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Archives de Catégorie: Nouvel ordre mondial

La FED cherche-t-elle à créer une récession mondiale ?

Contraction crédit Etats Unis Réserve fédérale

Avec Donald Trump en bouc émissaire …

C’est ce que j’ai toujours expliqué, les Banksters, qui ont le monopole de la création monétaire, créent des cycles d’expansion/récession – ce qui maintient en esclavage les peuples et leurs hommes politiques (qui sont par ailleurs achetés)

La FED cherche-t-elle à créer une récession mondiale ?

Une contraction du crédit, subite, importante, et à ce titre, rare, affecte actuellement les Etats-Unis de Donald Trump. Des analystes stratégiques cités par Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres craignent un retour de bâton : le ralentissement synchronisé les économies américaines et chinoises qui pourrait, cette année, surprendre un marché aujourd’hui euphorique. C’est l’indicateur d’un problème de fond dont la Réserve fédérale américaine a choisi de ne tenir aucun compte en remontant ses taux de base.

L’un des indicateurs clés de l’emprunt par les sociétés américaines – directement lié au taux d’activité économique – chute actuellement avec une rapidité qu’on n’avait pas vue depuis la crise de la banque Lehman. De même, la croissance des liquidités disponibles connaît un ralentissement notable. Outil de financiers, ces indicateurs donnent une vision précise de l’économie réelle, et elle est inquiétante, selon Evans-Pritchard.

Aux Etats-Unis, la contraction du crédit montre-t-elle la mauvaise santé de l’économie réelle

Sur ce marché de 2.000 milliards de dollars des prêts industriels et commerciaux, on note que les prêteurs se font plus parcimonieux, notamment pour financer l’acquisition d’immobilier non résidentiel : au cours des trois derniers mois, on a observé un ralentissement qui, en valeur annuelle, attendrait 5,4 % – du jamais vu depuis décembre 2008.

Patrick Perret-Green d’AD Macro commente : « Les prêts aux sociétés sont au point mort et je suis abasourdi de voir que la Fed augmente ses taux. Ils ont fait une très grosse erreur. »

Erreur ou action délibérée ? Les chiffres analysés sont précisément ceux de la Fed qui sait donc exactement ce qu’il en est. Nous nous demandions ici il y a dix jours si cette baisse des taux n’était pas une manœuvre anti-Trump.

Ceux qui commencent à sonner l’alarme s’étonnent de voir le peu d’attention accordée à cette nouvelle réalité des prêts bancaires aux Etats-Unis – c’est le cas de Matt King de Citigroup. Sans prétendre prédire une nouvelle crise il observe tout de même que le marché du crédit tend à percevoir les signes de difficultés plusieurs semaines avant que celles-ci ne se perçoivent sur les marchés boursiers, comme on a pu le constater lors de récents épisodes de tensions financières.

La Réserve fédérale prend des décisions qui rétrécissent l’offre de crédit

Historiquement, confirment des analystes de Morgan Stanley, la chute du crédit a précédé – pour ne pas dire provoqué ? – des récessions. La hausse des taux aura d’autant plus de conséquences que le secteur des entreprises américaines est très endetté.

Et c’est bien le rétrécissement des liquidités, délibérément mis en place par la Fed, qui cause et aggrave le mouvement : à la fois par la remontée des taux et par la fin de l’assouplissement quantitatif dont les effets restent difficiles à évaluer alors que le système financier global n’a jamais été aussi endetté.

Selon une étude de 122 récessions dans des économies riches depuis 1960 réalisée par le FMI, ces contractions économiques sont généralement précédées par un ralentissement du crédit quatre à cinq trimestres plus tôt. On pourrait ajouter que, cette chose étant acquise, toute décision de faire ralentir le crédit accepte implicitement, voire recherche la conséquence : la récession.

Sans aller jusque-là, et même si les chiffres actuels ne permettent pas de prédire une crise imminente, ils contredisent en tout cas l’exubérance des investisseurs persuadés que le monde est à l’orée d’un nouveau boom économique.

 

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Dick Cheney : L’ingérence russe est un « acte de guerre »

L’ancien vice-président américain et l’homme dont l’image apparaît dans le dictionnaire sous le mot « néo-conservateur », Dick Cheney a critiqué l’ingérence présumée de la Russie dans l’élection présidentielle américaine, en disant qu’elle pouvait être considéré comme un « acte de guerre » contre les Etats-Unis

« Il ne fait aucun doute qu’il y avait un effort très sérieux fait par M. Poutine et son gouvernement, son organisation, d’interférer avec nos processus démocratiques fondamentaux de base, » Cheney a déclaré lundi lors d’un discours au Sommet des affaires du Global Economic Times 2017 à New Delhi ; même si des questions se posent, les Etats-Unis doivent encore présenter une preuve de ce qui s’est réellement passé.

