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Archives de Catégorie: Sciences

Cultiver des plantes médicinales

Gingko biloba
Gingko biloba

Voici un article pratique –  Nous ne savons ni vous ni moi de quoi demain sera fait. Avoir un jardin de plantes médicinales, même petit, même sur un balcon  pourrait s’avérer utile. Voici pour vous aider deux articles assez complet à consulter. Nous publions un extrait du premier avec un tableau que vous pourrez imprimer.Le mieux, pour apprendre à utiliser les plantes est de posséder un livre assez complet de phytothérapie dans lequel vous trouverez les bonnes plantes pour les maladies ou bobos à soigner, la façon et le rythme d’utilisation.

Pour les graines pensez à Kokopelli !

Ça, plus une pharmacie d’huiles essentielles de base devraient vous permettre de voir venir, même en cas de troubles.

Cultiver des plantes médicinales

Il existe un grand nombre de plantes qui entrent dans la catégorie des « simples », autre nom des plantes médicinales. Beaucoup sont d’origine locale, donc faciles à acclimater au jardin. Toutefois, il est important de connaître les besoins de chacune d’elles et de bien prendre soin des cultures.

Généralités sur les plantes médicinales

La culture des plantes médicinales doit impérativement obéir à certaines règles :

  • le choix strict de la région de culture au sol et au climat le plus adapté au développement optimal de chaque plante ;
  • la nécessité d’une parfaite maîtrise de la culture, afin de garantir son développement harmonieux et l’absence de tout élément étranger, ce qui sous-entend l’absence de tout traitement chimique.

Commencez par choisir des plantes médicinales et des herbes pour savoir quelles sont celles qui correspondent le mieux à vos besoins et qui seront susceptibles de s’épanouir dans votre environnement. Certains nécessitent plus de soins que d’autres, donc il est préférable de savoir quel est l’entretien quotidien nécessaire pour chacune.

Espèces communes de plantes médicinales

Camomille romaine (Chamaemelum nobile)
Camomille romaine (Chamaemelum nobile)

Il existe un très grand nombre de plantes médicinales d’origine européenne ou plus lointaine qui peuvent être cultivées dans nos jardins. Certaines sont d’ailleurs des plantes condimentaires ou des légumes.

Voici une liste non exhaustive de ces plantes ainsi que de leurs indications thérapeutiques dans les pharmacopées traditionnelles.

