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Archives de Catégorie: Guerre – 3e guerre mondiale

Hélas, ce n’est pas fini !

Hélas, ce n’est pas fini !
Commençons par un bref résumé des événements.
  • Il y a environ un mois, Nikki Haley annonce au Conseil de sécurité de l’ONU que les États-Unis sont prêts à violer les règles de ce même Conseil de sécurité en cas d’attaque chimique en Syrie
  • Puis les Russes ont annoncé qu’ils avaient la preuve qu’une attaque chimique sous fausse bannière est en préparation en Syrie ;
  • Puis une attaque chimique (supposée) se produit (dans un endroit encerclé et essentiellement contrôlé par les forces gouvernementales !) ;
  • L’OIAC envoie des enquêteurs (même si les puissances occidentales clament haut et fort qu’aucune enquête n’est nécessaire) ;
  • Les Anglosionistes bombardent la Syrie ;
  • Puis le Conseil de sécurité de l’ONU refuse de condamner la violation de ses propres règles et décisions ;
  • Enfin, les États-Unis d’Amérique parlent d’une « frappe parfaite ».

Maintenant, dites-moi : avez-vous l’impression que c’est terminé ?

Si vous me dites que 32 sur 103 n’est pas parfait, je vous répondrais que vous êtes à côté du sujet. En fait, 32 sur 103 est une incitation supplémentaire à bombarder de nouveau !

Examinons les choses différemment pendant une seconde et posons-nous la question : qu’a démontré l’attaque anglosioniste, en fait ?

  • Le grand public occidental est si définitivement zombifié que les attaques sous fausse bannière peuvent désormais être annoncées quatre semaines à l’avance ;
  • Les Européens vivent maintenant selon la devise « mon honneur s’appelle solidarité » (une variante de la devise SS « mon honneur s’appelle fidélité ») ;
  • Emmenés par les États-Unis, les pays occidentaux n’ont pas d’objection à des guerres déclenchées en violation de leurs propres lois nationales ;
  • Le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas d’objection à des guerres déclenchées en violation de la Charte des Nations Unies et du droit international ;
  • Les dirigeants de la République populaire de Chine, dans leur infinie sagesse, agissent comme s’ils n’avaient rien de personnel en jeu et agissent comme des spectateurs ;
  • Les Israéliens, par l’intermédiaire des néocons de l’ONU, contrôlent maintenant totalement l’Empire et l’utilisent pour « nettoyer la maison d’à côté ».

J’entends déjà les objections. Elles ressemblent à peu près à ça :

– Mais l’attaque a été un échec lamentable !
– Et alors ? L’Empire n’a rien payé pour la mener.
– Mais les Américains ont cillé ! Ils ont attaqué depuis l’espace aérien jordanien et depuis la mer Rouge ! Ils ont totalement évité les Russes ! Ils ont peur d’eux !
– Et alors ? Ils ont encore bombardé un allié russe en totale impunité.
– Mais vous ne suggérez quand même pas que les Russes auraient dû déclencher une guerre contre les États-Unis à partir d’une attaque qui n’a même pas tué une seule personne ?
– Non, bien sûr que non, mais en ne prenant aucune mesure, les Russes n’ont pas non plus réussi à dissuader de futures attaques.
– Mais qu’auraient pu faire les Russes ?

ÇA, c’est la bonne question !

Examinons les choses d’un peu plus près. Grosso modo, les Russes ont le choix entre trois types de mesures de représailles : politique, économique et militaire. Cependant, chacune d’elle a un ensemble spécifique de prérequis qui sont actuellement problématiques, pour le moins :

Mesures Politique Économique Militaire
Prérequis Suppose un minimum de décence, d’intégrité et de respect de la loi par le reste de la planète. Suppose que d’autres pays, en particulier la Chine, seraient prêts et en mesure de soutenir ces mesures. Suppose que la Russie a la capacité militaire de vaincre la « coalition » anglosioniste.
Réalité actuelle La Russie peut gémir, tempêter, se plaindre, protester, faire appel à des valeurs plus élevées,  à la logique ou au faits – tout le monde s’en fout. Les Chinois et les autres ne sont pas prêts pour l’instant à faire quoique ce soit pour soutenir la Russie. La Russie peut vaincre militairement les Anglosionistes, mais seulement en risquant l’avenir de notre planète.

Cela peut se résumer en une phrase simple : l’hégémonie anglosioniste est une menace pour l’ensemble de la planète, mais personne à part la Russie et l’Iran n’est prêt à l’affronter. Quel paradoxe !

Le soi-disant « Occident chrétien » est devenu un parasite volontaire pour son hôte sioniste et les seuls qui ont le courage et l’intégrité morale de l’affronter sont les chrétiens orthodoxes et les musulmans. Sic transit gloria mundi en effet…

Mais ce qui est encore plus important, c’est que s’il est vrai que les néocons américains n’ont pas réussi à lancer le genre d’attaque massive qu’ils auraient voulu et s’il est vrai que l’attaque américaine a été à peu près aussi boiteuse que possible, il faut complètement oublier ces faits. Les faits ne comptent simplement pas. Ni la logique. Tout ce qui compte, ce sont les perceptions !

Et la perception est que « nous » (les dirigeants anglosionistes et leurs serfs) avons « botté le cul » d’Assad et que « nous le referons » si « nous » en avons envie. C’est tout ce qui importe dans L’Empire des illusions que l’hégémonie anglosioniste est devenue.

Dès que vous comprendrez cela, vous devrez aussi accepter que Trump avait raison : c’était une « frappe parfaite » (de nouveau, pas dans la réalité mais dans le monde d’illusions créé autour d’elle).

