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Archives de Catégorie: Politique

Les États membres de l’UE font un pas important vers une armée européenne

Les États membres de l’UE font un pas important vers une armée européenne
L’Union Européenne a fait un pas important vers le développement de la capacité de faire la guerre à l’avenir indépendamment et, si nécessaire, contre les États-Unis.

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de 23 des 28 États membres de l’UE ont signé lundi à Bruxelles un document-cadre sur une politique de défense commune. Avec la Grande-Bretagne, qui quittera l’UE en 2019, seuls quatre petits pays – le Danemark, l’Irlande, Malte et le Portugal – n’ont pas signé l’accord. Cependant, ils peuvent encore le faire à tout moment.

Avec l’accord sur la Coopération structurée permanente (CSP), les États de l’UE se sont engagés à coopérer étroitement dans le développement et l’achat d’armes, et à mettre à disposition des troupes et du matériel pour des interventions militaires conjointes.

« La CSP est un cadre juridique européen ambitieux, contraignant et inclusif pour l’investissement dans la sécurité et la défense du territoire et des citoyens de l’UE », indique le document. La question clé est de rendre l’Europe plus efficace, capable d’agir et plus rapidement, a déclaré un représentant du ministère allemand de la Défense.

L’accord signifie une escalade du militarisme européen. La première des 20 conditions auxquelles toutes les parties doivent s’engager est une augmentation régulière des dépenses militaires. Au moins 20 % de ce montant doit être affecté à l’achat de nouvelles armes. Pour sa part, l’UE a l’intention de contribuer à hauteur de 500 millions d’euros par an et 1 milliard d’euros après 2021 à des projets d’armement conjoints.

Des détails concernant la forme de coopération seront élaborés au cours des prochaines semaines. Il y a actuellement 47 propositions de projets communs. Il s’agit notamment d’un corps d’intervention conjoint, de la création d’unités de combat multinationales, d’un « centre d’excellence » commun pour les missions de formation européennes, de plans de précaution pour des interventions militaires dans diverses régions du monde, d’une zone militaire Schengen, qui permettrait le déploiement rapide de troupes et d’armements lourds sans obstacles bureaucratiques, de reconnaissance par satellite conjointe, d’un commando médical européen et de centres logistiques communs. Dix de ces 47 projets doivent être lancés en décembre.

Les moteurs de la CSP sont l’Allemagne et la France. Ces derniers mois, Berlin, Paris et Bruxelles ont promu le projet en organisant six ateliers. Dans un discours prononcé à l’Université de Paris – Sorbonne en septembre, le président français Emmanuel Macron a déclaré : « Au début de la prochaine décennie, l’Europe doit disposer d’une force d’intervention commune, d’un budget de défense commun et d’une doctrine commune d’action. »

La ministre allemande de la Défense, Ursula Von der Leyen, a déclaré que la signature de la CSP était « un grand jour pour l’Europe ». Les parties faisaient « un pas de plus vers une armée pour l’Europe. »

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a qualifié cet accord d’« historique ». Il s’agissait d’un « grand pas vers l’indépendance et le renforcement de la politique de sécurité et de défense de l’UE ». Il s’attendait à ce que la CSP ait comme résultat une croissance majeure des capacités militaires.

L’Europe dépense actuellement la moitié de l’argent que les États-Unis consacrent à leurs forces armées, a-t-il dit, mais n’en atteint qu’une capacité de 15 % de celle de ce pays. Une coopération plus étroite pourrait entraîner une amélioration.

Berlin, Paris et Bruxelles cherchent à montrer que la coopération militaire de l’UE est complémentaire de l’OTAN plutôt qu’en opposition à elle. L’accord CSP lui-même stipule : « La capacité militaire renforcée des États de l’UE sera également utile à l’OTAN. Il en renforcera le pilier européen et servira à répondre aux demandes répétées d’un partage plus important de la charge transatlantique. »

Von der Leyen a également cherché à nier toute opposition à l’OTAN. L’alliance transatlantique serait toujours responsable de la défense nationale et collective, tandis que l’UE, avec sa « sécurité en réseau », exécuterait des tâches qui ne font pas partie du mandat de l’OTAN, comme « l’aide » aux États africains.

Ça n’a pas de sens. Les commentateurs sont généralement d’avis que deux événements clés ont encouragé la mise en œuvre de plans longuement discutés mais frustrés à plusieurs reprises pour une armée européenne : l’élection de Donald Trump et le Brexit.

