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Archives de Catégorie: société

« El Salto » en Espagne, une nouvelle coopérative de médias indépendants pour le changement social

Voici ce que j’aimerais bien faire ici en France : créer un pole médiatique alternatif indépendant de pointe – Le journal espagnol indépendant Diagonal et une vingtaine d’autres médias viennent de lancer la première coopérative de médias indépendants espagnols, El Salto. Plus qu’un journal, dont le premier numéro sera distribué en avril, El Salto poursuit la voie d’un autre journalisme fonctionnant de façon horizontale sans dépendre économiquement de la publicité des grandes entreprises ni des gouvernements, un journalisme rigoureux, qui cherche à coopérer plutôt qu’à entrer en compétition, et qui contribue au changement social. Voici l’histoire et le manifeste de cette nouvelle coopérative de presse.

El Salto. L’histoire de cette coopérative vient de loin. Dans les années 80, un groupe de personnes a imaginé un moyen de raconter la réalité à contre-courant des informations « mainstream » qui affluent quotidiennement : le bulletin Molotov fait son apparition et publie 39 numéros. En 1994, Molotov fusionne avec l’agence de contre-information UPA, et constitue le collectif UPA-Molotov. En 2000, cette dynamique donne naissance au mensuel Molotov qui publie 43 numéros au format tabloïd. Lorsque le dernier numéro de Molotov est publié en décembre 2003, ce n’est pas tant pour disparaître que pour réaliser une mutation.

Cette fois, il est question d’amorcer un processus pluriel qui veut transcender le champ militant ; ce qui donnera naissance au site d’information et au journal bimensuel Diagonal distribué dans tout l’État espagnol. Douze ans et 284 numéros plus tard, Diagonal fait un nouveau pas en avant, « bondit » et devient… El Salto, le « saut » en castillan. Le 15 décembre 2016, le journal Diagonal publie donc son dernier numéro. Mais, encore une fois, au delà de la disparition de Diagonal, il s’agit bien plus d’une mutation profonde dont le seul défi est d’arriver à être lu par le voisin de palier, qu’il comprenne ce qu’est le patriarcat et le capitalisme…

Un journalisme qui contribue au changement social

El Salto, c’est une coopérative impulsée par le journal Diagonal et plus de vingt autres médias dont le média féministe Pikara Magazine, la revue Pueblos, le site d’informations économiques El Salmón Contracorriente, AraInfo en Aragon, Bostezo à Valence et d’autres collectifs audiovisuels comme Siberia TV ainsi que des projets radiophoniques… Une campagne d’information a démarré fin novembre 2016 pour une durée de 6 mois, afin d’atteindre le premier objectif de 10 000 abonnés, garant de toute indépendance.

Déjà, le numéro zéro vient de paraître et le premier numéro du mensuel sera distribué en avril. Au mois de mai, le nouveau site Internet sera accessible. Mais d’ores et déjà, El Salto poursuit la voie d’un autre journalisme, un journalisme qui fonctionne de façon horizontale sans dépendre économiquement de la publicité des grandes entreprises ni des gouvernements, un journalisme de qualité et rigoureux, un journalisme qui cherche à coopérer plutôt qu’à entrer en compétition, un journalisme qui contribue au changement social.

Voici leur manifeste :

Ils nous disent : impossible.
Nous répondons : nous sommes déjà en train de le faire

« Ils nous disent : impossible.
Nous répondons : nous sommes déjà en train de le faire

Ils nous disent : mettez-vous en concurrence, c’est la logique du marché. Nous répondons : nous coopérons, nous fonctionnons différemment.

Ils nous disent : pour qu’il y ait de l’ordre, il doit y avoir une hiérarchie. Nous répondons : pour qu’il y ait de l’ordre, nous avons besoin d’horizontalité, de bonne coordination et d’intelligence collective.

Ils nous disent : celui qui paie a accès à tous les contenus. Nous répondons : toute information doit toujours être accessible dès le premier moment. Tes ressources ne doivent pas limiter ton droit à l’information.