La boucle est bouclée.

L’hégémonie anglosioniste exige que la planète entière s’incline et la vénère.  À l’exception de la Russie et de l’Iran, tout le monde se met à genoux ou, au mieux, détourne les yeux. Dans leur réalité illusoire, les « Méricains » se sentent autorisés à frapper la Russie ou l’Iran à n’importe quel instant.  Il n’y a rien que l’Iran puisse faire pour les arrêter et alors que la Russie le peut, elle ne peut le faire qu’au risque de l’avenir de notre planète entière.

Maintenant, dites-moi : pensez-vous réellement que ce soit terminé ?

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Le plus grand exercice naval chinois « en 600 ans » commence : Pékin est prêt à attaquer Taïwan !

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Le mois dernier, le journal public chinois Global Times écrivait  ceci dans un éditorial :

«la Chine doit se préparer à un affrontement militaire direct dans le détroit de Taïwan» et  «il faut faire comprendre que l’intensification des contacts officiels entre les États-Unis et Taïwan aura de lourdes conséquences pour ce dernier».

L’éditorial évoquait même la version selon laquelle la Chine pourrait envoyer des avions et des navires de guerre dans le détroit de Taïwan .

Hé bien c’est chose faite ! 

La semaine dernière, la marine de l’Armée populaire de libération (« PLAN » comme « People’s Liberation Army Navy ») avait rassemblé tous ses navires de guerre, avions et sous-marins nucléaires les plus avancés pour une démonstration massive de force dans la mer de Chine méridionale. 

Asia Times  estime que 10 000 aviateurs et « marines » de l’Armée populaire de libération ont embarqué 48 navires de guerre et 76 avions pour montrer leur loyauté et leur dévouement au président Xi Jinping , qui a été accueilli sur un destroyer par un chœur retentissant de soldats.  

Les journaux chinois gérés par l’ État ont déclaré que le nombre de navires de guerre rassemblés était « le plus grand de son genre en 600 ans. » 

Ce matin, tout ce beau monde s’est retrouvé dans le détroit de Taiwan pour des manœuvres militaires … à balles réelles ! (et sans prévenir ! cf Zero Hedge)

Un message clair contre les états unis et son vassal taïwanais qu’on pourrait résumer ainsi : Pékin est prêt à attaquer ! Comme l’avait annoncé les journaux chinois le mois dernier . 

Les Chinois n’ont presque pas mouflé quant à l’attaque en Syrie (il avaient tout de même voté contre à l’ONU et ont indiqué leur mécontentement) , mais par contre ils se déploient massivement dans leur zone d’influence, signifiant qu’ils sont prêts pour la guerre … Z  

Une démonstration de force dans le détroit de Taiwan ? Non loin des côtes taiwanaises, l’armée chinoise mène depuis ce 18 avril au matin des manœuvres militaires , les premiers depuis deux ans. Pékin voit d’un très mauvais œil le récent rapprochement entre la présidente taiwanaise Tsai Ing-wen et le président américain Donald Trump et le fait savoir. En cas de tentative séparatiste, Pékin est prêt à attaquer l’île rebelle, c’est le message envoyé à Taipei.

Avec notre correspondante à Pékin,  Heike Schmidt

Les manœuvres à tir réel mettent aujourd’hui en pratique ce que Xi Jinping avait martelé en mars dernier: « La Chine ne cèdera pas un pouce de son territoire ». « La réunification complète de la mère patrie est l’aspiration de tous les Chinois. Toute tentative et stratagème destinés à diviser la mère patrie sont voués à l’échec », avait lâché le président chinois.

La promesse de Washington d’aider Taiwan à construire ses propres sous-marins et une nouvelle loi qui encourage des responsables américains de se rendre sur l’île ne sont pas passés inaperçues. La Chine montre donc ses muscles, comme lors d’un récent exercice naval en mer de Chine du Sud où l’homme fort de Pékin avait fait une apparition remarquée, en treillis militaire, sur le navire de guerre « Changsha ». « Le besoin d’édifier une marine forte n’a jamais été aussi pressant qu’aujourd’hui, a martelé Xi Jinping. Nous devons faire preuve d’innovation et de courage, afin de faire de la marine de l’Armée Populaire de Libération une puissance au rang mondial. »

Xi Jinping ne compte pas transmettre la question taiwanaise « de génération en génération ». Une perspective inquiétante pour Taipei. Mais pas question de se laisser intimider. Le ministère taiwanais de la Défense a qualifié les manœuvres de « bruit des bottes » et de « simple routine »

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Paul Craig Roberts : « La crise n’en est qu’à son premier stade »

La crise n’en est qu’à son premier stade

Encore une excellente analyse de Paul Craig Roberts … Pour lui « Tout au long de la guerre froide, jamais l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies n’a parlé de façon agressive et irrespectueuse au représentant soviétique, comme le fait Nikki Haley s’adressant à l’ambassadeur russe » , et c’est vrai !! La guerre froide 2.0 est pire que la 1ere, plus dangereuse en tous cas … Z

Nombre de gens, dont le Président russe Poutine, demandent pourquoi les États-Unis ont lancé l’attaque illégale contre la Syrie, avant que les inspecteurs de l’OIAC n’examinent le site de la présumée attaque chimique.

