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Trump contre la FED : l’Amérique sacrifiée sur l’autel du NOM

Le Fed est en train de déclencher l’autodestruction de l’économie US et mondiale, les élites préparent un grand reset . Tout ceci est lié à ce qui se passe au Proche et Moyen Orient, qui vise à faire naître le grand Israël … Z 

Il y a un décalage au sein du mouvement de la liberté sur la notion de l’endroit où trouver la racine du globalisme. Un groupe de personnes au sein du mouvement semble penser que la source du globalisme réside en Amérique même ; que l’impérialisme américain est la base du système globaliste et que le dollar est le mécanisme le plus important pour soutenir leur puissance. C’est une simplification sommaire du problème.

De nombreuses idées fausses découlent de l’idée que les globalistes ont réellement une loyauté envers le système américain. Par exemple, au cours des dernières années, vous avez souvent entendu l’argument selon lequel la Réserve fédérale « ne mettrait jamais fin au QE », qu’elle « ne laisserait jamais tomber les marchés boursiers », qu’elle « n’augmenterait jamais les taux d’intérêt », etc. Toutes ces hypothèses reposaient sur l’idée que les banquiers centraux et les globalistes ont besoin de l’économie américaine et du système du dollar pour maintenir le contrôle financier du monde en général.

Toutes ces hypothèses se sont révélées complètement fausses, car les deux dernières années montrent, dans les fondamentaux financiers, les effets directs de la FED retirant son soutien artificiel à l’économie américaine. En particulier, nous avons assisté à une flambée de la dette des entreprises et de celle des consommateurs depuis le crash de 2008. Les entreprises se démènent pour compenser le relâchement des mesures de relance de la FED, et elles creusent elles-mêmes leur tombe dans le processus.

Non seulement cela, mais nous avons de nombreux exemples de fonctionnaires de la FED admettant qu’un crash sur les marchés et l’économie se produirait si la FED coupait son soutien. Cela inclut le président actuel de la FED, Jerome Powell, qui a décrit le résultat des réductions de bilans et des hausses de taux d’intérêt en 2012. Les sceptiques ne peuvent donc pas argumenter que la FED est inconsciente de ses propres actions et de leurs conséquences. Les banquiers centraux savent exactement ce qu’ils font et ce qui va arriver en conséquence. Ils font délibérément chuter l’économie américaine alors que de multiples secteurs sont suspendus aux effets de la mince hausse des taux d’intérêt, faible mais en hausse constante, et aux réductions d’impôts de Trump.

Cela a causé une confusion considérable pour de nombreux analystes alternatifs. Ils ont passé tellement de temps à fonctionner sous l’idée que la FED protégera les marchés américains, protégera le dollar et se protégera ainsi elle-même. Ce qu’ils ont refusé d’accepter, c’est la possibilité que la FED soit en fait un kamikaze dont le but est de se détruire elle-même et tout ce qui l’entoure, faisant ainsi tomber l’Amérique de l’intérieur.

Mais pourquoi les globalistes le feraient-ils ? Pour ceux qui supposent que l’économie américaine représente la « poule aux œufs d’or », ce que je décris ci-dessus est inconcevable. Afin de comprendre ce qui se passe et pourquoi nous devons rejeter le mensonge selon lequel l’Amérique est une oie dorée qui soutiendrait perpétuellement l’agenda globaliste. Au contraire, l’Amérique est plus comme un hôte des parasites globalisants, et une fois que l’hôte est vidé de toute vitalité, les parasites partiront et passeront à des cibles plus grandes et meilleures.

En d’autres termes, tout comme de nombreux empires avant lui, le système américain a servi un objectif pour une fenêtre de temps particulière. Il a été exploité comme un moyen de parvenir à une fin, et maintenant les élites bancaires passent à un « nouvel ordre mondial » dans lequel l’Amérique joue un rôle plus réduit. C’est pourquoi la FED continue d’agir d’une manière qui semble déconcertante pour tant de personnes. C’est pourquoi la FED prend des mesures dont les dirigeants ont ouvertement admis qu’elles entraîneront un crash. Ils VEULENT veulent un crash.

La FED elle-même n’est qu’une coquille vide. C’est une institution de papier, représentant un ensemble d’illusions qui sont traitées comme concrètes. Si nous cherchons le sommet de la pyramide globaliste, nous ne commencerions certainement pas avec la FED. La FED est un outil pour manipuler le cadre politique et le moteur économique des États-Unis, et comme toutes les autres banques centrales du monde, ses politiques sont dictées par des entités beaucoup plus importantes comme la Banque des règlements internationaux (BRI).

Ce sont des organisations comme la BRI et le FMI qui deviendront les nouveaux centres du monde financier alors que l’économie américaine et le dollar sombreront dans l’obscurité. J’ai décrit ce plan en détail dans mon article intitulé « Explication sur la la fin du jeu économique », mais il a fallu beaucoup de temps pour que les faits que j’ai présenté soient acceptés par une plus grande partie du mouvement. L’affirmation que la FED « ne se sacrifierait jamais » est une distraction puissante de la vérité.

Les globalistes ne se soucient pas du maintien du système américain tel qu’il est. Ils sont même prêts à l’affaiblir afin de créer le chaos nécessaire pour générer un capital social et politique ; le genre de capital qui leur achètera une réinitialisation économique mondiale et leur soi-disant « nouvel ordre mondial ». Au sein de cette construction, les masses seraient amenées à accepter une centralisation ouverte du contrôle financier et politique entre les mains d’une minorité d’élites bancaires. C’est-à-dire que les globalistes ne veulent plus se cacher ; ils préfèrent être à découverts et vénérés comme les sauveurs de l’humanité plutôt que méprisés comme un cancer organisé.

Afin de réaliser une telle farce fantastique, certaines mesures doivent être prises. En particulier, quelqu’un d’autre doit prendre sur lui la responsabilité des conséquences désastreuses de la réinitialisation globale quand elle va s’accélérer.

