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Archives de Catégorie: Santé – nutrition

Des perturbateurs endocriniens retrouvés dans les cheveux de tous les enfants !

Le magazine presse les pouvoirs publics d’interdir ces substances nocives pour la santé

Ils sont partout et cette fois, ce « ils  » n’est pas la cible d’une théorie complotiste. Eux, ce sont « le bisphénol A, les phtalates, les pyréthrinoïdes (famille d’insecticides), les dioxines, les furanes, les PCB, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés « . En bref, des perturbateurs endocriniens, des molécules qui interfèrent avec le système hormonal et qui se retrouvent actuellement au coeur d’une bataille européenne pour déterminer exactement leur risque sur la santé.

La dernière étude en date de Santé publique France, l’ancienne Agence nationale de santé (ANS), publiée fin 2016, révélait déjà que des traces de perturbateurs endocriniens avaient été retrouvées chez quasiment toutes les femmes enceintes testées.

Maintenant, au tour des enfants ..

Le magazine « 60 millions de consommateurs » a détecté des substances nocives chez tous les enfants ayant participé à une étude.

Bisphénol A, phtalates, pesticides… Des traces de dizaines de perturbateurs endocriniens ont été retrouvés dans les cheveux d’enfants de 10 à 15 ans, selon une étude publiée jeudi par « 60 millions de consommateurs », qui appelle autorités et consommateurs à réagir.

« Aux très hautes autorités d’arrêter de jouer les poules mouillées et d’imposer des règles. (…) Et rappelons que la meilleure pression vient des consommateurs, capables de refuser d’acheter des produits non vertueux », interpelle la rédactrice en chef du magazine Sylvie Metzelard dans son éditorial, évoquant les risques de ces substances pour le développement et la fertilité.

« Tous contaminés »

L’association de consommateurs a fait analyser par un laboratoire indépendant une mèche de cheveux d’un panel de 43 enfants et adolescents de 10 à 15 ans, habitant « sur tout le territoire » français, tant en ville qu’en milieu rural, pour y rechercher 254 substances « répertoriées comme des perturbateurs endocriniens potentiels ou avérés ».

Les résultats, publiés dans son magazine en kiosques ce jeudi, montrent que des polluants ont été détectés dans les cheveux de tous les jeunes participants : 23 à 54 molécules ont été retrouvées selon les enfants (34 en moyenne). Des résultats qui « suggèrent fortement » que les petits Français sont « tous contaminés », s’alarme le magazine.

Perturbation du système hormonal

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances présentes dans de nombreux produits du quotidien (cosmétiques, jouets, peintures, contenants alimentaires…), qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies.

Parmi les sept grandes familles de polluants recherchées, des phtalates et des pesticides étaient présents dans tous les échantillons analysés, tandis que bisphénols, PCB (interdits depuis 1987), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), métaux lourds et retardateurs de flamme bromés (PBDE) ont été retrouvés chez une partie des enfants.

Le débat sur les perturbateurs endoctriniens s’est invité dans la campagne présidentielle : le candidat socialiste Benoît Hamon, qui a fait de l’environnement un thème majeur de son projet, a promis de les interdir s’il est élu, mettant en avant le « principe de précaution ».

 
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Publié par le 20 avril 2017 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Comment l’Union Européenne a imposé les maïs OGM à la France

C’est une histoire édifiante qui illustre bien le fonctionnement de l’Union Européenne.

Tout commence à la commission européenne. Celle-ci, pour des raisons qu’on ignore mais derrière lesquelles de mauvaises langues ont vu un soupçon de lobbying, décide d’autoriser la commercialisation du maïs OGM (Organisme Génétiquement Modifié) Monsanto.

Pour cela, elle doit obtenir l’aval du conseil des ministres de l’agriculture des 28 pays membres. Elle réunit donc ce conseil et présente son projet. Rendons hommage à la France qui s’est bien battue pour rejeter cette proposition. S’en suivit un vote des ministres qui a dégagée une majorité de votes contre.

