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Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine… Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

Cela pose plusieurs problèmes. La concentration d’abord. Est-il sain qu’une si grande part de la presse appartienne à quelques personnes, richissimes, faisant partie d’une caste de privilégiés ? L’indépendance, ensuite. Est-il normal que les principaux médias français de notre pays soient entre les mains de marchands d’armes, d’entreprises du luxe, du BTP, de la téléphonie, de banquiers ou de fabricant de toilettes ? Comment ces propriétaires peuvent-ils concilier liberté de l’information et intérêts privés ? Comment TF1, BFM-TV, Le Monde, Libération peuvent-il produire en toute indépendance des enquêtes sur le secteur de la téléphonie, quand leurs propriétaires sont les patrons de Free, Bouygues Telecom et SFR ? Comment les journalistes du Figaro peuvent-ils porter un regard critique sur la politique de défense de la France, quand le propriétaire de leur journal vend des avions de chasse à l’État français ? Enfin, cette situation ne peut qu’encourager la reproduction d’un système économique qui assure la continuité des intérêts financiers de cette petite classe de possédants. Ils constituent une véritable communauté d’intérêt ! Et ce qui motive de riches patrons à créer des conglomérats médiatiques – qui ne rapportent pas vraiment d’argent – c’est d’abord la possibilité d’acheter de l’influence.

Qui sont ces 10 milliardaires ?

Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France : Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie…). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

[Cliquer sur l’image pour agrandir]

Conflits d’intérêts en pagaille

Quelles sont les conséquences sur l’indépendance des médias ? Un mélange des genres pour le moins douteux, qui peut mettre les journalistes en porte-à-faux. Comment TF1 pourrait-il produire des enquêtes critiques sur les abus des partenariats publics-privés (PPP) quand son propriétaire, Bouygues, fait partie des multinationales du BTP qui bénéficient de ces juteux contrats ? Autre exemple : comment un média peut-il s’intéresser de près aux affaires d’évasion fiscale quand son patron manifeste un attrait prononcé pour les paradis fiscaux ? C’est la question que doivent se poser les journalistes de BFM-TV à chaque nouveau scandale fiscal.

Leur boss, Patrick Drahi, a échafaudé, à partir de sa holding personnelle, un opaque et complexe montage de filiales et de trusts, dispersés au sein de paradis fiscaux notoires : Guernesey, Suisse ou Luxembourg. Comment BFM évoque-t-elle le scandale des Panama Papers, dans lequel apparaît le nom de Patrick Drahi ? « Vous avez vu la réaction des gens qui ont été cités ? Ils se défendent c’est normal. Patrick Drahi, par exemple, qui reconnaît avoir une société, mais rien d’illégal. (…) Est-ce que finalement c’est la bonne méthode de jeter en pâture des noms de personnalités, sans qu’elles aient vraiment la possibilité de se défendre ? », explique ainsi l’animateur Olivier Truchot dans son émission BFMStory…

Voir l’organigramme de l’empire industriel de Patrick Drahi, réalisé par l’économiste Benoît Boussemart et publié par Le Canard enchainé (cliquez sur l’image) :

Autre problème, les proximités entre patrons de presse et politiques. C’est Nicolas Sarkozy, proche de Bernard Arnault, qui annonce en 2007 aux journalistes des Echos le nom de leur nouveau patron ! Car ces richissimes propriétaires de presse entretiennent quelques affinités avec des responsables politiques : lors du mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albéniz, les deux témoins sont… Bernard Arnault et Martin Bouygues. C’est sur le yacht d’un autre ami, Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy choisit d’aller se reposer après son élection en 2007. « Arnaud est plus qu’un ami, c’est un frère », déclare encore Nicolas Sarkozy à propos de l’héritier Lagardère. Enfin, il compte Serge Dassault parmi les clients de son cabinet d’avocats. La moitié de ces dix propriétaires de presse sont des proches de l’ancien président. Bref, question indépendance, on repassera !

Quel que soit l’impact réel de ces connivences et les éventuelles pressions, les dégâts du soupçon – le fait que ces riches patrons se trouvent en conflit d’intérêts, en situation de pouvoir abuser de leur position pour leur intérêt propre – sont bien là. Cette simple suspicion produit une délégitimation du secteur de la presse. Conséquence : seuls 34% des Français estiment que les médias fournissent des informations dignes de confiance. Plus de deux tiers des Français pensent que les médias subissent des pressions commerciales ou politiques qui impactent les informations délivrées [3].

Licenciements et coups de pression

Lorsqu’on est journaliste, peut-on travailler en toute indépendance dans cette situation ? Quelques exemples – la face visible de l’iceberg des pressions souterraines ! – montrent que ce n’est pas le cas : l’ingérence de ces patrons est bien réelle. Certains ont une fâcheuse tendance à faire le ménage en arrivant, pour mettre à la tête des médias des dirigeants compatibles avec leurs intérêts, avec pour mission de purger les rédactions. Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Guillaume Zeller, catholique traditionaliste, comme directeur de l’information du groupe Canal+, par Vincent Bolloré. Ce dernier semble vouloir actuellement enterrer Canal+, après avoir vidé de ses forces vives la rédaction d’iTélé, rebaptisée CNews, après la plus longue grève de l’histoire de la télévision.

Il ne semble plus y avoir de limites à ce « grand ménage ». En 2016, Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, est licenciée pour des raisons politiques. En 2017, Olivia Recasens, directrice adjointe de la rédaction du Point, est limogée du jour au lendemain, pour faute grave, et pour des motifs réels tout aussi inavouables. Autant de coups de pression, qui envoient un message clair aux rédactions : pas de vagues, rentrez dans le rang !

Ingérence et censures

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, avoue avoir exercé des pressions sur les journalistes de la chaîne pour « ne pas contrarier des clients ». Il explique ainsi avoir censuré une émission de Capital sur la téléphonie. Autre cas notable, la censure par Vincent Bolloré d’une enquête sur le Crédit mutuel, qui devait être diffusée par l’émission « Spécial investigation » sur Canal+. Un simple coup de fil a suffi pour contenter la banque, partenaire de Vincent Bolloré, qui ne voulait pas voir sortir cette enquête. Reporters sans frontières et le collectif « Informer n’est pas un délit » dénoncent par ailleurs la censure et la déprogrammation de quatre documentaires qui devaient être diffusés par Canal+.

Un autre risque, plus pervers car plus discret, est l’autocensure de journalistes. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles, ou qu’ils savent problématiques pour le propriétaire de leur média. Sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et des moyens nécessaires à tout travail d’enquête. Promouvoir des logiques managériales « musclées », imposer des contraintes économiques fortes sur la production de l’information, précariser les rédactions mises en permanence sur la sellette, bref, promouvoir une information low cost, est aussi une forme de censure.

A cette liste des moyens de censure, il faudrait ajouter les « poursuites baillons », dont l’objectif est de dissuader les médias de s’emparer de certaines affaires (lire notre article « Bolloré, la presse et les poursuites ‘homéopathiques’ en diffamation »). Ou les mesures de rétorsion, comme celle de Bernard Arnault, ulcéré par le titre « Casse-toi, riche con » de Libération, lors de sa demande de naturalisation en Belgique en 2012, et qui décide de couper les budgets de publicité alloués par le groupe LVMH au quotidien.

Comment cela évolue-t-il ?

Pas vraiment vers davantage de pluralisme ! En quelques mois, en 2015, on a vu le rachat par Patrick Drahi de Libération et du cinquième groupe de presse magazine en France, Express-Roularta, ainsi que sa prise de participation (à 49%) dans NextRadioTV (BFMTV, RMC). A la même période, Bernard Arnault, déjà propriétaire des Échos, rachète Le Parisien et Aujourd’hui en France, le groupe Le Monde rachète L’Obs, et Vincent Bolloré prend le contrôle de Canal +, via Vivendi. Des banques sont également entrées dans ce jeu de Monopoly. Le Crédit mutuel est ainsi devenu en dix ans l’unique propriétaire du groupe EBRA, premier groupe de presse quotidienne régionale, implanté dans l’Est de la France (Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Est républicain…) [4]. Et le Crédit agricole est devenu actionnaire de journaux régionaux, comme La Voix du Nord et Le Courrier picard (via le groupe belge Rossel).

