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Archives de Catégorie: Nouvel ordre mondial

« Fake news » : Google et Facebook accroissent leur censure du Net

On connaît la valeur et la déontologie des “journalistes” et de leurs sources… Halte au complotisme ! Plus besoin de réfléchir ni de faire nous-mêmes le tri : Ayons une confiance totale dans les équipes des deux géants américains, elles sauront nous orienter sur la voie de la vérité vraie. Comme le Décodex. OD

Google et Facebook lancent un « indicateur de confiance »contre les fake news

« Facebook et Google intègrent désormais un outil de vérification des sources mis au point par un consortium de journalistes. Cet indicateur prend la forme d’une icône indiquant si la source de l’information est réputée fiable.

Les efforts du réseau social aux deux milliards d’utilisateurs pour lutter contre la désinformation ne sont pas jugés efficaces par tous les observateurs, y compris les premiers intéressés : les fact-checkers. Mais malgré la persistance de nombreuses fake news sur Facebook, la plateforme enregistre toujours des bénéfices record.

Dans la continuité des initiatives engagées depuis un an pour vérifier les informations diffusées sur son site, Facebook vient de déployer un « indicateur de confiance. » L’outil a été mis au point par The Trust Project, un consortium de journalistes qui travaille au développement de standards permettant d’identifier les productions journalistiques fiables.

Le 16 novembre 2017, ce consortium a fait savoir que Google, Facebook, Bing et Twitter avaient donné leur accord pour utiliser de tels indicateurs sur leurs plateformes. Pour l’instant, Facebook devrait limiter la portée de cet outil à un nombre réduit de sources ».

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Facebook crée un nouvel outil anti-propagande russe

« Le réseau social a présenté sa nouvelle fonction destinée à montrer aux utilisateurs s’ils ont suivi des contenus pilotés par la propagande russe.

Facebook a annoncé, mercredi, l’apparition d’une nouvelle fonction, qui sera lancée d’ici la fin de l’année. Le concept : savoir si, entre janvier 2015 et août 2016, l’on a « aimé » ou « suivi » sur le réseau social des pages ou des comptes pilotés par l’Internet Research Agency.

Cette société, liée au renseignement russe, est accusée d’avoir publié des milliers de messages pour influencer la campagne qui a mené à l’élection de Donald Trump en novembre 2016.

« Nous ne cessons de vouloir protéger notre plateforme et les gens qui l’utilisent des personnes mal intentionnées essayant de détruire notre démocratie », a justifié l’entreprise californienne.

150 millions d’utilisateurs concernés

Pour Facebook, « il est important que les gens comprennent comment des intervenants étrangers ont tenté de semer la division et la méfiance en utilisant Facebook avant et après l’élection américaine de 2016 », explique  la firme sur son blog.« 

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Uber révèle que les données de 57 millions d’utilisateurs ont été piratées

 Uber révèle que les données de 57 millions d’utilisateurs ont été piratées

Les noms ainsi que les adresses électroniques et numéros de téléphone ont été subtilisés, mais les données bancaires auraient été épargnées.

Dara Khosrowshahi, le PDG d’Uber, a révélé mardi que les données de 57 millions d’utilisateurs à travers le monde ont été piratées à la fin 2016. Parmi les 57 millions d’utilisateurs figurent 600 000 chauffeurs, dont les noms et numéros de permis de conduire ont été récupérés. Les identités des utilisateurs ainsi que leurs adresses électroniques et numéros de téléphone mobile ont été subtilisés, a annoncé M. Khosrowshahi dans un communiqué.

Sur la base d’expertises externes, le patron affirme que l’historique des trajets, les numéros de cartes et de comptes bancaires, les numéros de sécurité sociale et les dates de naissance des utilisateurs n’auraient en revanche pas été piratés.

M. Khosrowshahi, qui a été nommé à la tête d’Uber fin août, souligne qu’il a été informé « récemment » de cet incident. Il précise que deux personnes ne faisant pas partie de l’entreprise seraient responsables de ce piratage. Ils auraient téléchargé une base de données à partir de serveurs utilisés par Uber. « L’incident n’a pas atteint les systèmes de l’entreprise ni son infrastructure », ajoute-t-il par ailleurs.

L’incident a été dissimulé, et Uber a payé 100 000 dollars les hackeurs afin qu’ils ne divulguent pas l’information. La découverte de cette attaque a conduit au départ de deux employés qui avaient à l’époque été chargés de s’occuper de l’affaire.

Tourbillon de controverses

Ce piratage est le dernier d’une longue série aux Etats-Unis. Début septembre, c’est l’entreprise Equifax, qui récolte et analyse les données personnelles de clients qui sollicitent un crédit, qui avait révélé une intrusion de mi-mai à fin juillet dans ses bases de données. Les informations personnelles (noms, numéros de sécurité sociale, dates de naissance…) de plus de 145 millions de clients américains et d’autres au Canada et en Grande-Bretagne avaient alors été dérobés.

Uber, qui a accumulé les pertes financières, fait face à un tourbillon de controverses depuis des mois : accusations de harcèlement sexuel, de vols de technologie, de corruption, d’utilisation de logiciels illégaux, le tout sur fond de conflits avec ses propres chauffeurs et les taxis traditionnels dans plusieurs pays… Londres vient de refuser avec fracas le renouvellement de sa licence.

Le 12 novembre, l’entreprise a annoncé un accord de principe pour vendre une participation dans son capital au japonais Softbank ; une transaction qui devait l’aider à tourner la page des scandales et donner le coup d’envoi à son introduction en Bourse, prévue en 2019.

 

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L’organisme anti-«fake news» de l’UE prépare une censure de masse

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L’Union européenne (UE) a lancé la construction d’un organisme chargé de surveiller et de censurer les «fake news». Elle sélectionne un Groupe d’experts et sollicite les opinions des professionnels des médias afin de décider quels pouvoirs donner à cet organisme, dont les opérations débuteraient au printemps.

