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Archives de Catégorie: Santé – nutrition

Ces normes pensées pour l’élevage industriel et qui détruisent le monde paysan

C’est une bataille peu médiatisée qui se déroule dans les campagnes. Face au risque d’un nouvel épisode de grippe aviaire, l’administration a sorti l’artillerie lourde à travers des mesures de biosécurité s’appliquant, de la même manière et quelle que soit leur taille, à tous les élevages de volailles. Plutôt que de questionner la densité des élevages, ou le rôle du transport d’animaux vivants dans la diffusion du virus, les élevages en plein air sont les plus affectés. Du Vaucluse au Calvados, en passant par la Drôme, des éleveurs, vétérinaires et consommateurs se mobilisent pour défendre l’élevage fermier face au modèle industriel.

Ces dernières semaines, les mesures de confinement des volailles ont été peu à peu levées dans l’hexagone, sauf dans le Sud-Ouest. L’influenza aviaire – appelée « grippe aviaire » si elle se transmet à l’homme, ce qui est rare – serait en voie « d’extinction prochaine », selon l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, remplacé le 17 mai par Jacques Mézard. Stéphane Le Foll précisait alors « que le respect des règles de biosécurité reste un préalable indispensable à la reprise d’activité ». Et c’est là que le bât blesse. Car ces règles, définies dans un arrêté de février 2016 [1], concernent tous les élevages de volailles, quels que soient leur taille, dès lors qu’il y a une activité commerciale.

« Celui qui a 50 poules en complément d’activité est assujetti aux mêmes mesures que celui qui en a 18 000, c’est ubuesque ! », déplore Christine Filliat, vétérinaire spécialisée en aviculture, à Châteauneuf-sur-Isère dans la Drôme. « Ce texte de loi s’est imposé dans les élevages en plein air en occultant les savoirs-faire ou les contraintes inhérentes aux petits élevages. »

« Beaucoup d’éleveurs sont perdus »

Éleveur de poulets et de pintades en plein air à Saint-Saturnin-lès-Apt, dans le Vaucluse, Denis Surgey est inquiet. A l’entrée de chacune de ses unités de production, il devra mettre en place un « sas sanitaire » et, à chaque fois, changer de tenue. « Quand on se rend avec du matériel dans les prés, que ce soit avec un véhicule motorisé ou pas, il faudrait désinfecter systématiquement le véhicule », explique t-il à Basta ! [2].

« Ce n’est pas tant le coût financier que l’impact quotidien que ces normes peuvent représenter, sachant qu’on est déjà assommés sur le plan administratif… Il y a beaucoup d’éleveurs qui sont perdus, qui ont perdu la foi et qui n’ont pas attendu pour arrêter. Si l’administration s’entête à vouloir appliquer tel quel le décret, je ne continuerai pas. » Le collectif « Sauve qui poule », qui rassemble consommateurs et éleveurs, et dans lequel milite Denis Surgey, vient de lancer une pétition pour alerter sur cette situation (voir la vidéo ci-dessous).

Des normes calibrées pour l’industriel

Comment expliquer de telles mesures ? « La plus grande crainte de l’administration est le passage du virus aviaire au porc, avec un risque de mutation pour l’homme », explique Christine Filliat. Les palmipèdes étant ceux par lesquels le scandale est arrivé, ils doivent désormais être gérés séparément des gallinacées (poulets, pintades, dindes…). Résultat, nombre de paysans qui élevaient différentes espèces de volailles ont cessé les canards et les oies, afin d’éviter la mise en place de doubles sas.

Dans le Calvados, Olivier Storez poursuit pour le moment l’élevage en plein air de canards, oies, poulets et poules pondeuses. « D’après leurs normes, je n’ai plus le droit de nourrir et d’abreuver à l’extérieur. Quant aux sas, c’est complètement irréaliste : il faudrait en mettre un à l’entrée du bâtiment, et de chaque parc et champ. Je ne vais pas changer de bottes pour aller d’une clôture à l’autre ! Il faudrait se changer pour vérifier par exemple que l’abreuvoir fonctionne. De toutes manières, s’il y a un virus, il peut passer d’un parc à l’autre, il faut être réaliste ! Tout est pensé par rapport à l’agriculture industrielle, le bon sens paysan n’existe plus. »

Pour l’élevage fermier, des mesures « irréalisables »

« C’est normal qu’il y ait des mesures sanitaires, car le risque d’épidémie existe et l’éleveur peut être rendu responsable », commente Christine Filliat. « Mais elles ne sont absolument pas adaptées aux élevages fermiers. Elles les mettent en danger économiquement, ou en danger tout court, car elles sont irréalisables. » C’est le cas pour de nombreux éleveurs qui ne sont pas propriétaires de leur terrain, et qui ont besoin de l’aval de leur bailleur pour réaliser les aménagements.

Christine Filliat, qui parcourt l’hexagone pour dispenser des formations sur la biosécurité, fait également état de nombreux endroits où il n’y a pas d’eau courante. « L’État et leurs agents n’ont aucune notion des pratiques réelles dans ces élevages », observe t-elle. L’angoisse du contrôle chez les éleveurs proches de la retraite a amenés ces derniers mois plusieurs d’entre eux à cesser prématurément leur activité.

« Une épée de Damoclès au dessus de la tête »

Depuis son installation il y a dix ans, Annick Cellard, éleveuse de 3 000 poules pondeuses en plein air à Tupins-et-Semons dans le Rhône, est soumise à des prélèvements obligatoires pour détecter la salmonelle, une bactérie pouvant causer des intoxications alimentaires. Ces prélèvements ne sont pas effectués sur la poule ou l’œuf, mais dans l’environnement de l’élevage, à savoir les parois du bâtiment, la ventilation, les mangeoires ou les perchoirs.