Ce petit milieu multiplie les participations croisées [5]. En parallèle de cet accaparement, ces milliardaires ont mis la main sur l’ensemble de la chaine de production. Exemple avec les entreprises de production de contenus : c’est Lagardère qui produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », par l’intermédiaire de sa société Maximal Productions. Ces oligarques sont aussi propriétaires des « tuyaux » de diffusion, comme les « box » (FreeBox, Bbox, Box SFR) qui permettent la diffusion dans tous les foyers de France d’internet et de la télévision. Une intégration « verticale » qui concentre la diffusion d’une grande part de l’information entre les mains de ceux qui détiennent les clés de sa production.

L’information devient ainsi un produit comme les autres : l’opérateur de télécoms SFR propose ainsi une box Internet « à partir de 19,99 euros par mois », avec, pour le même tarif, l’abonnement numérique à 18 journaux. « Une machine à tuer le journalisme de qualité », estimeLe Point. Un peu comme un cadeau bonus. On achète le tuyau – une connexion web – et on gagne en prime un produit secondaire, des médias.

En quoi cela nous concerne tous ?

On pourrait se dire que chaque société a les médias qu’elle mérite. Ou que chacun lit, écoute, regarde ce qu’il veut. Que tout le monde peut faire son propre tri dans le flot médiatique. Sauf que les médias ne sont pas un business comme un autre. Défendre l’indépendance de la presse, ce n’est pas un combat « corporatiste », un « truc de journalistes » qui se battraient pour leur outil de travail. Il ne peut pas y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. L’information est un bien public. Autant de médias sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme, c’est une atteinte à nos libertés fondamentales.

Cette situation n’est pas une fatalité. Lutter contre tout ce qui encourage la concentration des médias et leur financiarisation est possible (voir les propositions de la campagne #LibertéEgalitéInformés). On pourrait mettre en place des dispositifs anti-concentration plus exigeants. Ou interdire le contrôle de médias par des entreprises qui dépendent de marchés publics – Bouygues, Dassault,… – comme le propose l’association Acrimed. Ou conditionner le versement des aides à la presse aux médias qui ne sont pas détenus par des milliardaires, dont les intérêts principaux ne sont pas dans le secteur de la presse. Voire même, soyons fous, limiter ces aides aux médias à but non lucratif, qu’ils soient privés, coopératifs ou associatifs.

Il est nécessaire que ces propositions et réformes salutaires – ou d’autres ! – soient discutées et débattues. Mais aussi les conditions qui favoriseront l’émergence, le développement et la consolidation de médias indépendants, pour garantir le pluralisme de l’information en France. Défendre et faire vivre une presse libre ne semble malheureusement pas une priorité pour bon nombre de candidats à l’élection présidentielle.

@AgnèsRousseaux

-Voir la campagne #LibertéEgalitéInformés, lancée par le collectif Informer n’est pas un délit (dont fait partie la rédaction de Basta !) et Reporters sans frontières

Pour aller plus loin :

- Acrimed, « Les grandes manœuvres de concentration multimédia : comment et pourquoi ? »
- Acrimed, « Concentration des médias : convergences et dépendances »
-Le Monde diplomatique, « Médias français : qui possède quoi »
- Laurent Mauduit, « Main basse sur l’information ! », Médiapart
- Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, Éditions Don Quichotte, 2016
- Aude Lancelin, Le monde libre, Editions Les liens qui libèrent, 2016

Source

 

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Dans 40 ans, Israël devrait avoir la plus forte densité de population du monde occidental

(Photo Flickr/ amira_a)
(Photo Flickr/ amira_a)

Et le territoire actuel de l’entité sioniste sera devenu bien trop petit … Si la déstabilisation du moyen orient continue, notamment via des groupes comme DAESH, cela devrait ouvrir certaines perspectives territoriales … (vers le grand Israël et la pax Judaica)

À en croire les projections commanditées par le gouvernement israélien, la population du pays du Proche-Orient devrait atteindre les 18 millions d’ici 40 ans, soit plus du double d’aujourd’hui. Parmi ces Israëliens, 29% devraient être des haredim (NDLR, Juifs ultra-orthodoxes). Ce groupe connu pour rejeter partiellement la « modernité », qui ne constitue à l’heure actuelle que 9% de la population israélienne, pourrait bien dépasser les Arabes israéliens pour devenir la première minorité du pays.

La population de l’État d’Israël devrait doubler en l’espace de 40 ans. C’est du moins ce que supposent les dernières projections du Bureau central israélien de statistique, commanditées par le gouvernement israélien. « Israël aura la densité démographique la plus élevée du monde occidental », a ainsi expliqué le démographe Sergio DellaPergola, l’un des auteurs de l’étude, au Jerusalem Post.

Comme le souligne le journal, le Bureau central israélien de statistique a donc revu à la hausse de précédentes projections établies en 2012. À l’époque, le Bureau considérait en effet que la population atteindrait les 15,5 millions en 2059. Cette différence importante s’expliquerait par le fait que le Bureau avait, visiblement à tort, considéré que le taux de fécondité continuerait de baisser.

Résultat : si ces nouvelles projections venaient à se vérifier, Israël, petit État du Proche-Orient de 20 770 km2, pourrait devenir le pays avec la plus forte densité de population du monde occidental — plus densément peuplé que la Cisjordanie et la bande de Gaza de 2017 réunies. De plus, Sergio DellaPergola n’hésite pas cette fois-ci à affirmer que sauf bouleversement majeur ces projections devraient se révéler justes à quelques centaines de milliers de personnes près.

Étant donné l’important taux d’urbanisation (92%), et l’existence d’une situation géographico-politique extrêmement complexe avec la Palestine, certains experts mettent en garde le pays contre une catastrophe démographique imminente. Cependant, d’autres, à l’instar de DellaPergola, considèrent que le pays a encore les moyens de s’étendre en dehors de son centre géographique, la région Tel Aviv-Jérusalem, en installant ces nouveaux Israéliens vers ce que le pays appelle la périphérie. « Israël possède une énorme aire qui est très sous-peuplée. Si vous répartissez la population de façon plus égale dans la périphérie, la densité n’est pas un problème. Néanmoins, je n’ai observé aucune stratégie [allant dans ce sens] de la part du gouvernement », conclut le démographe.

Optimiste, Gilad Malach, un analyste du think tank Israel Democracy, interrogé par le Jerusalem Post, note qu’ailleurs dans le monde d’autres sociétés se sont montrées capables de s’adapter à de fortes densités de population : « Ce n’est pas nécessairement un désastre. Singapour et Hong Kong sont encore plus peuplées, et ce sont des États prospères. ».

Autre point d’intérêt de l’étude, le fait que la société israélienne devrait devenir encore plus religieuse. « Il est intéressant de noter que les haredim vont dépasser les Arabes et devenir la plus importante minorité », commente ainsi Sergio DellaPergola.

À l’heure actuelle, on compte 9% de haredim (NDLR, les « Craignant-Dieu », en hébreu, forment un ensemble hétéroclite de Juifs orthodoxes ayant pour point commun une pratique religieuse particulièrement forte) dans le pays. Pourtant, d’ici 2040 ces derniers pourraient bien représenter 20% de la population du pays et même 29% dans 40 ans, atteignant les 5,25 millions, explique Jerusalem Online. De leur côté, les Arabes israéliens qui représentent actuellement 21% de la population totale, pourraient compter pour environ 20% d’ici 40 ans.

À noter que cette croissance rapide n’a rien de bien étonnant. En effet, si le pays peut se prévaloir d’un taux de fécondité record (3,13 enfants par femme), c’est en grande partie grâce aux haredim qui enregistrent actuellement un taux de fécondité de 6,9 enfants par femme, résultat des politiques familiales et natalistes de l’État d’Israël. (source)

 

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Macron : un cheval de Troie américain au Palais de l’Élysée

Et çà continue, Sarko était déjà une taupe de la CIA au sommet de l’État français, Hollande un sbire des roitelets du Golfe, le gugusse Macron « Young Leader » de chez Rothschild va parachever le marasme au profit de ses payeurs de l’empire sis à la City de Londres…

Le nouveau président français, Emmanuel Macron, qui a été poussé dans la course présidentielle française en tant que contrepoids pro-Union européenne pour empêcher l’élection de la leader du Front national Marine Le Pen, semble avoir plus qu’une relation décontractée avec les États-Unis. Alors qu’il travaillait au sein du ministère de l’Économie, successivement comme inspecteur spécial et comme ministre, Macron a supervisé le vol virtuel des industries françaises stratégiques, par des entreprises américaines ayant des liens solides avec la communauté américaine du renseignement.