Cette question populaire est complètement à côté de la plaque. L’attaque étasunienne est un crime de guerre manifeste et indiscutable contre un pays souverain, que la Syrie ait ou non employé l’arme chimique à Douma, lors de l’offensive contre les terroristes sponsorisés par Washington. Personne n’a fait en sorte d’empêcher ce crime de guerre. Quelques vassaux de Washington, à l’exemple de l’Allemagne et de l’Italie, ont refusé de s’impliquer, mais nul n’a tenté d’empêcher ce crime de guerre. L’impuissant Conseil de sécurité de l’ONU, auquel la Russie fait perdre son temps, l’UE, l’OTAN, la Russie et la Chine, n’ont rien fait pour prévenir ce crime de guerre de l’ère nazie de Washington.

Les autorités russes ont fait savoir que si l’attaque de Washington portait préjudice à leurs citoyens, il y aurait des conséquences militaires, mais les Russes n’ont pas protégé leur allié syrien de l’attaque.

L’attaque n’a peut-être aucune importance, puisque menée avec soin, de façon à n’avoir aucun autre effet que de servir à Trump pour sauver la face. Apparemment, il n’y a eu aucune victime et rien de concret n’a été endommagé, à part un établissement servant à la fabrication d’antivenin pour morsure de serpent.

Par contre, l’attaque est grave à cause de l’image qu’en ont fait les organes de la pressetituée étasunienne : une grande victoire étasunienne contre le diabolique gouvernement syrien et son allié, le malfaisant gouvernement russe. Fabriquée par les journalistes avec leurs nouvelles trompeuses, cette perception de l’événement justifie le crime de guerre et inspirera d’autres attaques contre la Syrie.

Il est peu probable que le Conseil de sécurité de l’ONU condamne Washington, qui paie 25% du budget de l’ONU. De plus, le Conseil de sécurité étant rempli de vassaux de Washington, ils ne voteront pas pour censurer leur suzerain. Poutine perd son temps à porter l’affaire devant le Conseil de sécurité, à moins qu’il espère prouver que toute l’institution occidentale est complètement corrompue. Comme la plupart des gens informés le savent déjà, je ne comprends l’intention de prouver ce que l’on sait déjà. Poutine devrait lire cet article d’Eric Zuesse avant de trop se fier à l’ONU.

J’ai écrit de nombreuses fois que j’admire la personnalité chrétienne de Poutine, qui pour épargner au monde le nombre énorme de victimes d’une guerre mondiale, élude les coups qu’il prend en permanence de Washington. Le problème est qu’en « tendant l’autre joue », Poutine encourage Washington à aggraver ses agressions. Poutine a affaire à des psychopathes néocons, pas à des gens raisonnables.

Tout au long de la guerre froide, jamais l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies n’a parlé de façon agressive et irrespectueuse au représentant soviétique, comme le fait Nikki Haley s’adressant à l’ambassadeur russe. Pendant la guerre froide, aucun président étasunien n’aurait toléré Nikki Haley. La chienne folle aurait été virée sur-le-champ.

Devant un gouvernement étasunien où Trump a choisi Nikki Haley au poste de porte-parole du pays, où John Bolton, un belliciste néocons, a une influence majeure dans la politique militaire et étrangère, et où le président lui-même est menacé d’inculpation pour avoir voulu normaliser les relations avec la Russie, le gouvernement russe est piégé par ses illusions s’il pense avoir la moindre chance d’éviter la guerre.

Pour éviter la guerre qui vient, le mieux à faire, c’est de former l’alliance russo-sino-iranienne et provoquer une défaite des forces armées étasuniennes dans un contexte régional, ne valant pas que les psychopathes de Washington lancent les armes nucléaires. De fait, tant que l’Oncle Sam n’aura pas subi de dommages, ses vassaux européens, le Conseil de sécurité de l’ONU et l’OIAC, resteront avec lui. Dès qu’il subira une défaite, l’OTAN se dissoudra. Avec cette dissolution, sa couverture disparaîtra comme par enchantement, et il n’aura plus alors les moyens de menacer d’autres pays.

Paul Craig Roberts

Original : www.paulcraigroberts.org/2018/04/17/crisis-beginning-stages/
Traduction Petrus Lombard

 

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La Russie souhaite fournir un système de défense anti-missile S-300 à la Syrie ! Israël « gravement préoccupé » …

Le système anti-missile à longue portée S-300, fabriqué en Russie, est déployé à Fordo, site nucléaire situé au centre de l'Iran, le 28 août 2016. (Crédit : capture d'écran Press TV)

Bien fait !! Ça va être une toute autre histoire pour violer l’espace aérien Syrien (« quasi impossible » comme on peut le lire ici ou là) – comme le font impunément les Israéliens, seul pays au monde à oser agir ainsi – ou attaquer ce pays …. Déjà qu’avec leurs missiles obsolètes les Syriens avaient intercepté les 3/4 des missiles lors de la dernière attaque occidentale, alors là ça change carrément la donne … Le système S 300 Russe est un des plus puissant au monde, il est largement suffisant pour les Syriens !! (les Russes en sont eux aux S-500 qui sont en cours de fabrication et qui viendront très bientôt épauler le système S-400 baptisé « Triumph », dont les performances dépassent déjà largement tout autre complexe de défense antiaérienne dans le monde – et ça encore ce n’est que ce que nous savons, car ne doutez pas la Russie a développé de « nouvelles armes » secrètes comme l’a déclaré Poutine !!) Z 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov a déclaré lundi que Moscou envisagerait de fournir son système de défense antimissile S-300 à la Syrie.

Il a déclaré à la BBC dans une interview que les récentes frappes aériennes dirigées par les Etats-Unis sur des cibles militaires syriennes avaient conduit Moscou à envisager un renversement de sa politique.

