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Les apiculteurs américains ont perdu 33% des abeilles en 2016-17….

This summary chart shows the results of an 11-year annual survey that tracks honey bee colony losses in the United States, spanning 2006-2017. Credit: University of Maryland/Bee Informed Partnership

Nos pauvres butineuses ont du souci à se faire (et nous aussi !!) , le phénomène est typique aux pays industrialisés ? … En tous cas en France c’est pas beaucoup mieux …

Les apiculteurs des États-Unis ont perdu 33 pour cent de leurs colonies d’abeilles au cours de l’année allant d’avril 2016 à avril 2017, selon les derniers résultats préliminaires d’un sondage national annuel. Les taux de perte hivernale et de perte d’été – et par conséquent, les pertes annuelles totales – ont été améliorés par rapport à l’année dernière.

Les pertes annuelles totales ont été les plus faibles depuis 2011-2012, lorsque l’enquête a enregistré moins de 29 pour cent des colonies perdues tout au long de l’année. Les pertes d’hiver ont été les plus faibles enregistrées depuis le début de l’enquête en 2006-07.

Le sondage, qui demande aux apiculteurs commerciaux et à petite échelle pour suivre les taux de survie de leurs colonies d’abeilles, est mené chaque année par le Partenariat Bee Informed à but non lucratif en collaboration avec les Inspecteurs des apicoles d’Amérique. Les résultats de l’enquête pour cette année et toutes les années précédentes sont accessibles au public sur le site Internet Bee Informed.

« Bien qu’il soit encourageant que les pertes soient plus faibles que par le passé, j’arrêterais d’appeler cette » bonne « nouvelle », a déclaré Dennis vanEngelsdorp, professeur adjoint d’entomologie à l’Université du Maryland et directeur de projet pour Bee Informed Partnership. « La perte de colonie de plus de 30 pour cent au cours de l’année entière est élevée. Il est difficile d’imaginer que tout autre secteur agricole puisse rester en activité avec des pertes si constamment élevées ».

Les apiculteurs qui ont répondu au sondage ont perdu au total 33,2% de leurs colonies au cours de l’année. Cela représente une diminution de 7,3 points de pourcentage par rapport à l’année d’étude précédente (2015-16), alors que les taux de perte étaient de 40,5%. Les taux de perte d’hiver sont passés de 26,9% l’hiver précédent à 21,1% l’hiver dernier, tandis que les taux de perte d’été sont passés de 23,6% à 18,1%.

Les chercheurs ont noté que de nombreux facteurs contribuent aux pertes de colonies, avec des parasites et des maladies au sommet de la liste. La mauvaise nutrition et l’exposition aux pesticides prennent également des frais, en particulier chez les apiculteurs commerciaux. Ces facteurs de stress sont susceptibles de synergiser les uns avec les autres pour aggraver le problème, ont indiqué les chercheurs.

« C’est un problème complexe », a déclaré Kelly Kulhanek, une étudiante diplômée du Département d’Entomologie de l’UMD qui a aidé au sondage. « Les pertes plus faibles sont un bon début, mais il est important de se rappeler que 33 pour cent sont encore beaucoup plus élevés que les apiculteurs le jugent acceptable. Il reste encore beaucoup à faire ».

Le coupable numéro un reste l’acarien varroa, un parasite létal qui peut facilement se propager entre les colonies. Les niveaux d’acariens dans les colonies sont particulièrement préoccupants à la fin de l’été, lorsque les abeilles cultivent des abeilles d’hiver à longue durée de vie.

Au cours des mois d’automne 2016, les niveaux d’acariens à travers le pays étaient nettement plus faibles dans la plupart des opérations d’apiculture par rapport aux années précédentes, selon les chercheurs. Cela est probablement dû à une vigilance accrue de la part des apiculteurs, à une plus grande disponibilité des produits de contrôle des acariens et aux conditions environnementales qui favorisent l’utilisation de mesures de contrôle des acariens opportunes et efficaces. Par exemple, certains produits de contrôle des acariens contiennent des huiles essentielles qui se décomposent à haute température, mais de nombreuses régions du pays ont connu des températures relativement douces au printemps et au début de l’été 2016.

Il s’agit de la onzième année de l’enquête sur la perte d’hiver et la septième année pour inclure les pertes estivales et annuelles. Plus de 4 900 apiculteurs des 50 États et le District de Columbia ont répondu au sondage de cette année. Tout à fait dit, ces apiculteurs gèrent environ 13% des colonies d’abeilles de miel estimées de 2,78 millions d’habitants.

Le sondage s’inscrit dans le cadre d’un effort de recherche plus vaste pour comprendre pourquoi les colonies d’abeilles sont en mauvaise santé et ce qui peut être fait pour gérer la situation. Certaines cultures, comme les amandes, dépendent entièrement des abeilles pour la pollinisation. Les abeilles de miel pollinisent environ 15 milliards de dollars de cultures aux États-Unis chaque année.

«Les abeilles sont de bons indicateurs de la santé du paysage dans son ensemble», a déclaré Nathalie Steinhauer, une étudiante diplômée du Département d’Entomologie de l’UMD qui dirige les efforts de collecte de données pour l’enquête annuelle. «Les abeilles sont fortement affectées par la qualité de leur environnement, y compris la diversité des fleurs, les contaminants et les organismes nuisibles. Pour garder les abeilles en bonne santé, il faut un bon environnement et vous avez besoin de vos voisins pour garder les abeilles en bonne santé.

Lire:Nation’s beekeepers lost 44 percent of bees in 2015-16

Source Université du Maryland publié par Phys.org

Source

 

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La Suède interdit les vaccinations obligatoires…

Les campagnes de vaccination actuelles sont telles que ni les jeunes ni les parents ne peuvent donner de consentement éclairé.

« Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent. » George Orwell.

Pourquoi la Suède refuse les obligations vaccinales: des raisons dérangeantes pour Big Pharma!