Espèce Partie de la plante utilisée Principales indications
Absinthe (Artemisiae absinthium) Feuilles ou sommités fleuries Troubles de la digestion
Ail blanc (Allium sativum) Bulbes Hypertension
Alchémille (Alchemillae vulgaris) Plante entière Troubles digestifs
Anis (Pimpinella anisum) Fruits (graines) Troubles digestifs
Arnica (Arnica montana) Fleurs Coups, « bleus », foulures
Artichaut (Cynara scolymus) Feuilles Troubles du foie
Aubépine (Crataegus laevigata) Feuilles, fruits (baies) et fleurs Troubles cardiaques
Badiane ou Anis étoilé (Illicum verum) Fruits (graines) Troubles digestifs
Ballote (Ballota nigra) Sommités fleuries Troubles nerveux
Bardane (Arctium lappa) Racine fraîche, feuilles Troubles de la peau
Boldo (Pneumus boldus) Feuilles Troubles du foie et de la digestion
Bouillon-blanc ou molène (Verbascum thapsus) Fleurs Toux, bronchite
Bouleau (Betula pendula) Feuilles Troubles urinaires
Bourdaine (Rhamnus frangula) Ecorce Constipation occasionnelle
Bourrache (Borago officinalis) Feuilles, fleurs et graines (huile) Dermatite, eczéma, règles douloureuses
Cassis (Ribes nigrum) Feuilles Rhumatismes, piqûres d’insectes
Grande camomille ou partenelle (Tanacetum parthenium) Fleurs, feuilles Migraines, douleurs
Camomille romaine (Chamaemelum nobile) Fleurs Troubles digestifs, stress, eczéma, psoriasis, cheveux abîmés
Camomille vraie ou matricaire (Matricaria recutita) Fleurs Troubles digestifs
Centaurée (Centaurium erythraea) Fleurs Troubles digestifs
Chardon-marie (Silybum marianum) Fruits Troubles du foie
Chêne (Quercus robur) Ecorce Troubles digestifs, inflammations des muqueuses
Consoude (Symphytum officinale) Feuilles et racines Coups, foulures
Coquelicot (Papaver rhoeas) Fleurs Troubles digestifs, du sommeil
Cyprès (Cupressus sempervirens) Fruits (cônes) Insuffisance veineuse, hémorroïdes
Echinacée (Echinacea angustifolia) Parties aériennes fraîches, racines Infections
Églantier ou cynorrodhon (Rosa rugosa) Faux-fruits Rhume, refroidissements
Epilobe (Epilobium parviflorum) Plante entière Problèmes liés à la prostate
Eucalyptus (Eucalyptus globulus) Feuilles Sinusite, toux, bronchite, rhume
Fenouil (Foeniculum vulgare) Fruits (graines) Troubles digestifs
Fragon (Ruscus aculeatus) Racines (rhizome) Insuffisance veineuse
Frêne (Fraxinus exelsior) Ecorce et feuilles Goutte, rhumatismes
Gattilier ou arbre au poivre (Vitex agnus-castus) Fruits Règles douloureuses, ménopause
Genièvre (Juniperus communis) Baies Troubles digestifs
Gentiane jaune (Gentiana lutea) Racine Troubles digestifs
Ginkgo (Ginkgo biloba) Feuilles Troubles liés au vieillissement (mémoire, concentration, anxiété)
Ginseng (Panax ginseng) Racine Fatigue psychique ou physique
Girofle (Syzygium aromaticum) Boutons floraux (« clous de girofle ») Troubles digestifs, maux de dents
Guimauve (Althaea officinalis) Racine Toux, bronchite, aphtes
Hamamélis (Hamamelis virginana) Feuilles ou racine Hémorroïdes, coups et blessures
Harpagophytum ou griffe du diable (Harpagophytum procumbens) Racine Rhumatismes, lombalgies
Houblon (Humulus lupulus) Fleurs (cônes) Troubles du sommeil, anxiété
Hysope (Hyssopus officinalis) Sommités fleuries Troubles digestifs, bronchite
Lavande (Lavandula angustifolia) Fleurs séchées Anxiété, nervosité ; plaies
Marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum) Ecorces ou graines Jambes lourdes, œdèmes, varices, hémorroïdes
Mélilot (Melilotus officinalis) Feuilles et tiges Jambes lourdes, insuffisance veineuse
Mélisse (Melissa officinalis) Feuilles Troubles du sommeil, anxiété, troubles digestifs
Menthe poivrée (Mentha piperata) Feuilles Troubles digestifs
Millepertuis ou herbe de la Saint-Jean (Hypericum perforatum) Fleurs Dépressions légères à modérées
Myrtillier (Vaccinum myrtillus) Fruits Diarrhée, gastro-entérite, jambes lourdes et varices
Olivier (Olea europaea) Feuilles Hypertension, cholestérol
Onagre (Oenethera biennis) Fruits (graines) Règles douloureuses ; eczéma, dermatites
Orthosiphon (Orthosiphon aristatus) Feuilles Infections bactériennes
Ortie (Urtica dioica) Feuilles et racines Troubles urinaires, cystites ; cheveux abîmés
Oseille (Rumex acetosa) Feuilles, tige, racines Irritations cutanées, constipation, piqûres d’insectes
Passiflore officinale (Passiflora incarnata) Fleurs, feuilles, tiges Troubles du sommeil, nervosité
Pensée sauvage (Viola tricolor) Fleurs Eczéma, psoriasis
Piloselle (Hieracium pilosella) Plante entière fraîche Régime amincissant
Pissenlit ou dent-de-lion (Taraxacum offinalis) Feuilles et/ou racines Troubles gastro-intestinaux
Plantain (Plantago major) Racines, feuilles, graines Asthme, bronchite, toux, piqûres d’insectes
Potentille (Potentilla erecta) Rhizomes Diarrhées
Pourpier (Portulaca oleracea) Feuilles Troubles cardio-vasculaires, du système nerveux
Prêle (Equisetum arvense) Parties aériennes Troubles urinaires, articulaires
Radis noir (Raphanus sativus) Racine Troubles digestifs, insuffisance hépatique, coups de soleil
Réglisse (Glycyrrhiza glabra) Racines Toux, acidité gastrique
Reine des prés (Filipendula ulmaria) Sommités fleuries et feuilles Rhumatismes, fièvre, acidité gastrique
Sauge officinale (Salvia officinalis) Feuilles Troubles de la ménopause, de la digestion, transpiration excessive
Saule blanc (Salix alba) Écorce Fièvre, refroidissements, rhumatismes, douleurs, mal de dos
Scutellaire (Scutellaria baicalensis, S. lateriflora) Parties aériennes Anxiété, stress, fatigue nerveuse, insomnie
Séné (Cassia angustifolia) Feuilles et fruits Constipation, hémorroïdes
Souci (Calendula officinalis) Fleurs Coups, « bleus », foulures
Sureau (Sambucus nigra) Fleurs et baies Fièvre, toux, refroidissements
Thym serpolet (Thymus serpyllum) Feuilles, fleurs et extrémités des tiges Toux, maux de gorge
Tilleul (Tiliae platyphyllos, T. cordata) Fleurs Fièvre, refroidissements, troubles du sommeil
Valériane (Valeriana officinalis) Racines (rhizomes) Troubles du sommeil, anxiété
Verveine officinale (Verbena officinalis) Feuilles Migraine, rhumatismes, fatigue
Verveine citronnelle (Aloysia triphylla, syn. A. citriodora) Feuilles Nervosité, stress
Vigne rouge (Vitis vinifera) Feuilles Troubles de la circulation veineuse, varices…

A noter : les plantes toxiques ne sont pas mentionnées dans cette liste. Vous pouvez les cultiver mais uniquement dans un but ornemental. Certaines sont particulièrement dangereuses (belladone, digitale, laurier rose…). Ne consommez jamais aucune partie de ces plantes qui peuvent causer des troubles sévères et même la mort, quelle que soit la quantité absorbée. Attention aussi à vos enfants, surveillez-les en enseignez-leur les dangers de ces plantes. Même les plantes a priori anodines comme le lierre sont toxiques.