Néanmoins, Cheney a continué et a déclaré que « dans certains milieux, cela serait considéré comme un acte de guerre. Je pense que c’ est une sorte de conduite et une activité que nous verrons à l’ avenir . Nous savons qu’il a essayé de le faire auparavant dans d’ autres Etats, dans les pays baltes «  , a déclaré Cheney, selon la vidéo ci dessus faisant part de ses remarques.

L’accusation de Cheney intervient à un moment où le Sénat et où les représentants de la commission du renseignement enquêtent sur une possible ingérence russe dans l’élection qui a amené le président Donald Trump au pouvoir.

« Je pense en fait que leur engagement était un acte de guerre, un acte de guerre hybride, et je pense que c’est ce pourquoi le peuple américain devrait etre préoccupé » a déclaré le Républicain Jackie Speier lors d’une audition devant la commission du renseignement sur l’ingérence électorale russe dernière lundi, faisant écho au sentiment de Cheney.

Un autre néo-conservateur consommé, John McCain a également dit en Décembre que les actions de la Russie étaient un acte de guerre. Les experts ont cependant mis en garde contre de telles accusations. Le gouvernement américain n’a pas de définition de ce que les actions dans le cyberespace nécessiteraient comme intervention militaire.

Cheney a accusé lundi le président russe Vladimir Poutine d’avoir « des dessins » concernant les pays baltes. L’OTAN a récemment déployé des forces en Estonie, en Lituanie, en Lettonie et en Pologne à la suite de « l’activité agressive » de Moscou en Ukraine.

 » Un autre aspect de la conduite de M. Poutine est la question qui a à voir avec la guerre cybernétique, et les cyberattaque aux États-Unis – le fait qu’il a acquis des capacités dans le domaine cybernétique et qu’il les a utilisé pour essayer d’influencer notre élection «  , a déclaré Cheney.

Bien sûr, la rupture se produit toujours quand on essaie de définir ce qu’ a été exactement le « piratage » des élections et comment « l’ingérence » russe s’est manifestée, et Cheney ne fait pas exception. Alors que l’ancien vice – président a souligné qu’il n’y avait aucune preuve que l’élection du président Trump n’était « pas légitime » , il a précisé que les Américains devraient être conscients des actions de Poutine.

Alors, quoi penser : a t-il d’ores et déjà fait quelque chose de mal, ou l’Amérique devrait elle être « consciente » que Poutine va faire quelque chose de mal à l’avenir ? Hélas, comme à chaque chasse aux sorcières, la réponse ne viendra pas, et au lieu nous allons avoir une généralisation de déclarations comme : « Je ne voudrais pas sous-estimer le poids que nous, les Américains assignons aux tentatives russes d’interférer avec nos processus politiques internes « , a déclaré Cheney.

Le FBI  enquête sur les efforts Russes pour influencer l’élection, y compris la recherche de toute coordination possible entre la campagne présidentielle de Trump et Moscou, a révélé la semaine dernière le directeur du FBI James Comey.

Une lettre écrite par des dizaines d’anciens du renseignement, des agents diplomatiques, des militaires et des fonctionnaires adressée au président Barack Obama a conclu que « les serveurs du DNC et du HRC qui auraient été piraté, n’ont en fait, pas été piratés. »

D’autre part , le FBI n’a jamais accédé aux serveurs corrompus du DNC,a rapporté Spoutnik .

Bill Binney, un vétéran de la NSA de 35 ans et ancien directeur technique de l’agence d’espionnage, a déclaré que les e – mails John Podesta étaient le résultat d’une fuite d’initiés plutôt que d’ une attaque extérieure. 

Avec Zero Hedge et Spoutnik US

 

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Le fonctionnement de la machine de propagande médiatique …

Le fonctionnement de la machine de propagande médiatique. Un résumé (très voire trop bref) de l’analyse développée par Noam Chomsky et Edward Herman dans leur livre La fabrication du consentement (1988).