Notamment en fonction de « graves problèmes de santé » et le fait que pareilles lois violeraient les droits constitutionnels des citoyens qui doivent avoir leur mot à dire dans leurs soins de santé (Extraits)

La Suède a rejeté les vaccinations obligatoires, après avoir évoqué « de graves problèmes de santé », ainsi que le fait que l’obligation violerait les droits constitutionnels des citoyens de choisir ce qui peut ou non convenir à leur propre santé.

Le 10 mai 2017, le Parlement Suédois a rejeté sept motions qui auraient inclus des vaccinations obligatoires dans la loi. Le Parlement a fait savoir « Si nous introduisions des vaccinations obligatoires ou forcées, cela violerait notre [Constitution Suédoise] »

Notant également « la résistance massive à toute forme de coercition en matière de vaccination », le Parlement a aussi fait référence aux « réactions indésirables graves et fréquentes » chez les enfants qui reçoivent les vaccinations.

« Le NHF Suède a fait parvenir une lettre au Comité en expliquant que l’introduction de vaccinations obligatoires ou forcées telles qu’elles ont été soumises dans la requête d’Arkelsten violerait la Constitution. De nombreuses autres personnes ont fait parvenir une correspondance au Parlement et interpellé les politiciens et le Parlement. Les politiciens n’ont pu faire que remarquer qu’il existait une résistance massive à toutes les formes de coercition en matière de vaccination.

« Le NHF Sweden a également fait ressortir à quel point les réactions indésirables peuvent être fréquentes au cours d’une année de vaccination. […] En outre, il convient de tenir compte que chaque groupe d’âge recevra deux fois le vaccin ROR, de sorte que les effets secondaires seront multipliés par deux. Il convient aussi de ne pas oublier, qu’en outre des réactions indésirables similaires s’appliquent à d’autres vaccins.

« Dans la lettre, nous avons même inclus une liste exhaustive d’additifs trouvés dans les vaccins – substances qui ne sont pas des aliments pour la bonne santé et ne doivent certainement pas se retrouver dans le corps des bébés ou des enfants. Nous avons également inclus pour les législateurs une très importante liste d’études qui démontrent que la vaccination est une mauvaise idée.

On pourra trouver ci-dessous le rapport complet :

http://www.thenhf.se/riksdagen-rostade-nej-till-alla-vaccinmotioner/

La décision judicieuse du Parlement Suédois fait fi, et va à l’encontre de ce qui se passe aux Etats-Unis comme dans les autres pays occidentaux. Big Pharma tient les législateurs sous sa coupe ; elle leur dicte sa politique en utilisant les médias corrompus pour calmer les dissidents.

Robert F. Kennedy Jr. s’est récemment manifesté dans le Show Tucker Carlson où il a courageusement exposé « l’état de cette mafia  sans loi » que représente Big Pharma et leur « très lucrative » escroquerie vaccinale.

« L’industrie pharmaceutique est si puissante, a expliqué RFK Jr. Elle donne 5,4 milliards de dollars par an aux médias. Elle s’est débarrassée des avocats… Elle a été réellement capable de contrôler le débat et de réduire des gens comme moi au silence. »

Quand on lui a demandé comment il était possible que la situation soit à ce point si mauvaise, Robert F. Kennedy Jr. a expliqué : « que le Congrès accordait à Big Pharma une immunité légale globale » lorsqu’il s’agit des vaccins.

Big Pharma est devenue la loi après que le président Reagan ait signé la loi sur les dommages liés aux vaccins infantiles. Ces gens peuvent ainsi mettre des ingrédients toxiques dans les vaccins. Ces éléments peuvent gravement endommager la santé de vos enfants- mais il est impossible de les poursuivre en justice.

« Ce que vous devez comprendre, c’est que le régime des vaccins a considérablement changé depuis 1989. La raison pour laquelle il a changé, c’est que le Congrès sous l’influence de l’industrie pharmaceutique, a fait ce qui n’a jamais été réalisé pour aucune autre industrie – le Congrès a accordé une immunité légale générale pour tous les fabricants de vaccins.

« Donc peu importe les protocoles, peu importe l’absence de contrôle de la qualité, peu importe la toxicité des ingrédients ou les dommages graves qui peuvent être causés aux enfants, il vous est impossible d’entamer des poursuites à leur encontre.

« Il n’y a donc pas de témoignage, pas de découverte, pas de recours collectifs et… tout à coup les vaccins deviennent éminemment rentables. »

Les énormes profits de cette industrie non réglementée ont fait en sorte que les compagnies Big Pharma se sont engagées à produire de nouveaux vaccins parfois inutiles qui sont injectés dans le corps des jeunes enfants – souvent plus de dix à la fois.

« C’est devenu une véritable ruée vers l’or pour l’industrie pharmaceutique d’ajouter de nouveaux vaccins au schéma de vaccinations. »

Mais à quel prix ? L’industrie du vaccin, en vertu de ses propres règles – ou plutôt en vertu de l’absence de règles –  nous rend impossible l’accès aux faits. Depuis longtemps, le Président Trump demande une enquête indépendante sur la sécurité des vaccins. Robert F Kennedy Jr. a fait la même demande.

[…] « J’ai reçu trois vaccins et j’étais donc tout à fait en ordre. J’ai maintenant 63 ans. Pour pouvoir être en ordre mes enfants ont dû recevoir 69 doses de 16 vaccins.

Nombre de ces vaccins ne concernent même pas les maladies transmissibles. Prenons l’exemple de l’hépatite B qui s’attrape par des rapports sexuels non protégés ou chez des personnes qui partagent des aiguilles. – Pourquoi donc administrons-nous ce vaccin à un enfant  le premier jour de sa vie ? Et, en outre, il contient du mercure ! »

Tucker demande : « Nous administrons vraiment ce vaccin à des enfants ? »

« Nous continuons à leur administrer ce vaccin. Le mercure a été retiré de trois vaccins, mais il reste présent dans le vaccin contre la grippe et on en trouve encore dans plusieurs vaccins distribués dans le monde. Il faut savoir qu’il s’agit de la plus puissante neurotoxine non radioactive connue.