Plantation et entretien des plantes médicinales

Sélectionnez un endroit approprié au jardin. Pour la plupart, il faudra beaucoup de soleil tandis que d’autres auront besoin de la mi-ombre. Il est important de savoir quelles plantes sont cultivées pour bien se préparer.

Certaines plantes doivent être cultivées à l’intérieur jusqu’à ce qu’elles soient assez grandes pour survivre à l’extérieur. Le cas échéant, il sera nécessaire de semer les graines ou d’effectuer des boutures et de les planter.

L’ajout de compost végétal peut accélérer leur croissance et à améliorer leur santé, ce qui est particulièrement important si la plante transférée est issue de boutures ou de division.

En général, les plantes médicinales prospèrent avec de petits arrosages quotidiens et des températures modérées. Il sera nécessaire de retirer les pots des rebords de fenêtre ensoleillés tous les jours si l’ombre partielle est nécessaire.

Informez-vous de la période de floraison et n’enlevez pas des parties de la plante qui empêcherait leur croissance ou leur renouvellement. Entretenez les plantes tant qu’elles en auront besoin.

Récolte et conservation des plantes médicinales

Tilleul pour infusion
Tilleul pour infusion

On utilise différentes parties de la plante :

  • les feuilles (menthe, verveine, sauge…) ;
  • les fleurs (tilleul, camomille, lavande…) ;
  • les graines (bourrache, anis…) ;
  • les racines (plantain, radis noir…) ;
  • l’écorce, s’il s’agit d’un arbre, (saule…).

Attention : si les plantes médicinales s’utilisent presque toujours sous forme séchée, il est toutefois indispensable de cueillir des parties de plantes fraîches : fleurs nouvelles, feuilles vertes et odorantes et mise à fruit récente (graines récemment produites). Après avoir fait sa récolte dans son jardin de plantes médicinales, feuilles et fleurs doivent être séchées dans un lieu sec et bien aéré. Afin de préserver toute l’activité de la plante, il est également indispensable de conserver les plantes séchées dans des récipients hermétiquement fermés, qu’ils soient en carton ou en verre (évitez le plastique).

via Brindherbes

Un livre à consulter :

55 plantes médicinales dans mon jardin

 

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Hyperloop dévoile la future capsule supersonique assemblée à Toulouse

Hyperloop Transportation Technologies a publié une vidéo de la capsule qui devrait transporter des passagers à 1.223 km/h. Ce wagon du futur sera assemblé dans son centre de R&D de Toulouse.

À quoi ressembleront vraiment les capsules supersoniques d’Hyperloop Transportation Technologies? C’est ce que dévoile une vidéo mise en ligne par la start-up californienne, visible ci-dessous. Ces wagons du futur, dont le premier exemplaire du monde sera assemblé à Toulouse, feront 30 mètres de long, 2,7 mètres de diamètre et pèseront 2 tonnes.

Chaque capsule pourra transporter entre 28 et 40 passagers. Les dernières images ne montrent pas les écrans de réalité augmentée installés qui avaient été dévoilés il y a quelques mois. Leur but: faire oublier aux passagers qu’ils se déplacent dans un tube sous pression à 1.223 km/h. Dans la vidéo mise en ligne la semaine dernière, on ne voit qu’un tunnel blanc avec des hublots opaques.

HTT ne donne que peu de détails sur les partenariats qui seront engagés avec les entreprises locales. Pour l’instant, on sait seulement que c’est l’espagnol Carbures qui fournira les éléments en matériaux composites destinés à créer ce prototype. Un contrat de 5 millions de dollars (4,6 millions d’euros) a été signé avec la société andalouse qui s’est engagée à fournir les éléments des 5 capsules qui seront donc assemblées à Toulouse.

Le centre de R&D de Toulouse-Francazal dont la future ouverture a été annoncée en janvier représente un investissement de 40 millions de dollars et conduira à recruter à terme une cinquantaine de personnes. Les dirigeants d’HTT ont précisé que le centre toulousain serait la version européenne du site californien qui accueillera une piste d’essai de 8 kilomètres dans un tube sous pression, et qui sera opérationnelle en 2018.

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Publié par le 28 mars 2017 dans général, Sciences, société

 

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Neuralink, la nouvelle entreprise d’Elon Musk qui veut connecter le cerveau humain aux ordinateurs

Le milliardaire qui a la tête dans les étoiles avec Space X et qui est à la pointe de l’innovation dans le domaine des nouveaux moyens de transport avec Tesla s’engage désormais dans le transhumanisme.