« Il y a quelques années, à la demande de nos partenaires, nous avons décidé de ne pas fournir de S-300 à la Syrie », a-t-il dit. « Maintenant que cet acte d’agression scandaleux a été commis par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, nous devons réfléchir à la manière d’assurer la protection de l’État syrien. »

Interrogé par l’intervieweur pour clarifier sa position et confirmer que Moscou envisagerait effectivement de fournir le S-300 à la Syrie malgré le fait qu’Israël serait « gravement préoccupé » par une telle décision, Lavrov a répondu : « Tout ce qui est nécessaire pour aider l’armée syrienne à dissuader l’agression, nous sommes prêts à l’envisager ».

Le système de fabrication russe est l’un des plus avancés du genre au monde, offrant une protection à longue portée contre les avions et les missiles. Le système a été fourni par Moscou à Téhéran et déployé par l’armée russe en Syrie, et les responsables israéliens craignent que sa vente à Damas n’affaiblisse la suprématie aérienne régionale d’Israël. 

Les responsables israéliens ont déjà exprimé la crainte que le système pourrait affaiblir la suprématie aérienne de l’armée de l’air israélienne dans la région, rapporte le Times of Israël 

Israël ne pourra plus pénétrer dans le ciel syrien

Pour le journal panarabe Raï al-Youm, désormais, il sera quasi impossible aux chasseurs et missiles israéliens de franchir l’espace aérien syrien, car Moscou vient d’annoncer qu’il allait équiper la défense syrienne de systèmes S-300.

Le journal Raï al-Youm a écrit : « Les relations entre la Russie et Israël ne sont pas bonnes ces derniers temps, surtout depuis qu’Israël a attaqué l’aéroport militaire syrien T4, le 9 avril. On peut même dire que leurs relations sont à leur niveau le plus bas, d’autant plus que le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur israélien en Russie et que Vladimir Poutine a mis en garde Benyamin Netanyahu contre le fait de prendre de nouvelles mesures pouvant l’accroître l’instabilité dans la région du Moyen-Orient. »

Le ministre israélien des Affaires militaires, Avigdor Lieberman, a déclaré hier, lundi 16 avril 2018, que le régime israélien n’accepterait jamais les limitations posées par Damas ou par un autre gouvernement de la région et qu’il continuerait comme bon lui semble ses actions en Syrie et ailleurs. Liebermann a même ajouté : « Le corps militaire israélien conservera sa pleine liberté, c’est-à-dire qu’il continuera ses attaques en Syrie. Parce qu’il ne laissera pas l’Iran établir sa présence militaire en Syrie et faire de ce pays une tête de pont pour lancer des attaques contre Israël. »

Pour le journaliste de Raï al-Youm, « il est plus que honteux que les autorités israéliennes protestent contre toute restriction à la violation de l’espace aérien et terrestre de la Syrie, même lorsque celle-ci vient d’une superpuissance comme la Russie, et qu’elles insistent pour continuer leurs attaques contre ce pays. Ce que les responsables israéliens n’ont pas compris, c’est que l’espace aérien syrien n’est plus un vaste champ libre pour leurs chasseurs et leurs missiles ».

Raï al-Youm ajoute qu’Israël a bien participé à l’invasion tripartite contre la Syrie qui a eu lieu samedi, que cette participation a consisté à fournir des renseignements et qu’Israël a même ouvert la voie aux agresseurs avec son attaque contre la base T4 du 9 avril qui a coûté la vie à 14 militaires syriens et iraniens et que cette agression israélienne entraînera de manière certaine des représailles de la part de Damas et de ses alliés. À cet égard, Raï al-Youm rapporte que Moscou vient d’annoncer qu’il ne lésinerait sur aucun moyen pour assurer la défense de la Syrie et que des S-300 pourraient être livrés prochainement à Damas.

« Lieberman et ses généraux ne savent peut-être pas que l’époque où les avions de chasse israéliens violaient librement l’espace aérien syrien et qu’ils bombardaient ce qu’ils voulaient est révolue. Depuis le début de cette année, l’armée de l’air syrienne a réalisé d’immenses progrès en résistant à toute attaque aérienne israélienne. On peut citer à cet égard trois événements, dont les plus importants sont la destruction du chasseur F-16 et l’interception de 71 missiles Tomahawk sur les 103 tirés samedi par la coalition tripartite », rappelle ce journal panarabe.

Enfin, Raï al-Youm conclut ainsi : « Israël est l’un de ceux qui ont le plus perdu dans l’attaque de samedi sur la Syrie. Parce qu’il ne pourra plus voler librement dans le ciel syrien sans être intercepté et que des missiles S-300 seront très bientôt à l’affût des bombardiers et missiles syriens. Et cela dans l’hypothèse où l’on met de côté une riposte [de l’autre camp]. »

 

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La DCA syrienne intercepte une dizaine de missiles au-dessus de Homs

La DCA syrienne riposte à la frappe américano-franco-britannique du 14 avril

Il semblerait que ce soit encore les Israéliens qui continuent leurs opérations parallèles en Syrie, en contravention de toutes les règles du droit international dont ils se moquent éperdument . Dire que même « les alliés » ne prennent pas l’énorme risque de violer l’espace aérien Syrien !  Mais ce n’est pas un problème pour l’entité sioniste qui mène tranquillement ses opérations . Par contre, aucune réaction des Russes ni de quiconque hormis les Syriens sur ces violations répétées de l’intégrité territoriale syrienne … Pourquoi ?? C’est une excellente question !! Z 

L’armée syrienne a intercepté lundi soir neuf missiles lancés sur l’aéroport de Shayrat. Se référant à des sources au sein de l’armée, des médias arabes attribuent l’attaque à Israël. Le site Al-Masdar a en outre annoncé que la DCA syrienne a tiré plusieurs missiles contre des avions militaires qui avaient violé l’espace aérien du pays.