Donald Trump fait parfaitement l’affaire pour un certain nombre de raisons, mais le bouc émissaire ultime pour un crash du système américain n’est pas Trump seul, mais l’idéal conservateur dans son ensemble. J’ai soutenu pendant un certain temps que Trump est probablement une opposition contrôlée – un joueur de flûte pour les conservateurs. Sa rhétorique est presque tout ce que les défenseurs de la liberté et les Républicains aiment entendre, mais ses actions ne correspondent pas toujours à ses paroles.

En particulier, l’intronisation de plusieurs élites bancaires et de membres du Council on Foreign Relations dans le cabinet de Trump rend impossible qu’un véritable changement se produise au sein de la Maison Blanche, sans parler du reste à Washington. C’est probablement pourquoi nous avons vu Trump changer d’opinion sur tant de problèmes récemment. Trump est censé présenter le visage d’un pilier conservateur « populiste »tout en faisant en même temps appel aux petites mains globalistes, debout derrière son épaule dans le bureau ovale.

Plus spécifiquement, Trump a inversé son discours sur sa relation avec la FED à plusieurs reprises.

En septembre 2016, Trump a attaqué la FED lors de sa campagne déclarant qu’elle maintenait les taux d’intérêt bas et le dollar faible, afin de stimuler artificiellement les marchés boursiers pour l’administration Obama. C’était largement vrai, même si la FED ne se souciait pas de protéger l’image d’un président en particulier. Au lieu de cela, elle se préparait à la réinitialisation globale tout en s’apprêtant à jeter le blâme sur leur bouc émissaire populiste.

Après son entrée en fonction, Trump a soudainement changé d’attitude, offrant un soutien total à Janet Yellen puis à Jerome Powell tout en prenant le crédit de la flambée des marchés alimenté par les achats au bilan de la FED et les taux bas. Trump à l’époque a également déclaré qu’un dollar fort était bon pour l’Amérique.

Aujourd’hui, la situation a encore changé. Trump a maintenant subitement un conflit avec la Réserve fédérale et le dollar index en hausse, exprimant ses préoccupations que la FED crée des conditions qui mèneront à des difficultés dans la guerre commerciale en cours ainsi qu’à une crise économique. Les craintes augmentent au sein des cercles économiques dominants que cela mène à une guerre entre Trump et la FED. Certains théorisent même que Trump pourrait essayer de prendre le contrôle de la FEDcomplètement.

Pour l’observateur occasionnel, tout cela fait apparaître Trump comme plutôt schizophrène – mais peut-être que c’est l’idée.

L’utilité de la FED pour les globalistes diminue. Leur seul travail consiste maintenant à continuer à relever les taux d’intérêt et à réduire leur bilan en procédant à une démolition contrôlée des marchés financiers et des marchés actions. Une fois que ça sera fait, il ne restera plus au dollar qu’à perdre son statut de monnaie de réserve mondiale et le sabotage des États-Unis sera terminé.

Une bataille entre Trump et la FED sert à plusieurs fins. Premièrement, elle couvre le démantèlement des actions américaines et du dollar américain, de même que la guerre commerciale (également imputée à Trump). Un conflit entre le président des États-Unis et la FED conduirait à des doutes importants sur la sécurité des investissements dans les actions américaines, sa dette et sa monnaie.

Deuxièmement, si Trump est perçu comme « sévissant » contre la FED, les activistes de la liberté qui sont sceptiques à l’égard de l’administration Trump et de son cabinet globaliste pourraient être attirés dans le gouffre et soutenir des politiques qui finiront par altérer la liberté. Le démantèlement de la FED il y a plusieurs années aurait causé des dommages irréversibles aux élites bancaires et à leurs plans pour une reprise économique parfaitement synchronisée. Aujourd’hui, c’est trop peu, trop tard. En fait, les globalistes peuvent PRÉFÉRER que la FED soit abattue par les conservateurs maintenant afin que nous devenions les méchants maladroits qui ont déclenché une panique financière historique.

Cela ne veut pas dire que je soutiens la poursuite de l’existence de la FED, mais je tiens à souligner que Trump ne parle pas de la lutte contre le FMI ou la BRI, et que personne d’autre n’en discute dans les médias. Retirer un appendice sacrificiel au calamar vampire est inutile ; nous devons aller vers des organisations au sommet et les fermer toutes pour faire une différence au niveau du résultat. Le fait qu’ils sacrifient la FED et le dollar n’aident pas les choses.

Je crois que la « schizophrénie » de Trump sur la FED n’est due, simplement, qu’à sa lecture du script qui lui a été donné. Je ne pense pas que les globalistes aient toujours été certains de vouloir utiliser la tactique d’une crise d’un président contre la FED. Mais, j’ai prédit au début de 2017 que c’est exactement ce qu’ils finiraient par faire dans mon article « Dans une bataille entre Trump et la Réserve fédérale, qui gagne vraiment ? ».

Cela n’a de sens qu’à ce stade du jeu. La FED va continuer à augmenter les taux d’intérêt et à réduire son bilan, quoi qu’il arrive. Ils vont utiliser les « pressions inflationnistes »prétendûment causées par les dépenses d’infrastructure de Trump et la guerre commerciale comme une excuse pour leurs actions. Trump, à son tour, va accuser la FED pour l’inévitable effondrement du marché boursier et la hausse du dollar, ce qui entraînera des difficultés à « gagner » la guerre commerciale.

Je ne sais pas si le scénario globaliste demande à Trump d’aller jusqu’à fermer complètement la FED, mais rassurez-vous, s’il le fait, il y aura des centaines d’analystes alternatifs décrétant que c’est une preuve irréfutable que Trump n’est pas une opposition contrôlée. Le plan actuel sera la fin du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale pour faire place à la réinitialisation économique mondiale et à un cadre monétaire du NOM, le tout au nom de l’arrêt d’une catastrophe initiée par « des populistes conservateurs maléfiques ».

