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Archives de Catégorie: Politique

Après les perquisitions chez LFI, l’État et les médias lynchent Mélenchon

Après les perquisitions chez LFI, l’État et les médias lynchent Mélenchon

Par Alexandre Lantier

Suite aux perquisitions menées contre La France insoumise (LFI) sur ordre du parquet de Paris mardi, la justice et les médias lancent une campagne violente contre le chef de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Le but est manifestement de menacer d’interdire LFI, une organisation qui a reçu les voix de 20 pour cent des Français aux dernières élections présidentielles, ou du moins de faire planer sur les têtes de ses dirigeants la menace de peines considérables.

Ceci serait un pas majeur dans la transformation de l’État policier créé en France sous l’état d’urgence de 2015-2017 en un appareil servant ouvertement à écraser l’opposition politique et la colère sociale contre l’aristocratie financière. En fait, la manière dont les milieux officiels traitent cette perquisition est un avertissement de la profonde crise de la démocratie française. Un État policier existe et se consolide rapidement en France, posant une menace mortelle aux travailleurs.

L’État et les médias se concentrent sur le fait que Mélenchon se serait emporté contre les policiers qui menaient la perquisition au siège de LFI, et qui tentaient d’empêcher illégalement les députés de LFI de pénétrer dans le siège de leur parti. Ces derniers ont dû forcer une porte gardée par la police pour entrer dans leurs locaux, et le ton est monté entre Mélenchon et les policiers à l’intérieur du siège. De nombreuses vidéos de la confrontation circulent en ligne.

Dans l’une d’elles, Mélenchon dit: «Vous ne vous comportez pas en policiers républicains. … Vous ne pouvez pas nous molester, vous ne pouvez pas nous pousser, vous n’avez pas le droit de nous empêcher de rentrer dans nos locaux, surtout que nous ne posons aucun obstacle à vos perquisitions. Mais vous, vous vous comportez d’une drôle de manière. Vous entrez, vous prenez des tas de choses, vous ne dites pas quoi, vous repartez et on ne sait pas ce que vous avez pris.»

En fait, en plus d’éventuels biens personnels des dirigeants de LFI, on sait que la police a aspiré toutes les données au siège de LFI. Manuel Bompard, le coordinateur des campagnes de LFI, a dénoncé le comportement de la police et des enquêteurs: «On m’a empêché d’assister à la procédure administrative, alors que je suis le responsable légal de La France insoumise, je n’ai pas pu assister aux opérations. (…). Aucun Procès Verbal ne m’a été proposé à être signé.»

«Un policier m’a attrapé par le cou, attrapé par le bras, m’a tiré. Ce policier, sa hiérarchie est venue en lui disant ‘calme-toi’. J’ai été violenté, agressé (…). Ce qui s’est passé est inacceptable», a-t-il ajouté, en affirmant qu’il va «porter plainte au commissariat pour les coups qui (lui) ont été portés.»

Néanmoins, l’État et les médias, loin de critiquer le comportement de la police, se sont rapidement rangés derrière elle pour attaquer Mélenchon. Hier, la justice a annoncé une enquête visant le comportement de Mélenchon lors des perquisitions. Le parquet de Paris, qui avait lancé les perquisitions, a ouvert une enquête concernant des faits de «menaces ou actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique», selon L’Obs.

Plusieurs syndicats de police, proches de l’extrême-droite, ont exigé des «excuses publiques» à Mélenchon, dont le syndicat police de Force ouvrière. Le syndicat Alliance a appelé le nouveau ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner à porter plainte contre le chef de LFI.

Pour tenter de maintenir un faux-semblant d’impartialité malgré avoir lancé cette procédure, le procureur de Paris François Molins a ensuite demandé au procureur général d’en être dessaisi au profit du procureur du tribunal de grande instance le plus proche.

Les principaux médias français lancent une vague de dénonciations de Mélenchon. Celles-ci mettent en lumière surtout le respect illimité de la police qui prédomine dans les publications «de gauche», qui sont toutes par contre d’accord pour menacer Mélenchon. LibérationLe Monde, et L’Obs ont tous publié des articles hostiles envers LFI.

Libération a sonné la charge contre LFI avec des articles réactionnaires qui laissaient entendre que le comportement de Mélenchon pourrait justifier l’illégalisation de LFI. Le journal a mis à la une la photo de Mélenchon et le titre «L’éclat de trop?» Dans son article intitulé «Perquisition chez Mélenchon: de l’insoumission à l’obstruction», qui accuse Mélenchon sans preuve d’avoir tenté de faire obstruction aux perquisitions, le journal assène: «Le leader de la France insoumise se pose en martyr politique au risque de l’illégalité.»

Ayant lancé cette menace extraordinaire, Libération s’attaque aux élus LFI: «Pas banal, en France, de voir des élus s’opposer physiquement à des policiers qui appliquent une décision de justice.»

Dans l’éditorial intitulé «Tactique», le journal joue d’abord le bon prince, avouant qu’il n’y a «rien d’étonnant» à ce que LFI «vitupère contre une opération policière d’une telle ampleur. … Mais si l’on prend un peu de recul, il faut bien dire que la réaction des leaders de La France insoumise est pour l’essentiel outrancière et peu légitime.» Déclarant que «les juges faisaient seulement leur travail», Libération conclut: «là où la limite est franchie, c’est quand des députés de la nation font entrave, par le nombre et par les décibels, à une enquête judiciaire parfaitement légitime.»

