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Archives de Catégorie: Guerre – 3e guerre mondiale

La Turquie annonce préparer l’invasion de la Grèce

La Turquie annonce préparer l’invasion de la Grèce

Délivrant, au congrès provincial d’Eskişehir de l’AKP, un discours sur l’invasion actuelle de la Syrie par l’armée turque (opération Rameau d’Olivier), le président Recep Tayyip Erdoğan a déclaré, le 17 février 2018 :

« Ceux qui pensent que nous avons effacé de nos cœurs les terres dont, il y a cent ans, nous nous sommes retirés en larmes ont tort.
Nous disons à chaque occasion que la Syrie, l’Irak et d’autres endroits de la carte de nos cœurs ne sont pas différents de notre propre patrie. Partout où l’appel à la prière est entendu, nous luttons pour qu’un drapeau étranger ne soit pas brandi.
Les choses que nous avons faites jusqu’ici ne sont rien en comparaison des attaques encore plus grandes que nous prévoyons dans les prochains jours. Dieu le veut ! »

La Turquie, membre de l’Otan, occupe déjà des territoires à Chypre, en Irak et en Syrie. Elle revendique les territoires grecs hébergeant une minorité musulmane.

Révélant sa nouvelle politique étrangère, lors d’un discours à l’université qui porte son nom le 15 octobre 2016, le président Erdoğan avait annoncé son intention de reconquérir les territoires dont son pays avait été privé après sa défaite à l’issue de la Première Guerre Mondiale, conformément au serment national (Misak-ı Millî) du dernier Parlement ottoman, le 12 février 1920. Il avait notamment cité la Thrace Occidentale et le Dodécanèse.

En décembre 2017, Kemal Kılıçdaroğlu, le leader du Parti républicain du peuple (CHP, socialiste), avait annoncé que son pays envahirait 18 îles grecques en 2019 comme Bülent Ecevit avait envahi Chypre en 1974 car, « il n’existe aucun document » prouvant que ces îles dépendent d’Athènes.

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Washington met à exécution un plan de guerre mondiale

Washington met à exécution un plan de guerre mondiale

Washington met inéluctablement en branle un plan de guerre mondiale. C’est la sinistre conclusion qu’il faut tirer des trois scénarios de guerre en train de se déployer.

Il s’agit en fin de compte de l’impérialisme étasunien, qui tente d’imposer son hégémonie sur l’ordre international, au profit du capitalisme étasunien. La Russie et la Chine sont les principales cibles de cette attaque mondiale.

Le déploiement des trois scénarios de guerre est visible en Syrie, en Corée du Nord et en Ukraine. Ces conflits ne sont pas fondamentalement distincts, sans liens. Ce sont des manifestations en relation avec les plans de guerre étasuniens, qui nécessitent le positionnement des forces militaires stratégiques.

Le massacre la semaine dernière de plus de 100 hommes des forces gouvernementales syriennes par des avions de guerre étasuniens près de Deir ez-Zor, était une attaque ouverte et effrontée contre l’État syrien. Les États-Unis, avec d’autres alliés de l’OTAN, ont mené jusqu’à présent une guerre par procuration de sept ans visant à changer le régime de l’allié des Russes, le Président Assad. Le massacre de la semaine dernière n’était certes pas la première fois que l’armée étasunienne, illégalement présente en Syrie, attaquait l’armée syrienne. Mais il semble plus évident que jamais qu’elle applique ouvertement le plan de changement de régime. En défiant la Russie et les alliés légalement mandatées par l’État syrien, les troupes étasuniennes ont de toute évidence le comportement d’une armée d’occupation.

Le monde est de plus en plus inquiet par les multiples rapports disant que des engagés volontaires russes figuraient parmi les victimes de la frappe aérienne de la semaine dernière près de Deir ez-Zor.

