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Politique et Éco 15 octobre 2018 – Pierre Jovanovic : Europe, faux monnayage et vol en bande organisée

Olivier Pichon reçoit le journaliste économique Pierre Jovanovic pour évoquer la menace de faillite sur les banques européennes et le cas de la France et de l’Italie bientôt au régime grec.

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Publié par le 17 octobre 2018 dans économie, général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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« Le signal de la fin du monde vient de s’allumer. Personne ne vous en a parlé ! »

Hé oui, après des décennies d’un marché haussier, la marché obligataire est en train de se retourner, et l’énorme bulle de la dette est prête à exploser, emportant avec elle l’économie mondiale . Z

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

L’économie est à la fois chose simple et complexe. Alors je vais simplifier, les puristes du marché obligataire me pardonneront, mais il est essentiel, sans être simpliste pour autant, que tout le monde puisse comprendre ce qu’il est en train de se passer.

Reprenons.

Il y a quelques jours, je vous avais parlé, dans cet édito, des deux indicateurs qui permettaient d’anticiper une « nouvelle » crise économique, à savoir la hausse du pétrole conjuguée à la hausse des taux. Vous pouvez le lire ou le relire ici. Les explications données sont essentielles à retenir et complémentaires à ce que nous allons voir ensemble aujourd’hui.

Je ne veux pas vous faire peur. Cela n’a aucun intérêt, et la peur est toujours bien mauvaise conseillère. C’est elle qui vous fait acheter des pièces d’or quand l’once est à 2 000 dollars en juillet 2011.

Il faut comprendre ce qu’il se passe, pour avoir des convictions. Ces convictions et ces anticipations vous permettent de mettre en place une stratégie patrimoniale de long terme et de la développer dans le temps.

Je souhaite donc vous démontrer les choses.

Nous vivons dans un monde où l’épargne EST la dette.

Plus précisément votre épargne, c’est la dette des autres ! Votre placement ne rapporte que parce quelqu’un paie un taux d’intérêt et qu’il rembourse à l’échéance le capital que vous lui avez prêté. Cela se passe généralement à travers des « collecteurs ». Banques, compagnies d’assurance, fonds de retraites collectent votre épargne et la « placent » auprès d’organismes qui ont besoin de vos sous pour financer leurs projets ou boucler leurs fins de mois. États, entreprises, collectivités locales sont emprunteuses. Les États sont les plus mauvais emprunteurs, mais également ceux réputés les plus sûrs.

Ce que je veux vous dire c’est que le monde est « obligataire ». Car tous ces crédits sont appelés « obligations ». (Pour obligation de rembourser, ou parce qu’en tant qu’emprunteur, vous êtes « l’obligé » du créancier. On l’oublie souvent, mais les mots ont un sens.)

Ce que je veux vous dire c’est que la crise la plus grave pour l’épargne des gens n’est pas une crise boursière, car il est facile de ne pas détenir d’actions en Bourse, mais une crise obligataire, car il est impossible de ne pas détenir d’obligations quand on est épargnant.

Plus grave, les banques, les compagnies d’assurance ont obligation d’investir leurs fonds propres… en obligations !

Si nous connaissons un krach obligataire, alors les fonds propres des banques vont fondre comme neige au soleil, entraînant une nouvelle crise bancaire sur fond de besoins importants de recapitalisation !

Le krach obligataire a commencé !

Puis-je l’affirmer avec certitude ? Non.
Pourquoi ?
Parce que l’histoire économique est pleine de ce que l’on appelle « une fausse sortie graphique ». On sort d’un canal, mais c’est une « fausse sortie » et justement, nous avons tous intérêt à brûler quelques cierges pour que ce soit une fausse sortie et que les banques centrales fassent rentrer les choses dans le rang rapidement. Sinon ?

Sinon, ce sera un tsunami, et la crise de 2008, de la petite bière avant la mise en bière du système économique. Qu’est-ce qui pourrait faire que ce soit une « fausse sortie » graphique ? Une intervention de la FED qui dirait finalement nous allons cesser la hausse des taux (par exemple).

Explications en image.

Vous voyez cette belle courbe avec la ligne rouge qui dessine une résistance ?

Qu’en conclure ou qu’en déduire ?

Que le taux phare, le 10 ans américain, vient de casser sa ligne de tendance de long terme et de s’inverser, ce qui signifie que le krach obligataire vient de commencer.