Une première tentative de fonder une Communauté européenne de défense échoua en 1954 face à l’opposition française. Aucune autre tentative n’a été faite depuis plusieurs décennies. Au tournant du nouveau siècle, les efforts pour établir une coopération militaire plus étroite ont échoué en raison de la résistance de Londres, qui, en tant qu’allié le plus proche de Washington, voulait empêcher l’émergence d’une organisation concurrente de l’OTAN.

La politique de « L’Amérique d’abord » de Trump a accentué les tensions entre les États-Unis et l’Europe. La politique américaine au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est est perçue à Berlin et à Paris comme une attaque contre leurs intérêts, et l’Amérique, l’Europe et la Chine se battent entre elles pour l’influence en Afrique. Ce n’est que dans les préparatifs de la guerre avec la Russie que les puissances européennes et les États-Unis coopèrent étroitement par l’intermédiaire de l’OTAN. Mais même ici, il existe des différences tactiques sur la portée du conflit.

En même temps, le Brexit a retiré de l’UE l’opposant le plus important à une armée européenne.

L’accord CSP ne signifie pas que tous les conflits à l’intérieur Europe aient été surmontés, et que l’Allemagne et la France vont dorénavant suivre la même ligne. Même avant l’accord, de fortes divergences ont émergé.

Alors que Paris souhaitait restreindre l’accord à un petit groupe exclusif d’États disposant de grandes armées capables d’intervenir de manière décisive dans une situation de crise, Berlin prônait le plus large éventail possible de participants, avec un large éventail de tâches. C’est l’Allemagne qui a prévalu.

Des décisions unanimes étant nécessaires, le mécanisme de la prise de décision sera difficile. Mais Berlin craignait que les États d’Europe de l’Est, de plus en plus dominés par le sentiment nationaliste et anti-UE, ne s’alignent sur les États-Unis.

L’énorme hausse des dépenses militaires liée à la PESCO va exacerber les tensions de classe en Europe. Les élites dirigeantes répondent déjà aux tensions de classe dans tous les pays européens avec un renforcement important de l’appareil de répression étatique. C’est ce qui encourage les forces de droite et nationalistes, et qui déchire l’UE.

En dernière analyse, les tensions croissantes entre les États-Unis et l’Europe « ne sont pas simplement le produit des politiques nationalistes extrêmes de l’occupant actuel de la Maison Blanche », a écrit le World Socialist Web Site dans sa Perspective du 2 juin 2017 intitulée « Le grand écroulement : la crise de l’ordre politique mondial ».

L’éditorial se poursuivait : « En fait, ces tensions proviennent de profondes contradictions entre les grandes puissances impérialistes, qui deux fois au siècle dernier ont provoqué des guerres mondiales

« Les réactions au voyage de Trump en Europe témoignent non seulement d’une crise de l’impérialisme américain, mais du capitalisme mondial. Aucun des rivaux de Washington – l’UE, haïe pour sa politique d’austérité ; le régime de droite, économiquement moribond, au Japon ; on l’oligarchie capitaliste post-maoïste au Chine – n’offre une alternative progressiste.

« Quelqu’un qui affirmerait qu’une coalition de ces puissances pourra stabiliser le capitalisme et bloquer l’émergence de conflits commerciaux et de guerres inter-impérialistes, parierait gros contre l’Histoire. »

Le réarmement de l’Europe le confirme. Seule la construction d’un mouvement international anti-guerre fondé sur la classe ouvrière et luttant pour un programme socialiste et le renversement du capitalisme peut éviter la catastrophe d’une autre guerre mondiale.

Peter Schwarz

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Trump humilié en Chine lors de la visite de Pékin souligne le nouvel ordre mondial en Asie

Trump humilié en Chine lors de la visite de Pékin souligne le nouvel ordre mondial en Asie
Loin de souligner le leadership américain, le voyage a encore accentué l’émergence de la Chine comme pilier alternatif de la prospérité et de la stabilité dans la région la plus dynamique du monde, écrit Richard Heydarian cet article bien informé témoigne de ce que peut être le meilleur de la diplomatie chinois: utiliser la force et la brutalité de l’adversaire pour lui imposer sa propre volonté. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Parmi les étapes du voyage de Donald Trump dans cinq pays asiatiques  celle  qui est le plus caractéristique est Pékin. Après tout, la Chine est considérée comme le plus grand rival régional de l’Amérique, et elle a été souvent l’objet des tirades non-stop du président.

 Tous les autres pays participant à la tournée sont soit des alliés issus de traités, à savoir le Japon, la Corée du Sud et les Philippines, soit un nouveau partenaire stratégique, à savoir le Vietnam.