Un examen de l’annonce de l’UE démontre qu’elle prépare une censure massive visant non pas les fausses informations, mais des reportages ou des opinions politiques qui encouragent l’opposition à la classe dirigeante européenne.

Le terme «fake news» est tiré de la campagne abusive aux États-Unis pour affirmer que la victoire de Donald Trump était attribuable à une manipulation russe des présidentielles américaines de 2016 et à la publication d’articles nuisibles au candidat démocrate, Hillary Clinton. Cette campagne exige de plus en plus agressivement la censure d’Internet afin d’empêcher l’expression de critiques et de la colère sociale.

Devant le Sénat américain, l’ancien officier du FBI Clint Watts a appelé à la censure, et des sénateurs américains ont dénoncé la Russie pour avoir prétendument « amplifié les divisions raciales et sociales » aux Etats-Unis. Watts a déclaré : «Les mots, et non les coups de feu, lancent les guerres civiles. La guerre de l’Amérique avec elle-même a déjà commencé. Il faut agir maintenant sur le champ de bataille des médias sociaux pour réprimer les rébellions d’information qui peuvent vite provoquer des affrontements et nous transformer en États divisés d’Amérique ».

Lacensure anti-fake news en Europe servirait les mêmes fins politiques: de donner à une autorité non-élue le contrôle de ce que l’on peut lire ou dire sur Internet. «A notre époque, la circulation de l’information et la désinformation sont devenues presque écrasantes», a déclaré le vice-président de l’UE, Frans Timmermans. Il a ajouté que l’UE a la tâche de protéger ses citoyens des «fake news» et de «gérer les informations qu’ils reçoivent».

Selon le communiqué de l’UE, la Commission européenne, autre organe non élu, choisira le groupe d’experts, qui «se réunira d’abord en janvier 2018 et travaillera sur plusieurs mois». Il discutera des «actions futures possibles pour renforcer l’accès des citoyens à des informations fiables et vérifiées et empêcher la diffusion de la désinformation en ligne». Qui décidera quelles opinions sont «vérifiées», qui est «fiable» et quelles opinions sont de la «désinformation» qu’il faut supprimer de Facebook et retirer des résultats de recherche Google? L’UE, bien sûr.

Comme aux USA, la campagne anti-«fake news» de l’UE découle des opérations contre la Russie et tente de soustraire à la critique les politiques impopulaires de l’UE – notamment le virage de la bourgeoisie européenne vers le militarisme et la construction d’Etats policiers.

Selon son communiqué, cette initiative a commencé par la fondation en mars 2015 du «groupe de travail de communication stratégique de l’Est» (East Stratcom). C’était peu après l’organisation par Washington et Berlin d’un coup d’Etat en Ukraine en février 2014, via un putsch mené par le Secteur droit, une milice pronazie et anti-russe qui renversa le président prorusse à Kiev. Cela a provoqué une guerre civile dans les régions russophones de l’est de l’Ukraine qui faisait toujours rage en 2015.

L’UE était consciente du caractère fasciste de ses alliés ukrainiens. Le Parlement européen avait voté en 2012 une résolution dénonçant Svoboda, l’un des partis qu’il a ensuite mis au pouvoir à Kiev. Affirmant que les «opinions racistes, antisémites et xénophobes de Svoboda vont à l’encontre des valeurs fondamentales de l’UE», le Parlement européen a appelé les partis démocratiques à «ne pas s’associer à ce parti, à le soutenir ou à former des coalitions avec lui».

Cependant, après que l’impérialisme américain et européen aient mis Svoboda au pouvoir, les médias européens ont traité de «mensonge suprême» l’affirmation que l’UE travaillait avec les néo-fascistes.

Ce sont là les origines politiques réactionnaires de la campagne anti-fake news, et en particulier de l’East Stratcom. Selon le communiqué, l’agence doit «identifier, analyser et avertir quotidiennement quant aux campagnes de désinformation russes en cours». Selon ses statuts, son but principal est d’assurer «une communication et une promotion efficaces des politiques de l’UE dans le voisinage oriental», c’est-à-dire promouvoir la politique agressive de l’UE et ses liens avec les néo-fascistes en Europe de l’Est.

Ce qui se passe en Europe est un avertissement pour les travailleurs. Un organisme créé pour promouvoir Svoboda et le Secteur droit, qui glorifient les forces ukrainiennes qui ont participé à l’Holocauste nazi en URSS pendant la Seconde Guerre mondiale, pourra à présent censurer l’Internet et les médias européens.

Cela témoigne d’un effondrement historique de la démocratie européenne qui s’amplifie depuis des décennies. Les 26 ans après la dissolution par la bureaucratie stalinienne de l’URSS ont vu une spirale d’austérité et de guerres impérialistes au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Europe de l’Est. Le capitalisme européen est en faillite et, près d’une décennie après le krach de Wall Street en 2008, les inégalités atteignent des niveaux incompatibles avec les formes démocratiques.

Les jeunes et des dizaines de millions de chômeurs n’ont pas avenir, et la colère sociale atteint des niveaux explosifs. Selon le sondage «Generation What», plus de la moitié des jeunes Européens participeraient à un «soulèvement de masse» contre l’ordre social. La réaction de l’impérialisme européen est de préparer l’autoritarisme et la répression, et de dénoncer toute critique sérieuse de ses politiques comme étant des fake news russes.

Cette campagne anti-fake news vise notamment l’Espagne. En octobre, Madrid a suspendu l’autonomie catalane après l’agression par la police des électeurs au référendum sur l’indépendance catalane du 1er octobre. Berlin, Londres et Paris ont déclaré leur soutien pour Madrid. Le général Fernando Alejandre menaça la Catalogne d’une intervention militaire et salua les faits d’armes de l’armée espagnole « de toutes les époques », donc aussi l’invasion de la Catalogne en 1939 par le dictateur fasciste Francisco Franco pendant la guerre civile.

