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Archives de Catégorie: or et argent métal

L’or fait un retour remarqué dans l’industrie

Avec le développement du stockage de données dans l’électronique grand public comme les serveurs d’entreprises, l’utilisation de l’or augmente à nouveau dans l’industrie des semi-conducteurs. – Shutterstock

Tiens, voici une bonne nouvelle sur l’or ! La demande industrielle n’est pas encore suffisante pour booster les prix, mais ça arrive, on découvre toujours plus de nouvelles applications pour le métal jaune …  Z  

Près de 334 tonnes ont été achetées par des entreprises de technologie en 2017. Le développement des cryptomonnaies, de la 5G et de l’intelligence artificielle va doper la demande future.

Pour la première fois depuis sept ans, les volumes d’or utilisés dans l’industrie sont en hausse. Près de 334 tonnes ont été achetées par des entreprises de technologie l’an passé. C’est 3 % de plus qu’en 2016, selon un rapport du Conseil mondial de l’or (CMO). Et les premiers mois de 2018 sont prometteurs puisque la demande de métal a progressé de 5 %.

« Le rôle de l’or dans l’industrie est largement méconnu et mal compris », estime Aram Shishmanian, le directeur général du CMO, association qui représente les grands producteurs d’or. Au cours de la dernière décennie, le secteur technologique a acquis plus de 380 tonnes d’or en moyenne par an, signale-t-il. « Un chiffre significatif en soi et supérieur de près de 13 % aux achats nets des banques centrales durant la même période. »

Des smartphones aux cryptomonnaies

De l’or, on en trouve dans de nombreux objets du quotidien comme les téléphones, les télévisions, les voitures ou les appareils de diagnostics médicaux. Il se cache dans les capteurs, dans les mémoires flash.

Mais, avec le développement du stockage de données dans l’électronique grand public comme les serveurs d’entreprises, le métal précieux revient en force dans l’industrie des semi-conducteurs. « L’augmentation de la capacité de mémoire dans les smartphones, les ordinateurs portables, les PC, les appareils photo et l’internet des objets soutiennent également la demande », explique Elvis Chou, consultant chez Metal Focus.

D’après ce spécialiste, trois autres secteurs sont susceptibles de doper la consommation d’or dans un avenir proche. D’abord, l’arrivée de la 5G aux Etats-Unis, en Chine, au Japon, en Corée et à Taiwan cette année va relancer le développement d’infrastructures et donc accroître la demande pour des composants nécessitant de l’or. Ensuite, les cartes graphiques pour miner les cryptomonnaies entraînent une énorme demande de semi-conducteurs et « ce n’est qu’un début », augure Elvis Chou. Enfin, les développements dans l’intelligence artificielle impliquent l’analyse du big data pour laquelle les cartes mémoires sont cruciales.

Des nanoparticules d’or

Par ailleurs, le potentiel de l’or dans le domaine des soins de santé commence à peine à être révélé, souligne le Conseil mondial de l’or. Le métal se niche dans de nombreuses applications médicales, dans l’imagerie, par exemple. Mais l’or aurait un grand avenir dans les nanosciences. Les nanoparticules d’or pourraient en effet jouer bientôt un rôle majeur dans le traitement du cancer, mais aussi dans la reconstruction de la peau, ou encore dans des médicaments antiviraux à large spectre, affirme Darren Rowles, PDG de Sona Nanotech, un jeune fabricant canadien. Il en est certain : « l’or pourrait aider à endiguer la résistance grandissante aux antimicrobiens causée par l’usage excessif d’antibiotiques. »

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Publié par le 25 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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L’attrait pour l’or est-il momentanément éclipsé par le rendement facile d’un dollar en fin de vie ?

cours de l'or dollar

C’est vrai que le marché de l’or déconcerte les experts les plus pointus en ce moment , j’ai déjà parlé du fait que ce marché est actuellement « déréglé », car les conditions pour une hausse du métal jaune sont là . C’est vrai que le dollar monte, mais dans 30 % des cas l’or monte quand le dollar monte, et c’est souvent là qu’il monte le plus . Le dollar qui est en train d’usurper le rôle de l’or comme valeur refuge ultime alors qu’on a jamais imprimé autant de ce papier sans valeur, et qu’il devrait finir de s’effondrer face au métal jaune … car il a déjà chuté de 99% vs l’or au cours des 100 dernières années et qu’il se dirige inéluctablement vers sa vrai valeur, c’est à dire zéro, comme toutes les devises papier l’ont fait à travers l’histoire . Donc oui tout ça cache quelque chose, ce pourrait bien être le chant du cygne du dollar avant son effondrement final . C’est garantie. Ce n’est qu’une question de temps.  A ce moment, la bulle de la dette US et les taux d’intérêt exploseront , pour commencer … Z

Si le cours de l’or baisse régulièrement depuis plusieurs mois, c’est peut-être aussi parce que les investisseurs veulent profiter une dernière fois du dollar avant son effondrement…

Durant le deuxième trimestre écoulé, tandis que le dollar voyait son cours s’apprécier progressivement sous l’effet cumulé de la croissance économique et de la remontée des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine, l’or en revanche, en sa qualité de valeur refuge au destin inversement corrélé à celui du billet vert, connaissait quant à lui une dégringolade historique d’environ 10% sur 3 mois.