Pour ce qui est de la Corée du Nord, Washington sabote cyniquement les efforts diplomatiques en cours entre les dirigeants coréens respectifs à Pyongyang et à Séoul. Bien que le dialogue entre les Coréens ait pris un tour positif, Washington a quand même positionné des bombardiers à capacité nucléaire, B-52 et B-2, dans la région, ainsi qu’au moins trois porte-avions. Les B-2 seraient aussi armés de bombes brise-bunkers de 14 tonnes, les plus grosses bombes non nucléaires de l’arsenal étasunien, destinées à détruire les silos de missiles souterrains nord-coréens et à « décapiter » le commandement militaire de Kim Jong-un.

Le vice-président Mike Pence, pendant qu’il assistait aux Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, a entamé la semaine dernière en délivrant un message de guerre sans détour. Il a dit que la détente entre la Corée du Nord et l’allié des États-Unis, la Corée du Sud, prendra fin « dès que la flamme olympique sera éteinte », plus tard ce mois-ci, quand les jeux s’achèveront. Cette politique belliciste va complètement à l’encontre des efforts déployés par la Russie et la Chine, qui vise à faciliter la diplomatie pacifique entre les deux Corées.

Pendant ce temps, l’air franchement lugubre de la situation dans l’est de l’Ukraine suggère l’imminence de l’invasion de la région sécessionniste du Donbass. Des inspecteurs militaires du Pentagone seraient arrivés la semaine dernière dans la zone de contact séparant les forces du régime de Kiev, soutenues par Washington, et les séparatistes pro-russes des Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk. Edouard Basurin, le commandant de l’armée de Donetsk, a prévenu que l’arrivée de conseillers militaires du Pentagone et de l’OTAN, de Grande-Bretagne et du Canada, indique que les forces armées de Kiev préparent un nouvel assaut contre la population russe du Donbass.

Même les observateurs d’habitude satisfaits de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), chargés de surveiller le cessez-le-feu symbolique le long de la zone de contact, ont commencé depuis peu à signaler de sérieux défilés d’armes lourdes des forces de Kiev, en violation des accords de Minsk de 2015 en faveur de la paix.

Si les forces de Kiev sous commandement étasunien lancent l’offensive prévue le mois prochain contre le Donbass, il faut vraiment craindre qu’il y ait un nombre démesuré de victimes civiles. Il est vraisemblable que, pour des raisons humanitaires, ce « nettoyage ethnique », mené par les forces du régime de Kiev contre la population russe – forces, qui arborent ouvertement l’idéologie néo-nazie –, déclenche une intervention à grande échelle de Moscou. Les planificateurs étasuniens parient peut-être sur cette réaction, que les médias grand public occidentaux obéissants pourront ensuite qualifier de « nouvelle agression russe ».

D’après l’analyste politique étasunien Randy Martin, « Il est indéniable que Washington est sur le pied de guerre dans trois scénarios mondiaux. La préparation à la guerre est en fait la guerre. »

Il a ajouté : « Il faut aussi prendre en compte le dernier document Nuclear Posture Reviewpublié au début du mois par le Pentagone. Ce dernier déclare ouvertement que la Russie et la Chine sont dans le collimateur, et qu’il est prêt à recourir aux armes nucléaires pour mener les guerres conventionnelles et ce qu’il juge être des agressions asymétriques. »

Randy Martin pense qu’à ce stade, ce que veut précisément Washington n’est pas clair.

« Il s’agit bien sûr de rechercher la domination sur le monde, qui est depuis longtemps la caractéristique de l’impérialisme étasunien, comme cela a été exprimé par exemple dans la doctrine Wolfowitz après la fin de la guerre froide, » explique l’analyste.

« Mais ce qu’exige précisément Washington de la Russie et de la Chine est la question. Il utilise manifestement la menace de guerre comme levier. Mais on ne sait pas ce qui pourrait le satisfaire. Peut-être un changement de régime en Russie où le Président Poutine serait évincé par un personnage pro-occidental respectueux. Peut-être que la Russie et la Chine lâchent leurs projets d’intégration économique eurasienne et d’abandon du dollar dans les transactions commerciales. »

Mais ce qui paraît tout à fait clair, c’est que Washington s’embarque dans un projet de guerre mondiale, comme en témoignent les graves événements qui se déroulent en Syrie, dans la péninsule coréenne et en Ukraine. Chaque scénario peut être vu comme une pression sur Moscou ou la Chine, afin que ces pays se plient d’une manière ou d’une autre aux ambitions de domination mondiale de Washington.