La défense antiaérienne syrienne a intercepté lundi soir une dizaine de missiles qui visaient l’aéroport militaire de Shayrat, dans le gouvernorat de Homs, a annoncé la télévision nationale du pays.

«Les missiles de l’ennemi, qui étaient au nombre de 9, ont été interceptés par la DCA syrienne», précise la source.

Par la suite, une source militaire a confirmé à Sputnik ces informations.

«La DCA syrienne dévie une frappe de missiles visant un aérodrome militaire dans le gouvernorat de Homs», a fait savoir l’interlocuteur de l’agence.

Plus tôt dans la journée de lundi, l’agence nationale SANA avait aussi rapporté que la défense antiaérienne du pays avait intercepté des missiles près de Homs.

​Tout de suite après l’apparition de ces informations, le Pentagone, contacté par Sputnik, a déclaré que les États-Unis ne menaient aucune opération dans la zone désignée.

«Les États-Unis ne mènent actuellement aucune activité dans la région en question. Aucun détail supplémentaire ne peut être fourni dans l’immédiat», a indiqué une représentante du Pentagone.

D’après le site Al-Masdar, l’attaque est intervenue à 01h10 (00h10 heure de Paris). Selon cette même source, les frappes n’auraient pas visé Shayrat, mais une autre base aérienne de la province de Homs. Selon la chaîne libanaise Al Mayadeen, l’attaque n’a causé aucun dégât, tous les missiles ayant été interceptés.

Al-Masdar a en outre annoncé que l’armée syrienne aurait tiré des missiles dans l’est de Damas contre plusieurs avions israéliens qui avaient pénétré dans l’espace aérien du pays depuis le Liban.

Pour rappel, c’est justement la base aérienne de Shayrat qui avait été attaquée le 7 avril 2017 aux missiles américains Tomahawk. Washington avait alors affirmé que cette base était «associée au programme» d’armes chimiques et «directement liée» à l’attaque à l’arme chimique survenue le 4 avril à Khan Cheikhoun.C’est sous ce même prétexte — la présumée attaque chimique perpétrée le 7 avril dans le ville syrienne de Douma — que les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené une attaque aux missiles contre la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. D’après la Défense russe, la DCA syrienne a alors intercepté 71 missiles sur les 103 tirés par cette coalition tripartite.

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Poutine prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie !

POUTINE PRÉDIT LE CHAOS EN CAS DE NOUVELLES FRAPPES EN SYRIE

Hé bien là c’est clair, Poutine trace une ligne rouge en langage diplomatique … « chaos », le mot est très fort !!! Avec cette déclaration il met clairement en garde les occidentaux contre une toute autre attaque quel que soit le motif (même si ce n’est qu’une attaque « bidon » comme celle d’avant hier). Ça risque de chauffer à l’avenir, car on peut être certain qu’une telle situation se reproduira car cette attaque pour un supposé usage d’armes chimique alors que les Syriens ont démantelé leur arsenal depuis 2015 sous la houlette de la Russie – n’était qu’un prétexte . Un prétexte pour tester les Russes dans un bras de fer de plus en plus dangereux qui oppose les superpuissances au proche orient, le tout au bénéfice de l’élite de l’ombre qui déroule son agenda. Macron lui tente de jouer le « en même temps » en hésitant pas à déclarer que la Russie était « complice » en Syrie, énième provocation,  tout en prétendant avoir convaincu Trump de limiter les frappes … N’importe quoi ! Trump n’en a que faire de ce que pense Macron, la France n’est qu’un petit toutou .  Trump voulait même frapper des cibles Russes !!! Comble de la folie humaine, ça aurait directement déclenché WW3. C’est  le chef du Pentagone James Mattis, celui qui décide vraiment, qui s’est prononcé contre cette initiative, selon The Wall Street Journal . Mais la clef, c’est bien sur Israël (et le sionisme international) qui se frotte les mains tout en lançant des opérations parallèles en Syrie. La région déstabilisée, c’est tout bon pour eux et le grand Israël . Le fond, c’est que c’est un combat entre un nouvel ordre mondial unipolaire qui serait dirigé par l’élite, le « NOM » avec un passage de la pax americana à la pax judaica avec Jérusalem comme capitale – et un monde multipolaire équilibré, celui des nations et des peuples … Z 

MOSCOU/DAMAS (Reuters) – Vladimir Poutine a estimé dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie entraîneraient un chaos mondial, tandis que Washington se préparait à renforcer la pression sur la Russie avec de nouvelles sanctions économiques.

Lors d’un entretien téléphonique au lendemain des frappes coordonnées menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, le président russe et son homologue iranien Hassan Rohani, principaux alliés du président syrien Bachar al Assad, ont jugé que ces frappes avaient diminué les chances de parvenir à une solution politique en Syrie.

« Vladimir Poutine en particulier a souligné que, si de telles actions, commises en violation de la Charte des Nations unies se reproduisaient, alors cela mènerait inévitablement au chaos dans les relations internationales », lit-on dans le communiqué du Kremlin.

Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, a déclaré lors de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne de télévision CBS que les Etats-Unis annonceraient de nouvelles sanctions économiques lundi à l’encontre des entreprises russes soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien.

Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté sur la chaîne Fox News, ne retireront pas leurs troupes en Syrie tant que leurs objectifs n’auront pas été atteints, à savoir : avoir la certitude qu’aucune arme chimique ne puisse être utilisée de manière à constituer une menace pour les intérêts des Etats-Unis, que le groupe Etat islamique soit vaincu et que les Etats-Unis soient en mesure de surveiller les activités iraniennes.

SANCTIONS « DURES »

En réponse, le sénateur russe Evguéni Serebrennikov, vice-président de la Commission de défense du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, a déclaré que les sanctions seraient « dures » pour la Russie, mais qu’elles feraient « plus de dégâts aux Etats-Unis et à l’Europe ».

Samedi, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont lancé 105 missiles ciblant ce que le Pentagone a dit être trois installations d’armes chimiques en Syrie en représailles au bombardement chimique imputé au régime de Bachar al Assad le 7 avril dernier à Douma dans la Ghouta orientale.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a déclaré que les puissances occidentales ne prévoyaient pas d’autres frappes de missiles, mais que si Damas utilisait à nouveau des armes chimiques, elles referaient le point.

« Il ne s’agit pas d’un changement de régime (…) Il ne s’agit pas d’inverser le cours du conflit en Syrie », a déclaré le secrétaire au Foreign Office à la BBC, soulignant que la Russie était le seul pays à pouvoir faire pression sur Assad pour qu’il mette un terme au conflit.

Emmanuel Macron a déclaré avoir dit à Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique vendredi, que la Russie était « complice » en Syrie et avoir convaincu le président américain Donald Trump de limiter les frappes de samedi. 

« Bien sûr qu’ils sont complices, ils n’ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’arme chimique », a déclaré le président français dans un entretien accordé à BFM, RMC et Mediapart.

A Damas, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faiçal Mekdad, a rencontré des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pendant trois heures en présence de représentants de la Russie et d’un haut responsable de la sécurité syrienne.

« DE BONNE HUMEUR »

Les inspecteurs de l’OIAC devaient se rendre sur le site de Douma. Moscou a condamné les Etats occidentaux pour avoir refusé d’attendre les conclusions de l’OIAC avant de frapper la Syrie.

Le président Assad a déclaré dimanche à un groupe de parlementaires russes en visite que les frappes de missiles occidentaux constituaient un acte d’agression.

Les députés russes ont trouvé Assad de « bonne humeur ». Ce dernier a fait l’éloge du système de défense anti-aérienne de l’armée syrienne, qui date de l’époque soviétique, pour repousser les attaques occidentales.

Donald Trump a déclaré « mission accomplie » après les frappes, mais, au Pentagone, le général américain Kenneth McKenzie a déclaré que des éléments du programme chimique syrien subsistaient et qu’il ne pouvait pas garantir que la Syrie soit incapable de mener une attaque chimique à l’avenir.

Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné l’utilisation « criminelle » d’armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche son « plein soutien » aux frappes aériennes de samedi.

Le Hezbollah libanais, allié du régime syrien, a déclaré que les frappes occidentales n’avaient servi à rien.

Son chef Hassan Nasrallah a déclaré que l’armée américaine avait limité ses frappes parce qu’elle savait qu’une attaque plus large déclencherait des représailles de la part de Damas et de ses alliés et enflammerait la région.

« L’armée américaine sait bien qu’aller vers une large confrontation et une grande opération contre le régime et l’armée et les forces alliées en Syrie pourrait ne pas finir, et qu’une telle confrontation enflammerait toute la région », a déclaré Nasrallah.

A l’Onu, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont présenté samedi soir un projet de résolution visant à établir une nouvelle enquête indépendante sur les responsables des attaques d’armes chimiques en Syrie.

Les diplomates ont déclaré que les négociations sur le projet de résolution commenceraient lundi.

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L’échec des frappes en Syrie et la fin d’un ordre mondial

L’échec des frappes en Syrie et la fin d’un ordre mondial

Voici un point de vue Russe pertinent et cynique sur les événements des derniers jours … C’est vrai qu’on se demande à quoi sert l’ONU, dont la charte et les principes ont totalement été bafoués, une fois de plus, alors que l’organisation est censée garantir et maintenir la paix mondiale, : décidément, nous sommes mal barrés … L’ONU devient obsolète, et comme le montre l’histoire, seule une grande guerre pourrait changer les choses et faire naître le grand Israël une nouvelle organisation internationale fiable . Mais le problème c’est que si cette grande guerre se produit, il risque de n’y avoir plus personne sur terre pour faire émerger le grand Israël cette nouvelle structure internationale qui s’impose . (sauf les vrais décideurs de l’ombre dans leurs bunkers ou dans l’espace) L’équilibre du monde vole en éclats . Désormais les leaders des grosses « puissances » occidentales, marionnettes de ces élites sans foi ni lois,  se permettent de partir en guerre … sans aucune déclaration de guerre !! Ils sont en lévitation au dessus des lois internationales qui devraient nous protéger sans se soucier de conséquences potentielles impossibles à prédire que ce soit à court moyen ou long terme, qui pourraient s’avérer dramatiques pour la planète et ses habitants, risquant littéralement d’annihiler l’humanité, pauvres gueux que nous sommes ! Ils se moquent totalement des frontières, des peuples et de la souveraineté des états . Hallucinant quand on y pense ! Z 

A l’appel des Etats-Unis, malgré les hésitations de Trump, Macron et May ont mis nos pays à la solde des intérêts atlantistes. Sans accord du Conseil de sécurité de l’ONU, en conséquence d’une rumeur à la réalisation de laquelle la Grande-Bretagne a elle-même contribué. Finalement, une centaine de missiles a été envoyée en Syrie, les deux tiers détruits par le système de défense aérien syrien et des bâtiments vides ont terminé en poussière. La Russie cherche encore la participation française, qui n’est pas apparue sur leurs radars … L’on craignait une Troisième Guerre Mondiale, l’on a eu une petite revanche d’egos surdimensionnés. Le sursaut d’un système condamné. Et qui le sait.