Hé oui, nous sommes en pleine campagne présidentielle, et il faut bien faire comprendre aux Français comment ils sont font manipuler et mener en bateau de A à … Z (oui je suis là pour en finir avec cette mascarade) 

Mais c’est incroyable quand meme : Les Français ne se demandent pas par exemple, comment et pourquoi Macron, ancien banquier de la maison Rothschild – sans aucune expérience politique (sauf vendre notre industrie quand il fut ministre, sorti d’on ne sait où) est sorti des tréfonds de nulle part pour arriver aujourd’hui en tete dans les sondages fabriqués (pour lui, par ses « amis ») à la présidentielle ???????????????

Se demandent-ils seulement comment on fabrique un sondage (qui les finance et les organise) Et l’opinion publique …

Mais enfin c’est ridicule – qu’ils s’informent un peu les Français plutot que s’attarder sur des futilités (dont la TV ou les jeux vidéos à haute dose) !!!

Par exemple leur faire lire Pourquoi et Comment les Sondages Fabriquent l’opinion publique et Favorisent certains candidats

A nous qui sommes des pros sur la question de leur expliquer – A Chacun de nos lecteurs initiés de diffuser aux beaucoup trop nombreux novices, qui induit la possibilité – en 2017 SVP – que Macron soit élu !!! (elle est imaginaire cette possibilité, elle est « fabriquée » soyons bien clairs, mais beaucoup trop de Français y croient !!!!)

Le film « La fabrication du consentement «  en entier, et il en existe une pléthore qui expliquent toute cette propagande, et cette grande arnaque financiaro -médiatico -politique :

 

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Un projet de loi créant une peine allant jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende pour punir la diffusion de «fake news» sera présenté au Sénat !!!

Une proposition de loi pour lutter contre les «fake news» en France, pour qui, pourquoi ?

 » On souhaite uniquement que l’information soit de l’information et que tous ceux qui se vantent d’en diffuser répondent aux mêmes critères que les diffuseurs sérieux. » (Qui ? Le Monde ??? Ndlr)

Dan Shefet, co-auteur de cette proposition

Comme je le rapportais hier (), ça devient vraiment très dangereux pour les médias alternatifs, qui sont une fois de plus clairement visés – dans le collimateur, et en danger (L’administration Hollande avait prévenu sur le « complotisme »… : ça va de plus en plus vite !) – car il ne faut pas se leurrer, le Brexit et la victoire de Trump ont laissé des traumatismes pour les apparatchiks du système . Vive la liberté d’expression chers lecteurs .

Vous aurez bientôt un choix de média bipolaire, entre Le Monde et Les échos . Non mais permettez moi : qu’est ce qu’un « diffuseur sérieux » ???

Un média ou une rédaction financée par un des 5 milliardaires qui détiennent 95 % de la presse Française ??? !!! C’est ahurissant !

Et Apparemment les Français s’en moquent qu’on disparaisse (je ne parle pas de nos lecteurs), c’est bien le dernier de leur soucis … Non seulement les médias alternatifs prennent des risques de plus en plus considérables, mais si personne ne fait rien il ne faudra pas venir se plaindre … 

« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice. »

Georges Orwell

« Si on peut prouver qu’une information a été publiée avec la volonté de nuire, de provoquer, de duper (…) , tout le monde s’accordera pour dire qu’il faut interdire ce type de publication. » : c’est encore plus vague que le terme « fake news » !!!

Nuire à qui, à quoi ???? Là est toute la question … Incroyable – ça me révolte sérieusement cette affaire !

Et vous ??? Car ça devient fort sérieux pour la liberté d’expression toute cette histoire (des lois sont déjà passées en notre défaveur, je le rappel)

Une proposition de loi pour lutter contre les «fake news» en France, pour qui, pourquoi ?

Un projet de loi créant une peine allant jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende pour punir la diffusion de «fake news» sera présenté au Sénat. Quelle est son ambition ? Réponse avec l’avocat Dan Shefet, co-auteur de cette proposition.

RT France : Vous allez présenter avec la sénatrice Nathalie Goulet le 30 mars prochain au Sénat une proposition de loi visant à lutter pénalement contre les «fake news». Depuis plusieurs mois, cette question agite une grande partie des médias. Certains outils comme Décodex ou CrossCheck ont été créés en ce sens. Pourquoi a-t-on selon vous besoin d’une loi ?

Dan Shefet (D. S.) : Je trouve cela très bien qu’il y ait une réflexion là-dessus dans les médias et que des outils en sortent. Néanmoins, cela ne suffit pas. Le véritable problème est qu’aujourd’hui avec Internet chacun est un média. Il y aura toujours des sociétés et des acteurs qui ne font pas partie des systèmes de lutte contre les fausses informations, qui ne les acceptent pas et qui continueront à créer et partager des «fake news». Cette loi permet d’agir là-dessus.