Suite à un contrôle positif en octobre dernier, Annick s’est retrouvée sans salaire pendant quatre mois. « Entre le vide sanitaire et la désinfection du bâtiment, il faut compter au minimum trois semaines », explique t-elle. A cela s’ajoute le temps de trouver un abattoir et un nouveau lot de poules. « J’ai aussi dû payer un transporteur pour qu’il vienne chercher les poules ainsi qu’une autre société pour qu’elle décontamine et composte les fientes. Je pourrais investir, prendre un salarié, mais je travaille avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. »

Annick Cellard avec l’une de ses poules devant son bâtiment d’élevage.

Ce qui choque particulièrement Annick, c’est que si la litière a bien été testée positive à la salmonelle dans son bâtiment, ni les poules ni les œufs n’étaient contaminés et donc dangereux pour le consommateur. « Que l’on fasse des prélèvements c’est normal, mais pas des mesures draconiennes », juge-t-elle. Dans le cas présent, les œufs ont été envoyés dans une casserie en vue d’être transformés pour l’industrie agroalimentaire. Les poules, elles, ont été conduites à l’abattoir pour être transformées en aliments pour animaux ou en nuggets… « Ce qu’il faudrait, si les œufs et les poules ne sont pas contaminés, c’est que l’on puisse continuer en acceptant une surveillance plus étroite. », complète Annick.

Des protocoles de contrôle peu équitables

Jean-Maxime Buisson partage cette colère, après avoir fait face à trois épisodes de salmonelles depuis 2007. Il gère une exploitation familiale de poules pondeuses bio, située à Bourdeaux (Drôme). « On nous demande toujours plus d’investissements. On veut nous faire croire que l’on va éradiquer toutes les bactéries. Or, les salmonelles se trouvent naturellement dans les voies digestives des animaux. » Jean-Maxime est membre d’un collectif d’éleveurs et vétérinaires qui a rédigé un courrier de saisine à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments), pour souligner les limites du protocole actuel et proposer des « techniques alternatives naturelles » comme la phagothérapie. La réponse de l’Anses, promise avant la fin de l’année 2016, se fait toujours attendre.

« Pour l’instant, les petites structures sont mises sous pression par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), souligne Jean-Maxime Buisson, également co-porte-parole du groupement d’agriculture biologique de la Drôme. Nous avons 4 200 poules, mais comme on a plusieurs bâtiments, il faut compter entre vingt et trente prélèvements par an. A l’inverse, une structure bio industrielle qui compte dans un même bâtiment 18 000 poules sera soumise à 4 ou 5 prélèvements. C’est injuste, et psychologiquement, c’est insoutenable. Il n’y a aucune reconnaissance de notre travail. »

Selon les départements et les inspecteurs, des exigences variables

« Le règlement est national mais il n’y a pas une DDPP qui procède de la même façon », s’insurge Annick Cellard. Un avis partagé par Denis Surgey dans le Vaucluse, qui note « une pression maximale » dans son département. « Ici, la direction départementale a exigé que des aménagements soient faits immédiatement, alors que la date butoir est le 1er juillet 2018. » A l’inverse, dans le Calvados, Olivier Storez évoque une rencontre avec le Préfet sur l’application des normes dont « le discours était assez réconfortant » : « La DDPP nous a dit qu’elle allait faire remonter les difficultés que nous rencontrons au ministère ».

La vétérinaire Christine Filliat reconnaît le fait que l’interprétation de la loi varie d’une DDPP à l’autre. « Il faut en finir avec cette situation dans laquelle l’application de la norme dépend du contrôleur. C’est la raison pour laquelle une réunion s’est récemment tenue avec l’ensemble des inspecteurs nationaux, pour essayer d’aboutir à un consensus », détaille-t-elle.

Privilégier l’obligation de résultat sur celle de moyen

Christine Filliat travaille avec la Confédération paysanne sur l’élaboration d’un guide pratique qui doit être validé par l’Institut technique des filières avicoles et l’administration, pour adapter la loi aux élevages en plein air. Ce guide concerne notamment les élevages dits « en autarcie », ayant le contrôle de leur chaîne de production, pour éviter l’introduction de virus (lire notre enquête sur les dessous de l’influenza aviaire et voir cette pétition). L’enjeu : trouver un équilibre entre le risque réel et l’investissement réalisé.

« Je ne suis pas forcément contre les normes, mais elles doivent être adaptées en fonction de l’échelle d’élevage », appuie Olivier Storez, qui prévoit d’organiser une formation dans le département. « Nous militons pour une obligation de résultat, et pas de moyens, atteste Denis Surgey. Notre intérêt c’est de préserver la santé publique et de garder notre clientèle en prenant les précautions nécessaires. » Depuis sa ferme dans le Rhône, Annick Cellard regrette que les éleveurs ne soient pas assez soutenus par les élus. A défaut de promesses électorales qui risqueraient de ne pas être suivies d’effet, ce sont les consommateurs des Amap où elle livre ses œufs qui lui permettent de tenir.

Sophie Chapelle

Photo de une : CC darvoiteau
Autres photos : © Sophie Chapelle / accueil de public sur une ferme dans le Rhône

Notes

[1Voir ici l’arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs dans le cadre de la prévention contre l’influenza aviaire. A noter que les élevages familiaux ne sont donc pas concernés (sauf dans le cas du confinement obligatoire pour la grippe aviaire.

[2Face aux rumeurs circulant dans la filière avicole autour des différentes mesures de biosécurité à mettre en place, la vétérinaire Christine Filliat insiste sur quelques points fondamentaux : revêtir une tenue spécifique à l’élevage en passant par un sas, pouvoir maitriser ce qui rentre dans les élevages – véhicule ou camion d’aliments à nettoyer à l’entrée et à la sortie du site –, être rigoureux sur la gestion des fumiers et cadavres d’animaux. Télécharger aussi ce document de la Confédération paysanne qui détaille les obligations.

Source

 

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Orthorexie : quand l’envie de manger sainement devient une maladie…..