Les dernières déclarations de D. Trump et de ses porte-paroles, qui annonçaient que différentes options étaient à l’étude, laissaient planer un doute sur la réalisation des frappes aériennes, surtout que les experts de l’OIAC se sont finalement décidés à aller en Syrie voir ce qu’il en était de la fameuse attaque chimique de Douma. Et c’est à ce moment que les USA, accompagnés de la France et de la Grande-Bretagne, décident de tirer. Justement lorsque ces experts sont à la frontière syrienne, comme s’il fallait à tout prix les empêcher d’entrer et de voir. Alors, dans la nuit, une centaine de missiles sont envoyés sur le pays. Mais la perspective de la guerre fait peur, la Russie est largement présente sur le sol syrien. La France prévient donc la Russie des frappes, des lieux, des heures. Et tous en coeur de répéter, les uns à la suite des autres, dans une litanie macabre et lassante: la Russie est coupable, Assad est un monstre, nous ne voulons pas la guerre contre la Russie, les frappes n’étaient pas dirigées contre Assad. 

Ces pays lancent des avions, des navires de guerre dans un conflit sans vouloir la guerre. Ils bombardent sans vouloir tuer. Mais qui sont ces dirigeants d’opérette? Ces dirigeants twitterisés, facebookés. Des dirigeants incapables d’appréhender le réel dans sa complexité.

Pourquoi? Des besoins intérieurs, des exigences d’images

Chacun des trois protagonistes avait besoin de ces actions. Elles ont donc eu lieu. Et cela n’a rien à voir avec l’utilisation présumée et non prouvée d’armes chimiques, les droits de l’homme ou autres fétiches du jour.

Macron a voulu revêtir les oripeaux des chefs de guerre. Pour le plus grand bonheur de la presse française, qui s’est pâmée dans un orgasme collectif. Et faire ainsi oublier la contestation populaire montante.

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May s’est embourbée dans son Skripal, il faut faire montrer la pression pour faire oublier les échecs passés. Quant à Trump, pas très chaud dans les actes, brûlants en parole, il ne pouvait plus perdre la face et lâche du mou à l’international en espérant pouvoir un minimum gouverner à l’intérieur.

Des frappes illégales

Mais le Conseil de sécurité n’a pas suivi, la Russie et la Chine n’ont pas autorisé les frappes. Ce qui irrite totalement le ministre des affaires étrangères français, si l’on en croit la bande-annonce de pure propagande justifiant l’intervention militaire française. Un relent de Maréchal nous voilà!

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Donc sans autorisation du Conseil de sécurité, qui rappelons-le, prend ses décisions non pas à la majorité mais à l’unanimité, seule garantie de la souveraineté des Etats, trois des membres permanents sont partis en guerre.

Des frappes illégitimes

Faute de légalité, nos joyeux lurons ont voulu jouer la carte de la légitimité, c’est-à-dire de la conformité des actions non pas au droit, mais aux valeurs. Assad attaque son peuple aux armes chimiques et est protégé par la Russie, il faut agir.

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Снимок экрана (585)Le seul problème est que ces frappes interviennent juste après que le ministère de la défense russe ait démontré lors de son briefing devant la presse le montage de l’affaire des soi-disant victimes à Douma par les Casques blancs et l’organisation médicale américano-syrienne. Avant déjà, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, avait signalé que la Russie s’était adressée aux ONG en question pour savoir dans quels hôpitaux étaient soignées les victimes, où étaient les corps de ces victimes et quelle en était la liste. Aucune information. A part la bande vidéo virale qui s’est emparée du net et des médias.

Or, il apparaît que la Russie a retrouvé un des soignants qui s’était trouvé sur les lieux et qui déclare que tout à coup, des inconnus sont entrés dans l’hôpital en criant à l’attaque chimique, tenant des caméras. Les gens se sont précipités pour s’arroser d’eau. Les médecins de l’hôpital de leur côté, ont déclaré qu’il n’y avait aucune trace d’arme chimique. Le ministère de la défense russe a ajouté qu’il détenait des preuves de l’implication de la Grande-Bretagne dans la mise en oeuvre de cette provocation sordide.

Donc, pas de décision internationale qui donnerait un cadre légal, ni de fondement moral puisque l’attaque est un Fake.

Peut-être est-ce pour cela que finalement, l’acte de guerre n’a pas été très … guerrière. Que la Russie a été prévenue, selon les dires de la France.

Une opération militairement ratée

Selon les acteurs de cet acte de bravoure sans précédent (il faut quand même beaucoup de courage pour bombarder de nuit), l’opération est un grand succès.Снимок экрана (583)

Position répétée à loisir par les « alliés ». Pourtant, un rapport du ministère de la défense russe entre désagréablement – pour nos amis bellicistes – dans le détail. Et comme disait J.-P. Sartre, une guerre racontée en détail, on ne sait plus ce qui la différencie d’une défaite.

L’on apprend ainsi que les systèmes de défense syriens, qui datent encore de l’époque soviétique, ont descendu les deux tiers des missiles lancés contre le pays, qu’aucun aérodrome n’a été touché. Que des cibles civiles ont été touchées, notamment trois bâtiments qui servaient, avant qu’Israël ne commence à les prendre pour cible, à la recherche et à l’enseignement. Mais justement en raison des différents raids d’Israël, ces bâtiments étaient totalement vides. Les USA, la Grande-Bretagne et la France peuvent se féliciter de les avoir détruits.