Le piratage des ordinateurs du mouvement de campagne En Marche ! de Macron par des hackers inconnus a fourni un matériel intéressant. Les défenseurs de Macron affirment que les fichiers informatiques publiés sont soit faux, soit des informations externes. Cependant, un ensemble de fichiers portant sur le vol virtuel du géant de la technologie de l’information en France, par des personnes connectées à la CIA, est exactement le type de fichiers que l’on s’attend à trouver lors de la campagne de Macron. Le premier travail de Macron dans le gouvernement français était de protéger les intérêts des entreprises françaises de la concurrence et surtout des acquisitions étrangères.

Le travail des services de renseignement américains pour acquérir le leader de la technologie des cartes à puce français Gemplus International a débuté en 2001 et l’opération était en grande partie terminée en 2004, l’année où Macron est devenu inspecteur des finances au ministère de l’Économie française. L’industrie française a longtemps été une cible pour la surveillance et / ou l’acquisition par des entreprises américaines. La CIA a joué un rôle important dans ces opérations de guerre économique. Par exemple, la société française d’électronique Thomson-CSF était une cible majeure pour l’Agence de sécurité nationale des États-Unis (NSA) et la surveillance de la CIA.

Les documents concernant la reprise réussie de Gemplus, ainsi que sa principale usine de Gemenos, Bouches-du-Rhône, en France, par une firme américaine appelée Texas Pacific Group (TPG), sont inclus dans la tranche de fichiers extraits des ordinateurs de En Marche ! TPG a d’abord acquis des actions Gemplus en février 2000. En 2006, Gemplus a fusionné avec Axalto pour former Gemalto, et le contrôle effectif des États-Unis sur l’entreprise est alors devenu total.

En septembre 2002, Alex Mandl, un Américain originaire de Vienne, en Autriche, et ancien président d’AT & T, président et directeur de Teligent, membre du conseil d’administration de la société de capital-risque IN-Q-TEL de la CIA et membre du conseil d’administration du néoconservateur American Enterprise Institute, a été nommé PDG de Gemplus International. Il continue en tant que président exécutif de Gemalto.

À la suite de la divulgation de l’ancien contractant de la NSA Edward Snowden, on sait maintenant que le Siège des communications du gouvernement britannique (GCHQ), travaillant avec la NSA, a pénétré avec succès les cartes SIM utilisées par Gemalto. Le GCHQ / NSA a réussi à intercepter les communications mobiles en utilisant des cartes SIM Gemalto activées par cryptage en Afghanistan, au Yémen, en Inde, en Serbie, en Iran, en Islande, en Somalie, au Pakistan et au Tadjikistan. L’attaque GCHQ-NSA a également visé les centres de personnalisation de cartes SIM Gemalto au Japon, en Colombie et en Italie. Le hack NSA / GCHQ des chips SIM de Gemalto par leur équipe conjointe d’exploitation de combinés mobiles (MHET) représente peut-être la plus grande opération d’interception de la NSA dans l’histoire, qui a vu des milliards d’appels mobiles et de messages texto interceptés et décodés par la NSA et son partenaire britannique. Plus grave est l’inclusion des données d’identification de la carte SIM de Gemalto dans la base de données de la CIA contenant les numéros des téléphones cellulaires ciblés par les frappes de drones américaines.

Les documents internes de En Marche ! identifient quatre agences gouvernementales françaises qui ont mené des enquêtes sur la prise de contrôle de Gemplus. Ce sont les Renseignements généraux (RG), la Direction de surveillance du territoire (DST), le ministère de l’Industrie et le ministère de l’Économie de Macron.

La presse française aux ordres, qui a encensé Macron, un ancien banquier de Rothschild, décrit les documents Gemplus comme n’ayant rien à voir avec Macron. Les médias français font valoir que Macron était un simple élève de l’École nationale d’administration (ENA), l’élite de l’administration publique française, jusqu’à ce qu’il soit diplômé en 2004. Cependant, comme le montrent clairement les documents divulgués, la prise de contrôle de Gemplus était toujours menée par le gouvernement français, lorsque Macron est devenu inspecteur au sein du ministère de l’Économie en 2004. Comme le rôle de Macron était de s’assurer que les entreprises françaises étaient à l’abri des tentatives étrangères visant à bloquer la croissance économique française, sa performance, comme en témoigne la perte des emploi français au profit d’intérêts étrangers, a été consternante.

Il est très probable que les dossiers de En Marche ! sur la prise de contrôle de Gemplus avaient pour but d’avoir des informations de sauvegarde à disposition, au cas où le rôle de Macron dans la dissimulation des détails de la reprise américaine de Gemplus devait devenir public. Tout parti politique doit être prêt à faire face aux révélations exposées par les inquisition de l’opposition concernant ses candidats. Il est également à noter que quelques-uns des éléments publiés par En Marche ! déclaraient que la politique de Macron était de surveiller, mais pas d’empêcher, l’appropriation d’industries et d’entreprises françaises stratégiques par des firmes étrangères.

En 2008, Macron a quitté le gouvernement pour rejoindre la Banque Rothschild & Cie. Il est également devenu chef de file dans la Fondation franco-américaine (FAF), largement néoconservatrice, qui compte parmi ses collègues Hillary Clinton, le général Wesley Clark et l’ancien président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

La question pratique concernant Macron est la suivante : qu’est-ce qu’il savait de la prise de contrôle de Gemplus et quand l’a-t-il su ? Les fichiers Gemplus de En Marche !, contenus dans un dossier intitulé Macron, et traitant de la prise de contrôle par les Américains, ressemblent à un roman d’espionnage à la John LeCarré.

Un fichier, marqué Confidentiel, et envoyé à Stefan Quandt, de la famille milliardaire Quandt, propriétaire des firmes renommées BMW et Daimler en Allemagne, se préoccupe de la dépréciation de la valeur des actions de Gemplus en 2001, dans le contexte de « relations et d’affrontements extrêmement tendus entre les personnes principales aux échelons supérieurs et la rupture de la communication avec le personnel. En conséquence, la majeure partie d’entre eux est complètement démotivée aujourd’hui ».

En tant qu’inspecteur au sein du ministère de l’Économie, il est étonnant que Macron n’ait pas été au courant de la violation de la loi française qui a eu lieu avec la reprise américaine de Gemplus. Ceci est également décrit dans un autre fichier Gemplus de sa campagne, se focalisant sur la situation concernant Gemplus après la prise de contrôle par les US : « Les déclarations irresponsables, souvent suivies par des revirements sur les fermetures de sites et le licenciement du personnel, avant même de consulter leurs représentants (comme le requièrent la loi et le bon sens). »

Les Quandt sont très timides et ont une bonne raison pour cela. Günther Quandt a fabriqué des fusils Mauser et des roquettes antiaériennes pour le Troisième Reich. Il a divorcé de sa première épouse, Magde Quandt, après avoir eu un enfant, Harald Quandt. Magde a ensuite épousé le ministre de la Propagande nazie Joseph Goebbels. Stefan Quandt, qui a participé à la reprise de Gemplus, est le fils d’Herbert Quandt , qui est le demi-frère de Harald Quandt.

Les informations négatives sur Gemplus ont abouti à un rapport de Goldman Sachs du 24 janvier 2002, qui a exhorté l’entreprise à continuer sa restructuration, dirigée par les Américains, pour maintenir la santé du marché. Bien qu’il ait été étudiant à l’ENA à l’époque, il y a peu d’informations sur les projets auxquels Macron a été affecté de 2001 à 2003 par ses professeurs de service civil.

D’autres fichiers liés à Gemplus dans le dossier En Marche ! concernent l’une des vedettes de Gemplus, Ziad Takieddine, un courtier en armes druze franco-libanais et diplômé de l’Université américaine de Beyrouth, liée à la CIA. Takieddine a aidé à concevoir la reprise américaine de Gemplus, avec l’aide de Stefan Quandt. Takieddine a aidé à conclure des accords majeurs de vente d’armes françaises avec la Libye, la Syrie, l’Arabie saoudite et le Pakistan. Accusé de blanchiment d’argent dans les îles Vierges britanniques par son ex-femme, Takieddine est également l’oncle d’Amal Alamuddin, la femme de l’acteur George Clooney. Takieddine est aussi un amer ennemi politique de l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui a perdu la primaire de la course à la présidentielle en 2017 contre son rival conservateur François Fillon. Macron a marginalisé Fillon au premier tour de l’élection présidentielle, arrivant en deuxième position devant lui.