Orthorexie : quand l'envie de manger sainement devient une maladie

Manger sainement oui évidemment (même si j’admet souvent que c’est de plus en plus difficile), mais ce ne doit pas tourner à la paranoïa non plus …

Comment l’obsession d’une alimentation saine et équilibrée peut devenir pathologique, et même dangereuse ?

Il n’y a pas très longtemps, alors que j’étais en famille, quelque chose m’a interpellée. Qui dit réunion de famille dit grande tablée, des plats qui défilent toute la journée : un vrai marathon.

Tout le monde discutait, buvait, mangeait, rigolait. Sauf ma cousine. Ma cousine Manon et ses milles questions :

« D’où viennent les fruits de mer ? Est-ce que les légumes sont bio ? Et quand les fruits ont-ils été cueillis ? »

S’intéresser à ce qu’on a dans son assiette, c’est une bonne démarche à priori. Sauf que Manon n’a pas avalé une bouchée au cours du repas (si vous sentiez l’odeur du bœuf bourguignon de mon père, vous comprendriez que cela relève de l’exploit).

Elle a même sous-entendu qu’elle n’aurait pas dû venir, qu’elle aurait dû manger chez elle. En fait, le comportement de ma cousine n’est pas nouveau, s’énerve ma tante :

« Elle est orthorexique ! »

Isolement socio-relationnel

Le mot vient du grec : « orthos » droit, correct, et « orexis » appétit, alimentation. Il apparaît pour la première fois dans l’article de 1997 « The Health Food Eating Disorder », du médecin américain Steven Bratman, et fait son entrée dans le Larousse en 2012.

L’orthorexie est l’obsession pour la qualité de l’alimentation : celle-ci doit répondre à des exigences que le mangeur s’impose en vue d’être en bonne santé, jusqu’à être assujetti à cette idée fixe.

Cela mène à des comportements énigmatiques : mâcher 50 fois un aliment avant de pouvoir avaler, exiger que le fruit que l’on mange ait été cueilli il y a quelques minutes seulement, etc.

Chercher à manger sainement est bien sûr louable, et si notre intérêt pour l’orthorexie s’explique par la hausse de ce comportement (Conseil Européen de l’information sur l’alimentation), l’obsession pour la « junk food » et ses conséquences en matière de santé publique restent prévalentes.

De même, l’idée n’est pas de dire que certaines approches nutritionnelles particulières comme le végétarianisme, le véganisme, ou autres régimes « free », relèvent de l’orthorexie.

Non, le problème, c’est la démesure du comportement, qui, exacerbé, devient un trouble des conduites alimentaires : quand l’alimentation surplombe toutes les autres préoccupations, et conduit tant à des carences nutritionnelles mauvaises pour la santé, qu’à un isolement socio-relationnel mauvais pour le psychique.

« Quelque chose ne tourne pas rond »

En consultant les forums, on se rend compte que beaucoup de personnes sont concernées, surtout des femmes. Comme Katechou :

« Je louche sur les étiquettes, je fais mon pain et mes yaourts moi-même, vais au marché pour mes fruits et légumes, utilise des modes de cuisson que je trouve plus appropriés, passe trois plombes à préparer le repas…
Cela ne m’arrange plus d’être invitée car je serais obligée de manger des aliments dont les qualités nutritives ne m’intéressent pas. Au fond de moi, je me doute que quelque chose ne tourne pas rond. »

Obsession du XXIe siècle

D’où vient cette pathologie ? Depuis « Et devant moi, le monde », de Joyce Maynard, on sait que JD Salinger observait un régime alimentaire d’ascète : des légumes crus, de l’agneau sans hormones cuit à moins de 150 degrés, des graines de tournesol, du miel non pasteurisé…

Il était en avance sur son temps ?

Nous avons discuté avec Nathalie Dumet, psychologue clinicienne, auteure de « L’inconscience dans l’assiette, 12 petites histoires pour se libérer des tyrannies alimentaires » :

« L’orthorexie est une pathologie propre aux obsessions du XXIe siècle. Il est possible d’établir une corrélation avec le discours contemporain ambiant et culpabilisant sur la nécessité d’une alimentation équilibrée. »

Les récents scandales alimentaires ont aussi leur part de responsabilité. En marquant fortement les consommateurs-mangeurs, ils ont avivé le caractère anxiogène de l’alimentation.

À ce sujet, le sociologue Claude Fischler parle d’OCNI : objets comestibles non-identifiés, pour parler des aliments « suspects » car modifiés, transportés, conditionnés.

Dans son livre, Nathalie Dumet évoque l’histoire de Christophe, un homme orthorexique, qui s’est fixé de nombreuses règles alimentaires restrictives. Elle le cite :

« Avec tout ce qu’on entend dans les médias – le scandale de la viande chevaline, la grippe aviaire, la vache folle, sans compter le rôle des pesticides et autres produits chimiques dans les cancers, etc. – on ne sait plus quoi avaler sans prendre un risque, on ne sait plus à qui se fier. »

La sensibilité des femmes enceintes

Interrogé par Rue89, Gérard Apfeldorfer, psychiatre, président de l’association GROS (Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids, ndlr), confirme :

« En tant qu’omnivores, nous avons le besoin biologique d’ingérer des aliments très variés, en conséquence la peur de s’empoisonner a toujours existé.
Mais aujourd’hui, la dramatisation de la santé est exacerbée, omniprésente. Cette tendance sociale, due à l’inquiétude quant aux modes de production et d’industrialisation, tend à favoriser l’émergence de pratiques orthorexiques. »

Une dramatisation qui touche en particulier certains publics, comme les femmes enceintes, à qui l’ont répète à outrance qu’elle risquent d’empoisonner leur bébé en mangeant ceci ou cela.