« Comment est-il possible que nous injections pareil produit à des enfants ?

Robert F. Kennedy Jr. a essayé de mettre cette situation scandaleuse dans un contexte.

« Si vous prenez un flacon de ce vaccin et qu’il vous arrive de le briser, vous devez vous en débarrasser selon les règles légales qui sont d’application pour les produits dangereux. Vous devez, en outre évacuer le bâtiment où l’accident s’est produit. Pourquoi auriez-vous l’audace d’injecter ce produit dans le corps d’un enfant ? »

 
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Publié par le 26 mai 2017 dans général, International, Santé - nutrition, société

 

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Les péchés cardinaux des antisystèmes

La force transforme le mensonge en vérité !

Rappelons quelques-uns de ces péchés :

  • Pas de but bien précis. Pas de vraie volonté de chambouler cette société.

Debord écrit tristement dans ses Commentaires :

« C’est la première fois, dans l’Europe contemporaine, qu’aucun parti ou fragment de parti n’essaie plus de seulement prétendre qu’il tenterait de changer quelque chose d’important. La marchandise ne peut plus être critiquée par personne : ni en tant que système général, ni même en tant que cette pacotille déterminée qu’il aura convenu aux chefs d’entreprises de mettre pour l’instant sur le marché. »

Ce qui caractérise les partis, c’est le manque de but. On prend l’exemple du FN qui a fini par aligner reculade sur reculade sur sa position sur l’euro. Le résultat a été une grosse claque aux présidentielles, parce que l’on peut être pour ou contre l’euro, mais pas pour les deux à la fois. Ou alors il faut s’appeler Coluche. Pensez à l’expérience désastreuse des rigolos de Syriza qui eux aussi ne savaient pas ce qu’ils voulaient. On sort ou on ne sort pas ? On imprime le drachme ou pas ? On en fait un drame ou pas ? Syriza a été phénoménal puisque c’est la première fois que l’on voyait un parti arriver au pouvoir et tourner casaque aussitôt. La gauche baissait son slip et on repartait comme avant, dans le monde TINA décrit par les mères courage façon Merkel, Goulard ou Lagarde.

Mais les antisystèmes se sont fait ridiculiser, à droite cette fois, par notre populiste argenté Donald Trump. Je me cite, ayant prévu le truc avant son élection. Six mois avant son élection-soumission, j’écrivais dans mon livre :

« …il semble que l’affaire Trump va servir d’opération psychologique au niveau mondial. Le système a peur des masses, et il a besoin de faire un exemple – en montrant le mauvais… l’accusation de racisme, de nazisme, de fascisme, de machisme par les médias, les excès ou soi-disant excès de Trump porteront leurs fruits et tout le petit monde du petit blanc frustré rentrera dans sa niche comme en France. Il sera « agité » une nouvelle fois avant de « s’asservir » pour rien, et c’est tant mieux ! »

Et un peu plus bas :

« Il se peut que Trump serve aussi d’exorcisme à la fin pour calmer le ressentiment général en Amérique et organiser plus calmement la faillite du pays qui a déjà commencé, même si elle est décrite rarement. La fascisation et la militarisation des Etats-Unis décrite par Paul Craig Roberts servira à prévenir ou écraser massivement toute rébellion, d’où qu’elle vienne. Il semble bien que l’on en prenne aussi le chemin en France avec Juppé (NDLT ; texte de septembre 2016).  Trump peut servir aussi à moyen terme à décourager l’opinion un peu rebelle du petit blanc américain. »

  • Un troupeau très divisé

Le troupeau des antisystèmes est très divisé et c’est pourquoi Macron l’a emporté. Il y avait le troupeau des gauchistes antisystèmes emmenés par Mélenchon ; l’extrême-droite transgénique devenue souverainiste mais pas convaincante pour trois sous ; et même le troupeau conservateur-catholique façon Fillon (courage, Fillon !) né des manifs imprévues de 2012. Partout dans le monde le troupeau des antisystèmes est coincé par ses brouillons mais surtout par sa division. On est rouge ou on est brun ? Beaucoup de gens ne sont pas contents, mais ces gens ne sont pas d’accord. On oublie aussi que Trump a surtout gagné parce qu’il était le candidat républicain, pas le candidat populiste antisystème. Elu, il s’est aussitôt remis au service de son oligarchie dirigeante, qu’il a appris à bien héberger depuis quatre décennies maintenant à Manhattan, Miami ou Hawaï. En France on devait avoir un deuxième tour pépère avec Juppé et Macron (ou Hollande), bien loin des miasmes de la campagne système-antisystème à laquelle on a eu droit. Les gens roupillent plus qu’on ne le croit, et au deuxième tour ils aiment montrer combien ils le chérissent leur système. Revoyez les films cyniques-populistes de Jean Yanne, lisez les recommandations de La Fontaine aux grenouilles…

« De celui-ci contentez-vous,

De peur d’en rencontrer un pire. »