Les médias européens, Madrid et East Stratcom dénoncent les critiques de Madrid, et du soutien de l’UE pour la répression en Espagne, en tant que fake news. Lundi, le Guardian a écrit: «Selon des responsables de l’organisme East Stratcom à Bruxelles, il y a une augmentation de la désinformation liée au référendum catalan, en fonction de l’explosion de la médiatisation de ce dossier».

En tant qu’exemple de la «recrudescence de la désinformation pro-Kremlin et des mensonges sur la crise politique en Catalogne», le Guardian a cité le post sur Facebook d’un homme politique moldave, Bogdan Ţîrdea: «Les fonctionnaires européens ont soutenu la violence en Catalogne».

Comme en Ukraine, l’élite dirigeante traites de telles déclarations de fake news et de propagande russe non pas parce qu’elles sont fausses, mais parce qu’elles risquent de provoquer de l’opposition.

Les affirmations que Moscou et ses alliés ont provoqué la crise catalane ou l’ont utilisée pour calomnier l’UE sont des mensonges réfutés par les propres déclarations de Madrid. Une semaine après le référendum, Madrid saluait le soutien réactionnaire de Moscou à la répression. Son ambassadeur en Russie, Ignacio Ibanez Rubio, a dit : « L’Espagne approuve la position officielle de la Russie. Dès le début, la Russie a reconnu qu’il s’agissait d’une affaire intérieure de notre pays… Nous sommes donc très satisfaits de la position de la Russie sur la crise en Catalogne ».

Le mouvement vers un régime autoritaire policière en Europe et la campagne médiatique contre les «fake news » russes soulignent à nouveau l’importance des reportages du «World Socialist Web Site», son opposition à l’UE et sa lutte contre la censure mené par Google. Il s’avance en tant que principale voix d’opposition à la légitimation de autoritarisme et de l’extrême droite en Europe.

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Publié par le 21 novembre 2017 dans Education - information, général, Nouvel ordre mondial

 

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Faut-il vraiment limiter la population mondiale pour sauver la planète ?

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La question revient fréquemment dans les débats sur le changement climatique : l’augmentation de la population constituerait l’une des principales menaces pour l’équilibre planétaire. Les pays pauvres, et particulièrement l’Afrique avec sa forte croissance démographique, sont implicitement visés. Pourtant, un Africain pollue vingt fois moins qu’un Nord-américain. Si la question démographique se pose à long terme, elle risque d’être utilisée pour évincer les vraies priorités et responsabilités : une meilleure gestion et répartition des ressources et une remise en cause du modèle consumériste.

C’est une alerte solennelle qui permet de remettre l’urgence climatique au cœur des débats. Le 13 novembre, plus de 15 000 scientifiques de 184 pays ont publié un cri d’alarme sur l’état de la planète pointant la « trajectoire actuelle d’un changement climatique potentiellement catastrophique » et un « phénomène d’extinction de masse » [1]. Si ce texte, largement relayé par les médias, souligne l’échec des gouvernements à réévaluer le rôle d’une économie fondée sur la croissance, il met surtout l’accent sur « la croissance démographique rapide et continue » perçue comme « l’un des principaux facteurs des menaces environnementales et même sociétale ». Qu’en est-il vraiment ?

Un Nord-américain pollue vingt fois plus qu’un Africain

Quels sont les pays visés lorsque l’on aborde la question démographique ? En quinze ans, la population mondiale est passée de 6 milliards à 7,5 milliards d’humains. Selon les données 2016 de la Banque mondiale, ce sont principalement les pays de l’Afrique subsaharienne (Guinée équatoriale, Niger, Angola, Ouganda…) qui connaissent actuellement les taux de croissance démographique les plus élevés du monde. Selon les projections des Nations-Unies, l’Afrique représenterait 54 % de l’augmentation de la population mondiale entre 2015 et 2050 et 83 % de l’augmentation entre 2015 et 2100 [2].

https://donnees.banquemondiale.org/share/widget?end=2016&indicators=SP.POP.GROW&start=1960&view=map&year_high_desc=trueSi la population africaine se retrouve dans le viseur, sa contribution aux émissions de gaz à effet de serre (GES) est pourtant très faible. Dans leur étude « Carbone et inégalité : de Kyoto à Paris » publiée en novembre 2015, les économistes Lucas Chancel et Thomas Piketty rappellent que chaque consommateur nord-américain émet en moyenne 22,5 tonnes d’équivalent CO2 (tCO2e) par an, soit presque deux fois plus qu’un habitant d’Europe de l’Ouest (13 t), trois fois plus qu’un résident du Moyen-Orient (7,6 t), et quatre fois plus qu’un Chinois (6 t). A l’inverse, les habitants d’Asie du Sud et d’Afrique émettent environ 2 tonnes d’équivalent CO2, bien en dessous de la moyenne mondiale qui s’établit à 6,2 tCO2e par habitant, et vingt fois moins qu’un Nord-Américain ! [3]

Les 10 % les plus riches sont responsables de la moitié des émissions de CO2

Or, de nombreuses inégalités subsistent à l’intérieur des pays. Pour en rendre compte, Lucas Chancel et Thomas Piketty se sont penchés sur les 10 % des individus les plus émetteurs au niveau mondial : comme le montre leur schéma ci-dessous, 40 % des émissions de CO2 satisfont les besoins des nord-américains, 20 % des européens et 10 % des chinois. A l’autre bout de la pyramide, les individus les plus pauvres du Mozambique, du Rwanda et du Malawi émettent environ 0,1 tonnes d’équivalent CO2 par an. Soit 2000 fois moins que les 1 % les plus riches américains, luxembourgeois, singapouriens et saoudiens, avec des émissions annuelles par personne supérieures à 200 tonnes.