En fait, il n’y a aucune raison de croire que les juges ne faisaient que leur travail, ou que l’enquête judiciaire qui a servi de prétexte aux perquisitions est «parfaitement légitime.» On a récemment appris que le premier ministre Edouard Philippe avait «auditionné» tous les candidats au poste de procureur de Paris. Le journal Les Echos a traité cela de «fait inédit» et relevé «Un entretien ‘assumé’ par Edouard Philippe, qui désire ‘être certain’ qu’il sera ‘parfaitement à l’aise’ avec le futur procureur.»

En clair, le procureur a été soigneusement choisi par le pouvoir, qui était sans doute au courant mardi d’une opération de police d’une telle envergure – avec une quinzaine de perquisitions menées par plus d’une centaine de policiers – avant qu’elle ne se produise. L’attaque contre Mélenchon et LFI est manifestement une attaque politique, menée alors que l’exécutif est au plus bas dans les sondages et qu’il cherche désespérément à étouffer toute opposition sociale à son programme.

Ceci souligne encore une fois la faillite politique de l’orientation politique proposée par Mélenchon lui-même, son nationalisme, ses liens avec l’armée et le renseignement, et son appel à intégrer des forces de droite dans LFI, le plus récemment à son université d’été. Il est important de souligner le fait remarquable que malgré ces liens dans l’appareil d’État, Mélenchon semble avoir été surpris par la perquisition menée contre lui mardi. Les divers policiers et officiers du renseignement que LFI a recrutés n’ont pas pu ou pas voulu prévenir Mélenchon de la perquisition qui se préparait.

Ceci souligne que la seule voie pour aller de l’avant est défendre les droits démocratiques et LFI.

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Publié par le 19 octobre 2018 dans général, Politique

 

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Politique et Éco 15 octobre 2018 – Pierre Jovanovic : Europe, faux monnayage et vol en bande organisée

Olivier Pichon reçoit le journaliste économique Pierre Jovanovic pour évoquer la menace de faillite sur les banques européennes et le cas de la France et de l’Italie bientôt au régime grec.

 
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Publié par le 17 octobre 2018 dans économie, général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Dérives liberticides : quand c’est le tour de Mélenchon

Dérives liberticides : quand c’est le tour de Mélenchon

« On vous l’avait dit pourtant que viendrait votre tour. Et que l’oligarchie dont Macron est le fondé de pouvoir n’aurait aucune retenue pour instrumentaliser la justice à des fins politiques » L’opposition, surtout aux extrêmes, est dézinguée, allons nous vers un parti unique, un totalitarisme à la chinoise ?  Hé oui, je ne cesse de vous prévenir sur les dérives actuelles, notamment autoritaires et liberticides …  Z 

par 

En ce mardi 16 octobre au matin, ayant appris l’annonce imminente du remaniement ministériel, nous étions palpitants, plein d’impatience et d’espoir attendant les décisions jupitériennes. Une fois celles-ci tombées, vite un petit tour sur les réseaux, histoire de se détendre à la lecture souvent hilarante des commentaires, des parodies et des détournements saluant le nouvel épisode de la série : « Macron fait des trucs ». Avec l’arrivée de Christophe Castaner dit Rantanplan au poste de premier flic de France, les humoristes numériques disposaient d’une mine d’or, on en riait à l’avance.

Et là surprise, partout le visage de Jean-Luc Mélenchon tout ébouriffé, tout surpris et tout fâché. Par ce qui lui est tombé sur la figure à l’heure du laitier : une perquisition judiciaire en bonne et due forme. La violence légitime de l’État prenant la forme d’un cambriolage au réveil, où l’on rentre chez vous, dans votre intimité, pour tout fouiller, tout saisir, que vous avez juste le temps d’enfiler un slip, et que si vous voulez prendre une douche c’est en laissant la porte ouverte. Quand c’est tombé sur Nicolas Sarkozy, tout le monde a ricané. Mais quand c’est à vous que ça arrive, croyez-moi ça fait vraiment tout drôle. Alors Jean-Luc Mélenchon constate stupéfait que c’est son tour de passer au tourniquet, de subir le rodéo judiciaire que d’autres ont connu avant lui. Et découvre par la même occasion ce qu’est la partialité et l’arbitraire d’un haut appareil judiciaire qui ne voit aucun inconvénient à se transformer en outil à la disposition du pouvoir politique. Alors le patron de la France Insoumise, extrêmement contrarié, adopte le registre de la dénonciation tonnante où il excelle. Première cible, évidemment, l’extrême-droite qui n’y est pour rien, mais c’est un rituel. Exactement comme le roi Loth d’Orcanie dans la série Kaamelott avec ses citations latines qui ne veulent rien dire mais font toujours de l’effet. Après ce sera le tour, tout aussi inutile, de la pauvre Nicole Belloubet, dont une légende urbaine prétend qu’elle serait Garde des Sceaux.

Si l’on a bien compris c’est même motif, même punition que le FN devenu RN. La justice s’arroge le droit de contrôler la façon dont les partis d’opposition utilisent leur argent et leurs ressources, et comme ça, avant toute décision au fond, en violation de la présomption d’innocence, on leur saisit les sommes que leur doit l’État en application de la loi sur le financement de la vie politique. Sans que les juridictions supérieures n’y voient le moindre problème tant en ce qui concerne la liberté politique que la séparation des pouvoirs.