Oui mais, le vote de ce conseil se fait à la majorité qualifiée, c’est à dire que chaque état a un nombre de voix qui correspond à son poids démographique. Plus précisément, pour qu’une décision soit adoptée, elle doit l’être par 72% des états-membres représentant au moins 65% de la population, avec une minorité de blocage d’au moins quatre états représentant 35% de la population. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Et là il y a un hic : le non n’obtient pas la majorité qualifiée, ni le oui d’ailleurs. C’est comme si le conseil s’était abstenu : ni pour, ni contre.

Pendant ce temps, le parlement européen, qui a eu vent de l’affaire, décide de s’en saisir. Effectivement, la commission n’est obligée de saisir le parlement européen (codécision) que dans certains domaines comme la culture ou l’environnement, mais pas pour l’agriculture qui, comme chacun sait, n’a rien à voir avec l’environnement.

S’ensuit un débat puis un vote qui dégage une majorité de non. La commission en prend acte, mais rappelle que dans ce domaine, le vote du parlement n’est que consultatif.

A la même époque, des sondages sont réalisés dans la plupart des pays de l’union, qui montre clairement que la majorité des européens sont opposés aux OGM.

Résumons-nous :

  • une majorité de pays est contre mais ce n’est pas suffisant pour constituer une décision
  • une majorité de députés européens est contre mais leur avis n’est que consultatif
  • Les peuples européens sont en majorité contre mais qui les écoute ?

Dans un système démocratique, cela aurait dû suffire pour que la commission retire sa proposition. Mais que croyez-vous qu’il arriva ? La commission l’a maintenue en vertu des traités européens qui lui en donnent le droit. Cette proposition s’applique alors à tous les états sans discussions. Dans les institutions européennes on a une curieuse conception de la démocratie…

La France s’est donc vue dans l’obligation d’accepter d’importer du bon maïs Monsanto, tant pour l’alimentation animale qu’humaine, maïs que vous retrouverez dans votre assiette que cela vous plaise ou non, directement ou indirectement.

Pour l’instant la France fait de la résistance sur la culture de ce maïs sur son sol mais elle en paye le prix lourd. En effet, tout retard dans la transposition d’une directive européenne entraîne des pénalités financières très lourdes. Combien de temps pourra-t-elle tenir, et le prochain gouvernement en aura-t-il la volonté ?

Dans ses mémoires, Jacques Delors qualifiait l’UE de « despotisme éclairé ». C’est sûr, c’est plus acceptable qu’une dictature aveugle, on se demande juste : éclairée par qui ? Cette histoire montre bien que ce n’est pas par les peuples.

Et cela ne va pas s’arranger puisqu’avec l’adoption du traité de libre-échange avec le Canada, les Etats-Unis pourront, via l’accord de libre-échange qu’ils ont avec leur voisin du nord, venir tranquillement déverser leurs produits chez nous.

Bon appétit.

Post-scriptum : les institutions européennes sont nombreuses et complexes et il convient de bien distinguer l’Europe et l’Union Européenne :

  • l’Europe comprend des institutions inter-gouvernementales comme l’OSCE ou le Conseil de l’Europe (dont fait partie la Russie). C’est l’Europe qui nous a donné Airbus et Ariane, par exemple.
  • L’Union Européenne est une institution proto-fédérale composée entre autres du conseil, du parlement et de la commission. C’est l’Union Européenne qui nous a donné le maïs OGM, la loi Macron ou la loi El-Khomri.

Sortir de l’Union Européenne, contrairement à ce que vous pourrez entendre, ce n’est donc pas quitter l’Europe. Une précision bien utile en cette période électorale. (source)

 

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Les données de santé des Français désormais en accès libre

Dans un communiqué du 10 avril 2017, le gouvernement a indiqué qu’il ouvrait l’accès aux données issues du Système national des données de santé (SNDS) aux organismes exerçant une mission de service public pour toute étude, recherche et évaluation présentant un intérêt public. Ces organismes peuvent désormais consulter et exploiter les données du SNDS suivant certaines conditions détaillées dans le décret du 26 décembre 2016.

