sommes aussi une « source » à proprement parler – Ndlr)

La polémique tourne principalement autour des arguments suivants :

  • la faiblesse de l’échantillon choisi (600 sites pour l’instant), en effet une goutte d’eau dans l’océan des Fake News, dans l’océan de l’information tout court.
  • l’arbitraire des critères : en gros Le Monde collerait systématiquement une pastille verte aux sites de toutes les « rédactions » au sens journalistique du terme et une pastille orange dès lors que l’on ne dispose pas de carte de presse. L’autre arbitraire souligne que l’on pourrait lire dans les sites « verts » différentes connivences liées aux partenariats du site Le Monde.
  • l’autorité morale : et là aucun mot de semble trop fort pour certains : on parle de censure, de dictature des élégances, d’inquisition, de nouvel « enfer » (au sens de l’enfer – les ouvrages interdits – des bibliothèques à la grande époque de l’inquisition).

Mindmap

(la carte heuristique de la controverse autour du décodex produite par SavoirsCom1)

La mobilisation face aux Fake News prend de l’ampleur en France, avec comme prétexte et contexte l’élection présidentielle à venir, : les grandes plateformes (Facebook et Google) se mobilisent avec l’aide de journalistes et des médias mainstream .

Comme l’expliquent Le Monde et Les Echos  :

  • le 27 février et jusqu’à la fin de l’élection présidentielle Google lancera « Crosscheck », une plateforme sur laquelle les internautes pourront « signaler » des informations douteuses ou poser des questions sur un sujet, et différentes rédactions (l’AFP, Les Echos, Le Monde, France Télévisions, La Provence, …) ainsi que des étudiants en journalisme mais également « plusieurs sociétés de tehnologies » (sic) pourront alors faire du debunking ou du fact-checking ciblé.
  • Facebook de son côté, après avoir annoncé il y a quelques jours des modifications sur son algorithme visant à atténuer certains effets de personnalisation, tout en état partenaire du projet « Crossckeck », lance ce lundi son propre outil baptisé « CrowdTangle » en collaboration avec « 8 rédactions partenaires » (Le Monde, AFP, BFM-TV (sic), Franceinfo, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes). Là encore c’est aux internautes de « signaler » les informations douteuses, qui sont analysées par lesdites rédactions partenaires et si au moins 2 d’entre elles la jugent effectivement fausse ou douteuse, l’info se verra ajouté un petit pictogramme et il sera dans certains cas possibles d’accéder à un article correctif. Une information ainsi repérée et identifée par un pictogramme ne pourra, en outre, plus bénéficier de publicité (et donc devrait voir sa portée ‘son « reach ») diminuer.

5075052_3_5ded_pour-les-liens-signales-comme-problematiques_09bee2c7a1ae0e8479434431095079a1

La grille d’analyse proposée par le Décodex du site Le Monde :

Résultat de recherche d'images pour "visualiser le problème des fakes news"

Pour comprendre les « fakes news », je pense qu’il faut prendre le problème sous un autre angle et tenter de comprendre la succession de biais cognitifs, culturels et sociologiques qui participent à la construction et au partage de ces différentes « fausses informations » tout autant qu’à nos éventuelles « bulles de filtre ».

Comme « média », « le » numérique tel qu’en tous cas il prend forme au sein des gigantesques écosystèmes de services ou plateformes que sont Google, Facebook et quelques autres, ce numérique là dispose d’un certain nombre d’invariants qui sont autant de fonctions et de caractérisations précises de ses modes d’agir et qui façonnent en retour la manière dont nous interagissons avec lui.

Et puis il y a tout … le reste.

L’essentiel ce sont les biais cognitifs, culturels et sociologiques. Nos biais cognitifs (culturels et sociologiques) d’abord, ceux qui n’ont absolument rien à voir avec les plateformes ou avec le numérique mais que les plateformes ou le numérique permettent souvent « d’augmenter » avec un simple effet de corrélation ; et puis les biais cognitifs (culturels et sociologiques) directement reliés au numérique ou aux plateformes avec, cette fois, un lien de causalité directe.