Selon le Wall Street Journal (WSJ), l’entrepreneur Elon Musk est impliqué dans la création d’une nouvelle entreprise baptisée Neuralink, dont le but sera d’établir un lien direct entre le cerveau humain et les ordinateurs. Pour ce faire, l’entreprise enregistrée en Californie en juillet 2016 en tant que société spécialisée en recherche médicale souhaite concentrer ses recherches sur l’implantation d’électrodes dans le cerveau humain.

La start-up espère ainsi créer des «ordinateurs crâniens» pour traiter des maladies telles que l’épilepsie, la dépression ou encore la maladie de Parkinson. A terme, elle envisage d’aider les humains à fusionner avec des logiciels pour leur permettre de suivre le rythme des progrès de l’intelligence artificielle. Il pourrait alors être possible de communiquer directement avec les ordinateurs, ou encore de leur transférer pensées et mémoires.

Si à l’heure actuelle Elon Musk n’a pas encore fait d’annonce officielle concernant ce projet, le WSJ affirme qu’il y tiendra un rôle actif. L’entrepreneur a déjà laissé transparaître son grand intérêt pour ce domaine, notamment lors du sommet pour le gouvernement mondial à Dubaï, en février : «Avec le temps, je pense que nous verrons une fusion plus étroite de l’intelligence biologique et de l’intelligence numérique.»

L’ambitieux milliardaire a par ailleurs confié au magazineVanity Fair que ce type de technologie pourrait être développé d’ici quatre à cinq ans.

Mais le projet ne va pas sans poser des questions d’éthique. Le fantasque homme d’affaires a par le passé mis plusieurs fois en garde contre les dangers de l’intelligence artificielle, estimant qu’elle représentait potentiellement la plus grande menace pesent sur la vie humaine.

«Vous connaissez ces histoires où il y a un gars muni d’un pentagramme et d’eau bénite, et il est persuadé qu’il peut contrôler le démon ? Cela ne marche pas», avait-il ainsi déclaré lors d’un symposium en octobre 2014.

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« Réchauffement climatique » : Un refroidissement rapide en Atlantique nord ?

C’est la fameuse « anomalie de l’Atlantique Nord », on en a beaucoup parlé (cf le menu recherche ici à droite) qui confirme que c’est une prémisse à un grand refroidissement planétaire  . Je l’ai plusieurs fois démontré . Remarquez qu’on ne parle plus dans les médias de « Réchauffement climatique » mais de « changement climatique » . Les températures terrestres globales ont déjà chuté d’un degré Celsius depuis le milieu de 2016 ….

Un refroidissement rapide en Atlantique nord ?

Vous vous en êtes peut-être aperçus mais depuis peu de temps, une tache dans l’Atlantique nord apparaît sur les cartes d’anomalies de température des eaux océaniques. Il s’agit là d’une zone où la température de l’eau demeure plus froide qu’en temps normal et ce depuis maintenant presque 5 années. Alors, comment devons-nous interpréter ces observations ? Qu’elle sera l’évolution future de ce phénomène encore mal compris par la communauté scientifique ?

Nous assistons à un phénomène climatique encore trop jeune pour être compris dans son intégralité. C’est un peu la même chose avec l’hypothèse d’une amplification des phénomènes extrêmes, comme les cyclones par exemple, en lien avec le réchauffement planétaire qui, rappelons-le, n’est apparu qu’assez récemment (environ une trentaine d’années). Cette  »cold blob » ou  »tache froide » observée sur l’Atlantique nord est depuis peu de temps sous surveillance et des projections sont actuellement en cours pour tenter d’en savoir plus sur son évolution future.

Récemment, des chercheurs du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique) et de l’Université de Southampton ont développé de nouveaux calculs sous forme d’algorithmes pour analyser les différents scénarios climatiques contenus dans le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat).

Ces dernières analyses se focalisent essentiellement sur la mer du Labrador et ses phénomènes de convection. En hiver, les eaux de surface froides et denses plongent vers le fond tandis que les eaux plus chaudes en profondeur remontent vers la surface ; il s’agit de la convection océanique qui, a plus grande échelle, prend part à la circulation thermohaline (circulation générale des courants océaniques sur la planète).

Ainsi, des premiers résultats font augmenter la probabilité d’un refroidissement plus rapide sur cette partie du globe au cours du 21ème siècle avec un arrêt progressif de cette convection océanique. Cependant, cette étude est à prendre avec un certain recul pour les raisons citées précédemment (phénomène trop récent) mais ne doit pas être non plus négligée.

Les possibles répercussions sur la planète restent encore très vagues donc il faudra un certain temps avant d’obtenir des réponses plus concrètes et précises.

Les données suggèrent qu’un grand refroidissement similaire au « Mini age Glaciaire » – est imminent, voici une comparaison pertinente :

l'activité solaire actuelle est similaire à froid minimum de Dalton. Crédit / Steve Davidson en utilisant les données SILSO

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Publié par le 27 mars 2017 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Insolite Du Dimanche . Voyage aux confins de la conscience : Cet homme peut sortir de son corps – L’expérience MacDougall relancée …

Voyage aux confins de la conscience : Cet homme peut sortir de son corps 

 

Voici un papier qui vient en confirmer 2 autres notamment que j’ai publié récemment, et qui est dans la continuité : 

Scientifiques : « L’Âme ne périt pas, elle retourne à l’Univers » et Des scientifiques allemands prouvent qu’il y a une vie après la mort 

2 papiers qui rappellent (entre autres …, il existe 13 000 articles sur le Blog) que la science moderne Admet désormais que l’âme existe bel et bien en soi, et qu’elle continue d’exister après la mort …

L’âme humaine a-t-elle un poids ?