Ainsi, comme le précise le gouvernement :

  • L’État, l’Assurance maladie, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la Haute Autorité de santé (HAS) ou encore Santé publique France peuvent accéder aux données du SNDS de manière permanente pour leur permettre d’assumer leurs missions
  • Les équipes de recherche des centres hospitaliers universitaires (CHU), de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et des centres de lutte contre le cancer peuvent désormais consulter l’échantillon correspondant à 1/100ème de la population.
  • Les autres organismes publics ou privés, à but lucratif ou non lucratif, auront eux aussi prochainement accès aux données issues de cette base pour toute étude, recherche et évaluation présentant un intérêt public. Ils seront, eux-aussi, soumis aux conditions précisées dans le décret du 26 décembre 2016

La loi interdit l’usage de ces informations pour deux finalités :

  • La promotion commerciale des produits d’assurance santé
  • La modulation des contrats d’assurance santé (évolution des primes, exclusions,…

Toutefois, cette annonce suscite des craintes et la réprobation, notamment chez certains acteurs de la santé.

Ainsi, la Fédération des Médecins de France – syndicat qui regroupe près de 3000 adhérents –  s’oppose à cette mesure. « Si la loi autorise des accès à cette vaste base de données au nom de la recherche et annonce la future possibilité à des entreprises lucratives de pouvoir y accéder également, la FMF rappelle que les données du SNDS ne seront pas anonymisées mais seulement pseudonymisées avec une possibilité d’identification. » explique le syndicat dans un communiqué.

La FMF  alerte :

– du risque élevé de perte de confidentialité de leurs données personnelles, soit en raison du piratage, soit en raison du nombre élevé de personnes potentiellement concernées par l’accès aux données du SNDS. La CNIL elle-même a estimé que « le niveau de sécurité envisagé ne sera pas atteint au lancement du traitement SNDS en mars 2017 »[1]. Bien que la loi prévoie un agrément très sévère pour les hébergeurs de données de santé, les mini serveurs de données, de radiologie ou de biologie, permettant un accès rapide aux résultats, ne sont pas tous agréés, et leur  accès est très  modérément protégé.

– des risques de discrimination sur critère de santé des employeurs, des assurances, des banques, des mutuelles ou de tout autre organisme ayant intérêt à récupérer des données statistiques sur la santé de certaines catégories de la population. La FMF rappelle ainsi que toute structure, privée ou publique, à but non lucratif ou lucratif, peut avoir accès au SNDS. Nul doute que les conclusions des études issues de « la recherche » basées sur les données médico-sociales de la population française pourront ainsi servir aux compagnies d’assurance à adapter leurs tarifs en fonction des « cases » dans lesquelles entre l’assuré, par exemple.

– du risque de conclusions hâtives et généralistes d’études portant sur des données à caractère uniquement médical, ne prenant en compte ni l’environnement immédiat du patient, ni son hérédité familiale, ni son historique. Ces bases de données mises à disposition du grand public risquent d’accentuer le phénomène d’autodiagnostic et d’influencer les prises de décision du patient, comme le prévoyait fort justement l’Atelier Citoyen lancé en juin dernier par le SGMAP[2].

«La FMF tient à réaffirmer son engagement prioritaire pour une messagerie facilitant les échanges de point à point entre les professionnels via des messages cryptés, plutôt  que pour  la création de containers de données dont la pertinence pour les patients reste à démontrer. En cette période électorale où la mutation technologique n’est que peu présente dans les débats, la FMF tient à interpeller les candidats sur les moyens qu’ils comptent mettre en place pour éviter les dérives et les risques pour les citoyens de ces entrepôts de données médicales », déclare le docteur Jean-Paul Hamon, président de la FMF.

Le système national des données de santé (SNDS) regroupe notamment les données de l’assurance maladie obligatoire, des établissements de santé, des maisons départementales des personnes handicapées. Il rassemble aussi un échantillon de données de remboursement d’assurance maladie complémentaire.

Le SNDS rassemble des informations anonymes sur le parcours de santé des Français (consultations chez le médecin et chez les autres professionnels de santé, prescriptions de médicaments, hospitalisations, causes médicales de décès, etc.). (source)

 

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Glyphosate : 100% des personnes testées ont les urines contaminées

L’animatrice de radio Charline Vanhoenacker et l’humoriste Alex Vizorek étaient parmi les personnes testées – © RTBF


Des résidus de glyphosate, substance classée « cancérogène probable » par une agence de l’ONU, ont été retrouvés dans les urines d’un échantillon de 30 personnes, indique jeudi l’ONG Générations Futures qui a fait réaliser les tests.