La visite, dans laquelle on a vu  Trump échouer à obtenir une concession majeure de la Chine, a  été celle qui a souligné l’émergence tranquille mais indubitable d’un véritable ordre post-américain en Asie.

Loin de souligner le leadership américain dans la région, la visite a démontré  l’émergence de la Chine en tant que pilier alternatif de prospérité et de stabilité dans le théâtre géopolitique le plus dynamique du monde. Trump s’est embarqué dans son voyage en Asie pour affirmer la centralité américaine dans les affaires mondiales, mais il a quitté Beijing comme le chef humilié d’une superpuissance en déclin.

Pendant  sa campagne présidentielle, Trump avait pointé du doigt  la Chine avec brio et vigueur, décrivant souvent la puissance asiatique comme une menace majeure pour le bien-être économique et la suprématie mondiale des États-Unis.

Adoptant un langage souvent belliqueux, il avait  accusé la Chine de manipuler des devises, de vendre un excédent commercial excessif à l’Amérique, de dominer agressivement les eaux adjacentes aux dépens des alliés régionaux comme le Japon et les Philippines et d’aider des parias comme la Corée du Nord.

Il n’est donc pas étonnant que le monde ait eu un regard très attentif sur le président américain, qui parle dur, pouvait obtenir en matière de concession majeure sur les principaux points de divergence avec Pékin. Comme prévu, cependant, la Chine a réussi à apaiser et à apprivoiser le président américain, tout en restant sur ses positions dans les zones de désaccord.

Sous Trump, l’excédent commercial de la Chine avec l’Amérique s’est en fait élargi à 223 milliards de dollars américains au cours des 10 premiers mois de l’année – une augmentation à deux chiffres par rapport à l’année précédente. Mais au lieu de reculer sur des domaines d’intérêt fondamental pour elle, en particulier sur le commerce et la politique industrielle, la Chine a sciemment attenué la différence.

Pour calmer les inquiétudes américaines face à leur énorme déficit commercial avec la Chine, Beijing a offert 37 contrats d’investissement majeurs totalisant plus de 250 milliards de dollars à 30 PDG de grandes entreprises américaines. De grands noms tels que Boeing, General Electric, Goldman Sachs, Qualcomm, Cheniere Energy, Air Products étaient parmi ceux qui ont rejoint la délégation d’hommes d’affaires de Trump.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a salué ces accords comme une étape cruciale pour fournir « une base solide pour une relation plus forte, plus libre, équitable et réciproque entre les Etats-Unis et la Chine ».

Aux applaudissements de son auditoire chinois, Trump est allé jusqu’à donner à « la Chine un grand crédit » pour sa capacité à « tirer profit d’un autre pays [l’Amérique] pour le bénéfice de ses citoyens … »

Au lieu de blâmer la Chine pour les problèmes commerciaux de l’Amérique, il a placé la responsabilité sur ses prédécesseurs pour ne pas avoir adopté une relation économique optimale avec la plus grande nation exportatrice du monde. Pour l’instant, il semble que l’administration Trump recule effectivement par rapport à  ses menaces précédentes d’imposer des sanctions commerciales à la Chine.

Ainsi, Pékin a réussi à vider de son contenu  la posture agressive de Trump à travers un ensemble soigneusement élaboré d’accords commerciaux mutuellement satisfaisants. C’était la politique chinoise à son niveau le meilleur.

Pour être juste cependant, le président chinois Xi Jinping a promis un environnement d’investissement ouvert et que «la Chine ne fermera pas ses portes» et gardera son énorme marché intérieur «plus ouvert, plus transparent et plus ordonné» pour les entreprises étrangères, y compris américaines. Ce fut une déclaration d’assurance opportune au milieu des préoccupations croissantes concernant la montée du nationalisme économique en Chine.

En ce qui concerne les zones de tensions géopolitiques, Trump est parti presque bredouille de Pékin. S’exprimant devant l’Assemblée nationale sud-coréenne un jour plus tôt, le président américain avait lancé  une attaque à peine voilée contre la Chine pour avoir soi-disant choisi « d’ignorer » ou « pire encore, de permettre » la Corée du Nord. Il a carrément placé le «poids de la crise» sur la «conscience» de la Chine.

Pourtant, tout ce dur  discours  s’est rapidement traduit par une gratitude conciliatrice envers la Chine pour ses efforts visant à freiner le programme agressif de missiles balistiques et nucléaires de la Corée du Nord. A Pékin, Trump a simplement appelé « la Chine et votre grand président à travailler très dur », exprimant son optimisme que « si [Xi] travaille dur », il y aura une résolution rapide de la crise dans la péninsule coréenne .