Ne vous méprenez pas, nous assistons à une guerre de 4e génération contre le public. Toutes les autres guerres, y compris la guerre commerciale, sont un théâtre kabuki conçu pour détourner l’attention de cette réalité. Même une guerre entre Trump et la FED serait en fin de compte ridicule car les globalistes sont déjà positionnés pour exploiter le résultat d’un système dollar défaillant. Le but ? Convaincre les masses que le nationalisme souverain mène au désastre planétaire, et que la « seule solution » est de remettre le pouvoir économique et politique à une autorité centralisée de grands prêtres financiers avec une ligne directe vers le dieu de la stabilité financière.

Brandon Smith

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone

Source : Le Saker Francophone

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Publié par le 16 août 2018 dans économie, général, International, Nouvel ordre mondial

 

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Méthodes pour un contrôle total de la société

Veaux - 1

 

 

Les principes-clé déjà largement appliqués pour obtenir une société de « veaux » qui ne songeraient même pas à se révolter.

 

 

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

 

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.

 

Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie.

 

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

 

On mettra la sexualité au premier plan des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté, de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

 

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

 

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

 

Dr Serge Carfantan [Agrégé de philosophie] – 2007

 

Foule

 


 

Source :

https://www.syti.net/ConditionnementCollectif.html

 

Extrait du livre « Sagesse et révolte » de Serge Carfantan

NB : Sur le web, ce texte est souvent attribué à tort à Aldous Huxley (auteur du « Meilleur des Mondes » dont Serge Carfantan s’est explicitement inspiré) ou encore à Günther Anders, penseur et essayiste allemand.

source

 
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Publié par le 13 août 2018 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Les globalistes nous disent exactement quelles catastrophes ils planifient pour l’économie

Il y a des années, lorsque les analystes utilisaient le terme « globaliste », les défenseurs de la liberté reconnaissaient immédiatement à qui ils se référaient. C’était à l’époque où le mouvement pour un gouvernement réduit, le principe de non-agression et les véritables marchés libres était petit mais en croissance. De nos jours, il est difficile d’évaluer combien de groupes de liberté existent ou même s’ils savent ce que représente un gouvernement réduit et le principe de non-agression, sans parler de ce qui fait d’un « globaliste » un globaliste.

Il y a beaucoup de nouveaux membres, des novices, poussant pour plus de liberté, et beaucoup d’entre eux semblent penser que « MAGA » est le summum de la philosophie du mouvement. Mais « MAGA » ne représente pas grand chose de tangible. Rendre l’Amérique encore grande n’est pas un plan, c’est seulement un objectif. Ou même moins, juste un slogan. Sans plans concrets, l’idée d’atteindre un objectif est risible.

Ne vous méprenez pas, les globalistes ont des projets concrets, certains simples, d’autres plutôt élaborés. Mais qui sont ces « globalistes » ? Il n’y a vraiment aucun secret : toute personne ou institution qui promeut la centralisation mondiale du pouvoir économique ou politique entre les mains d’un petit nombre est probablement un globaliste.

Il n’y a pas de nationalité spécifique, de groupe ethnique ou de groupe religieux qui constitue la hiérarchie globaliste. Ils viennent de toutes les régions du monde et de tous les horizons imaginables. Ils ont leurs clubs privés comme le Bilderberg Group et le Bohemian Club. Ils ont aussi leurs propres cadres institutionnels, comme le Council on Foreign Relations, la Commission trilatérale, l’Institut Tavistock, le Fonds monétaire international, la Banque des règlements internationaux, etc. Mais ce sont autant de distractions et de dérivatifs.

Au cœur de leur organisation se trouve le désir d’un pouvoir total, construit sur le narcissisme et la sociopathie, conduisant à des notions naïves que leur divinité, pour eux, est réalisable.

Maintenant, on pourrait supposer que ces globalistes ne se restreindraient jamais avec des « règles d’étiquette » ; ce chaos est leur seule stratégie. Cependant, ce n’est pas tout à fait exact. D’après mes observations, il semble qu’ils suivent certaines règles. Une de ces règles semble être la suivante : pour quelque raison que ce soit, ils acceptent volontiers et volontairement de laisser fuiter leurs plans ou révèlent les résultats futurs au public avant de les mettre en œuvre ou de les déclencher.

La raison à cela pourrait être diverse. C’est peut-être une méthode de jubilation. Ou, étant des narcissiques de haut niveau, ils auraient psychologiquement l’habitude de faire allusion aux crimes qu’ils ont l’intention de commettre et ensuite considérer notre manque de réaction comme une « permission » d’aller de l’avant. Ma théorie est que c’est une combinaison des deux, ainsi que l’idée que révéler un plan et ensuite le faire adopter sans résistance donne à ce plan encore plus de pouvoir que s’il avait été gardé strictement caché.

Ce que les globalistes veulent, en fin de compte, c’est l’acceptation et la soumission du public à leur autorité. Ils ne veulent pas avoir à opérer derrière le rideau. Ils sont narcissiques. Ils n’aiment pas se cacher.

Quels sont des exemples de ce comportement ?

En 2007, la Banque des règlements internationaux a publié un « avertissement » publicselon lequel la politique monétaire accommodante des banques centrales avait créé une dangereuse bulle de crédit qui aurait entraîné une Grande dépression mondiale. Bien sûr, étant la « banque centrale des banques centrales » et le modérateur de toutes les politiques de ces banques centrales, la BRI elle-même était bien placée pour créer une telle crise. Quelques mois plus tard, l’accident s’est produit et nous en subissons toujours les conséquences.

En janvier 2017, le globaliste George Soros a « prédit » que Donald Trump utiliserait sa présidence pour lancer une guerre commerciale avec la Chine et que cette guerre commerciale rapprocherait l’Europe et la Chine en tant qu’alliés politiques et économiques alors que l’influence américaine faiblirait. Cette année, les États-Unis ont en effet engagé une guerre commerciale avec la Chine alors que les barrières douanières augmentent et que de plus grandes menaces pour les investissements chinois sur les marchés américains percolent. Et la Chine et les principaux gouvernements de l’UE comme l’Allemagne établissent en effet des liens beaucoup plus étroits que jamais auparavant.

