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Macron : un cheval de Troie américain au Palais de l’Élysée

Et çà continue, Sarko était déjà une taupe de la CIA au sommet de l’État français, Hollande un sbire des roitelets du Golfe, le gugusse Macron « Young Leader » de chez Rothschild va parachever le marasme au profit de ses payeurs de l’empire sis à la City de Londres…

Le nouveau président français, Emmanuel Macron, qui a été poussé dans la course présidentielle française en tant que contrepoids pro-Union européenne pour empêcher l’élection de la leader du Front national Marine Le Pen, semble avoir plus qu’une relation décontractée avec les États-Unis. Alors qu’il travaillait au sein du ministère de l’Économie, successivement comme inspecteur spécial et comme ministre, Macron a supervisé le vol virtuel des industries françaises stratégiques, par des entreprises américaines ayant des liens solides avec la communauté américaine du renseignement.

Le piratage des ordinateurs du mouvement de campagne En Marche ! de Macron par des hackers inconnus a fourni un matériel intéressant. Les défenseurs de Macron affirment que les fichiers informatiques publiés sont soit faux, soit des informations externes. Cependant, un ensemble de fichiers portant sur le vol virtuel du géant de la technologie de l’information en France, par des personnes connectées à la CIA, est exactement le type de fichiers que l’on s’attend à trouver lors de la campagne de Macron. Le premier travail de Macron dans le gouvernement français était de protéger les intérêts des entreprises françaises de la concurrence et surtout des acquisitions étrangères.

Le travail des services de renseignement américains pour acquérir le leader de la technologie des cartes à puce français Gemplus International a débuté en 2001 et l’opération était en grande partie terminée en 2004, l’année où Macron est devenu inspecteur des finances au ministère de l’Économie française. L’industrie française a longtemps été une cible pour la surveillance et / ou l’acquisition par des entreprises américaines. La CIA a joué un rôle important dans ces opérations de guerre économique. Par exemple, la société française d’électronique Thomson-CSF était une cible majeure pour l’Agence de sécurité nationale des États-Unis (NSA) et la surveillance de la CIA.

Les documents concernant la reprise réussie de Gemplus, ainsi que sa principale usine de Gemenos, Bouches-du-Rhône, en France, par une firme américaine appelée Texas Pacific Group (TPG), sont inclus dans la tranche de fichiers extraits des ordinateurs de En Marche ! TPG a d’abord acquis des actions Gemplus en février 2000. En 2006, Gemplus a fusionné avec Axalto pour former Gemalto, et le contrôle effectif des États-Unis sur l’entreprise est alors devenu total.

En septembre 2002, Alex Mandl, un Américain originaire de Vienne, en Autriche, et ancien président d’AT & T, président et directeur de Teligent, membre du conseil d’administration de la société de capital-risque IN-Q-TEL de la CIA et membre du conseil d’administration du néoconservateur American Enterprise Institute, a été nommé PDG de Gemplus International. Il continue en tant que président exécutif de Gemalto.

À la suite de la divulgation de l’ancien contractant de la NSA Edward Snowden, on sait maintenant que le Siège des communications du gouvernement britannique (GCHQ), travaillant avec la NSA, a pénétré avec succès les cartes SIM utilisées par Gemalto. Le GCHQ / NSA a réussi à intercepter les communications mobiles en utilisant des cartes SIM Gemalto activées par cryptage en Afghanistan, au Yémen, en Inde, en Serbie, en Iran, en Islande, en Somalie, au Pakistan et au Tadjikistan. L’attaque GCHQ-NSA a également visé les centres de personnalisation de cartes SIM Gemalto au Japon, en Colombie et en Italie. Le hack NSA / GCHQ des chips SIM de Gemalto par leur équipe conjointe d’exploitation de combinés mobiles (MHET) représente peut-être la plus grande opération d’interception de la NSA dans l’histoire, qui a vu des milliards d’appels mobiles et de messages texto interceptés et décodés par la NSA et son partenaire britannique. Plus grave est l’inclusion des données d’identification de la carte SIM de Gemalto dans la base de données de la CIA contenant les numéros des téléphones cellulaires ciblés par les frappes de drones américaines.

Les documents internes de En Marche ! identifient quatre agences gouvernementales françaises qui ont mené des enquêtes sur la prise de contrôle de Gemplus. Ce sont les Renseignements généraux (RG), la Direction de surveillance du territoire (DST), le ministère de l’Industrie et le ministère de l’Économie de Macron.