À ce sujet, lire l’entretien de Jean Michel Lecerf pour L’Obs, dans lequel le chef du Service nutrition à l’Institut Pasteur de Lille analyse le caractère anxiogène du « régime Dukan » destiné aux femmes enceintes :

« Nous n’avons jamais mangé aussi bien et aussi sainement dans les pays riches qu’aujourd’hui. Pourtant, à entendre certains experts de la nutrition, comme Dukan, nous nous empoisonnons. »

« Il me reprochait d’être casanière »

Pour se « protéger », la personne orthorexique s’impose énormément de règles. Cela commence assez simplement, en s’intéressant à de nouvelles pratiques qui surfent sur la tendance.

On suit quelques comptes Instagram « healthy », des blogueuses « food » type « green me up », « clean cuisine », ou le site Goop de Gwyneth Paltrow – absolument impossible à suivre consciencieusement à moins d’être riche et de ne pas avoir de travail (absolument impossible, donc).

Et puis on se tourne vers des régimes plus ou moins douteux, des nutritionnistes, diététiciens, des médecines alternatives, avant de se retrouver submerger par un tas de diktats et de règles.

C’est l’histoire de Camille, une jeune femme de 30 ans, qui flirte avec l’orthorexie depuis quelques temps, comme une funambule sur la fine limite entre ce qui est normal et pathologique.

Je la rejoins quai de Valmy, dans le 10ème arrondissement. Elle est venue avec sa dernière acquisition : le livre « Nature, D.I.Y. » d’Anna Carlile. Le ton est donné.

Elle a commencé à s’intéresser aux vertus d’une bonne alimentation parce qu’elle était fatiguée, qu’elle avait du mal à se concentrer, et qu’elle avait envie de perdre quelques kilos aussi.

Peu convaincue par le régime hyper-protéiné que lui avait recommandé une diététicienne, Camille s’est mise à la naturopathie. Un bilan vital et une séance d’iridologie plus tard, elle se lance dans le nouveau régime alimentaire préconisé :

« Au début, j’ai voulu tester la semaine uniquement au fruit, chaque mois. Mais c’était trop violent, même si j’ai remarqué des effets positifs, j’ai dû arrêter. »

Camille raconte qu’un moment est venu pour elle où les apéros entre amis l’angoissaient plus qu’autre chose, qu’aller à des barbecues était presque devenu une corvée, et qu’une proposition pour aller au ciné lui faisait automatiquement penser au temps qu’elle n’aurait pas pour acheter / préparer son alimentation.

« En fait, j’étais bien… et en même temps je n’étais pas bien, de ne pas voir les gens.
Même avec mon ex, si ce n’est pas la cause directe de notre rupture, ça a participé à la dégradation de notre relation. Il me reprochait souvent d’être casanière. »

Orthorexie paranoïaque et dérives sectaires

Aujourd’hui Camille fait toujours attention à son alimentation, mais elle a une vie normale. Elle met même en garde :

  • Il vaut mieux consulter un nutritionniste, vrai professionnel, que de récolter des conseils plus ou moins sérieux à droite et à gauche.
  • Il faut savoir être raisonnable, sinon cela devient très chronophage et on a plus de vie sociale.
  • Et surtout, « surtout », faire attention aux gourous :
« J’ai fait un stage de naturopathie d’une semaine, avec Régénère, l’association de Thierry Casasnovas [Rue89 s’est déjà penché sur son cas, ndlr]. J’ai pensé qu’il s’apparentait à un gourou, et que ses activités étaient sectaires.
Il y avait même comme des séances de prières, subtilement il trouvait le moyen de faire passer un message religieux. Ce n’était pas du tout l’idée du stage, ce n’était pas prévu.
Quand je pense que je lui ai acheté un extracteur de jus de plus de 300 euros… »

Pour Gérard Apfeldorfer ce risque est très sérieux. C’est ce qu’il appelle l' »orthorexie paranoïaque » :

« Certains revendiquent l’existence d’un complot organisé par les industries agroalimentaires, de mèche avec les politiques et les médias. À tel point qu’on peut tomber dans des dérives sectaires. Et là, ça devient dangereux. »

On n’en doute pas :

Mais alors, suis-je orthorexique ?

On en convient, c’est extrême. Mais la limite entre le pathologique et le normal est très fine. Alors quoi, si vous aimez bien votre petite épicerie bio, si vous prenez toujours votre salade au même producteur local, c’est que vous êtes orthorexique ? À quel moment cela devient excessif ?

Nathalie Dumet :

« Sans nul doute, il existe un fossé entre le simple voire légitime souci du bien manger et cette nouvelle pathologie qu’est l’orthorexie, mais la limite est parfois ténue. »

En 1997, Steven Bratman accompagne son article d’un test en 10 items pour aider les gens à se départager :

  • Vous pensez à votre alimentation plus de 3 heures par jour.
  • Vous ajoutez vos croyances propres à une théorie alimentaire existante.
  • Vous vous sentez souillé, anxieux après avoir mangé un aliment que vous ne considérez pas sain…

Si vous correspondez à l’une de ces affirmation, désolée de vous l’annoncer : vous êtes probablement orthorexique. Gérard Apfeldorfer veut nuancer la pertinence de ce test :

« Si on suit cela, on trouve forcément une prévalence de l’orthorexie très importante. Sur une étude effectuée auprès de diététiciens nutritionnistes au Brésil, nous sommes arrivés à une prévalence de 88,7% !
D’autres études critiques de cette approche, plus récentes et plus fiables, estiment le niveau général d’orthorexie à 1%. »

Il faut donc relativiser : vous êtes orthorexique quand votre vie tourne entièrement autour de l’alimentation. Le point de bascule, c’est quand on ne peut plus faire autrement, par exemple quand on commence à refuser des repas chez des amis uniquement pour cette raison.

Anorexie et orthorexie

Pour Nathalie Dumet, les comportements alimentaires s’inscrivent dans l’histoire affective des personnes, il faut prendre en compte à la fois les dimensions sociales et psychopathologiques :

« Il existe un continuum entre la pression sociale extérieure de plus en plus prégnante sur l’alimentation, et des causes psychiques, psycho-affectives, inhérentes aux individus.
Dans le cas de Christophe, cité dans mon livre, son trouble était le report sur l’alimentation d’un trauma issu de sa relation avec son père, ou plutôt son absence, donc d’un sentiment d’abandon vécu dans sa jeunesse. »

D’ailleurs, l’orthorexie converge généralement avec d’autres troubles alimentaires, comme me l’indique Nathalie Dumet dans un lapsus : elle se trompe en utilisant le terme d’anorexie au lieu d’orthorexie.

