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Archives de Catégorie: Histoire et Paléontologie

La longue tradition des annulations de dettes en Mésopotamie et en Egypte du 3e au 1er millénaire avant J-C

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire.

Hammourabi, roi de Babylone, et les annulations de dette

Le Code Hammourabi se trouve au musée du Louvre à Paris. En fait, le terme « code » est inapproprié, car Hammourabi nous a légué plutôt un ensemble de règles et de jugements concernant les relations entre les pouvoirs publics et les citoyens. Le règne d’Hammourabi, « roi » de Babylone (situé dans l’Irak actuel), a commencé en 1792 av. J-C et a duré 42 ans. Ce que la plupart des manuels d’histoire ne relèvent pas, c’est qu’Hammourabi, à l’instar des autres gouvernants des cités-États de Mésopotamie, a proclamé à plusieurs reprises une annulation générale des dettes des citoyens à l’égard des pouvoirs publics, de leurs hauts fonctionnaires et dignitaires. Ce que l’on a appelé le Code Hammourabi a vraisemblablement été écrit en 1762 av. J-C. Son épilogue proclamait que « le puissant ne peut pas opprimer le faible, la justice doit protéger la veuve et l’orphelin (…) afin de rendre justice aux opprimés ». Grâce au déchiffrage des nombreux documents écrits en cunéiforme, les historiens ont retrouvé la trace incontestable de quatre annulations générales de dette durant le règne d’Hammourabi (en 1792, 1780, 1771 et 1762 av. J-C).

A l’époque d’Hammourabi, la vie économique, sociale et politique s’organisait autour du temple et du palais. Ces deux institutions très imbriquées constituaient l’appareil d’État, l’équivalent de nos pouvoirs publics d’aujourd’hui, où travaillaient de nombreux artisans et ouvriers, sans oublier les scribes. Tous étaient hébergés et nourris par le temple et le palais. C’est ainsi qu’ils recevaient des rations de nourriture leur garantissant deux repas complets par jour. Les travailleurs et les dignitaires du palais étaient nourris grâce à l’activité d’une paysannerie à qui les pouvoirs publics fournissaient (louaient) des terres, des instruments de travail, des animaux de trait, du bétail, de l’eau pour l’irrigation. Les paysans produisaient notamment de l’orge (la céréale de base), de l’huile, des fruits et des légumes. Après la récolte, les paysans devaient en verser une partie à l’État comme loyer. En cas de mauvaises récoltes, ils accumulaient des dettes. En-dehors du travail sur les terres du temple et du palais, les paysans étaient propriétaires de leurs terres, de leur habitation, de leur bétail et des instruments de travail. Une autre source de dettes des paysans était constituée par les prêts octroyés à titre privé par de hauts fonctionnaires et des dignitaires afin de s’enrichir et de s’approprier les biens des paysans en cas de non remboursement de ces dettes. L’impossibilité dans laquelle se trouvaient les paysans de rembourser les dettes pouvait aboutir également à leur asservissement en tant qu’esclaves (des membres de leur famille pouvaient également être réduits en esclavage pour dette). Afin de garantir la paix sociale, notamment en évitant une détérioration des conditions de vie des paysans, le pouvoir en place annulait périodiquement toutes les dettes |1| et restaurait les droits des paysans.


Les annulations générales de dette se sont échelonnées en Mésopotamie sur 1000 ans

Les proclamations d’annulation générale de dettes ne se limitent pas au règne d’Hammourabi, elles ont commencé avant lui et se sont prolongées après lui. On a la preuve d’annulations de dette remontant à 2400 av. J-C, soit six siècles avant le règne d’Hammourabi, dans la cité de Lagash (Sumer), les plus récentes remontent à 1400 av. J-C à Nuzi. En tout, les historiens ont identifié avec précision une trentaine d’annulations générales de dette en Mésopotamie entre 2400 et 1400 av. J-C. On peut suivre Michael Hudson |2| quand il affirme que les annulations générales de dette constituent une des caractéristiques principales des sociétés de l’Âge du bronze en Mésopotamie. On retrouve d’ailleurs dans les différentes langues mésopotamiennes des expressions qui désignent ces annulations pour effacer l’ardoise et remettre les compteurs à zéro : amargi à Lagash (Sumer),nig-sisa à Ur, andurarum à Ashur, misharum à Babylone, shudutu à Nuzi.

Ces proclamations d’annulation de dette étaient l’occasion de grandes festivités, généralement à la fête annuelle du printemps. Sous la dynastie de la famille d’Hammourabi a été instaurée la tradition de détruire les tablettes sur lesquelles étaient inscrites les dettes. En effet, les pouvoirs publics tenaient une comptabilité précise des dettes sur des tablettes qui étaient conservées dans le temple. Hammourabi meurt en 1749 av. J-C après 42 ans de règne. Son successeur, Samsuiluna, annule toutes les dettes à l’égard de l’État et décrète la destruction de toutes les tablettes de dettes sauf celles concernant les dettes commerciales.

Quand Ammisaduqa, le dernier gouvernant de la dynastie Hammourabi, accède au trône en 1646 av. J-C, l’annulation générale des dettes qu’il proclame est très détaillée. Il s’agit manifestement d’éviter que certains créanciers profitent de certaines failles. Le décret d’annulation précise que les créanciers officiels et les collecteurs de taxes qui ont expulsé des paysans doivent les indemniser et leur rendre leurs biens sous peine d’être exécutés. Si un créancier a accaparé un bien par la pression, il doit le restituer et/ou le rembourser en entier, faute de quoi il devait être mis à mort.

A la suite de ce décret, des commissions ont été mises en place afin de réviser tous les contrats immobiliers et d’éliminer ceux qui tombaient sous le coup de la proclamation d’annulation de dette et de restauration de la situation antérieure, statu quo ante. La mise en pratique de ce décret était facilitée par le fait qu’en général, les paysans spoliés par les créanciers continuaient à travailler sur leurs terres bien qu’elles soient devenues la propriété du créancier. Dès lors, en annulant les contrats et en obligeant les créanciers à indemniser les victimes, les pouvoirs publics restauraient les droits des paysans. La situation se dégradera un peu plus de deux siècles plus tard.


Les limites des actes d’annulation de dettes

En Mésopotamie, durant l’Âge du bronze, les esclaves pour dettes étaient libérés mais pas les autres types d’esclaves (notamment les prises de guerre). Cependant, les actes d’annulation de dette ne doivent pas être présentés comme des décisions faisant progresser l’émancipation sociale, il s’agissait de restaurer l’ordre antérieur qui incluait de nombreuses formes d’oppression. Néanmoins, sans embellir l’organisation de ces sociétés d’il y a 3000 à 4000 ans, il faut souligner que les gouvernants cherchaient à maintenir une cohésion sociale en évitant la constitution de grandes propriétés privées, en prenant des mesures pour que les paysans gardent un accès direct à la terre, en limitant la montée des inégalités, en veillant à l’entretien et au développement des systèmes d’irrigation. Michael Hudson souligne par ailleurs que la décision de déclarer la guerre revenait à l’assemblée générale des citoyens et que le « roi » n’avait pas le pouvoir de prendre la décision.

Il semble que, dans la cosmovision des Mésopotamiens de l’Âge du bronze, il n’y a pas eu de création originale par un dieu. Le gouvernant (ruler), confronté au chaos, a réorganisé le monde pour rétablir l’ordre normal et la justice.

Après 1400 av. J-C, on n’a trouvé aucun acte d’annulation de dette. Les inégalités se sont fortement renforcées et développées. Les terres ont été accaparées par de grands propriétaires privés, l’esclavage pour dette s’est enraciné. Une partie importante de la population a migré vers le nord-ouest, vers Canaan avec des incursions vers l’Égypte (les Pharaons s’en plaignaient).
Au cours des siècles qui suivirent, considérés par les historiens de la Mésopotamie comme des temps obscurs (Dark Ages) -à cause de la réduction des traces écrites-, on a néanmoins la preuve de luttes sociales violentes entre créanciers et endettés.


Égypte : la pierre de Rosette confirme la tradition des annulations de dette

La pierre de Rosette qui a été accaparée par des membres de l’armée napoléonienne en 1799 lors de la campagne d’Égypte a été déchiffrée en 1822 par Jean-François Champollion. Elle se trouve aujourd’hui au British Museum à Londres. Le travail de traduction a été facilité par le fait que la pierre présente le même texte en trois langues : l’égyptien ancien, l’égyptien populaire et le grec du temps d’Alexandre le Grand.

Le contenu de la pierre de Rosette confirme la tradition d’annulation des dettes qui s’est instaurée dans l’Égypte des Pharaons à partir du VIIIe siècle av. J-C, avant sa conquête par Alexandre le Grand au IVe siècle av. J-C. On y lit que le pharaon Ptolémée V, en 196 av. J-C, a annulé les dettes dues au trône par le peuple d’Égypte et au-delà.

Bien que la société égyptienne du temps des Pharaons fût très différente de la société mésopotamienne de l’Âge du bronze, on retrouve la trace évidente d’une tradition de proclamation d’amnistie qui précède les annulations générales de dette. Ramsès IV (1153-1146 av. J-C) a proclamé que ceux qui ont fui peuvent rentrer au pays. Ceux qui étaient emprisonnés sont libérés. Son père Ramsès III (1184 –1153 av. J-C) a fait de même. A noter qu’au 2e millénaire, il semble qu’il n’y avait pas d’esclavage pour dette en Égypte. Les esclaves étaient des prises de guerre. Les proclamations de Ramsès III et IV concernaient l’annulation des arriérés de taxes dues au Pharaon, la libération des prisonniers politiques, la possibilité pour les personnes condamnées à l’exil de rentrer au pays.

Ce n’est qu’à partir du 8e siècle av. J-C, qu’on trouve en Égypte des proclamations d’annulation de dettes et de libération des esclaves pour dette. C’est le cas du règne du pharaon Bocchoris (717-11 av. J-C), dont le nom a été hellénisé.

Une des motivations fondamentales des annulations de dette était que le pharaon voulait disposer d’une paysannerie capable de produire suffisamment de nourriture et disponible à l’occasion pour participer à des campagnes militaires. Pour ces deux raisons, il fallait éviter que les paysans soient expulsés de leurs terres sous la coupe des créanciers.

Dans une autre partie de la région, on constate que les empereurs assyriens du 1er millénaire av. J-C ont également adopté la tradition d’annulations des dettes. Il en a été de même à Jérusalem, au 5e siècle av. J-C. Pour preuve, en 432 av. J-C, Néhémie, certainement influencé par l’ancienne tradition mésopotamienne, proclame l’annulation des dettes des Juifs endettés à l’égard de leurs riches compatriotes. C’est à cette époque qu’est achevée la Torah |3|. La tradition des annulations généralisées de dette fera partie de la religion juive et des premiers textes du christianisme via le Deutéronome qui proclame l’obligation d’annuler les dettes tous les sept ans et le Lévitique qui l’exige à chaque jubilé, soit tous les 50 ans.


Conclusion

Aujourd’hui, le remboursement de la dette constitue indéniablement un tabou. Il est présenté par les chefs d’État et de gouvernement, les banques centrales, le FMI et la presse dominante comme inévitable, indiscutable, obligatoire. Les citoyens et citoyennes devraient se résigner au paiement de la dette. La seule discussion possible porte sur la façon de moduler la répartition des sacrifices nécessaires afin de dégager suffisamment de moyens budgétaires pour tenir les engagements pris par la nation endettée. Les gouvernements qui ont emprunté ont été élus démocratiquement, les actes qu’ils ont posés sont donc légitimes. Il faut payer.

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire. Ces annulations correspondent à différents contextes. Dans le cas que nous venons d’évoquer, les proclamations d’annulation généralisée de dette étaient prises à l’initiative de gouvernants soucieux de préserver la paix sociale. Dans d’autres cas, les annulations ont été le résultat d’une lutte sociale exacerbée par la crise et la montée des inégalités. C’est le cas de la Grèce et de la Rome antiques. D’autres scénarios sont aussi à prendre en compte : l’annulation de dette décrétée par des pays endettés posant un acte souverain unilatéral, l’annulation de dette concédées par les vainqueurs à un pays vaincu ou/et allié… Une chose est certaine : à l’échelle historique, la dette joue un rôle moteur dans de nombreux bouleversements sociaux et politiques.

Notes

|1| Les dettes entre commerçants n’étaient pas visées par ces annulations.

|2| Cet article est essentiellement basé sur la synthèse historique présentée par Michael Hudson, docteur en économie, dans plusieurs articles et ouvrages captivants : « The Lost Tradition of Biblical Debt Cancellations », 1993, 87 pages ; « The Archaeolgy of Money », 2004. Michael Hudson fait partie d’une équipe scientifique pluridisciplinaire (ISCANEE, International Scholars’ Conference on Ancient Near Earstern Economies) comprenant des philologues, des archéologues, des historiens, des économistes qui travaillent sur les sociétés et les économies anciennes du Proche-Orient. Leurs travaux sont publiés par l’université de Harvard. Michael Hudson inscrit son travail dans le prolongement des recherches de Karl Polanyi, il produit également des analyses sur la crise contemporaine. Voir notamment « The Road to Debt Deflation, Debt Peonage, and Neoliberalism », février 2012, 30 p. Parmi les ouvrages d’autres auteurs qui, depuis la crise économique et financière initiée en 2007-2008, ont écrit sur la longue tradition d’annulation de dette, il convient de lire : David Graeber, Debt : The First 5000 Years, Melvillehouse, New York, 2011, 542 p.

|3| La Torah (loi religieuse juive) est la compilation des textes qui forment les cinq premiers livres de la Bible : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Ils n’ont pas été rédigés dans l’ordre où nous les connaissons aujourd’hui.

Source : CADTM

 

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Une mystérieuse pyramide mise au jour en Chine

Des archéologues ont découvert une sépulture étrange sous un chantier de Zhengzhou (Chine centrale).

Les habitants de Zhengzhou, en Chine centrale, évoquent la «magie» après la découverte par des archéologues d’une tombe en forme de pyramide sous un chantier de construction.

Des briques parfaitement alignées formant une pyramide version miniature. C’est une remarquable découverte que des archéologues viennent de révéler en Chine. A Zhengzhou, dans la province du Henan, ils ont mis au jour un vaste ensemble funéraire sur un site de construction.

Des analyses sont en cours en vue d’établir le moment où la tombe a été construite, qui en est le « résident » et pourquoi sa forme est si inhabituelle, relate le Daily Mail.

En Chine, les médias ont rapidement attribué à la tombe  le surnom de « pyramide de Zhengzhou » et certains se sont émerveillés que le pays possède sa propre « mini-pyramide . La sépulture est cependant beaucoup plus petite que ses analogues égyptiennes.

Il s’agit en fait de deux tombes dont l’une a la forme d’une pyramide et l’autre celle d’un semi-cylindre.

La chambre, d’une longueur de 30 mètres et d’une largeur de huit mètres, a été construite dans une position ouest-est avec l’entrée orientée vers l’est. Elle comporte un passage étroit conduisant au dôme principal situé près de la tombe pyramidale.

Un résident a été apparemment impressionné par les résultats : « C’est vraiment magique. Je n’ai jamais rien vu de tel. On dirait une pyramide égyptienne », a-t-il déclaré à un journaliste local.

Selon des experts, cependant, il n’est pas rare de voir des tombes de forme circulaire avec un toit pointu dans la région.

D’après le Henan Cultural Relic Bureau, ce type de tombe serait apparu après la dynastie Han de 206 avant JC à 220 après JC. Certains pensent ainsi que la tombe pyramidale pourrait remonter à cette même dynastie et donc avoir plus de 2.000 ans.

Une hypothèse appuyée par le fait que les cimetières remontant à cette époque abondent dans les régions voisines, et ont souvent été construites en briques

La tombe a été trouvée près d’une autoroute. La région était autrefois un village, mais celui-ci a apparemment déménagé pour faire place à un nouveau complexe résidentiel.

D’après le Daily Mail, les fouilles doivent encore durer pendant un mois afin de permettre aux spécialistes d’en apprendre davantage.

source

 

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Insolite Du Dimanche – Conférence Gizeh 2005 de P. Pooyard – De L’Egypte à L’île de Pâques

Patrice Pooyard présente en détails, 3h durant, les travaux de Jacques Grimault, dans une conférence exceptionnelle. (2016)

 

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Découvertes : Des Statues pharaoniques en Égypte , Le tombeau d’un « géant » en Iran , et de mystérieux géoglyphes en Amazonie – qui intriguent les scientifiques

Un squelette fossilisé

D’abord, des Statues pharaoniques ont été découvertes en Égypte : Des restes de statues présentées comme celles de pharaons de la XIXe dynastie (XIIIe siècle avant J.-C.) ont été découverts dans une fosse à proximité du temple de Ramsès II, dans la banlieue du Caire, a annoncé jeudi le ministère égyptien des Antiquités. La découverte a été effectuée par une équipe d’archéologues égyptiens et allemands dans une friche à Matareya, une banlieue populaire au nord-est du Caire construite sur le site antique du temple solaire d’Héliopolis.

Selon Ayman Ashmawy, le chef de l’équipe d’archéologues égyptiens, certains des restes découverts sont ceux d’une statue de huit mètres de long, sculptée dans du quartz et qui « représente probablement » le roi Ramsès II. « Cette statue n’est pas gravée et ne peut ainsi pas être identifiée mais le fait qu’elle se trouve à l’entrée du temple du roi Ramsès II voudrait dire qu’elle pourrait lui appartenir », explique le ministère égyptien des Antiquités dans un communiqué. Parmi les restes de l’autre statue figure un buste de 80 cm du roi Seti II sculpté sur une roche calcaire avec un visage aux traits fins, selon ce communiqué.

Dans ce texte, M. Ashmawy qualifie les découvertes de « très importantes » car « elles montrent que le site du temple solaire était gigantesque avec des structures magnifiques, des inscriptions prestigieuses, des colosses et des obélisques ». D’après le communiqué, le site d’Héliopolis a été endommagé à l’époque gréco-romaine quand la plupart de ses obélisques et colosses ont été transportés vers Alexandrie ou l’Europe. A l’époque de la conquête musulmane, ses pierres ont en outre été utilisées pour construire Le Caire.

Le chef de l’équipe allemande, Dietrich Raue, a expliqué que la mission travaillait à déplacer les statues vers le site archéologique proche de Matareya pour restauration. Les fouilles vont se poursuivre, selon le communiqué.

Commentaire (source) : Les pontifiants de l’« Égyptologie » moderne s’empareront, comme d’habitude, de la découverte pour qu’elle puissent s’insérer, à la masse si il le faut, dans la chronologie officielle de l’histoire encore bien mystérieuse de ce pays à la centaine de pyramides recensées.

Pour rappel et pour le plaisir, en 2013 :

Deux archéologues allemands ont volontairement vandalisé la demeure des pharaons afin de prouver que celle-ci était beaucoup plus âgée qu’on ne le pense. Cette initiative a provoqué l’ire des autorités égyptiennes. (…) Pour étayer leur théorie, les deux étudiants ont gratté un cartouche (symbole hiéroglyphique, NDLR) de couleur rouge, située au-dessus de la chambre d’enterrement du pharaon Khéops, afin d’en extraire un échantillon qu’ils ont ensuite analysé en Allemagne. Une fois l’expertise faite, les jeunes archéologues ont affirmé que les fragments rapportés confirmaient leur théorie selon laquelle les pyramides de Gizeh sont bien plus anciennes que le règne de Khéops et que celles-ci ont simplement été « rénovées » durant la période pharaonique…

Ensute, Le tombeau d’un géant fut découvert en Iran

Le tombeau d’un homme qui mesurait plus de deux mètres a été mis au jour en Iran. La découverte date d’il y a 1.500 ans, lorsqu’une telle hauteur était largement supérieure à la norme. La découverte a été réalisée dans la province du Lorestan située dans l’ouest de l’Iran. Selon les chercheurs cités par l’agence de presse Mehr, le tombeau appartient à un homme qui vivait à l’époque des Sassanides (224 — 651).

​La construction se compose de quatre murs en argile battue recouverts d’une large dalle de pierre. Le tombeau faisant 2,25 mètres de long, on peut supposer que le défunt mesurait plus de 2 mètres, explique l’archéologue Ata Hasanpour.

Non loin du tombeau de l’ancien géant perse, un cimetière d’enfants et d’adolescents a été découvert, rapporte Mehr. Dans le même temps, les chercheurs ont recueilli dans la même région des artéfacts datant de l’époque de l’Empire parthe (247 av. J.-C. — 224 ap. J.-C.), dont une chambre avec deux vaisseaux contenant des traces de produits alimentaires qui seront étudiées dans un laboratoire.

Le Lorestan est l’une des plus vieilles régions iraniennes. Des vestiges de l’âge de pierre, notamment des gravures et dessins retrouvés dans des grottes qui étaient habitées par des hommes préhistoriques, font de la province l’un des plus anciens lieux d’habitation sur la planète.

En pleine forêt amazonienne au Brésil, les scientifiques ont découvert plus de 450 géoglyphes mystérieux dont certains ressemblent à Stonehenge. Leur rôle reste à l’heure actuelle inconnu mais ils suggèrent que la forêt a été exploitée bien plus tôt qu’on ne pensait par les autochtones.

« Le fait que ces sites soient restés cachés pendant des siècles sous une forêt tropicale mature remet vraiment en question l’idée selon laquelle les forêts amazoniennes sont des écosystèmes vierges. […] Notre découverte ne doit pas être citée comme justification aux pratiques actuelles destructrices et non durables. »

La forêt amazonienne a longtemps été considérée comme l’une des plus préservées de la planète avant que la déforestation ne s’y attaque. Pourtant, il semblerait que l’homme ait commencé à la modifier bien plus tôt qu’on ne pensait. C’est du moins ce que suggèrent des découvertes récemment réalisées dans l’Etat de l’Acre dans la partie ouest de l’Amazonie brésilienne. L’an passé, des scientifiques britanniques et brésiliens ont envoyé des drones survoler cette région et ont réussi à mettre en évidence l’existence de centaines de géoglyphes.

Ces grandes figures géométriques tracées au sol sont restées cachées pendant des siècles parmi les arbres avant d’être révélées peu à peu par la déforestation galopante dès les années 1980. Au total, les chercheurs en ont dénombré plus de 450 couvrant une surface d’environ 13 000 kilomètres carrés. Certains sont de simples tracés tandis que d’autres empruntent des formes plus complexes ressemblant au célèbre monument Stonehenge construit il y a plus de 3 000 ans au Royaume-Uni.

Une forêt pas si vierge

Pour en savoir plus, l’équipe de scientifiques a analysé des échantillons de sol provenant de deux des sites afin de reconstruire quelque 6.000 ans d’histoire de la forêt environnante. Cette étude a permis de déterminer que les motifs auraient au moins 2 000 ans et remonteraient probablement aux alentours de l’an zéro. « Le fait que ces sites sont restés cachés pendant des siècles sous une forêt tropicale mature remet vraiment en question l’idée selon laquelle les forêts amazoniennes sont des écosystèmes vierges », a expliqué dans un communiqué Jennifer Watling, scientifique du Musée d’archéologie et d’ethnographie de l’Université de São Paulo et principal auteur de l’étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Après la découverte des motifs, « nous avons immédiatement voulu savoir si la région était déjà arborée quand les géoglyphes ont été construits », a confié le Dr Watling. Et il semblerait que c’était bien le cas, ce qui suggère que bien avant l’arrivée des Européens en Amérique, les sociétés indigènes avaient déjà pour habitude de défricher et d’altérer le paysage amazonien.

Des structures au rôle mystérieux

En reconstruisant l’histoire de la forêt, les scientifiques en sont arrivés à la conclusion que celle-ci s’est retrouvée dominée par du bambou pendant au moins 6 000 ans. Les premiers humains eux, seraient arrivés il y a environ 4 000 ans et auraient commencé à altérer la forêt, permettant aux palmiers de se multiplier au détriment des bambous. Plus tard, il y a entre 2 300 et 1 400 ans, de petites clairières auraient été créées dans la forêt de façon temporaire pour concevoir les géoglyphes. Dans quel but ? Ceci reste à l’heure actuelle une véritable énigme pour les spécialistes.

D’après eux, les motifs ne représenteraient pas les restes de villages, étant donné que les fouilles ont mis en évidence très peu d’artéfacts. Leur arrangement indique également qu’ils n’auraient pas été construits dans un objectif défensif. Au vu des analyses de sol, « il est probable que les géoglyphes étaient utilisés pour des fonctions similaires aux enceintes néolithiques, autrement dit comme des sites rituels de rassemblement public », à l’instar de Stonehenge, a indiqué le Dr Watling.

Un exemple pour des alternatives durables

Bien que cette découverte démontre que les humains altèrent la forêt depuis bien plus longtemps qu’on ne pensait, l’équipe souligne que les activités de l’époque n’ont rien à voir avec celles qui impactent aujourd’hui durement la forêt amazonienne et ont fait disparaître en quatre décennies 20% de sa surface au Brésil. « Malgré le grand nombre et la densité des sites de géoglyphes dans la région, nous pouvons être certains que les forêts de l’Acre n’ont jamais été défrichées de façon aussi étendue, ou aussi longtemps, qu’elles ne le sont depuis ces dernières années », a relevé l’archéologue. « Notre découverte […] ne doit pas être citée comme justification aux pratiques actuelles destructrices et non durables. » Au contraire, pour les spécialistes, cette découverte démontre que les activités humaines en Amazonie ne sont pas nécessairement synonymes de dégradation de la forêt. Ces anciennes pratiques pourraient ainsi servir d’exemple afin de mettre en place des alternatives plus durables et moins destructrices.

 

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Vidéo du Week End : Les mystères du passé – Au coeur des pyramides d’Egypte

Un petit Docu Mainstream sur les pyramides ce WE … (Toutefois pas mal du tout)

L’ingénieur Steve Burrows et son équipe d’experts dévoilent les secrets des pyramides d’Egypte en décryptant leurs constructions à l’aide d’images en 3D.

A l’aide des travaux menés par l’ingénieur Steve Burrows et son équipe d’experts, retour avec des images en 3D sur la construction des pyramides d’Egypte afin de découvrir leurs secrets.

Les chercheurs s’intéressent, dans un premier temps, à une pyramide à six degrés pour comprendre le secret de l’édification d’un bâtiment aussi lourd.

Le groupe de spécialistes poursuit son étude en analysant le complexe effondré de Meïdoum.

C’est ce bâtiment qui a permis aux bâtisseurs égyptiens d’apprendre de leurs erreurs. Ces derniers n’ont pas hésité à multiplier les défis comme lors des constructions de l’important édifice funéraire rhomboïdal et de la pyramide de Khéops restée le plus grand gratte-ciel du monde pendant près de 4000 ans.

 

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Un Sahara vert qui rectifie l’Histoire

« L’érosion du Sphinx, comparée à celle des tombes de l’Ancien Empire, qui se trouvent à 200 mètres, signifie qu’il a des milliers d’années de plus que les tombes et donc que les pyramides. Les traces d’érosion sont dues à la pluie et non au vent. »

Ça n’a l’air de rien, mais un Sahara vert il y a quelques milliers d’années, ça met un grand coup de pompe à la doctrine version officielle de l’Histoire de l’Égypte Antique que nous connaissons tous ; celle établie par les plus grands « spécialistes » de notre époque. Celle que nos grands sectateurs égyptologues auto-accrédités, auto-certifiés et auto-autorisés nous ont pondu il y a des décennies et qui nous chantent en cœur la comptine d’un Sphinx ♪ « sculpté vers 2 500 avant notre ère par Khephren et à son image. »♫ le ♫ « monument est l’image symbolique du roi Khephren mais également le gardien de la nécropole de Gizeh. »♪♫ (Référence Les sites archéologiques Editions Gründ). Il tombe bien ce Sphinx d’ailleurs, puisque l’on comprend mieux, à la lumière de l’article qui suit, comment cette sculpture fantastique peut porter sur elle les traces « inexplicables » d’une érosion… pluviale, scientifiquement prouvée, et devenir la preuve irréfutable que la chronologie de l’histoire égyptienne imposée admise jusqu’à maintenant est une fumisterie. (source)

Selon Le géologue Scoch :

« L’érosion du Sphinx, comparée à celle des tombes de l’Ancien Empire, qui se trouvent à 200 mètres, signifie qu’il a des milliers d’années de plus que les tombes et donc que les pyramides. Les traces d’érosion sont dues à la pluie et non au vent. »

Hé oui, le Sahara était donc autrefois vert  , ça a été prouvé par la science depuis des années . Une nouvelle étude vient reconfirmer ce fait . 

Selon une nouvelle étude publiée récemment dans la revue Advances Sciencemag, il est prouvé que les humains occupaient une grande partie du Sahara au cours de la « période humide » d’il y a environ 8000 ans. Grâce à une analyse des sédiments marins, des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont établi des modèles de précipitations dans le Sahara sur une période de 6000 ans obtenant des résultats fascinants. L’équipe UA-Led a identifié le modèle climatique qui a généré un « Sahara vert » il y a entre 5.000 à 11.000 ans. La région comptait 10 fois plus de précipitations qu’aujourd’hui.
Aujourd’hui c’est le désert du Sahara mais c’était le lieu où habitaient autrefois des chasseurs-cueilleurs qui vivaient d’animaux et de plantes présentes dans des savanes, des régions de prairies boisées il y a 5.000 et 11.000 ans. « C’était 10 fois plus humide qu’aujourd’hui », a déclaré la principale auteur Jessica Tierney de l’Université de l’Arizona. Les précipitations annuelles du Sahara se situent actuellement entre environ 10 à 35 mm par an.

Bien que d’autres recherches ont déjà identifié l’existence d’une période de «Sahara vert», Tierney et ses collègues ont réussi à compiler un enregistrement continu de précipitations dans la région qui existait il y a 25.000 ans. Fait intéressant, les preuves archéologiques montrent que les humains ont occupé une grande partie du Sahara au cours de la période humide, mais peu à peu, ils se sont retirés il y a quelque 8000 ans.

Selon la nouvelle étude, les relevés pluviométriques recueillies par l’équipe indiquent une période qui a duré mille ans, il y a environ 8.000 ans, dans laquelle le Sahara est devenu plus sec, ce qui coïncide avec la période où les gens ont migré ailleurs. « Il semble que cette période sèche de mille ans a provoqué le départ des gens », a déclaré Tierney.

« Ce qui est intéressant, ce que les gens qui sont revenus après la période de sécheresse étaient différents. Cette période sèche sépare deux cultures différentes. Notre dossier fournit un contexte climatique de ce changement d’occupation et du mode de vie dans le Sahara occidental ».

Selon UA News, le lieu de sédiments lacustres, Tierney et ses collègues ont utilisé des carottes de sédiments marins prélevés au large de la côte de l’Afrique de l’Ouest sur quatre sites différents. Les carottes ont été prélevées sur une distance nord-sud d’environ 1.300 km – du Cap Ghir, au Maroc, à l’angle nord-ouest de la Mauritanie – les noyaux ont révélé à la fois les anciens modèles de précipitations et l’étendue géographique du Sahara vert.

Traduction et adaptation de  La terre du futur

 

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Découverte en Israël d’une grotte ayant abrité « les plus anciens manuscrits connus » de l’Ancien Testament

Pus de soixante-ans après les premières fouilles à Qumrân, des chercheurs ont trouvé une douzième caverne dans l'une des falaises du désert de Judée.

L’Université Hébraïque de Jérusalem a annoncé jeudi la découverte d’une nouvelle grotte ayant abrité des manuscrits de la mer Morte, l’une des « plus importantes trouvailles » concernant ces célèbres écrits depuis leur découverte il y une soixantaine d’années.

Ces textes, datant du 3e siècle avant JC au 1er siècle après JC, sont un ensemble de près d’un millier de parchemins principalement en hébreu, mais aussi en araméen et en grec parmi lesquels figurent de nombreux livres de l’Ancien Testament (ou « bible hébraïque« ). Ils constituent les plus anciens manuscrits connus de la Bible hébraïque.

Jusqu’à présent, les archéologues avaient établi que les manuscrits, retrouvés par un berger bédouin au nord ouest de la mer Morte entre 1947 et 1956, à proximité du site archéologique de Qumran, avaient été entreposés dans 11 grottes.

« Cette découverte d’une 12eme grotte pourrait révolutionner les informations dont nous disposons sur les manuscrits de la mer Morte », a déclaré à l’AFP Oren Gutfeld, archéologue à l’Institut d’archéologie de l’Université hébraïque de Jérusalem, responsable des fouilles.

Quelques précisions :

Plus de soixante ans après les premières fouilles à Qumrân, des chercheurs ont trouvé une douzième caverne dans l’une des falaises du désert de Judée. À l’intérieur, ils ont déterré un parchemin vierge ainsi que des restes de pots, de tissu et un bracelet en cuir.

«C’est extraordinaire, il s’agit de la plus importante découverte sur le site archéologique de Qumrân depuis des années», a estimé Oren Gutfeld, directeur des fouilles. Pus de soixante ans après les premières fouilles, des chercheurs de l’université hébraïque ont déclaré mercredi 8 février qu’ils avaient identifié une douzième grotte dans l’une des falaises du désert de Judée. Selon eux, la caverne aurait pu contenir des manuscrits de la mer Morte jusqu’à ce que celle-ci ne soit pillée par les Bédouins au milieu du XXe siècle.

«Jusqu’à présent, il était estimé que les manuscrits de la mer Morte ne se trouvaient que dans onze grottes à Qûmran, mais avec cette découverte, il est certain qu’il s’agit ici d’une douzième caverne», a déclaré l’archéologue américain Randall Price.

Des morceaux de poterie, une cordelette en cuir et des tissus, qui auraient servi à envelopper des manuscrits, ont été déterrés dans des niches situées le long des murs de la grotte, ainsi que dans un tunnel de quatre à six mètres de long. L’équipe de recherche a aussi mis la main sur un sceau fabriqué en cornaline, une pierre semi-précieuse. Au fond de la grotte, les archéologues ont retrouvé une pioche de fer datant des années 1950 laissée à l’abandon.

Mais ce n’est pas tout. Si l’Université hébraïque d’Israël regrette de n’avoir trouvé aucun des manuscrits dans la grotte, elle a tout de même déterré un bout de parchemin vierge attestant leur hypothèse. Pour les chercheurs, cela ne fait aucun doute que l’endroit contenait des manuscrits de la mer Morte qui ont été par la suite dérobés.

Un parchemin vierge retrouvé

Une découverte qui enthousiasme particulièrement le directeur général de l’Autorité des antiquités d’Israël. «La mise au jour de cette nouvelle grotte atteste du fait qu’il reste beaucoup de travail à effectuer dans le désert de Judée. Des découvertes d’une importance considérable peuvent encore avoir lieu», a déclaré Israël Hasson.

Avant d’ajouter: «Nous sommes dans une course contre le temps. Des voleurs saisissent des biens patrimoniaux à l’échelle mondiale pour un gain financier. L’État d’Israël doit mobiliser et allouer les ressources nécessaires pour lancer une opération historique avec le public afin d’effectuer une étude systématique de toutes les grottes du désert de Judée».

 

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