La presse française aux ordres, qui a encensé Macron, un ancien banquier de Rothschild, décrit les documents Gemplus comme n’ayant rien à voir avec Macron. Les médias français font valoir que Macron était un simple élève de l’École nationale d’administration (ENA), l’élite de l’administration publique française, jusqu’à ce qu’il soit diplômé en 2004. Cependant, comme le montrent clairement les documents divulgués, la prise de contrôle de Gemplus était toujours menée par le gouvernement français, lorsque Macron est devenu inspecteur au sein du ministère de l’Économie en 2004. Comme le rôle de Macron était de s’assurer que les entreprises françaises étaient à l’abri des tentatives étrangères visant à bloquer la croissance économique française, sa performance, comme en témoigne la perte des emploi français au profit d’intérêts étrangers, a été consternante.

Il est très probable que les dossiers de En Marche ! sur la prise de contrôle de Gemplus avaient pour but d’avoir des informations de sauvegarde à disposition, au cas où le rôle de Macron dans la dissimulation des détails de la reprise américaine de Gemplus devait devenir public. Tout parti politique doit être prêt à faire face aux révélations exposées par les inquisition de l’opposition concernant ses candidats. Il est également à noter que quelques-uns des éléments publiés par En Marche ! déclaraient que la politique de Macron était de surveiller, mais pas d’empêcher, l’appropriation d’industries et d’entreprises françaises stratégiques par des firmes étrangères.

En 2008, Macron a quitté le gouvernement pour rejoindre la Banque Rothschild & Cie. Il est également devenu chef de file dans la Fondation franco-américaine (FAF), largement néoconservatrice, qui compte parmi ses collègues Hillary Clinton, le général Wesley Clark et l’ancien président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

La question pratique concernant Macron est la suivante : qu’est-ce qu’il savait de la prise de contrôle de Gemplus et quand l’a-t-il su ? Les fichiers Gemplus de En Marche !, contenus dans un dossier intitulé Macron, et traitant de la prise de contrôle par les Américains, ressemblent à un roman d’espionnage à la John LeCarré.

Un fichier, marqué Confidentiel, et envoyé à Stefan Quandt, de la famille milliardaire Quandt, propriétaire des firmes renommées BMW et Daimler en Allemagne, se préoccupe de la dépréciation de la valeur des actions de Gemplus en 2001, dans le contexte de « relations et d’affrontements extrêmement tendus entre les personnes principales aux échelons supérieurs et la rupture de la communication avec le personnel. En conséquence, la majeure partie d’entre eux est complètement démotivée aujourd’hui ».

En tant qu’inspecteur au sein du ministère de l’Économie, il est étonnant que Macron n’ait pas été au courant de la violation de la loi française qui a eu lieu avec la reprise américaine de Gemplus. Ceci est également décrit dans un autre fichier Gemplus de sa campagne, se focalisant sur la situation concernant Gemplus après la prise de contrôle par les US : « Les déclarations irresponsables, souvent suivies par des revirements sur les fermetures de sites et le licenciement du personnel, avant même de consulter leurs représentants (comme le requièrent la loi et le bon sens). »

Les Quandt sont très timides et ont une bonne raison pour cela. Günther Quandt a fabriqué des fusils Mauser et des roquettes antiaériennes pour le Troisième Reich. Il a divorcé de sa première épouse, Magde Quandt, après avoir eu un enfant, Harald Quandt. Magde a ensuite épousé le ministre de la Propagande nazie Joseph Goebbels. Stefan Quandt, qui a participé à la reprise de Gemplus, est le fils d’Herbert Quandt , qui est le demi-frère de Harald Quandt.

Les informations négatives sur Gemplus ont abouti à un rapport de Goldman Sachs du 24 janvier 2002, qui a exhorté l’entreprise à continuer sa restructuration, dirigée par les Américains, pour maintenir la santé du marché. Bien qu’il ait été étudiant à l’ENA à l’époque, il y a peu d’informations sur les projets auxquels Macron a été affecté de 2001 à 2003 par ses professeurs de service civil.