Pour commencer, un rappel abordé dans la vidéo ci dessus : En mourant, chaque homme ou femme perdrait 21 grammes. Soit le poids de l’âme humaine. Et ces 21 grammes différencieraient l’homme de l’animal… Cette idée trouve son origine dans une expérience controversée menée dans les années 1900 dans le Massachussetts, aux Etats-Unis, par le médecin Duncan MacDougall. Ce dernier a pesé des mourants en cherchant à déterminer que l’âme humaine existait physiquement, matériellement. Résultat : les malades présentaient une variation de leur masse au moment de leur mort. Le chercheur a mesuré qu’ils perdaient environ 21 grammes au moment de trépasser.

Vingt et un grammes ?

Tout le monde ou presque a entendu l’idée que l’âme pèse 21 g. C’est frappant, incongru, et suffisamment répété pour qu’on se dise que ça peut être vrai, d’autant plus quand on apprend que le docteur McDougall l’a prouvé dans une publication scientifique de 1907.

maxresdefaultL’expérience de McDougall

Comment ce scientifique du siècle dernier s’y est-il donc pris ? Il a placé une balance sous le lit de malades sur le point de mourir et a mesure la différence de masse au moment de la mort. On ignore comment il a su déterminer avec précision ce passage de vie à trépas, vu que les travaux les plus récents montrent que mourir est un processus graduel, le corps prend du temps pour mourir, et il peut être réanimé et donc revenir à la vie jusqu’au moment où le processus devient irréversible et où le corps et en particulier le cerveau perd ses facultés…

Mais passons outre cette gigantesque difficulté et admettons que la mesure de la masse du patient a bien pu être réalisée à l’exact moment de la mort même si cela ne veut pas dire grand chose. À partir de là, posons-nous quelques questions :

1 — Combien de sujets McDougall a-t-il pesés ?

6

2— Combien de mesures a-t-il retenues ?

4

3 — Quelles étaient les différences de masse observées ?

21,26 g ; 45,76 g ; 70,87 g et 10,63 g (sachant que dans un cas la masse a été reprise ensuite, et que deux autres ont encore perdu de la masse peu après…)

4 — Pourquoi a-t-il retenu 21 g ?

Mystère !

5 — McDougall a-t-il travaillé sur des animaux pour comparer ?

Oui, il a sacrifié une quinzaine de chiens et mesuré leur variation de masse… Il en a conclu que les chiens n’ont pas d’âme.

6 — A-t-on confirmé ces résultats ?

Non. L’expérience n’a jamais été renouvelée depuis cent neuf ans (jusqu’à nos jours donc, où il a été mesuré 45 g pour l’âme de Fraisse). On avait bien fait une étude assez similaire pour voir si on observait un changement de masse lors des voyages astraux (quand l’âme est censée quitter le corps, mais de manière momentanée), mais apparemment on n’avait rien trouvé [1].

Pese-de-lme

Moralité ?

À partir d’un échantillonnage de 4 valeurs présentant une variabilité du simple à l’heptuple (c’est-à-dire un échantillonnage « dégueulasse » en jargon scientifique) le Dr McDougall a retenu la valeur de 21g qui n’est même pas proche de la valeur moyenne de 37.13 g. C’est à n’y rien comprendre. Il n’a pas cherché ou pas réussi à confirmer ces résultats plus avant, et il a visiblement peu de considération pour la gent canine. L’âme serait l’apanage de l’être humain.


Or – Il ne faut pas négliger la théorie des 21 grammes

Cependant il ne faut pas négliger la théorie des 21 grammes car elle peut être une possibilité et est une ouverture vers la recherche. La métaphysique (si elle existe) et le monde vivant sont deux mondes qui ne devraient jamais se rejoindre en soi, « La terre pour les vivants« . L’Homme par son évolution à la manie de toujours vouloir modifier le fonctionnement de ce qu’il pense arriver à pouvoir contrôler, imaginons s’il parvenait à toucher à quelques choses qu’il ne maitrise pas, dont il n’a aucune connaissance.

L’âme est une énergie qui fait fonctionner nos circuits cérébraux, on a pu constater qu’elle était gorgée de différentes énergies en plus de ses ressources, il n’est donc pas négligeable de penser que les êtres vivants en possèdent à leurs tour pour « fonctionner« .

Existe-t-il de bonne ou mauvaise âme ? On définit nous-même l’âme de quelqu’un d’un aspect extérieur par ses actions, sa manière d’être ou de penser, mais ne nous trompons pas en affirmant des choses infondés, nous savons tous que personne n’est tout blanc ou tout noir (spirituellement bien-sûr)

Tout le monde sait que l’âme monte au ciel, sauf pour l’âme du pêcheur qui tombe droit vers les enfers.