Que l’influence des États-Unis « diminue », cela reste à voir. Vu le nombre d’élites bancaires qui parcourent les couloirs de la Maison Blanche, je pense qu’il est évidemment possible qu’ils puissent faire des prédictions de Soros une réalité avec ou sans la coopération de Trump. Les globalistes sabotent de l’intérieur, provoquant les catastrophes exactes qu’ils prédisent publiquement, puis s’esquivent pour éviter le blâme qui sera associé à des boucs émissaires prédéterminés, comme les « populistes ».

Et cette habitude de reconnaître ouvertement leurs propres crimes imminents se poursuit aujourd’hui. Rien que l’année dernière, le FMI, la BRI, l’OMC et de nombreux globalistes à titre individuel ont publié des avertissements sur ce qui allait se passer économiquement et géopolitiquement dans un proche avenir.

Le FMI prévient que les tensions commerciales menacent de saper la confiance économique et la croissance mondiale alors que les globalistes qui infestent cette institution jouent sur le faux récit selon lequel le monde a connu une « reprise économique ». La vérité est que nous ne nous sommes jamais remis du krach de 2008 et que tout semblant de redressement a été inventé par les mesures de relance de la banque centrale – les mêmes mesures que les banques centrales du monde entier sont en train d’arrêter.

À la fin de 2017, la BRI a averti que les économies « surchauffaient » et que cette tendance était dangereusement similaire aux conditions de 2008 juste avant le krach de crédit. Soudainement, le terme « stagflation », une menace contre laquelle les analystes alternatifs comme moi-même mettaient en garde depuis des années, est largement discuté dans les médias grand public. Non seulement cela, mais les banquiers centraux utilisent la menace de pressions inflationnistes comme une excuse pour continuer à relever les taux d’intérêt et à réduire leurs bilans – des actions  dont ils savent très bien qu’elles causeront le prochain krach boursier.

Jerome Powell, le nouveau chef de la Réserve fédérale, a clairement mis en garde contre ce danger en 2012, comme l’ont révélé les transcriptions de la FED publiées récemment. Et pourtant, il agit de cette manière. Si cela ne prouve pas la nature de la duplicité de la FED en tant que prédicteur des crises qu’elle crée alors, je ne sais pas ce qui peut le faire.

N’est-il pas commode pour les globalistes que leurs prédictions de crises ne mentionnent pas que les banques centrales qu’elles contrôlent facilitent les conditions mêmes d’un crash ? Vous voyez, les globalistes sont parfaitement heureux de vous dire à l’avance ce qui va arriver, mais ils ne vont jamais vous dire la vérité sur le pourquoi.

Il est probable qu’en plus des raisons déjà discutées, ces élitistes admettent volontiers leurs projets parce qu’ils pensent qu’il n’y a rien que l’on puisse faire contre eux de toute façon. Bien qu’il soit impossible de prévenir un désastre économique à ce stade, il n’est pas vrai que rien ne peut être fait au sujet du résultat.

Comme toujours, la solution principale est de ne pas dépendre du système, et si les globalistes tentent de vous rendre dépendant, alors vous devriez être prêt à vous en débarrasser. Les économies décentralisées basées sur le localisme d’abord sont la réponse. Si les globalistes veulent nous refuser les moyens de production, alors nous devrions apprendre à produire et fabriquer nous-mêmes les biens nécessaires. Si les globalistes veulent que nous dépendions de leurs chaînes d’approvisionnement internationales pour les ressources, alors nous devrions développer nos propres chaînes d’approvisionnement et notre propre base de ressources au niveau local.

En termes de protection financière, la réponse est également claire : les banques centrales dans des pays comme la Chine et la Russie stockent des métaux précieux à un rythme sans précédent. Ici encore, les institutions globalistes contrôlées par la BRI nous disent exactement ce qui va se passer. Alors que les États-Unis devraient connaître un fort déclin et que les dangers stagflationnistes se profilent, les principaux acteurs se tournent vers l’or et, dans une certaine mesure, l’argent. Il est logique que les personnes à titre individuel, si elles sont encore capable de le faire, placent également un pourcentage de leurs économies dans ces produits.

Avec des produits tangibles en main, soutenus par la stabilité du commerce localisé, n’importe quelle communauté pourrait résister à la tempête d’un ralentissement financier. Sans ces choses, la survie est beaucoup moins certaine. Les despotes même qui ont la capacité de provoquer un effondrement nous disent qu’un effondrement est sur le point de se produire. Il est temps de prendre la question au sérieux et de se préparer en conséquence.

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Publié par le 10 août 2018 dans économie, général, International, Nouvel ordre mondial

 

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Vladimir Poutine : Il y a des « forces » prêtent à sacrifier les alliés US et Israël aux états unis .

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Quand on voit comment Trump ,  l’establishment et les élites US soutiennent inconditionnellement Israël … Il faut voir de quelles forces il parle exactement . Mais apparemment ces forces seraient importantes . Étonnante déclaration !

 

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Les milliardaires américains s’affrontent pour le contrôle politique de l’Europe

Les milliardaires américains s’affrontent pour le contrôle politique de l’Europe

Là on touche un point sensible : l’émergence des « populistes » , la confrontation libéral contre conservateur, ne serait-elle qu’un leurre au profit de l’élite globale qui veut le contrôle de la planète et qui va gagner à tous les coups ? Bonne question !! Z 

par Eric Zuesse

Deux « philanthropes » vont maintenant se battre pour le contrôle des marchés politiques (ou institutions) européens.

Un concours pour le contrôle politique de l’Europe se prépare entre deux camps Américains, l’un dirigé par George Soros, établi de longue date, et l’autre mis sur pied par Steve Bannon, l’ancien directeur de campagne du président américain Donald Trump. Soros a longtemps conduit les milliardaires libéraux américains à contrôler l’Europe, et Bannon est en train d’organiser une équipe de milliardaires conservateurs américains pour arracher ce contrôle aux milliardaires libéraux.