« J’aimerais m’en sortir »

Comment en finir avec l’orthorexie ? La difficulté, c’est que beaucoup de personnes s’en accommodent très bien finalement, ce que Gérard Apfeldorfer qualifie d' »orthorexie hypocondriaque » :

« Pour sortir de ce trouble, il faut qu’il engendre une vraie gêne : des carences entraînant un affaiblissement physique, un isolement social, un mal être psychologique.
Mais même en présentant ces symptômes, très peu d’orthorexiques demandent de l’aide, car ils sont persuadés de détenir la vérité, de ne pas avoir besoin d’être soignés. »

C’est un peu ce que « Sarahmichelle » exprime sur un forum :

« J’en souffre énormément et j’aimerais m’en sortir. Mais ma tête contrôle tout et aujourd’hui je veux guérir alors que demain matin je me sentirai très bien comme ça. Je ne sais pas comment m’en sortir. »

Reconnaître sa pathologie, c’est déjà un premier pas. Parfois cela demande une « douche froide », comme pour Christophe, lorsque l’une de ses stagiaires l’interpelle :

« Vous ne buvez jamais le même café que nous (…). Je ne vous ai jamais vu non plus partager un repas avec vos assistantes ou vos collaborateurs, au restaurant du personnel ou ailleurs. Et quand il y a un pot dans la société, c’est tout juste si vous portez vos lèvres à la coupe. »

C’est cet événement qui l’a poussé à aller toquer à la porte de Nathalie Dumet :

« C’est un cheminement psychique, de la reconnaissance du trouble à l’identification de ses racines jusqu’au travail de reconstruction. La psychologie n’a pas le monopole, mais elle a un rôle important. »
 
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Publié par le 22 mai 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Facebook, Twitter et Instagram portent atteinte à la santé mentale des jeunes, selon une étude britannique

Facebook, Twitter et Instagram portent atteinte à la santé mentale des jeunes, selon une étude britannique

Les réseaux sociaux ne sont pas sans risque sur la santé mentale des jeunes. Loin de là. Selon une étude de la « Royal Society for Public Health » et du « Young Health Movement », publiée vendredi 19 mai et relayée par le Guardian, quatre des cinq réseaux sociaux les plus populaires portent atteinte à la santé des jeunes. 

Et c’est Instagram qui impact le plus négativement ce public, d’après cette étude conduite sur 1 500 jeunes âgés de 14 à 24 ans. Snapchat, Facebook et Twitter sont aussi dangereux, seul YouTube aurait un impact positif.

Troubles du sommeil, anxiété, dépression…

Ces réseaux sociaux ont un impact négatif sur la santé mentale des jeunes car ils exacerbent chez les enfants et les jeunes les problèmes d’image corporelle, les troubles du sommeil mais aussi les sentiments d’anxiété, de dépression et de solitude, ont noté les participants à l’étude.

« Il est intéressant de noter qu’Instagram et Snapchat se classent parmi les pires réseaux sociaux en terme de santé mentale et de bien-être. Les deux plateformes sont très centrées sur l’image et peuvent susciter un sentiment d’infériorité et d’anxiété chez les plus jeunes », explique Shirley Cramer, directrice générale de la « Royal Society for Public Health ».

Cette dernière exige des mesures renforcées afin que « les réseaux sociaux ne ressemblent pas au Far West quand il s’agit de la santé mentale des jeunes et de leur bien-être ». Pour celle-ci, les entreprises de médias sociaux devraient avertir les jeunes utilisateurs lorsqu’ils utilisent trop ces applications tandis qu’Instagram devrait prévenir sa communauté quand des photos ont été retouchées.

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Publié par le 21 mai 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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L’explosion des troubles chez les tout-petits surexposés aux écrans

Un enfant regarde un dessin animé sur une tablette.
Serge Tisseron: il faut alerter la population sur l’aspect catastrophique des écrans sur les jeunes enfants. – © LEON NEAL – AFP

Une polémique qui n’est pas neuve vient d’être relancée en France par une enquête publiée par le Figaro. La conclusion d’un médecin est que les bébés et les enfants élevés à la tablette et au smartphone présentent des comportements « ressemblant à des symptômes autistiques « . Plutôt que de paniquer, mieux vaut adopter quelques règles.

L’enquête évoque rien moins que l’explosion des troubles chez les tout-petits surexposés aux écrans. Le médecin prend en exemple un petit garçon qui, familiarisé à la tablette numérique dès ses 18 mois, refuse désormais de se mettre à table, ou de s’endormir s’il n’a pas son écran sous le nez. Et depuis son arrivée en maternelle, il ne répond pas à son prénom et regardait dans le vide.

Troubles d’apprentissage et difficultés à fixer le visage d’autrui

Nous avons contacté Serge Tisseron, psychiatre réputé pour sa théorie  » 3, 6, 9, 12  »  (voir infra) sur les enfants confrontés à l’écran. Il a rencontré, mardi, les auteurs de l’enquête. Et s’il se dit en accord avec certains constats, il l’est moins sur la stratégie à mener.  » Il faut alerter la population sur l’aspect catastrophique des écrans sur les jeunes enfants. Cela peut effectivement causer des troubles d’apprentissage et entraîner des difficultés à fixer le visage d’autrui.  Mais est-ce de l’autisme ou du pseudo-autisme? Je l’ignore. On constate qu’il suffit d’arrêter l’accès à la télévision pour supprimer les symptômes. »

Mais alors que l’auteur de l’enquête croit dans la nécessité de  » culpabiliser les parents « , selon Serge Tisseron, lui assure que tous les programmes ‘antitélé’ ont toujours échoué:  » En général, ces enfants regardent la télévision avec leurs parents. Ce qu’il faut, ce sont des programmes sociaux pour aider les parents« .  Sa conclusion est d’ailleurs optimiste :  » Une fois arrivé à l’âge scolaire, l’enfant tire un bénéfice de l’usage des écrans.  »

Rappeler la règle du 3, 6, 9, 12

En Belgique, Yapaka connaît bien le problème. Cet organisme de la Fédération Wallonie-Bruxelles est responsable de la prévention de la maltraitance à l’égard des enfants.