L’appel des scientifiques invite à « réexaminer nos comportements individuels, y compris en limitant notre propre reproduction et en diminuant drastiquement notre consommation par tête de combustibles fossiles, de viande et d’autres ressources ». Là encore certains comportements sont bien plus irresponsables que d’autres. Une infographie de l’ONG Oxfam souligne le rôle prépondérant du consumérisme. Dans son rapport de décembre 2015, l’ONG estime que les 10 % les plus riches sont responsables de 49 % des émissions mondiales liées à la consommation !

« Non seulement les habitants les plus pauvres de la planète (moins de 4,40 dollars par jours) sont les moins responsables du changement climatique, mais ils sont en général les plus vulnérables face à ses conséquences et les moins préparés pour l’affronter », rappelle également Oxfam. Parmi les exemples de la carte ci-dessous, le cas du Bangladesh est emblématique. Figurant parmi les pays les plus pauvres et les plus densément peuplés au monde, il est régulièrement frappé par des cyclones et inondations dévastatrices alors même que son empreinte carbone est minime.

90 entreprises sont à l’origine de 50 % de la hausse de la température

Se concentrer sur la question démographique c’est prendre le risque d’évincer la responsabilité des plus grandes entreprises dans l’aggravation du réchauffement climatique. Une étude publiée en octobre 2017 par l’ONG américaine Union of Concerned Scientists (UCS), pointe les 90 principales entreprises productrices de pétrole, gaz, charbon et ciment. Elles sont à l’origine de 57 % de la hausse de la concentration atmosphérique en CO2, de près de 50 % de la hausse de la température moyenne mondiale, et d’environ de 30 % de la hausse du niveau moyen des mers observées depuis 1880 [4]. Depuis 1980, les principaux responsables de la hausse des températures sont Saudi Aramco et Gazprom, suivis par ExxonMobil, National Iranian Oil Company, BP, Chevron, Pemex et Shell. Le français Total arrive en 17e position, juste derrière la Sonatrach algérienne.

Autre secteur pointé du doigt : les industriels de la viande et des produits laitiers. Un nouveau rapport souligne que les vingt plus grandes entreprises de viande et de produits laitiers ont émis en 2016 « plus de gaz à effet de serre que toute l’Allemagne »« Si ces entreprises étaient un pays, elles seraient le 7ème émetteur de gaz de serre », insistent les auteurs. Ils préconisent une transition vers des systèmes alimentaires qui reposent sur les petits producteurs, l’agroécologie et les marchés locaux.

Mieux gérer les ressources, plus efficace que limiter la démographie

La surpopulation est une thématique qui revient régulièrement dans les débats, s’appuyant notamment sur l’héritage de Thomas Malthus. Dans son Essai sur le principe de population (1798), le pasteur anglais justifie la restriction démographique par la disponibilité alimentaire : la population croît plus vite que les ressources disponibles conduisant à des famines. Un argument que réfute le paysan-philosophe Pierre Rabhi. « Un cinquième de l’humanité consomme les 4/5e des ressources produites. Ce serait très pernicieux d’invoquer la démographie pour dire qu’on ne va pas s’en sortir. Non ! Plusieurs milliards d’humains ne s’en sortent déjà pas »confiait-ilà Basta !. Avant de se préoccuper de limiter la population mondiale si les ressources disponibles le nécessitent, il serait bon de s’intéresser à leur meilleure préservation et répartition.

Plusieurs scénarios, à l’horizon 2050, s’accordent pour conclure qu’il est possible de nourrir une population de 9 ou 10 milliards d’habitants à l’horizon 2050, tout en réduisant les impacts environnementaux [5]. La réduction de moitié des pertes et gaspillages alimentaires permettrait une économie de 12 % de la consommation d’eau [6]« La transformation de nos modes de production et d’organisation économique est porteuse de progrès majeurs en ce qui concerne toutes les limites planétaires », relève l’économiste Sandrine Paillard. Pour elle, ces transformations seraient « porteuses de progrès environnementaux beaucoup plus considérables qu’une réduction de la pression démographique sans modification de nos modes de vie, de production et d’organisation » [7].

La question du consumérisme des classes moyennes

Dans son livre La nature est un champ de bataille (2014), le sociologue Razmig Keucheyan rappelle également que « la crise environnementale est liée au capitalisme et aux inégalités qu’il génère » [8]. A ses yeux, quatre caractéristiques du capitalisme – productivisme, prédation, dépendance aux énergies fossiles, consumérisme – en font un système néfaste pour l’environnement. « Le problème est donc fondamentalement lié à la dynamique du capitalisme et à ses effets sur l’environnement et les inégalités », résume t-il.

Pour autant, que se passera-t-il si les classes moyennes asiatiques – puis africaines – en croissance démographique se mettent à consommer comme leurs homologues européennes ou américaines ? Dans son dernier ouvrage Dire non ne suffit plus, la journaliste canadienne Naomi Klein rappelle l’importance d’affirmer et de défendre des alternatives démocratiques, solidaires, écologiques et sociales. « Après 40 ans passés dans cet univers néolibéral, le plus grand obstacle est la crise de nos propres imaginaires », explique t-elle. Elle invite donc à bâtir sans relâche l’alternative. « Certaines communautés, notamment les peuples indigènes, essaient depuis longtemps de maintenir vivant un mode de vie qui ne se fonde ni sur la propriété de la terre, ni sur la quête incessante du profit », illustre t-elle.