L’association a fait analyser les urines matinales de personnes des deux sexes, âgées de 8 à 60 ans, habitant en ville ou à la campagne, à l’alimentation variable (biologique ou non, végétarienne ou non).

Parmi elles figurent des personnalités comme l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho, la chanteuse Emily Loizeau, l’animatrice de radio Charline Vanhoenacker, l’humoriste Alex Vizorek.

« 100 % des échantillons analysés contenaient du glyphosate à une concentration supérieure à la valeur minimale de quantification du test« , soit 0,075 ng/ml, indique Générations Futures dans un communiqué.

La concentration moyenne trouvée est de 1,25 ng/ml d’urine, précise-t-elle. La valeur la plus faible est de 0,09 ng/ml, la plus élevée de 2,89 ng/ml.

Dans la quasi-totalité des cas (29 sur 30), la concentration est supérieure à la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau distribuée (0,1 ng/ml).

Le glyphosate entre dans la composition d’herbicides comme le RoundUp de Monsanto, le plus vendu au monde.

Nous sommes toutes et tous contaminés par le glyphosate

« Malheureusement ces analyses confirment ce que nous craignions après avoir consulté d’autres études réalisées ailleurs en Europe et dans le monde: nous sommes toutes et tous contaminés par le glyphosate« , déclare le porte-parole de Générations Futures, cité dans le communiqué.

L’association souhaite que « les autorités européennes prennent conscience de l’urgence à agir et interdisent enfin cette molécule considérée comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer » (CIRC), une branche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ajoute-t-il.

Le glyphosate a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne (UE) en 2016. Bruxelles a prolongé temporairement fin juin l’autorisation de la substance, en attendant la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard fin 2017, tout en restreignant ses conditions d’utilisation.

En mars, à la différence du CIRC, les experts de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont estimé que le glyphosate ne devait pas être classé comme cancérogène.

Une « initiative citoyenne européenne » (Ice) visant à interdire le glyphosate a recueilli environ 630 000 signatures dans l’UE, dont 38 850 en France, indique par ailleurs Générations Futures, l’une des quelque 60 organisations mobilisées.

Une initiative citoyenne doit recueillir en une année au moins un million de signatures au total dans sept pays de l’UE, avec un nombre minimum dans chaque pays.

La Commission doit réagir dans les trois mois. Elle peut décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non. Dans tous les cas elle doit motiver sa décision. (source)

 

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Êtes-vous sans le savoir détraqué par les OGM ?

Êtes-vous sans le savoir détraqué par les OGM ?

L’Institute for Responsible Technology et Jeffrey M. Smith, son administrateur, ainsi que d’autres éminents chercheurs, ont diffusé un rapport très détaillé de 12 pages, intitulé Can Genetically-Engineered Foods Explain the Exploding Gluten Sensitivity? [Les OGM sont-ils cause de l’explosion d’allergie au gluten ?], qui donne des informations auxquelles, je pense, devraient se familiariser les lecteurs, d’autant plus que chacun doit manger pour vivre, sans peut-être savoir ce qui se cache dans les aliments et les cultures dont ils sont issus.

Selon ce rapport :

D’après mon expérience clinique, en supprimant les aliments génétiquement modifiés dans le cadre du traitement de l’allergie au gluten, la guérison est plus rapide et plus complète. Je pense que les aliments génétiquement modifiés contribuent à aggraver la sensibilité au gluten dans la population US. — Emily Lindner, docteur en médecine, spécialiste des maladies organiques.

Comme l’indique le rapport, « le mot gluten désigne une protéine du blé parmi plus de 23 000 distinctes, » mais le blé n’est pas la seule source de gluten. Le rapport présente un tableau (adapté ci-dessous) montrant l’origine du gluten, c’est-à-dire des gliadines et des gluténines pouvant être problématiques pour les gens aux intestins sensibles qui, sans le savoir, peuvent être devenus allergiques du fait d’un goût immodéré et ancien envers le fast food, la nourriture dénaturée, les édulcorants de synthèse, les graisses trans [toutes les margarines, NdT], les additifs alimentaires et les conservateurs, et aussi à cause du fluor dans l’eau potable et des aliments et boissons transformés.