En admettant que l’âme monte au ciel, cela signifie qu’elle est plus légère que l’air environnant et donc d’une densité nettement inférieure au corps dont elle s’échappe… Débarrassé de cet attribut plus léger que l’air, le corps devrait subitement devenir plus lourd, pas plus léger. Faites l’expérience avec des ballons gonflé à l’hélium pour vous en convaincre : votre poids sur la balance augmente légèrement lorsque vous les lâchez.

En perdant une partie de soi plus légère que l’air, le corps devrait s’alourdir, et non pas s’alléger, comme quelqu’un qui monte sur une balance avant de lâcher tous ses ballons remplis à l’hélium.

McDougall prouve donc que ses sujets étaient tous pêcheurs et que leurs âmes, alourdies par un plus ou moins grand nombre de péchés descendaient plus ou moins vite en enfer.

Cette interprétation est probablement plus correcte que celle de McDougall, parce qu’elle colle plus à l’opinion générale que tout le monde se fait du concept de l’âme

Et, voilà, en 2017 une nouvelle étude menée pendant 10 année par des scientifiques et un livre qui en découle vient corroborer l’expérience MacDougall … (cf vidéo du début)

Ce livre est né de la rencontre d’une scientifique et d’un psychothérapeute avec un jeune homme qui dit « sortir hors de son corps » depuis l’enfance. Rencontre qui va bouleverser la vie de ce dernier et l’emmener toujours plus loin à la découverte de ses capacités.

Pendant dix ans, tous trois vont tâtonner, explorer, tester et sans cesse repousser les limites de Nicolas Fraisse, en s’appuyant tantôt sur les connaissances de Sylvie Dethiollaz, la scientifique, qui voit ses savoirs théoriques ébranlés, tantôt sur l’expérience de l’humain de Claude Charles Fourrier, le psychothérapeute, qui se réfère à son propre vécu.

Un parcours passionnant, parsemé d’épisodes étonnants et d’anecdotes tout aussi étranges que déroutantes. Une aventure hors du commun, à la découverte des « sorties hors du corps », de la « vision à distance », de la « télépathie » et de bien d’autres phénomènes stupéfiants, qui les conduira à une ultime expérience dont les résultats défient toute rationalité. Une étude qui soulève des questions essentielles quant à la véritable nature de la conscience et de la réalité, et renvoie chacun au mystère de l’existence .

 

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Chercheurs – Les exoplanètes de Trappist 1 pourraient « grouiller de vie »

C’est l’une de nos meilleures chances de découvrir une vie extraterrestre. Les sept exoplanètes similaires à la Terre, découvertes en février autour l’étoile minuscule Trappist 1, vont attirer l’attention de nombreux chercheurs du domaine spatial dans les années à venir.

la principale question étant de savoir si les trois situées dans la zone habitable disposent d’une atmosphère, condition nécessaire à l’existence d’une vie extraterrestre. Si certains chercheurs tentent déjà de faire des projections, il faudra attendre 2018 pour que le nouveau télescope spatial James Webb nous apporte la réponse.

Mais si quelques organismes biologiques ont vraiment réussi à émerger sur l’une des sept planètes? Alors plusieurs d’entre elles pourraient bien disposer d’une très importante biodiversité. C’est en tout cas la théorie de deux astrophysiciens de l’université d’Harvard, rapporte le New Scientist .

Autour de Trappist-1, la vie pourrait facilement passer d’une planète à l’autre

Tout près de la petite étoile Trappist-1 se serrent sept planètes, dont trois dans la zone habitable. Si la vie est apparue sur l’une d’elles, elle aurait pu migrer sur les autres. C’est l’hypothèse de deux chercheurs de Harvard.

Relativement proche de nous, 40 années-lumière seulement, la petite étoile Trappist-1 et le cortège de sept planètes très vraisemblablement rocheuses dont les découvertes ont été annoncées en février dernier, régalent autant les chasseurs d’exoplanètes et les exobiologistes que le grand public. Notamment parce que trois d’entre elles, plus ou moins de la même taille que la Terre, sont situées dans la région tempérée de la naine rouge ultrafroide (cette étoile est à peine plus grande que Jupiter). Dans cette zone habitable, l’eau pourrait être à l’état liquide sur une planète si son atmosphère le permet. Dans ces conditions, il n’est pas interdit de penser que de la vie a pu s’y développer.

« [Ces mondes] sont potentiellement un excellent laboratoire pour tester nos idées sur l’habitabilité réelle des exoplanètes de tailles terrestres et en particulier quand elles sont autour des naines rouges », expliquait récemment l’astrophysicien et exobiologiste Frank Selsis à Futura-Sciences.

En attendant que les futurs télescopes, JWST et E-ELT, ouvrent leurs yeux de géants sur ce système, sondant les possibles atmosphères de ces planètes — y détecterons-nous les premières signatures d’une vie ailleurs ? —, des chercheurs travaillent à préciser leur habitabilité.