Eh oui cher Jean-Luc Mélenchon, avec ce pouvoir et la partie de l’appareil judiciaire qui le suit, la perquisition, comme la guerre, est la continuation de la politique par d’autres moyens. Mais camarade, tout ceci était parfaitement prévisible. Le problème c’est que vous avez applaudi quand c’est Nicolas Sarkozy qui a connu ces méthodes indignes. Je vous renvoie aux dizaines d’articles écrits sur ce sujet dans ces colonnes. Vous avez pris un air pincé sans dire grand-chose sur celles infligées à François Fillon. Alors même que le raid médiatico-judiciaire lancé contre celui-ci a purement et simplement faussé l’élection présidentielle et permis l’accession au pouvoir d’un inconnu dont nous mesurons aujourd’hui la dangerosité. Certes Clémentine Autain a ensuite sauvé l’honneur en refusant de voter la mainlevée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen car elle avait compris le pourquoi des demandes utilisées contre celle-ci. Mais elle fut bien seule. Je pourrais multiplier les exemples qui démontrent que vous n’avez pas mesuré le danger de cette instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Ce qui est en cause n’est pas ce qui pourra arriver à la fin des procédures si celles-ci arrivent un jour à une fin. Le problème est celui de l’utilisation de la justice par des initiatives procédurales immédiatement médiatisées, prises en fonction des impératifs politiques du jour. Pourquoi croyez-vous que la perquisition dont vous avez été l’objet est intervenue le jour de l’annonce du remaniement ? Pourquoi croyez-vous que les procédures concernant Nicolas Sarkozy durent pour certaines depuis 25 ans comme l’affaire de Karachi ? N’hésitez pas à vérifier le contexte politique dans lequel sont répercutés telle mise en examen, telle perquisition, tel scoop relayé par la presse amie, telle publication de procès-verbaux trafiqués etc. etc. Pour avoir suivi tout cela de très près pendant des années, je sais à quel point c’est édifiant.

La liberté ne se divise pas Jean-Luc Mélenchon et je dois dire que je ne comprends pas pourquoi vous avez été muet face à l’énorme injustice dont a été victime Esteban Morillo. Comme sur le scandale toujours sans conséquence disciplinaire du célèbre « mur des cons ». Car cette partialité à l’encontre des adversaires politiques s’accompagne depuis l’arrivée de François Hollande à la présidence de la république d’une étonnante mansuétude pour ceux qui sont du côté du manche. Que sont devenues les affaires Arif, Lamdaoui, Le Roux ? Vous n’avez pas d’avis ? Et vous ne vous êtes pas beaucoup mobilisé non plus pour protester contre les protections étonnantes dont bénéficient aujourd’hui Emmanuel Macron et son entourage de la part du haut appareil judiciaire. Les comptes de campagne du petit roi, l’affaire du coffre de Benalla, la soudaine garde à vue et les poursuites à l’encontre d’une vingtaine de passants présents le 1er mai sur la place de la contrescarpe, l’impunité de Muriel Pénicaud malgré deux délits de favoritisme évidents, l’incroyable dépaysement à Lille de l’affaire Ferrand, la tranquillité assurée à Ismael Emelien malgré de lourds soupçons de recel des cassettes illégalement remises à Benalla, l’égale tranquillité d’Alexis Kohler, toute cette passivité étrange mériterait un traitement politique. Comme contre la façon dont Emmanuel Macron est intervenu dans la procédure de nomination du nouveau procureur du tribunal de grande instance de Paris.

On vous l’avait dit pourtant que viendrait votre tour. Et que l’oligarchie dont Macron est le fondé de pouvoir n’aurait aucune retenue pour instrumentaliser la justice à des fins politiques. Il ne sert à rien comme vous l’avez fait, d’interpeller Madame Belloubet qui n’est là que pour mettre en œuvre les décisions du Château. Alors bien sûr, il ne s’agit en aucun cas de revendiquer une quelconque impunité pour les personnages publics, mais au contraire d’exiger l’irréprochabilité pour ceux qui sollicitent la confiance des citoyens. Mais cette irréprochabilité doit d’abord être celle de la Justice gardienne de la loi. Et nous sommes pour l’instant loin du compte concernant les affaires politiques. C’est à cette justice que le parlementaire que vous êtes doit demander des comptes. Et à l’organisation que vous dirigez de mener le combat politique contre ces dérives liberticides.

En attendant, vous êtes dans la seringue et vous allez voir, ce n’est pas rigolo.

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Publié par le 17 octobre 2018 dans général, Politique

 

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Nouveau rapport catastrophiste du GIEC sur le changement climatique « d’origine humaine » : Trump reste ferme

Rapport GIEC Trump changement climatique origine humaine

Le président de la 1ere puissance mondiale ne croit pas au réchauffement d’origine anthropique avec toutes les infos dont il dispose … que dire de plus ? L’info se suffit à elle même .. Z 

Le président Donald Trump opère une manœuvre d’importance face à l’offensive généralisée des climato-alarmistes. Tout en revenant sur sa précédente affirmation, radicale, selon laquelle le changement climatique serait un canular, il a affirmé qu’il ignorait si ces évolutions de la météo pouvaient être d’origine humaine, estimant que le climat est un phénomène cyclique qui « changera de nouveau, dans l’autre sens ». Ce point de vue heurte de front la « grande terreur » climatique martelée dans un nouveau rapport catastrophiste du GIEC, arme majeure pour imposer une lucrative disruption technologique et l’instauration d’une gouvernance mondiale affranchie du contrôle des peuples. Les médias de l’oligarchie se déchaînent réaffirmant, tel le Las Vegas Review-Journal, que selon la Nasa et la NOAA « on n’avait pas connu d’hiver aussi doux depuis 1976 ». Ce qui, à l’échelle climatique, ne signifie quasiment rien.