OGM 20170406Selon le rapport :

Grâce au génie génétique, les scientifiques peuvent briser la barrière des espèces et créer de nouveaux organismes que la nature ne peut jamais produire. Ce moyen est radicalement différent des pratiques de sélection traditionnelles, comme l’hybridation. Le blé a été hybridé au cours des ans. Certains experts accusent le blé hybridé de l’explosion d’allergie au gluten…

Quelles que soient ces données, dans la réalité, même s’il y a eu des essais dans le passé, il n’existe pas de cultures de blé génétiquement modifié destinées à être moissonnées par les agriculteurs, sauf que des champs de blé et d’autres cultures reçoivent une pulvérisation de glyphosate plusieurs jours avant la récolte, afin de « répartir également [l’aspect] mûr » de la récolte pour la moisson [1]. Voici le Preharvest Staging Guide [Guide de procédure avant moisson] de Monsanto, qui indique les quantités de Roundup® (herbicide au glyphosate) à utiliser. Ce n’est pas pure coïncidence si l’existence de résidus de glyphosate a été établie dans les moissons après récolte, et dans les aliments fabriqués à partir d’elles.

D’après les recherches du docteur ès sciences Anthony Samsel, des résidus de glyphosate ont même été trouvés dans des vaccins.

S’appuyant sur 64 références scientifiques publiées, le rapport de l’Institute for Responsible Technology traite longuement des problèmes suivants :

– Allergènes alimentaires, toxiques environnementaux et OGM

– Perméabilité intestinale

– Le maïs GM crée des petits trous dans les cellules humaines

– Sécrétion de toxine Bt à l’intérieur de l’organisme

– Allergie au maïs Bt et au gluten

– Mauvaise digestion

– La maladie coeliaque endommage la paroi intestinale

– Les OGM peuvent endommager le tractus gastro-intestinal

– Bétail avec ulcères et intestins corrodés

– Soja Roundup Ready et enzymes digestives réduites

– Dysbiose bactérienne intestinale

– Les OGM peuvent compromettre le biote intestinal

– Bactéries intestinales à la ferme

– Réaction immunitaire et allergique / altération immunitaire de l’allergie au gluten

– Exposition directe aux allergènes

– Les OGM en tant qu’allergènes

– La toxine Bt en tant qu’allergène et promoteur de réactions aux autres aliments

– L’ingénierie génétique produit de nouveaux allergènes imprévus ou renforcés

– Dans les OGM, d’anodines protéines peuvent devenir nuisibles

– Appliquer maintenant le principe de précaution : Éviter les OGM

L’Institute for Responsible Technology fournit un autre rapport extrêmement instructif, Reactions from GM-fed Meat & Animal Products [Réactions à la viande et aux sous-produits des animaux nourris d’OGM [2]], que, je l’espère, tout le monde prendra le temps de ‘digérer’, car il peut littéralement devenir un « économiseur de vie ».

Comme Jeff Smith et l’Institute for Responsible Technology font un travail fantastique, éduquer le public sur les OGM, je les soutiens de toutes les façons possibles. En 2011, je me suis portée volontaire et les ai aidés lors de la journée de leur séminaire pédagogique visant à former les gens sur les OGM, qui s’est tenu dans la banlieue de Philadelphie. J’ai aussi tenu leur stand lors de la conférence qui avait lieu en même temps.

L’éducation aux OGM est très importante pour moi, car je comprends la dynamique physiologique (et les dégâts) qu’ils produisent. Ayant été diplômée en sciences de la nutrition et en santé holistique, je suis une professionnelle de la santé holistique à la retraite. Je ne promeus ni les choses toxiques dans les aliments, ni les régimes alimentaires ou leurs ingrédients, ni la nourriture élevée en batterie ou vendue transformée et toute préparée. On ne peut pas empoisonner l’organisme dans le bien-être !

J’espère que les lecteurs s’intéresseront au site Internet de l’Institute for Responsible Technology, et qu’ils tireront bénéfice du savoir dévoilé sur les OGM.