Ils nous disent : il est inévitable de se financer avec la publicité des grandes entreprises, sinon l’information n’est pas soutenable. Nous répondons : faisons un média de propriété collective. Une véritable indépendance est possible quand tu ne dépends pas de grands annonceurs, surtout si ce sont des multinationales qui violent les droits humains, économiques et sociaux. Très rapidement, ils finissent par conditionner ton contenu.

Ils nous disent : les contenus sponsorisés aident à la viabilité et ne font de mal à personne. Nous répondons : vendre de la publicité sous couvert d’information n’est pas éthique, ça déforme l’idée de journalisme et revient à tromper les gens.

Ils nous disent : plus ton poste est haut placé et spécialisé dans la hiérarchie, plus ton salaire est élevé, c’est logique. Nous répondons : rompons avec la logique selon laquelle le reproductif et le productif sont différents ; de nouveau, horizontalité et égalité salariale ; beaucoup de travaux invisibles sont nécessaires pour qu’un média voie le jour ; mettons-les au même niveau.

Ils nous disent : baisse les coûts autant que possible. Nous répondons : nous pensons que les coûts ne sont pas seulement économiques mais aussi écologiques et sociaux. Économie sociale et solidaire, distribution à bicyclette et qualité de la vie se trouvent au centre de notre proposition.

Ils nous disent : l’objectivité et le professionnalisme vont de pair. Nous répondons : l’objectivité n’existe pas, l’honnêteté est d’expliquer depuis quel lieu tu écris et vois la réalité. Nous ne sommes pas dans une tour d’ivoire, nous voulons contribuer au changement social, à la transformation de la réalité avec des contenus de qualité.

Ils nous disent : impossible. Nous répondons : nous sommes déjà en train de le faire.

Faisons le pas. Moi aussi, je fais le pari d’un média fait par et pour les citoyens. »

Version originale du Manifeste en castillan 

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Grave dérive autoritaire : Proposition de loi pour punir d’un à cinq ans de prison les auteurs de « fake »….

Quels critères définiront les « fausses nouvelles » et qui aura en charge, en son « âme et conscience » de juger ce qui est vrai ou faux ? Le plus inquiétant c’est que la vis se serre un peu plus tous les jours, envers les petits sites comme les notre, qui diffusent et reprennent des articles, gratuitement, bénévolement, sans être contrôlés, ni corrompus par personne, ni bénéficiaire de l’argent public. Ça ne convient pas à ceux qui manipulent délibérément leurs infos.

La sénatrice UDI de l’Orne, Nathalie Goulet, a déposé une proposition de loi pour sanctionner les auteurs de fake news d’un an de prison et 15 000€ d’amende.

Mettre en prison les auteurs de fausses informations: en voilà une drôle d’idée. Grave dérive autoritaire qui nous pend au nez. Le pire dans tout ça, c’est que l’interprétation d’une fausse nouvelle est tout à fait laissée libre à l’interprétation de chacun.

On nous dit que ces fameuses « fake news » auraient permis à Trump de l’emporter mais concrètement, aucun média ne précise de quoi on parle par exemple. De la santé de Clinton? Certainement pas faux, puisqu’elle s’est évanouie comme une masse lors des commémorations du 11 septembre et qu’il s’avérait qu’elle avait une pneumonie. Le pizzagate? Très loin d’être une fausse nouvelle puisque des menaces de mort ont été proférées par l’un des protagonistes du scandale et qu’une page contenant de la pédopornographie a été découverte sur le serveur du Comet Ping Pong.

Parallèlement, Nathalie Goulet a donné des exemples concrets de ce qu’elle considère être des fakes news .