Aux Etats-Unis le sénateur démocrate post-marxiste Bernie Sanders a sans surprise qualifié les propos de Trump « d’irresponsables et dangereux ». Chez les Républicains, le sénateur Jeff Flake, vieil opposant interne à Trump, a déclamé que « nous allons dans la mauvaise direction ». Pour ne pas être en reste la chaîne RT, voix du Kremlin, relaie les thèses des « scientifiques » qui affirment « qu’il ne reste que douze années à l’humanité pour prévenir une catastrophe globale ».

Trump et le changement climatique : « Ca changera aussi dans l’autre sens »

Dans un entretien d’une heure dimanche soir sur CBS, Donald Trump a affirmé qu’il n’entendait pas handicaper les Etats-Unis au prétexte de lutter contre le changement climatique. Sur le climat, « je crois en effet qu’il se passe quelque chose », a-t-il concédé, mais a immédiatement enchaîné : « Quelque chose change, mais ça changera aussi dans l’autre sens ! » Et de développer : « Je ne dis pas que c’est un canular. Je crois qu’il y a probablement des évolutions. Mais je ne pense pas qu’il y ait une origine humaine. Je dirai simplement ceci : il est hors de question que je sacrifie (sous ce prétexte) des milliers et des milliers de milliards de dollars, des millions et des millions d’emplois. » « Vous savez, nous parlons en millions d’années », a-t-il ironisé.

Le discours présidentiel évolue donc sur la forme mais reste ferme sur le fond. Donald Trump avait qualifié le changement climatique de canular en 2016, affirmant que « le concept de changement climatique global a été créé par et pour les Chinois, afin de rendre l’industrie américaine non-concurrentielle ». Il était diplomatiquement revenu sur cette mise en cause de la Chine par la suite, mais avait maintenu sa qualification de « canular ».

Donald Trump, qui devait visiter ce lundi les régions de Géorgie et de Floride frappées par le cyclone Michael, a manifesté ses doutes sur les conclusions de scientifiques réchauffistes qui estiment que le changement climatique (supposément d’origine humaine) cause une aggravation des tempêtes : « J’entends dire qu’autrefois nous avions des tempêtes bien plus violentes que Michael. » Le président ajoute, à propos des climato-alarmistes : « Vous devriez me les montrer, ces scientifiques, parce qu’ils ont de très gros objectifs politiques. »

Trump réagissait au lendemain d’une énième publication alarmiste du GIEC sur le réchauffement d’» origine humaine »

Ces commentaires de Donald Trump surviennent au lendemain d’une énième publication alarmiste du GIEC, le très onusien et nobellisé Groupe inter-gouvernemental d’études sur le climat. Son texte met une nouvelle fois en garde contre l’accroissement des risques climatiques liés au « réchauffement global ». Si ses recommandations ne sont pas suivies d’effets, le GIEC déroule une litanie de catastrophes à venir en matière de santé, de survie, de sécurité alimentaire, de ressources en eau, de sécurité et de croissance. Son rapport estime que le climat, la santé et les écosystèmes seraient en bien meilleur état si – nouvel appel à une gouvernance mondiale – les dirigeants de la planète « réussissaient à limiter » ce réchauffement « d’origine humaine ».

Donald Trump est à l’heure actuelle le seul grand dirigeant qui ose s’opposer à cette théorie, remise en cause par des séries statistiques qui discréditent par exemple une récente « hausse des températures en forme de crosse de hockey ». Dès 2017, refusant les contraintes économiques dissymétriques imposées aux dépens des Occidentaux par l’Accord de Paris sur le Climat, il en avait retiré les Etats-Unis. L’Accord de Paris fixe des objectifs drastiques de réductions des gaz « à effet de serre », – 45% d’ici à 2030, destinés à réduire l’impact des énergies fossiles mais il module ces efforts au bénéfice des « émergents ». Donald Trump avait souhaité négocier un nouveau traité « honnête » qui ne pénaliserait par les entreprises et les salariés américains.

Conseiller de Trump, Larry Kudlow juge que le rapport du GIEC est exagéré

Face à l’offensive du GIEC, l’un des principaux conseillers économiques de Donald Trump, Larry Kudlow, directeur du Conseil économique national près la Maison Blanche, a répété son scepticisme. « Nous étudions toujours cela », a-t-il dit, comme pour montrer que, contrairement au GIEC, le gouvernement américain estimait que le débat n’était pas clos. Il explique : « Le problème est celui des magnitudes et des périodes. Personnellement, je pense que l’étude des Nations unies est… vraiment, vraiment trop radicale. Je ne dirais pas que ça relève d’une stratégie d’intimidation, mais je crois que c’est exagéré. » Et de compléter, prudemment : « Je dis seulement, que savons-nous précisément ? Il faut modéliser les choses en établissant ce qui relève de l’influence humaine, ce qui relève du soleil, ce qui concerne les océans, la forêt tropicale et d’autres sujets. » Plus fermement : « Je ne crois pas qu’il faille s’affoler, je ne crois pas que nous soyons exposés à une catastrophe imminente, je crois qu’il faut réfléchir à tête reposée et de façon analytique. »

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Publié par le 16 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, International, Politique

 

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« Trump pense que la FED est devenue folle et… il a raison !! »

La FED sait très bien ce qu’elle fait … Z

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je vous ai montré et démontré dans plusieurs éditos qu’en montant les taux à un moment où, qui plus est, le pétrole monte, la FED allait volontairement déclencher une crise qui peut être dévastatrice.

Quand les riches maigrissent, les pauvres, eux… meurent de faim. Voilà le véritable crime que sont en train de commettre les autorités monétaires américaines.