Selon la puissance d’un impact, des fragments de la surface d’une planète peuvent être éjectés dans l’espace interplanétaire. © Almy, Nasa

Dans l’hypothèse de la panspermie

Dans un article déposé sur arXiv, Manasvi Lingam et Avi Loeb, de l’université d’Harvard, défendent l’idée que si vie il y a autour de Trappist-1, elle pourrait être la même sur chacun des mondes habitables. Pourquoi ? Parce que leur grande proximité les unes avec les autres permettrait à des morceaux éjectés de l’une d’entre elles par l’impact d’une météorite de retomber sur une de ses voisines. À l’intérieur de ces fragments, à l’abri des rayonnements, différentes populations de microorganismes vivants pourraient ainsi survivre à leurs voyages interplanétaires et se répandre ensuite chez les voisines… Par conséquent, « il ne serait pas surprenant de trouver les mêmes formes de vie sur les trois planètes habitables autour de Trappist-1 », avance l’un des auteurs. Si l’une des planètes est habitée, les autres le seraient donc aussi. En quelque sorte, la vie migrerait d’île en île, proposent-ils.

L’idée s’inspire de l’hypothèse d’une panspermie pour expliquer, par exemple, l’apparition de la vie sur notre planète. Selon cette vision, guère étayée, des organismes vivants auraient pu atterrir sur Terre, venus de Mars (alors beaucoup plus chaude et humide) voire de comètes. Mars était peut-être même habitable avant la Terre, voici environ 4 milliards d’années.

Dans leur publication, les deux chercheurs estiment que dans le système de Trappist-1, il y a mille fois plus de chances qu’un transfert se fasse d’une planète à l’autre que dans le cas du couple Terre-Mars. Cela pourrait même se faire cent fois plus vite, ont-ils calculé en tenant compte de la proximité entre Trappist-1e, Trappist-1f et Trappist-1g, les trois planètes habitables autour de l’étoile. Rappelons que si nous étions à la surface de l’une d’entre elles (voir cette vidéo à 360°), les planètes voisines nous apparaîtraient plus grandes que la Lune dans notre ciel !

Dans cette vue à 360°, un geste de souris montre un panorama de ce qui est peut-être l’environnement de Trappist-1d, une planète rocheuse située dans la zone habitable de son étoile, la naine rouge ultrafroide Trappist-1. Nous sommes ici sur la région intermédiaire entre la face toujours éclairée et celle perpétuellement plongée dans la nuit. La présence d’une atmosphère et d’eau liquide demeurent toutefois hypothétiques. © Nasa, JPL-Caltech, Youtube

Trois chances voire plus que la vie ait pu apparaître

Cependant, des chercheurs interrogés par New Scientist ne partagent pas la même vision que celle de Manasvi Lingam et Avi Loeb. Pour la biologiste Valeria Souza, de la National Autonomous University of Mexico« les planètes ne sont pas des îles, même si elles sont proches ». Sur Terre, il est difficile pour les espèces de passer d’une île à l’autre, affirme-t-elle, et par ailleurs, « l’évolution les conduirait sur des chemins différents, une fois qu’ils sont arrivés ».

Lisa Kaltenegger, qui dirige l’Institut Carl Sagan à l’université Cornell (Ithaca, New York), rappelle quant à elle que la théorie de la panspermie est encore incertaine. Toutefois, ce mode de transport pourrait embarquer non pas des formes de vie mais des molécules, des ingrédients prébiotiques(les comètes sont les suspects n°1). Ce qui est fascinant, dit-elle, « serait que la vie ait évolué sur toutes ces planètes individuellement et on pourrait alors voir la diversité dont est capable la nature ». En quelque sorte, « on peut lancer les dés trois fois dans le système de Trappist-1 et avoir ainsi de plus grandes chances de succès » déclare Avi Loeb.

Trois fois… voire plus car le concept de zone d’habitabilité est peut-être trop restrictif. Dans notre Système solaire, par exemple, il y a des mondes potentiellement habitables en dehors de cette zone, tels Europe (autour de Jupiter) et,plus loin encore, Encelade (autour de Saturne). À l’image des planètes géantes, les forces de marées de la naine rouge peuvent contribuer à rendre des planètes habitables. On n’a pas fini d’en parler…

À quoi ressemblent les exoplanètes de Trappist-1 ?  Cette animation de la Nasa montre les portraits possibles des sept exoplanètes découvertes en février 2017 autour de Trappist-1, à seulement 40 années-lumière de notre Système solaire. Il s’agit d’interprétations car personne ne les a vues. Elles sont supposées rocheuses et de tailles similaires à celle de la Terre et diffèrent sans doute entre elles. Trois sont dans la zone habitable et pourraient donc porter de l’eau liquide en surface.

Publication référence : arXiv, DOI: 1703.00878

Combien de temps durerait un voyage vers Trappist-1 ?

Nombreux sont les astronomes, et même les simples Terriens comme vous et moi, qui auraient très envie d’aller voir sur place à quoi ressemble précisément chacune des sept planètes rocheuses gravitant autour de la petite étoile Trappist-1.