Il n’y a pas vraiment de problème avec les médias sérieux. Ils font déjà de la vérification. Ils sont rompus à une certaine expérience. Il arrive de temps en temps que les médias dits sérieux se trompent. Mais le problème des «fake news» n’est pas là, le véritable délit est celui de diffuser de fausses informations de manière intentionnelle. Si CNN ou votre média se trompe dans la publication d’une information, c’est problématique mais pas dramatique. Se tromper peut arriver à tout le monde. Mais si vous le faites avec une intention de nuire notamment à des valeurs démocratiques la situation est bien différente.

A partir du moment où l’on a établi avec des expériences de scientifiques qu’il y avait des liens de causalité et de corrélation entre l’information online et le comportement offline – qui peut être une relation menant à la radicalisation terroriste par exemple – il faut absolument réagir et agir. C’est pour lutter contre cela que nous avons fait cette proposition de loi.

Le problème avec le terme de «fake news» est qu’il est générique

RT France : Le mot «fake news» est un mot fourre-tout difficile à délimiter. On peut y mettre aussi bien des erreurs, des pastiches, des informations orientées ou des créations de toutes pièces. Comment allez-vous définir ce terme ? Par l’intentionnalité et la malveillance ?

D. S. : Absolument. L’élément intentionnel dans une volonté de nuire est essentiel dans notre définition. C’est d’ailleurs pour cela que tout le monde va s’accorder avec notre proposition. Si on peut prouver qu’une information a été publiée avec la volonté de nuire, de provoquer, de duper par exemple des électeurs sur un candidat, tout le monde s’accordera pour dire qu’il faut interdire ce type de publication. C’est uniquement ce que nous disons avec cette proposition de loi.

Le problème avec le terme de «fake news» est qu’il est générique. Il y a beaucoup d’activités sur internet qui peuvent être négatives ou calomnieuses. On peut trouver par exemple des consommateurs ou des faux consommateurs qui vont déconseiller des restaurants ou des hôtels. C’est aussi un genre de «fake news», mais il n’est pas aussi dangereux pour notre société car il ne touche pas dramatiquement à nos valeurs démocratiques. Voilà pourquoi, dans notre définition des fausses nouvelles sur lesquelles légiférer, nous avons également intégré cet élément de l’intention de nuire aux valeurs démocratiques. Ces valeurs démocratiques trouvent leur point culminant lors des élections.

Il faut rappeler qu’Internet pose de nombreux problèmes en période électorale avec, par exemple, la question du temps de parole qui, sur Internet, ne fait plus partie de la surveillance du CSA. Les lois qui protègent notre démocratie contre la monopolisation de l’information s’appliquent avec grandes difficultés sur Internet. Il est dramatique, par exemple, de mettre en ligne une photo d’Angela Merkel avec un réfugié qui a obtenu l’asile et qui aujourd’hui est pris pour cible sur des milliers de sites du monde entier sur lesquels il est traité de terroriste. Cette personne est mise en danger uniquement dans le but d’influencer les élections en Allemagne. C’est un exemple comme il en existe des milliers.

Une loi qui oblige Facebook et Google à être sincère ne peut pas faire de mal du tout

RT France : Les géants du net comme Google et Facebook ont décidé de s’investir dans la lutte contre les «fake news». Certains internautes craignent que cette ambition cache la possibilité pour eux de choisir quelles informations et opinions mettre en avant. De quel œil voyez-vous leur implication ?

D. S. : C’est plutôt une bonne chose. Je pense même que cela fait partie de leurs obligations. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous souhaitons dans cette proposition de loi rendre responsables les plateformes comme Facebook ou les moteurs de recherches comme Google lorsqu’ils continuent de diffuser des «fake news» alors même qu’ils savent que cette information est fausse. Si Google et Facebook reçoivent des notifications d’utilisateurs leur indiquant qu’une information est fausse mais qu’ils n’en ont pas la preuve, ils ne seront pas coupables du délit, car ils ne le feront pas avec l’intention de nuire. Si au contraire, ils sont mis devant le fait que cette information est fausse et qu’elle est pourtant toujours diffusée sur leurs plateformes, là ils seront vus complices et donc coupables du même délit que les créateurs d’informations fausses. Google et Facebook disent aujourd’hui qu’ils font des efforts pour vérifier les contenus sur leurs sites. Je les pense plutôt sérieux dans leurs propos. Mais vous savez, il y a deux semaines, il y a eu un grand débat contre Facebook au Royaume-Uni et en Allemagne où le réseau social était attaqué sur son manque de sincérité. Je ne préjuge pas du niveau de sincérité qui caractérise leurs activités. Je n’ai aucune raison de penser qu’ils ne le sont pas, mais une loi qui les oblige à être sincère ne peut pas faire de mal du tout.