Peut après, avoir interrogé la sénatrice sur Twitter sur ces propos mensongers, je constate que l’article relayant ses propos a été corrigé:

Eh oui, elle s’est manifestement rendu compte qu’elle véhiculait elle-même…une fake news. Des viols ont bien été commis par des migrants en Allemagne (pas qu’un peu et pas uniquement à Cologne d’ailleurs). De même, les propos qui ont été attribués à Trump sur un prétendu « attentat en Suède » était un fake grossier monté de toute pièce par la presse (qui elle ne sera jamais condamnée alors qu’elle cause un tort incontestable avec ce genre de ragots).

 Voilà donc les exemples de la sénatrice pour montrer les torts causés par les fausses nouvelles…ça promet.

« « Art. 226-12-3. – Les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et à 75 000 € d’amende

« 1° Lorsque l’infraction définie à l’article 226-12-1 est réalisée par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission ;

« 2° Lorsque l’infraction définie au même article 226-12-1 est commise par une personne qui prend indûment la qualité d’une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ;

« 3° Lorsque l’infraction définie audit article 226-12-1 est commise par une entreprise éditrice de presse en ligne au sens des articles 1er et 2 de la loi n° 86-897 du 1er août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse ou par une agence de presse au sens de l’article 1 er de l’ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 portant réglementation des agences de presse ;

« 4° Lorsque l’infraction définie à l’article 226-12-1 du présent code est commise par une personne qui prend indûment la qualité d’une entreprise éditrice de presse en ligne au sens des articles 1er et 2 de la loi n° 86-897 du 1er août 1986 précitée ou par une agence de presse au sens de l’article 1er de l’ordonnance n°45-2646 du 2 novembre 1945 précitée ;

« 5° Lorsque l’infraction définie à l’article 226-12-1 du présent code est commise afin de percevoir des revenus publicitaires. »

« Art. 226-12-5. – Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 100 000 € d’amende lorsque l’infraction définie à l’article 226-12-1 est commise en bande organisée.

Si une telle mesure était votée, cela mettrait indéniablement le coup de grâce à la liberté d’expression en France.

Qui osera encore tenir un média alternatif sereinement en sachant qu’une peine de prison allant jusqu’à 5 ans (et une amende impayable) pendra au nez des administrateurs de ces médias à chaque article qu’ils publient?

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Publié par le 26 mars 2017 dans Education - information, général, Insolite, société

 

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Élections pestilentielles 2017 : De la farce au cataclysme

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Incapables de redresser l’économie de notre nation, trop engagés dans une logique de corruption et de somptueux cadeaux à leurs chers commanditaires, englués dans les habitudes de luxe qui sont désormais les leurs, aveuglés par un mépris souverain pour le peuple, nos responsables politiques de toutes obédiences, se sont lancés inconsciemment dans un formidable sabordage collectif. Comment le leur reprocher ? Voilà bien la seule issue pour sortir d’une République en totale déliquescence.

Les frasques du petit châtelain ne sont que le point d’orgue de la pantomime. Les autres protagonistes de la comédie ne sont pas en reste, chacun y allant de ses coups tordus, affaires douteuses, trahisons et reniements. Il n’est pas une journée sans une révélation, un déni de justice, un scandale qui, de toute manière, n’ira pas jusqu’à son terme. Les uns comme les autres brandissent leur immunité, héritage absurde d’une conception monarchique du pouvoir, leur présomption d’innocence élevée au rang de blanc-seing avant que les avocats ne trouvent l’erreur de procédure pour obtenir le non-lieu.

Les citoyens ont des comportements exemplaires devant ce spectacle affligeant. Les uns se rangent docilement derrière leur champion, nient tout en bloc, avalent toutes les couleuvres que leur favori leur sert, médisent des voisins, se bouchent les yeux, le nez et les oreilles afin de pouvoir continuer à se regarder dans la glace. Il est certain qu’ils doivent avoir quelques intérêts personnels pour à ce point renier toutes leurs valeurs civiques. À moins, je le redoute aussi, qu’ils aspirent au fond d’eux-mêmes, à agir pareillement, n’ayant plus aucune conscience collective.