En finir avec la domination des hommes sur les femmes

Parmi les préconisations de l’appel des 15 000 scientifiques figure la volonté de « déterminer à long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement défendable ». Cet objectif d’une stabilisation du nombre d’individus sur Terre a été clairement explicité lors de la Conférence mondiale sur la population au Caire en 1994. « N’est-ce pas là un vœu pieux ? », interroge Jacques Véron, démographe et directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques [9]. Chaque pays contribuant à la croissance globale est en effet souverain. Et « les pays membres des Nations unies connaissent par ailleurs des situations si différenciées que leurs intérêts immédiats divergent souvent », note t-il.

Si les questions démographiques ont été largement débattues depuis 1946 au niveau international, il semble que la stabilisation de la population mondiale ne soit plus aujourd’hui un objectif affiché par les instances onusiennes davantage préoccupées par les migrations internationales. Une chose demeure établie : la plupart des femmes choisissent d’avoir moins d’enfants quand elles peuvent en décider librement. Ce qui suppose l’amélioration de leur statut, l’accès de toutes à l’éducation et la mise à disposition des moyens modernes de contraception. (source)

 
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Publié par le 17 novembre 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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Big Brother médical ? Le premier médicament mouchard va être mis en vente

Big Brother médical ? Le premier médicament mouchard va être mis en vente

L’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a autorisé la mise sur le marché du premier comprimé électronique, qui permet de savoir si un patient a bien pris son traitement et à quelle heure.

C’est une première et elle donne le vertige : la pilule qui vous traque et avertit votre médecin si vous l’avez prise ou non, va être mise en vente. L’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a donné l’autorisation de mise sur le marché d’un comprimé électronique indiquant si le malade a bien avalé son médicament et renseignant sur l’heure de la prise. La FDA a tweeté le 14 novembre pour informer les consommateurs au sujet du «capteur qui effectue une traque digitale pour savoir si le patient a ingéré son médicament».

schizophrénie, la manie aiguë et les troubles bipolaires. Le principe actif du médicament est l’aripiprazole et est commercialisé sous le nom Abilify depuis 2002. La version électronique est appelée Abilify MyCite.

Une fois avalé, le capteur de la pilule, fait de cuivre, de magnésium et de silice, produit un signal électrique au contact des liquides de l’estomac. Après quelques minutes, cette impulsion est captée par un récepteur qui se trouve sur un patch collé sur la cage thoracique. Le patch – qui doit être remplacé chaque semaine – transmet alors l’information à une application permettant aux malades de traquer l’ingestion du médicament sur leur smartphone.

Les patients peuvent aussi autoriser leurs médecins à accéder à ce système via un site internet. «Pouvoir traquer la prise des médicaments prescrits peut être utile pour certaines personnes souffrant d’une maladie mentale», explique le docteur Mitchell Mathis, directeur de la division des traitements psychiatriques au centre de recherche et d’évaluation des médicaments de la FDA.

Cependant, l’agence gouvernementale souligne que ce système de traçabilité n’a pas encore démontré sa capacité à améliorer la prise régulière de médicaments.

Abilify MyCite est commercialisé par le groupe pharmaceutique japonais Otsuka Pharmaceutical Co., tandis que le capteur et le patch sont fabriqués par la firme américaine Proteus Digital Health.

Ce n’est pas un galop d’essai pour la firme Proteus Digital Health. En 2012, la FDA avait autorisé déjà la mise sur le marché de cette pilule dont la puce réagit au contact des fluides de l’estomac. Mais à l’époque, elle n’avait testé que des placebos. Les chercheurs œuvrent aussi à fabriquer des comprimés électroniques recueillant des paramètres comme la température interne du corps durant plusieurs jours, selon des informations du site de la chaîné télévisée américaine PBS.

De nombreuses questions éthiques face à cette surveillance intime

L’annonce a fait réagir certains médias, qui alertent sur les conséquences ou les motivations derrière ce type de technologie.

Divers travaux ont recensé le manque à gagner dû au refus de soins ou de mauvaise prise des médicaments. Selon un rapport américain de 2012 sur la santé publique, ce montant atteindrait des sommets : «Entre 100 et 300 milliards de coûts de santé évitables sont attribués au refus de soins ou à la mauvaise prise des traitements aux Etats-Unis chaque année, ce qui représente 3 à 10% des coûts de santé annuels.» Ce contrôle pourrait donc servir des motifs financiers davantage qu’une préoccupation de santé publique.

Un article du New York Times, évoquant en titre un « »Big Brother » biomédical», estime que si ce type de pilule peut améliorer la prise en charge d’un patient, elle tend aussi à organiser une forme de contrôle, voire de coercition sur lui. Les informations sur la prise pourront être envoyées au médecin et jusqu’à quatre personnes, destinataires que le patient pourra bloquer à sa guise. Actuellement, le système prévoit qu’il reste maître de ses informations, mais un tel système pourrait conduire les assurances ou la justice à exiger la confirmation de prise de traitement pour autoriser les remboursements de ceux-ci.

L’ironie de la mise sur le marché d’Abilify réside dans le fait que les patients schizophrènes ne prennent parfois pas leurs traitements à cause de leurs tendances… paranoïaques. «Un système qui va surveiller leur comportement et envoyer des signaux de leur corps et en rendre compte au médecin ?», s’interroge le docteur Paul Appelbaum, directeur du droit, de l’éthique et de la psychiatrie à l’université de Columbia, dans les colonnes du New York Times. «Qu’il s’agisse de psychiatrie ou de médecine générale, il serait plus indiqué de commencer à utiliser ce type de dispositif pour autre chose que la schizophrénie.»