D’autres fichiers liés à Gemplus dans le dossier En Marche ! concernent l’une des vedettes de Gemplus, Ziad Takieddine, un courtier en armes druze franco-libanais et diplômé de l’Université américaine de Beyrouth, liée à la CIA. Takieddine a aidé à concevoir la reprise américaine de Gemplus, avec l’aide de Stefan Quandt. Takieddine a aidé à conclure des accords majeurs de vente d’armes françaises avec la Libye, la Syrie, l’Arabie saoudite et le Pakistan. Accusé de blanchiment d’argent dans les îles Vierges britanniques par son ex-femme, Takieddine est également l’oncle d’Amal Alamuddin, la femme de l’acteur George Clooney. Takieddine est aussi un amer ennemi politique de l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui a perdu la primaire de la course à la présidentielle en 2017 contre son rival conservateur François Fillon. Macron a marginalisé Fillon au premier tour de l’élection présidentielle, arrivant en deuxième position devant lui.

Takieddine, Quandt et une société suspecte de la CIA, Texas Pacific Group (TPG), faisaient clairement partie d’un complot pour se débarrasser du cofondateur français de Gemini, Marc Lassus, et des cadres français de l’entreprise. La décision de licencier Lassus et ses collègues français a été prise lors d’une réunion du conseil d’administration de Gemplus qui s’est tenue à Washington, et non en France, le 15 décembre 2001. Un autre acteur important dans la reprise américaine de Gemplusétait Lee Kheng Nam, un dirigeant d’affaires de Singapour et titulaire d’un diplôme en recherche opérationnelle et analyse systémique de l’École de troisième cycle de la marine américaine à Monterey, en Californie. Le cofondateur de TPG, David Bonderman, de Fort Worth, au Texas, a également été fortement impliqué dans la prise de contrôle hostile de Gemplus. L’acquisition de Gemplus par TPG a été menée à travers une société fantoche, coquille vide pratiquement inconnue, enregistrée à Gibraltar qui s’appelait Zensus. Bonderman, qui est juif, a provoqué un soulèvement politique en 2012 en Égypte, lorsqu’il a rencontré Khairat El-Shater, le chef-adjoint des Frères musulmans et membre du gouvernement de Mohamed Morsi. Bonderman a déclaré qu’il cherchait des « opportunités d’investissement » en Égypte.

Dans un document Word non daté, trouvé dans les ordinateurs de En Marche ! , Lassus cite : «Je suis convaincu que la société d’investissement TPG avait une forme d’accord avec son gouvernement [US, NdT] pour déménager le siège social en Californie. Ils ont essayé à nouveau en janvier 2002». Les syndicats ouvriers de Gemplus ont prédit que la production de l’entreprise passerait de la France à la Pologne. Le plus grand syndicat français, la CGT, a déclaré que le but de la reprise de Gemplus était de dépouiller la France de son leadership technologique sur les cartes à puce. Gemplusemployait 7 000 travailleurs français, avant sa prise de contrôle par les Américains. Le document Word non daté fait également référence aux agences gouvernementales françaises ayant « lancé des enquêtes » et recherché des « informateurs internes ». Macron a-t-il joué un rôle, soit dans les enquêtes menées par le ministère de l’Économie, soit dans la dénonciation des  « informateurs internes » de Gemplus à ses amis américains ?

Lorsque la firme américaine General Electric a repris la société française Alstom, productrice de turbines et spécialisée dans les technologies nucléaire, le ministre de l’Économie de l’époque, Macron, a déclaré qu’il avait approuvé ces prises de contrôle, parce que « l’intervention de l’État dans l’industrie ne se produit qu’au Venezuela ». Cette remarque est parvenue comme une musique très douce, aux oreilles des milliardaires de l’administration Donald Trump. (source)

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Syrie : Le sionisme joue ses dernières cartes

Ces dernières semaines, la Syrie a été le théâtre d’un certain nombre d’évènements majeurs sur lesquels il est important de revenir afin de comprendre ce qui se trame dans la région.

En effet, plusieurs indices indiquent qu’une grande bataille se prépare entre les forces de l’Axe de la Résistance et celles de l’Empire américano-sioniste (et ses sous-traitants) :

  • Tout d’abord, les forces de Mobilisation populaires irakiennes du « Hachd al Chaabi » qui s’approchent à grand pas de la frontière irako-syrienne au grand dam de la coalition américaine ainsi que des mercenaires de Daesh, en vue de réaliser une jonction avec les forces armées syriennes et leurs alliés, avançant du côté syrien de cette même frontière.

(Voir notre article http://www.partiantisioniste.com/actualites/bataille-decisive-controle-frontieres-irako-syriennes.html).

 

  • La mise en place des quatre « No Fly Zone » par la Russie, l’Iran, la Turquie et la Syrie, afin d’interdire le survol et le bombardement des territoires syriens par l’aviation occidentale et israélienne.