Alors que Soros prétend représenter les intérêts du public, Bannon prétend représenter les intérêts de la population – c’est le côté « populiste » des milliardaires américains, contre le côté « d’intérêt public«  (Soros).

Deux modèles américains de « philanthropes » vont donc se battre pour le contrôle des marchés politiques (ou institutions) européens.

C’est une bataille pour servir soit « le public« , soit « le peuple« , et chaque modèle politique se battra pour que l’Europe reste un allié dans la guerre des milliardaires Américains contre la Russie (que tous les milliardaires Américains veulent défaire), mais chaque équipe le fait dans une perspective idéologique différente, l’une étant « libérale » et l’autre « conservatrice« .

Tout comme il existe une polarisation politique libérale et conservatrice entre milliardaires au sein d’une nation, il y a également une polarisation politique entre milliardaires en ce qui concerne les politiques étrangères de leur nation ; et les milliardaires Américains sont très fortement polarisés politiquement, à la fois au niveau national et, de plus en plus, au niveau international. Aucun d’entre eux n’est progressiste ou gauchiste. Le seul « populisme » qu’un milliardaire promeut actuellement est le « populisme de droite« , qui est le camp de Bannon. (Staline était de gauche -« populiste » ; et Hitler était de droite -« populiste » ; mais aucun dictateur n’a jamais vraiment été « populiste« .

le 9 mai 1950, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman propose que les pays européens unissent et forment le CECA

le 9 mai 1950, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman propose que les pays européens unissent et forment le CECA

Les deux camps se diabolisent l’un l’autre aux États-Unis pour le contrôle du gouvernement américain, mais tous deux sont maintenant en compétition l’un contre l’autre à l’échelle internationale pour le contrôle du monde entier, par deux modèles différents : libéral contre conservateur. Les deux modèles soutiennent la « démocratie » ou « les alliés » ; et tous deux soutiennent la propagation de cette « démocratie«  par l’invasion et l’occupation de pays « sous dictature » ou « ennemis« En Europe, on l’appelle « impérialisme » ; en Amérique, on l’appelle « néoconservatisme » ; mais aucun milliardaire Américain ne s’y oppose activement (car s’y opposer serait s’opposer à l’aristocratie elle-même, au contrôle des milliardaires sur le gouvernement – le système même qui leur a réussi, bien plus que le public ne le reconnaît lui même).

Après la Seconde Guerre Mondiale, les milliardaires américains ont pris le contrôle, d’abord de l’Europe Occidentale, puis, après 1990, une fois que l’Union Soviétique, son communisme et son alliance militaire du Pacte de Varsovie prirent fin, ont progressivement pris le contrôle de toute l’Europe. Ils l’ont fait non seulement en agrandissant l’OTAN après 1990 (même si son organisation miroir, le Pacte de Varsovie avait disparu et sa raison d’être par la même occasion), mais aussi par le biais de l’UE, qui a été créée dans les années 1950 comme un effort conjoint des milliardaires américains et européens et de leurs agents – tous étant anti-Russes (ou, comme tout le monde disait à l’époque, « anticommuniste« ). Leur véritable objectif était la conquête, tout d’abord absorber tous les alliés de la Russie, puis, en fin de compte, absorber la Russie elle-même – une conquête mondiale complète.

L’annonce publique de cette nouvelle guerre de milliardaires américains pour le contrôle de l’Europe, est apparue le 20 juillet 2018, dans le site de propagande néoconservateur (c’est-à-dire pro-impérialisme) néolibéral américain, The Daily Beast (pro-Soros et anti-Bannon ; il déclare ainsi que Soros a « donné 32 milliards de dollars à des causes libérales » au lieu de « payer 32 milliards de dollars pour des causes libérales » – pour isoler et finalement vaincre la Russie). Cet article « libéral« , contre le Bannon « conservateur« , commençait comme suit :

https://www.thedailybeast.com/inside-bannons-plan-to-hijack-europe-for-the-far-right

HELLFIRE CLUB

Plan de détournement de l’Europe pour l’extrême droite

Bannon s’installe en Europe pour créer The Movement, une fondation populiste afin de rivaliser avec George Soros et déclencher une révolte de droite à travers le continent.

NICO HINES 07.20.18 9:57 PM LONDRES

Steve Bannon a décidé de se confronter à George Soros et de déclencher une révolution de droite en Europe.

L’ancien conseiller en chef de Trump à la Maison-Blanche a déclaré au Daily Beast qu’il est en train de créer une fondation en Europe appelée The Movement qui, espère-t-il, mènera une révolte populiste de droite à travers le continent à partir des élections du Parlement Européen au printemps prochain…

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le couple de miliardaires Miriam et Sheldon Adelson

le couple de miliardaires Miriam et Sheldon Adelson

Après l’armée, Bannon a passé sa carrière en tant qu’agent pour divers milliardaires Américains, plus récemment pour ceux qui ont soutenu Donald Trump dans les primaires républicaines et ont ainsi acheté la nomination du Parti pour lui.

Alors que le cerveau derrière la campagne démocrate d’Hillary Clinton était le président exécutif de Google Eric Schmidt, le cerveau derrière Donald Trump était Steve Bannon engagé par le mathématicien milliardaire et chef du capital-investissement Robert Mercer qui s’est associé à l’opération avec le capital-risque du milliardaire Peter Thiel.