Ce n’est pas grave si Wall Street s’effondre, ce n’est pas grave de perdre quelques dividendes, non, ce qui est grave c’est que toutes les crises financières créées de toutes pièces par l’augmentation volontaire des taux entraînent des conséquences pour les sans-dents de tous les pays dans l’économie réelle.

Voilà le problème.

Comme à chaque guerre, le petit peuple est sacrifié. Il sert ici de variable d’ajustement économique et de contrepartie financière. Ce que nous serons des milliards à perdre, quelques centaines de mamamouchis vont le gagner.

Voilà le véritable scandale.

Pour la première fois depuis quelques décennies, pour ne pas dire siècles, un président américain ose dire que la FED est folle.

La FED ne s’occupe pas de l’intérêt commun (et la BCE non plus)

La FED est une institution privée, inféodée à des intérêts privés et particulièrement puissants. Mais la FED, comme un certain nombre de puissants, semble être tombée sur un os appelé Trump, et ce qu’il va se passer entre la FED et la Maison-Blanche, entre Wall Street qui symbolise la finance mondialisée et Main Street qui symbolise l’homme de la rue, va être très intéressant à suivre dans les prochaines semaines.

Le Dow Jones chute de 832 points, ce qui semble énorme, sauf que cela ne représente qu’une baisse de 3,15 %.

C’est une grosse baisse, mais après 300 % de hausse (je force à peine le trait), cela n’est pas très significatif ni très inquiétant.

Ce qui est inquiétant c’est la suite. Beaucoup d’observateurs s’amusent à prédire une crise en… 2020 ! Rien ne dit qu’elle a plus de chance de survenir en 2020 que maintenant ou inversement.

Faut-il se ruer vers les abris ? D’après Trump, ce n’est pas utile, car il pense qu’il s’agit là d’une simple « correction » des marchés financiers et non pas d’un krach. Il a déclaré « En fait, c’est une correction que nous attendions depuis longtemps, mais je suis vraiment en désaccord avec ce que fait la FED », devant des reporters en Pennsylvanie.

Si Trump ne veut pas faire paniquer Main Street, et les Américains moyens, il n’en reste pas moins que son discours est très clair. Ce n’est pas un krach (pour le moment), mais la FED fait tout ce qu’il faut pour que cela le devienne alors que moi, le président des classes moyennes, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer l’avenir et la prospérité de mes électeurs.

Je ne vous dis pas que c’est la stricte vérité ni que vous devez croire cette affirmation. Je vous dis que c’est l’histoire qui est racontée aux Américains, et la fiction imaginaire propagée par le clan Trump. La réalité, d’ailleurs, ne donne pas forcément tort aux trumpistes pour le moment.

Trump pense que la FED a perdu la raison

Nous sommes en pleine période électorale des mid-terms aux États-Unis. Trump vante son bilan économique, plutôt bon.

Une bonne crise économique ne serait pas pour déplaire à certains…

La FED a même indiqué qu’elle relèverait encore plus ses taux… Provoquant le mini-krach en cours. La FED savait très bien quelles seraient les conséquences.

Ce qui est différent cette fois, c’est que le président des États-Unis en personne rentre dans le lard des banquiers centraux en disant publiquement tout le bien qu’il pense de leur politique, et qui correspond peu ou prou à ce que je vous dis depuis des mois.

Si la FED monte les taux, elle va créer une crise. Si elle les monte trop, elle va créer une insolvabilité généralisée et un effondrement systémique. C’est donc une politique absurde.

Et c’est exactement ce que dit Trump sans prendre de précautions oratoires. À la Trump quoi !

« Le Président américain s’en est encore pris à la FED, qui relève les taux trop rapidement à son goût. «Je pense que la FED fait une erreur. Ils sont tellement durs. Je pense que la FED est devenue folle», a même lancé Trump devant les journalistes, alors que la Banque centrale américaine, désormais dirigée par Jerome Powell, s’apprête à remonter ses taux pour la quatrième fois de l’année le 19 décembre. Il était extrêmement rare, jusqu’à l’élection de Trump, qu’un président américain critique ouvertement la FED, supposée être indépendante. »

De leur côté, les mondialistes soutiennent la FED, ils veulent leur crise, ils veulent racheter des actifs pas chers, ils veulent créer des problèmes pour arriver avec leurs solutions qui consistent à rapiner les États et les peuples rendus exsangues à vil prix. Ils veulent faire dérailler la popularité de Trump par une crise économique dont il serait rendu responsable.

C’est une guerre, une guerre sans morts, mais une guerre à mort pourtant, comme le disait Mitterrand.

Christine Lagarde défend la FED

« En revanche, Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI), a tenu de son côté à défendre la FED américaine. Lagarde juge que le relèvement des taux est un développement nécessaire compte tenu de la forte croissance de l’économie aux États-Unis. Ainsi, la dirigeante du FMI a jugé les décisions de la Banque centrale américaine légitimes, nécessaires et inévitables. »

Vous voyez bien le grand tableau d’ensemble n’est-ce pas ?

Que va-t-il se passer ?

Le combat politique entre les deux clans, souverainistes et mondialistes, pourrait prendre une tournure économique et dramatique avec un effondrement provoqué.

Les uns accusant les autres de tous les maux.

Les mondialistes tenteront de se défaire de Trump en rêvant de faire des pays « souverainistes » de nouveaux Venezuela. Trump pourrait fort bien profiter des « erreurs » qui n’en sont pas de la FED pour reprendre le contrôle de la Réserve fédérale en la nationalisant.