Les autres se désolent, se désespèrent à la fois de ces élus, ramassis de voyous, de crétins, de voleurs et de menteurs. Ils renoncent à les saluer dans la rue, cessent de se déterminer pour cette bataille des boutons où toutes les culottes sales tombent une à une. Ils ne savent plus où donner de l’urne et nombreux sont ceux qui vont mettre les voiles le jour de l’élection. La République est morte, ce ne seront pas les abstentionnistes ses fossoyeurs.

Comment se sortir de ce joli merdier ? Je vous demande d’excuser ce terme mais à force de remuer la vase, le lisier et les fonds de poubelles, je n’en vois pas d’autre pour illustrer ce qu’est devenue l’Agora. Nos joyeux drilles de la cour des cognes ne perçoivent même pas les remugles qu’ils dégagent. Ils vivent dans des tours d’ivoire, se prélassent dans des palaces, se font tailler des costards aux frais de la princesse et se déplacent entourés de gorilles pour les éloigner de la colère d’un peuple à bout de patience. Seuls les sympathisants hystérisés par leurs idoles, ont le droit de venir leur clamer leur amour.

Je crains qu’il n’y ait qu’une seule issue : celle qui consiste à aller toujours plus bas, toujours plus dans la fange et la flétrissure. Le parti qui jusqu’alors avait servi de repoussoir pour tolérer les manquements des partis plus respectables, ce parti qui fédérait les désespoirs, les haines, les jalousies, les pensées honteuses, ne permet plus de maintenir à flot ses adversaires. Il est même devenu le recours acceptable tant les autres ont perdu toute crédibilité.

Alors, nos joyeux drilles des partis de gouvernement ont décidé de provoquer l’avènement de dame Marine. Le scénario qu’ils suivent scrupuleusement a été écrit dans leurs officines de communication. Ils veulent la victoire de l’épouvantail, se sachant incapables de changer quoi que ce soit à la situation. Seul le chaos peut ouvrir une brèche après un cataclysme social, humain et économique.

Voilà le plan machiavélique qui est dans leur tiroir. Ils soufflent sur les braises, choisissent avec la complicité des naïfs et des crédules, les plus mauvais d’entre eux. Ils étalent sans honte les dessous de leur duplicité. Ils se vautrent dans l’abjection, le mépris, la vulgarité de leur cupidité et de leur avidité. Ils amplifient les privilèges délirants qu’ils s’accordent. Le peuple explose et va se réfugier dans l’impasse qui leur tend les bras.

La fille de son père au pouvoir, la recomposition des clans pourra se faire. La tempête, la tourmente, la guerre civile, le tsunami démocratique auront raison des vieux barons cacochymes qui restent accrochés à leur places. C’est pour les éliminer que la politique du pire est mise en place. Un vent nouveau devrait souffler ensuite : c’est du moins ce qu’espèrent ces fous furieux, ces souffleurs de braises, ces boutefeux de la haine.

Les élections présidentielles sont organisées pour célébrer les funérailles de la démocratie : ce système absurde qui n’a jamais été appliqué sérieusement. Les guignols et les racailles ont décidé de briser la devise d’une République bananière. Je ne sais ce qu’ils espèrent ensuite, je suis certain que notre opinion ne les préoccupe guère. Ils se persuadent d’être les seuls à penser convenablement, ils méprisent le peuple ; ils l’ont déjà aboli.

Ne vous faites pas complices de leur plan. Si voter avait une quelconque utilité, il y a longtemps que ce colifichet, accordé aux bons idiots que nous sommes, aurait été supprimé. C’est dans le refus de la farce par l’abstention, le vote blanc, l’insurrection citoyenne, l’obstruction de leur campagne, les concerts de casseroles, les tartes à la crème et les quolibets systématiques que vous devez démontrer votre refus absolu de cette mascarade.

Insurrectionnellent leur.