Après que Trump ait remporté la nomination, Bannon est resté et son opération a été financée en grande partie par le couple de milliardaires américains et israéliens, Miriam et Sheldon Adelson. Mais tous les milliardaires républicains (juifs, chrétiens évangéliques et même certains autres) étaient de grands partisans d’Israël. Israël, bien sûr, est allié aux Saud, qui détiennent l’Arabie Saoudite ; et Israël et les Saud se concentrent encore plus sur la destruction de l’Iran que sur la destruction de la Russie (le but principal de l’aristocratie américaine). Seuls les milliardaires américains sont obsédés par la conquête de la Russie depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Comme le chroniqueur Ambrose Evans-Pritchard l’a bien résumé dans le Britain’s Telegraph :

« L’Union Européenne a toujours été un projet de la CIA, comme le découvrent les Brexiteurs » :

Les services de renseignement américains ont financé secrètement le mouvement européen pendant des décennies et ont travaillé de manière agressive en coulisses pour pousser la Grande-Bretagne dans le projet.

Le journal a déclaré pour la première fois lorsqu’on a commencé à se partager le trésor qu’un mémorandum daté du 26 juillet 1950 révèle une campagne de promotion du parlement européen. Il est signé par le général William J. Donovan, chef de l’American Wartime Office of Strategic Services, précurseur de la Central Inteligence Agency.

William J. Donnovan, chef d’orchestre du projet de l’Union Européenne

William J. Donovan, chef d’orchestre du projet de l’Union Européenne

Le principal front de la CIA était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE), présidé par Donovan. Un autre document montre qu’il a fourni 53,5 % des fonds du mouvement Européen en 1958. Le conseil d’administration comprenait Walter Bedell Smith et Allen Dulles, des directeurs de la CIA dans les années 50, ainsi qu’une caste d’anciens fonctionnaires du SOSS qui sont entrés et sortis de la CIA.

Bill Donovan, chef légendaire de l’OSS en temps de guerre, fut plus tard chargé d’orchestrer le projet de l’UE.

Les documents montrent que l’ACUE a traité certains des « pères fondateurs » de l’UE comme des mercenaires et les a activement empêchés de trouver un financement alternatif qui aurait brisé la dépendance à Washington.

Il n’y a rien de particulièrement mauvais à ce sujet. Les États-Unis ont agi astucieusement dans le contexte de la guerre froide. La reconstruction politique de l’Europe a été un succès retentissant.

Pendant ce temps, la CIA travaillait avec des milliers d’agents secrets nazis et fascistes en Europe, que l’OSS avait secrètement rassemblés et protégés à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et qui ont continué secrètement pendant toute la guerre froide à mener des opérations de la CIA pour contrer non seulement les agents communistes en Europe mais, plus important encore, les agents démocratiques en Europe qui favorisaient non pas la soumission aux Etats-Unis mais plutôt la souveraineté démocratique des Européens, sur leur propre politique terrestre. Par conséquent, dès le départ, l’UE a été un moyen d’imposer aux Européens le contrôle des sociétés internationales américaines, au profit des entreprises américaines. C’était l’objectif primordial de l’UE – subordination aux milliardaires de l’Amérique, pas de démocratie authentique. Créer des vassaux au sein de l’empire américain a été et est le but de tous – pour conquérir, d’abord, l’Europe, et ensuite, le monde.

Evans-Pritchard exhorte ses lecteurs :

« A mon avis, le camp Brexit devrait présenter des plans pour augmenter les dépenses de défense du Royaume-Uni de moitié pour atteindre 3% du PIB, s’engageant à propulser la Grande-Bretagne en tête en tant que puissance militaire incontestée de l’Europe. »

Cette vision pro-impérialiste est une extension de celle de Cecil Rhodes à la fin des années 1800, pour un empire mondial Royaume-Uni-États-Unis dans lequel ces deux puissances impériales – l’ancienne et la nouvelle – prendraient progressivement le contrôle du monde entier. George Soros a travaillé fébrilement sur cet objectif. Steve Bannon est contre ce point de vue « internationaliste« , et favorise plutôt le point de vue « nationaliste« , mais dans les versions libérale et conservatrice, les milliardaires de l’Amérique prendront une proportion croissante de la richesse mondiale. La compétition entre ces deux camps porte sur la meilleure façon d’atteindre cet objectif.

Il y a aussi une deuxième raison pour laquelle les milliardaires américains sont enragés contre la Russie d’aujourd’hui, au-delà de celle des milliardaires américains qui exigent de contrôler le monde. Cette raison est que, sous Vladimir Poutine, la politique de la Russie a été d’exiger que tous les milliardaires, tant nationaux qu’étrangers, acceptent qu’en Russie, le bien-être du public russe l’emporte sur le bien-être de tous les milliardaires. C’est un principe que les milliardaires du monde entier, et en particulier les Américains qui, avant la direction de Poutine, volaient le trésor fédéral russe, ne peuvent tolérer. Ainsi, en se rangeant du côté des milliardaires américains, les Européens se sont aussi rangés du côté des milliardaires en tant que classe – du côté des super-riches – contre le peuple, partout dans le monde. Pourquoi les Européens feraient-ils une telle chose ? Ne sont-ils pas censés avoir au moins un certain degré de choix ? Ne sont-ils pas censés vivre en démocratie ?

article originel : America’s Billionaires Battle Each Other for Political Control Over Europe

via RI

 
 

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Sanctions contre l’Iran : l’affrontement UE-USA construit la gouvernance globale

Sanctions Iran UE USA Affrontement Gouvernance Globale

Rien ne va plus entre l’Europe et les US, sur l’OTAN, la guerre commerciale, et maintenant la question Iranienne . La situation risque d’empirer, on se dirige droit vers une réorganisation géopolitique mondiale. Au profit du mondialisme ?? Z 

L’UE vient d’interdire aux entreprises européennes de se soumettre aux sanctions des USAcontre l’Iran, sous peine de sanctions. A-t-elle raison ? Est-ce réaliste ? Et surtout l’affrontement des deux mastodontes ne mène-t-il pas à la gouvernance globale ?

En dénonçant l’accord signé par les USA et l’UE avec l’Iran, Donald Trump avait assorti sa décision de sanctions contre les entreprises qui continueraient à faire des affaires avec l’Iran. Dans la présentation qu’il en faisait, il s’agissait de faire plier l’Iran en répondant à une menace militaire par une guerre économique. L’UE quant à elle, comme d’autres puissances comme la Russie et la Chine, estimait que le nucléaire iranien était sans danger et préconisait donc de pérenniser l’accord.