RT France : Dans votre proposition de loi, vous fixez la peine maximum, en cas de diffusion de «fake news», à 15 000 euros d’amende et un an de prison. Comment avez-vous choisi cela ?

D. S. : Nous avons comparé avec d’autres peines plus ou moins comparables sur l’attaque de l’intégrité des valeurs démocratiques qui peuvent exister dans d’autres situations. Nous avons fait une étude comparative du droit pénal français et cette peine que nous proposons se situe à peu près dans la moyenne.

Aujourd’hui, on ne sait pas si juridiquement un pays comme la France ou le Canada peut ordonner la fermeture d’un contenu sur un nom de domaine différent du sien. On le saura d’ici six à douze mois

RT France : Avec Internet, des «fake news» peuvent très bien être créées à l’étranger, par quelqu’un qui n’est pas de nationalité française et qui pourtant aura une large diffusion en France. Dans ce genre de situation, votre proposition de loi permettra-t-elle d’agir ou sera-t-elle limitée par la seule application sur le territoire français ?

D. S. : C’est la grande et bonne question. La question à laquelle vous faites allusion s’appelle en droit la question de «global reach». C’est-à-dire est-ce qu’un pays – par exemple la France – a le droit d’ordonner le blocage, le filtrage, la suppression ou le déréférencement d’un contenu sur d’autres noms de domaines que ceux en .fr. La CNIL avait pris une position, il y a environ un an, contre Google en disant qu’une ordonnance de déréférencement d’un lien en matière de protection de vie privée avait le poids d’un global reach ; c’est-à-dire que ce contenu devait être bloqué partout dans le monde. Google a pris une position contraire et a déposé un recours au Conseil d’Etat. Le Conseil d’Etat devait donner une réponse en décembre. Ils n’ont finalement rien dit, car pour eux aussi c’était une bonne question. Ils ont donc décidé de soumettre cette question par une procédure préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne au Luxembourg. La Cour de Justice ne s’est pas encore prononcée là-dessus, car elle n’a reçu cette question qu’il y a quelques semaines. A mon avis, il faudra attendre encore douze mois avant que l’on obtienne une réponse.

Avec la géolocalisation, il est possible facilement de bloquer votre accès en France d’un contenu étranger même si vous utilisez un VPN

Il y un dossier similaire de global reach au Canada, qui a été plaidé en décembre dernier devant la Cour suprême d’Ottawa laquelle devrait rendre son jugement probablement au mois de juin. Aujourd’hui, on ne sait pas si juridiquement un pays comme la France ou le Canada peut ordonner la fermeture d’un contenu sur un nom de domaine différent du sien. On le saura d’ici six à douze mois.

En attendant il existe un moyen technique pour arriver à un résultat quasi-similaire. Il s’agit de la géolocalisation. Si vous êtes en France et que la justice décide qu’une information est fausse dans le sens de notre définition – c’est-à-dire dans l’intention de nuire à des valeurs démocratiques et que le diffuseur a été mis au courant et ne l’a pourtant pas supprimé – vous pouvez bloquer l’accès à n’importe quel contenu sur n’importe quel nom de domaine uniquement si vous essayez d’y accéder à partir du territoire français. Avec la géolocalisation, il est possible facilement de bloquer votre accès en France d’un contenu étranger même si vous utilisez un VPN. On pourra donc agir ainsi en attendant la décision de la Cour de justice européenne.

Nous pensons qu’il y aura une auto-régulation très saine qui découlera de ce risque de se retrouver devant le juge et passible d’une condamnation

RT France : La justice ne risque-t-elle pas d’être dépassée par le nombre important de publications fausses que l’on trouve sur Internet chaque jour ? Cette loi pourrait-elle être appliquée dans la pratique ? 

D. S. : C’est exactement comme se demander quelle est l’utilité du code de la route. On peut se demander à quoi cela peut bien servir de réguler la conduite sous prétexte qu’il y a des infractions tous les jours. Ce que nous essayons de faire dans cette proposition de loi est dans l’intérêt des médias sérieux. Ils sont aussi victimes des blogueurs et sites qui diffusent des «fake news». Les «fake news» sont biens plus sexy que les informations sérieuses. C’est donc elles qui vont attirer les clics et les revenus publicitaires.