Pour Claire-Anne Sevrin. Directrice de Yapaka, il est important, pour les parents, de maîtriser les écrans et d’accompagner les enfants dans leur rencontre avec ces fenêtres virtuelles en fonction de leur stade développement. Elle rappelle la règle du 3, 6, 9, 12 popularisée par le psychiatre français Serge Tisseron et largement partagée par les professionnels de l’enfance. La règle est facile à retenir : pas d’écran avant 3 ans, pas de console de jeu avant 6 ans, pas d’internet seul avant 9 ans et pas de réseau social avant 12 ans.

La vraie vie pour mieux gérer l’existence virtuelle

 » Il ne faut pas diaboliser les écrans, mais avant 3 ans un enfant doit faire sa propre expérience de la vie avant de découvrir les écrans. Tout le temps qu’il passe devant une télévision est soustrait au temps qu’il passe à apprendre à toucher des matières, à taper sur une boîte en plastique et à être acteur du monde qui l’entoure. Il doit profiter de ces quelques années pour développer ses cinq sens « . Un écran en fait un simple spectateur. Ce qui lui fait rater son développement avant 3 ans. Le site de Yapaka est sans ambiguïté : « A l’heure où les écrans captivent les plus jeunes par leur praticité, leur instantanéité et leur aspect ludique, une utilisation de ceux-ci, avant 3 ans, peut interférer négativement dans le développement des enfants« .

C’est la raison qui doit inciter à ne pas laisser jouer les enfants de moins de six ans avec des consoles de jeux. « Tout le temps qu’il passe devant une console, il ne le consacre pas au développement de son intelligence sensori-motrice. »

Ce n’est pas un problème de technologie

Et c’est toujours la même réflexion qui milite pour ne pas laisser les moins de 12 ans, seuls devant des réseaux sociaux. Il est important de créer des relations réelles avant de se créer une vie virtuelle, explique Claire-Anne Sevrin par un exemple :  » On ne lâche pas un enfant de 12 ans dans une ville qu’il ne connaît pas s’il n’a pas appris à trouver son chemin ou à lire une carte « .

Mais pour la directrice de Yapaka, ce n’est pas un problème de technologie.  » C’est plutôt une manière de se comporter face à la technologie. Face à une personne virtuelle, va-t-on la harceler, l’injurier ou plutôt faire montre d’empathie ? C’est l’accompagnement des parents qui permet de faire la différence « .

Enfin, Serge Tisseron veut rassurer les parents accros aux nouvelles technologies et qui veulent en faire profiter leurs enfants :  » Votre enfant ne sera jamais en retard en matière de nouvelles technologies. S’il vit loin des écrans, il rattrapera très vite les compétences acquises par d’autres.  »

L’autre victime de l’usage d’un écran est le temps: regarder une tablette, une télé ou un smartphone est atrocement chronophage. Qui oserait prétendre le contraire?

Source

 

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Liste des eaux en bouteille qui n’ont aucun polluants (et celles qui en contiennent)

biberon_eau

En ce qui concerne les eaux en bouteille, 37 échantillons sur 47 (78%) ne présentaient aucun des 85 polluants recherchés. Parmi les eaux en bouteille sans aucune trace de polluant, on retrouve les eaux minérales Evian, Contrex, Courmayer, Thonon, Montcalm, Wattwiller, les eaux minérales des marques Auchan, Carrefour, Leclerc et Leader Price, et les eaux minérales gazeuses Perrier, Badoit, San Pellegrino ou Quezac. 23 eaux de source en bouteille n’avaient également aucune trace de substance toxique.

Seules 10 références d’eau en bouteille présentaient des microtraces de polluants d’après 60 Millions de consommateurs. Parmi les eaux minérales testées positives: Hépar (buflomédil (médicament)), Volvic (atrazine), Vittel (hydroxyatrazine), Cora (atrazine), et l’eau de source Cristaline (de source Louise) avec de l’oxadixyl (pesticide).

Plus surprenant, du tamoxifène, qui est un traitement du cancer du sein, aurait été retrouvé dans la Saint Amand, la Mont Roucous, la St Yorre et La Salvetat, l’eau de source Carrefour Discount, ainsi que dans 3 prélèvements sur 10 d’eau du robinet.

Des toxicologues ont été interpellés par la présence de tamoxifène dans tous ces prélèvements et ont évoqué des « faux positifs ». Les résultats ont immédiatement été contestés par la Chambre Syndicale des Eaux Minérales Naturelles: une contre-expertise réalisée à sa demande par un laboratoire indépendant du CNRS à l’Université de Bordeaux a conclu à « l’absence de résidus médicamenteux dans les eaux minérales ».

Le syndicat rajoute que les traces de pesticides retrouvées dans les eaux minérales le sont à des niveaux infinitésimaux et donc « parfaitement conformes à la réglementation ». (source)

Pour compléter, Voici les marques d’eau en bouteilles qui possèdent des polluants d’après 60 millions de consommateurs et Tuxboard :

On a pu détecter des pesticides ou polluants chimiques dans quelques marques d’eau en vente dans les magasins . Selon l’étude menée conjointement par France libertés et 60 millions de consommateurs, des polluants ont été retrouvés dans 10 bouteilles d’eau sur les 47 examinées. Des micro-traces qui ne serait pas nuisibles pour la santé de l’homme mais c’est une situation qui pose cependant la question de la pureté de l’eau en bouteille.