Probablement, il n’y avait pas non plus d’accord significatif sur la montée des tensions sino-américaines en mer de Chine méridionale, la marine américaine contestant les activités de remise en état de la Chine par des «opérations de liberté de navigation» régularisées. Qualifiant les relations bilatérales de «nouveau point de départ historique», le président chinois a réitéré son point précédent: «L’océan Pacifique est assez grand pour accueillir la Chine et les États-Unis».

Ainsi, la Chine a manifesté sa volonté d’un «grand marché» émergent dans les eaux adjacentes, sans aucune résistance palpable de la part de l’administration Trump, qui cherche désespérément  l’aide de Pékin sur la question de la Corée du Nord.

L’échec à obtenir une concession majeure sur des domaines clés de différence peut expliquer le refus controversé de Trump de répondre aux questions des médias lors de sa conférence de presse conjointe avec Xi. Comme on dit, parfois le silence en dit long. La visite paradoxale  de Trump en Chine est probablement le signe avant-coureur d’un nouvel ordre en Asie, où l’Amérique n’est plus le numéro un incontesté.

Richard Heydarian

Richard Heydarian est un universitaire basé à Manille et auteur de Rise of Duterte: une révolte populiste contre la démocratie d’élite

 
 

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Pierre Jovanovic. 90 minutes de « politiquement et économiquement incorrect »

1. La fausse monnaie finit toujours par provoquer des catastrophes, dictatures et guerres.

– A la FED un petit nouveau : James Powell venu de Bankers trust.
– Sa politique : surtout ne rien faire, la hausse des taux n’est pas à l’ordre du jour.
– Blythe Masters et la banque des cow-boys. (Bankers Trust)
– Quand la fortune des clients intéresse la Bankers Trust, aux USA, en France c’est la Société Générale qui capte les fortunes en déshérence.
– CIA et banques des accointances fortes.
– Quand la Belgique emprunte à trois mois.
– Mondialisation de la planche à billets.
– Les effets de la facilité monétaire : les boutiques vides, les rues des centres villes désertées, les maisons invendables.
– Censure sur Facebook et Twitter : le poison mortel de l’économie mondiale ne doit pas être révélé.
– Les grands mythes sur la monnaie, Faust, Goethe, Dante et…Jacques Rueff.
– Draghi et la BCE condamnés à continuer les facilités monétaires, prisonniers de la drogue dénommée QE.
– Une politique criminelle, Dante met en enfer un roi fabricant de fausse monnaie.
– Les intérêts de la dette payés par les Français vont aux banques étrangères.
– Les Français vont devoir faire comme les Grecs se défendre pied à pied !

2. La Fausse monnaie une maladie contagieuse.

– Et maintenant l’Arabie Saoudite et l’Algérie !
– Précédents yougoslave, vénézuélien, zimbabwéen.
– 214 milliards de Riyals saoudiens injectés dans l’économie saoudienne et à l’extérieur(les dames de Marbella en savent quelque chose !) .
– « Sans la planche à billet vos traitements ne seront pas payés » le chef du gouvernement algérien aux fonctionnaires.
– La baisse du prix du pétrole en question plus les dettes algériennes au FMI.
– Risque de révolution consécutif en Algérie., la planche à billet conduit aux révolutions et à la dictature.
– De quelques analogies avec la révolution française, la faillite de 1797, le redressement bonapartiste et son ministre des finances Martin Gaudin.
– Quelques exemples des villes de provinces visitées les effets délétères de la dépression économique : Besançon. Les vitrines « Potemkine ».
– L’opinion connaît désormais la responsabilité des banquiers !

3. Qui va payer, sanctions judiciaires ou sanctions par le marché ?

– La plus vieille banque italienne en faillite !
– Carrige, ancien mont de piété, fermetures et licenciements.
– Le Crédit Agricole rachète trois autres banques italiennes pour une bouchée de pain.
– Produits toxiques dans les comptes de banques.
– Quelle probabilité de hausse des taux ?
– En 10 ans 25 % des banques européennes ont fait faillite, source BCE !
– Le mythe de la reprise économique, la bourse dopée par la fausse monnaie.
– Les retards de paiement se multiplient entre les entreprises, un signe inquiétant.
– Le modèle suisse menacé ,la BNS contrainte d’acheter des actions Apple au lieu de financer l’économie nationale.
– Et pour finir : « Picsou magazine » la liste des condamnations des banques pour malversations, délits d’initiés et autres turpitudes.
– « Mort au pauvres ! » selon un rapport c’est sur les frais d’incident de compte des petits comptes que les banques gagnent le plus !
– Et « Paradise papers » une arnaque pour faire mousser la presse !