Là où la justice va donc être interrogée, c’est sur des blogs et des pages Facebook qui diffusent de faux contenus. Il y aura donc beaucoup moins de contenus visés par cette loi que le nombre d’informations par jour. La justice va très vite voir qui a un système de vérification en place et ne publie donc pas de fausses nouvelles de manière intentionnelle. Il y aura donc beaucoup moins de dossiers devant le juge qu’on ne le pense.

On souhaite uniquement que l’information soit de l’information et que tous ceux qui se vantent d’en diffuser répondent aux mêmes critères que les diffuseurs sérieux

Il est vrai néanmoins, qu’au début, il y aura un important travail pour la justice. Nous espérons qu’à partir du moment où une société se trouve dans le collimateur de la justice comme diffuseur de «fake news», selon nos éléments de définition, le risque de récidive ne sera pas très grand. Je pense également que l’exemple sera important. Il le sera pour la société qui sera jugée, mais également pour tous les autres acteurs qui auraient souhaité les imiter et surtout pour les annonceurs. Cela fait tout de même très mauvaise presse que d’être assimilé à un diffuseur de «fake news». Il y aura donc une perte de rentabilité à partager ce type de contenus. Nous pensons qu’il y aura une auto-régulation très saine qui découlera de ce risque de se retrouver devant le juge et passible d’une condamnation. Il y aura surement beaucoup de dossiers au début, mais l’autorégulation va s’appliquer et réduire le nombre de cas. Sans que cela soit une censure ! On ne veut pas de cela du tout. On souhaite uniquement que l’information soit de l’information et que tous ceux qui se vantent d’en diffuser répondent aux mêmes critères que les diffuseurs sérieux.

 

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Mc Cain : « Le nouvel ordre mondial est sous une pression énorme»

Du « Complotisme » n’est ce pas ??? Ou mieux, du « populisme », c’est le nouveau concept à la mode … (Il faudrait peut être se demander pourquoi le « populisme » explose) :

« Avec un nouvel ordre mondial à rude épreuve et sous une pression énorme » et dans « la lutte titanesque avec les forces du radicalisme … nous ne pouvons pas rester là et se lamenter, nous devons être impliqués », a déclaré John McCain cité par l’EU Observer . « Je fais confiance à l’UE, » dit – il, défendant une vue opposé à celui du président américain Donald Trump, qui a déclaré en Janvier que le Royaume – Uni « était très intelligent de sortir » de l’UE et que l’ OTAN était « obsolète ».

Le sénateur américain John McCain a déclaré vendredi que le monde avait désespérément besoin que les États-Unis et l’Europe s’unissent une fois de plus pour préserver le mondialisme.

Le président actuel du comité des services armés du Sénat américain a déclaré que Washington devrait rétablir la coopération avec l’Union européenne, une des «alliances les plus importantes» de l’Amérique.

Les remarques sont venues lors du Forum de Bruxelles, une conférence organisée par le think tank transatlantique German Marshall Fund. L’idéologue mondialiste du Parti républicain, qui était autrefois candidat à la présidence, s’est de nouveau opposé directement au président Trump en disant qu’il est essentiel que les alliés développent davantage de connectivité et de coopération.

« Je fais confiance à l’UE », a-t-il déclaré, estimant que l’UE et l’OTAN étaient « les deux meilleures choses de l’histoire » , qui ont maintenu la paix mondiale depuis 70 ans.

« Nous devons compter sur l’OTAN et disposer d’une OTAN qui s’adapte aux nouveaux défis. »

Plus tôt en janvier, le nouveau président américain Donald Trump avait félicité le Royaume-Uni de sa décision «intelligente» de se retirer de l’UE et avait qualifié l’OTAN de coalition «obsolète».

McCain a dit qu’il appuyait les appels de Trump pour que l’Europe augmente les dépenses de défense de l’OTAN, mais a ajouté que les Américains devraient « aussi apprécier le fait que plus de 1000 jeunes [européens] ont donné leur vie en Afghanistan ou en Irak ».