Sur le plus long terme, cela se voit également nettement…

Si les taux baissent depuis 1980 tendanciellement, c’est la première fois depuis 1980 que la tendance de baisse des taux s’inverse pour que graphiquement nous puissions visualiser une tendance de … hausse des taux.

Si les taux montent, toutes les anciennes obligations ne vaudront plus tripette, et votre épargne, ou encore les fonds propres des banques, itou…

Je ne vous parle même pas de la solvabilité des États.

Si cette crise a lieu, si ce krach a lieu, s’il n’est pas endigué par les banques centrales elles-mêmes à la manœuvre, alors c’est que certains, pour des raisons qui échappent même au président américain qui considère que sa FED est devenue folle, auront décidé de ruiner le plus grand nombre.

L’économie mondiale n’est pas morte, mais son pronostic vital est engagé. Celui de votre épargne aussi.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 
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Publié par le 17 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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Nouveau rapport catastrophiste du GIEC sur le changement climatique « d’origine humaine » : Trump reste ferme

Rapport GIEC Trump changement climatique origine humaine

Le président de la 1ere puissance mondiale ne croit pas au réchauffement d’origine anthropique avec toutes les infos dont il dispose … que dire de plus ? L’info se suffit à elle même .. Z 

Le président Donald Trump opère une manœuvre d’importance face à l’offensive généralisée des climato-alarmistes. Tout en revenant sur sa précédente affirmation, radicale, selon laquelle le changement climatique serait un canular, il a affirmé qu’il ignorait si ces évolutions de la météo pouvaient être d’origine humaine, estimant que le climat est un phénomène cyclique qui « changera de nouveau, dans l’autre sens ». Ce point de vue heurte de front la « grande terreur » climatique martelée dans un nouveau rapport catastrophiste du GIEC, arme majeure pour imposer une lucrative disruption technologique et l’instauration d’une gouvernance mondiale affranchie du contrôle des peuples. Les médias de l’oligarchie se déchaînent réaffirmant, tel le Las Vegas Review-Journal, que selon la Nasa et la NOAA « on n’avait pas connu d’hiver aussi doux depuis 1976 ». Ce qui, à l’échelle climatique, ne signifie quasiment rien.

Aux Etats-Unis le sénateur démocrate post-marxiste Bernie Sanders a sans surprise qualifié les propos de Trump « d’irresponsables et dangereux ». Chez les Républicains, le sénateur Jeff Flake, vieil opposant interne à Trump, a déclamé que « nous allons dans la mauvaise direction ». Pour ne pas être en reste la chaîne RT, voix du Kremlin, relaie les thèses des « scientifiques » qui affirment « qu’il ne reste que douze années à l’humanité pour prévenir une catastrophe globale ».

Trump et le changement climatique : « Ca changera aussi dans l’autre sens »

Dans un entretien d’une heure dimanche soir sur CBS, Donald Trump a affirmé qu’il n’entendait pas handicaper les Etats-Unis au prétexte de lutter contre le changement climatique. Sur le climat, « je crois en effet qu’il se passe quelque chose », a-t-il concédé, mais a immédiatement enchaîné : « Quelque chose change, mais ça changera aussi dans l’autre sens ! » Et de développer : « Je ne dis pas que c’est un canular. Je crois qu’il y a probablement des évolutions. Mais je ne pense pas qu’il y ait une origine humaine. Je dirai simplement ceci : il est hors de question que je sacrifie (sous ce prétexte) des milliers et des milliers de milliards de dollars, des millions et des millions d’emplois. » « Vous savez, nous parlons en millions d’années », a-t-il ironisé.

Le discours présidentiel évolue donc sur la forme mais reste ferme sur le fond. Donald Trump avait qualifié le changement climatique de canular en 2016, affirmant que « le concept de changement climatique global a été créé par et pour les Chinois, afin de rendre l’industrie américaine non-concurrentielle ». Il était diplomatiquement revenu sur cette mise en cause de la Chine par la suite, mais avait maintenu sa qualification de « canular ».