Pierre Jovanovic a parfaitement raison et ce depuis des années. Les indices ne grimpent pas actuellement du fait de l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche ou bien d’une embellie soudaine dans l’économie. Si les indices grimpent, c’est parce qu’il n’y a plus qu’un seul acheteur que sont les banques centrales. Or malheureusement dans la vie réelle, la situation économique américaine n’arrête pas de se détériorer comme vous pourrez le constater ci-dessous. Alors remonter les taux dans de telles conditions et avec un monde endetté comme jamais il ne l’a été de toute l’histoire est suicidaire.

 
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Publié par le 14 novembre 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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De plus en plus de gouvernements manipulent les réseaux sociaux, selon un rapport

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De plus en plus de pays suivent l’exemple de la Russie et de la Chine en manipulant les réseaux sociaux et en traquant les opposants sur internet, une grave menace pour la démocratie, s’est inquiétée mardi l’organisation Freedom House.

Selon une étude sur la liberté de l’internet menée par cette ONG de défense des droits dans 65 pays, 30 gouvernements ont manipulé internet en 2017 pour déformer l’information en ligne, contre 23 l’année précédente.

Ces manipulations incluent l’usage de commentateurs payés, de trolls, de « bots » – des comptes automatisés – ou de faux sites d’information selon ce rapport intitulé « Freedom on the Net » (Liberté sur internet).

Le rapport indique que ces tactiques de manipulation et de désinformation en ligne ont joué un rôle important dans les élections d’au moins 18 pays au cours de l’année écoulée, y compris aux Etats-Unis.

« L’usage de commentateurs rémunérés et de « bots » politiques pour diffuser la propagande gouvernementale a d’abord été développé par la Chine et la Russie, mais c’est maintenant un phénomène mondial », a expliqué Michael Abramowitz, le président de Freedom House.

Pour Sanja Kelly, directrice du projet « Freedom on the Net », ces manipulations sont souvent difficiles à détecter, « et plus difficiles à combattre que d’autres types de censure, comme le fait de bloquer certains sites web ».

L’année 2017 marque selon l’organisation la septième année consécutive de déclin de la liberté sur internet.
Pour la troisième année, la Chine est classée en tête des pays qui manipulent internet, en raison d’un renforcement de la censure et de la lutte contre l’anonymat en ligne et de l’emprisonnement de dissidents s’exprimant sur le web.

Le rapport mentionne aux Philippines une « armée de claviers » dans laquelle les gens sont payés 10 dollars par jour pour donner l’impression d’un soutien généralisé à la politique de répression brutale du trafic de drogue; et l’utilisation par la Turquie de quelque 6.000 personnes pour contrer les opposants au gouvernement sur les réseaux sociaux.

Accusée d’avoir cherché à influencer les élections aux Etats-Unis et en Europe, la Russie a quant à elle renforcé ses contrôles de l’internet dans le pays.

Les blogueurs qui attirent plus de 3.000 visiteurs par jour doivent désormais s’enregistrer auprès du gouvernement russe et se conformer à la loi sur les médias de masse. Les moteurs de recherche ont interdiction de prendre en compte les pages internet provenant de sites non enregistrés.
Freedom House exprime également son inquiétude face aux restrictions croissantes sur les VPN – des réseaux privés virtuels qui permettent de contourner la censure – désormais en place dans 14 pays.
Les Etats-Unis ne sont pas épargnés, selon le rapport.

« Si l’environnement en ligne aux Etats-Unis est resté dynamique et diversifié, la prévalence de la désinformation et des contenus partisans a eu un impact significatif », indique le rapport, ajoutant que « les journalistes qui contestent les positions de Donald Trump ont été confrontés à un harcèlement en ligne de façon flagrante ».

source 

 

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« Chaud devant ! Prochainement, pour vous, les ruptures conventionnelles collectives ! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

N’oubliez pas de mettre l’adresse charles@insolentiae.com dans votre carnet d’adresse pour éviter que les fournisseurs d’accès classent la lettre d’information dans les « spams » ou autres « publicités, réclames ou promotion ».

C’est la dernière nouveauté en date, et je peux vous dire que cela va faire hurler chez les ex-futurs salariés bientôt tous virés ou presque et que l’on va se taper sur le ventre dans les antres du Medef.