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Publié par le 23 mars 2017 dans général, Politique, société

 

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Le robot disposera bientôt d’une identité juridique : « la personne électronique »

La législation sur les robots prévoira une touche de mise hors tension. – © SAM YEH – AFP

Aussi étrange que cela paraisse, l’Europe travaille à la mise au point d’une législation sur les robots. Une sorte de code cybernétique réunissant les droits et devoirs de nos esclaves en métal. Le processus est déjà fort avancé et le Parlement européen devrait décider, dès février, d’en confier le travail législatif à la Commission. Le robot pourrait devenir « responsable » et soumis à l’impôt.

D’abord qu’est-ce qu’un robot? Selon la définition retenue par le rapport (lisible plus bas) adopté en commission du Parlement, le robot remplit plusieurs conditions. Il s’agit d’une intelligence disposant « d’une enveloppe  physique« . Le robot est rendu autonome grâce à des capteurs et par l’échange de données. Il doit pouvoir s’adapter à l’environnement et éventuellement (ce critère est facultatif) disposer d’une capacité d’auto-apprentissage.

Si en 2009 n’étaient encore vendus que 4,5 millions de robots domestiques assez élémentaires, le dernier salon CES de Las Vegas a montré qu’une nouvelle réalité est en train s’imposer. Le premier robot vraiment humanoïde pourrait exister d’ici 2025. Et, en 2040, la plupart des ménages (des pays riches bien sûr)  posséderont un robot domestique. Et surtout, les voitures autonomes sont à nos portes. Qui sera responsable si une voiture sans conducteur est impliquée dans un accident? L’approche du parlement européen est donc logique… Et urgente.

Un groupe de travail a planché deux ans sur le sujet et le rapport qui en est sorti vient d’être adopté par  la commission des affaires juridiques du Parlement européen. Cette proposition demande à la Commission de préparer une législation pour assurer le respect des normes éthiques et déterminer la responsabilité en cas d’accidents impliquant des robots. Et bien sûr, cela concernera prioritairement des voitures sans conducteur.

Le robot asiatique pourrait influencer le robot occidental

Pourquoi, cette fébrilité ? Parce que l’Europe craint que, faute de texte légal, des normes soient imposées par d’autres pays et qu’il deviendrait alors très difficile de légiférer.

Car le robot n’est pas un concept universel. Toutes les cultures ont leur vision de la cybernétique.  L’Asie a une vision très particulière du robot. Alors que l’Européen le voit comme une créature dangereuse, l’Asiatique  en fait un personnage positif doué d’une âme. L’idée aurait été véhiculée par les mangas, dont une créature robotisée (Astro Boy ci-dessous) née peu après la guerre.

Ce que va réguler le nouveau droit

La nouvelle législation régira trois domaines: la responsabilité du robot, la sécurité et le marché du travail. L’idée est de constituer une agence européenne pour la robotique ainsi qu’un code de conduite éthique pour l’industrie qui développe des robots. Ce code de conduite devra prévoir qui est responsable des conséquences de la robotique. Sur la santé humaine bien sûr (en cas d’accident ou d’erreur lors du traitement d’un malade), mais aussi sur les aspects sociaux (la perte d’emploi)  et sur l’environnement. Il y aura donc des normes pour garantir que R2D2 est bien au service de l’homme et non pas l’inverse. Le rapport insiste sur le libre arbitre de l’homme qui ne pourra jamais être contrôlé par le robot.

Pas question de  pouvoir demander à un robot (civil) d’abattre quelqu’un. En revanche, il y aura l’obligation pour un robot d’intervenir en cas de situation de danger pour un humain.

Le robot tueur d’emplois

L’un des aspects les plus inquiétants du robot est l’impact social qu’il peut avoir sur le travail des humains. Une étude  McKinsey avance que 60% des emplois sont potentiellement menacés par les robots. Le site l’Express rappelle qu’en 2015,  Maarten Goos, professeur d’économie à la KUL estimait que, rien qu’en Flandre, les robots pourraient participer à la destruction de 1,4 million d’emplois en 20 ans. D’autres organismes, moins pessimistes, estiment tout de même  à 10% les métiers tellement automatisables que des robots pourraient  les prendre en charge.