L’UE « regrette » les sanctions des USA et les sanctionne

Aujourd’hui les sanctions des USA sont effectives, et l’UE, qui les « regrette », s’y oppose officiellement. Elle vient de publier un communiqué où on lit : « Nous sommes déterminés à protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l’Iran […] C’est pourquoi le statut de blocage mis à jour par l’Union européenne entre en vigueur le 7 août ».

La loi dite « de blocage », adoptée par l’UE en 1996 pour contourner les sanctions américaines contre Cuba, la Libye et l’Iran, n’a jamais été appliquée. Son actualisation a été approuvée par les ministres des Affaires étrangères de l’UE le 16 juillet de cette année. Elle interdit aux entreprises européennes de se plier aux injonctions américaines, sous peine de pénalités fixées par chaque Etat membre. Si ce n’est pas un vain mot, une entreprise aura le choix entre faire des affaires avec l’Iran et subir les sanctions des USA et ne pas en faire et se trouver pénalisée par l’UE.

Les sanctions de l’UE n’auront pas de portée pratique

En première analyse, un Européen peut s’en réjouir. Il y a dans la prétention des USA d’imposer leur manière de voir par des sanctions internationales qui s’appliquent hors de leur territoire quelque chose d’insupportable. La raison du plus fort est toujours la meilleure, on le sait, mais l’enrober dans le moralisme anglo-saxon est proprement exaspérant. Et il faut redire que l’exterritorialité des sanctions américaines est contraire au droit international.

Mais la décision de l’UE soulève dès qu’on l’examine une foule de questions. A qui s’adresse-t-elle ? Aux entreprises qui sont déjà en affaire avec l’Iran. Comment saura-t-on si elles s’arrêtent parce qu’un grain de sable a fait échouer l’opération ou pour se soumettre aux sanctions des USA ? De toute manière, des dérogations sont prévues pour les grands groupes. Ils devront demander l’autorisation de se retirer et se justifier. Cela limitera un peu plus la liberté d’entreprendre et augmentera leur soumission au contrôle supranational, mais cela risque de limiter la portée pratique de ce « blocage » à presque rien.

USA-UE : un affrontement en trompe-l’œil

On fait valoir à Bruxelles qu’il s’agit d’un « signe », d’une décision « politique » : mais précisément, envoyer un « signe » sans portée pratique est une manifestation d’impuissance qui réduit à néant les effets positifs éventuels d’une volonté politique, qui s’avère ainsi une simple velléité.

Il faut remarquer que l’UE n’a jamais protesté contre les sanctions abracadabrantes prononcées par la justice américaine contre la BNP voilà quelques années. En quoi les tribunaux américains seraient-ils juges de la politique d’une banque française ? Cette aberration judiciaire est aussi grave que les prétentions de l’exécutif de Trump. L’UE semble donc plus soucieuse de marquer son désaccord avec les USA sur l’Iran et les sanctions que de défendre les entreprises européennes ou le droit international. En d’autres termes, le débat sur l’exterritorialité n’est ici qu’un prétexte, ce n’est pas la vraie pomme de discorde. Forcément : l’UE, malgré son affrontement avec les USA, aimerait bien se faire aussi gros qu’eux et rêve aussi de tout régenter avec ses propres tribunaux.

L’Iran construit-il sa bombe atomique ?

Autre question, que je ne saurais trancher, mais qui n’est pas sans importance : qui, sur le plan militaire, a raison, les USA ou l’UE ? En d’autres termes, le nucléaire iranien présente-t-il un danger, comme l’ont prétendu les renseignements israéliens, dont Trump a repris la thèse, ou non ? Toute information est la bienvenue. Si l’on regardait la situation du point de vue de la guerre froide, on constaterait que l’Europe se « neutralise », qu’elle passe du côté de la Russie et de la Chine.

Autre donnée importante : si une entreprise se conforme au blocage de Bruxelles, elle encourra les sanctions des USA. L’UE a donc prévu de lui verser un dédommagement d’un montant équivalent. En d’autres termes, les contribuables européens devront payer pour la décision des juges américains. Outre le fait que cela laisse l’initiative aux USA (ils pourraient augmenter le montant des sanctions rien que pour assécher l’UE), cela crée une nouvelle usine à gaz typiquement socialiste de bonus et de malus. La situation deviendra si ubuesque qu’il faudra bien un jour créer une juridiction pour arbitrer, et l’on rentera ainsi un peu plus dans le processus qui mène à la gouvernance globale.

Les USA, l’UE et l’Iran construisent ensemble la gouvernance globale

L’actualité est une fable. Quelle leçon le public est-il appelé à tirer de l’histoire qu’on lui raconte ? D’abord que Trump, le gros populiste national, prend des poses hégémoniques agaçantes et qu’il nuit aux entreprises européennes et françaises, et, au-delà, au commerce international et à la paix dans le monde. En provoquant l’affrontement avec les USA sur l’Iran, l’UE nous montre que c’est paradoxalement elle qui défend l’intérêt de ses peuples : c’est une belle pédagogie d’européisme mondialiste. Nous sommes invités à appeler de nos vœux la gouvernance mondiale qui ne nous agacera pas par l’exterritorialité de son action et de ses prétentions, puisque nous appartiendrons tous à son territoire et serons donc, ipso facto, soumis à sa juridiction.*

source

 

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Télévision : Arme mortelle de désinformation

Télévision néolibérale : Arme mortelle de désinformation

par Carlos Santa María

Petit à petit, on a compris qu’il existe des systèmes de communication sur la planète qui, au lieu de servir de moyen de consultation et de recherche de la vérité, deviennent des outils de corruption, d’infiltration, de sabotage, de mensonge et de dissimulation de la réalité.