«Je ne sais pas quel prix vous donnez à cela», a t-il dit. « C’est quand même une contribution je dirais, demandez à leurs mères. »

John Mc Cain fustige la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis du Partenariat Trans-Pacifique (TPP), le traité multilatéral de libre-échange signé le 4 février 2016 avec les pays de la région Asie-Pacifique : « la pire décision prise par le pays depuis longtemps », parce qu’elle laisse le champ libre à la Chine.

McCain hésitait à préjuger de la présidence de Trump sur la base de ses premiers mois au pouvoir, mais a déclaré qu’il devrait combler les lacunes en matière de renseignement et s’attaquer aux tentatives de la Russie d’influencer le résultat des élections américaines de novembre.

McCain a également accusé la Russie de tenté d’influencer les résultats à l’approche des élections en France et en Allemagne, et le président Russe Vladimir Poutine en particulier de tenter de restaurer l’empire russe, sans fournir aucune preuve de ces allégations.

Ce qui inquiète McCain, a t-il dit, était « le rôle russe dans nos élections », même s’il a admis qu’il n’avait vu « aucune preuve qu’ils avaient réussi » à affecter le résultat du vote aux États-Unis l’an dernier. Notant que la Russie cherche maintenant à influencer les élections en France et en Allemagne, il a dit que si elle ils réussissent, ce serait « un arrêt de mort pour la démocratie ».

« C’est un acte de destruction qui est certainement plus mortel que de laisser tomber des bombes », a t-il insisté. Selon McCain, un faucon Russe a déclaré que Poutine voulait restaurer l’empire russe: « Il veut les pays baltes, il a pris la Crimée, il a été en Ukraine. »

 « Ce sont des voyous au KBG, mes amis, » a t-il dit, se référant à l’ancien service d’espionnage russe pour lequel Poutine travaillait. Il a ajouté que les Etats-Unis doivent « répondre en conséquence ». Il a dit cependant qu’il n’y avait « rien de mal » si Trump a rencontré Poutine.

« Je ne suis pas contre cette réunion, » dit – il, rappelant au forum Bruxelles que les présidents américains ont rencontré des dirigeants soviétiques pendant la guerre froide. Mais il a ajouté que « la meilleure façon d’aller à ce genre de réunion était avec un gant de fer» et que ça n’a pas été le cas pour les Etats-Unis.

Avec Zero Hedge

 

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« El Salto » en Espagne, une nouvelle coopérative de médias indépendants pour le changement social

Voici ce que j’aimerais bien faire ici en France : créer un pole médiatique alternatif indépendant de pointe – Le journal espagnol indépendant Diagonal et une vingtaine d’autres médias viennent de lancer la première coopérative de médias indépendants espagnols, El Salto. Plus qu’un journal, dont le premier numéro sera distribué en avril, El Salto poursuit la voie d’un autre journalisme fonctionnant de façon horizontale sans dépendre économiquement de la publicité des grandes entreprises ni des gouvernements, un journalisme rigoureux, qui cherche à coopérer plutôt qu’à entrer en compétition, et qui contribue au changement social. Voici l’histoire et le manifeste de cette nouvelle coopérative de presse.

El Salto. L’histoire de cette coopérative vient de loin. Dans les années 80, un groupe de personnes a imaginé un moyen de raconter la réalité à contre-courant des informations « mainstream » qui affluent quotidiennement : le bulletin Molotov fait son apparition et publie 39 numéros. En 1994, Molotov fusionne avec l’agence de contre-information UPA, et constitue le collectif UPA-Molotov. En 2000, cette dynamique donne naissance au mensuel Molotov qui publie 43 numéros au format tabloïd. Lorsque le dernier numéro de Molotov est publié en décembre 2003, ce n’est pas tant pour disparaître que pour réaliser une mutation.

Cette fois, il est question d’amorcer un processus pluriel qui veut transcender le champ militant ; ce qui donnera naissance au site d’information et au journal bimensuel Diagonal distribué dans tout l’État espagnol. Douze ans et 284 numéros plus tard, Diagonal fait un nouveau pas en avant, « bondit » et devient… El Salto, le « saut » en castillan. Le 15 décembre 2016, le journal Diagonal publie donc son dernier numéro. Mais, encore une fois, au delà de la disparition de Diagonal, il s’agit bien plus d’une mutation profonde dont le seul défi est d’arriver à être lu par le voisin de palier, qu’il comprenne ce qu’est le patriarcat et le capitalisme…

Un journalisme qui contribue au changement social

El Salto, c’est une coopérative impulsée par le journal Diagonal et plus de vingt autres médias dont le média féministe Pikara Magazine, la revue Pueblos, le site d’informations économiques El Salmón Contracorriente, AraInfo en Aragon, Bostezo à Valence et d’autres collectifs audiovisuels comme Siberia TV ainsi que des projets radiophoniques… Une campagne d’information a démarré fin novembre 2016 pour une durée de 6 mois, afin d’atteindre le premier objectif de 10 000 abonnés, garant de toute indépendance.