Pire, cette chute des cours du métal jaune semble aller crescendo : -0,8 % en avril, -1,2 % en mai, -3,6 % en juin et, déjà près de 3 % depuis le début du mois de juillet.

Quand Trump limite involontairement la chute de l’or

Fort heureusement, si l’on peut dire, les sorties médiatiques de Donald Trump viennent régulièrement mettre à mal la confiance des investisseurs dans l’économie américaine, que ce soit quand il menace telle ou telle puissance de conflit armé, quand il relance l’idée d’une guerre économique totale basé sur un protectionnisme digne des années 1920-1930 ou encore quand il s’oppose avec véhémence à de prétendues manipulations de devises de la part des Chinois comme des Européens (tout en cherchant lui-même à faire baisser le dollar en dehors des marchés).

De fait, même si le dollar continue à progresser, il ne le fait pas forcément au pas de charge auquel on pourrait s’attendre, et cela permet notamment à l’or de souffler un peu par moments durant sa descente. Mais il n’empêche que le cours du métal précieux est déjà retombé à son plus bas depuis un an, effaçant en quelques semaines douze mois de croissance déjà modeste.

Une baisse de l’or en dépit de signes qui devraient au contraire entraîner sa hausse

Et la plupart des analystes prédisent une poursuite de la baisse, face à un comportement vendeur extrèmement agressif des hedge funds et autres fonds spéculateurs. Ainsi, en une semaine à peine, du 10 au 17 juillet, ces investisseurs majeurs ont cédé tellement de leurs positions sur l’or qu’on n’avait plus vu ça depuis au moins 2006 !

Pourtant, les signes habituellement favorables au renforcement de l’or sont bien présents, ce qui déconcerte énormément les observateurs. Par exemple, la remontée de l’inflation américaine, qui a atteint une valeur inédite depuis 2012, et le risque politique induit par les nombreux scandales à la Maison Blanche auraient dû profiter à l’or. De la même façon, les menaces de conflit commercial avec l’Europe ou avec la Chine, laquelle pourrait d’ailleurs connaître elle aussi un net ralentissement économique à plus ou moins long terme, auraient dû également se traduire par un renforcement de l’or en sa qualité de valeur refuge.

Au lieu de cela, l’or a continué à plonger, comme si les investisseurs étaient subitement devenus insensibles aux signaux habituels indiquant la nécessité de consolider leurs actifs en les protégeant des turbulences économiques. À la place des métaux précieux, les voilà qui achètent massivement du dollar, alors même que tous les économistes s’accordent à dire que cette devise est menacée d’implosion sous le poids excessif d’une masse monétaire devenue incontrôlable.

Le dollar proche de l’effondrement ?

Ces investisseurs sont-ils devenus inconscients ou simplement mus par l’appât du gain ? Car il est évident que si la devise américaine devait un jour s’effondrer, tout serait tenté pour retarder l’échéance fatale. Et c’est peut-être d’ailleurs déjà le cas, notamment par un récent relèvement du plafond de la dette américaine, qui atteint déjà des niveaux stratosphériques (20 000 milliards de dollars).

Quoi qu’il en soit, une telle stratégie de sauvegarde à tout prix, si elle devait se confirmer et perdurer, entraînerait rapidement un formidable et ultime renchérissement de la valeur du dollar, un peu comme un chant du cygne ou le brusque flamboiement d’une étoile juste avant sa mort. Si nous sommes effectivement à l’aube d’une telle situation, alors il n’est guère surprenant que certains aient fait le pari de s’enrichir au maximum (et jusqu’au bout !) sur le dos d’un dollar artificiellement gonflé avant que celui-ci ne s’effondre, en espérant bien évidemment sauter en marche au dernier moment et éviter de disparaître avec lui.

La baisse actuelle de l’or ne reflète pas la progression des cours à long terme

Finalement, si l’or baisse actuellement de manière totalement incohérente, c’est probablement davantage lié à la politique abusivement séduisante des marchés financiers qui jouent sur l’appétit inextinguible des investisseurs pour générer toujours plus de profit, que sur la valeur intrinsèque du métal jaune dont la nature de valeur refuge demeure intacte.

Ce qu’il est important de garder à l’esprit, en revanche, c’est qu’un état à un moment donné n’informe pas nécessairement sur l’orientation d’un processus plus global. Ainsi une baisse ou une hausse récentes des cours ne constituent souvent que des ajustements, des corrections comme disent les analystes financiers, qui viennent compenser des mouvements un peu excessifs venant détonner avec la tendance générale. Par exemple, la très forte hausse du cours de l’or en 2011-2012 a immédiatement été suivie par une baisse tout aussi rapide (et non par une poursuite de la hausse à un rythme moins soutenu par exemple). Mais le cours n’est pas non plus retombé à son niveau d’avant la hausse ; il s’est au contraire retrouvé au niveau qui aurait pu être le sien si la progression de la décennie précédente était restée constante sans “l’accident” de 2011.

Par conséquent, même si l’or se trouve désormais à un niveau relativement faible, il reste néanmoins supérieur à ce qu’il était encore il y a 2-3 ans et pourrait très bientôt connaître une nouvelle correction à la hausse pour renouer avec sa tendance haussière de long terme.