  • Un troupeau trop virtuel

Le système se plaint d’internet, ou fait semblant de le faire. Il a bien sûr tort car le web liquide tout le monde, libère la rue, laisse les gens s’abrutir de people ou de news (Thoreau se moque de cette gourmandise en news), ils lui abandonnent le pavé.  Sur le moyen terme le système gagne et il a gagné récemment tous ses bras de fers contre les pseudo-contestataires qui font semblant de se croire résistants en cliquant comme moi trois mille fois par jour. Ses ennemis sont si peu convaincus de leur cause (et que feraient Mélenchon ou Le Pen ?) qu’ils lui concèdent tout de suite la victoire, et se lancent dans des chamailleries. Mélenchon avait donné un lourd petit cours sur Lénine, personne ou presque dans son assistance jeune, tranquille et bigarrée, ne savait qui c’était. Et de reprocher leur machisme aux bolchéviques ! Après on baille et on va se coucher. Le conglomérat des solitudes sans illusion dénoncées par Debord ne risque pas de tourmenter la machinerie cybernétique-capitaliste-bureaucratique qui nous contrôle tous, bien plus que les oligarques fatigués et les bébêtes des Bilderbergs qui servent de boucs émissaires. Godard ou Tati avaient bien filmé cela dans Alphaville ou Play Time.  Le « mécontent industriel » de Gustave Le Bon, fabriqué par l’instruction universelle, est devenu un troupeau proliférant mais finalement peu gênant. Le troupeau internet manque de motivation, de conviction, de formation, de militants, de tout en fait. Il est le troupeau liquide de la société liquide décrite par Bauman.

Cela étant, ne désespérons pas de ce troupeau qui fait peur au système.

Car c’est lui qui dans sa rage chaotique détruit ses assises et précipite sa fin en se désignant comme cible innocente.

Source

Sources

Nicolas Bonnal – Trump et les antisystèmes ; lettre ouverte aux antisystèmes (Amazon_Kindle)

Lucien Cerise – Gouverner par le chaos

 
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Publié par le 26 mai 2017 dans général, Politique, société

 

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Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine… Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

Cela pose plusieurs problèmes. La concentration d’abord. Est-il sain qu’une si grande part de la presse appartienne à quelques personnes, richissimes, faisant partie d’une caste de privilégiés ? L’indépendance, ensuite. Est-il normal que les principaux médias français de notre pays soient entre les mains de marchands d’armes, d’entreprises du luxe, du BTP, de la téléphonie, de banquiers ou de fabricant de toilettes ? Comment ces propriétaires peuvent-ils concilier liberté de l’information et intérêts privés ? Comment TF1, BFM-TV, Le Monde, Libération peuvent-il produire en toute indépendance des enquêtes sur le secteur de la téléphonie, quand leurs propriétaires sont les patrons de Free, Bouygues Telecom et SFR ? Comment les journalistes du Figaro peuvent-ils porter un regard critique sur la politique de défense de la France, quand le propriétaire de leur journal vend des avions de chasse à l’État français ? Enfin, cette situation ne peut qu’encourager la reproduction d’un système économique qui assure la continuité des intérêts financiers de cette petite classe de possédants. Ils constituent une véritable communauté d’intérêt ! Et ce qui motive de riches patrons à créer des conglomérats médiatiques – qui ne rapportent pas vraiment d’argent – c’est d’abord la possibilité d’acheter de l’influence.

Qui sont ces 10 milliardaires ?

Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France : Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie…). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

[Cliquer sur l’image pour agrandir]

Conflits d’intérêts en pagaille

Quelles sont les conséquences sur l’indépendance des médias ? Un mélange des genres pour le moins douteux, qui peut mettre les journalistes en porte-à-faux. Comment TF1 pourrait-il produire des enquêtes critiques sur les abus des partenariats publics-privés (PPP) quand son propriétaire, Bouygues, fait partie des multinationales du BTP qui bénéficient de ces juteux contrats ? Autre exemple : comment un média peut-il s’intéresser de près aux affaires d’évasion fiscale quand son patron manifeste un attrait prononcé pour les paradis fiscaux ? C’est la question que doivent se poser les journalistes de BFM-TV à chaque nouveau scandale fiscal.

Leur boss, Patrick Drahi, a échafaudé, à partir de sa holding personnelle, un opaque et complexe montage de filiales et de trusts, dispersés au sein de paradis fiscaux notoires : Guernesey, Suisse ou Luxembourg. Comment BFM évoque-t-elle le scandale des Panama Papers, dans lequel apparaît le nom de Patrick Drahi ? « Vous avez vu la réaction des gens qui ont été cités ? Ils se défendent c’est normal. Patrick Drahi, par exemple, qui reconnaît avoir une société, mais rien d’illégal. (…) Est-ce que finalement c’est la bonne méthode de jeter en pâture des noms de personnalités, sans qu’elles aient vraiment la possibilité de se défendre ? », explique ainsi l’animateur Olivier Truchot dans son émission BFMStory…

Voir l’organigramme de l’empire industriel de Patrick Drahi, réalisé par l’économiste Benoît Boussemart et publié par Le Canard enchainé (cliquez sur l’image) :

Autre problème, les proximités entre patrons de presse et politiques. C’est Nicolas Sarkozy, proche de Bernard Arnault, qui annonce en 2007 aux journalistes des Echos le nom de leur nouveau patron ! Car ces richissimes propriétaires de presse entretiennent quelques affinités avec des responsables politiques : lors du mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albéniz, les deux témoins sont… Bernard Arnault et Martin Bouygues. C’est sur le yacht d’un autre ami, Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy choisit d’aller se reposer après son élection en 2007. « Arnaud est plus qu’un ami, c’est un frère », déclare encore Nicolas Sarkozy à propos de l’héritier Lagardère. Enfin, il compte Serge Dassault parmi les clients de son cabinet d’avocats. La moitié de ces dix propriétaires de presse sont des proches de l’ancien président. Bref, question indépendance, on repassera !

Quel que soit l’impact réel de ces connivences et les éventuelles pressions, les dégâts du soupçon – le fait que ces riches patrons se trouvent en conflit d’intérêts, en situation de pouvoir abuser de leur position pour leur intérêt propre – sont bien là. Cette simple suspicion produit une délégitimation du secteur de la presse. Conséquence : seuls 34% des Français estiment que les médias fournissent des informations dignes de confiance. Plus de deux tiers des Français pensent que les médias subissent des pressions commerciales ou politiques qui impactent les informations délivrées [3].