Le rapport demande donc à la commission européenne de suivre ces tendances de près. Et aussi de penser à adapter le système fiscal et social. Certains comme le socialiste Benoît Hamon en France, veulent taxer le robot, comme il y a eu jadis la taxe sur la force motrice et même parfois sur les PC. On se dirigera certainement vers un IPH, un impôt sur les personnes humanoïdes.

Etudes du Parlement européen: «Règles européennes de droit civil en robotique»

RAPPORT PDF 766k
contenant des recommandations à la Commission concernant des règles de droit civil sur la robotique

Priorité : les voitures autonomes

Le rapport suggère un système d’assurance obligatoire et un fonds garantissant le dédommagement des victimes en cas d’accidents causés par ce type de voitures. L’idée est que le constructeur devrait prendre l’assurance à sa charge. Mais on imagine qu’il répercutera ce coût supplémentaire sur le prix de vente de l’auto autonome

Une « personnalité physique » pour le robot ?

A long terme, le rapport envisage un statut juridique spécial de « personne électronique ». Et c’est là que nous entrons dans un autre univers. Les robots autonomes seraient dotés « de droits et d’obligations spécifiques, y compris celui de réparer tout dommage causé à des tiers« . Evidemment, cette humanisation du droit robotique a une limite. On ne pourra pas désigner le robot comme un être conscient. Et on ne pourra donc pas l’envoyer en prison ou le menacer de le priver de ses batteries s’il récidive. La vraie responsabilité en incombera aux constructeurs, aux ingénieurs et aux propriétaires. Ce qui suppose un code de bonne conduite pour les humains concepteurs de robots.

Il faudra développer un cadre éthique encadrant la  conception (le design) du robot, sa fabrication et même son utilisation. D’accord pour un robot qui tond la pelouse, mais qu’en serait-il d’un robot policier qui verbaliserait les individus ?

Le texte évoque enfin le risque d’être manipulé par un robot compagnon conçu pour susciter l’empathie grâce à un mimétisme totalement feint.

En 2014 et 2015, Bill Gates (Microsoft), Stephen Hawking (physicien) et Elon Musk (Tesla et SpaceX) ont clairement mis en garde contre les dangers de l’intelligence artificielle. Et le risque réel qu’elle pourrait se retourner contre nous.

Le rapport européen préconise d’ailleurs que code éthique devra  recommander que les concepteurs de robots incluent des « boutons d’arrêt d’urgence » pour arrêter les robots qui se sentiraient  » à l’ouest « .

Pratiquement, ce droit robotique va-t-il voir le jour ?

Dans les faits, la commission parlementaire qui a étudié le rapport sur les robots l’a adopté il y a quelques jours. L’étape suivante est l’adoption par le Parlement européenne en séance plénière, en février. La Commission sera alors invitée à légiférer. Elle peut refuser, mais devra alors s’en expliquer.

 
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Publié par le 23 mars 2017 dans Education - information, général, Insolite, société

 

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« Schooling the World » (Éduquer le monde) – Education : de l’Autonomie à la Dépendance ??? (VOSTFR)

Activez la VOSTFR dans « paramètres »

« Éduquer le monde » est l’antithèse du film de propagande. On voit les dégâts qu’on provoqué les Anglo-saxons (encore eux) parmi les populations indigènes qu’ils ont conquis , ou carrément exterminé (les indiens) … en voulant les « éduquer » .

Éduquer c’est transmettre un système de valeurs et de pensée, une vision de la vie – c’est formater , façonner à son image ..

 

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Deux scientifiques russes veulent reconstruire la tour de Tesla pour fournir de l’énergie à la planète entière

Imaginez, de l’énergie propre sans fil, disponible pour n’importe qui dans le monde, que l’on peut connecter sur des voitures ou des avions à zéro émission, de l’électronique qui se rechargerait toute seule, des appareils sans fil exploitant tous de l’énergie par l’intermédiaire d’une antenne radio. Cela peut ressembler à de la science-fiction, mais cela est basé en fait sur des découvertes vieilles d’un siècle de Nikola Tesla.