Takieddine, Quandt et une société suspecte de la CIA, Texas Pacific Group (TPG), faisaient clairement partie d’un complot pour se débarrasser du cofondateur français de Gemini, Marc Lassus, et des cadres français de l’entreprise. La décision de licencier Lassus et ses collègues français a été prise lors d’une réunion du conseil d’administration de Gemplus qui s’est tenue à Washington, et non en France, le 15 décembre 2001. Un autre acteur important dans la reprise américaine de Gemplusétait Lee Kheng Nam, un dirigeant d’affaires de Singapour et titulaire d’un diplôme en recherche opérationnelle et analyse systémique de l’École de troisième cycle de la marine américaine à Monterey, en Californie. Le cofondateur de TPG, David Bonderman, de Fort Worth, au Texas, a également été fortement impliqué dans la prise de contrôle hostile de Gemplus. L’acquisition de Gemplus par TPG a été menée à travers une société fantoche, coquille vide pratiquement inconnue, enregistrée à Gibraltar qui s’appelait Zensus. Bonderman, qui est juif, a provoqué un soulèvement politique en 2012 en Égypte, lorsqu’il a rencontré Khairat El-Shater, le chef-adjoint des Frères musulmans et membre du gouvernement de Mohamed Morsi. Bonderman a déclaré qu’il cherchait des « opportunités d’investissement » en Égypte.

Dans un document Word non daté, trouvé dans les ordinateurs de En Marche ! , Lassus cite : «Je suis convaincu que la société d’investissement TPG avait une forme d’accord avec son gouvernement [US, NdT] pour déménager le siège social en Californie. Ils ont essayé à nouveau en janvier 2002». Les syndicats ouvriers de Gemplus ont prédit que la production de l’entreprise passerait de la France à la Pologne. Le plus grand syndicat français, la CGT, a déclaré que le but de la reprise de Gemplus était de dépouiller la France de son leadership technologique sur les cartes à puce. Gemplusemployait 7 000 travailleurs français, avant sa prise de contrôle par les Américains. Le document Word non daté fait également référence aux agences gouvernementales françaises ayant « lancé des enquêtes » et recherché des « informateurs internes ». Macron a-t-il joué un rôle, soit dans les enquêtes menées par le ministère de l’Économie, soit dans la dénonciation des  « informateurs internes » de Gemplus à ses amis américains ?

Lorsque la firme américaine General Electric a repris la société française Alstom, productrice de turbines et spécialisée dans les technologies nucléaire, le ministre de l’Économie de l’époque, Macron, a déclaré qu’il avait approuvé ces prises de contrôle, parce que « l’intervention de l’État dans l’industrie ne se produit qu’au Venezuela ». Cette remarque est parvenue comme une musique très douce, aux oreilles des milliardaires de l’administration Donald Trump. (source)

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Wikipédia et la théorie de la conspiration

Wikipédia et la théorie de la conspiration

Oublions les menaçantes et coutumières polémiques, et essayons d’apporter des nuances et des délicatesses dans les lignes qui vont suivre.  Or voici ce qu’on trouve entre autres dans les trente glorieuses pages de Wikipédia sur la théorie de la conspiration.

« Karl Popper, dans son livre sur la société ouverte, lui-même inspiré par Bergson (beau-frère du fondateur de la Golden Dawn), et qui a si mal inspiré qui l’on sait, indique :

« … les conséquences de nos actes ne sont pas toutes prévisibles ; par conséquent la vision conspirationniste de la société ne peut pas être vraie car elle revient à supposer que tous les résultats, même ceux qui pourraient sembler spontanés à première vue, sont le résultat voulu des actions d’une personne intéressée à ces résultats ».

Très d’accord. La note Wikipédia ajoute :

«Karl Popper voyait dans les théories du complot une « sécularisation des superstitions religieuses » où « les dieux d’Homère, dont les complots expliquent la guerre de Troie, y sont remplacés par les monopoles, les capitalistes ou les impérialistes ».

Très comiquement on ajoute ici :

« Popper remarque par ailleurs que les personnes les plus désireuses d’amener le paradis sur terre sont les plus enclines, une fois au pouvoir, à adopter des théories du complot pour y expliquer leur échec. »

Mais alors, justement, la mondialisation et la construction de l’Europe, clairement voulues pourtant par certaines élites (Wikipédia cite même le vieux Rockefeller et ses provocations) n’ont pas amené le bonheur sur la terre. Et ce sont elles justement qui voient des théoriciens conspirateurs partout, et des réseaux dangereux menacer leurs agissements vertueux !

Philippe Corcuff avait remarqué, sur Médiapart, à propos de chasseurs de « théoriciens de la conspiration » ou de praticiens de la « théorie du complot » :

« La critique, souvent juste, du conspirationnisme de Meyssan conserve malheureusement des traces des schémas complotistes. Sans entrer dans des délires du type de Meyssan, elle contribue elle-même, par petites touches, au climat conspirationniste contemporain qu’elle dénonce. »

Puis Wikipédia se rapproche de la vérité :

« C’est ainsi que sans souscrire eux-mêmes au conspirationnisme, les philosophes Antonio Negri et Michael Hardt soulignent, dans leur livre Empire sur la mondialisation, que les théories du complot ne doivent pas être rejetées par principe :

« […], nous n’entendons pas suggérer qu’il existe un petit opérateur derrière le rideau, un magicien d’Oz qui contrôlerait tout ce qui se voit, se pense ou se fait. Il n’y a pas un point de contrôle unique qui dicte le spectacle. Celui-ci, toutefois, fonctionne généralement « comme » s’il y avait effectivement un tel point de contrôle central […], le spectacle est à la fois dispersé et intégré. […], les théories de conspiration gouvernementale et extragouvernementale pour un contrôle mondial – qui ont proliféré ces dernières décennies – doivent être reconnues comme justes et fausses tout ensemble […] : les théories de conspiration constituent un mécanisme grossier mais efficace pour approcher le fonctionnement de la totalité. Le spectacle de la politique fonctionne « comme si » les médias, l’armée, le gouvernement, les sociétés transnationales, les institutions financières mondiales, etc. étaient tous consciemment et explicitement dirigés par une puissance unique, même si, en réalité, ils ne le sont pas. »

Wikipédia donne ensuite une meilleure explication, presque libertarienne, et liée au développement effarant de notre Etat moderne et de son despotisme tocquevillien :

« Pour un premier courant, c’est l’« excès d’institution » qui provoque le développement des théories du complot. Timothy Melley (Université de Miami), spécialiste de la culture populaire, parle d’une « agency panic »: il voit dans le conspirationnisme l’expression d’une crise de l’individu et de son autonomie, ainsi que son angoisse face au pouvoir croissanttechnocratique et bureaucratique, des administrations. Il considère en outre la théorie du complot comme un élément essentiel de la culture populaire américaine de l’après-1945 »

Chez Lord Byron (Manfred), on appelle les démons les agences.

Dans mon livre sur internet (publié en 2000, republié depuis), je rappelle ce fait :

« Un style paranoïaque ne fait pas référence à une maladie mentale. L’historien des idées Richard Hofstadter remarque qu’un paranoïaque voit une conspiration dirigée directement contre lui-même là où un paranoïaque politique voit une conspiration visant des millions d’autres individus, une nation tout entière voire l’humanité tout entière. Le même phénomène a actuellement lieu en France où l’ensemble du processus européen ou de la mondialisation est tragiquement vécu par des esprits de gauche et de droite. »

Ceci dit, nier les agences du système US et leur rôle effectif un peu partout dans le monde, c’est être végétal ou imbécile ; ou en faire partie. La mafia aussi, rappelle Guy Debord, aime expliquer qu’elle n’existe pas.

On est bien d’accord ici et j’ai rappelé dans mon livre sur littérature et conspiration la vision de Rothbard. La théorie de la conspiration c’est, selon ce grand libertarien, l’interprétation de l’histoire qui ne convient pas aux élites et au système média. Je le cite en anglais pour qu’on ne m’accuse de rien :

« It is also important for the State to inculcate in its subjects an aversion to any outcropping of what is now called “a conspiracy theory of history.” For a search for “conspiracies,” as misguided as the results often are, means a search for motives, and an attribution of individual responsibility for the historical misdeeds of ruling elites.”

J’ai montré aussi que Tocqueville ne croit pas en la théorie de la conspiration dans sa lettre essentielle et ignorée au marquis de Circourt (lettre du 14 juin 1852, œuvres complètes, tome VI). Mais Tocqueville remarque aussi que l’histoire moderne ne donne plus de rôle aux hommes : tout est soumis à la fatalité ou aux choses, ou au hasard, ou à rien du tout.