 

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Trump humilié en Chine lors de la visite de Pékin souligne le nouvel ordre mondial en Asie

Trump humilié en Chine lors de la visite de Pékin souligne le nouvel ordre mondial en Asie
Loin de souligner le leadership américain, le voyage a encore accentué l’émergence de la Chine comme pilier alternatif de la prospérité et de la stabilité dans la région la plus dynamique du monde, écrit Richard Heydarian cet article bien informé témoigne de ce que peut être le meilleur de la diplomatie chinois: utiliser la force et la brutalité de l’adversaire pour lui imposer sa propre volonté. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Parmi les étapes du voyage de Donald Trump dans cinq pays asiatiques  celle  qui est le plus caractéristique est Pékin. Après tout, la Chine est considérée comme le plus grand rival régional de l’Amérique, et elle a été souvent l’objet des tirades non-stop du président.

 Tous les autres pays participant à la tournée sont soit des alliés issus de traités, à savoir le Japon, la Corée du Sud et les Philippines, soit un nouveau partenaire stratégique, à savoir le Vietnam.

La visite, dans laquelle on a vu  Trump échouer à obtenir une concession majeure de la Chine, a  été celle qui a souligné l’émergence tranquille mais indubitable d’un véritable ordre post-américain en Asie.

Loin de souligner le leadership américain dans la région, la visite a démontré  l’émergence de la Chine en tant que pilier alternatif de prospérité et de stabilité dans le théâtre géopolitique le plus dynamique du monde. Trump s’est embarqué dans son voyage en Asie pour affirmer la centralité américaine dans les affaires mondiales, mais il a quitté Beijing comme le chef humilié d’une superpuissance en déclin.

Pendant  sa campagne présidentielle, Trump avait pointé du doigt  la Chine avec brio et vigueur, décrivant souvent la puissance asiatique comme une menace majeure pour le bien-être économique et la suprématie mondiale des États-Unis.

Adoptant un langage souvent belliqueux, il avait  accusé la Chine de manipuler des devises, de vendre un excédent commercial excessif à l’Amérique, de dominer agressivement les eaux adjacentes aux dépens des alliés régionaux comme le Japon et les Philippines et d’aider des parias comme la Corée du Nord.

Il n’est donc pas étonnant que le monde ait eu un regard très attentif sur le président américain, qui parle dur, pouvait obtenir en matière de concession majeure sur les principaux points de divergence avec Pékin. Comme prévu, cependant, la Chine a réussi à apaiser et à apprivoiser le président américain, tout en restant sur ses positions dans les zones de désaccord.

Sous Trump, l’excédent commercial de la Chine avec l’Amérique s’est en fait élargi à 223 milliards de dollars américains au cours des 10 premiers mois de l’année – une augmentation à deux chiffres par rapport à l’année précédente. Mais au lieu de reculer sur des domaines d’intérêt fondamental pour elle, en particulier sur le commerce et la politique industrielle, la Chine a sciemment attenué la différence.

Pour calmer les inquiétudes américaines face à leur énorme déficit commercial avec la Chine, Beijing a offert 37 contrats d’investissement majeurs totalisant plus de 250 milliards de dollars à 30 PDG de grandes entreprises américaines. De grands noms tels que Boeing, General Electric, Goldman Sachs, Qualcomm, Cheniere Energy, Air Products étaient parmi ceux qui ont rejoint la délégation d’hommes d’affaires de Trump.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a salué ces accords comme une étape cruciale pour fournir « une base solide pour une relation plus forte, plus libre, équitable et réciproque entre les Etats-Unis et la Chine ».

Aux applaudissements de son auditoire chinois, Trump est allé jusqu’à donner à « la Chine un grand crédit » pour sa capacité à « tirer profit d’un autre pays [l’Amérique] pour le bénéfice de ses citoyens … »

Au lieu de blâmer la Chine pour les problèmes commerciaux de l’Amérique, il a placé la responsabilité sur ses prédécesseurs pour ne pas avoir adopté une relation économique optimale avec la plus grande nation exportatrice du monde. Pour l’instant, il semble que l’administration Trump recule effectivement par rapport à  ses menaces précédentes d’imposer des sanctions commerciales à la Chine.

Ainsi, Pékin a réussi à vider de son contenu  la posture agressive de Trump à travers un ensemble soigneusement élaboré d’accords commerciaux mutuellement satisfaisants. C’était la politique chinoise à son niveau le meilleur.

Pour être juste cependant, le président chinois Xi Jinping a promis un environnement d’investissement ouvert et que «la Chine ne fermera pas ses portes» et gardera son énorme marché intérieur «plus ouvert, plus transparent et plus ordonné» pour les entreprises étrangères, y compris américaines. Ce fut une déclaration d’assurance opportune au milieu des préoccupations croissantes concernant la montée du nationalisme économique en Chine.

En ce qui concerne les zones de tensions géopolitiques, Trump est parti presque bredouille de Pékin. S’exprimant devant l’Assemblée nationale sud-coréenne un jour plus tôt, le président américain avait lancé  une attaque à peine voilée contre la Chine pour avoir soi-disant choisi « d’ignorer » ou « pire encore, de permettre » la Corée du Nord. Il a carrément placé le «poids de la crise» sur la «conscience» de la Chine.

Pourtant, tout ce dur  discours  s’est rapidement traduit par une gratitude conciliatrice envers la Chine pour ses efforts visant à freiner le programme agressif de missiles balistiques et nucléaires de la Corée du Nord. A Pékin, Trump a simplement appelé « la Chine et votre grand président à travailler très dur », exprimant son optimisme que « si [Xi] travaille dur », il y aura une résolution rapide de la crise dans la péninsule coréenne .

Probablement, il n’y avait pas non plus d’accord significatif sur la montée des tensions sino-américaines en mer de Chine méridionale, la marine américaine contestant les activités de remise en état de la Chine par des «opérations de liberté de navigation» régularisées. Qualifiant les relations bilatérales de «nouveau point de départ historique», le président chinois a réitéré son point précédent: «L’océan Pacifique est assez grand pour accueillir la Chine et les États-Unis».