C’était son plan pour la tour Wardenclyffe jusqu’à ce qu’elle ait été réduite à néant par des industriels, parce qu’ils ne pouvaient pas la contrôler et la doser. La tour était un amplificateur et un émetteur d’ondes radio traversant l’atmosphère et à laquelle les appareils électroniques pouvaient librement s’alimenter. Tandis que beaucoup de micro-utilisations de ce type d’énergie commencent à apparaître, une application à large échelle est encore absente.

Deux scientifiques russes espèrent changer cela en construisant la tour « émettrice d’énergie sans fil » de Tesla.

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« High Voltage Marx and Tesla Generators Research Facility » (Centre de Recherche des Générateurs Tesla et Marx à Haut Voltage). L’appareillage de test, qui fait partie de l’Université d’ingénierie électrique de Moscou, se trouve dans la paisible ville d’Istra, à 40 km à l’ouest de Moscou.

Leonid Plekhanov et Sergey Plekhanov, tous les deux diplômés de l’institut de la physique et de la technologie de Moscou, croient qu’en combinant les plans de Tesla avec les matériaux modernes et d’autres découvertes récentes, ils réussiront à donner de l’énergie propre à la planète entière.

« Les matériaux et le matériel modernes nous fournissent une incroyable occasion de réimplémenter l’invention de Tesla, et d’établir une solution aux problèmes de transmission d’énergie d’aujourd’hui ! Nous avons recréé une version de la tour Wardenclyffe de Tesla fondée sur ses principes, mais à l’aide des matériaux et composants électroniques avancés modernes et nous sommes prêts à la construire », écrivent-ils sur leur page de crowdfunding.

Les tours fonctionnent fondamentalement pour magnifier l’énergie électrique et pour la transmettre par l’intermédiaire d’ondes radio à travers le globe en utilisant le « guide d’ondes entre la Terre et la ionosphère comme une sorte de simple fil. »

« Nikola Tesla a imaginé que cette technologie propre alimenterait des maisons et des véhicules électriques, y compris des avions. Mais aujourd’hui les utilisations semblent sans fin. Michael Jaeger a astucieusement expliqué le potentiel de l’énergie sans fil dans un article daté de 2012 :

Les émetteurs de puissance approvisionnés par des installations de production pourraient envoyer des mégawatts de puissance avec des millions de volts à des fréquences gigahertz dans l’atmosphère en tant qu’ondes radio, et les appareils mobiles comme les téléphones portables pourraient la saisir à travers l’air, plus aucun besoin de batteries. Tous les véhicules pourraient être électriques avec des émissions zéro, et selon le nombre d’émetteurs et la puissance de sortie de ces émetteurs, on pourrait théoriquement conduire à travers tout le pays sans que cela exige de grandes batteries. Les maisons auraient des antennes pour les brancher à la grille d’alimentation plutôt que des fils. Les pertes de puissance seraient minimales, pas comme aujourd’hui. Nos grilles d’alimentation voient par habitude des pertes de puissance de 8 pour cent. Il n’y aurait aucun encombrement de ligne d’alimentation, ce qui produit de grandes pointes dans l’évaluation localisée du prix dans le marché de gros de l’électricité en raison de la limitation de transmission par ligne. On éliminerait des coûts d’infrastructure pour transmettre sans risque l’énergie.

Cela raisonne, comme un futur assez étonnant.

Supportez ce projet chez IndieGoGo.

** Cet article a été initialement décrit sur Activist post.**, via NTT

 

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Scientifiques : « L’Âme ne périt pas, elle retourne à l’Univers »

L’Âme ne périt pas

Selon deux scientifiques renommés, le cerveau humain est en fait un «ordinateur biologique» et la «conscience des êtres humains» est un programme géré par des ordinateurs quantiques situés à l’intérieur du cerveau qui continuent d’exister après la mort. « Quand les gens meurent, leur âme retourne à l’univers, et elle ne meurt pas ».