(Voir notre article http://www.partiantisioniste.com/actualites/partie-ciel-syrien-interdit-a-coalition-americano-sioniste.html).

 

  • Le regroupement massif de forces américaines, anglaises et jordaniennes à la frontière entre la Syrie et la Jordanie.

(Voir notre article http://www.partiantisioniste.com/actualites/offensive-jordanienne-contre-syrie-supervision-americano-sioniste.html).

 

  • Le bombardement américain sur un convoi militaire de l’armée loyaliste syrienne s’approchant trop près de la base US d’Al-Tanf, dans le triangle frontalier entre la Jordanie, l’Irak et la Syrie.

 

  • La visite du président Donald Trump en Arabie Saoudite en présence d’une cinquantaine de représentants de pays arabes et musulmans, et la mise en place d’une force armée chargée de combattre en Syrie et en Irak pour le compte de l’Empire, sous l’égide saoudienne. C’est principalement pour équiper cette armée que les États-Unis viennent de conclure un contrat d’armement de plus de 400 milliards de dollars avec Ryad.

 

Tous les éléments sont donc réunis pour remplacer les groupes terroristes en pleine déconfiture, par la coalition américano-arabo-sioniste, qui cette fois mènera une guerre frontale contre les forces de la « Résistance », sans passer par ses marionnettes takfirites qui ont lamentablement échoué.

Face à la dynamique de succès que connaissent les forces syriennes et leurs alliés dans la région, cette nouvelle stratégie est vitale pour préserver la « sécurité » de l’entité sioniste criminelle ainsi que les intérêts occidentaux. (source)

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans général, International, Politique

 

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Les autorités grecques se préparent à saisir le contenu des coffres de fraudeurs

[titre article pour referencement]

Bravo à Tsipras et Syriza ! Pour garder le pouvoir, il fait bien docilement ce que veut la Troïka . Ce qui se passe en Grèce préfigure ce qui se passera en France . Surtout avec l’arrivée de Macron .

Dans un pays où l’évasion fiscale est un sport national alors que le gouvernement a un besoin désespéré d’argent, toutes les mesures sont bonnes pour percevoir l’impôt. C’est ainsi qu’Ekathimerini explique que la loi grecque sera bientôt modifiée afin de permettre aux inspecteurs du ministère des Finances de saisir le contenu des coffres des particuliers grecs situés dans les banques du pays. Un petit rappel illustrant qu’il est préférable de garder vos actifs ailleurs que dans le système bancaire… Ailleurs cela veut bien dire… ailleurs, et je vous rappelle que depuis la nuit des temps, on enterre les trésors au pied du vieux chêne…

Ne soyez pas naïfs. Les états n’ont pas de moyens illimités. Ils vont donc au plus facile et appliquent la loi de « Pareto » (les 80/20). Avec peu d’efforts ils pourront attraper facilement 80% des fonds. Pour le reste ils ne se fatigueront même pas à essayer.

La conclusion, si vous ne voulez pas être volé ou spolié, il faut rendre votre spoliation compliquée…

« Les inspecteurs du ministère des Finances vont se mettre à la recherche d’actifs non déclarés alors que la loi va être modifiée afin de permettre la confiscation électronique des produits financiers et du contenu des coffres de banque.

Le plan visant à identifier les contribuables qui ont « oublié » de déclarer quelque chose aux autorités devrait être prêt d’ici la fin de l’année, d’après l’agenda de « l’autorité indépendante du revenu public » (note : le Trésor public grec sous sa nouvelle dénomination du 1er janvier 2017).

Pour parvenir à ses fins, les services fiscaux grecs recevront l’appui du cadastre. D’ici la fin du mois de septembre, ils auront accès à la base de données des propriétés foncières. Les contribuables qui auront oublié de déclarer des propriétés aux autorités se verront demander de se mettre en ordre, à savoir les déclarer, payer les impôts dus ainsi que les pénalités légales.

Le Trésor public attend également la ratification du Parlement de la loi permettant la confiscation en masse du contenu des coffres des Grecs ainsi que d’actifs financiers tels que les titres. Jusqu’à présent, ce processus se fait à l’ancienne, il est donc particulièrement lent lorsqu’il s’agit d’identifier les actifs des contribuables qui n’ont pas déclaré des revenus ou doivent de gros montants à l’État.