Ce billet n’a pas d’autre objectif que de me permettre d’y voir un peu plus clair dans la diversité et les enjeux de ces différents biais cognitifs, souvent convoqués un peu « en vrac » dès que l’on évoque, justement, les problèmes liés aux plateformes, aux Fake News, à la post-vérité et autres bulles de filtre. C’est parti.

1. Spirale du silence et tyrannie des agissants.

La spirale du silence est une théorie sociologique qui dit la chose suivante :

« [L’individu] peut se trouver d’accord avec le point de vue dominant. Cela renforce sa confiance en soi, et lui permet de s’exprimer sans réticence et sans risquer d’être isolé face à ceux qui soutiennent des points de vue différents. Il peut, au contraire, s’apercevoir que ses convictions perdent du terrain ; plus il en sera ainsi, moins il sera sûr de lui, moins il sera enclin à exprimer ses opinions.« 

Dans le premier cas (accord avec le point de vue dominant), et si l’on fait partie de ceux qui ne partagent justement pas le point de vue dominant, on dira trivialement qu’ils « hurlent avec les loups ».

Dans le second cas de figure (risque d’être isolé), la pression sociale nous conduit donc à nous enfermer dans une spirale du silence.

La tyrannie des agissants est un phénomène décrit par Dominique Cardon, qui explique la chose suivante :

« On est tous égaux a priori, mais la différence se creuse ensuite dans la mesure de nos actes, entre ceux qui agissent et ceux qui n’agissent pas. Internet donne une prime incroyable à ceux qui font. Et du coup, il peut y avoir une tyrannie des agissants. »

Or il se trouve que fréquemment, avec les effets d’écho et de viralité spécifiques aux environnements numériques, la tyrannie des agissants amplifie et accélère les possibles spirales de silence sur certains sujets de société, permettant alors parfois de faire complètement basculer l’opinion.

Un exemple – assez – simple est celui de l’élection de Donald Trump et de ses thèmes de campagne (racistes, sexistes, misogynes, etc.). Sur ces questions là, l’effet « tyrannie des agissants » a commencé par jouer : il n’y a pas beaucoup plus de gens racistes, sexistes, misogynes que de gens qui ne sont ni racistes, ni sexistes ni misogynes, c’est même a priori plutôt l’inverse. Sauf que ce sont les premiers qui s’expriment le plus (tyrannie des agissants). Et que du coup ils apparaissent comme les plus nombreux, forçant alors ceux qui sont supérieurs en nombre mais s’exprimant beaucoup moins à entrer dans leur spirale du silence. On se tait devant la parole raciste, sexiste ou misogyne parce que l’on a l’impression que c’est cette parole qui est le point de vue dominant. Et si l’on a cette impression c’est en partie lié à l’environnement numérique qui nous la fait éprouver. Car « dans » l’écosystème de Facebook ou de Google (souvenez-vous de ce qu’il se passe lorsque l’on demande à Google si l’holocauste a vraiment existé), cette parole déjà portée par la tyrannie des agissants, bénéficie en outre d’une prime à la visibilité : parce qu’elle est la plus clivante, la plus commentée et partagée et donc la plus « engageante » (au sens de l’engagement mis en avant par Facebook).

Dans un environnement entièrement déconnecté de tout paramètre numérique (un café, une réunion de famille, une réunion publique) ces phénomènes sont aussi observables. Ainsi certaines personnes prennent plus facilement la parole que d’autres et sont immédiatement considérés comme autant de leaders naturels puisqu’ils « agissent » le plus. De la même manière, je vous laisse aisément imaginer la spirale de silence dans laquelle se trouverait pris un électeur du Parti Communiste à un meeting du Front National. Mais dans le « réel », cette tyrannie des agissants ou ces effets de spirale de silence sont immédiatement rationnalisables et quantifiables par l’expérience, de manière empirique directe. Je « vois » la totalité des gens présents à ce meeting, et dans cette totalité je mesure « à vue d’oeil » que je ne partage pas les mêmes idées ou les mêmes codes vestimentaires que le plupart d’entre eux.