Les ruptures conventionnelles sont devenues en quelques années la principale manière de licencier, et cela a considérablement flexibilisé le marché du travail pour les employeurs, permettant aussi, il faut le dire, pour certains salariés de partir plutôt sur une rupture conventionnelle, et donc les droits au chômage, plutôt que sur une démission.

Il n’en reste pas moins que jusqu’à présent, une rupture conventionnelle était par nature, par essence même, une décision individuelle, à tel point d’ailleurs que l’inspection du travail surveille de relativement près le nombre de ruptures conventionnelles (qui doivent être déclarées) par chaque entreprise afin d’être sûre que par certains effets d’aubaines, certaines entreprises ne masquent pas un plan social à travers de multiples ruptures conventionnelles.

D’un côté donc la rupture conventionnelle, unitaire, personnelle, individuelle et de l’autre, les plans sociaux avec la cohorte de coûts et de contraintes attachées, comme les indemnités mais aussi des notions de formation ou de « reclassements », bref, autant d’éléments qui empêchent notre gentil patronat de virer comme il l’entend et de gagner autant qu’il le souhaite.

Pourtant, c’est l’un des éléments que pas grand monde n’a vu venir des ordonnances Macron qui devraient prochainement autoriser les entreprises à mettre en place des procédures de ruptures conventionnelles collectives au lieu d’un plan social coûteux.

La différence, nous la voyons tous. Vous aurez a priori des ruptures conventionnelles collectives sur la base du volontariat et cela viendra remplacer les plans dits « volontaires » et puis nous devrions sans doute conserver les plans sociaux quand on dégraisse sans laisser le choix ou sans faire appel aux « volontaires ».

Mais le décret peut aller aussi loin que le voudra le président Macron, puisque l’Assemblée nationale lui a voté les pleins pouvoirs économiques et sociaux.

Demain, peut-être, allez-vous vous réveiller dans un monde où l’idée même de plan social aura disparu.

Et vous devez voir la logique d’ensemble.

Nos mamamouchis ont d’abord réduit le coût maximum des licenciements en mettant des plafonds même en cas de licenciements abusifs que les juges ne peuvent plus dépasser.

Puis maintenant qu’en réalité on a mis des seuils, on vous explique très doctement qu’il faut pouvoir faire baisser le coût des plans sociaux…

Sur la partie volontaire, on va donc faire de la simple rupture conventionnelle… Voilà une idée risquant fort de plaire grandement à SFR qui va devoir se délester rapidement de quelques milliers de ses collaborateurs, qui ne vont pas partir avec grand-chose malgré toute leur implication.

Les ruptures conventionnelles collectives, sur vos écrans au plus tard le 1er janvier 2018.

Le gouvernement a transmis son projet de décret fixant les modalités pratiques de ces ruptures conventionnelles collectives aux partenaires sociaux.

Dès la publication de ce décret, ces ruptures conventionnelles collectives seront possibles dans les entreprises, or selon les syndicats, et je veux bien les croire, cette nouvelle formule est un véritable plébiscite auprès des entreprises qui assaillent de coups de téléphone aussi bien les administrations que les experts comptables pour savoir comment faire pour en bénéficier et faire quelques charrettes à pas cher !
Le tsunami de licenciements en début de quinquennat, pas à la fin !

Les syndicats redoutent donc une vague de plans sociaux.

Ils ont parfaitement raison, et cela a aussi une grande logique politique.

Mieux vaut que les gens qui sont aussi des lecteurs soient virés en début de quinquennat qu’en fin de mandat, bien que Macron, et c’est tout à son honneur n’a jamais caché ses intentions de casse sociale parfaitement assumées lors de la campagne.

Les fêtes de Noël risquent d’être particulièrement moroses et tristes pour bon nombre de nos concitoyens.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source ici 

 
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Publié par le 13 novembre 2017 dans économie, général, Politique, société

 

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Naomi Klein : « Le plus grand succès du néolibéralisme : la colonisation de nos imaginaires. »

On la connaît pour ses travaux sur les ravages du capitalisme et ses engagements altermondialistes. Elle revient aujourd’hui avec un nouvel essai : “Dire non, ne suffit plus ?” Un livre « écrit dans l’urgence parce que nous n’avons pas de temps à perdre ». Regards a rencontré la théoricienne de la stratégie du choc. Une demie heure de Midinale passionnante avec Naomi Klein.

 

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Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie

Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie
Mercredi et jeudi, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour discuter des plans d’une escalade militaire majeure en Europe. Alors que le gouvernement Trump alimente le conflit avec la Russie et la Chine dans le Pacifique avec des menaces d’attaque nucléaire américaine contre la Corée du Nord, l’OTAN prévoit une modernisation majeure de ses installations militaires en Europe pour mener une guerre avec la Russie.