Le débat perpétuel quant à savoir si l’âme est immortelle ou non représente une forme d’histoire sans fin qui a pendant de nombreux siècles occupée l’esprit des écrivains, scientifiques et philosophes de l’histoire universelle. Sa nature mystérieuse et immuable est fascinante car indéchiffrable même par la science moderne, mais il semblerait en ce moment-même, qu’un groupe de chercheurs a découvert de nouvelles réalités à ce sujet: l’âme ne meurt pas ; elle retourne à l’univers qui l’a créée.

Depuis 1996, Stuart Hameroff, un physicien américain et émérite au département d’anesthésiologie et de psychologie, et Sir Roger Penrose, physicien en mathématiques à l’université d’Oxford, ont travaillé conjointement et élaboré une théorie quantique de la conscience dans laquelle ils affirment que l’âme est maintenue dans les microtubules des cellules du cerveau.

Leur théorie «provocatrice» affirme que l’âme humaine est contenue dans des cellules du cerveau au sein de structures internes cérébrales, celles-ci étant appelées « microtubules ».

Les deux chercheurs croient que le cerveau humain est en fait un «ordinateur biologique» et que la «conscience des êtres humains» est un programme géré par l’ordinateur quantique situé à l’intérieur du cerveau qui continue d’exister après la mort.

En outre, les deux scientifiques affirment que ce que les humains perçoivent ce qu’est la «conscience» comme étant en fait le résultat de «gravité quantique» des effets situés dans les soi-disant «microtubules». Ce processus est nommé par les deux scientifiques «Orchestrated Objective Reduction» (Orch- OU).

La théorie indique que lorsque les gens entrent dans une phase connue sous le nom de «mort clinique», les microtubules situés dans le cerveau perdent leur état quantique, mais maintiennent l’information contenue en eux. En d’autres termes – comme les experts l’expliquent, après la mort d’un individu, leur âme retourne à l’univers, et elle ne meurt pas.

Tandis qu’il s’adressait à la chaine Science Channel dans le documentaire Wormhole, le Dr Hameroff a déclaré :

«Disons que quand le cœur cesse de battre, le sang cesse de couler; Les microtubules perdent leur état quantique. L’information quantique au sein des microtubules n’est pas détruite, elle ne peut pas être détruite, et elle se contente d’être répartie et de se dissiper dans l’univers en général. Si le patient est ressuscité, réanimé, cette information quantique peut retourner dans les microtubules et le patient dit «J’ai eu une expérience de mort imminente.» Si ils ne sont pas réanimés, et que le patient meurt, il est possible que cette information quantique puisse exister en dehors du corps physique, et cela peut-être indéfiniment, comme une âme.

Selon cette théorie, les âmes humaines ne sont pas mieux que des «interactions» de neurones dans notre cerveau et pourrait avoir été totalement créée depuis le commencement de cette création.

Sources : Ancient Code & Science Daily –  Traduction Ici

Publications Référence (Etudes) 

  1. Stuart Hameroff and Roger Penrose. Consciousness in the universe: A review of the ‘Orch OR’ theory. Physics of Life Reviews, 2013 DOI: 10.1016/j.plrev.2013.08.002
  2. Stuart Hameroff, MD, and Roger Penrose. Reply to criticism of the ‘Orch OR qubit’–‘Orchestrated objective reduction’ is scientifically justified. Physics of Life Reviews, 2013 DOI: 10.1016/j.plrev.2013.11.00
  3. Stuart Hameroff, Roger Penrose. Consciousness in the universe. Physics of Life Reviews, 2013; DOI: 10.1016/j.plrev.2013.08.002
 
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Publié par le 22 mars 2017 dans général, Insolite, Sciences, société

 

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