Activist Post, Catherine Frompovich

Original : www.activistpost.com/2017/04/gmo-canary-coalmine-dont-recognize.html
Traduction Petrus Lombard

 

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Liste des produits pouvant contenir des nanoparticules selon l’association Agir pour l’Environnement

Présentes dans de très nombreux biens de consommation, les nanoparticules ont fait leur entrée dans nos assiettes au travers des pesticides, des emballages, mais aussi des conservateurs et autres additifs. Alors que les effets sur la physiologie humaine restent difficiles à quantifier, les scientifiques ont d’ores et déjà démontré leur existence, et la nécessité d’appliquer le principe de précaution. L’association Agir pour l’Environnement a dressé la liste des aliments présents dans nos supermarchés et susceptibles de contenir ces substances toxiques, et espère interpeller les industriels au travers de la mobilisation des citoyens.

209 produits testés

Présents sur les étalages et dans les rayons, ce sont plus de 200 produits qui ont d’ores et déjà été passés au crible par l’association Agir pour l’Environnement. Lancée en juin 2016, la campagne « Stop aux nanos » a pour but d’analyser différents produits de consommation courante afin d’identifier la présence de potentielles nanoparticules. Épaulée par le laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), l’association a permis l’identification de différentes nanoparticules dans au moins quatre produits alimentaires. Selon un rapport de l’OCDE, plus 1300 produits de consommation courante contiendraient ces nanoparticules.

Selon les premiers tests, des nanoparticules ont été identifiées dans les gâteaux Napolitains « Signature Chocolat » de la marque française LU, les chewing-gums Malabar et les Chewing-gums New’R goût menthe fraîche. Du reste, l’association suspecte la présence de ces nanoparticules dans une vaste gamme de produits dont les M&M’s Crispy, le Chocolat Milka « in colors », les Dosettes cappuccino Senseo ou encore plusieurs types de Bûche glacée Carte d’Or. La liste non-exhaustive est consultable en ligne. Les molécules identifiées, quant à elles, comprennent notamment du dioxyde de titane, présent dans l’additif et colorant E171 que l’on retrouve notamment sur les gâteaux Napolitains et dans les chewing-gums. Des additifs utilisés par les industriels pour fixer l’humidité et empêcher l’agglomération des poudres, blanchir les aliments ou modifier la teinte de leurs colorants.

Suite à l’identification de nanoparticules dans ces premiers échantillons, l’association a mis en place une plateforme permettant aux internautes de consulter les aliments où la présence de nanoparticules a été attestée, mais aussi ceux suspectés d’en contenir, et ceux qui n’en comportent plus. Plus de 200 produits sont ainsi suspectés de contenir des nanoparticules et attendent d’être soumis à de plus amples tests en laboratoires. La liste comprend de nombreux produits particulièrement appréciés des enfants (des biscuits, mais aussi des bonbons). Il est donc possible pour les industriels de changer leur méthode de production sans attendre pour apparaître en « vert » (sans nanoparticules) dans cette liste.

Une mobilisation en bonne marche

Premiers résultats de cette mobilisation citoyenne lancée il y a déjà plusieurs mois, certains produits ont été modifiés de façon à ne plus incorporer de nanoparticules. Ainsi, la marque William Saurin, dont la blanquette de veau en conserve présentait aussi des traces de dioxyde de titane, a affirmé qu’elle n’utilisera plus d’additifs susceptibles de contenir des nanoparticules dans ses produits. Elle a également annoncé sa volonté de ne plus employer de colorants sur la totalité de sa gamme, et la mise en place d’une politique particulière concernant la nature de ses emballages.

Éditée à plus de 25 000 exemplaires, la campagne « Stop aux nanos » d’Agir pour l’Environnement rencontre un certain succès auprès des internautes. Espérant pouvoir faire pression sur les Ministres de l’Écologie et de la Santé, mais aussi auprès de la Secrétaire d’État à la consommation, l’association a également mis en place un système de « cartes pétitions ». À l’heure actuelle, 47 916 internautes ont signé la pétition en ligne exigeant la garantie de l’absence de nanoparticules dans les produits alimentaires courants.

Des risques ?