Ce qui a été retrouvés sont des traces de pesticides et de médicaments. Mais alors quelles sont les marques concernées par les résultats de cette étude?

Voici les 10 marques d’eau en bouteilles incriminées avec les particules de pollution concernées.

Hépar – Source Hépar

 

Buflomédil (médicament, vasodilatateur)

Mont Roucous – Source Mont Roucous

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Tamoxifène (hormone de synthèse utilisée pour lutter contre le cancer du sein)

Saint Amand – Source du Clos de l’abbaye

eau en bouteilles

Tamoxifène et Naftidrofuryl (médicament, vasodilatateur)

 

Eau en bouteilles: Vittel – Grande source

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Hydroxyatrazine (pesticide)

On en parlait dans ce reportage :

Volvic – Source Clairvic

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Atrazine (pesticide)

Carrefour discount – Source Céline Cristaline

Tamoxifène

 

Cora – Source Saint-Pierre

Atrazine

Cristaline – Source Louise

Oxadixyl (pesticide)

La Salvetat – Source La Salvetat

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Tamoxifène

 

St-Yorre – Source Royale

Tamoxifène

Parmi les eaux en bouteille sans aucune trace de polluant, on retrouve les eaux minérales Evian, Contrex, Courmayer, Thonon, Montcalm, Wattwiller, les eaux minérales des marques Auchan, Carrefour, Leclerc et Leader Price, et les eaux minérales gazeuses Perrier, Badoit, San Pellegrino ou Quezac. 23 eaux de source en bouteille n’avaient également aucune trace de substance toxique.

Pour conclure : Renseignez-vous sur la qualité de votre eau du robinet car souvent elle est meilleure ou voire de même qualité que les eaux en bouteilles. Surtout que le point le plus négatif, outre le prix très élevé, et malgré les efforts des fabricants, sont bien les bouteilles en  plastiques difficilement biodégradables qui polluent les sols et nos océans.

Seules ces 10 références d’eau en bouteille présentaient des microtraces de polluants d’après 60 Millions de consommateurs.

Ajout d’information

Suite à cet article nous avons été contacté par la Chambre Syndicale des Eaux Minérales. Voici leur mail :

Nous faisons suite à l’article que vous avez publié « Voici les marques d’eau en bouteilles qui possèdent des polluants ».

Vous faîtes référence à un article de 60 Millions de Consommateurs sur la qualité de l’eau datant du 25 mars 2013. Cette information est maintenant largement dépassée :

Sachez que les résultats de cette étude ainsi que la méthodologie ont, depuis cette période, été contestés.

En effet, une étude a été menée par un laboratoire indépendant spécialisé dans la recherche au niveau de « l’ultra traces » (micro-particules).

-13 000 analyses ont été effectuées sur les polluants émergents, sur 40 marques d’eau embouteillées en France.

-La recherche a porté sur 330 molécules : médicaments, hormones, pesticides et autres molécules liées aux activités humaines.

Cette étude prouverait que : 

-ll n’y a aucune trace de médicament, d’hormone, de phtalate, ni de Bisphénol A dans les eaux embouteillées.

-100% des eaux embouteillées sont conformes à la réglementation, à des seuils même 2 fois plus bas que les limites réglementaires en matière de pesticides.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur http://eaumineralenaturelle.fr/qualite/qualite-de-leau-en-bouteille

Et consulter le communiqué de presse joint afin de pouvoir rectifier l’information que vous avez publiée.

Les études sont souvent contestées par les lobbys, mais dans le doute et par soucis d’équité, nous avons voulu publier cette information.

Mais cela n’enlève rien au problème de pollution engendrée par la production des bouteilles d’eau.

 
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Publié par le 18 mai 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Des superbactéries inconnues retrouvées chez un patient sur trois dans les hôpitaux US

Des superbactéries inconnues retrouvées chez un patient sur trois d'hôpitaux US
Inquiétant, c’est pourquoi il faut éviter au maximum les antibiotiques : ça crée des « résistances », alors que notre organisme sait parfaitement se défendre … (une fièvre est provoquée par l’organisme qui se défend, une douleur est une alerte de l’organisme, etc ..)

Une équipe de scientifiques américains a découvert une souche bactérienne inconnue chez un patient sur trois des hôpitaux d’une ville dans l’État du Texas. Surprise terrifiante, car les bactéries s’avèrent résistantes à presque tous les antibiotiques.

Des superbactéries capables de résister à presque tous les antibiotiques ont été retrouvées chez un patient sur trois des hôpitaux de la ville américaine de Houston, dans l’État du Texas, révèle une étude parue dans la revue scientifique mBio.

« La découverte de cette souche rare de superbactéries dans notre ville a été une grande surprise », a confié James Musser du Houston Methodist Hospital. « Les pneumocoques sont des bactéries répandues provoquant souvent des maladies, et il nous faut comprendre en urgence comment combattre son invulnérabilité et créer de nouveaux vaccins, ainsi que de nouvelles méthodes pour traiter et pour diagnostiquer l’infection. »

M. Musser et ses collègues ont examiné les génomes de plus de 1 700 types de klebsiella pneumoniae, découverts chez les patients du Texas ces quatre dernières années, et ont tiré une conclusion inquiétante : environ un tiers des patients des hôpitaux de Houston sont porteurs d’une souche de pneumocoques extrêmement dangereuse, dont le nombre ne cesse d’augmenter.

La souche CG307 est mal connue et techniquement invulnérable aux médicaments. Les scientifiques n’ont pas encore trouvé de moyens efficaces de la combattre et essayent de déterminer quels antibiotiques influencent la souche CG307 au moins partiellement pour éviter son éventuelle évolution.