Licenciements et coups de pression

Lorsqu’on est journaliste, peut-on travailler en toute indépendance dans cette situation ? Quelques exemples – la face visible de l’iceberg des pressions souterraines ! – montrent que ce n’est pas le cas : l’ingérence de ces patrons est bien réelle. Certains ont une fâcheuse tendance à faire le ménage en arrivant, pour mettre à la tête des médias des dirigeants compatibles avec leurs intérêts, avec pour mission de purger les rédactions. Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Guillaume Zeller, catholique traditionaliste, comme directeur de l’information du groupe Canal+, par Vincent Bolloré. Ce dernier semble vouloir actuellement enterrer Canal+, après avoir vidé de ses forces vives la rédaction d’iTélé, rebaptisée CNews, après la plus longue grève de l’histoire de la télévision.

Il ne semble plus y avoir de limites à ce « grand ménage ». En 2016, Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, est licenciée pour des raisons politiques. En 2017, Olivia Recasens, directrice adjointe de la rédaction du Point, est limogée du jour au lendemain, pour faute grave, et pour des motifs réels tout aussi inavouables. Autant de coups de pression, qui envoient un message clair aux rédactions : pas de vagues, rentrez dans le rang !

Ingérence et censures

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, avoue avoir exercé des pressions sur les journalistes de la chaîne pour « ne pas contrarier des clients ». Il explique ainsi avoir censuré une émission de Capital sur la téléphonie. Autre cas notable, la censure par Vincent Bolloré d’une enquête sur le Crédit mutuel, qui devait être diffusée par l’émission « Spécial investigation » sur Canal+. Un simple coup de fil a suffi pour contenter la banque, partenaire de Vincent Bolloré, qui ne voulait pas voir sortir cette enquête. Reporters sans frontières et le collectif « Informer n’est pas un délit » dénoncent par ailleurs la censure et la déprogrammation de quatre documentaires qui devaient être diffusés par Canal+.

Un autre risque, plus pervers car plus discret, est l’autocensure de journalistes. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles, ou qu’ils savent problématiques pour le propriétaire de leur média. Sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et des moyens nécessaires à tout travail d’enquête. Promouvoir des logiques managériales « musclées », imposer des contraintes économiques fortes sur la production de l’information, précariser les rédactions mises en permanence sur la sellette, bref, promouvoir une information low cost, est aussi une forme de censure.

A cette liste des moyens de censure, il faudrait ajouter les « poursuites baillons », dont l’objectif est de dissuader les médias de s’emparer de certaines affaires (lire notre article « Bolloré, la presse et les poursuites ‘homéopathiques’ en diffamation »). Ou les mesures de rétorsion, comme celle de Bernard Arnault, ulcéré par le titre « Casse-toi, riche con » de Libération, lors de sa demande de naturalisation en Belgique en 2012, et qui décide de couper les budgets de publicité alloués par le groupe LVMH au quotidien.

Comment cela évolue-t-il ?

Pas vraiment vers davantage de pluralisme ! En quelques mois, en 2015, on a vu le rachat par Patrick Drahi de Libération et du cinquième groupe de presse magazine en France, Express-Roularta, ainsi que sa prise de participation (à 49%) dans NextRadioTV (BFMTV, RMC). A la même période, Bernard Arnault, déjà propriétaire des Échos, rachète Le Parisien et Aujourd’hui en France, le groupe Le Monde rachète L’Obs, et Vincent Bolloré prend le contrôle de Canal +, via Vivendi. Des banques sont également entrées dans ce jeu de Monopoly. Le Crédit mutuel est ainsi devenu en dix ans l’unique propriétaire du groupe EBRA, premier groupe de presse quotidienne régionale, implanté dans l’Est de la France (Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Est républicain…) [4]. Et le Crédit agricole est devenu actionnaire de journaux régionaux, comme La Voix du Nord et Le Courrier picard (via le groupe belge Rossel).

Ce petit milieu multiplie les participations croisées [5]. En parallèle de cet accaparement, ces milliardaires ont mis la main sur l’ensemble de la chaine de production. Exemple avec les entreprises de production de contenus : c’est Lagardère qui produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », par l’intermédiaire de sa société Maximal Productions. Ces oligarques sont aussi propriétaires des « tuyaux » de diffusion, comme les « box » (FreeBox, Bbox, Box SFR) qui permettent la diffusion dans tous les foyers de France d’internet et de la télévision. Une intégration « verticale » qui concentre la diffusion d’une grande part de l’information entre les mains de ceux qui détiennent les clés de sa production.

L’information devient ainsi un produit comme les autres : l’opérateur de télécoms SFR propose ainsi une box Internet « à partir de 19,99 euros par mois », avec, pour le même tarif, l’abonnement numérique à 18 journaux. « Une machine à tuer le journalisme de qualité », estimeLe Point. Un peu comme un cadeau bonus. On achète le tuyau – une connexion web – et on gagne en prime un produit secondaire, des médias.

En quoi cela nous concerne tous ?

On pourrait se dire que chaque société a les médias qu’elle mérite. Ou que chacun lit, écoute, regarde ce qu’il veut. Que tout le monde peut faire son propre tri dans le flot médiatique. Sauf que les médias ne sont pas un business comme un autre. Défendre l’indépendance de la presse, ce n’est pas un combat « corporatiste », un « truc de journalistes » qui se battraient pour leur outil de travail. Il ne peut pas y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. L’information est un bien public. Autant de médias sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme, c’est une atteinte à nos libertés fondamentales.

Cette situation n’est pas une fatalité. Lutter contre tout ce qui encourage la concentration des médias et leur financiarisation est possible (voir les propositions de la campagne #LibertéEgalitéInformés). On pourrait mettre en place des dispositifs anti-concentration plus exigeants. Ou interdire le contrôle de médias par des entreprises qui dépendent de marchés publics – Bouygues, Dassault,… – comme le propose l’association Acrimed. Ou conditionner le versement des aides à la presse aux médias qui ne sont pas détenus par des milliardaires, dont les intérêts principaux ne sont pas dans le secteur de la presse. Voire même, soyons fous, limiter ces aides aux médias à but non lucratif, qu’ils soient privés, coopératifs ou associatifs.