C’est un combat à mort.

Il faudra choisir son camp.

Et chaque épargnant devra lui-même prendre ses propres responsabilités sur les choix qu’il convient de faire pour affronter au mieux les secousses qui arrivent. Ces secousses vont concerner l’épargne, mais aussi vos patrimoines, vos emplois, votre employabilité, et bien évidemment, vos retraites et vos pensions.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 15 octobre 2018 dans économie, général, Politique

 

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Comment l’autocensure des médias vous prive d’informations importantes

C’est certain, Ne comptez pas sur les medias mainstreams tenus par une petite élite pour vous informer correctement, il faut des médias alternatifs beaucoup plus puissants, ce qui n’existe pas en France … Z

Les médias sont financés par leurs annonceurs et les fonds publics. Tout en délivrant un message politique, ils occultent des informations vitales pour leurs lecteurs.

J’estime que la crise italienne est très dangereuse pour l’euro et notre patrimoine financier.

Le travail des agences de notation a été vidé de sa substance en ce qui concerne les dettes d’Etat. A quoi sert de noter les obligations souveraines d’un pays si la Banque centrale en reste acheteuse quoi qu’il arrive ? Et pas seulement acheteuse lorsque personne n’en veut plus, puisque la BCE rachète sept fois les émissions nettes, donc finance sept fois les déficits des pays dépensiers.

Quand on sait cela, on comprend pourquoi l’Italie n’a pas à se gêner et pourquoi des démagogues peuvent promettre la lune à leur électorat… « C’est l’Etat qui paye » avait dit l’ineffable Hollande à la télévision. En Italie « C’est la BCE qui paye ».

Ne comptez pas sur les agences de notation pour tirer la sonnette d’alarme avant la prochaine crise.

Qu’on le veuille ou non, il y a des Européens du nord, les buveurs de bière et des Européens du sud, les buveurs de vin, pour reprendre la belle terminologie imagée de Charles Gave. Nous ne sommes pas Américains que le Coca-Cola fédère.

Pour les buveurs de vin, l’argent est gratuit, les riches paieront et toute inégalité est nécessairement injuste. Chez les buveurs de vin, on est habitué à la monnaie faible, aux déficits publics, aux défauts de l’Etat.

Chez les buveurs de bière, c’est une autre histoire. Curieusement leur niveau de vie est plus élevé que celui des buveurs de vin. Mais ces derniers fustigent alors les « inégalités » auxquelles sont exposés les buveurs de bière.

Le message biaisé des medias

Les medias français parlent aux buveurs de vin et leur délivrent le message qu’ils souhaitent entendre. Des finances publiques bien gérées sont assimilées à de l’austérité, les dettes peuvent se dissoudre dans l’inflation, l’Etat sera toujours là pour soulager toute les souffrances, l’argent tombe du ciel et il y aura toujours des riches pour payer.

Peut-on attendre des medias des buveurs de bière un  traitement plus objectif  de l’actualité économique et financière ?

La réponse est NON.

Un éditorialiste vedette du célèbre quotidien financier britannique Financial Times s’est récemment confessé à l’occasion de l’anniversaire de la crise de 2008 :

« Le moment est venu d’admettre que j’ai une fois délibérément occulté des informations importantes pour les lecteurs. C’était il y a 10 ans et je pense avoir bien fait. »

John Authers

Retour au 17 septembre 2008.

Nous sommes deux jours après la faillite de Lehman Brothers.

La nouvelle tombe que l’assureur AIG vient d’être sauvé de la faillite avec 85 milliards de dollars de fonds publics. Une faillite d’AIG aurait entraîné celles des banques européennes. Un gros fonds monétaire annonce de lourdes pertes en raison de son exposition à des obligations de Lehman Brothers. Il met en danger la banque américaine Citibank.

John Authers est un déposant de Citibank. Il sait qu’il peut perdre son argent. A l’heure du déjeuner, John Authers – qui travaille depuis New-York – se dirige vers son agence de Manhattan. Il découvre une longue queue de gens similaires à lui-même, des initiés de Wall Street inquiets pour leurs dépôts et souhaitant les retirer.

C’est ce qu’on appelle une panique bancaire, un bank run.

Plutôt que d’appeler un photographe du journal et de faire un article sur ce sujet, John Authers décide de se taire. Il fait la queue, comme les autres initiés. Il fractionne ses dépôts et les envoie dans une autre banque. Il sauve son argent et se tait pour ses lecteurs.

Il estime avoir bien fait puisque finalement Citi n’a pas fait faillite et que la panique ne s’est pas propagée. Je suppose que si Citi avait fait faillite, nous n’aurions pas eu droit à la confession « comment j’ai sauvé mon argent et trahi mes lecteurs ». John Authers conclut sa confession sur la future crise :

« La prochaine crise ne sera pas bancaire mais elle portera sur l’insidieux danger des pertes au sein des fonds de pension qui laisseront une génération sans suffisamment d’argent pour leur retraite ».

Chez nous en Europe, ce rôle de fonds de pension est assumé par les produits d’assurance-vie…

Les médias nous informent très bien et quotidiennement sur le niveau de surendettement privé et public. Cet endettement n’est soutenable que parce que les taux d’intérêt sont maintenus artificiellement bas.

Mais il est évident que cette situation n’est pas éternelle. Les taux montent aux Etats-Unis.

A un moment, les autorités devront avouer que le stock de dette ne pourra jamais être payé. C’est ce que j’appelle le jour J du jubilé.