La télévision est un outil mortel lorsqu’elle sert des intérêts transnationaux, la guerre ou le détournement des richesses du monde, parce qu’elle répand la confusion, cache la vérité, sélectionne des faits qui portent atteinte à la dignité humaine, se partialise avec le mensonge, etc. C’est particulièrement vrai lorsque les contradicteurs ne sont pas autorisés à intervenir dans les programmes de télévision et, si quelqu’un ose le faire, son discours est interrompu très rapidement et il n’est plus jamais invité. Telle est la « démocratie » à la télévision.

Il y a quelques jours, Donald Trump a condamné le gouvernement Nicaraguéen

Il y a quelques jours, Donald Trump a condamné le gouvernement Nicaraguayen

L’exemple le plus clair et le plus récent est le communiqué du gouvernement Trump publié par CNN, la BBC et les réseaux associés condamnant le Nicaragua pour le soi-disant usage excessif de la force par la police pendant les manifestations, sans se concentrer sur la violence organisée depuis l’extérieur ou sur le fond du problème, car c’est d’une réforme qu’il s’agît, d’une réforme qui affecte les pensions et maintient l’âge de la retraite à 60 ans, ainsi que le droit de travailler à 15 ans. Ce qui compte à la télévision, c’est de détruire l’image du pays.

Elle « oublie » le génocide à Gaza où des tireurs d’élite s’entraînent avec des cibles statiques correspondant à des mineurs palestiniens, sans condamner la violence et l’usage excessif de la force par l’armée contre des civils exerçant leur droit constitutionnel à la liberté d’expression et de réunion. De même, au Yémen, ils livrent des armes toxiques à l’Arabie saoudite et se plaignent des gaz en Syrie que leurs commanditaires ont apportés aux terroristes. La télévision ne dit rien sur le Honduras, où de nombreux dirigeants ont été tués, et que son président est le produit d’une fraude directe clairement en violation de la Constitution du pays.

Tout disparaît des images

les médias au service du mensonge

les médias au service du mensonge

Une interview a été rendue publique avec le président de la France, Emmanuel Macron, qui, sans aucune honte, déclare que la Syrie doit être occupée par les Gaulois, la Grande-Bretagne et les États-Unis pour construire un nouveau pays, et la télévision ne montre pas son arrogance et son mal parce qu’elle rapporte que des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes doivent être éliminés de cette planète parce que ce monstre le croit.

Pendant qu’aujourd’hui le nombre de personnes tuées à Gaza atteint 40 et que le nombre de blessés dépasse 1200, la télévision diffuse des émissions sur le Nicaragua ou le Venezuela. Cette manipulation est un danger pour la conscience de la réalité.

La télévision Occidentale amplifie ce qui est commandé par les agences de renseignement chargées du traitement de la propagande dans le monde. Leur organisation souterraine n’est pas révélée, bien que tout indique qu’ »étrangement » les mêmes nouvelles apparaissent à l’unisson dans tous les programmes d’information avec une interprétation similaire ; de la même manière toujours contre la Russie, l’Iran, le Venezuela, les pays dignes et maintenant le Nicaragua. Tout est une horloge temporelle pour se cacher, attaquer et crucifier.

fake

Le manque de preuves et la facilité à incriminer avec des gros titres sont impressionnants. Tout cela indique un bureau spécialisé ou en termes Orwellien, la fondation du Ministère de la Propagande dans lequel la haine est le premier principe.

Sharon Burke de CNN est explicite en effrayant le peuple américain :

« Maintenant, les Russes ont vraiment débarqué et ont infiltré tous les coins du pays dans le seul but de perturber le mode de vie américain ».

Cette déclaration ne fait qu’exprimer le danger que beaucoup de gens aient une opinion favorable de Vladimir Poutine. De plus, les citoyens doivent être terrifiés parce que les Russes auraient piraté l’infrastructure américaine, laissant peut-être le pays sans électricité.

La grande alternative pour les personnes autonomes et dignes est d’utiliser l’Internet, qui, bien que contrôlé par la Corporatocratie, permet certains degrés d’indépendance. De constamment travailler la pédagogie sur le caractère idéologique de la programmation et son effet subliminal. Partager le fait que le but de nombreux gouvernements est de harceler le téléspectateur avec des gros titres qui confirment le mensonge sans rien expliquer, pour leur faire croire en quelque chose qui n’est pas vrai.

Les mouvements étudiants sont devenus les grands ennemis du fascisme et des dictatures dans une démocratie restreinte. Les marches de rue sont juste des courtes vidéos du processus et ne sont montrées qu’à la fin.

Le dernier exemple est la méga manifestation au Chili, où seule la supposée anarchie de la jeunesse a été présentée et où l’essence du problème n’a pas été analysée : profit, privatisation, marché, étouffement économique des familles, participation limitée aux décisions scolaires et universitaires, pas de pouvoir de décision.

manif

Nous devrions nous demander quand la télévision latino-américaine soumise permettra à la confrontation d’idéologies contradictoires de parler d’un certain niveau de liberté.

Quand les gouvernements néolibéraux cesseront-ils de faire obstruction aux stations de radio communautaires, à la presse populaire, aux petites chaînes de télévision légitimes de secteurs non protégés ?

Quand la télévision Occidentale montrera-t-elle les assassins du XXIe siècle et exigera-t-elle des sanctions sévères à leur égard ?

La réponse est claire : quand ce système cessera d’être une arme mortelle pour l’humanité et sera dirigé par les peuples dignes du monde. Heureusement, ce processus, bien que lent, progresse et continuera à le faire malgré l’arrogance de personnes peu scrupuleuses, avec une faible estime de soi, mais avec la force de l’arme, comme ces présidents qui prétendent déterminer le sort de la planète. Intimement, ce ne sont pas des personnalités fortes, mais de petites personnalités qui occupent le pouvoir pour se stimuler, même si elles sont toujours inférieures en face de quelqu’un sur un pied d’égalité. C’est ce qu’on appelle la lâcheté des puissants, seulement « courageux » quand ils sont protégés et dénigrant l’être humain.

source

 
 

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