Il est nécessaire que ces propositions et réformes salutaires – ou d’autres ! – soient discutées et débattues. Mais aussi les conditions qui favoriseront l’émergence, le développement et la consolidation de médias indépendants, pour garantir le pluralisme de l’information en France. Défendre et faire vivre une presse libre ne semble malheureusement pas une priorité pour bon nombre de candidats à l’élection présidentielle.

@AgnèsRousseaux

-Voir la campagne #LibertéEgalitéInformés, lancée par le collectif Informer n’est pas un délit (dont fait partie la rédaction de Basta !) et Reporters sans frontières

Pour aller plus loin :

- Acrimed, « Les grandes manœuvres de concentration multimédia : comment et pourquoi ? »
- Acrimed, « Concentration des médias : convergences et dépendances »
-Le Monde diplomatique, « Médias français : qui possède quoi »
- Laurent Mauduit, « Main basse sur l’information ! », Médiapart
- Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, Éditions Don Quichotte, 2016
- Aude Lancelin, Le monde libre, Editions Les liens qui libèrent, 2016

Source

 

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Dossier Eau du robinet – Savoir ce que l’on absorbe et ce que l’on risque : Alzheimer, féminisation, cancers…

La saison chaude arrive avec le besoin de boire en grande quantité. Bien que la qualité de l’eau fasse l’objet dans la presse d’une promotion constante, la réalité est beaucoup moins idyllique.

Il parait donc indispensable que nous sachions ce que nous absorbons lorsque nous buvons l’eau du robinet, et également  lorsque nous cuisons nos aliments dans celle-ci.

Pour vous, j’ai monté de dossier dont vous pouvez consulter les sources sur la base de deux polluants : le sulfate d’aluminium et les hormones.

Au résultat, il apparaît que l’eau que nous consommons de façon courante et parfois en grande quantité n’est pas sans danger pour notre santé, loin s’en faut.

Remarque : Les dangers décrits sont des facteurs favorisant, ce qui signifie que statistiquement les effets ne sont pas évidemment pas certains sur 100% de la population. Néanmoins, comme vous allez le comprendre les risques sont importants et le principe de précaution devrait s’appliquer à tous.

Premier sujet d’inquiétude, les eaux traitées au sulfate d’aluminium.(cf enquête ci-dessous)

Nous le savons maintenant, le sulfate d’aluminium a une incidence reconnue sur le cerveau dont il provoque la dégénérescence. Les statistiques de la maladie d’Alzheimer sont parlantes. 225 000 nouveaux cas chaque année, et d’ici 3 ans, 3 millions de personnes en France seront atteintes par cette affreuse maladie. Plus globalement, et dans l’état actuel des choses,  le nombre de personnes atteintes de démence devrait doubler tous les 20 ans, c’est à dire à peu près à chaque nouvelle génération.(1 et 2)

Mais ce n’est pas tout  :

Le champ de recherche reste gigantesque. Comment analyser les 110.000 molécules susceptibles de poser problème selon la Commission européenne, et les 4000 molécules médicamenteuses recensées? Quid de leurs interactions? Des molécules issues des médicaments administrés aux hommes ou aux animaux et excrétées après métabolisation? Des multi-expositions tout au long de la vie, en particulier pour les plus fragiles, via l’eau du robinet et l’alimentation (fruits et légumes contaminées par les boues de stations d’épuration épandues dans les champs, animaux recevant des médicaments…)? Comment connaître précisément les dégâts sur la faune et la flore, tant la diversité des organismes et les interactions des écosystèmes est difficile à reproduire en laboratoire?

(Cliquez sur le texte pour lire l’article )

Absorption et accumulation de résidus d’hormones dans l’organisme, l’exemple de l’oestrogène.

Il y a un vrai problème environnemental posé par la contraception par pilule à base d’œstrogène même si les nouvelles générations sont mini-dosées. Cela représente tout de même plus d’une femme sur deux en age de procréer (3) qui après métabolisation rejette quotidiennement,  via l’urine, ces molécules dans le circuit des eaux usées. Si nous nous concentrons uniquement sur le problème des hormones et particulièrement des œstrogènes, nous apprenons que ses résidus  absorbés notamment via l’eau du robinet s’accumulent et sont des facteurs favorisant : 

  • du cancer de la prostate
  • du cancer du sein

Or, nous savons d’après les statistiques 2015 de la Ligue contre le Cancer (4) que le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme et celui du sein le plus répandu chez la femme. Ceci doit être considéré comme un fort soupçon et non comme une preuve absolue, les études épidémiologiques demandant l’analyse de sources très complexes. Cependant, compte-tenu de ce que nous savons de la pression de certains lobbies sur les recherches scientifiques il est probable que si cette relation est prouvée elle n’est pas ou peu accessible au grand public.

Il ne faut pas négliger non plus un phénomène de féminisation (observée nettement chez les poissons des rivières) qui peut venir perturber la croissance hormonale des enfants mâles notamment, et dont on soupçonne qu’il aurait un lien avec une qualité nettement en baisse du sperme, (- 32% en 2005) et une baisse de fertilité chez 40% des adultes.  Là encore, il n’y a pas que les œstrogènes qui sont en cause,  d’autres facteurs chimiques entrent en jeux :  Outre les perturbateurs endocriniens (dont font partie les hormones)  il y a les pesticides (5), l’alcool, le tabac..) Pour ces deux derniers facteurs, il ne semble pourtant pas que le raisonnement soit valable, la consommation d’alcool et celle de tabac sont en baisse régulière notable depuis 40 ans. (6 et 7) tandis que les problèmes de fertilité masculine augmentent.