Ne comptez pas sur les medias pour vous avertir à temps. Un vendredi les marchés financiers clôtureront comme d’habitude. Ensuite, un jour de la semaine suivante, vous apprendrez que les dettes ont été « restructurées », que votre assurance-vie est gelée ou amputée, que les dépôts bancaires au-delà d’un certain montant sont frappés d’une taxe de solidarité…

C’est avant qu’il faut vous préparer au jour J du jubilé.

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L’histoire des ‘fake news’ est elle-même une fake news

L’Assemblée nationale adopte en nouvelle lecture la loi contre « la manipulation de l’information »

« Nous n’avons jamais eu autant de bonnes informations que maintenant ; les gens sont aussi bien informés qu’ils le souhaitent »

« Le fait que nous disposons aujourd’hui d’informations plus nombreuses et meilleures que jamais va presque sans dire »

Oui, c’est vrai . Mais plus pour longtemps . Cet homme s’exprime des états unis, mais ici en France et en Europe une flopée de lois et de projets de lois ont été voté ou vont l’être si nous ne faisons rien, qui risquent d’anéantir la diversité des médias qu’on connait de nos jours, au profit d’une poignée de médias mainstreams aux mains de quelques milliardaires . Il y a  l’histoire des fakes news , mais pas que (lire par exemple rien que pour ce dernier mois : L’Europe vote la Fin de l’internet libre !! (Médias alternatifs en danger !!) , c’est une véritable chasse au sorcières qui a commencé , qui vise purement et simplement à éliminer les médias alternatifs du paysage médiatique . J’ai diffusé assez de papiers qui montrent que les médias alternatifs sont clairement dans le viseur du pouvoir . A ce rythme croyez moi, d’ici 2 ans il risque de ne plus y en avoir . Les anglo saxons auront peut être un sursis, mais ils finiront par être anéantis aussi . Plus largement, c’est la liberté de presse, d’opinion, et d’expression qui est clairement menacée . Donc si dans un 1er temps vous ne voulez pas avoir que des médias anglo saxons pour vous informer , avant de n’avoir plus rien, il va falloir réagir et vous battre pour préserver vos libertés et continuer à avoir accès à la diversité des sources d’info dont on dispose actuellement  . D’ailleurs L’Assemblée nationale vient d’adopter en nouvelle lecture la loi contre « la manipulation de l’information » (voir vidéo ci dessus) , mais ce n’est que le dessus de l’iceberg !!  Z

Par Philip Weiss

Presque tous les jours, à la radio publique ou à la télévision publique, j’entends des reportages sur la façon dont les fake news (informations fausses) sapent notre démocratie. Ces journalistes et présentateurs de haut niveau semblent vraiment croire qu’une menace fébrile est en train de submerger l’esprit des gens sensibles.

Cette histoire est elle-même un fake news pour plusieurs raisons évidentes. Nous n’avons jamais eu autant de bonnes informations que maintenant ; les gens sont aussi bien informés qu’ils le souhaitent. Il y aura toujours des médias qui diffuseront des mensonges ; c’est la nature de la communication. Et l’insistance sur la question des « fake news » est une tentative d’attribuer la victoire de Trump non pas à ceux qui nous l’ont apportée (l’électorat et la mauvaise campagne de Clinton) mais à des agents nuisibles.

Le fait que nous disposons aujourd’hui d’informations plus nombreuses et meilleures que jamais va presque sans dire. Lorsque j’ai commencé dans le secteur de l’information il y a plus de 40 ans, peu de journalistes portaient des magnétophones, en grande partie parce qu’ils travaillaient pour une guilde et ne faisaient jamais l’objet de corrections. Aujourd’hui, il y a d’innombrables diffuseurs, grâce à Internet, et les événements importants sont presque toujours enregistrés. La quantité de données dont nous disposons sur les personnalités publiques est énorme par rapport à ce qu’elle était il y a dix ans.

Nous pouvons tous discuter pour savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose ; mais nous sommes aujourd’hui inondés d’informations. Ces renseignements sont plus fiables qu’ils ne l’ont jamais été auparavant. Mon propre travail sur la Palestine et le lobby israélien m’a montré que les consommateurs du monde entier peuvent obtenir des informations plus précises sur ce conflit qu’ils n’en ont jamais eu. Oui, comme nous l’affirmons ici tout le temps, les principaux médias américains sont soumis à Israël ; mais ce n’est pas comme si une meilleure information n’était pas disponible au bout de vos doigts, en grande partie en provenance d’Europe et de Palestine, souvent des vidéos de citoyens.

Avant Internet, les sources alternatives étaient beaucoup plus difficiles à obtenir. Vous deviez vous abonner à des revues ou vous rendre au kiosque de Hotaling à Times Square pour obtenir des journaux de l’extérieur de la ville. Le meilleur exemple est le sport. Je ne pouvais qu’espérer que le kiosque à journaux avait la dernière édition du Times, ou que le Times avait publié les résultats de l’équipe de ma ville natale. Aujourd’hui, je peux trouver n’importe quel résultat et voir des vidéos de la performance de mon équipe en un instant. Et la destruction des guildes par Internet nous a apporté des commentateurs pointus qui n’auraient jamais eu accès aux médias traditionnels (comme ce tweeter vers lequel je me tourne tous les matins pour obtenir les résultats).