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Publié par le 24 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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Débat Or vs Bitcoin – S. Wapler/P. Béchade

 
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Publié par le 22 juillet 2018 dans économie, général, or et argent métal, Vidéos (Toutes)

 

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Pièces et lingots d’or : 130 milliards de dollars découverts au large de la Corée du Sud

A ce sujet il faut noter que l’Or a cassé sous sa ligne de tendance haussière visible depuis Novembre 2015, et sous le moyenne mobiles 200 semaines. Le métal jaune a également cassé sous le creux de décembre 2017 à 1236 $ . Attention Ce sont des signaux baissiers, même si on ne peut pas encore parler de retournement de tendance à long terme . (voir graph à la fin) L’or est à un plus bas d’un an .

L’absence d’inquiétudes de Jerome Powell sur la politique commerciale de l’administration Trump satisfait les investisseurs : Lors de son audition devant le Congrès américain, le président de la Fed n’a pas apporté de nouveaux éléments sur la politique monétaire de la réserve fédérale, ce qui semble rassurer les marchés qui payent à nouveau le dollar, ce qui a par conséquent fait pression sur les paires majeures, l’or, et dans une mesure plus ou moins importante sur les actifs côtés en dollars. 

Ironiquement, alors que le président américain a déclenché la guerre commerciale, c’est l’USD qui a pris la position de valeur refuge ultime pendant la tourmente mondiale – usurpant pour le moment le rôle joué par l’or . (La même chose s’est produite après le krach financier de 2008) . A suivre … Z 

Tandis que certaines compagnies misent sur l’extraction pour trouver de l’or en grande quantité, d’autres ont décidé d’utiliser les secrets de l’histoire pour mettre à jour d’immenses trésors comme celui qui vient d’être découvert au large des côtes sud-coréennes.

De l’Antiquité à nos jours, même si le monde de la finance tente actuellement de nous persuader du contraire, l’or a toujours représenté le réservoir de valeur ultime, l’actif le plus stratégique en termes de pouvoir et de richesse. À ce titre, même aujourd’hui, trouver un trésor constitué de lingots et de pièces d’or constitue bien plus qu’une formidable découverte archéologique. Certes, l’histoire en sort grandie et on peut ainsi parfois reconstituer des pans entiers de l’épopée humaine grâce aux précieux artefacts mis à jour. Mais quoi qu’on en dise, la principale valeur d’un tel trésor reste économique.

Des trésors plus riches que des mines d’or

Pour certains trésors exceptionnels, cette valeur est comparable, voire supérieure, à plusieurs années d’exploitation aurifère des plus grandes mines du monde. C’est exactement le cas avec la découverte, le weekend dernier, de l’épave d’un navire de guerre russe qui transportait pas moins de 130 milliards de dollars en lingots, pièces d’or et autres biens précieux !

Pour comprendre ce que représente une telle somme, il faut déjà avoir une idée de ce que peut produire une mine d’or. Par exemple, avec ses 1.5 millions d’onces (un peu plus de 42.5 tonnes) du précieux métal doré produites au maximum chaque année* (soit l’équivalent de 1.8 milliards de dollars), la mine d’or de Grasberg en Indonésie est la plus grande du monde. Mais extraire cet or nécessite un travail considérable s’étalant sur plusieurs années, voire plusieurs décennies.

Une mine d’or est rarement rentable

D’une manière générale, toutes les compagnies minières du monde entier dépensent des sommes considérables en moyens technologiques et humains pour espérer dénicher un filon aurifère dont le rendement hypothétique pourra, au maximum, se chiffrer en dizaines ou centaines de millions de dollars par an.

Ainsi, en 2017, hormis la mine de Grasberg, les 10 autres plus grosses mines d’or de la planète ont extrait en moyenne 960 000 onces d’or chacune (27 tonnes), soit l’équivalent d’un milliard de dollars environ. En réalité, compte tenu des investissements massifs qu’elles doivent compenser, elles ne sont réellement rentables que grâce aux autres métaux précieux ou semi-précieux qu’elles sortent de terre en même temps que l’or (argent, cuivre, platine, zinc, plomb, etc.).

Pour reprendre l’exemple de la mine de Grasberg, celle-ci dépense environ 3 milliards de dollars en matériel, droits d’exploitation et emplois directs ou indirects (source : Breaking New Ground: Mining, Minerals, and Sustainable Development, International Institute for Environment and Development, World Business Council for Sustainable Development). Autant dire que l’or extrait ne couvre même pas les dépenses, et que l’exploitation aurifère d’une manière générale n’est pas l’industrie la plus rentable qui soit, bien au contraire.

De l’or (presque) à portée de main

Alors, lorsqu’on trouve une quantité d’or aussi phénoménale que celle qui a été découverte la semaine dernière, de l’or qui n’a même pas besoin d’être extrait, raffiné, coulé, puisque toutes ces opérations aussi chronophages que coûteuses ont déjà été effectuées, on est clairement sur une excellente nouvelle.

Certes, une telle découverte n’arrive pas par hasard (ou alors très, très rarement) et il faut souvent aux chercheurs de trésor beaucoup de travail et de patience pour arriver à leurs fins. C’est en tout cas l’effort qu’ont dû fournir les membres du Shinil Group, une compagnie de chasse aux trésors de Séoul, qui ont analysé de très nombreuses sources historiques datant de l’époque de la guerre sino-russe, ainsi que de multiples données satellites et océanographiques, pour finalement mettre à jour l’épave d’un cuirassé russe, le Dmitri Donskoi, qui coula en 1905 au large de l’île sud-coréenne d’Ulleungdo, en emportant avec lui pas moins de 5 500 caisses de lingots d’or et de pièces de monnaie.

Dmitriy Donskoy 1880-1905
Le cuirassé russe Dmitriy Donskoy 1880-1905

200 tonnes de lingots et de pièces d’or

Les récits historiques révèlent également qu’il contenait les salaires des marins et des officiers russes, ainsi que les stocks d’or et d’objets précieux que les Russes ne voulaient pas voir tomber aux mains des Japonais et qu’ils avaient initialement chargés sur d’autres navires endommagés par la suite durant la bataille.

Au total, ce sont ainsi 200 tonnes d’or et des centaines d’objets historiques pour une valeur supérieure à 130 milliards de dollars qui dorment depuis plus de 110 ans par 430 mètres de fond, attendant d’être remontés lors du renflouage du navire à l’automne prochain. Les lecteurs les plus affûtés rétorqueront que 200 tonnes d’or ne valent pas 130 milliards de dollars, mais cette estimation tient compte également de la rareté de certaines pièces historiques ainsi que des nombreux objets précieux que les mini sous-marins d’exploration ont d’ores et déjà repérés dans l’épave.

Quoi qu’il en soit, extraire 200 tonnes d’or en quelques semaines de travail, c’est toujours plus gratifiant que de lutter pendant des années pour arriver au même résultat, à raison de quelques grammes d’or par tonne de minerai.

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XAU/USD Daily Chart

Le XAUUSD pourrait revenir à 1200 dollars lors des prochaines séances.

 
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Publié par le 19 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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LES FRANÇAIS VENDENT LEUR OR (ET ILS POURRAIENT BIEN LE REGRETTER)

Les Français vendent leur or (et ils pourraient bien le regretter)

Ce papier en faveur de l’or est de capital, un média mainstream, et bon nombre de médias qui sont loin d’avoir toujours été en faveur de l’or sont unanimes sur le fait de parier sur le métal jaune en ce moment, ce qui n’est pas commun du tout . Je ne dis pas que c’est un gage de quoi que ce soit, je dis juste que c’est étrange car les mainstream dédaignent l’or en général . (faites un peu le tour, par exemple Une analyse de Notre Temps revient sur tout l’intérêt de « miser sur les bons choix » et en particulier sur « l’achat d’or (qui) pourrait être le pari gagnant des 6 prochains mois ») Crise ou pas crise, l’or est dans un marché haussier jusqu’à preuve du contraire,  même si en ce moment il est vrai que ce marché est un peu déréglé et qu’il fleurte à la baisse avec une ligne de tendance haussière majeure comme j’en parlais l’autre jour (Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?) qui pourrait signaler un plancher avant un rebond estival . Car nous sommes en plus dans une saisonnalité favorable à l’or . C’est simple, les gens achètent quand il faut vendre, quand une crise bat son plein et que l’or explose, et vendent quand il faudrait acheter, quand l’or baisse .. Or il faut acheter par anticipation d’une crise ou d’une situation économique mondiale qui va se dégrader. Donc si vous pensez que tout va bien et que ça va continuer, n’achetez pas d’or . En tout cas « les français qui vendent leur or », pour moi ça veut dire qu’il ne faut pas vendre . Vu le nombre d’acteurs économiques qui préviennent sur une crise prochaine …, sans compter toutes les analyses que je relaie qui montrent que l’économie mondiale est en train de basculer (en fait on ne s’est jamais vraiment remis de la crise 2008, on a acheté un peu de temps avec la planche à billet),  je ne pense pas que ce soit une bonne idée . Z 

Année après année, les Français ont tendance à vendre leur or, sauf entre 2010 et 2014, du fait du stress lié à la crise de l’euro. Depuis 2015, la reprise économique les incite à céder à nouveau leur métal jaune… jusqu’au prochain choc financier ?

Les Français sont assis sur un tas d’or. 16% d’entre eux en détiennent, d’après Ipsos. Pour autant, au fil des ans, nos concitoyens ont tendance à alléger leurs bas de laine en métal jaune. Suite à l’impact de la crise financière de 2008-2009, “la France avait été acheteuse nette (total des achats moins total des ventes) d’or de 2010 à 2014 inclus, mais elle est devenue vendeuse nette depuis, avec une demande de détail de -4,5 tonnes d’or en 2017, d’après les chiffres du cabinet Metals Focus”, souligne Adrian Ash, directeur de recherche chez BullionVault, plateforme d’échange de métaux précieux de référence. Et ce, du fait de la reprise économique, qui rend moins attrayante cette traditionnelle valeur refuge : le cours de l’once a chuté de 35% depuis son record historique de septembre 2011.

La demande tricolore avait atteint un pic à 6,1 tonnes d’or sous forme de lingots et de pièces d’or en 2011, année du sommet historique de l’once, dont le cours avait atteint plus de 1.900 dollars. “Mais ces dernières années, la tendance d’il y a 15-20 ans est revenue”, relève BullionVault, qui rapporte que la France a été liquidatrice nette d’or pendant une grande partie des années 1980 et 1990, marquées par une division par près de 3 du cours de l’once entre le pic majeur de 1980 et le creux de 1999. “A l’époque, de nombreuses personnes ayant hérité des Napoléons des parents et des grands-parents, qui les cachaient sous les parquets, les ont revendus”, rapporte la plateforme. Ce qui est étonnant, c’est que la France est le seul pays européen (parmi ceux répertoriés dans le tableau ci-dessous) à avoir été vendeur net d’or depuis 2015, alors que les Allemands, en particulier, achètent chaque année pour plus de 100 tonnes de métal jaune…

Demande de lingots et de pièces par pays européens (cliquez sur l’image pour agrandir)

BullionVault (source : Gold Focus 2018 de Metals Focus)

Dès la prochaine crise, les cours de l’or pourraient se redresser

Reste que les Français qui cèdent leur or pourraient bien s’en mordre les doigts. En effet, si une nouvelle crise financière devait éclater demain – un scénario qui est loin d’être de la science-fiction -, le cours de l’or pourrait se réveiller… et on peut penser que nos concitoyens se remettraient à acheter du métal jaune, comme entre 2010 et 2014. “Si les particuliers recherchent une sorte de protection contre la crise, comme leurs aïeux, avoir quelques pièces d’or ou de petits lingots est logique”, juge la plateforme.

>> A lire aussi – 13 raisons de miser sur l’or plutôt que sur les actions

Or, alors que l’économie mondiale et les marchés financiers ont déjà connu des turbulences majeures cette année, les raisons de s’inquiéter ne manquent pas, entre l’issue incertaine du bras de fer commercial initié par Donald Trump, le manque de visibilité sur la future politique économique italienne (qui pourrait dans le pire des scénarios favoriser une nouvelle crise de la zone euro), les déséquilibres affichés par de nombreux pays émergents et les risques de crise financière et de krach boursier

>> A lire aussi – La crise italienne va-t-elle faire flamber l’or et comment miser dessus ?

Un nouvel accès de stress sur les marchés relancerait l’aversion au risque, ce qui devrait profiter à l’or, valeur refuge par excellence… Un actif qui a fait ses preuves au fil des millénaires : lors d’une crise, son cours est généralement bien orienté, tandis que sur très longue période, il constitue un rempart contre l’inflation et l’érosion de la valeur des monnaies, et vous permet ainsi de maintenir votre pouvoir d’achat…

Evolution des principales devises face à l’or (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPoR Devises (Source : World Gold Council)

L’or a en outre “la qualité de ne pas présenter de risque de contrepartie (le risque de contrepartie est le risque consenti par un créancier, lié à une possible défaillance de l’emprunteur. Or, le métal jaune présente l’avantage de n’être la dette de personne, NDLR), à l’heure où les obligations d’Etat ne portent plus de “taux sans risque” mais un “risque sans taux” (c’est-à-dire un risque sans rémunération pour l’investisseur, NDLR) !”, souligne Benjamin Louvet, gérant matières premières en charge du fonds OFI Precious Metals chez OFI Asset Management.

L’été, une saison traditionnellement porteuse pour l’or et les sociétés cotées de mines d’or

Autre élément favorable à un rebond de l’or la saisonnalité est actuellement favorable, le cours du métal jaune et des valeurs minières aurifères affichant, historiquement, un parcours enviable en été (voir infographie ci-dessous). “A l’exception de 2016 – millésime marqué par un rebond spectaculaire du cours de l’or au premier semestre après la purge observée pendant les années 2011/2015 -, la période estivale a été très favorable au métal jaune depuis 2001. Le cours de l’or a progressé en moyenne de 13,9% (en dollars) en période estivale, et l’indice XAU, représentatif des valeurs minières aurifères, de 27,8%”, souligne en effet Arnaud du Plessis, gérant actions thématiques spécialisé sur l’or et les ressources naturelles chez CPR AM.

Hausses estivales de l’or et des valeurs minières aurifères depuis 2001 (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPR Asset Management (source : Bloomberg – BofA Merrill Lynch Global Research)

>> A lire aussi – L’or, un placement incontournable en été

L’analyse technique laisse aussi espérer une reprise des cours. “Si le croisement baissier des moyennes mobiles à 50 et 200 jours (moyennes des cours de clôture des 50 et 200 dernières séances, respectivement, NDLR) a entraîné une accélération de la baisse en juin, l’or est aujourd’hui très survendu, et le point bas de décembre dernier – 1.236 dollars l’once – pourrait servir de soutien”, estime Arnaud du Plessis.

Evolution du cours de l’once d’or et analyse technique (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPR Asset Management (données Bloomberg)

> A lire aussi – Ces 38 chiffres sur l’or 

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Régulièrement je vous montre quelques nouveautés et promos de chez https://www.acheter-or-argent.fr  :

En argent voici par exemple la 1 oz éléphant 2018, une semi numi pas cher du tout . Ces pièces prennent de la valeur « numismatique » avec le temps .

1 oz éléphant 2018

Année 2018
Pays : Somalie
/20 : tube
/500 : box

Poids brut : 31,10 g
Poids fin : 31,10 g
Titre : .9999
Ø : 39 mm

LIV 6 SEPT

Effigie : l’éléphant d’Afrique

Valeur faciale : 100 shillings

En or, dans les nouveautés, il y a la 1 oz dragon chinois 2018 par la Perth Mint , un lingotin numismatique (avec une valeur faciale) pas cher du tout non plus, émis à 25 000 exemplaires : 

1 oz dragon chinois 2018

Pays : Australie

Sous Capsule
25 000 exemplaires !

Année : 2018
Emetteur : Perth Mint Australia
Poids brut : 31,1 g
Poids fin : 31,1 g
Titre : .999,9
Dimensions : 24×41 mm
Epaisseur : 2,4 mm

Le Dragon Chinois

N’hésitez pas à aller visiter https://www.acheter-or-argent.fr  pour avoir de plus amples infos .

 
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Publié par le 12 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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Ron Paul évoque le désastre économique en devenir du à l’argent dette

Hyperinflation : des brouettes de billets, des liasses de billets entières plein les bras, pour aller acheter son pain, voilà les possibles conséquences d’une monnaie fiduciaire, quand la confiance en l’État « imprimeur » disparaît. – Source bienvenidosvenezolanos.com

Ron paul a bigrement raison !! Nous sommes depuis 71 dans un système expérimental de monnaie fiduciaire qui ne tient uniquement que sur la confiance qu’on accorde aux gouvernement qui les imprime . Plus de confiance, plus de monnaie papier et chaos dans les rues, et la confiance dans la monnaie papier créée ex nihilo à toujours fini par s’effondrer à travers l’histoire … Avec la planche à billet qui a tourné à plein régime ces dernière années et la dette qui a explosé comme jamais dans l’histoire humaine, nous prenons le même chemin, ce qu’est qu’une question de temps, et les signaux d’alerte se multiplient  … Nous nous dirigeons droit vers une énorme crise monétaire ! Ron paul croit en l’or et  aussi dans les cryptos , et est même pour que les 2 « coexistent ensemble » comme il l’explique ici. Z  

Ron Paul mérite vraiment qu’on dise de lui qu’il n’est pas un politicien américain comme les autres. Cet ancien candidat républicain à la présidence américaine, ancien sénateur au Congrès US, est un économiste libertarien, de l’école autrichienne, prônant notamment le retour à un étalon-or, plutôt que de continuer dans l’économie de crédit keynésienne actuelle, qui nous enfonce chaque jour plus sous des montages de dettes.

Pour donner une première vision de cet homme politique, nous pouvons rappeler qu’il avait déjà donné son avis sur les cryptomonnaies fin 2017, en disant que « si les gens en veulent et veulent s’en servir, le gouvernement ne devrait pas s’en mêler. »

Petit rappel du possible désastre économique en devenir, provoqué par la dette

Dans un grand article publié sur le site internet de Mises InstituteRon Paul affirme que les États-Unisn’ont pas une économie de marché libre, car un conglomérat de personnes (à la fois dans, et en-dehors du gouvernement, le « Deep State ») dirige l’économie.

En effet, l’immense montagne de dettes à travers le monde d’aujourd’hui remonte au 15 août 1971lorsque le président américain Nixon refusa de continuer la convertibilité du dollar en or (mettant une fin définitive à l’étalon or), à un taux fixe, pour les détenteurs étrangers de dollars, ce qui n’était ni plus ni moins qu’un aveu de faillite technique des Etats-Unis d’Amérique ! Depuis, les américains vivent à crédit sur le dos du reste du monde.

Comme Ron Paul l’explique :

« Les problèmes auxquels nous sommes maintenant confrontés sont la conséquence prévisible de ce système expérimental de monnaie fiduciaire [incarné par le dollar US]. Il a été soutenu par une philosophie économique et politique qui a promu l’idée étrange “qu’imprimer” des quantités illimitées d’argent et ignorer les dangers de la dette, crée de la richesse. »

Nul ne sait encore les conséquences à l’échelle mondiale qu’aura cette longue expérience de monnaies-dettes basées sur la seule confiance envers des états, mais ce qu’il se passe au Zimbabwe ou au Venezuela peu nous donner une idée du possible désastre à venir.

« Les cryptomonnaies et les métaux précieux peuvent coexister »

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cryptos fétiches. Ron Paul déclare ainsi dans sa publication, reprise par Bitcoin.com :

« Le marché est tout à fait capable de trier les avantages et les inconvénients des cryptomonnaies et des métaux précieux. Le plus grand défi sera de mettre le gouvernement à l’écart pour permettre ce choix (…) Il est concevable que les cryptomonnaies, en utilisant la technologie blockchain, et un étalon-or puissent coexister ensemble, plutôt que de n’offrir qu’un choix l’un ou l’autre ».

Comme le rappelle CCN, il est effectivement important pour Ron Paul de s’assurer que les gens puissent faire le choix sans être contraints par les banques centrales ou le gouvernement.

Car pour reprendre l’exemple de l’Or, quand le prix d’une once d’Or (31,1g d’Or pur) est passé de 35 à 800 dollars en 1971, le dollar s’est affaibli et le Congrès US a créé une commission pour examiner le rôle de l’or dans le système monétaire. L’alors jeune sénateur Ron Paul était bien placé pour le savoir, car il était un membre (contestataire) de cette commission, qui a renforcé le dollar fiduciaire américain, avec les conséquences que l’on connaît (la crise de 2008 en étant le dernier « petit » avant-goût en date).

Alors que penser de tout cela ? La combinaison d’une/de cryptomonnaie(s) adossée(s) à des métaux précieux comme l’or ou l’argent : un nouveau Saint Graal économique ? Empêchant les banques centrales du monde entier (la FED américaine et la BCE européenne en tête) de manipuler les marchés, pour enfin avoir une économie de marché saine et réelle ? Votre modeste serviteur, rédacteur de cet article, avait déjà fait son choix depuis la manipulation à la baisse sur l’or d’avril 2013 : « In Gold we trust » devient juste « In Gold & Crypto we trust ».

Sources : Mises Institute CCN Bitcoin.com  ; Bienvenidos Venezolano || Image from Shutterstock

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Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?

Cours de l'or sur support pourrait rebondir

L’or teste une oblique haussière de long terme qui vient chercher le plus bas de 2015 et 2017

Une croix de la mort, il n’y a pas de quoi faire un fromage … c’est juste que l’or est à un carrefour niveau graphique . Dans l’absolu cela peut certes signaler un retournement de tendance et un marché baissier à long terme, mais ce n’est en aucun cas le cas pour l’or , il n’y a aucune raison fondamentale, l’or devrait même monter en ce moment . Mais il baisse sans aucune explication rationnelle . Je suis d’accord avec Fiorentino sur le « dérèglement climatique des marchés avec un dysfonctionnement des corrélations classiques » contraire à toutes les règles élémentaires de trading  . Les experts n’y comprennent pas grand chose … Mais comme écrit plus bas, il arrive parfois qu’on n’ait pas d’explications à se mettre sous la dent …

D’un point de vue de l’analyse technique, Le cours de l’or consolide depuis ce matin à son plus bas de 6 mois à 1250$. Néanmoins, en plus de l’or sur support, l’indice dollar US (DXY) teste une résistance majeure à 95 points, qu’il ne réussit pas à franchir pour la deuxième fois en deux semaines, ce qui peut signaler un essoufflement du momentum haussier.

Nous retrouvons le prix et le momentum de l’or sur support. Le prix est sur son seuil psychologique à 1250$ et le momentum teste le bas de son canal baissier. En plus du support à 1250$, le prix teste également une oblique haussière de long terme qui vient chercher le plus bas de 2015 et 2017, ce qui renforce cette zone de support.

Les shorts sont toujours au contrôle et la dynamique est certes négative pour le moment sur le marché de l’or, mais il pourrait même descendre encore un peu plus bas ça ne me poserait pas encore trop de problèmes, mais c’est vrai que ce marché est vraiment un peu poussif depuis un certain temps déjà il faut l’admettre . Bien malin est celui qui peut dire ce que nous prépare le métal jaune dans ce contexte où il devrait monter . Pour le moment nous sommes en fin de cycle macroéconomique et le marché est déréglé, mais le marché retombe toujours sur ses pieds . Sur le long terme au vu de la situation globale actuelle, je ne me fais aucun soucis … Z

Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?

La tendance baissière qui règne sur le marché de l’or ne semble pas s’essouffler malgré les attentes positives pour le métal jaune en raison des guerres commerciales et des tensions géopolitiques grandissantes entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux.

C’est d’autant plus intrigant que la fameuse croix de la mort vient d’apparaître sur le graphique de l’or. D’un point de vue technique, cela n’augure rien de bon dans un avenir proche pour le métal jaune.

La croix de la mort se présente lorsque la courbe de la moyenne mobile à 50 jours passe en dessous de la courbe de la moyenne mobile à 200 jours, ce qui vient de se produire. Les analystes techniques pensent que cette configuration augure un déclin prolongé pour le métal précieux. C’est la première fois depuis 2016 qu’une croix de la mort apparaît sur le graphique de l’or.

Pour ne rien arranger, la baisse a lieu malgré la faiblesse des grands indices des marchés actions. L’or ne serait apparemment pas une assurance solide contre la baisse des titres. Le S&P 500 a baissé de 1,43 % durant les 5 dernières sessions, tandis que le Dow Jones a reculé de 1,7 %. Le Nasdaq, qui rassemble les technologiques, a été le plus touché avec son recul de 2,1 % enregistré durant cette période.

Le dollar est le coupable de la baisse de l’or

Mais pourquoi l’or baisse-t-il alors que l’appétit pour le risque en fait de même ? Les États-Unis ont réitéré leurs menaces de guerre commerciale envers la Chine et l’Union européenne. Le président Trump a notamment menacé Bruxelles de droits de douane de 25 % sur les importations de voitures du Vieux continent. L’UE est l’exportateur mondial numéro 1 de voitures vers les États-Unis. Dans des circonstances normales, une telle menace aurait augmenté la demande pour le métal jaune.

Les investisseurs dans l’or peuvent largement blâmer le dollar pour la baisse. Le billet vert s’est en effet fortement apprécié par rapport à ses rivaux durant ces dernières semaines.

Durant les 3 derniers mois, les contrats à terme sur le dollar ont progressé de 6,3 % pour effacer le recul enregistré durant le début de l’année 2018 alors que la FED poursuit sa politique agressive sur le front des taux, ce qui soutient la valeur de la devise américaine. (…)

Historiquement, le dollar dispose d’une corrélation inversée avec l’or. Elle fut particulièrement prononcée en mai, juste avant le relèvement des taux de la FED de juin. (…)

Croix de la mort or : une posture contrarienne qui paie

Si la croix de la mort n’augure traditionnellement rien de bon, cela ne garantit pas pour autant un marché baissier prolongé de l’or. Notamment parce que la corrélation négative entre l’or et le dollar s’est considérablement affaiblie depuis mai. Elle s’élève actuellement à 0,08, ce qui signifie qu’elle est quasi inexistante. Cela pourrait dire que le dollar a perdu de son influence sur le métal.