A l’échelle d’environnements numériques (« sur » Google, Facebook, Twitter, ou d’autres), à ces deux effets (spirale de silence et tyrannie des agissants) s’en ajoute au moins un troisième : les audiences invisibles décrites par danah boyd. Il m’est donc doublement impossible de « voir » quelle est la réalité sociologique, idéologique de la communauté dans laquelle je m’exprime puisque précisément je ne vois pas les gens auxquels je parle ou qui parlent autour de moi. Et si je dis « doublement » impossible c’est parce qu’un autre paramètre intervient qui est celle fois celui du déterminisme algorithmique (qu’on l’appelle bulle de filtre ou autrement, peu importe, si l’existence d’une « bulle de filtre » est contestable et contestés dans son ampleur et ses modalités, en revanche nul ne conteste qu’il existe un déterminisme algorithmique) déterminisme algorithmique qui, pour des raisons diverses et changeantes va favoriser et surexposer certains points de vue et en minorer d’autres.

Donc une sorte de cake de biais cognitifs et comportementaux composé de 4 étages : tout en bas la tyrannie des agissants, juste au dessus, comme causalité effective, la spirale du silence, au dessus d’elle, les audiences invisibles et tout en haut la bulle de filtre ou en tout cas le filtrage algorithmique.

J’ai essayé de reproduire la circulation d’une information sur Facebook au regard des 4 phénomènes suivants : déterminisme algorithmique, audiences invisibles, spirale du silence et tyrannie des agissants.

Diapositive1

2. Pensée tribale.

La « tyrannie des agissants » s’appuie elle-même sur une dichotomie plus profonde entre « endogroupe » et « exogroupe » que l’on nomme également « la pensée tribale ». Nous appartenons à une tribu (tribu sociologique, tribu d’opinions) et comme l’explique très bien Samuel Veissière sur InternetActu :

« La plupart de nos intuitions sont acquises socialement et associées aux valeurs de notre tribu, ou endogroupe : nous développons alors une méfiance intuitive qui tourne facilement à la haine pour tous les autres dans notre exogroupe. »

L’approche anthropologique, poursuit-il, fait qu’à certaines étapes de notre vie, nous changeons d’endogroupe, sans nécessairement en avoir immédiatement conscience et que chaque communauté dispose toujours de ses propres endo et exo-groupes qui s’affrontent plus ou moins violemment sur certains sujets.

L’autre point clé est celui qui veut que nous ayons tendance à « ignorer le contexte au sein duquel nous formons nos opinions. » A leur échelle, les plateformes de médias sociaux viennent superposer à ces compositions sociales endo ou exo-gamiques, d’autres (re)compositions sociales communautaires, supposément affinitaires, mais en réalité intangibles car invisibles dans les logiques de constitution qui les façonnent, et biaisées dans la manière dont elles nous « contraignent » à élargir systématiquement les groupes et les réseaux d’amitiés qui constitueront nos sociabilités (de manière certes « douce » mais contrainte tout de même).

Nous avons donc ici un autre « cake » composé cette fois de deux étages : celui de la « tribu » réelle dans laquelle nous forgeons nos opinions et des endo et exogroupes qui constituent les lignes d’affrontement et de conflit au sein de ladite tribu, et les communautés tribales artificiellement augmentées et construites qui participent de notre rapport à l’information et aux autres au sein des grande plateformes de réseaux sociaux. Voilà ce qui constitue la variable « sociologique » ou « anthropologique » de ce que l’on appelle commodément – et assez inexactement – la bulle de filtre, l’autre partie de ladite bulle étant constituée par les différents déterminismes algorithmiques.