Le problème des soi-disant superbactéries, microbes résistants aux antibiotiques, se pose de plus en plus crûment ces dernières années. Il s’agit d’agents infectieux qui peuvent être rares comme répandus mais qui sont tous dangereux, tels que les staphilococcus aureus ou les klebsiella pneumoniae. Selon les scientifiques, les hôpitaux et les fermes d’éleveurs peuvent servir d’« incubateurs » pour ces agents.

Source

 

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Des scientifiques découvrent que le jeûne Déclenche la régénération des cellules souches et combat le cancer

Un certain nombre d’anciennes pratiques de santé se révèlent être efficaces de plusieurs façons. Des scientifiques ont désormais découvert la première preuve d’une intervention naturelle qui déclenche la régénération des cellules souches d’un organe ou d’un système.

L’étude a été publiée dans le numéro de Juin 2014 de Cell Stem Cell par des chercheurs de l’Université de Californie du Sud. La recherche montre que les cycles de jeûne prolongé protègent le système immunitaire contre les dommages et induisent la régénération du système immunitaire. Ils ont conclu que le jeûne fait passer les cellules souches d’un état dormant à un état d’auto-renouvellement. (1)

Les essais cliniques humains ont été effectués en faisant appels à des patients qui étaient sous chimiothérapie. Pendant de longues périodes de temps, les patients n’ont pas mangé, ce qui a réduit considérablement le nombre de leurs globules blancs. Chez la souris, des cycles de jeûne « ont activé le mode régénératif, en changeant les voies de signalisation des cellules souches hématopoïétiques, qui sont responsables de la génération du sang et du système immunitaire. » (1)

« Nous ne pouvions pas prévoir que le jeûne prolongé aurait un effet si remarquable dans la promotion de la régénération des cellules souches du système hématopoiétique. Lorsque vous mourez de faim, le système tente d’économiser l’énergie, et l’une des choses qu’il peut faire pour économiser l’énergie est de recycler un grand nombre de cellules immunitaires qui ne sont pas nécessaires, en particulier celles qui peuvent être endommagées. Ce que nous avons commencé à remarquer à la fois chez l’humain et la souris est que le nombre de globules blancs dans le sang baisse avec un jeûne prolongé. Puis, quand vous alimentez de nouveau, les globules blancs reviennent.  » – Valter Longo, auteur correspondant. (1)

Encore une fois, parce que le jeûne réduit considérablement le nombre de globules blancs du sang, cela déclenche la régénération des cellules souches de nouvelles cellules du système immunitaire. Plus important encore, il réduit l’enzyme PKA, qui a été liée au vieillissement, à la progression des tumeurs et au cancer. (1) Il est également important de mentionner que le jeûne protège contre la toxicité dans un essai clinique pilote où les patients ont jeûné pendant 72 heures avant une chimiothérapie.

« La chimiothérapie provoque des dommages collatéraux importants pour le système immunitaire. Les résultats de cette étude suggèrent que le jeûne peut atténuer certains des effets nocifs de la chimiothérapie. » Co-Auteur Tanya Dorff (1)

Le jeûne est une tradition qui faisait partie intégrante de nombreuses cultures anciennes, des védiques aux bouddhistes et plus, le jeûne ne doit pas être confondu avec la famine. C’est le processus de se restreindre et de contrôler l’expérience sensorielle de l’alimentation et dans le même temps faire en sorte que vous le faites correctement. Lorsque je jeûne, je fais habituellement des jeûnes à l’eau et je le fais depuis près de huit ans maintenant et je me sens toujours bien et plein d’énergie après l’avoir fait.

Plus de recherche

1. Le jeûne aide à se protéger contre les maladies du cerveau:

Des chercheurs de l’institut national du vieillissement de Baltimore ont trouvé des preuves que jeûner pendant un ou deux jours par semaine peut prévenir les effets de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson. La recherche a également trouvé que réduire l’apport quotidien de 500 calories par jour pendant deux jours sur sept peut montrer des effets bénéfiques clairs pour le cerveau.

2. Le jeûne réduit votre risque de maladie cardiaque et de diabète:

Avoir régulièrement un jour sans nourriture réduit votre risque de maladie cardiaque et de diabète. Des études montrent que le jeûne libère une poussée significative de l’hormone de croissance humaine, qui est associée à l’accélération du métabolisme et à la combustion des graisses. L’élimination des graisses est connue pour réduire le risque de maladie cardiaque et de diabète. Les médecins commencent même à considérer le jeûne comme traitement.

3. Le jeûne traite efficacement le cancer dans les cellules humaines:

Une étude de la revue scientifique du vieillissement a constaté que les patients atteints de cancer qui incluent le jeûne dans leur traitement ont perçu moins d’effets secondaires de la chimiothérapie. Tous les tests effectués jusqu’ici montrent que le jeûne améliore la survie, ralentit la croissance tumorale et limite la propagation des tumeurs. L’Institut national du vieillissement a également étudié un type de cancer du sein en détail afin de mieux comprendre les effets du jeûne sur le cancer. À la suite d’un jeûne, les cellules cancéreuses ont essayé de faire de nouvelles protéines et ont pris d’autres mesures pour continuer de grandir et de se diviser. À la suite de ces mesures, qui à leurs tours ont conduit à un certain nombre d’autres mesures, des molécules de radicaux libres préjudiciables ont été créées, ce qui a démolit le propre ADN des cellules cancéreuses et provoqué leur destruction! C’est le suicide cellulaire, la cellule cancéreuse essaye de remplacer toutes les choses manquantes dans le sang dont elle a besoin pour survivre après une période de jeûne, mais ne peut pas. A son tour, elle tente de les créer et cela conduit à sa propre destruction.

Encore une fois, assurez-vous de faire des recherches avant d’essayer cela. Espérons que cela puisse vous emmener plus loin pour examiner la question si vous êtes vraiment intéressé.

Sources:
(1) news.usc.edu
www.scientificamerican.com
www.sciencedaily.com
www.dailymail.co.uk
www.guardian.co.uk
www.nia.nih.gov
www.collective-evolution.com

Via MR

 
5 Commentaires

Publié par le 15 mai 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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