Également, et ce n’est pas négligeable si l’on considère l’augmentation notable des personnes en surpoids.  Il existe un lien connu entre obésité et déséquilibre hormonal, notamment la baisse de la testostérone (8) ce qui a lieu dans le phénomène de féminisation.  La question se pose de l’influence d’une accumulation d’œstrogène (et autres hormones utilisées dans l’élevage) dans l’organisme via la consommation régulière de l’eau du robinet..

Enfin, pour clore cet aspect de l’accumulation des hormones dans nos eaux potables, nous ne pouvons pas négliger l’influence de celles-ci sur les comportements.

L’oestrogène et la testostérone, les principales hormones sexuelles, sont connues depuis longtemps pour affecter le comportement. Elles affectent aussi l’humeur, l’état mental et la cognition. Des résultats expérimentaux récents suggèrent que ces effets des hormones sexuelles peuvent être médiés par la sérotonine, un important neurotransmetteur dont la dysfonction a été impliquée dans les désordres de l’humeur et la schizophrénie. Le lien estrogène-sérotonine est en rapport avec la conception raisonnée de nouveau anti-oestrogènes et de la thérapie hormonale de remplacement (THR).

(cliquez sur le texte pour lire l’article)

Une solution ?

Il existe bien une solution : le microfiltrage. Le gros problème est que c’est un investissement que les pouvoirs publics ne sont pas prêts à mettre en oeuvre en période d’économies budgétaires à tout prix, y compris celui de notre santé.

Dans la revue NatureRichard Owen et Susan Jobling, professeur à l’université d’Exeter (Royaume-Uni) estiment qu’il faudrait investir « 32 à 37 milliards d’euros dans les stations d’épuration anglaises pour éliminer l’EE2 », la principale molécule d’œstrogène issu des produits contraceptifs.

(cliquez sur le texte pour lire l’article )

C’est donc à nous, une fois de plus, d’essayer de parer à cette agression environnementale. En ce qui concerne l’eau du robinet, comme vous l’apprendrez dans la vidéo ci-dessous, les français sont très inégaux, Paris étant la ville la moins touchée.  Restent les micro résidus des molécules chimiques dont la seule mesure qui nous parvient dans les études de l’eau sont celles de pesticides pour les autres, il n’existe aucun indicateur.

Reste l’option des eaux de source dont la pureté de certaines est contestée par 60 millions de consommateurs. Vigilance donc.

Sachez que les carafes filtrantes aussi sophistiquées soient elles sont impuissantes à retenir certaines molécules chimiques qui demandent une technologie complexe pour être éliminées.

Galadriel – 24/05/17

EAU DU ROBINET : FÉMINISATION ET ALUMINIUM DANS LE CERVEAU

Sources :

  1. http://alzheimer-recherche.org/la-maladie-dalzheimer/quest-maladie-dalzheimer/definition-et-chiffres/

2. https://www.frm.org/alzheimer/ampleur-maladie.html

3. http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/16/la-pilule-reste-le-moyen-de-contraception-le-plus-utilise-en-france_1817591_3224.html

4. https://www.ligue-cancer.net/article/6397_les-chiffres-cles-des-cancers

5. http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/27/les-francais-inegaux-devant-la-baisse-de-la-qualite-du-sperme_4374235_3224.html

6.  http://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant/

7. https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280751

8. https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2012/10/17/la-testosterone-baisse-de-moitie-chez-les-jeunes-obeses_628942

Via  lesbrindherbes.org

 

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Dans 40 ans, Israël devrait avoir la plus forte densité de population du monde occidental

(Photo Flickr/ amira_a)
(Photo Flickr/ amira_a)

Et le territoire actuel de l’entité sioniste sera devenu bien trop petit … Si la déstabilisation du moyen orient continue, notamment via des groupes comme DAESH, cela devrait ouvrir certaines perspectives territoriales … (vers le grand Israël et la pax Judaica)

À en croire les projections commanditées par le gouvernement israélien, la population du pays du Proche-Orient devrait atteindre les 18 millions d’ici 40 ans, soit plus du double d’aujourd’hui. Parmi ces Israëliens, 29% devraient être des haredim (NDLR, Juifs ultra-orthodoxes). Ce groupe connu pour rejeter partiellement la « modernité », qui ne constitue à l’heure actuelle que 9% de la population israélienne, pourrait bien dépasser les Arabes israéliens pour devenir la première minorité du pays.

La population de l’État d’Israël devrait doubler en l’espace de 40 ans. C’est du moins ce que supposent les dernières projections du Bureau central israélien de statistique, commanditées par le gouvernement israélien. « Israël aura la densité démographique la plus élevée du monde occidental », a ainsi expliqué le démographe Sergio DellaPergola, l’un des auteurs de l’étude, au Jerusalem Post.

Comme le souligne le journal, le Bureau central israélien de statistique a donc revu à la hausse de précédentes projections établies en 2012. À l’époque, le Bureau considérait en effet que la population atteindrait les 15,5 millions en 2059. Cette différence importante s’expliquerait par le fait que le Bureau avait, visiblement à tort, considéré que le taux de fécondité continuerait de baisser.

Résultat : si ces nouvelles projections venaient à se vérifier, Israël, petit État du Proche-Orient de 20 770 km2, pourrait devenir le pays avec la plus forte densité de population du monde occidental — plus densément peuplé que la Cisjordanie et la bande de Gaza de 2017 réunies. De plus, Sergio DellaPergola n’hésite pas cette fois-ci à affirmer que sauf bouleversement majeur ces projections devraient se révéler justes à quelques centaines de milliers de personnes près.