Présentes dans de nombreux produits du quotidien, les nanoparticules se retrouvent aussi bien dans les pneus de nos voitures, que dans les raquettes de tennis, les emballages, les matériaux de construction, les vêtements ou encore les cosmétiques et les médicaments. Il n’y a donc pas de réponse simple face à la complexité du phénomène. Concernant l’alimentation, elles sont généralement la conséquence de l’utilisation de pesticides, de certains emballages alimentaires, et directement de l’utilisation d’additifs colorants et anti-agglomérants (dioxyde de titane et dioxyde de silice). On rappellera qu’il existe une obligation d’étiquetage imposée depuis fin 2014 par l’Union Européenne même si celle-ci reste peu lisible du consommateur. La France fut également le premier pays de l’UE à créer son propre registre R-Nano en 2013, dont le but est de recenser toutes les substances à l’état nano-particulaire importées, produites ou distribuées sur le territoire.

Ces dernières années, divers instituts se sont donc penchés sur la question de l’incidence de telles substances sur la santé humaine. Dommages à l’ADN, retards de croissance, inflammations chroniques, hypersensibilité et allergies, affaiblissement du système immunitaire et effets cancérogènes sont quelques-uns des effets potentiels des nanoparticules sur l’organisme (voir documents de l’IRSST). Des effets renforcés par le fait que ces nanoparticules sont capables de traverser nos barrières physiologiques et de s’infiltrer dans les voies respiratoires, digestives et cutanées et ainsi s’accumuler dans les organes, les cellules, ou le sang. Mais à nouveau, tout dépend du type de particule et de l’utilisation que nous en faisons. L’OMS préconise donc depuis 2013 l’application du principe de précaution, lorsque l’ANSES allait jusqu’à conseiller l’interdiction totale des produits à l’origine des nanoparticules pour les applications grand public.

Enfin, les nanoparticules disséminées un peu partout dans l’environnement (depuis les décharges ou les incinérateurs par exemple), contribuent à la pollution des cours d’eau. L’eau usée des machines à laver participe également au travers des vêtements à la diffusion de ces particules, aussi présentes dans les crèmes solaires qui se diluent de la peau des baigneurs dans les mers et océans. Des effets sur le phytoplancton ont déjà été observés, suscitant l’inquiétude de la classe scientifique quant à l’avenir de la chaîne alimentaire des animaux marins.

La campagne « Stop aux nanos » ainsi que la pétition associée seront en ligne jusqu’au 14 juin prochain.


Sources : Infonano.agirpourlenvironnement.org / Rapport du laboratoire LNE / Agirpourlenvironnement.org / Assets.apeorg.com

 

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Pour la première fois , Des chercheurs modifient des embryons humains « viables »

Modification d'embryons humains viables, une première

Il n’est pas possible de procéder à une modification génétique sur l’embryon humain en France.

Une équipe de chercheurs chinois est parvenue pour la première fois à modifier le génome d’embryons humains viables, en utilisant la fameuse technique CRISPR/Cas9. Une étape majeure, que deux spécialistes commentent.

Ce sont des travaux qui sont passés plutôt inaperçus dans les médias, et pourtant, ils sont primordiaux. Une équipe de recherche chinoise est parvenue fin mars 2017 – et pour la première fois – à modifier le génome d’embryons humains… viables. Et ce via la fameuse techniqueCRISPR/Cas9, le « scalpel de la génétique » qui permet de supprimer, modifier ou ajouter des gènes à la demande, facilement et de manière peu onéreuse. Sans aucun doute, un cap majeur a été franchi. « Non seulement c’est la première fois que l’on modifie des embryons « normaux », mais ces travaux suggèrent que les effets délétères sur le génome sont moindres que sur l’embryon non viable », commente auprès de Sciences et Avenir le Pr John De Vos, responsable du Département d’ingénierie cellulaire et tissulaire de l’hôpital Saint-Éloi, à Montpellier.

80 % de réussite sur certaines modifications du génome

Comme ils le détaillent dans la revue Molecular Genetics and Genomics, les chercheurs, issus de l’université de médecine de Canton, ont génétiquement corrigé six embryons humains viables, au stade de zygote (les tous premiers stades de la fécondation) et porteurs d’une mutation génétique. Ou plutôt de deux modifications, touchant les globules rouges : HBB, mutation responsable de la bêta-thalassémie, une malformation rare des cellules sanguines, et G6PD, responsable d’une maladie touchant environ 3 % de la population mondiale et entraînant une destruction des globules rouges. « Ces maladies génétiques sont aussi présentes dans la population chinoise, ce qui permet aux chercheurs de disposer des embryons possédant les mutations associées », nous précise Carine Giovannangeli, directeur de recherche dans le laboratoire Structure et Instabilité des génomes (CNRS-Inserm-MNHN) à Paris. En 2015, les travaux d’une autre équipe chinoise – la première à avoir procédé à des modifications génétiques d’embryons humains (mais non viables) – portaient déjà sur la bêta-thalassémie.