Lorsque les dispositions nécessaires seront en place pour automatiser le recouvrement des dettes, les autorités fiscales seront en mesure d’émettre des avis de confiscation électronique pour ensuite mettre immédiatement la main sur le contenu des coffres, et de confisquer ainsi de l’argent liquide, des pierres précieuses, des bijoux, etc. Elles pourront également confisquer des actions et autres actifs financiers.

Cette année, les autorités vont concentrer leurs efforts sur les confiscations afin de tenter de faire baisser l’énorme pile d’impayés. À ce titre, le Trésor public va vendre aux enchères 27 propriétés appartenant à des débiteurs de l’État. L’objectif est de récupérer 2,7 milliards d’euros d’ici la fin de l’année pour de vieilles créances, ainsi que 690 millions supplémentaires de nouvelles créances en provenance de débiteurs majeurs. » (source)

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Bruxelles prépare un grand compromis pour sauver un projet européen en panne

zone euro

L’UE traverse une crise existentielle profonde, même les technocrates européens en sont désormais bien conscients. L’Europe sera encore plus supranationale ou ne sera plus : c’est en substance l’aveu de Guy Verhofstadt, probablement le champion toutes catégories de l’Européisme. Mais le temps presse : profitant de l’endiguement fragile des partis antieuropéens, notamment suite à l’élection d’Emmanuel Macron en France, la Commission va dévoiler début juin un grand plan visant à consolider un projet européen en panne. En voici les grandes lignes, grâce à des documents internes récupérés par le Frankfurter Allgemeine Zeitung qui ont fait l’objet d’un papier d’Ambrose Evans-Prichard (source) :

La Commission européenne est sur le point de dévoiler des plans radicaux en faveur d’une union fiscale de la zone euro, qui prévoit la création d’un Trésor européen embryonnaire ayant le pouvoir de combattre les récessions économiques et de gérer les chocs dans les régions les plus touchées.

L’autorité budgétaire européenne sera appuyée par une caisse de chômage commune européenne, similaire à la sécurité sociale américaine. La proposition contient un niveau de risque partagé sans précédent pour les membres de la zone euro, tout en marquant un net changement de philosophie après des années d’austérité rigide et de sous-investissements.

Valdis Dombrovskis, le commissaire européen à l’euro, a déclaré qu’il y aurait un « fonds de stabilisation » disposant de ressources pour aider les zones en difficulté à échapper à la récession. « Nous offrirons un plus grand rôle à la consolidation fiscale de l’ensemble de la zone euro lorsque nous déterminons nos politiques », a-t-il déclaré à l’occasion du sommet européen des affaires de Bruxelles.

Il s’agit d’un aveu tardif : le souhait de réduire la dette pendant la crise de la zone euro a découlé sur une dynamique de contraction, entraînant tout le bloc dans un vortex déflationniste qui s’est achevé en une « décennie perdue » tout en s’avérant être contre-productif, même lorsqu’il s’agissait de contrôler les niveaux de dette, le but initial.

évolution de la dette des pays européens« C’est quelque chose qui va faire retentir les sonnettes d’alarme dans le nord de l’Europe », a déclaré Guntram Wolff, directeur du think tank Bruegel de Bruxelles.

« Peu importe les modalités prévues, cela débouchera sur des transferts fiscaux. Toute forme d’assurance mène à des risques moraux qu’il faut ensuite pouvoir gérer », a-t-il déclaré.

La réflexion tant attendue de la Commission quant à la façon de relancer l’union monétaire sur de meilleures bases, qui est attendue pour début juin, en appellera à la création d’un « fonds pour la protection des investissements publics durant les phases de récession », d’après les documents qui ont fuité jusqu’au Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Ce fonds serait sous la « supervision démocratique » du Parlement européen, afin de lui conférer une légitimité cruciale au niveau fédéral. Cela permettrait de tenir en respect l’Eurogroupe tout-puissant, qui gère actuellement en solo la zone euro en n’obéissant qu’à sa propre loi, en opérant dans la plus grande opacité et n’ayant aucun compte à rendre aux électeurs.

Même si ce nouveau fonds ne serait pas exactement un Trésor européen ou un ministère des Finances, il s’agirait d’un grand pas dans cette direction si l’idée devait être acceptée par l’Allemagne et les autres puissances créditrices du Nord.

M. Dombrovskis a bien pris la peine d’insister sur le fait que ce « grand compromis » n’est pas un cadeau fiscal pour les États imprévoyants les plus endettés. « Chaque État membre est responsable de la garantie de la stabilité de ses finances publiques. Lorsqu’il y a mutualisation du risque, celui-ci doit être également réduit », a-t-il déclaré.