« Faites-vous confiance à tout ce que vous lisez sur les médias sociaux ? » demande une publicité pour la radio WNYC. Ils disaient la même chose des journaux quand j’étais enfant ! L’idée que l’information était une piscine propre avant l’arrivée de tous les menteurs habiles d’Internet est une illusion de la part des journalistes autorisés qui promeuvent ces histoires de « fake news ». Raconter des histoires est une expérience humaine primordiale. Elle est enracinée dans notre besoin de savoir pour améliorer notre survie. Nous racontons des histoires pour essayer de rendre notre vie meilleure, plus épanouissante, plus compréhensible. Et dès le début de l’histoire, il y a eu des mensonges. Certains disent que les êtres humains ont la langue dans la bouche pour tromper les autres, tandis que certains auteurs de fiction vous diront que l’artifice est l’âme de l’histoire. Nous apprenons tous à distinguer la sincérité et la vérité de l’exagéré et du faux. Non, nous ne réussissons pas toujours en tant que lecteurs et auditeurs dans ce travail, mais nous essayons. Tout comme les reporters cherchent à transmettre des versions exactes des événements en dépit de leurs limites ; et les auteurs de fiction cherchent à construire des contes parfaits pour relater les dilemmes sociaux et psychologiques.

Il y a sûrement des centaines de milliers de sites d’information aujourd’hui (des millions ?) là où il n’y avait que des milliers d’organes d’information. La grande prépondérance de ces sites font comme nous le faisons ici, essayer de présenter la version la plus authentique des événements qu’ils sont en mesure de faire. Comme Ezra Pound l’a dit un jour, il n’y a qu’une seule norme pour l’écriture : l’exactitude de la déclaration. Ce n’est pas compliqué, mais c’est une lutte.

Y a-t-il des sites qui essaient de tromper les lecteurs ? Bien sûr qu’il y en a. Il y a toujours eu des journaux à sensation, du journalisme jaune, des feuilles à scandales, des rumeurs, de la désinformation, des garçons qui crient au loup et des sources peu fiables. Les lecteurs ont toujours eu le devoir de régler ce problème. Combien d’entre nous pensent que nous pouvons mesurer l’exactitude d’un site inconnu en quelques secondes, à partir d’un signe ou d’un autre ? Les lecteurs sont beaucoup plus sophistiqués que ne le croient les journalistes de fake news. Plus que cela, nous savons que certains des plus gros mensonges proviennent des autorités. Ce qui donne lieu à des histoires de conspiration, qui remontent à Shakespeare….

L’affirmation selon laquelle des menteurs et des sites de fake news ont donné l’élection à Donald Trump est une fiction. Une démocratie donne le droit de vote à beaucoup de gens stupides, de tous les côtés. Les gens croient ce qu’ils veulent croire. Il ne fait aucun doute qu’Internet a servi à socialiser l’information, en l’adaptant à un public tribal (je cherche ce tweeteur de baseball parce que nous avons les mêmes idées, alors que notre équipe ne peut toujours pas gagner), mais ce n’est pas comme si l’information était objective avant. La croyance que les gens ont été manipulés pour voter pour Trump peut être réconfortante pour ceux qui aiment l’élitisme néolibéral et l’interventionnisme du monde de l’après-11 septembre, mais cela ne répond pas à la réalité complexe qu’est la société américaine. Le reportage le plus intelligent sur l’élection de 2016 a été l’étude montrant que la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin avaient tous des taux élevés de victimes des guerres américaines ; et que ces électeurs considéraient Clinton comme pro-guerre. Et Clinton n’a pas fait campagne au Wisconsin et au Michigan, alors même que ses porte-parole plaidaient en faveur d’un changement de régime en Syrie sur les chaînes câblées. Ces facteurs semblent aussi déterminants que tout ce que les grands journaux nous ont dit au sujet de la débâcle du 8 novembre. Il vaudrait mieux qu’ils interviewent les électeurs de Trump plutôt que de nous faire la leçon sur les fake news.

L’affirmation selon laquelle les Russes seraient derrière les fake news et qu’ils auraient truqué les élections n’est qu’une fiction de la part d’un parti démocrate déterminé à avoir une nouvelle guerre froide afin de se justifier de son incapacité à atteindre les électeurs blancs d’Obama qui ont voté pour Trump. Les gens pensent-ils vraiment que les publicités russes placées sur Facebook, ou les données auxquelles les alliés de Trump avaient accès par le biais de Cambridge Analytica, ont incité les gens à voter pour Trump ? Est-ce ainsi que vous avez pris votre décision ? Peut-être que quelques imbéciles ont changé leur vote à cause de certains mensonges ; mais encore une fois, cela ne va pas dans la vraie dynamique de la course de 2016. Les gens n’aimaient pas Clinton pour de bonnes raisons. Les gens cherchaient un perturbateur pour de bonnes raisons.

Si les Russes étaient derrière le piratage Wikileaks des courriels du Comité national démocrate, nous devrions peut-être les remercier. Le piratage a révélé une corruption réelle: cela concerne les efforts actifs de l’équipe Clinton pour vendre la position de Clinton sur le boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) aux grands donateurs pro-Israël afin de se faire pardonner d’avoir soutenu l’accord iranien. Personne n’a contesté l’exactitude de ces courriels, et ils constituent une fenêtre inquiétante sur le fonctionnement de la politique. Ce serait bien que les médias consacrent un peu de temps à la substance de ces courriels. Mais non, le fake news a une vie propre.

P.S. La photo de Judy Woodruff est à la une de ce post parce qu’elle et le PBS News Hour ont pris la fausse nouvelle beaucoup trop au sérieux. En toute justice, j’invite les lecteurs à regarder son interview de deux survivants de Boko Haram, un des meilleurs moments de journalisme que vous verrez jamais.

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Publié par le 11 octobre 2018 dans Education - information, général, Politique

 

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