Tocqueville :

« Les historiens qui vivent dans les temps démocratiques ne refusent donc pas seulement à quelques citoyens la puissance d’agir sur la destinée du peuple, ils ôtent encore aux peuples eux-mêmes la faculté de modifier leur propre sort, et ils les soumettent soit à une providence inflexible, soit à une sorte de fatalité aveugle.»

Les historiens conspirent… Dans notre société on se fait traiter de tout quand on cherche une explication. La recherche d’une explication devient la théorie de la conspiration. Et si en effet on est accusé de théorie de la conspiration parce qu’on conteste la version nulle officielle, c’est qu’on déjà en plein fascisme. Lisez et relisez le Raico sur la nécessité de guerre pour les présidents américains. Pour un président américain (voyez Donald), être, c’est faire la guerre. Ne pas être, c’est ne pas la faire.

Wikipédia ajoute que finalement, oui, peut-être, après tout, pourquoi pas, la théorie de la conspiration peut avoir du bon. Et sans citer Max Weber qui inspire les lignes suivantes, on ajoute bravement :

« Pour Pierre-André Taguieff, les théories du complot, très médiatisées sur Internet, dans certains jeux (comme Deus ExHalf-LifeIlluminatiMetal Gear) ou films (comme X-FilesPrison BreakEnnemi d’État), répondaient à un besoin de « réenchantement du monde », selon l’expression de Peter Berger : elles participeraient d’une reconfiguration des croyances et d’une sublimation du religieux sous une forme sécularisée. Insistant sur la déstructuration culturelle plutôt que politique ou religieuse, le sociologue voit le terreau de développement des théories du complot dans la postmodernité : relativisme cognitif (Raymond Boudon), fragmentation en néo-tribus et en sous-cultures (Michel Maffesoli), dévalorisation des « canaux officiels de communication » (politiciens, médias), confusion accrue entre l’image et le réel ».

C’est ce qui explique le succès de Dan Braun ou d’Umberto Eco, auteurs de conspirations bien improbables. Mais j’ai montré dans mon livre sur la conspiration que les romans de conspiration de Chesterton, de John Buchan ou de Jack London illustrent et expliquent aussi très bien notre siècle et ses énormes transformations, révolutions, etc. Ces livres reflétaient aussi les préoccupations de leurs auteurs, toutes trois différentes. Chesterton plutôt chrétien médiéviste, Buchan impérial et bien british, London gauchiste et révolutionnaire.

Et je rajoute ces trois lignes de Wikipédia :

« La théorie du complot serait donc un palliatif face à l’annihilation de l’individu par des institutions trop présentes, ou à l’inverse face au vide provoqué par la vacance des institutions. Dans les deux cas, elle est une réaction à la perte du sens ordinairement assuré par un ordre social bien régulé. »

On navigue entre fiction et réalité, comme dans une pièce shakespearienne. C’est Lovecraft qui a raison une fois pour toutes : c’est la peur qui domine l’homme. Il y a ceux qui ont peur du système, et ceux qui ont peur de ceux qui ont peur du système.

Nicolas Bonnal

Sources

Nicolas Bonnal – Internet ; les grands auteurs et la théorie du complot (Kindle_Amazon)

Popper – la société ouverte et ses ennemis

Timothy Melley – Panic agency

Murray Rothbard – A libertarian manifesto

Tocqueville – Correspondance ; Démocratie, II, première partie, chapitre XX

Wikipédia – article théorie du complot

 
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Publié par le 21 mai 2017 dans général, Nouvel ordre mondial

 

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L’Allemagne et l’OTAN préparent-ils une « répression fasciste » en Europe ?

L’Allemagne et l’OTAN préparent-ils une « répression fasciste » en Europe ?

Pendant que Washington est sens dessus dessous, le limogeage du directeur du FBI Comey par Trump étant salué par certains, condamné par d’autres et mis en question à coups d’insinuations par un troisième groupe de critiques, il semble que le tournant en épingle à cheveux du Donald il y a quelques semaines soit en train de faire long feu et de s’évaporer en un nuage de confusion et de chaos. Et qui sont les bénéficiaires de ce chaos ? Les néocons-siono-démocrates, qui d’autre ?

Trump est-il en train de devenir ou est-il déjà devenu un dictateur de république bananière ? Devra-t-il être traîné devant la justice comme criminel de guerre avec Obama, Bush, Clinton et leurs illustres prédécesseurs, y compris ceux qui ont été les instigateurs de guerres mondiales et de conflits sur la terre entière ces 200 dernières années ? Hélas, il ne reste aucune justice dans les cours de justice internationales d’aujourd’hui. Elles ont toutes été cooptées par les invisibles doigts sanglants qui tirent les ficelles à Washington et à Bruxelles.

Le gouvernement Trump va-t-il s’effondrer sous la pression des néocons et de l’État profond ? Spéculations sans fin, d’où émerge la suggestion que le président si controversé a déjà commis assez d’actes peu conventionnels pour pouvoir être destitué, et le Russia-gate, censé sanctionner l’un d’entre eux, ne veut simplement pas se calmer, en dépit de toute logique contraire.

Ceci reflète une fois encore l’imbécilité des médias occidentaux. Une imbécilité parfaitement mesurée et voulue d’ailleurs. Ils s’en tirent, et ils s’en tireront toujours, aussi longtemps que les masses au cerveau lavé, confortablement vautrées dans leurs fauteuils, avaleront les mensonges et les tromperies des médias de masses. Le marais fume à Washington et est sur le point d’engloutir des politiciens de tous horizons.

Y aura-t-il une guerre nucléaire ? Qui portera la première frappe ? Le Pentagone fauteur de guerres et les généraux de l’OTAN espèrent que ce seront les USA qui frapperont préemptivement la Russie et/ou la Chine. Première frappe qui serait très vraisemblablement déclenchée par un « faux drapeau » Par exemple, en faisant croire que la Corée du Nord a lancé une attaque (nucléaire) contre le Japon. Des spéculations dans ce sens circulent déjà.

Mais qu’arrivera-t-il si le système de détection russe, qui est fondé sur une technologie de tout premier ordre détecte cette « attaque-surprise » et réagit instantanément ? Une troisième guerre mondiale atomique – avec destruction totale et pratiquement pas de survivants ? Toutes ces idées parfaitement réalistes sont en ce moment agitées en tous sens, laissant le public, des deux côtés de l’Atlantique, saisi par la peur. Et on sait que la peur et la confusion sont les deux meilleures armes qui existent pour paniquer et paralyser une population.

Qui survivra ? – À qui le tour après ? Il y en a même qui se demandent déjà ouvertement qui sera le remplaçant du président Trump ? Bien évidemment son vice-président, Mike Pence, qui est juste le pion qu’il faut aux néocons pour jouer leur gambit. Après tout, ce sont eux qui l’ont choisi et imposé à Trump. Voilà l’état des choses selon les médias de masses. Les USA s’écroulent et le reste de l’Occident avec eux. L’écroulement fait beaucoup de bruit. Au point que les autres bruits en deviennent imperceptibles..

Pourtant, sur le continent européen, cachés aux yeux et aux oreilles du commun des mortels, des préparatifs clandestins de guerre contre les villes et les citoyens d’Europe sont en cours. S’y activent la Bundeswehr allemande, l’OTAN et d’autres forces armées européennes. Ils se préparent à réprimer d’éventuels soulèvements sociaux, si nécessaire en tuant leurs propres concitoyens ou compatriotes. Oui, c’est ce que Bruxelles sous OTAN est en train de faire, avec, pour leader, qui d’autre que l’Allemagne sous OTAN, marionnette européenne-en-chef, qui pourrait bien avoir à céder sa place à la France, laquelle, avec Macron, est maintenant sur les rangs et peut-être en train de la lui prendre.

Comme vient de le rapporter Susan Bonath, journaliste d’investigation indépendante, qui contribue régulièrement au journal allemand Die Junge Welt, quelque chose d’horrible est en train de se produire dans une petite ville allemande de l’État fédéral enclavé de Saxe Anhalt, dans le nord-est de l’Allemagne.

Dans un des camps d’entraînement militaire les plus modernes de l’Europe, toute une ville fantôme est construite à coups de millionsd’euros. La plupart des contribuables allemands (ou européens) n’en ont jamais entendu parler. Dès 2018, cette installation sera prête à l’entraînement des troupes destinées à combattre, dans des villes européennes, les civils européens qui auraient l’audace de se rebeller contre les atrocités de leurs dirigeants et oligarques. Voyez le rapport (en allemand) de Susan Bonath, sur kenfm.de, intitulé « Trainieren fürAngriffskriege », (Entraînement aux guerres d’agression).