Pourtant, ce plan représente un grand revirement de politique. Il est similaire aux propositions faites par le président français Macron durant la campagne présidentielle. Ce qui suggère que les élites politiques de Bruxelles sont en train de s’aligner sur lui, comme les Italiens et les Espagnols.

La chancelière allemande Angela Merkel doit désormais jouer serré. Elle a refusé l’idée d’obligations européennes, soit de la mutualisation de la dette, en répétant qu’il faudrait lui passer sur le corps pour que cela arrive tout en ayant ouvert légèrement la porte à une sorte d’émission future de dette.

Mais même ce dernier point est un champ de mines légal. La cour suprême allemande a déjà tranché, toute formule impliquant des obligations budgétaires en dehors du contrôle du Bundestag est inconstitutionnelle.

Hans-Werner Sinn, ancien patron de l’institut allemand IFO, affirme que la zone euro glisse rapidement vers une union de transfert, ce qui est un anathème pour la plupart des électeurs allemands. « Nous allons voir des régions devenir dépendantes des transferts d’autres régions. La baisse de la productivité est déguisée », a-t-il déclaré.

Guy Verhofstadt, meneur du camp ultra intégrationniste du Parlement européen et négociateur en chef du Brexit, affirme que l’Union européenne est paralysée à moitié en raison de sa structure actuelle. Elle est incapable de répondre aux crises, dérivant d’un désastre à l’autre. « Soit nous réglons ces problèmes, soit l’Union européenne s’effondrera », a-t-il déclaré.

Suite et fin

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Le PS préparait un coup d’état en cas d’élection de Marine Le Pen

Le PS préparait un coup d'état en cas d'élection de Marine Le Pen

Selon un rapport extraordinaire publié hier dans L’Obs, des hauts responsables du gouvernement PS sortant ont projeté d’organiser un coup d’État si Marine Le Pen, la candidate du Front national (FN), avait remporté l’élection. 

Le but de l’opération n’était pas d’empêcher Le Pen d’entrer en fonction. Le coup était supposé écraser des manifestations de gauche contre sa victoire, imposer l’état de siège, et installer Le Pen au pouvoir dans une alliance forcée avec un gouvernement PS.

« Personne n’ose imaginer ce que sera le lendemain du deuxième tour si Marine Le Pen l’emporte. Un embrasement s’annonce », écrit L’Obs, qui explique : « Les stratèges qui ont conçu ce plan B anticipent qu’au lendemain de la victoire du Front national le pays risque de se retrouver au bord du chaos. État de sidération, manifestations républicaines, mais surtout violences extrêmes, notamment de la part de l’ultra-gauche ».

« Le plan n’avait jamais été écrit noir sur blanc, mais tout était fin prêt », écrit L’Obs. « Son déroulé était si précisément envisagé qu’une poignée de membres du gouvernement, de directeurs de cabinet et de très hauts responsables de l’Etat peuvent encore la décrire de tête, étape par étape. (…) Pour en donner les détails, ‘L’Obs‘ a recoupé les éléments auprès de trois sources, au sein du gouvernement sortant et d’institutions de l’État ».

Le plan incluait le lancement d’interventions de police massives destinées à quadriller la France, et un coup quasi-constitutionnel lancé par un refus du Premier ministre sortant, Bernard Cazeneuve, de démissionner. L’Obs cite un haut responsable : « Le pays aurait été à l’arrêt. Le gouvernement n’aurait eu qu’une seule priorité : assurer la sécurité de l’État ».

En clair, on aurait tenté d’imposer une dictature militaro-policière en France. Des droits démocratiques fondamentaux sont déjà suspendus par l’état d’urgence, prolongé en permanence par le PS depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. La police peut interdire des manifestations, détenir des individus, et les assigner à résidence. Le projet rapporté par L’Obs aurait signifié l’usage maximal de ces pouvoirs afin d’imposer un état de siège et suspendre de manière permanente le fonctionnement normal de l’État.

Les Directions départementales de la sécurité publique (DDSP) auraient toutes, sans exception, fait part au ministère de l’Intérieur de leurs « craintes » d’une victoire Le Pen, alors que l’appareil d’État se préparait à une éventuelle crise post-électorale. L’Obs cite aussi une note du renseignement, déjà citée par Le Parisien : « Des mouvements d’extrême gauche, plus ou moins implantés, chercheront sans nul doute à organiser des manifestations dont certaines pourraient entraîner des troubles sérieux ».