Ainsi, la Chine a manifesté sa volonté d’un «grand marché» émergent dans les eaux adjacentes, sans aucune résistance palpable de la part de l’administration Trump, qui cherche désespérément  l’aide de Pékin sur la question de la Corée du Nord.

L’échec à obtenir une concession majeure sur des domaines clés de différence peut expliquer le refus controversé de Trump de répondre aux questions des médias lors de sa conférence de presse conjointe avec Xi. Comme on dit, parfois le silence en dit long. La visite paradoxale  de Trump en Chine est probablement le signe avant-coureur d’un nouvel ordre en Asie, où l’Amérique n’est plus le numéro un incontesté.

Richard Heydarian

Richard Heydarian est un universitaire basé à Manille et auteur de Rise of Duterte: une révolte populiste contre la démocratie d’élite

 
 

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Les 6 changements radicaux sociétaux du nouvel ordre mondial

Les 6 changements radicaux sociétaux du nouvel ordre mondial
Dans le texte ci-dessous, l’auteur utilise une image très intéressante : celle de « la marmite proverbiale de l’eau, faisant lentement cuire la grenouille qui ne remarquera pas l’augmentation de la température jusqu’à ce qu’il soit déjà trop tard pour sauter pour s’échapper ». Cette allégorie n’est souvent utilisée que pour montrer que l’on ne voit jamais arriver le point de non-retour. Mais, à notre avis, son intérêt réside ailleurs, surtout pour tous les « alerteurs », les empêcheurs de « bouillir à petit feu » et les réfractaires. Si nous comparons notre situation à celle de la grenouille, l’eau dans laquelle nous baignons est déjà à 60-70 degrés. Nous nous y sentons bien. Si, par accident, la température de l’eau montait brutalement à 80-90 degrés, il est évident que la grenouille et nous sauterions illico hors de la marmite. Supposons maintenant qu’un petit malin, au lieu de monter la température, la ramène brutalement à 37 degrés. La sensation de froid serait pire que si l’on se retrouvait en Sibérie en plein hiver, et l’évacuation de la marmite serait aussi immédiate que précédemment. La bonne température, c’est la température ambiante, celle de l’eau est à 60-70 (en attendant plus). Tout le problème de notre société est là ; les grandes enjambées ne servent strictement à rien, même pour revenir aux fondamentaux. A l’échelle individuelle comme à l’échelle d’une communauté, rien ne se fera que par étape, tant pis pour ceux qui voient loin, tant pis pour ceux qui sont (ou qui se croient) trop en avance. Ceux qui veulent établir le Nouvel Ordre Mondial l’ont bien compris. Cela fait des décennies qu’ils nous y mènent, mais étape par étape.  RI  

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Dans une certaine mesure, le terme Nouvel Ordre Mondial (NOM) semble être en train de disparaître à mesure que la  de l’information continue. Avec tant de  et de perversion exposées dans tous les secteurs de la société, qui a le temps de considérer l’idée primordiale qui en constitue le fondement idéologique?

« Je ne pense pas qu’il soit juste de définir le Nouvel Ordre Mondial comme étant nécessairement une  ou un groupe. Je pense que cela fait davantage partie d’une idéologie du globalisme qui a été explicitement articulée de diverses manières par diverses personnes qui sont liées, mais pas toujours directement comme on pourrait le penser. »  James Corbett

Pour manifester une idée aussi grande que celle-ci pour le monde entier, il faut apporter des changements radicaux à la façon dont les gens vivent, à ce qu’ils croient, à ce qu’ils valorisent, et comment ils interagissent les uns avec les autres. C’est, essentiellement, une révolution culturelle. Ceci est accompli par la normalisation lente mais régulière des idées et des pratiques dans la culture populaire, de sorte qu’avec le temps, les choses une fois inacceptables deviennent omniprésentes.

C’est la marmite proverbiale de l’eau, faisant lentement cuire la grenouille qui ne remarquera pas l’augmentation de la température jusqu’à ce qu’il soit déjà trop tard pour sauter pour s’échapper. Nous nous dirigeons vers un territoire dangereux, et bien qu’il y ait un contrecoup contre de nombreux aspects de cette situation, il est avantageux de prendre note de l’ensemble des changements sociétaux auxquels nous assistons aujourd’hui.

À titre d’exemples, voici six choses qui sont en cours de normalisation, tout autour de nous. Ce sont des questions qui modifient radicalement la psychologie et le comportement des gens d’une manière qui réduit la liberté individuelle et l’individualisme, de sorte que le monde est plus facilement conduit à la gouvernance mondiale et à la tyrannie descendante.

1. Une  permanente

Nous avons été avertis par Orwell que le totalitarisme exige une guerre permanente, renversant le scénario pour que la guerre soit la paix. Randolph Bourne nous a expliqué que la guerre est la  de l’Etat. Nous sommes en guerre maintenant sans interruption depuis seize ans, et c’est devenu une partie si ordinaire de la vie, que personne ne se soucie où les guerres sont ou comment nous nous sommes impliqués. Personne ne se soucie de la dépendance de notre économie à l’égard du ravitaillement des bombes et des armes qui déstabilisent le monde.

« L’impact de la guerre sur la ‘société’ est encore plus dramatique. » Bourne écrit: « … en général, la nation en temps de guerre atteint une uniformité de sentiment, une hiérarchie de valeurs qui culmine à l’apogée incontesté de l’idéal d’État, qui ne peut être produit par aucune autre agence que la guerre. incarnant son principe de fonctionnement du temps de paix – «vivre et laisser vivre», la société adopte le principe d’un «groupe» agissant «dans ses aspects agressifs ».