Fake News, Post Truth … tout le monde ment en permanence. Tous les vieux espaces de la parole politique s’effondrent, de Cahuzac hier à Fillon aujourd’hui pour ne prendre que les deux exemples les plus récents. Mais relire et revisionner ces hallucinantes séquences de mensonge public à la lumière de ce qu’en dit Hannah Arendt (cf la citation qui est à la fin de ce papier – ou voir la vidéo associée) et après l’élection de Donald Trump nous alerte sur un autre point : ce systématisme dans le mensonge n’est pas que le stigmate apparent d’une oligarchie politique en fin de règne. Il prépare et crée les conditions d’une gouvernance par la pulsion. C’est à dire d’un nouveau totalitarisme. D’un nouveau fascisme. Dans lequel on n’aura plus à s’interroger longuement sur ces nouveaux régimes de post-vérité puisqu’ils ne seront plus que des formes déjà connues et archétypales de propagande. « Un assault contre la démocratie« . « La langue des dictateurs« .

Faire Fake Confiance

Du côté des « médias » l’ambiance n’est pas non plus à la fête. Ces derniers temps nombre d’études scientifiques et d’études d’opinion (je parle de celles avec une méthodologie sérieuse) viennent disséquer le phénomène des Fake News.

Ne nous trompons pas de crise de confiance.

Le baromètre annuel de La Croix en partenariat avec Kantar Sofres sur la confiance des français envers les médias vient de sortir et il est assez angoissant. Radio, télé, presse écrite, plus aucun média ne parvient à dépasser la barre des 50% de gens qui croient que les choses se passent réellement comme on le leur raconte (pour être exact seule la radio atteint les 52% mais elle est aussi à son plus bas niveau historique … hop vous l’avez vu passer le biais de cadrage ? 😉

Globalement le « niveau de confiance général des français envers les médias » n’avait pas été aussi bas depuis … 2002. 2002 c’est la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la république française et l’arrivée d’un certain Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur. Hé oui. Quand la droite arrive au pouvoir, la confiance des français envers les médias est au plus bas. Causalité ou corrélation ? 😉

Quand à « internet » que ce genre d’étude continue – hélas – de considérer comme « un média », le taux de confiance est à 28%.

« Quand tout le monde ment en permanence le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit rien.« 

Nous y sommes.

Richimage-249402hr_3_600_297

 

Dans la hiérarchie des moyens d’information les plus utilisés, « internet » se classe deuxième avec 25% derrière la télé (48%) et devant la radio (20%) et les journaux (6%).

Pourtant le même « internet » est celui qui suscite le plus la défiance des utilisateurs : 72% disent ne pas faire confiance aux informations qui y circulent.

Merveilleux paradoxe qui n’est plus si paradoxal que cela puisque qu’après lecture de ce billet vous aurez normalement compris. Compris que « sommer internet de dire la vérité » est une erreur.

Compris que ce que les gens vont y chercher, « sur l’internet« , ce n’est ni de la confiance, ni de la vérité, mais une zone de confort cognitive qui leur permet … de voir la vie en biais.

Moralité ?

Peut-être cette citation de Hannah Harendt.

Harendt

Et vous pouvez en retrouver une version longue avec le film issu de cet entretien.

Vous l’avez compris , c’est ce que font les élites avec les « fake news »: manipuler le peuple. Vous avez compris « La langue des dictateurs » .

Vous avez compris le phénomène des « fakes news » en général …

Par Z . 

Avec l’aide de Affordance

 
Poster un commentaire

Publié par le 17 février 2017 dans Education - information, général, société

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

L’Anses discrédite l’étiquetage nutritionnel, l’UFC-Que Choisir pas du tout d’accord ….