L’OTAN prévoit deux nouveaux grands centres de commandement militaire en Europe. L’un, probablement en France ou au Portugal, coordonnerait des opérations navales à grande échelle pour transporter des troupes américaines en Europe et détruire des navires de guerre russes dans l’Atlantique. L’autre, probablement en Allemagne ou en Pologne, coordonnerait le transport terrestre des forces de l’OTAN à travers l’Europe pour attaquer la Russie, notamment en veillant à ce que les frontières intérieures en Europe n’arrêtent pas le transit rapide des forces de frappe de l’OTAN vers l’est.

Dans son article qui passe en revue ces plans avant le sommet, le magazine d’information allemand Der Spiegel a carrément écrit : « En langage clair : l’OTAN se prépare à une éventuelle guerre avec la Russie ».

Lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a tenté d’imputer la responsabilité de la Russie de cette situation. « Nous avons réduit la structure de commandement à la fin de la guerre froide, car les tensions ont diminué », a déclaré Stoltenberg, « mais nous avons vu une Russie qui a investi de nombreuses années dans ses capacités militaires, modernisé ses capacités militaires, et qui n’exerce pas seulement ses forces conventionnelles, mais aussi ses forces nucléaires, et que l’on a vu utiliser la force militaire contre un voisin : l’Ukraine […] L’OTAN doit être capable de répondre à cela. »

Les affirmations selon lesquelles le renforcement de l’OTAN est une réponse à l’agression russe sont des mensonges politiques. La Russie effectue des exercices militaires sur son propre sol. C’est l’OTAN qui, après un quart de siècle de guerres au Moyen-Orient, a renversé un gouvernement ukrainien pro-russe par un coup d’État à Kiev en 2014, qui envoie ses troupes jusqu’aux frontières de la Russie. Les menaces de Trump d’annihiler la Corée du Nord avec « un feu et une furie comme le monde n’en a jamais vu », lancées à l’occasion de l’anniversaire du bombardement atomique américain de Nagasaki cette année, étaient un signe indubitable du rôle agressif et, franchement, insensé des puissances impérialistes de l’OTAN.

Au sommet de Bruxelles, les responsables de l’OTAN ont clairement indiqué qu’ils prévoyaient une guerre terrestre majeure contre la Russie, qui possède le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde après les États-Unis. Le ministre lituanien de la Défense, Raimondas Karoblis, a déclaré que la construction de nouvelles bases était essentielle, car le retard dans le transport des troupes et des armes à travers l’Europe pour combattre l’armée russe signifiait « plus de pertes et des risques supplémentaires […] le temps est très important ici. »

Expliquant les commentaires de Karoblis, le Washington Post affirmait que « la rapidité avec laquelle l’OTAN peut réagir à toute agression russe pourrait faire la différence entre combattre pour défendre les frontières de l’OTAN et des combats beaucoup plus durs pour reprendre du territoire déjà perdu. »

De telles discussions sur la planification de la guerre de l’OTAN cachent au public que ce que l’OTAN projette est une guerre qui dégénérerait rapidement en un échange nucléaire dévastateur entre l’OTAN et la Russie qui ferait des centaines de millions, voire des milliards de morts.

Ceci est largement reconnu par les fonctionnaires du gouvernement et les analystes de la politique étrangère. Mike Kofman, du US Center for Naval Analyses, a écrit que le « problème de la fixation sur la dissuasion de guerre conventionnelle dans la lutte balte est que, comme dans l’ancienne impasse entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, cette guerre présente des possibilités d’escalade nucléaire. La plupart des experts russes que je connais dans la communauté de l’analyse militaire, y compris ceux de Russie, pensent pas vraiment qu’il y ait une chance qu’une bataille conventionnelle avec l’OTAN reste conventionnelle. »

Passant en revue le risque d’une guerre entre l’OTAN et la Russie dans les pays baltes, le site Web américain National Interest a commenté : « Une telle guerre dégénérera presque certainement en une guerre nucléaire complète entre les deux superpuissances nucléaires de la planète – ce qui veut dire que tout le monde est perdant. »

Néanmoins, le sommet de Bruxelles a agressivement poussé un renforcement de l’OTAN dans les États baltes et en Scandinavie contre la Russie. La Finlande s’est jointe à onze autres pays dans le cadre d’un programme visant à acquérir de vastes stocks de missiles américains air-sol de haute précision. Cela s’est produit après que la Suède a organisé son plus grand exercice militaire depuis 23 ans en septembre, avec 19 000 soldats suédois et des forces américaines, françaises, danoises, finlandaises, norvégiennes, estoniennes et lituaniennes. En mars, la Suède a rétabli la conscription dans une politique qui, selon les responsables de la défense, visait à préparer le pays à la guerre contre la Russie.