Étant donné l’important taux d’urbanisation (92%), et l’existence d’une situation géographico-politique extrêmement complexe avec la Palestine, certains experts mettent en garde le pays contre une catastrophe démographique imminente. Cependant, d’autres, à l’instar de DellaPergola, considèrent que le pays a encore les moyens de s’étendre en dehors de son centre géographique, la région Tel Aviv-Jérusalem, en installant ces nouveaux Israéliens vers ce que le pays appelle la périphérie. « Israël possède une énorme aire qui est très sous-peuplée. Si vous répartissez la population de façon plus égale dans la périphérie, la densité n’est pas un problème. Néanmoins, je n’ai observé aucune stratégie [allant dans ce sens] de la part du gouvernement », conclut le démographe.

Optimiste, Gilad Malach, un analyste du think tank Israel Democracy, interrogé par le Jerusalem Post, note qu’ailleurs dans le monde d’autres sociétés se sont montrées capables de s’adapter à de fortes densités de population : « Ce n’est pas nécessairement un désastre. Singapour et Hong Kong sont encore plus peuplées, et ce sont des États prospères. ».

Autre point d’intérêt de l’étude, le fait que la société israélienne devrait devenir encore plus religieuse. « Il est intéressant de noter que les haredim vont dépasser les Arabes et devenir la plus importante minorité », commente ainsi Sergio DellaPergola.

À l’heure actuelle, on compte 9% de haredim (NDLR, les « Craignant-Dieu », en hébreu, forment un ensemble hétéroclite de Juifs orthodoxes ayant pour point commun une pratique religieuse particulièrement forte) dans le pays. Pourtant, d’ici 2040 ces derniers pourraient bien représenter 20% de la population du pays et même 29% dans 40 ans, atteignant les 5,25 millions, explique Jerusalem Online. De leur côté, les Arabes israéliens qui représentent actuellement 21% de la population totale, pourraient compter pour environ 20% d’ici 40 ans.

À noter que cette croissance rapide n’a rien de bien étonnant. En effet, si le pays peut se prévaloir d’un taux de fécondité record (3,13 enfants par femme), c’est en grande partie grâce aux haredim qui enregistrent actuellement un taux de fécondité de 6,9 enfants par femme, résultat des politiques familiales et natalistes de l’État d’Israël. (source)

 
 

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La liberté d’expression selon Jean Bricmont et Alain de Benoist

Jean Bricmont et Alain de Benoist étaient invités à parler de « la liberté d’expression en temps de guerre », en mai 2016.

Pour tous les deux, le temps de guerre, c’est maintenant, c’est ici, c’est partout, et ce n’est pas nouveau.

Même en temps de paix, la censure a toujours régné, dit Alain de Benoist, et elle s’attaque, non seulement à l’expression, mais aux opinions les plus secrètes. L’autocensure est encore plus destructrice que la répression voyante, puisqu’elle amplifie la menace en anticipant les coups. La répression brutale, avec sa vue basse, trahissant naïveté, férocité et opportunisme chez ceux qui choisissent de l’exercer, donne au contraire l’occasion rêvée à la résistance de faire resplendir  les armes de la logique.

L’être humain n’a pas de droits, mais seulement des libertés, insiste Alain de Benoist. On est dans le déni radical des principes de notre société, au-delà du détournement des lois. L’arbitraire, la malhonnêteté institutionnelle et l’illogisme pourront-ils encore longtemps faire tenir notre société? De Benoist est voltairien et marxien, il aime à situer sa réflexion dans un long sillage de pensée prudente et généreuse.

Jean Bricmont va au feu, et défend nommément les grands rebelles de notre temps: Dieudonné et Faurisson. Avec précision, il prend le taureau par les cornes: la France en se targuant de la loi Gayssot pour attaquer l’Iran fait bien piètre figure, et c’est nous qui retombons dans la superstition religieuse, dit-il. Il reprend l’argumentation toute en finesse de son livre La République des censeurs, et souligne à quel point Pressac, historien amateur publié par le CNRS, mettait en oeuvre la méthode révisionniste, celle-là même qu’on reproche à Robert Faurisson, et auquel il était censé porter le coup de grâce. Sur les tribunaux belges, qui ont condamné Dieudonné à deux mois de prison ferme, Bricmont est à son tour un excellent humoriste.

Alain de Benoist et Jean Bricmont ne pouvaient guère débattre entre eux, puisqu’ils sont d’accord sur l’essentiel. Alors que notre gouvernement réaffirme sa ferme intention de se soumettre totalement aux injonctions orwelliennes de Georges Soros et de son vicaire Attali, leur bonne santé intellectuelle est un exemple: à eux deux, ils constituent les piliers du front de libération mentale dont notre nation a besoin.

Mais, stratégiquement, il leur reste un terrain intime à reconquérir: tous les deux, pour évoquer l’exécrable, rappellent l’Inquisition et ce qu’il y a derrière, l’esprit religieux. La force de tous les pays qui se moquent de nous et de nos prétentions à être le peuple éclairé entre tous, c’est que tous, sans exception, se réclament de Dieu. La révolution française se réclamait de l’Etre Suprême, pas de Satan. Faut-il vraiment se priver de toute référence autre que celle de Voltaire l’acide? Une fois la rouille tartuffique décapée, n’y a-t-il vraiment pas l’or du vrai à montrer? On ignore généralement que le jeune Marx avait écrit une ode à la sainte Vierge, pour qui il avait une réelle dévotion. Les gens qui se réclament de l’athéisme sont des gens en colère contre Dieu. Bricmont comme De Benoist ont dépassé l’âge d’être de simples indignés, et ils construisent, patiemment, habilement, solidaires, fraternels. Dès que nous aurons donné à voir un bloc qui abandonne la phraséologie anticatholique, qui arrête de jeter l’Enfant avec l’eau du bain, nous verrons le bout du tunnel, et le dialogue bloqué trouvera ses vrais interlocuteurs. Alors, la censure n’aura plus de prise sur les âmes.

 
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Publié par le 22 mai 2017 dans général, Politique, société

 

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