Quand l’Anses discrédite l’étiquetage nutritionnel

Désaccord entre l’Anses qui discrédite l’étiquetage nutritionnel, et l’UFC-Que Choisir pour qui ça à « Un intérêt informatif qui n’est plus à prouver » . Je pense que cette idée d’étiquetage est une bonne chose. Surtout si l’industrie agroalimentaire et la grande distribution n’est pas d’accord – ça veut tout dire …

Pour commencer – L’Anses tente de discréditer l’étiquetage nutritionnel

Peu pertinent, c’est le verdict rendu ce mardi par l’Agence de sécurité sanitaire au sujet des systèmes d’étiquetage nutritionnel, expérimentés en magasins depuis septembre. Une initiative qui, dès le départ, ne réjouissait pas l’industrie.

L’an dernier, il avait généré bien des débats et hérissé le poil de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution. Expérimenté depuis l’automne sur 1 300 produits dans le cadre de la loi Santé de Marisol Touraine, l’étiquetage nutritionnel, une première mondiale, est jugé…inutile par l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation. Dans un rapport publié mardi 14 février, elle estime que les quatre systèmes d’étiquetage nutritionnel (SIN) testés dans une soixantaine de magasins français pour améliorer l’information des consommateurs, n’ont finalement pas démontré leur « pertinence nutritionnelle dans une perspective de santé publique ».

Des résultats contrastés sur le comportement des consommateurs 

Visuellement, il s’agit de logos, couleurs, graphiques, etc. proposant une information nutritionnelle synthétique sur la face avant des emballages, en complément de la déclaration obligatoire figurant depuis décembre 2016 en face arrière de tous les produits pré-emballés. Problème, ils ne permettraient pas de réduire l’incidence de maladies dans la population, en améliorant durablement ses comportements alimentaires.

Car côté nutrition, toutes les variables jugées importantes par l’Anses (apports en nutriments ou en autres substances, l’énergie, le régime alimentaire pris dans sa globalité…) ne seraient pas prises en compte par les SIN, et répondraient de façon imprécise aux besoins spécifiques des différents groupes de population. Sur le comportement de l’acheteur, les résultats seraient contrastés, tant sur des variables quantitatives (fréquences d’achat) que qualitatives (compréhension de l’information et qualité nutritionnelle de l’achat). « De possibles effets contradictoires sont suggérés, tels des effets de halo susceptibles de biaiser l’information perçue par le consommateur et d’induire un comportement inapproprié », estime même l’agence.

Des dissensions avant même le déploiement du système

Or la réglementation prévoyait le déploiement cette année d’un seul système d’étiquetage nutritionnel…. « Compte tenu des enjeux attendus de la mise en œuvre d’un SIN, l’Anses insiste sur la nécessité de disposer d’un suivi et d’une évaluation régulière des impacts du système d’étiquetage qui sera retenu », conclut-elle.

L’an dernier, la mise en place du dispositif, perçu comme une véritable usine à gaz, avait déjà suscité bien des polémiques. Avec, notamment, la démission du patron de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) du comité de pilotage. Tandis que l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), qui reconnaît le besoin d’une meilleure information, craignait qu’il ne nuise « gravement à l’image de la gastronomie française, en stigmatisant certains produits », en particulier le système de Nutri-score, allant de A à E.

Pour retrouver l’avis intégral de l’Anses – voici un PDF

En réaction, l’UFC-Que Choisir affirme que l’Etiquetage nutritionnel à « Un intérêt informatif qui n’est plus à prouver » :

Plus d’un an après l’adoption de son principe dans la Loi de Santé publique, le modèle officiel d’étiquetage nutritionnel simplifié se fait toujours cruellement attendre. Déterminée à obtenir rapidement cette avancée informative cruciale, et refusant que l’avis de l’ANSES rendu ce jour soit instrumentalisé, l’UFC-Que Choisir presse le Ministère de la Santé publique d’accélérer le calendrier.

 
Poster un commentaire

Publié par le 16 février 2017 dans Education - information, général, société

 

Étiquettes : , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :