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Archives de Catégorie: Nouvel ordre mondial

Bill Gates met en garde contre une pandémie pouvant tuer 30 millions de personnes

Bill Gates, Microsoft co-founder and co-chair of the Bill and Melinda Gates Foundation

L’humanité pourrait connaître une immense pandémie, aussi forte que celle de la grippe pandémique que le monde a connue en 1918, d’après le milliardaire Bill Gates. Dans le rapport annuel Goalkeepers, il évoque la menace la plus terrible à laquelle le monde pourrait faire face dans la prochaine décennie en emportant environ 30 millions de vies.

La menace inévitable qui s’approche à grands pas de l’humanité serait une éventuelle éruption pandémique, qui serait capable de tuer environ 30 millions personnes, indique Bill Gates dans le récent rapport Goalkeepers. Annuellement, ce rapport de la fondation de Bill et Melinda Gates présente les dernières découvertes mondiales dans le domaine de la santé publique.

«Nous arrivons sur le centenaire de la grippe pandémique de 1918», a déclaré Bill Gates à Business Insider. «Nous avons heureusement été épargné de telles pandémies pendant ces 100 dernières années, mais il est inévitable qu’une éruption pandémique de virulence égale apparaisse».

Un simple virus de la grippe pourra provoquer une pandémie dans le futur, étant capable de se déclencher naturellement ou à l’aide de bioterroristes qui seront en mesure de synthétiser une souche de bactéries, poursuite le milliardaire. D’après Bill Gates, un tel virus serait capable de tuer plus de 30 millions de personnes en moins d’un an. Le milliardaire estime qu’une pandémie de cette échelle pourrait se déclencher dans les 10 à 15 années à venir.

Lors d’une conférence de presse, Bill Gates a déclaré qu’il y aurait du progrès dans le domaine du traitement des maladies chroniques et infectieuses, pourtant, d’après lui, l’humanité n’est pas encore préparée à faire face à leur variété. La fièvre des marais, la pneumonie et le VIH sont encore très répandus dans les pays en voie de développement. On trouve partout dans le monde des maladies chroniques, telles que le diabète, la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurologiques. (source)

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Publié par le 19 septembre 2017 dans général, Insolite, International, Nouvel ordre mondial, société

 

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Les cinq étapes pour la domination mondiale

Résultats de recherche d'images pour « domination mondiale »Vous n’avez pas besoin d’une armée pour parvenir à une domination mondiale. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un crédit bon marché pour acheter tout ce qui génère la plus haute valeur et / ou revenu.

Domination mondiale, cela sonne bien, n’est-ce pas ?

Voici comment l’obtenir en cinq étapes :

1. Transformez tout en une marchandise qui peut être échangée sur le marché mondial : terre, baux sur la terre, options pour acheter des terrains, des maisons, des bâtiments, des chambres dans les bidonvilles, le travail, des outils, des robots, l’eau, les droits sur l’eau, les droits miniers, les droits sur les lignes aériennes, les navires, les avions, le pouvoir politique, les actions des sociétés, les obligations d’État, les obligations municipales, les obligations des sociétés, les prêts étudiants qui ont été regroupés dans des instruments dérivés, les revenus des parkings des villes, l’électricité, les logiciels, la publicité, le marketing, les médias, les médias sociaux, l’alimentation, l’énergie, les assurances, l’or, les métaux, le crédit, les swaps de taux d’intérêt et, en dernier lieu, les instruments financiers qui contrôlent et / ou organisent en pyramide tous les biens et avoirs réels qui ont été marchandisés (c’est-à-dire presque tout).

Pourquoi est-ce la première étape essentielle dans la domination mondiale ? Une fois que quelque chose a été marchandisé, il peut être acheté et vendu sur le marché mondial dans des devises fiduciaires – des devises qui ne sont pas soutenues par un actif du monde réel et qui peuvent être créées ex nihilo par les banques centrales et privées.

Vous voyez la dynamique, n’est-ce pas ? Créez une monnaie-dette depuis le néant, puis utilisez cet « argent gratuit » pour acheter le monde réel. Joli tour, n’est-ce pas ? Obtenez ce moyen d’échange pour essentiellement rien (c.-à-d. l’argent à des taux d’intérêt proches de zéro), puis échangez-le pour des biens qui produisent des biens et des services dont tout le monde a besoin ou veut.

Maintenant, nous pouvons comprendre les étapes 2 et 3 :

2. Permettre aux banques privées de créer de l’argent depuis le néant grâce au système bancaire des réserves fractionnaires. Vous connaissez l’astuce : les banques peuvent émettre 15 $ en nouveaux prêts pour chaque tranche de 1 $ en espèces qu’elles détiennent en réserve. (Selon la réglementation en vigueur, cela peut aller de 10 $ à 35 $ qui peuvent être créés et prêtés pour chaque dollar détenu dans une réserve de trésorerie).

Dans l’environnement actuel des taux d’intérêt zéro, ce nouvel argent peut être emprunté à des coûts quasi nuls par les entreprises et les financiers.

3. Établir une banque centrale ayant une capacité fondamentalement illimitée de créer de l’argent et de l’utiliser pour soutenir le secteur des banques privées. Si les banques privées sont en difficulté, pas de problème, la banque centrale est là pour les renflouer avec des lignes de crédit illimitées et une capacité illimitée de créer de l’argent neuf.

4. Affaiblir / détruire la capacité des économies locales à organiser la production et la consommation sans utiliser de monnaie-dette et fiduciaire (c’est-à-dire l’argent contrôlé et émis par les banques centrales et privées). Vous voulez échanger des marchandises commerciales avec le troc ? Oubliez cela. Vous voulez utiliser les liens sociaux plutôt que l’argent ou le crédit bancaire pour organiser la production et la consommation ? Éliminez cette possibilité. Vous voulez émettre des monnaies localement ? C’est contre la loi. Vous voulez utiliser le cash ? Mauvais, très mauvais. Tout le monde doit utiliser les banques et le crédit bancaire.

Une fois ces quatre étapes en place, la  cinquième est simple :

5. Achetez tous les actifs productifs et les flux de revenus du monde avec de la monnaie-dette presque gratuite. Aucun épargnant ne peut rivaliser avec les entreprises et les financiers ayant accès à des milliards de dollars de monnaie-dette presque gratuite.

Peu importe si vous gagnez 1 000 $ ou 100 000 $ par année, vous serez dépassé.

Une fois que tout peut être acheté sur le marché mondial, et que vous avez un accès presque illimité au crédit super-bon marché, vous n’avez pas besoin d’une armée pour atteindre la domination mondiale. Tout ce dont vous avez besoin c’est d’un crédit bon marché pour acheter tout ce qui génère la plus haute valeur et / ou revenu.

Charles Hugh Smith

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par cat pour le Saker Francophone

 
 

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Une guerre sinistre sur notre droit à détenir du cash

Une opération qui a commencé comme une discussion académique assez obscure il y a trois ans est en train de devenir une campagne de propagande massive par certaines des institutions les plus puissantes du monde industrialisé. C’est ce qu’on appelle à juste titre la guerre contre le cash. 

Terminé le cash, disent-ils

Comme la guerre contre la terreur, la guerre contre le cancer ou la guerre contre les drogues, son véritable agenda est sinistre et opaque. Si nous sommes assez sots pour avaler la propagande de l’élimination complète du cash en faveur de l’argent bancaire purement numérique, nous pouvons bientôt dire adieu à notre autonomie restante et à notre vie privée. La dystopie de George Orwell, 1984, sera devenue réalité et sous stéroïdes.

Permettez-moi d’être bien clair. Nous ne discutons pas ici de diverses technologies numériques comme la blockchain, appelées crypto-monnaies. Nous ne traitons pas ici des systèmes de paiement privés tels que le système chinois, WeChat. Nous ne discutons pas non plus du commerce électronique ou de l’utilisation de cartes bancaires telles que Visa ou Master Card ou d’autres. Ces moyens sont d’une qualité totalement différente de l’objectif de la sinistre guerre en cours contre le cash. Ce sont tous des services privés non étatiques.

Ce dont nous discutons, c’est d’un complot.

Et c’en est un, dirigé par les banques centrales, des gouvernements choisis, le Fonds monétaire international en collusion avec les principales banques internationales pour forcer les citoyens – c’est-à-dire nous ! – à abandonner le cash pour payer nos achats. Au lieu de cela, nous serions forcés d’utiliser les unités bancaires numériques. La différence, aussi subtile qu’elle puisse paraître d’abord, est énorme. Comme en Inde à la suite de la folle guerre contre le cash de Modi, inspirée par les États-Unis, à la fin de 2016, les citoyens perdraient pour toujours leur liberté personnelle de décider comment payer ou autrement dit leur vie privée en termes d’argent. Si je veux acheter une voiture et payer avec de l’argent liquide pour éviter les frais des intérêts bancaires, je ne peux pas. Ma banque limitera le montant d’argent numérique que je peux retirer un jour donné. Si je veux rester dans un bel hôtel pour célébrer une journée spéciale et payer avec de l’argent liquide pour des raisons de confidentialité, ce n’est pas possible. Mais ce n’est que la surface des choses.

Visa se joint à la guerre

En juillet, Visa International a lancé ce qu’il appelle « Le défi Visa du sans cash ». Avec des mots-clés soigneusement calibrés pour montrer la façon dont la technologie a transformé le commerce mondial, Visa a annoncé un programme pour payer certains petits propriétaires de restaurants aux États-Unis s’ils acceptent de refuser d’accepter l’argent liquide de leurs clients en ne prenant que les cartes de crédit.Le site officiel de Visa annonce :

« Jusqu’à 500 000 $ de prix. 50 propriétaires de services alimentaires admissibles. La quête du 100% sans cash. »

Maintenant, pour une société gigantesque comme Visa avec des revenus annuels dans une fourchette de 15 milliards de dollars, un montant de 500 000 $ est une broutille. De toute évidence, ils croient que cela va faire progresser l’utilisation des cartes Visa dans un marché qui préfère jusqu’à présent l’argent liquide, celui du petit restaurant familial.

Le « défi » de Visa pour atteindre ce qu’il appelle la « quête du 100% sans cash » n’est pas un jeu en toute décontraction. Cela fait partie d’une stratégie très réfléchie non seulement de Visa, mais aussi de la Banque centrale européenne, de la Banque d’Angleterre, du Fonds monétaire international et de la Banque de Réserve de l’Inde pour n’en citer que quelques-uns.

FMI fait bouillir les grenouilles

En mars de cette année, le Fonds monétaire international à Washington a publié un document de travail sur ce qu’ils appellent « la réduction du cash ». Le document recommande que la « suppression complète du cash devra être progressivement échelonnée ». Il constate qu’il existe déjà

« des étapes initiales et des mesures largement non contestées, telles que l’élimination progressive des coupures de gros montants, le placement de plafonds sur les opérations de trésorerie et la déclaration des mouvements de trésorerie à travers les frontières. D’autres mesures pourraient inclure la création d’incitations économiques pour réduire l’utilisation du cash dans les transactions, en simplifiant l’ouverture et l’utilisation de dépôts transférables et en informatisant davantage le système financier ».

En France, depuis 2015, la limite pour une personne voulant payer une entreprise en espèces est de seulement 1000€, «… pour lutter contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale ». En outre, tout dépôt ou retrait de cash d’un compte bancaire excédant 10 000 € par mois sera automatiquement signalé à Tracfin, une unité du gouvernement français chargée de lutter contre le blanchiment d’argent, des « étapes largement non contestées » et qui n’augurent rien de bon.

Le document du FMI ajoute encore comme argument pour éliminer l’argent liquide que la « suppression du cash devrait améliorer la collecte des impôts en réduisant l’évasion fiscale »Dit autrement, vous allez être obligé d’utiliser uniquement des transferts d’argent numériques depuis une banque. Les gouvernements de presque tous les pays de l’OCDE ont aujourd’hui un accès juridique aux données bancaires de leurs citoyens.

En avril, un mois après le document du FMI sur la fin du cash, la Commission européenne de Bruxelles a publié une annonce qui déclare :

« Les paiements en espèces sont largement utilisés dans le financement d’activités terroristes. Dans ce contexte, la pertinence des limites supérieures potentielles de paiements en espèces pourrait également être explorée. Plusieurs États membres ont mis en place des interdictions pour des paiements en espèces supérieurs à un seuil spécifique. »

Même en Suisse, à la suite de campagnes implacables de Washington, leur secret bancaire légendaire a été gravement compromis dans le cadre d’un argument fallacieux d’entrave au financement d’organisations terroristes. Un coup d’œil sur les récents titres de presse européens sur les attaques de Barcelone, à Munich, à Londres, à Charlottesville expose cet argument comme un simulacre.

Aujourd’hui, dans l’UE, suite à la pression de Washington, en vertu de la Loi sur la conformité à la taxe sur les comptes étrangers (FATCA), les banques extérieures aux États-Unis où les citoyens américains détiennent un dépôt, sont obligées de déposer des rapports annuels sur les actifs de ces comptes au Financial Crimes Enforcement Network du Trésor des États-Unis. De manière opportune, les États-Unis en tant que principal paradis fiscal émergent, ont refusé pour eux-mêmes, bien que ce soit spécifié dans la loi, de se joindre à la loi FACTA.

En 2016, la Banque centrale européenne a cessé d’émettre des billets de 500€ en arguant que cela entraverait le crime organisé et le terrorisme, une mauvaise blague, comme si les réseaux sophistiqués de criminalité organisée dépendaient encore des devises papier. Aux États-Unis, les principaux économistes comme l’ancien président de Harvard, Larry Summers, défendent l’élimination des billets de 100 dollars pour la même raison.

Limite de 10 dollars ?

Le but réel de la guerre contre le cash a cependant été souligné dans un journal de Wall Street, OpEd, par l’économiste de Harvard et ancien économiste en chef au FMI, Kenneth Rogoff. Celui-ci fait valoir qu’il devrait y avoir une réduction drastique de l’émission de cash par la Réserve fédérale. Il demande que tous les billets au-delà de 10 $ soient retirés de la circulation, ce qui obligera les gens et les entreprises à dépendre uniquement des paiements numériques ou électroniques. Il répète le faux mantra que son plan réduira le blanchiment d’argent, réduira ainsi le crime tout en exposant les tricheurs qui échappent à l’impôt.

Cependant, l’agenda caché de cette guerre contre le cash, c’est la confiscation de notre argent lors de la prochaine crise financière inévitable, que ce soit dans les pays membres de l’UE, les États-Unis ou des pays en développement comme l’Inde.

Déjà, plusieurs banques centrales ont utilisé une politique de taux d’intérêt négatifs alléguant, faussement, que c’était nécessaire pour stimuler la croissance suite à la crise financière et bancaire de 2008. En plus de la Banque centrale européenne, la Banque du Japon, la Banque nationale danoise adhère à cette politique étrange. Toutefois, leur capacité à baisser encore plus les taux d’intérêt des banques membres est limitée tant que les liquidités sont abondantes.

Ici, le document du FMI ci-dessus permet de dévoiler le pot aux rose. Il y est dit :

« En particulier, la politique de taux d’intérêt négatif devient une option disponible pour la politique monétaire si les économies en devises physiques sont découragées et considérablement réduites. Avec la fin du cash, la plupart des fonds seraient stockés dans le système bancaire et, par conséquent, seraient facilement affectés par des taux négatifs, ce qui pourrait encourager les dépenses de consommation… »

C’est parce que votre banque commencera à vous facturer le « service » consistant à vous permettre de déposer votre argent chez eux, d’où il peuvent l’utiliser [comme collatéral, NdT] pour gagner plus d’argent. Pour éviter cela, on nous dit que nous devrions dépenser comme s’il n’y avait pas de lendemain. De toute évidence, cet argument est faux.

Comme le souligne l’économiste allemand Richard Werner, les taux négatifs augmentent les coûts de fonctionnement des banques.

« Les banques répondent en transmettant ce coût à leurs clients. En raison des taux de dépôt déjà nuls, cela signifie que les banques augmenteront leurs taux d’intérêts pour les crédits. »

Comme le note Werner,

« Dans les pays où une politique de taux d’intérêt négatif a été introduite, comme le Danemark ou la Suisse, la découverte empirique est que ce n’est pas efficace pour stimuler l’économie. C’est plutôt l’inverse. Et cela parce que les taux négatifs sont imposés par la banque centrale sur les banques – pas sur le public emprunteur. »

Il souligne que la politique de taux d’intérêt négatif de la BCE vise à détruire le fonctionnement, traditionnellement conservateur des caisses d’épargne de l’UE telles que l’allemand Sparkassen et Volksbanken en faveur du sauvetage en douce des méga-banques géantes et financièrement corrompues telles que Deutsche Bank, HSBC, la française Société Générale, Banque Royale of Scotland, Alpha Bank of Greece, ou Banca Monte dei Paschi di Siena en Italie et beaucoup d’autres. Le président de la BCE, Mario Draghi, est un ancien partenaire de la méga banque, Goldman Sachs.

Pourquoi maintenant ?

La question est pertinente de savoir pourquoi maintenant, soudainement, y-a-t-il urgence à pousser à l’élimination du cash par les banques centrales et des institutions telles que le FMI ? Les roulements de tambour pour l’abolition du cash ont commencé nettement après le forum mondial de l’économie de Davos, en janvier 2016, où les principales personnalités des gouvernements occidentaux, les banquiers centraux et les sociétés multinationales ont été rassemblés. L’offensive de propagande préparant l’offensive actuelle de la Guerre contre le Cash a commencé immédiatement après les discussions de Davos.

Plusieurs mois plus tard, en novembre 2016, guidés par des experts de l’USAID et, et oui, Visa, le gouvernement indien de Narenda Modi a annoncé la démonétisation immédiate ou le retrait forcé de tous les billets de 500 roupies (8 US $) et de 1000 roupies (16 US $) sur la recommandation de la Reserve Bank of India. Le gouvernement Modi a affirmé que cela réduirait l’économie de l’ombre et restreindrait l’utilisation de l’argent illicite et contrefait pour financer les activités illégales et le terrorisme.

India to benefit in long run from demonetization from CNBC.
Notamment, le Parlement indien a récemment réalisé une étude de suivi des effets de la guerre de Modi contre le cash. Le rapport du Comité parlementaire sur la démonétisation signale que pas un seul objectif déclaré n’a été atteint. Aucune somme importante d’argent sale n’a été trouvée et la démonétisation n’a eu aucun effet sur le financement du terrorisme, les raisons invoquées par le gouvernement pour mettre en œuvre une politique aussi drastique. Le rapport a noté que, bien que la banque centrale de l’Inde se serait attaquée à l’argent noir par démonétisation, la grosse partie de cet argent illégal, qui se trouve dans les paradis fiscaux offshore, a été simplement recyclé de retour en Inde, « blanchi » via des investissements étrangers directs par des groupes criminels ou des entreprises appliquant légalement une pratique connue sous le nom de « Round Tripping ».

Pourtant, le rapport du Parlement détaille que la véritable économie indienne a été dramatiquement touchée. La production industrielle en avril a diminué d’un gros 10,3% par rapport au mois précédent, alors que des milliers de petites entreprises dépendant de leur cash ont fait faillite. Les principaux médias indiens auraient été prévenus par le gouvernement Modi de ne pas publier le rapport du Parlement.

Si nous relions tous les points, il devient plus clair que la guerre contre le cash est une guerre contre notre liberté individuelle et nos degrés de liberté dans nos vies. Forcer notre argent à devenir numérique est la prochaine étape vers sa confiscation par les gouvernements de l’UE ou des États-Unis ou partout ailleurs où la prochaine crise bancaire majeure, comme en 2007-2008, va éclater.

À la fin de juillet de cette année, l’Estonie, en tant que présidence tournante de l’UE, a publié une proposition soutenue par l’Allemagne qui permettrait aux régulateurs nationaux de l’UE d’empêcher « temporairement » les gens de retirer leurs fonds d’une banque en difficulté avant que les déposants puissent créer une « panique bancaire ». un précédent dans l’UE a déjà été vécu à Chypre et en Grèce, où le gouvernement a bloqué les retraits d’argent au delà de petits montants quotidiens.

L’ancien analyste bancaire américain Christopher Whelan souligne dans une analyse récente sur l’échec des autorités de l’UE à nettoyer efficacement leur désordre bancaire depuis la crise financière de 2008,

« l’idée que la clientèle des banques – ceux qui généralement ont des montants de dépôts bien en-dessous de la limite maximale assurée – pourrait se voir interdire d’accès au cash assure pratiquement qu’ils vont s’envoler et qu’une contagion plus large se produira en Europe la prochaine fois qu’une institution de dépôt sera en difficulté ».

Whelan souligne que neuf ans après la crise de 2008, les banques de l’UE restent dans un état dramatique. « Il reste près de 1 000 milliards d’euros de prêts douteux dans le système bancaire européen. Cela représente 6,7% de l’économie de l’UE. C’est énorme. Il souligne que les prêts douteux des banques en tant que part du PIB pour les banques américaines et japonaises sont respectivement de 1,7 et 1,6%. »

Comme les gouvernements, que ce soit dans l’UE ou en Inde ou ailleurs, refusent de freiner les pratiques frauduleuses de leurs plus grandes banques, cela les oblige à éliminer l’utilisation du cash et à conserver toute les liquidités dans des dépôts numériques auprès des banques réglementées par l’État, ouvrant la voie à une confiscation par l’État de ces biens lorsque la prochaine urgence va survenir. Si nous sommes assez sots pour permettre à cette escroquerie d’être mise en place sans répondre, peut-être méritons nous de perdre tout vestige d’autonomie financière. Heureusement, la résistance populaire contre l’élimination du cash dans des pays comme l’Allemagne est massive. Les Allemands se rappellent les jours de la république de Weimar en 1920 et de l’hyperinflation et que c’est la crise bancaire de 1931 qui a mené au Troisième Reich. L’approche du FMI est celle du proverbe chinois sur les grenouilles que l’on fait bouillir lentement. Mais les êtres humains ne sont pas des grenouilles, semble-t-il ?

Note du Saker Francophone : Il ne faut pas oublier que si seulement 1% à 2% des crédits sont pourris aux USA, la situation n’en demeure pas moins explosive car les premières faillites en entraîneraient d’autres, pesant sur la barque, et du fait des effets de levier dans le système bancaire qui provoqueraient la destruction du capital des banques et leur mise en faillite.

F. William Engdahl est conseiller et conférencier en risques stratégiques, il est titulaire d’un diplôme en politique de l’Université de Princeton et est l’auteur le plus vendu du pétrole et de la géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligneNew Eastern Outlook.

Commentaire : La guerre est déjà commencée, l’esclavage est de mise : bienvenu dans le monde terrible d’Orwell ou vous n’aviez pas besoin d’argent, non merci.
 
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Publié par le 17 septembre 2017 dans économie, général, International, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Un ancien agent de la CIA dénonce un gouvernement fantôme secret

Traduction SLT :

Pourquoi n’ y a-t-il pas plus de « lanceurs d’alerte » qui dénoncent les opérations secrètes illégales ou inconstitutionnelles du gouvernement ? Si ces activités sont tellement illégales, pourquoi les gens ne viennent-ils pas les signaler ?

Au cours des cinquante dernières années, les services de renseignement du gouvernement étatsunien ont mis au point un système séquentiel complexe pour réduire systématiquement au silence ou détruire tout employé, y compris sa famille, qui tente de révéler des activités illégales ou inconstitutionnelles menées dans le cadre d’opérations gouvernementales secrètes.

Comme condition d’emploi, les militaires et les employés du renseignement recrutés dans le cadre d’opérations secrètes doivent signer une  » entente de confidentialité « , ou une  » entente de non-divulgation « , avant d’avoir accès au poste, qui offre un salaire et un statut élevés au sein de l’organisation. Cette entente menace des sanctions civiles et pénales si l’employé divulgue TOUT renseignement concernant le programme. Pensant que l’accord ne sera utilisé qu’ à des fins juridiques et leur donnera l’emploi convoité, tous les employés sont impatients de le signer.

Cet accord de secret a été conçu à l’origine pour protéger les renseignements classifiés légitimes, pour protéger le personnel militaire en temps de guerre et pour protéger l’information et la technologie de la défense nationale légitime.

Toutefois, en raison du pouvoir contraignant de l’entente, les organismes gouvernementaux ont commencé à s’en servir comme outil puissant pour faire taire les fonctionnaires fédéraux qui remettent en question la légalité de certaines opérations gouvernementales. C’était l’outil parfait pour menacer, faire taire ou emprisonner tout lanceur d’alertes qui osait contester les activités secrètes du gouvernement.

Aujourd’hui, l’accord de secret est couramment utilisé comme une arme efficace pour intimider ou faire taire les employés. Des séances d’information annuelles de briefing sont données pour rappeler aux employés les pénalités en cas de violation de l’entente. Ces peines comprennent des amendes énormes, la révocation, la ruine financière et même la prison – tout cela signifie la destruction de leurs vies et de leurs familles. La plupart ne révéleront aucun acte répréhensible, aussi flagrant soit-il, par crainte de représailles calculées et sévères.

Lorsque les employés signent l’entente de confidentialité et sont autorisés à participer à des programmes classifiés, on ne leur dit pas qu’ils renoncent à leur droit à un procès devant jury ou à intenter des poursuites contre l’agence qui les a embauchés. S’ils essaient de le faire en tant que lanceurs d’alertes, ils constatent qu’ils n’ont pas le droit d’être entendus par la cour fédérale. Beaucoup l’ont découvert lorsque leur cas a été rejeté; il était alors trop tard. Cela fait partie du système.

Si l’employé tente de communiquer avec son membre du Congrès ou son Sénateur, son représentant ne peut pas recevoir d’information au sujet de son cas parce qu’il n’ a pas l’autorisation nécessaire.

Lorsque l’employé tente de dénoncer les faits aux comités de renseignements du Congrès, sa réponse est ignorée. Les membres du comité savent très bien qu’ils ne doivent pas toucher à de tels cas, alors ils les renvoient à leur sénateur ou à un membre du Congrès, qui ne peut pas avoir accès à l’information liée à leur cas.

Si un employé courageux continue à aller de l’avant et à donner des alertes, un système de destruction personnelle et professionnelle s’ensuit. Cela commence par le refus de toute promotion, le refus d’une affectation délicate ou enrichissante et le signalement de leurs dossiers, ce qui ruine leur réputation au sein de leur agence. A ce stade, leur carrière est terminée. S’ils partent tranquillement, le châtiment s’arrête.

Lorsque l’employé continue de s’efforcer de rapporter l’information, ses dossiers de voyage, ses dossiers personnels, ses dossiers médicaux et ses dossiers de sécurité sont fouillés à la recherche d’erreurs ou de renseignements préjudiciables qui peuvent être utilisés pour menacer sa cessation d’emploi. Leurs téléphones et leurs ordinateurs sont surveillés à la recherche d’informations incriminantes. Si aucune information de fond ne peut être trouvée, elle est fabriquée et versée dans leur dossier.

Les employés qui refusent de se rétracter font ensuite l’objet d’enquêtes de sécurité internes, d’entrevues multiples et hostiles, de tentatives de rétractation et d’interrogatoires polygraphiques multiples.

Dans bien des cas, l’employé est tenu de se présenter au bureau médical interne pour une évaluation psychologique. S’ils se plaignent, l’évaluation les qualifie de paranoïaque, d’instable ou de mécontents. Ces renseignements sont versés à leur dossier et sont utilisés par la suite pour justifier l’action de l’organisme en cas d’examen externe.

Si l’employé communique des informations avec un membre des médias, il est immédiatement accusé d’avoir violé son accord de confidentialité et fait l’objet de poursuites pénales. Plusieurs médias sont reliés à la CIA et à la NSA et les informent du contact de l’employé.

Enfin, l’employé est contraint de démissionner après avoir été menacé de licenciement dans devant des réunions prenant la forme de cour où l’information fabriquée dans ses dossiers est utilisée contre lui.

Après la résiliation ou la démission forcée, les taux d’intérêt sur les prêts de leur caisse populaire interne sont augmentés pour rendre les paiements inabordables. Le déblocage des fonds de retraite de l’employé nécessaire pour subvenir aux besoins de sa famille est bloqué. L’agence les met sur liste noire pour l’obtention d’un emploi avec d’autres agences gouvernementales ou des entrepreneurs, ce qui les ruine encore plus financièrement.

Déshumanisée, financièrement ruinée et soumise à une forte pression émotionnelle et mentale, la famille de l’employé commence à se désagréger. Si les fondements de la famille ne sont pas solides, il en résulte de l’alcoolisme, de la dépression et un divorce. Dans certains cas, cela a entraîné le suicide de l’employé, le but ultime du programme de destruction. Cela réduit l’employé au silence de façon permanente, occultant ainsi le rôle de l’agence dans sa destruction. C’est le crime parfait.

Si l’employé a toujours la capacité d’endurer ce programme de carrière et de destruction personnelle et continue d’exercer des pressions pour que l’information soit divulguée, ou si les membres de sa famille tentent de poursuivre l’agence pour activité illégale, les agences classifiées invoqueront le secret d’État, qui ordonne à l’employé et à sa famille de ne pas révéler l’information pour ne pas faire face à la prison. Si l’affaire de la famille est portée devant un tribunal fédéral, le secret d’État est invoqué et l’affaire est classée et scellée.  Les juges fédéraux approuvent la censure de l’affaire sans en examiner les faits.

Maintenant que le dossier de l’employé, et dans certains cas celui de sa famille, est fermé et scellé, invoquant la  » sécurité nationale « , le processus de réduction au silence de l’employé est terminé. Beaucoup d’entre eux ne donnent plus jamais d’informations, craignant la prison s’ils parlent à qui que ce soit, y compris à un avocat.

Grâce à l’attribution attrayante de contrats de plusieurs millions de dollars, le complexe industriel militaire du gouvernement étatsunien convainc les entreprises privées que leurs employés doivent être autorisés et signer des accords de secret. Cela implique les employés à tous les niveaux, des secrétaires aux PDG. Une fois qu’ils ont signé l’accord de secret, ils sont tenus de garder toutes les informations, y compris les informations potentiellement illégales, secrètes et menacées des mêmes sanctions.

 

À ce jour, plus de cinq millions d’Etatsuniens ont été obligés de signer cet accord de secret et tombent désormais sous l’ombre du secret d’État.

Seuls quelques employés fédéraux ont réussi à passer par ce processus systématique de destruction pour révéler ce qu’ils savent de l’opération illégale qu’ils ont observée.  Malheureusement, certains lanceurs d’alerte sont morts « mystérieusement » ou se sont suicidés.

Les employés des services de renseignement sont conscients des sanctions prévues par l’accord de secret et du risque énorme de le violer, voire de dénoncer la corruption. La plupart d’entre eux se tournent vers une autre façon de protéger leur carrière, leur retraite et leur famille. Beaucoup ont observé les signes extérieurs du système de destruction personnelle et professionnelle utilisé sur d’autres et une culture de la peur existe.  Mais ils ne sont pas pleinement conscients de tout ce qui se fait. L’étendue complète du système n’est connue qu’aux échelons supérieurs de l’organisation et est cachée aux employés, jusqu’ à ce que son utilisation soit nécessaire.

C’est pourquoi nous ne voyons pas de lanceurs d’alerte qui signalent ce qu’ils ont vu. Ce système est utilisé et perfectionné depuis plus de cinquante ans. Il est utilisé parce qu’il fonctionne.

Il fonctionne, à moins que le système ne soit mis au jour, le lanceur d’alertes sait ce qui va lui arriver et s’ y prépare, et il est appuyé par des organismes privés et des particuliers qui se consacrent à révéler la vérité au gouvernement.

Ce soutien est essentiel, non seulement pour protéger les lanceurs d’alerte et leur famille, mais aussi pour défendre notre forme constitutionnelle de gouvernement contre la tyrannie.

 
 

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Lentement mais sûrement, Israël prépare le terrain au Kurdistan pour les prolongations des guerres du Moyen-Orient

Lentement mais sûrement, Israël prépare le terrain au Kurdistan pour les prolongations des guerres du Moyen-Orient
Maintenant que Daesh est quasiment hors jeu (pas tout à fait, mais Daesh c’est trop voyant, pas assez subtile même si la déstabilisation aurait réussi sans l’intervention de l’axe Russo iranien) , l’entité sioniste doit continuer de préparer le terrain pour le grand Israël, le but ultime de l’empire américano sioniste .

Et cela passe aussi particulièrement par la question kurde, un énorme outil de déstabilisation … car ça sous entend tous les pays limitrophes automatiquement impliqués dans cette équation, notamment l’Iran . Mais aussi la Syrie, l’Irak et la turquie .

C’est simple, tout ce qui divise dans la région, c’est bon pour Israël ! 

Barzani tient à son référendum que suivra la déclaration d’indépendance de ce territoire. De son côté le vote du parlement irakien empêchera le Premier Ministre Abadi de tergiverser quant à l’unité du pays ou de se montrer timoré.

Alors qu’Israël pousse au référendum et à la création d’un état kurde à son image, le Département d’état se veut prudent. Barzani et ses alliés veulent voler Kirkouk et son pétrole, tant que le pouvoir à Baghdad est encore assommé par Daesh.

Le vrai enjeu est Kirkouk et rien d’autre. Mais je crois que le Hachd Chaabi ne laissera pas Kirkouk échapper à Baghdad. Il faut donc s’attendre à une guerre entre les Peshmergas et le Hachd Chaabi, où Israéliens, Américains et Saoudiens vont jouer. Ce sera en fait une guerre contre l’Iran par Hachd Chaabi interposé.

Netanyahou rêve d’une telle opportunité et fera tout son possible pour impliquer les Etats-Unis. Netanyahou aura cependant du mal à attirer Washington dans ce piège car le Pentagone veille et se méfie des Talmudistes.

Le Dessous des Cartes

 

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La Russie et la Chine contre l’empire du dollar

La Russie et la Chine contre l’empire du dollar
C’est à tort que nous considérons chaque conflit armé dans le monde comme distinct des autres. La presque totalité d’entre eux s’insère dans un rapport plus général entre d’un côté « l’empire américain d’Occident » et, de l’autre, les BRICS qui tentent de lui opposer « un ordre international alternatif ». Ce rapport de force se joue aussi bien au plan militaire qu’au plan financier.

Un vaste arc de tensions et de conflits s’étend de l’Asie orientale à l’Asie centrale, du Moyen-Orient à l’Europe, de l’Afrique à l’Amérique latine. Les « points chauds » le long de cet arc intercontinental —Péninsule coréenne, mer de Chine méridionale, Afghanistan, Syrie, Irak, Iran, Ukraine, Libye, Venezuela et autres— ont des histoires et des caractéristiques géopolitiques différentes, mais en même temps sont reliés à un unique facteur : la stratégie avec laquelle « l’empire américain d’Occident », en déclin, essaie d’empêcher l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux. Ce que redoute Washington se comprend par le Sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui s’est tenu du 3 au 5 septembre à Xiamen en Chine.

Exprimant « les préoccupations des BRICS sur l’injuste architecture économique et financière mondiale, qui ne prend pas en considération le poids croissant des économies émergentes », le président russe Poutine a souligné la nécessité de « dépasser la domination excessive du nombre limité de monnaies de réserve ». Référence claire au dollar US, qui constitue presque les deux tiers des réserves monétaires mondiales et la monnaie par laquelle se détermine le prix du pétrole, de l’or et d’autres matières premières stratégiques. Ce qui permet aux USA de conserver un rôle dominant, en imprimant des dollars dont la valeur se base non pas sur la réelle capacité économique états-unienne mais sur le fait qu’ils sont utilisés comme monnaie mondiale. Le yuan chinois est cependant entré il y a un an dans le panier des monnaies de réserve du Fonds monétaire international (avec le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling) et Pékin est sur le point de lancer des contrats d’achat du pétrole en yuan, convertibles en or.

Les BRICS demandent en outre la révision des quotas et donc des votes attribués à chaque pays à l’intérieur du Fonds monétaire : les USA, à eux seuls, détiennent plus du double du total des votes de 24 pays de l’Amérique latine (Mexique compris) et le G7 détient le triple des votes du groupe des BRICS. Washington observe avec une préoccupation croissante le partenariat russo-chinois : les échanges entre les deux pays, qui en 2017 devraient atteindre les 80 milliards de dollars, sont en forte augmentation ; en même temps augmentent les accords de coopération russo-chinoise dans le domaine énergétique, agricole, aéronautique, spatial et dans celui des infrastructures. L’achat annoncé de 14 % de la compagnie pétrolifère russe Rosneft par une compagnie chinoise et la fourniture de gaz russe à la Chine pour 38 milliards de m3 annuels à travers le nouveau gazoduc Sila Sibiri qui entrera en fonction en 2019, ouvrent à l’export énergétique russe la voie à l’Est tandis que les USA essaient de lui bloquer la voie à l’Ouest vers l’Europe.