Suite et fin

L’or va mal : pourquoi les experts n’y comprennent pas grand-chose

L’or n’est pas en grande forme, alors qu’avec toutes ces tensions politiques et économiques, le métal jaune aurait dû grimper! Amid Faljaoui, notre chroniqueur éco, nous dit pourquoi ce n’est pas le cas, et pourquoi les experts n’y comprennent pas grand-chose.

Il y a ce qu’on apprend à l’université et puis, il y a la réalité. Parfois, pour ne pas dire souvent, il y a un divorce.

Prenez le cas de l’or. Tous les manuels de finance nous disent qu’en cas de tensions géopolitiques, qu’en cas de crise politique, l’or est une valeur refuge. Autrement dit, quand tout va mal, l’or grimpe.

Avec les tensions avec la Corée du Nord, l’Iran, la crise politique en Italie, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et le reste du monde, le métal jaune aurait normalement dû prendre des couleurs. Mais ce n’est pas le cas. Depuis le début de l’année, l’or a même perdu 4%.

Ce n’est pas une chute fatale bien entendu, mais c’est bizarre. Comme toujours dans ces cas, il y a des âmes charitables pour nous expliquer le pourquoi du comment.

Il n’y a qu’à se baisser pour lire la presse économique à ce propos. L’un dit que c’est normal: comme le dollar grimpe, c’est normal que l’or baisse car les deux sont corrélés inversement. D’autres disent que c’est normal vu que les taux d’intérêt aux Etats-Unis sont en train de remonter, alors que l’or par définition ne rapporte aucun intérêt.

Quand tout va mal, l’or prend normalement de la valeur, mais ce n’est pas le cas

C’est ce qu’on appelle des explications a posteriori. Mais je rejoins aussi les commentaires de Marc Fiorentino, un ancien trader parisien, reconverti dans le conseil financier.

Tous ces arguments ne sont pas convaincants. Il y a autant d’arguments à l’inverse qui pourraient expliquer la hausse de l’or a posteriori. Et donc, oui, il arrive parfois qu’on n’ait pas d’explications à se mettre sous la dent.

En attendant, d’autres valeurs continuent de jouer leur rôle de valeur refuge en ces temps de nervosité boursière. C’est le yen japonais, et les obligations d’Etat allemandes et américaines.

Il y a quelques semaines encore, l’indice Nasdaq, -c’est-à-dire l’indice des valeurs technologiques- servait aussi de valeur refuge, car les investisseurs partaient du principe que des valeurs comme Amazon, Facebook ou Netflix sont insensibles à l’évolution des taux d’intérêt ou à la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Mais comme cet indice des valeurs technologiques a plongé de 2% lundi dernier, même le Nasdaq n’est plus considéré comme une valeur refuge. Cela me fait penser à ce que me disait l’un de mes mentors : investir en Bourse, c’est croire que l’on peut prédire l’avenir, mais quelle arrogance !

Voici ce qu’en pense Fiorentino en détail :

L’or valeur refuge ?

L’or continue à glisser. Et c’est une des grandes surprises sur les marchés de ce premier semestre. Il est à son plus bas niveau depuis 6 mois. Depuis le début de l’année il est en chute de 4%.

L’OR NE JOUE PLUS SON RÔLE

C’est une surprise car l’or doit normalement jouer son rôle de valeur refuge. Or, nous sommes en pleine guerre commerciale, en pleine tension géopolitique avec des pays émergents sous pression et en pleine crise politique en Europe. Et pourtant l’or n’en profite pas. C’est contraire à toutes les règles élémentaires de trading.

QU’EST-CE QUI EXPLIQUE LA BAISSE DE L’OR ?

On trouve comme d’habitude, des explications a posteriori, mais comme d’habitude aussi, elles sont guère convaincantes. La hausse du dollar pèse sur l’or, la hausse des taux d’intérêt américains, qui rend l’or qui lui n’a pas de rendement moins attractif, l’inflation qui certes rebondit mais reste sous contrôle et même parfois trop basse dans certaines zones économiques comme le Japon ou l’Europe par exemple. Mais je vous avoue franchement que j’ai autant d’arguments à l’inverse qui pourraient expliquer la hausse de l’or a posteriori. Ce qui est certain c’est que les grands fonds spéculatifs, les hedge funds, sont totalement sortis du marché de l’or et on le voit avec des positions ouvertes sur le Comex, le principal marché à terme sur l’or, au plus bas depuis 2016.

QUELLES SONT LES AUTRES VALEURS REFUGE ?

Si l’or ne joue plus son rôle de valeur refuge, quels sont les autres marchés qui jouent ce rôle ? À chaque évènement majeur, et notamment récemment à chaque surenchère sur la guerre commerciale, ce sont toujours les mêmes actifs qui montent : le yen, grosse valeur refuge, les emprunts d’état américains et les emprunts d’état allemands et jusqu’à la semaine dernière le Nasdaq et les valeurs technologiques. On assiste depuis quelques semaines néanmoins à un dérèglement climatique des marchés avec un dysfonctionnement des corrélations classiques. On le voit avec l’or. C’est souvent le signe annonciateur d’une hausse de la volatilité. À suivre donc de très près cet été.

 
2 Commentaires

Publié par le 2 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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