En même temps, selon L’Obs, les syndicats de police faisaient pression pour obtenir le droit d’utiliser des armes létales contre des manifestants, dont des grenades de désencerclement et des lanceurs de balles de défense. « Les instructions données de ne pas utiliser tel ou tel matériel deviennent insoutenables », a déclaré un syndicaliste Unsa-Police.

A l’intérieur de l’appareil d’État, le refus de Cazeneuve de démissionner devait « geler la situation politique », selon l’une des sources de L’Obs, et en exploitant une particularité de la constitution, lancer un coup pseudo-constitutionnel contre le président nouvellement élu :

« Dans un premier temps, il est prévu qu’après le second tour de la présidentielle, le chef de gouvernement de remettra pas sa démission. Certes, le maintien en poste du Premier ministre est contraire aux usages républicains, mais sa démission n’est en rien une obligation constitutionnelle. Dans un second temps, le Parlement sera convoqué en session extraordinaire. Une date est même envisagée : le jeudi 11 mai. Ordre du jour : la crise nationale provoquée par les violences qui ont suivi le scrutin. Les députés se verront alors demander un vote de confiance ».

Le parlement aurait donc été sommé de donner un satisfecit pseudo-légal à un coup d’État mijoté par la police et le renseignement dans le dos des Français. Ce gouvernement pseudo-constitutionnel devait durer au moins jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin, à supposer que les nouvelles autorités auraient permis le déroulement normal des législatives.

Ce que décrit ici L’Obs aurait été la suspension la plus grave des procédures démocratiques en France par les forces de sécurité depuis la guerre d’Algérie, quand des officiers partisans de l’Algérie française ont lancé un putsch à Alger en mai 1958. Ils ont ensuite lancé un coup, Opération Résurrection, pour renverser le gouvernement à Paris. Charles de Gaulle a profité de l’occasion pour s’arroger les pleins pouvoirs et ordonné à ses partisans de ré-écrire en vitesse la constitution, ce qui a produit la Cinquième République actuelle.

Le silence médiatique sur l’article de L’Obs est assourdissant. Ce reportage soulève des questions politiques fondamentales, ainsi que des questions sérieuses sur le gouvernement que va installer le nouveau président, Emmanuel Macron.

Y a-t-il d’autres scénarios à part l’élection de Le Pen dans lesquels la police et le renseignement suspendraient la constitution et imposeraient un état de siège ?

Et si le ministère de l’Intérieur traite de menace intolérable toute manifestation de gauche où des violences pourraient être commises, par des manifestants ou des provocateurs, prépare-t-on des opérations similaires pour réprimer des manifestations contre les politiques d’austérité et de guerre de Macron ? La police pourrait-elle réagir à l’exercice de droits de grève et de manifestation inscrits à la constitution en tentant d’imposer une dictature ?

Un quart de siècle d’austérité en France et à travers l’Union européenne après la dissolution stalinienne de l’Union soviétique ont transformé le capitalisme européen. Les inégalités économiques et la colère sociale sont à des niveaux record, et les vieux systèmes politiques et sociaux s’effondrent. La répression brutale l’année dernière de manifestations contre la loi travail du PS, imposée sans vote parlementaire dans le cadre de l’état d’urgence le plus long de l’histoire de France, témoigne du stade avancé de la décomposition de la démocratie française.

Dans ces conditions, les tentatives des responsables PS et de L’Obs de minimiser l’importance de son reportage sont profondément fausses. Leurs déclarations rassurantes selon lesquelles l’opération était constitutionnelle et aurait rapidement débouché sur le rétablissement du fonctionnement normal de la Cinquième République n’ont aucune valeur.

Le Premier ministre sortant Bernard Cazeneuve lui-même a crédibilisé le reportage de L’Obs par sa déclaration qu’il n’avait « aucunement l’intention de déserter le front de Matignon, au cas où Marine Le Pen emporterait la présidentielle ». Contactés par L’Obs dans le cadre de leur reportage, ses proches ont déclaré que Cazeneuve « n’a jamais, jamais mentionné ce scénario ».

Quant à L’Obs, le magazine insiste que le projet de coup était constitutionnel. Prenant au mot les responsables du PS, qui insistaient qu’ils auraient remis le pouvoir au nouveau gouvernement après les législatives, L’Obs conclut seulement que cela aurait été « une parenthèse inédite dans l’histoire de la République ».