2. Le déni de la  et de la loi naturelle

La société se développe de telle sorte que les valeurs ne peuvent plus être acceptées, et que les valeurs qui vont à l’encontre de la nature sont mises au premier plan de la conscience publique. La confusion sur l’identité de genre est peut-être le meilleur exemple de cela, car nous voyons maintenant le gouvernement promulguer des lois pour punir les personnes qui insistent sur le fait que notre nature biologique est et sera toujours indiscutablement claire.

« Le nihilisme survient dans une société après que les valeurs ont été dévaluées. C’est comme si les valeurs n’existaient plus. Lorsque le système de valeurs de la société tente de contrôler le monde naturel d’une manière qui ne peut pas être contrôlée, le système échouera, et il semblera alors que la société manque de valeurs. » Lauren Rose

3. La société sans numéraire

Sans micro-gestion des finances de l’individu, les humains sont toujours libres d’agir en dehors du système en utilisant de l’argent pour échanger des biens et des services sans surveillance directe de la part des autorités. Cependant, cela prend rapidement fin, car de nombreuses avancées vers une société sans argent sont en train de se faire, et ce, à un rythme de plus en plus rapide.

Si nous n’avons pas la capacité de commercer entre nous sans autorisation, chaque achat que nous faisons, même pour la nourriture, est soumis à l’approbation d’un gouvernement inhumain et exploiteur.

Parmi la longue liste d’articles regroupés par consensus, les marchands de réalité sous la bannière de la «théorie du complot» sont un monde sans argent – où les technocrates dominent la population, et tout et n’importe quoi est échangé via des puces plastiques et RFID.

Dans cette société high-tech Orwellienne stérile et contrôlée, l’idée de faire passer de l’argent de main en main serait aussi archaïque que l’idée de transporter un sac à dos de bâtons de pointage aujourd’hui. Patrick Henningsen

4. Surveillance totale et fin de la vie privée

Tout comme dans le cas d’Orwell en 1984 où les téléspectateurs surveillent tout le monde grâce à une communication bidirectionnelle, le monde d’aujourd’hui est conçu pour accepter et même aimer une surveillance totale. La peur a été la principale tactique utilisée pour pousser cette idée dans la conscience publique, et la volonté pour la fin de la vie privée a commencé sérieusement après le .

Aujourd’hui, avec la menace omniprésente des attaques terroristes, la surveillance semble être une bonne idée pour beaucoup de gens, mais la vie privée est presque inexistante maintenant même au niveau du consommateur. Les produits volontairement achetés par des clients satisfaits comprennent les technologies les plus invasives qui soient. Les gens paient pour placer des appareils chez eux, qui écoutent et voient tout et sont en communication constante avec les bases de données de l’entreprise. La technocratie se referme.

« Bien qu’ils comprennent que les plates-formes et appareils connectés peuvent mener à des résultats négatifs, ils pensent que les mauvaises choses arriveront à quelqu’un d’autre ou, s’ils souffrent à certains égards, ils se poseront encore sur leurs pieds. »

5. Cannibalisme

C’est presque trop bizarre pour y penser, mais le cannibalisme est normalisé dans la culture dominante. Le thème a souvent été récurrent dans les films, les programmes et les vidéos musicales, et les reportages sur le cannibalisme se retrouvent fréquemment dans les grand public en tant que nouvelles de première page.

Le cannibalisme semble être une aberration dans l’agenda du NWO, mais il joue un rôle particulièrement important dans la dévaluation de la vie humaine et encourage les gens à participer volontairement à la zombification de soi.

« Les écrivains et les directeurs qui ont recadré le cannibalisme comme une affliction de l’esprit plutôt que du corps l’ont transformé en un nouvel archétype complexe et souvent en conflit. La plupart des nouvelles histoires cannibales traitent leurs sujets non pas comme des monstres, mais comme des êtres humains se débattant avec le désir dévorant de faire quelque chose de révoltant. Ils sont comme des zombies avec une conscience. »

6. Perversion sexuelle radicale et perversion du corps humain

Au milieu de révélations massives sur la prédation sexuelle d’Hollywood, il est impératif de reconnaître que la perversion sexuelle et la perversion du soi en général sont déjà pleinement normalisées aujourd’hui. C’est une partie largement connue et tacitement acceptée du nihilisme dans notre société aujourd’hui.

Nous constatons une augmentation du nombre de pédophiles et de réseaux de trafiquants sexuels, et nous espérons voir davantage de pédophiles d’entreprises et de gouvernements. Le fait qu’il y ait tant de bustes est une indication de la taille de ce problème.

Pendant ce temps, les  grand public continuent de glorifier et de donner une large couverture des modifications extrêmes du corps chirurgical et des changements de sexe chez les enfants. Cela renforce l’idée que l’être humain est une invention imparfaite et que se donner entièrement à l’ego est parfaitement acceptable. Une fois que l’individu est totalement perdu à l’intérieur de son propre corps, la conscience n’aura aucun centre.

Dernières pensées

Pour que le Nouvel Ordre Mondial se réalise, beaucoup, beaucoup de gens doivent consentir volontairement à des usurpations de plus en plus larges des libertés naturelles par un gouvernement toujours croissant. Pour que cela se produise, les gens doivent être programmés avec l’idée que les individus sont inférieurs au groupe, que les êtres humains ne valent pas la peine d’être sauvés. Notre culture doit être radicalement modifiée pour accepter un nouvel ensemble de valeurs.

Source : https://www.drmo7og.com/single-post/2017/10/31/Les-6-changements-radicaux-dans-la-société-normalisés-par-le-nouvel-ordre-mondial

https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/les-6-changements-radicaux-societaux-du-nouvel-ordre-mondial/

via:http://actualiteevarsistons.eklablog.com/nouvel-ordre-mondial-6-changements-radicaux-de-societe-a132608634

 
2 Commentaires

Publié par le 13 novembre 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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