Le concept n’est nouveau qu’à l’Europe. Mais les USA ont, depuis des années, établi des garnisons autour des agglomérations « vulnérables » – New York, Detroit, Chicago et beaucoup d’autres – prêtes à frapper si des manifestations de protestation massives s’avisaient d’éclater(1). Pour l’élection présidentielle de novembre dernier, elles avaient été mises en alerte maximale. De fait, des mouvements de troupes intensifs ont pu être observés par la voie des airs.

Avec l’élection de Macron en France – ou plutôt le pied dans la porte des Rothshild – pour sauvegarder les oligarques financiers de France et d’Europe et protéger le capitalisme débridé de troubles sociaux éventuels, l’Europe e dirige à grands pas vers un état de répression fasciste accompagné d’une économie fasciste, hache à deux tranchants des riches destinée à éliminer la liberté théorique des peuples à vivre une vie décente.

Dans son discours de victoire, Macron a dit que la première des priorités de la France serait de « combattre le terrorisme ». Ceci est un soutien sans faille à la poursuite de l’approche « false flag » qui consiste à tuer quelques-uns de vos compatriotes ou de vos policiers pour justifier de plus en plus de viols des libertés civiles. La France sous Hollande, l’archi-pantin de Washington, qui détient le record absolu des auto-attaques sous faux drapeau, pourrait bien devenir le premier pays d’Europe à inscrire l’« état d’urgence » (c. à d. la loi martiale) dans sa Constitution. Ce que Hollande n’a pas entièrement réussi, Macron est en passe de le faire. Et l’exemple pourrait bientôt faire école dans le reste des états vassaux d’Europe. Le centre d’entraînement en cours d’installation dans le nord de l’Allemagne sous la houlette de Madame Merkel pour opprimer et tuer les Européens, est tout à fait en phase avec la philosophie machiavélique de Macron.

On sait que par ailleurs, la Grèce est l’épitomé du meurtre d’une nation par des moyens financiers. Les Grecs le permettent pour des raisons qui défient la logique. Peut-être de peur que ne pas obéir et choisir la seule issue possible – le Grexit – s’avère pire que la strangulation financière ? Ce sont là, apparemment, les arguments exprimés, mais non prouvés, par l’ex-ministre des Finances Varoufakis, qui se donne tant de mal pour rester constamment sous les feux de la rampe, et influencer autant qu’il le peut l’opinion publique par son auto-starisation. Cet éminent représentant de la gauche caviar apporte-t-il son concours à la destruction de son pays parce qu’il est chargé de dissuader les autres pays, susceptibles, qui sait, de vouloir reprendre leur souveraineté aux bulldozers de Washington et de Bruxelles ?

On ne peut s’empêcher de penser à George Orwell disant, à propos de The Machiavellians. Defenders of Freedom de James Burnham :

« …il n’y a jamais eu de société démocratique et, pour autant que nous puissions en juger, il n’y en aura jamais. La société est, par nature, oligarchique, et le pouvoir de l’oligarchie a toujours reposé sur la force et sur la fraude… On peut parfois prendre le pouvoir et s‘y maintenir sans violence, mais jamais sans fraude. »

Ceci va bien avec la principe de justice selon les mondialistes :

« Tout ce qui est à vous est à moi et tout ce qui est à moi est à moi. »

Réveillez-vous et prenez garde. Ce qui se prépare au camp d’entraînement à la guerre urbaine de l’OTAN en Allemagne, c est le mécanisme destiné à faire en sorte que les privilèges de la classe au pouvoir ne puissent jamais être remis en cause. Européens, aux barricades, avant qu’il ne soit trop tard !

Peter Koenig

___________________

(1) Qui ne se souvient de la chasse aux prétendus terroristes et des visites domiciliaires à coups de bottes, lors du false flag de Boston en 2013 ? [ndt].

Pendant presque toute sa carrière (trente ans) Peter Koenig a travaillé pour la Banque Mondiale en qualité d’économiste et de spécialiste des ressources en eau. À ce titre, il Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed  proviennent de sa propre expérience. Il est aussi un des auteurs de The World Order and Revolution ! – Essays from the Resistance

Il écrit pour Global Research, ICH, RT, Press TV, Chinese 4th Media, Telesur, Le Saker US et d’autres sites Internet.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/47063.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 M’enfin… la France vient d’être sauvée par les antifascistes !

P.S. Pour ce qui est des barricades, c’est trop tard. Elles sont obsolètes, il faut trouver autre chose. Mais comment faire avec des cerveaux préventivement réduits en gelée et des capacités de volonté totalement annihilées ? [ndGO]

via:http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2017/05/18/de-la-poele-a-frire-dans-le-feu-8730513.html

 

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Nouveau Gouvernement Macron, ce que la Presse ne dira pas

Nouveau Gouvernement Macron, ce que la Presse ne dira pas

Nous avons un nouveau gouvernement. Qu’importe, d’ailleurs ! C’est Macron qui gouvernera, ou plutôt l’éminence noire Attali ; l’un des maîtres du monde les plus redoutables, Rothschild ; l’UE des banksters et l’Amérique profonde des néo-conservateurs. Et ce gouvernement, sans doute très provisoire, n’est là que pour flouer les futurs électeurs aux Législatives.

D’ores et déjà, quatre tendances:

– Ultra libéralisme,

– Soumission à Bruxelles,

– Mise en place du Nouvel Ordre Mondial, totalitaire (un seul Parti), liberticide, asexué..

– Préparation aux guerres…

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L’ultra libéralisme saute aux yeux. Peu importe d’ailleurs que l’on se dise de gauche, de droite, du centre,  il suffit de voir arriver Gérard Collomb, grand bourgeois partisan de la mondialisation malheureuse, ou au Travail (quelle provocation !) Muriel Pénicaud, engagée dans les multinationales notamment du CAC40. La contestation sera dans la rue, et de masse ! Surtout avec le grand perdant de la Primaire, Bruno Le Maire, parrain  des jobs à 5 euros (http://www.lepoint.fr/presidentielle/et-bruno-le-maire-crea-le-job-a-5-euros-22-09-2016-2070334_3121.php), qui hérite de l’Economie.  L’homme est choisi par Macron pour son libéralisme impitoyable…

La TOTALE soumission à Bruxelles passera entre autres par deux Européistes acharnées, la Modem De Sarnez pour toujours plus d’UE des banksters, et horreur suprême, pour le TAFTA (https://www.libre-echange.info/veille/article/vote-desastreux-au-parlement), et la « centriste » Goulard, ne voyant pas l’austérité dans les politiques actuelles, et adversaire résolue de la liberté d’information sur le Net. Cette politique de folle soumission à Bruxelles sera totalement contraire aux intérêts des Français. Et au numérique, voici un homme issu de la diversité, d’une famille marocaine, pour créer des « French Bureau ». On est loin d’un Montebourg…

Le Nouvel Ordre Mondial (NWO) cher à Attali se met INSIDIEUSEMENT en place, dès ce mercredi matin avec l’annonce du choix des rythmes scolaires par nos écoles,  pour pas après pas, mener à l’autonomie des établissements, et à la PRIVATISATION de l’enseignement public ; qui le voit ? Tout est si bien présenté pour nous berner ! Le NWO est totalitaire, avec un seul Parti – comme celui que le pion Macron prépare discrètement -, des médias collabos (ainsi, C dans l’Air annonce déjà « la palme d’or du casting » pour ce gouvernement), des lois liberticides (Macron a prévu la poursuite de la loi d’Urgence, et qu’il gouvernera par ordonnances ; Mme Goulard veillera à bâillonner la ré-information), la préparation à un monde asexué (la féministe Marlène Schiappa travaillera au respect de l’égalité des femmes et des hommes, prélude d’un futur monde asexué)…

Pire que tout, des va-t-en guerres réputés rentrent dans le nouveau gouvernement Macron-Rothschild, de Mme De Sarnez mettant sur le même plan l’humaniste (http://eva-coups-de-coeur.eklablog.com/assad-n-est-pas-un-dictateur-la-video-bombe-qui-derange-arte-et-qui-pe-a128011256) Assad et les égorgeurs de Daesh, à Sylvie Goulard (on peut s’attendre avec elle à un déploiement en Syrie voire contre la Russie, et à une Défense européenne soumise à l’OTAN), et ne parlons pas de Le Drian, qui a fait ses preuves en ciblant obsessionnellement le Président Assad, en osant soutenir et armer (au nom, l’hypocrite, de la « lutte contre le terrorisme ») l’I, en laissant prospérer Boko Haram, en jouant au pompier-pyromane en Afrique, pour après avoir délégué des mercenaires islamistes, proposer les services de la France afin de « rétablir l’ordre », comprenez : contrôler la politique d’Etats africains, et piller leurs ressources. Le Drian ne va-t-il pas aussi se confronter à Poutine ? Alerte, la France sera sur un volcan…

De toutes façons, même si nous avons là une idée de la politique qui sera menée par Macron-Rothschild,  il s’agit certainement d’un gouvernement provisoire, mélangeant individus de Droite, de Gauche, du Centre, au bilan désastreux, recyclés pour donner aux Français l’illusion de « rassemblement », alors que le but est de draguer les Electeurs déboussolés par tous les bouleversements, en particulier par les difficultés que connaissent actuellement les Partis traditionnels, victimes du machiavélisme du pouvoir actuel appuyé en coulisses par le plus perfide, François Hollande, et les médias aux ordres du Système.