Le principe de CRISPR/Cas9 consiste à programmer une protéine capable de « couper » l’ADN (Cas9) qui, associée à un ARN (acide nucléique) guide, va permettre de modifier de façon spécifique et à un endroit très précis le génome. Mais la technique de cette équipe chinoise n’est pas exactement la même que celle utilisée en 2015 : « Cas9 a été administrée directement sous sa forme finale de protéine, et non sous forme d’ARNm, acides nucléiques qui doivent être « traduits » pour donner la protéine », explique Carine Giovannangeli. Une étape de traduction en moins, un gain de temps pour que la protéine s’active, c’est ce qui pourrait expliquer en partie les bons taux de réussite obtenus par les chercheurs : 80 % pour la modification de quelques lettres de l’ADN de l’embryon (sur les plus de 3 milliards qu’il compte) à… entre 10 et 20 % pour la correction d’une mutation plus grande, et donc plus difficile à réaliser. Or dans les travaux précédents, non seulement le taux de « réparation » de l’ADN était plus faible, mais ce dernier avait subi des modifications non prévues. « Toutefois, nous ne pouvons pas conclure que cette nouvelle technique est meilleure, en raison du faible nombre d’embryons utilisé (six) dans cette étude », tempère John De Vos. En effet pas moins de 86 embryons avaient été inclus dans les travaux de 2015…

« CRISPR/Cas9 peut aussi ouvrir la boîte de Pandore »

Les manipulations sur ces six embryons, détruits au bout de deux jours, ont été validées par un comité local d’éthique et subventionnées par le ministère chinois de la Science et de la Technologie, nous précise le Pr John De Vos. « Les chercheurs chinois n’ont jamais envisagé de réimplanter ces embryons modifiés », clarifie-t-il. Une question persiste : pourquoi les travaux sur les modifications du génome via CRISPR/Cas9, déjà publiés, proviennent essentiellement de la Chine ? « La législation dans ce pays est plus permissive que celle appliquée dans les autres pays », avance le chercheur. Quant à la France, elle a ratifié la convention d’Oviedo (en 1997), qui précise que « les interventions sur le génome humain ne peuvent être entreprises que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si elles n’ont pas pour but d’introduire une modification dans le génome de la descendance. » En bref, il n’est pas possible de procéder à une modification génétique sur l’embryon humain dans l’Hexagone.

Le principe d’évaluer l’efficacité de la technique CRISPR/Cas9 sur des embryons humains est soutenu par une partie de la communauté scientifique, comme l’Académie américaine des sciences et, en France, la Société de génétique humaine (SFGH) et la Société de thérapie cellulaire et génique (SFTCG). « La Grande-Bretagne a déjà validé des projets de recherche utilisant la manipulation génétique sur l’embryon humain », explique Carine Giovannangeli, qui souligne l’importance de ces travaux pour la recherche fondamentale et appliquée. « CRISPR/Cas9 est un outil révolutionnaire qui permet déjà de mieux connaître le mécanisme des maladies, et à plus long terme de développer de nouvelles approches thérapeutiques, au même titre que la thérapie génique« , explique-t-elle. Toutefois, comme le souligne le Pr John De Vos, CRISPR/Cas9 peut aussi ouvrir la « boîte de Pandore ». « Cette technique pourrait sortir du cadre médical strict et servir dans le futur à améliorer des traits humains complexes (force, intelligence, caractère, etc.), qui seraient transmissibles aux générations futures, expose-t-il. En d’autres termes, CRISPR/Cas9 pourrait permettre de modifier l’espèce humaine… irréversiblement. Heureusement, on ne connaît pas aujourd’hui les gènes qu’il faudrait modifier pour aboutir à ce type de résultat. Mais qu’en sera-t-il dans le futur ? »

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, International, Santé - nutrition, Sciences

 

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