Y en a-t-il qui sont couvertes d’eau liquide ? Sont-elles arides ? Sont-elles toutes synchronisées avec leur soleil, comme le supposent les chercheurs ? Trois d’entre elles figurent dans la zone habitable (c’est la plus remarquable collection de planètes de taille terrestre dans la région « tempérée » d’une étoile détectée à ce jour) : offrent-elles des conditions accueillantes pour des formes de vie ? sont-elles habitées ? et si oui, à quoi ressemblent les êtres vivants ? Bref, ces mondes ont énormément de choses à nous apprendre. Le problème reste la difficulté d’y aller pour un vaisseau avec des passagers humains et même pour une mission de reconnaissance.

Envie d’aller passer vos vacances sur l'exoplanète Trappist-1e ? À la vitesse de la lumière, cela ne prendra que 40 ans pour y aller ! (Affiche de la Nasa.) © Nasa, JPL-Caltech

 

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Le GPS désactive les fonctions principales de notre cerveau, … et nous rend plus bête

GPS et cerveau ne font pas bon ménage, estiment des scientifiques UK

L’utilisation du GPS a un impact négatif sur le fonctionnement du cerveau humain.

Des scientifiques l’University College London (UCL) ont réalisé une expérience auprès de 24 voyageurs. Ces derniers, avec ou sans l’aide de la navigation par satellite, ont dû tenter de trouver leur chemin vers des destinations du West End de Londres.

Durant leur expérience, les chercheurs ont remarqué que le GPS « désactive » les zones du cerveau généralement utilisées afin d’envisager des itinéraires alternatifs. La navigation par satellite éteint la partie de notre cerveau associée à la mémoire et nous rend en quelque sorte plus bête, indique l’étude.

Le GPS désactive les fonctions principales de votre cerveau

Pour se repérer dans une ville, notre cerveau fait travailler son propre GPS, grâce à des cellules situées dans l’hippocampe. En revanche, si c’est un ordinateur qui nous indique le trajet à suivre, l’activité du « GPS du cerveau » s’éteint. Alors, qu’adviendra-t-il de notre sens de l’orientation ?

En 2014, le prix Nobel de médecine avait récompensé les travaux de trois chercheurs ayant mis en évidence le « GPS du cerveau » : des cellules de l’hippocampe qui aident les animaux à enregistrer des informations spatiales pour s’orienter. Mais que font ces cellules si l’individu suit les instructions d’un GPS dans sa voiture ou sur son smartphone ?

D’autres chercheurs ont étudié l’activité du cerveau lorsqu’il doit se repérer dans un réseau de rues, prévoir un trajet et gérer des détours imprévus. Dans leur expérience, 24 personnes ont tout d’abord appris à se repérer dans le quartier de Soho, dans le centre de Londres. Puis, les participants ont visionné un film en même temps qu’un scanner enregistrait leur activité cérébrale par IRM fonctionnelle. Deux zones du cerveau intéressaient les chercheurs :

  • l’hippocampe, impliqué dans la mémoire et l’orientation ;
  • le cortex préfrontal, qui sert à planifier et à prendre des décisions.

Parfois, le film était arrêté et les participants devaient trouver leur chemin pour rejoindre une destination en disant s’il fallait tourner à droite ou à gauche à chaque carrefour. Les résultats sont présentés dans la revue Nature Communications.

Edvard et May-Britt Moser, un couple de chercheurs norvégiens, partagent le prix Nobel de médecine 2014 avec John O’Keefe pour la découverte du « GPS du cerveau ». © Kavli Institute at the NTNU, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

L’hippocampe et le cortex préfrontal moins actifs avec un GPS

Les chercheurs ont trouvé que lorsque les participants devaient s’orienter par eux-mêmes, sans aide d’un appareil de type GPS, l’activité de l’hippocampe et du cortex préfrontal correspondait assez bien aux décisions qu’ils devaient prendre : ces zones connaissaient des pointes d’activité quand les volontaires entraient dans de nouvelles rues. L’activité cérébrale augmentait avec le nombre d’options à choisir.

En revanche, quand les participants suivaient les instructions de l’ordinateur pour s’orienter, ils n’activaient pas autant ces aires cérébrales. Hugo Spiers, chercheur à l’University College London et qui a mené l’étude, a expliqué dans un communiqué« Nos résultats s’accordent avec des modèles dans lesquels l’hippocampe simule des parcours sur des chemins possibles futurs, tandis que le cortex préfrontal nous aide à planifier ceux qui nous mèneront à destination. Quand nous avons la technologie nous indiquant le chemin à parcourir, le cerveau ne réagit pas au réseau de rues ».

En résumé, le GPS de votre cerveau se mettrait donc au repos si vous vous en remettez à une navigation pilotée par satellite… Ces résultats soulèvent aussi quelques interrogations sur le sens de l’orientation des nouvelles générations qui utilisent un smartphone, puisque leur GPS interne pourrait être moins sollicité.

Galileo : comment fonctionne le GPS européen ?  En vidéo, présentation simplifiée du fonctionnement de Galileo, le système européen de positionnement par satellite. Comme le GPS américain, le principe est celui de la mesure du temps de transmission des signaux émis par les satellites, dont les positions sont connues.

Futura sciences – Nature

 

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