Pour séduire les Electeurs, on fait miroiter un rassemblement harmonieux, alors qu’il a en son sein un Bayrou qui sera vite floué (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426), le leurre provisoire Hulot prié de collaborer avec un gouvernement pour qui le profit prime sur tout, sur la défense de l’environnement en particulier, et qui défendra les centrales nucléaires comme le gaz de schiste !

 « Un pathétique pitre dont la veste est évidemment réversible vient d’être nommé premier sinistre » ()

BR9aewMnlu_uPUOFqrfU5e3vDZULa vie politique moralisée ? Foutaises ! Le Premier Ministre lui-même traîne plusieurs boulets (https://www.legrandsoir.info/edouard-philippe-implique-dans-le-pillage-de-l-uranium-du-niger-par-areva-et-dans-un-conflit-d-interet.html, http://www.lexpress.fr/actualite/politique/edouard-philippe-a-matignon-les-boulets-du-nouveau-premier-ministre_1908326.html..), et le travail de la Haute Autorité est toujours contestable, car elle n’a jamais dénoncé, par ex, les multiples casseroles de Macron (voir mon dossier http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426).

Ainsi, tout est imposture : Gouvernement au casting fourre-tout pour berner les indécis, ministres leurres, pseudo renouveau, buts réels masqués dont le plus important est de « diviser pour régner »… Et la menace Macron est plus que jamais d’actualité (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/la-menace-macron-par-chantal-dupille-dite-eva-r-sistons-a130126832).

Les Français vont-ils mordre à l’hameçon, ou enfin démasquer l’imposteur Macron ?

chantal dupille (dite eva R-sistons)

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Publié par le 19 mai 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Macron Président : La République branchée… au tout à l’égo

Le 7 mai dernier le président de la République a été élu avec les deux tiers des voix exprimées et il est à parier qu’à l’occasion des élections législatives, ceux, qui ont encore les moyens et la volonté de choisir leur poulain entre la « droite libérale » et la « gauche de progrès », écraseront en suffrages exprimés, pour une fois encore, ceux que le ressentiment et la colère interdit de penser l’avenir dans les mêmes termes. La France, nous dit-on, aurait ainsi éviter le pire, la honte internationale, en portant au pouvoir la représentante d’un mouvement identitaire d’extrême droite. Ouf, les français se révèleraient en fin de compte raisonnables en plébiscitant un homme, jeune et sympathique, pro européen, progressiste, qui ne manquera pas « d‘accélérer les réformes nécessaires pour faire entrer la France dans l’économie du XXI ème siècle, réformes que les partis de gauche comme de droite n’ont pas eu le courage de faire ces dernières décennies. »

On connait la douce musique libérale : libérer les énergies, libérer le travail de tous les carcans qu’imposent les corps intermédiaires et les réglementations en tout genre. Libérer l’individu de toute tutelle et donner à chacun l’égalité des chances pour réussir dans un nouvel ordre social plus fluide. Pour cela l’individu doit aussi se libérer de ses propres racines, de son histoire. Nomade, il doit être capable de s’adapter, parler globish, être disponible et sans attaches sur toutes les latitudes . Il faut en finir avec les partis et organisations politiques pour libérer le citoyen de l’emprise de toute idéologie et par la même occasion de toute fonction critique. Il faut aussi le libérer du maximum de principes moraux ou philosophiques pour le rendre totalement disponible, tant pour l’accomplissement de sa mission dans le cadre de son travail que dans sa position de consommateur. Les instances collectives comme la famille, l’école, les syndicats, les associations culturelles, les États-nations ne doivent en aucun cas être une entrave au développement du grand marché ; leur rôle doit se limiter à assurer ordre et sécurité, dire le droit aux quatre coins du territoire , former le citoyen pour assurer le fonctionnement optimum du système de production et de distribution en vue de la plus grande profitabilité possible pour les investisseurs financiers. Bref tout cela est contenu dans le vieux principe libéral énoncé par Mandeville (1), il y a déjà trois siècles, dans la « fable des abeilles » :  les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes, les principes moraux, peuvent en réalité lui nuire.

Avec Emmanuel Macron il n’est plus nécessaire de penser une politique ni de s’organiser dans des partis de droite ou de gauche qui en fin de compte font ce que le Marché commande. il suffit de se mettre en marche et …de suivre le mouvement. Mouvement dont le chemin sera tracé au cordeau par le gouvernement. Emmanuel Macron, après son O.P.A. sur le P.S. et le P.R. « managera » la France comme une entreprise, avec un gouvernement , véritable task force, réduit à 15 fidèles, avec aussi des députés aux ordres, recrutés par le mouvement comme des cadres dociles, pour adopter les réformes dictées par ordonnances gouvernementales et vendre à l’étranger et aux investisseurs internationaux la marque « France » relookée, modernisée aux standards internationaux. Pour cela aussi le Président, en bon ambassadeur, continuera à cultiver son image glamour sur les couvertures glacées des magazines en tout genre, accompagné de la « première dame« .

Si l’État libéral doit assurer des conditions initiales identiques pour tous, en matière d’éducation en particulier, tout le monde est sommé ensuite de réussir et tant pis pour les losers, les grognons, ceux qui ne feront pas l’effort de se reconvertir, ceux qui refusent de bouger. La « dépense publique » contrainte par le « boulet » de la dette publique ne pourra leur venir en aide éternellement.

Le problème est que notre jeune premier qui affiche haut et fort sa foi au libéralisme intégral arrive un peu tard dans le scénario.

Depuis plus de quarante ans déjà cahin-caha, un pas du pied droit, un pas du pied gauche, dans un environnement international acquis à la mondialisation des échanges, après la chute du mur de Berlin, les gouvernements successifs ont déjà bien détricoté les lois sociales qui tenaient encore en laisse l’hégémonie du capital sur le travail, tout en feignant d’adoucir ces sacrifices par plus de droits et de libertés donnés à l’individu dans la conduite de sa vie privée. Discrètement on a pas cessé de mettre en concurrence les uns avec les autres tout en démontant méthodiquement l’État social. Seule l’augmentation de la production et ensuite l’endettement privé et public ont permis un temps de limiter la casse en distribuant quelques bribes aux plus démunis.

Déjà depuis le début du XXIème siècle les dégâts des politiques libérales s’affichent aux yeux de tous. C’est bien l’augmentation exponentielle des inégalités, la disparition des classes moyennes, la déqualification et l’augmentation du chômage, de la pauvreté et de la précarité dans les pays développés qui a créé une société duale, remettant en cause les fondements démocratiques de nos sociétés et l’unité de nos nations. En fait le résultat de cette dernière élection ne marque pas une rupture politique ni un renouvèlement. La gauche et la droite ne font que tomber le masque d’une mauvaise comédie et ne font que mutualiser leurs forces autour de nouvelles têtes pour tenter de prolonger, pour quelques années encore, la fête de cette minorité toujours aussi insatiable. Avec le résultat du 2ème tour on fait simplement le constat que deux France peu à peu se séparent. Il y a celle des urbains, des gagnants de la mondialisation, de ceux que l’espoir de jours meilleurs anime encore et il y a celle que l’on ne veut pas voir, celle des reclus, des immobiles, des travailleurs pauvres, tous assignés à résidence dans ces territoires périphériques pour n’être que les spectateurs de la réussite des autres. ( voir l’interview de Christophe Guilluy : « La France périphérique va-t-elle exploser ? » ) .