Perdant du terrain sur le plan économique, les USA jettent sur le plateau de la balance l’épée de leur force militaire et de leur influence politique. La pression militaire US en mer de Chine méridionale et dans la péninsule coréenne, les guerres des USA et de l’Otan en Afghanistan, les guerres au Moyen-Orient et en Afrique, le coup d’épaule des USA et de l’Otan en Ukraine et la confrontation consécutive avec la Russie, entrent dans la même stratégie de confrontation mondiale contre le partenariat russo-chinois, qui n’est pas seulement économique mais géopolitique. Y entre aussi le plan de miner les BRICS de l’intérieur, en ramenant les droites au pouvoir au Brésil et dans toute l’Amérique latine. C’est ce que confirmait le commandant du U.S. Southern Command, Kurt Tidd, qui prépare contre le Venezuela l’« option militaire » brandie par Trump : dans une audition au Sénat, il accusait la Russie et la Chine d’exercer une « influence maligne » en Amérique latine, pour faire avancer là aussi « leur vision d’un ordre international alternatif ».

Manlio Dinucci

Traduction: Marie-Ange Patrizio

Source: Il Manifesto (Italie)

via: http://www.voltairenet.org/article197861.html

 

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Selon Elon Musk l’IA pourrait déclencher une troisième guerre mondiale

D’abord, Le PDG de Tesla, Elon Musk, a encore mis en garde  sur Twitter des dangers de l’intelligence artificielle (IA), suite aux déclarations du président russe Poutine. Ce dernier avait précédemment affirmé que le pays qui dispose de la meilleure IA dominerait le monde. Selon Elon Musk, la lutte pour ce leadership déclenchera la troisième guerre mondiale.

Selon Musk, la course que les pays se livreront pour se doter de la meilleure intelligence artificielle sera probablement le déclencheur de la troisième guerre mondiale.

Le développement de l’intelligence artificielle est devenue une vraie question de sécurité nationale ces dernières années. En ce moment, c’est la Chine et les Etats-Unis qui sont les plus avancés dans le domaine. La Chine a même annoncé récemment qu’elle comptait devenir le leader mondial en IA d’ici 2030.

Cette technologie de pointe aura des avantages. Elle permettra l’amélioration de l’économie dans certains pays, que ce soit dans le secteur industriel mais aussi au sein de la recherche médicale. Mais certaines personnes en ont aussi terriblement peur, et c’est le cas du président russe Vladimir Poutine.

“L’IA est le futur”

Vendredi, il a expliqué à des étudiants que le pays qui dominera le secteur de l’intelligence artificielle dominera aussi l’économie mondiale. “L’intelligence artificielle est le futur, pas seulement pour la Russie, mais pour l’humanité entière (…) Elle présente des opportunités colossales, mais également des menaces qui sont difficiles à prévoir. Quiconque devient le leader de ce secteur deviendra le maître du monde” a-t-il dit dans des propos relayés par Russia Today.

Car oui, l’intelligence artificielle peut mener à de grands dangers. Elle peut être utilisée pour créer des armes digitales et contrôler des drones… Et c’est-ce que Poutine a voulu souligner vendredi.

Pour lui, les guerres du futur se feront entre les pays qui utiliseront des drones. Et Elon Musk partage son avis. Il a récemment posté un message sur Twitter dans lequel il affirmait que “la compétition pour l’intelligence artificielle au niveau national va probablement causer la troisième guerre mondiale”.

Une lettre ouverte d’Elon Musk et 116 experts des technologies

Récemment, Elon Musk et 116 autres personnes ayant un rôle important dans le développement des technologies ont envoyé une pétition aux Nations Unies afin d’appeler les Etats à imposer des règles sur le développement des armes IA. Le groupe a déclaré que l’introduction d’une technologie autonome mènerait à une “troisième révolution de la guerre” après l’invention de la poudre à canon et les armes nucléaires.

Il est peut-être sage de se référer aux propos du célèbre physicien Stephen Hawking qui a déclaré en octobre 2016 que l’IA serait “soit la meilleure, soit la pire chose qui ne soit jamais arrivée à l’humanité”.  

En  effet, il y a quelques jours on apprenais que Vladimir Poutine voit dans l’intelligence artificielle un moyen de dominer le monde : 

Poutine a déclaré lors d’un discours devant un parterre d’étudiants que le développement de l’intelligence artificielle serait déterminant pour qu’une Nation prenne la tête du globe.

Vendredi dernier, devant des étudiants russes, le président de la Fédération de Russie s’est exprimé sur les sujets d’avenir qu’il identifie. Parmi ceux-ci, l’intelligence artificielle est en bonne place.

Mère de fantasmes belliqueux pour le chef d’État, la technologie apparaît dans sa politique  comme un combat à mener au même titre que sa difficile politique d’expansion et d’influence. Mi-arme, mi-promesse, l’IA serait pour Poutine le prochain enjeu de la domination du globe.

PROMESSE DE GUERRES TECHNOLOGIQUES

Le président a prédit que l’intelligence artificielle apporterait « des opportunités colossales et des menaces difficiles à prédire aujourd’hui, avant d’enchaîner, pour galvaniser la jeune Russie : celui qui deviendra le leader de cette sphère sera celui qui dominera le monde.  »

Sans parler de l’Occident redouté, Poutine a néanmoins indiqué ses craintes : « Cela serait particulièrement regrettable que quelqu’un gagne une position de monopole [dans le développement de l’IA]. » En outre, le dirigeant ne dissocie pas ces avancées technologiques d’une future force de frappe des armes robotiques. Il s’est notamment étendu sur les drones, qu’il considère comme les armées de demain : « Quand les drones d’un parti seront détruits par ceux d’un autre, celui-ci n’aura pas d’autres choix que de se rendre. »

 
 

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