Déjà, le numéro zéro vient de paraître et le premier numéro du mensuel sera distribué en avril. Au mois de mai, le nouveau site Internet sera accessible. Mais d’ores et déjà, El Salto poursuit la voie d’un autre journalisme, un journalisme qui fonctionne de façon horizontale sans dépendre économiquement de la publicité des grandes entreprises ni des gouvernements, un journalisme de qualité et rigoureux, un journalisme qui cherche à coopérer plutôt qu’à entrer en compétition, un journalisme qui contribue au changement social.

Voici leur manifeste :

Ils nous disent : impossible.
Nous répondons : nous sommes déjà en train de le faire

« Ils nous disent : impossible.
Nous répondons : nous sommes déjà en train de le faire

Ils nous disent : mettez-vous en concurrence, c’est la logique du marché. Nous répondons : nous coopérons, nous fonctionnons différemment.

Ils nous disent : pour qu’il y ait de l’ordre, il doit y avoir une hiérarchie. Nous répondons : pour qu’il y ait de l’ordre, nous avons besoin d’horizontalité, de bonne coordination et d’intelligence collective.

Ils nous disent : celui qui paie a accès à tous les contenus. Nous répondons : toute information doit toujours être accessible dès le premier moment. Tes ressources ne doivent pas limiter ton droit à l’information.

Ils nous disent : il est inévitable de se financer avec la publicité des grandes entreprises, sinon l’information n’est pas soutenable. Nous répondons : faisons un média de propriété collective. Une véritable indépendance est possible quand tu ne dépends pas de grands annonceurs, surtout si ce sont des multinationales qui violent les droits humains, économiques et sociaux. Très rapidement, ils finissent par conditionner ton contenu.

Ils nous disent : les contenus sponsorisés aident à la viabilité et ne font de mal à personne. Nous répondons : vendre de la publicité sous couvert d’information n’est pas éthique, ça déforme l’idée de journalisme et revient à tromper les gens.

Ils nous disent : plus ton poste est haut placé et spécialisé dans la hiérarchie, plus ton salaire est élevé, c’est logique. Nous répondons : rompons avec la logique selon laquelle le reproductif et le productif sont différents ; de nouveau, horizontalité et égalité salariale ; beaucoup de travaux invisibles sont nécessaires pour qu’un média voie le jour ; mettons-les au même niveau.

Ils nous disent : baisse les coûts autant que possible. Nous répondons : nous pensons que les coûts ne sont pas seulement économiques mais aussi écologiques et sociaux. Économie sociale et solidaire, distribution à bicyclette et qualité de la vie se trouvent au centre de notre proposition.

Ils nous disent : l’objectivité et le professionnalisme vont de pair. Nous répondons : l’objectivité n’existe pas, l’honnêteté est d’expliquer depuis quel lieu tu écris et vois la réalité. Nous ne sommes pas dans une tour d’ivoire, nous voulons contribuer au changement social, à la transformation de la réalité avec des contenus de qualité.

Ils nous disent : impossible. Nous répondons : nous sommes déjà en train de le faire.

Faisons le pas. Moi aussi, je fais le pari d’un média fait par et pour les citoyens. »

Version originale du Manifeste en castillan 

Source

 

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Assellineau : « Nous ne voulons pas du nouvel ordre mondial »

« Nous ne voulons pas du choc des civilisations!
Nous ne voulons pas du monde multipolaire!
Nous ne voulons pas du nouvel ordre mondial qui nous entraine à son choc!
Notre vision du monde ce n’est pas celle de Macron l’employé de Georges Soros!
Notre vision du monde de demain n’est pas celle de georges soros, c’est celle de Sri Aurobindo! »

Discours de François Asselineau pour les 10 ans de l’UPR (25/03/17)

Il est temps d’aider à faire décoller Asselineau aux présidentielles , les médias alternatifs pourraient prendre une position commune  … :  https://www.upr.fr/

Meme si vous connaissez mon point de vue : les élections sont une mascarade, et donc voter aussi … sauf à faire sauter le système .

Donc c’est cohérent, le peuple ne semblant pas prêt a une « révolution »  directe dans l’immédiat ..

 

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