C’est cette France de ceux que le ressentiment contre tous et contre tout envahit, marqués par la rancune, l’hostilité, la frustration, de ceux que personne n’écoute, de ceux dont on ne parle plus. Ce sont tous ces perdants de ce capitalisme global : petits paysans, commerçants, artisans, ouvriers déqualifiés, travailleurs indépendants, « ubérisés« , à temps partiel, travailleurs pauvres, chômeurs qui se retrouvent purement et simplement rejetés et oubliés comme peuvent l’être les déchets disparates d’une grande fête où des artistes constamment renouvelés occuperaient sous les sunlights le devant la scène. Dans son dernier livre (2) Dany Robert Dufour cite Nietzche qui dans la « Généalogie de la morale » appelle « être de ressentiment » ces hommes devenus tragiquement pauvres en sentiment pour qui « la véritable réaction, celle de l’action, est interdite et qui ne se dédommagent qu’au moyen d’une vengeance imaginaire  ». Les plus fous sombrent dans un délire « théo-fasciste » qu’exploitent les illuminés de Daech, une majorité, faute de perspective alternative à gauche, s’est réfugiée jusqu’à présent sous le discours identitaire et nationaliste du Front National qui, au lieu de désigner clairement l’ennemi, le capitalisme mondialisé, montre du doigt les étrangers comme la cause de tous leurs malheurs, d’autres enfin, n’éprouvent même plus la nécessité de s’exprimer.

Aujourd’hui devant la limitation des ressources, l’état de la planète, l’ illimitation et la démesure dans l’accumulation des richesses n’est plus de mise ; il faudra de plus en plus faire avec les ressources déjà en circulation en utilisant le moins possible d’énergie fossile. La réussite individuelle des uns se fera de plus en plus aux dépens d’une part de plus en plus importante de l’humanité.

Demain si Emmanuel Macron continue de marcher ainsi, deux mondes antagoniques seront condamnés à s’affronter. L’idéologie libérale avec la dérégulation qu’elle préconise deviendra un obstacle mortifère pour l’humanité. La bonne gestion des ressources, le partage des richesses ne peut se faire que grâce à des États régulateurs, à l’organisation démocratique des citoyens, à l’adoption de règles communes et le respect de principes moraux et philosophiques pour le vivre ensemble dans le respect des singularités de la personne humaine. L’illimitation dans la libre accumulation individuelle des richesses est aujourd’hui un cancer qu’il est urgent de combattre.

Dans une tribune publiée par le quotidien grec Journal des rédacteurs sous le titre « Voilà pourquoi, Emmanuel, nous serons contre toi », Yanis Varoufakis, qui hier l’a soutenu, estime ainsi que la politique de « dérégulation et d’austérité » souhaitée par l’ex-candidat d’En Marche ! va « simplement redistribuer la misère entre les travailleurs français ». (lien) .

Prôner une politique fondée sur la compétition individuelle où chacun est sommé de réussir par tous les moyens est aujourd’hui M. Macron bien ringard. Vanter les mérites d’un monde où la mobilité et l’adaptabilité sont la clé de la réussite, pendant que les immobiles et les enracinés dans leur terroir seraient condamnés à se morfondre arrive à contre temps. Dans les années à venir il faudra à nouveau réapprendre à se poser pour vivre, prendre en compte son environnement, développer une économie locale en harmonie avec son environnement tout en étant en réseau avec le reste du monde, avec un usage mesuré des ressources mises à disposition et en mettant à profit au mieux les talents et les compétences de chacun. Bref il faudra repenser et préférer une société horizontale à une société verticale où ceux d’en haut ignorent tout de ceux d’en bas.

En 2015, Emmanuel Macron expliquait qu’il y a dans la démocratie « un absent ». Et que cet absent est la « figure du roi », dont il est persuadé que « le peuple français n’a pas voulu la mort ». Même si la France a tenté de « réinvestir le vide » avec Napoléon et de Gaulle, poursuit-il, l’espace reste vacant. Et « ce que l’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction ». ( lien ) .

M. Macron, ne vous êtes-vous pas trompé de siècle ? En tout cas vous arrivez bien tard et, contrairement à ce que vous affirmez, vous faites partie de ce vieux monde que vous ne cessez de décrier. Il est temps d’enclencher la marche arrière et mettre le tout à l’égo à l’égout pour réaffirmer que les êtres humains sont des êtres sociaux qui ne peuvent s’épanouir que dans et par la richesse de leurs rapports sociaux , qu’ils doivent s’organiser pour confronter leurs idées et mettre en place un cadre de socialité fraternel et respectueux des individualités et des moyens mises à disposition, pour organiser le partage des richesses et la bonne gestion des ressources au lieu d’encourager la compétition.

Dans la gestion des affaires de la cité la première personne du singulier doit absolument laisser la place à la premier personne du pluriel.

LA SCIENCE DU PARTAGE

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(1) La thèse générale de Mandeville dans « la fable des abeilles » est la suivante :

Les actions des hommes ne peuvent pas être séparées en actions nobles et en actions viles, et que les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes peuvent en réalité lui nuire. Par exemple, dans le domaine économique, il dit qu’un libertin agit par vice, mais que « sa prodigalité donne du travail à des tailleurs, des serviteurs, des parfumeurs, des cuisiniers et des femmes de mauvaise vie, qui à leur tour emploient des boulangers, des charpentiers, etc. ». Donc la rapacité et la violence du libertin profitent à la société en général. ( Wikipédia )

(2) Dany-Robert Dufour : « La situation désespérée du présent me remplit d’espoir. » Face à trois délires politiques mortifères, l’hypothèse convivialiste. Edition Le bord de l’eau- 2016

Source

Nouveau gouvernement : Qui sont-ils ?

Le Club Bilderberg est fier de vous présenter vos futurs dirigeants.

La composition du nouveau gouvernement est tombée hier .
Sans surprise, c’est un gouvernement à l’aspect plus supranational que jamais, prompt à exécuter les basses œuvres décidées à Bruxelles, Francfort ou Washington.

Comme d’habitude, le ministère de l’Intérieur revient à un franc-maçon, idem pour celui de l’Education, la tradition se perpétue.
Entre Bilderberg, franc-maçonnerie et multinationales, il y en a pour tous les goûts :

Adoubés par les réseaux mondialistes :
Emmanuel Macron, président de la République, Young Leader de la French American Foundation  2012, Bilderberg 2014.

Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, énarque passé par le FMI, ancien collaborateur de Pierre Moscovici.

Edouard Philippe, premier ministre, énarque, ancien d’Areva, Bilderberg 2015 et 2016.

Sylvie Goulard, ministre des armées ; en 2010, Sylvie Goulard cofonde avec Daniel Cohn-Bendit, Isabelle Durant et Guy Verhofstadt le groupe Spinelli, une association de députés européens, d’universitaires et d’autres personnalités politiques qui a pour objectif de promouvoir le fédéralisme européen (notons au passage que le groupe Spinelli compte en son sein un représentant d’Israël et un autre de l’Inde…), Bilderberg 2016.

Les fils de la Veuve et assimilés:
Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; membre du Grand Orient de France.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères ; membre du Grand Orient de France.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale ; ancien Grand Maître du Grand Orient de France.

Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires ; ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, mutuelles qui sont, comme on le sait, un tanière maçonnique.

Jacques Mézard, ministre de l’agriculture et de l’alimentation ; membre du PRG, parti ayant de fortes accointances avec la FM:.

Les hommes de parole :
François Bayrou, ministre de la justice, garde des sceaux ; la girouette de la République :

Bruno Le Maire, ministre de l’économie ;  en février dernier : « Emmanuel Macron est le candidat sans projet car c’est le candidat sans convictions. »

Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics : « C’est la fin de la Ve République telle qu’on la connaît: M. Macron n’aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances». «Son élection, ce qu’au diable ne plaise, précipiterait la France dans l’instabilité institutionnelle »

Les amis des multinationales ou des laboratoires :
Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique ; dont la « Fondation pour la nature et l’homme » est notamment financée par EDF, TF1 et L’Oréal… Et qui avait jusqu’en 2009 un magnifique logo:

Muriel Pénicaud, ministre du travail ; passée notamment par Danone, Dassault ou Orange.

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé ; pour laquelle les conflits d’intérêts ne sont pas un problème, bien au contraire.

Bref, une bien belle équipe.

Et les autres :

Françoise Nyssen, ministre de la culture
Frédérique Vidal, enseignement supérieur
Annick Girardin, ministre des outre-mer
Laura Flessel, ministre des sports
Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique chargée des transports
Marielle de Sarnez, ministre chargée des affaires européennes.

Le programme qui sera appliqué sera sans doute très proche de cela.
Vogue la galère…

Source Quête-de-Vérité

 
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Publié par le 18 mai 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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