Donald Trump, qui devait visiter ce lundi les régions de Géorgie et de Floride frappées par le cyclone Michael, a manifesté ses doutes sur les conclusions de scientifiques réchauffistes qui estiment que le changement climatique (supposément d’origine humaine) cause une aggravation des tempêtes : « J’entends dire qu’autrefois nous avions des tempêtes bien plus violentes que Michael. » Le président ajoute, à propos des climato-alarmistes : « Vous devriez me les montrer, ces scientifiques, parce qu’ils ont de très gros objectifs politiques. »

Trump réagissait au lendemain d’une énième publication alarmiste du GIEC sur le réchauffement d’» origine humaine »

Ces commentaires de Donald Trump surviennent au lendemain d’une énième publication alarmiste du GIEC, le très onusien et nobellisé Groupe inter-gouvernemental d’études sur le climat. Son texte met une nouvelle fois en garde contre l’accroissement des risques climatiques liés au « réchauffement global ». Si ses recommandations ne sont pas suivies d’effets, le GIEC déroule une litanie de catastrophes à venir en matière de santé, de survie, de sécurité alimentaire, de ressources en eau, de sécurité et de croissance. Son rapport estime que le climat, la santé et les écosystèmes seraient en bien meilleur état si – nouvel appel à une gouvernance mondiale – les dirigeants de la planète « réussissaient à limiter » ce réchauffement « d’origine humaine ».

Donald Trump est à l’heure actuelle le seul grand dirigeant qui ose s’opposer à cette théorie, remise en cause par des séries statistiques qui discréditent par exemple une récente « hausse des températures en forme de crosse de hockey ». Dès 2017, refusant les contraintes économiques dissymétriques imposées aux dépens des Occidentaux par l’Accord de Paris sur le Climat, il en avait retiré les Etats-Unis. L’Accord de Paris fixe des objectifs drastiques de réductions des gaz « à effet de serre », – 45% d’ici à 2030, destinés à réduire l’impact des énergies fossiles mais il module ces efforts au bénéfice des « émergents ». Donald Trump avait souhaité négocier un nouveau traité « honnête » qui ne pénaliserait par les entreprises et les salariés américains.

Conseiller de Trump, Larry Kudlow juge que le rapport du GIEC est exagéré

Face à l’offensive du GIEC, l’un des principaux conseillers économiques de Donald Trump, Larry Kudlow, directeur du Conseil économique national près la Maison Blanche, a répété son scepticisme. « Nous étudions toujours cela », a-t-il dit, comme pour montrer que, contrairement au GIEC, le gouvernement américain estimait que le débat n’était pas clos. Il explique : « Le problème est celui des magnitudes et des périodes. Personnellement, je pense que l’étude des Nations unies est… vraiment, vraiment trop radicale. Je ne dirais pas que ça relève d’une stratégie d’intimidation, mais je crois que c’est exagéré. » Et de compléter, prudemment : « Je dis seulement, que savons-nous précisément ? Il faut modéliser les choses en établissant ce qui relève de l’influence humaine, ce qui relève du soleil, ce qui concerne les océans, la forêt tropicale et d’autres sujets. » Plus fermement : « Je ne crois pas qu’il faille s’affoler, je ne crois pas que nous soyons exposés à une catastrophe imminente, je crois qu’il faut réfléchir à tête reposée et de façon analytique. »

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Publié par le 16 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général, International, Politique

 

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Ultimatum de la BCE à l’Italie : « Obéissez aux règles budgétaires de l’UE ou nous ne vous sauverons pas »

BCE

Je vous l’avez dit, la BCE ne sauvera pas l’Italie sans contrepartie politique, c’est une forme de chantage . Maintenant l’Italie a 2 solutions : soit elle se couche soit elle fait exploser l’UE, mais elle devra bien calculer son coup pour ne pas pénaliser les Italiens (et leur économies) . Ça m’étonnerait qu’elle se couche ! 

Selon Zero Hedge :

En effet, Reuters a rapporté que la BCE ne viendrait pas à la rescousse de l’Italie si son gouvernement ou ses banques étaient à court d’argent, à moins que le gouvernement italien obtienne d’abord un plan de sauvetage de l’Union européenne.Bien entendu, cela nécessiterait presque certainement que la coalition populiste mette fin à son jeu de poulet fiscal avec Bruxelles et abandonne ses rêves d’abaissement de l’âge de la retraite et d’un revenu minimum pour le peuple italien – une politique qui garantirait effectivement un avenir politique au M5S et à la ligue.

En réalité, le dernier ballon d’essai de la BCE équivaut à un chantage: soit les Italiens acceptent de se replier et d’obéir aux directives budgétaires européennes, soit la banque centrale laissera filer la hausse des rendements obligataires, fournissant ainsi aux agences de notation davantage de munitions pour réduire la dette italienne à la catégorie « junk » (pourri , ndlr) – garantissant effectivement une crise bancaire de type grec alors que les robinets de liquidité seront fermés. 

Et pour éliminer tout doute persistant qu’il s’agisse d’une fuite délibérée et coordonnée, Reuters a cité « cinq hautes sources proches  de la BCE », dont beaucoup étaient « présentes au sommet économique en Indonésie ». Bien entendu, les sources de la BCE ont expliqué qu’elles agissaient simplement dans le meilleur intérêt de l’union monétaire. Parce que si on permettait à l’Italie de secouer le joug de l’austérité européenne et de réaffirmer sa souveraineté, qu’est-ce qui empêcherait l’Espagne ou le Portugal de faire de même ?

(….)

Mais voici le problème: même si les populistes ignorent cet avertissement et continuent de rejeter la Commission européenne, rien n’empêche la BCE de forcer unilatéralement le gouvernement italien à renoncer à ses rêves … 

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La BCE ne pourra sauver l’Italie sans plan de sauvetage de l’UE

La banque centrale européenne n’a pas les moyens juridiques d’intervenir sans que l’UE n’organise auparavant un plan de sauvetage en bonne et due forme.

L’Italie devrait accepter de négocier un plan de sauvetage avec l’Union européenne en cas de crise de liquidités de l’Etat ou de son secteur bancaire pour que la Banque centrale européenne (BCE) puisse lui venir en aide, ont dit à Reuters cinq sources haut placées au fait de la réflexion de la BCE.

La volonté de la coalition gouvernementale de creuser le déficit pour financer son programme économique et social a fait monter ces dernières semaines les rendements de la dette italienne, l’une des plus importantes de l’Union européenne, augmentant d’autant les coûts d’emprunt du gouvernement.

Les sources, présentes en Indonésie en marge des assemblées générales du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, ont indiqué que Rome pouvait encore éviter une crise de la dette si son gouvernement modifiait son projet de budget, mais qu’il ne fallait pas compter sur la banque centrale pour rassurer les investisseurs ou soutenir ses banques.

Les règles de l’UE ne permettent pas en effet à la BCE de venir en aide à un pays à moins que celui-ci bénéficie d’un programme de sauvetage de l’UE – généralement en contrepartie d’une politique d’austérité et de réformes douloureuses, comme la Grèce en a fait l’expérience. Le gouvernement italien rejette fermement cette option.

Toute tentative de contourner ces règles nuirait gravement à la crédibilité de la BCE et saperait le consentement à l’union monétaire de pays comme l’Allemagne, ont ajouté les sources.

«C’est un cas d’école pour montrer que l’Europe et ses mécanismes fonctionnent», a dit l’une des sources.

Si l’Italie demande et obtient un plan de sauvetage, la BCE pourrait alors acheter ses obligations sur le marché via des Opérations monétaires sur titres (OMT, en anglais Outright Monetary Transactions), un outil créé en 2012 par la BCE pour mettre un terme aux spéculations sur un éclatement de la zone euro mais non encore utilisé à ce jour.

Un porte-parole de la banque centrale s’est refusé à tout commentaire.

 
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Publié par le 16 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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Olivier Delamarche – Italie : “si les taux montent, vous risquez d’avoir des banques qui sautent !”

Olivier Delamarche: “Là dans les banques italiennes, vous avez 360 milliards d’euros d’obligations pourries. Sur ces 360 milliards, vous en avez entre 200 et 250 milliards qui ne sont pas pourries mais carrément irrécouvrables ! D’accord ? Vous pouvez les mettre à Zéro et ce par rapport à un Pib qui est de 1600 milliards ce qui équivaut à 13% du Pib Italien. Alors maintenant, imaginez que vous ayez des taux qui montent d’1 point, de 2 points, eh bien vous mettez l’Italie par terre et là vous risquez d’avoir des banques qui sautent. Il faut bien se rendre compte que ce système est pourri. C’est un espèce de château de cartes et si à un moment vous avez le moindre pépin, vous en subirez malheureusement les conséquences.” (source)

 
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Publié par le 14 octobre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Deutsche Bank – La Future Lehman Brothers ?

On l’avait presque oublié celle là …. décidément les nuages qui planent sur l’économie mondiale sont nombreux . C’est du jamais vu ! Je crains que tout ceci ne se finisse dans un véritable bain de sang … Z 

De nombreuses banques européennes sont malades, notamment en Italie, en Grèce, ou en Espagne. Mais les risques s’accumulent sur Deutsche Bank. Comme évoqué par Philippe Herlin, la banque allemande, qui se trouve au cœur de l’économie la plus importante et la plus compétitive d’Europe, est LA bombe atomique qui pourrait provoquer une crise financière mondiale, comme Lehman Brothers à son époque.

 
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Publié par le 12 octobre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Comment la guerre commerciale aide à cacher le sabotage de l’économie par les banques centrales

Les banques centrales créent de toutes pièces les cycles économiques d’expansion récession de part leur politique monétaire . Elles sont en train de « fabriquer » le prochain effondrement qui sera titanesque, comme je l’ai déjà expliqué . Les élites mondiales sont d’ores et déjà prêtes et commencent à alerter le public pour se dédouaner et préparer le monde d’après . Z 

Presque tous les aspects du ralentissement économique mondial, qui a ostensiblement commencé en 2007-2008 et qui se poursuit encore aujourd’hui, peuvent être attribués aux actions et aux politiques des banques centrales. La Réserve fédérale, par exemple, a utilisé des taux d’intérêt artificiellement bas et de l’argent facile pour créer un environnement de prêts supposés sans risque. Cela s’est traduit par une énorme dette hypothécaire toxique ainsi qu’une toile de produits dérivés (titres adossés à des créances hypothécaires) liés à cette dette.

La Fed a ignoré tous les signes et tous les avertissements des analystes alternatifs. Des agences de notation comme S&P ont soutenu le discours de la Fed selon lequel tout allait bien lorsqu’elles ont accordé la note AAA à une infinité de produits toxiques sur le marché. Les médias grand public ont soutenu la Fed en attaquant tous ceux qui soutenaient que l’économie américaine était instable et prête à vaciller. À cette époque de l’économie, le système a effectivement caché la vérité au public par des moyens relativement courants. Aujourd’hui, les choses ont légèrement changé.

Depuis le krach de 2008, de nombreux économistes et anciens responsables de la Fed ont publiquement admis la culpabilité des banques centrales (en quelque sorte). Alan Greenspan a affirmé pour la première fois en 2008 que la Fed avait « fait une erreur » dans son analyse et avait négligé le potentiel d’une bulle dans  les marchés. Puis, en 2013, il a admis que tous les banquiers centraux savaient qu’il y avait une bulle, mais qu’ils croyaient que les marchés s’auto-corrigeraient sans trop nuire au PIB ou au reste de l’économie.

Les principaux médias financiers ont continué à accuser la Fed pour les conditions qui ont causé la crise, mais lui ont trouvé des excuses en même temps. La narration était que la Fed était aveuglée par des facteurs périphériques et qu’elle avait ignoré les fondamentaux. Les banquiers centraux s’étaient « mis dans le pétrin » avec des taux d’intérêt bas, et ils l’avaient fait sans le savoir. [« À l’insu de leur plein gré », d’après la citation d’un célèbre « philosophe » français, NdT]

C’est le même récit qu’Alan Greenspan a utilisé pour rejeter toute responsabilité de la part de la Fed lors de l’effondrement de la bulle des marchés dans les années 1990. Greenspan s’est opposé à l’idée de relever les taux d’intérêt en réaction à la bulle, car cela « mettrait en péril l’économie tout entière ». Il est intéressant de noter que la hausse des taux d’intérêt dans un marché boursier et une économie très endettée (une économie à effet de levier) est exactement ce que la Fed fait aujourd’hui sous la présidence actuelle de Jerome Powell.

Cette habitude de créer des bulles, puis de les faire éclater, ce qui entraîne le chaos financier, remonte à assez longtemps. Dans les années 1920, la politique de taux d’intérêt bas de la Fed et la facilité avec laquelle la monnaie a été utilisée ont mené à la bulle d’octobre 1929, un mois qui restera comme une infamie avec le début de la Grande Dépression. La Fed a ensuite relevé les taux d’intérêt au début des années 1930, ce qui a ensuite provoqué une nouvelle crise et prolongé la Dépression pendant une bonne partie de la décennie suivante. Il a fallu plus de 70 ans pour qu’un fonctionnaire de la Fed assume finalement le blâme pour ce désastre. Cela s’est produit en 2002 lors d’un discours prononcé par Ben Bernanke lors d’une « conférence pour honorer Milton Friedman … à l’occasion de son 90e anniversaire »:

« Bref, selon Friedman et Schwartz, en raison de changements institutionnels et de doctrines erronées, les paniques bancaires de la Grande Contraction ont été beaucoup plus graves et répandues qu’elles ne l’auraient été normalement en période de récession.

Permettez-moi de terminer mon exposé en abusant légèrement de mon statut de représentant officiel de la Réserve fédérale. J’aimerais dire à Milton et Anna, en ce qui concerne la Grande Dépression. Tu as raison, on l’a fait. Nous sommes vraiment désolés. Mais grâce à toi, on ne recommencera pas. »

C’est peut-être une surprise pour certains, mais Bernanke a menti. La Fed a poursuivi le processus de création de bulles économiques et de leur éclatement en utilisant les taux d’intérêt et son bilan comme armes pendant une bonne partie du nouveau siècle, et pourtant très peu d’analystes sont prêts à suggérer que les banques centrales créent volontairement ces crises.

Tout au long de l’histoire, les calamités économiques ont souvent conduit à la consolidation de la richesse et des actifs entre les mains du 1% supérieur. C’est ce qui s’est produit pendant la Grande Dépression, lorsque les grandes banques globalistes, comme JP Morgan, ont mis en faillite ou ont détruit des milliers de petites banques locales jusqu’à ce qu’il ne reste que les grandes banques. Dans la foulée du krach de 2008, il suffit d’examiner l’élargissement historique de l’écart de richesse, puisque les 1% les plus riches devraient prendre le contrôle des deux tiers de la richesse mondiale d’ici 2030. Ou encore, nous pourrions tenir compte de l’absorption du marché de l’immobilier par des conglomérats comme Blackstone, puisque la propriété privée immobilière a diminué après le krach.

Je crois que la prochaine catastrophe économique sera plus importante que toutes les bulles des 100 dernières années réunies, et l’intention des élites bancaires est d’obtenir une centralisation mondiale complète de tous les actifs et ressources. Cette fois, cependant, le grand public a finalement appris à se méfier davantage des banques centrales et de leurs motivations lors de tels événements. En raison de l’exposition accrue après le krach de 2008, les banques centrales et les institutions qui leur sont liées ne peuvent pas compter uniquement sur les médias grand public ou les entités gouvernementales comme le Bureau of Labor Statistics pour les couvrir. Elles ont besoin d’un écran de fumée.

La guerre commerciale est si parfaite à cet égard, je crois qu’elle ne pouvait être autre chose que ce qui était prévu. En voici cinq raisons :

1) La guerre commerciale fournit une couverture pour la dé-dollarisation : Comme les marchés émergents étaient auparavant dépendants de l’argent facile de la Fed, les dollars ont servi à fournir un soutien artificiel à leurs économies en difficulté. Maintenant, avec la hausse des taux d’intérêt et la réduction du bilan de la Fed, ce flux de dollars est en train de se tarir. Les marchés émergents commencent à chercher des alternatives car ils n’ont pas d’autre choix, ce qui signifie davantage d’accords commerciaux bilatéraux qui contournent le dollar.

Heureusement pour la Fed, la guerre commerciale peut être utilisée comme un bouc émissaire pour les pays qui vendent leurs dollars au nom de rétorsions économiques portées aux États-Unis. Des pays comme la Turquie et la Russie ont déjà commencé à menacer de le faire.

2) La guerre commerciale justifie la vente des bons du Trésor américain : La Russie est déjà bien en avance sur ce processus, vendant au moins la moitié de ses bons du Trésor américain en un seul mois. Ce n’est qu’une question de temps avant que la Chine n’utilise la même méthode de représailles pour contrer les tarifs douaniers américains. Les médias grand public soutiendront qu’il ne s’agit pas d’une menace significative pour l’économie américaine, mais pensez que les partenaires commerciaux de la Chine vont suivre cet exemple, provoquant une « contagion » de ventes de bons du trésor sur les marchés. Si les États-Unis ne peuvent maintenir les investissements étrangers pour financer leurs dettes considérables, ils imploseront sur le plan économique. La Réserve fédérale s’est assurée qu’il n’y a plus d’outils politiques pour venir à la rescousse si cela se produit. Les détenteurs étrangers de dette américaine discutent ouvertement de cette option depuis le krach de 2008. Aujourd’hui, la guerre commerciale rend les États-Unis coupables (du moins en termes de récit historique) de ce qui se passera ensuite.

3) La guerre commerciale couvre l’inflation : Avec l’augmentation constante des droits de douane sur les biens et matériaux en provenance du monde entier, les prix au détail ne feront qu’augmenter, mais le véritable danger inflationniste viendra de la Fed. L’inflation réelle est déjà bien au-dessus des cibles de la Fed. La création de monnaie que la banque centrale a utilisé pour bloquer la crise de la dette a créé une bulle encore plus grande au niveau du dollar lui-même. Les nouvelles politiques de resserrement entraîneront une ruée vers le dollar américain à mesure que les marchés émergents se dé-dollariseront. Sans un stimulus constant de la part de la Fed, l’utilisation du dollar comme réserve mondiale finira par devenir prohibitive pour le commerce. Tout cela sera encore imputé aux tarifs douaniers et aux différends commerciaux, et non à la Fed.

4) La guerre commerciale fournit une couverture pour un nouvel effondrement du marché: Lorsque la Fed a lancé ses mesures de sauvetage et d’assouplissement quantitatif, ce sont les actions des marchés émergents qui ont commencé à grimper de façon exponentielle pour sortir de la fosse profonde causée par la crise de la dette. Les marchés actions américains et européens ont suivi avec les sommets insensés du marché haussier observés récemment. Aujourd’hui, alors que la Fed restreint ses mesures de relance et réduit son bilan, ce sont les marchés émergents qui s’effondrent en premier. La question est de savoir si les marchés occidentaux les suivront. Je crois qu’ils le feront.

Le président de la Fed, M. Powell, a admis ce résultat dans les déclarations qu’il a faites dans le procès-verbal de la Fed d’octobre 2012. Il est bien conscient des conséquences de l’élimination des piliers que sont les faibles taux d’intérêt et l’achat d’actifs par la Fed, mais il continue quand même à dérouler ce plan. Pourquoi ? Parce qu’un nouveau krach boursier peut être imputé à Trump et à la guerre commerciale. Trump s’est presque attribué tout le mérite des sommets actuels des marchés actions, et maintenant il a pris sur lui toute la responsabilité de ce qui se produira au cours des deux prochaines années.

5) La guerre commerciale sert de couverture à la diabolisation des idéaux conservateurs : Le concept de tarifs douaniers sur les produits étrangers afin d’encourager la production localisée et l’autosuffisance est une tactique aussi vieille que l’Amérique elle-même. Elle est de nature conservatrice et peut être une mesure efficace entre de bonnes mains. Cela dit, il faut une base manufacturière existante et des conditions économiques relativement stables. Une économie surendettée qui s’accroche désespérément au statut de réserve de sa monnaie et à l’inflation à vie est le PIRE environnement pour le lancement de ces taxes à l’importation. En fin de compte, l’Amérique n’a que peu ou pas d’influence sur ses concurrents parce que nous sommes plus dépendants d’eux qu’ils ne le sont de nous.

Le fait que le déficit commercial des États-Unis ne cesse de se creuser au fur et à mesure que la guerre commerciale progresse en est la preuve évidente. Certains ont fait valoir que cela est dû au fait que les détaillants américains ont augmenté leurs achats à l’étranger avant l’entrée en vigueur des tarifs douaniers, mais les augmentations mineures des stocks de marchandises au détail n’appuient pas cette théorie. La baisse continue du ratio des stocks sur les ventes laisse également entrevoir une baisse du marché de la consommation aux États-Unis.

Quand il deviendra évident que la guerre commerciale est un échec, le rêve globaliste de diaboliser les modèles et les valeurs économiques conservateurs sera plus facile à réaliser. Alors que toutes les crises financières s’enroulent autour du cou de Trump, et donc des conservateurs par extension, on dira au public que la seule solution est de passer de l’autre côté de l’échiquier politique et économique d’une manière extrême. En d’autres termes, le socialisme à grande vitesse et le globalisme.

Le succès de ce genre de propagande dépendra de la question de savoir si les gens ont reçu une éducation adéquate quant à la VRAIE source de nos maux financiers. Si le mot sur les lèvres des masses est « Trump l’a fait », alors nous sommes dans le pétrin. Si le mot est « Les banquiers centraux l’ont fait et Trump n’était qu’un simple coursier… » alors nous pourrions avoir une chance d’empêcher le navire de couler complètement.

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