En ce qui concerne plus particulièrement la participation de la France, des questions se posent. Dans les médias, les déclarations, nous sommes au sommet. Pour 16 millions d’euros, quand même:

Sur les 105 missiles tirés sur des installations syriennes par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, 12 l’ont été par les forces tricolores. Dans le détail, 9 missiles Scalp, d’une portée de 250 km, ont été tirés par les 9 avions Rafale engagés et 3 missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1000 km et « d’une précision de l’ordre du métrique », ont été tirés par la frégate multimissions Aquitaine, déployée en Méditerranée orientale.

Et maintenant, si l’on compare avec le rapport présenté par les forces russes. Eux n’ont malheureusement pas remarqué la participation annoncée des forces françaises … Ils nous font le décompte des missiles britanniques et américains qui sont arrivés vers la Syrie, aucun des missiles tirés par les avions n’a pu être aperçu … car les avions eux-mêmes n’ont pas été remarqués. Quant aux 3 missiles tirés depuis la frégate… les autres bâtiments de « nos alliés » sont bien cités, mais lui … également absent.

Et pour ceux qui ont des doutes quant à la véracité de la destruction des « missiles démocratiques et salvateurs », dont les médias occidentaux ne disent un mot, les réseaux sociaux commencent à sortir des photos, mais qui elles étrangement ne sont pas reprises par nos journalistes, tant avides de justice:

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Réaction mesurée de la Russie

Face à cela, la Russie a décidé de réagir mesurément: on ne déclenche pas une guerre mondiale pour 5 blessés (puisque les 103 missiles ont fait … 5 blessés) et des bâtiments vides détruits.

Le président russe a qualifié les frappes menées par les USA, la Grande-Bretagne et la France d’acte d’agression contre un pays souverain, à l’avant-poste de la lutte contre le terrorisme, acte commis en violation du droit international. Le ministre des affaires étrangères S. Lavrov souligne le danger de destruction du système international sous l’effet de la violation constante de ses règles élémentaires.

La réunion du Conseil de sécurité n’a évidemment débouché sur aucune résolution: les trois pays agresseurs criant à la légitimité de viser « le régime syrien« . Comme s’il ne s’agissait pas d’un pays avec des gens, mais d’une chose abstraite, « un régime », et forcément mauvais. Pour reprendre les paroles du représentant russe Nebenzia, en quoi bombarder les aérodromes d’un pays luttant contre le terrorisme va aider à la lutte contre le terrorisme, ce n’est pas très clair …

Pour sa part, le ministère de la défense russe envisage à nouveau la possibilité de livrer à la Syrie et à d’autres Etats se trouvant en difficulté le système de protection aérien S300.

Le résultat de cette opération est plus que mitigé. A ce niveau, il n’est pas mitigé, il est simplement déplorable. En ce qui concerne la Syrie, ne supportant de voir leur défaite et leur mise à l’écart du processus de règlement politique, les Etats-Unis aidés par les pays dont les dirigeants en avaient le plus besoin sur le plan intérieur, ont voulu reprendre la main. Même si l’OTAN et l’UE les soutiennent, car ils soutiennent la position atlantiste, dans les pays européens (et ailleurs), les forces politiques se divisent.

La France a remplacé l’Allemagne dans le coeur des atlantistes et s’est allongée comme une prostituée toute enjouée. La Grande-Bretagne a désespérément besoin d’un ennemi, rien de tel que la Russie, pour faire oublier les scandales intérieurs et la dégradation. D’une manière générale, l’on assiste à la dégradation du politique, car nos populistes ont oublié que la politique est une affaire de professionnels, pas de business man, pas de la société civile, mais de professionnels.

Sur le plan intérieur, Trump a voulu sauver la face sans faire réellement la guerre. Il ne s’agit pas d’une action d’envergure de plusieurs jours comme le demandaient les militaristes, ni d’une intervention au sol. Le conflit direct avec la Russie fait peur, il ne veut pas d’une guerre, Mattis non plus, mais veut garder la face faute de pouvoir réellement diriger ce pays, tenu par des élites qui le rejettent. Il tente le compromis à l’extérieur pour garder la main sur la politique intérieure. Que ce pari soit un pari gagnant, il y a peu de chances. Qu’il tente de limiter les dégâts à l’international en faisant plus de gesticulations que de réelles et dangereuses actions, oui. Mais il n’a objectivement ni la force ni les moyens de mettre en place une véritable politique extérieure, il n’y a aucune stratégie, seul de l’empêchement.

Le problème est que le véritable ennemi reste la Russie, pas la Syrie, ou les terroristes. Il faut continuer à la discréditer pour reprendre la main. Mais en radicalisant le discours et le comportement, l’Occident se discrédite de plus en plus. Se renie.

Finalement, c’est la fin d’un monde. Sans qu’un nouveau ne soit arrivé. En effet, l’ONU ou l’OTAN sont en échec. Mais l’on ne change pas un système international lorsque le conflit existe. Car même sans tanks et avec de fausses attaques, le conflit existe réellement. A la fin de celui-ci, l’on pourra mettre en place un nouvel ordre international. Pour l’instant, les acteurs principaux se battent pour gagner leur place dans un hypothétique schéma à venir. Tout cela semble d’autant plus chaotique qu’ils ne savent pas ce qu’il sera. Mais sans combat aujourd’hui, ils seront absents demain.

Karine Bechet-Golovko

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