En fait, si la police et le renseignement avaient tenté de mettre ces projets à exécution, ils auraient rompu visiblement avec les usages républicains et ouvert la voie à une rupture même plus large de la classe dirigeante avec les formes démocratiques. Cela aurait été le prélude à une confrontation violente avec les travailleurs, parmi lesquels un engagement profond subsiste envers la démocratie.

 

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Publié par le 22 mai 2017 dans général, Insolite, Politique

 

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La liberté d’expression selon Jean Bricmont et Alain de Benoist

Jean Bricmont et Alain de Benoist étaient invités à parler de « la liberté d’expression en temps de guerre », en mai 2016.

Pour tous les deux, le temps de guerre, c’est maintenant, c’est ici, c’est partout, et ce n’est pas nouveau.

Même en temps de paix, la censure a toujours régné, dit Alain de Benoist, et elle s’attaque, non seulement à l’expression, mais aux opinions les plus secrètes. L’autocensure est encore plus destructrice que la répression voyante, puisqu’elle amplifie la menace en anticipant les coups. La répression brutale, avec sa vue basse, trahissant naïveté, férocité et opportunisme chez ceux qui choisissent de l’exercer, donne au contraire l’occasion rêvée à la résistance de faire resplendir  les armes de la logique.

L’être humain n’a pas de droits, mais seulement des libertés, insiste Alain de Benoist. On est dans le déni radical des principes de notre société, au-delà du détournement des lois. L’arbitraire, la malhonnêteté institutionnelle et l’illogisme pourront-ils encore longtemps faire tenir notre société? De Benoist est voltairien et marxien, il aime à situer sa réflexion dans un long sillage de pensée prudente et généreuse.

Jean Bricmont va au feu, et défend nommément les grands rebelles de notre temps: Dieudonné et Faurisson. Avec précision, il prend le taureau par les cornes: la France en se targuant de la loi Gayssot pour attaquer l’Iran fait bien piètre figure, et c’est nous qui retombons dans la superstition religieuse, dit-il. Il reprend l’argumentation toute en finesse de son livre La République des censeurs, et souligne à quel point Pressac, historien amateur publié par le CNRS, mettait en oeuvre la méthode révisionniste, celle-là même qu’on reproche à Robert Faurisson, et auquel il était censé porter le coup de grâce. Sur les tribunaux belges, qui ont condamné Dieudonné à deux mois de prison ferme, Bricmont est à son tour un excellent humoriste.

Alain de Benoist et Jean Bricmont ne pouvaient guère débattre entre eux, puisqu’ils sont d’accord sur l’essentiel. Alors que notre gouvernement réaffirme sa ferme intention de se soumettre totalement aux injonctions orwelliennes de Georges Soros et de son vicaire Attali, leur bonne santé intellectuelle est un exemple: à eux deux, ils constituent les piliers du front de libération mentale dont notre nation a besoin.

Mais, stratégiquement, il leur reste un terrain intime à reconquérir: tous les deux, pour évoquer l’exécrable, rappellent l’Inquisition et ce qu’il y a derrière, l’esprit religieux. La force de tous les pays qui se moquent de nous et de nos prétentions à être le peuple éclairé entre tous, c’est que tous, sans exception, se réclament de Dieu. La révolution française se réclamait de l’Etre Suprême, pas de Satan. Faut-il vraiment se priver de toute référence autre que celle de Voltaire l’acide? Une fois la rouille tartuffique décapée, n’y a-t-il vraiment pas l’or du vrai à montrer? On ignore généralement que le jeune Marx avait écrit une ode à la sainte Vierge, pour qui il avait une réelle dévotion. Les gens qui se réclament de l’athéisme sont des gens en colère contre Dieu. Bricmont comme De Benoist ont dépassé l’âge d’être de simples indignés, et ils construisent, patiemment, habilement, solidaires, fraternels. Dès que nous aurons donné à voir un bloc qui abandonne la phraséologie anticatholique, qui arrête de jeter l’Enfant avec l’eau du bain, nous verrons le bout du tunnel, et le dialogue bloqué trouvera ses vrais interlocuteurs. Alors, la censure n’aura plus de prise sur les âmes.

 
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Publié par le 22 mai 2017 dans général, Politique, société

 

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Asselineau – Entretien spécial premier gouvernement d’Édouard Philippe et premiers jours de Macron

 
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Publié par le 19 mai 2017 dans général, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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