Plus largement, le sommet de l’OTAN a discuté des plans de guerre partout dans le monde. Les puissances de l’UE se sont engagées à envoyer 3000 soldats de plus pour participer à l’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis. Dans la foulée de l’escalade des tensions entre la Turquie et ses principaux alliés de l’OTAN, les États-Unis et l’Allemagne, un accord aurait été conclu entre la Turquie, la France, l’Italie et l’Espagne pour collaborer au développement de systèmes de missiles pour la Turquie.

Ce mouvement de guerre est objectivement enraciné dans les politiques menées par les puissances de l’OTAN, dirigées par les États-Unis, depuis la dissolution stalinienne de l’URSS en 1991. Washington mena des guerres avec le soutien de diverses puissances européennes en Irak, en Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie et au-delà. Alors que Washington voulait utiliser sa puissance militaire pour cimenter son hégémonie mondiale en tant que puissance dominante dans l’alliance de l’OTAN et dominer la masse continentale eurasienne, ces guerres se sont avérées être des déboires horribles, sanglants et coûteux qui ont fait des millions de morts.

Tandis que Washington menace de lancer une guerre majeure en Asie de l’Est, visant en fin de compte à briser l’élan du défi croissant posé par la Chine aux intérêts impérialistes américains par la Chine, les conflits s’intensifient également au sein même de l’OTAN. Surtout après la décision de l’Allemagne de remilitariser sa politique étrangère, depuis l’élection de Trump et la décision de retrait britannique de l’Union européenne (UE) en 2016, qui a retiré de l’UE le meilleur allié militaire des États-Unis en Europe, les tensions entre les puissances majeures de l’OTAN ont explosé.

Ces tensions sont apparues peu de temps après l’élection de Trump, lorsque Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers pour tenter de couper les exportations de voitures allemandes vers les États-Unis.

Dans un document de prospective consulté par Der Spiegel, intitulé « Perspectives stratégiques 2040 », l’armée allemande prévoyait la possibilité d’une « désintégration de l’UE » et l’éruption de guerres à travers l’Europe. Après des « décennies d’instabilité », écrit-il, on pourrait avoir une situation où « l’élargissement de l’UE est largement abandonné, d’autres États ont quitté l’UE et l’Europe a perdu sa compétitivité mondiale dans de nombreux domaines. Le monde de plus en plus désordonné, parfois chaotique et conflictuel a radicalement changé l’environnement de sécurité allemand et européen. »

Dans ces conditions, les responsables de l’OTAN ont souligné leurs projets de collaboration continue avec l’UE alors même que les pays de l’UE, menés par l’Allemagne et la France, ont annoncé des plans pour un pacte militaire commun. La Coopération structurée permanente (PESCO), qui sera signée à Bruxelles le 13 novembre, serait destinée à mettre en commun des ressources pour créer des systèmes d’armement conjoints, à mettre en place une structure de commandement militaire et à faciliter les opérations conjointes de différentes nationalités. Cependant, ce pacte exclurait non seulement les États-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne, qui quitte l’UE.

Les responsables de l’OTAN, conscients de la large opposition à la guerre avec la Russie dans la population européenne, ont proposé que l’UE aide à coordonner les efforts politiques plus larges visant à promouvoir la guerre. L’OTAN sera en pourparlers étroits avec les gouvernements, les banques, la police et les services de renseignement à travers l’Europe qui sont chargés d’essayer d’imposer des plans de guerre à la population européenne.

Stoltenberg a déclaré : « Bien sûr, la mobilité militaire ne concerne pas seulement les militaires. Cela nécessite une approche pan-gouvernementale. Il est donc important que nos ministres de la défense sensibilisent nos ministres de l’intérieur, des finances et des transports aux exigences militaires. »

Le danger principal dans cette situation est que de larges masses de la classe ouvrière en Europe et dans le monde ne sont pas conscientes du fait que la possibilité d’une guerre mondiale catastrophique est vraiment pressante, et à quel point les pertes d’un tel conflit seraient dévastatrices. C’est pourquoi le WSWS souligne l’urgence de construire un mouvement anti-guerre international fondé sur la classe ouvrière et une perspective socialiste et anti-impérialiste, et demande le soutien actif de ses lecteurs dans la diffusion de ses textes contre la guerre.

Alex Lantier

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