Certes, Washington est téméraire et criminel par sa conduite qui viole la Charte des Nations Unies et d’innombrables autres lois internationales. Il se comporte effrontément comme un régime voyou, sans paraître le moins du monde gêné.

Il n’est pourtant guère probable que la Russie et la Chine capitulent. Tout simplement parce que l’ambition d’hégémonie unipolaire étasunienne est impossible à réaliser. La domination de Washington pendant près de sept décennies, après la Seconde Guerre mondiale, est désormais révolue puisque l’ordre international devient naturellement multipolaire.

Quand Washington accuse Moscou et Pékin d’« essayer de changer l’ordre international à leur avantage, » ce que les dirigeants étasuniens admettent tacitement, c’est l’inquiétude de voir disparaître l’époque de leur hégémonie. La Russie et la Chine ne font rien d’illégitime. Nous sommes simplement devant la réalité de l’évolution historique.

Ainsi, en fin de compte, par ce qu’ils tentent de réaliser par la coercition criminelle, les projets de guerre de Washington sont vains. Ces plans ne peuvent pas inverser le cours de l’histoire, mais, par leur caractère diabolique, ils ont le pouvoir d’anéantir l’avenir de la planète.

À nouveau le monde est au bord du précipice, comme il l’était à la veille des Première et Seconde Guerres Mondiales. Le capitalisme, l’impérialisme et le fascisme sont à nouveau au centre de la scène.

Comme le dit l’analyste Randy Martin : « Les dirigeants étasuniens sortent du placard pour dévoiler leur vraie nature de purs va-t-en-guerre opposés au monde. Leur idéologie suprémaciste et militariste est indubitablement du fascisme à l’œuvre. »

Strategic Culture FoundationFinian Cunningham

Original : www.strategic-culture.org/news/2018/02/18/us-is-executing-global-war-plan.html
Traduction  Petrus Lombard

 
 

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Les frappes aériennes US tuent 100 combattants russes (et syriens)

 De quoi provoquer une crise diplomatique assez grave à court terme . Les Russes nient les pertes évidemment car l’admettre susciterait une grave et dangereuse fuite en avant – pour le moment du moins ……. Z

La coalition dirigée par les Etats-Unis d’Amérique en Syrie a tué une centaine de combattants pro-Assad dans des raids aériens et d’artillerie cette semaine, y compris des sous-traitants militaires de Russie, selon des reportages.

La Russie a officiellement retiré ses forces de Syrie en décembre 2017 après deux ans de combats en soutien au président Bachar al-Assad, bien que des centaines d’entrepreneurs militaires privés de Russie restent dans le pays.

Selon Igor Girkin, un ex-commandant des séparatistes soutenus par la Russie dans l’est de l’Ukraine, deux unités tactiques du groupe militaire privé Wagner ont été touchées par les frappes américaines le 7 février.

« Une [unité] est pratiquement totalement détruite, et la seconde est brisée » en miettes « , a-t-il écrit jeudi dans un billet sur le réseau social de Vkontakte, citant une source anonyme.

Aucun soldat russe en uniforme n’a été tué lors de la frappe de la coalition des USA sur Deir Ezzor, a annoncé jeudi le ministère russe de la Défense dans un communiqué cité par Interfax.

Le ministère a déclaré que l’attaque « démontre que le véritable but de la présence illégale continue des forces états-uniennes d’Amérique sur le territoire syrien était la capture et le contrôle des biens économiques appartenant exclusivement à la République arabe syrienne, et non un combat contre le groupe terroriste international ISIS, a rapporté Interfax.

La coalition dirigée par les Etats-Unis d’Amérique a publié une déclaration selon laquelle les frappes aériennes du 7 février ont été menées en « autodéfense » après « une attaque non provoquée » par les forces pro-régime syriennes.

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Syrie : des unités de mercenaires russes anéanties par les frappes américaines, selon Igor Strelkov

Sur sa page Vkontakte [1], Igor « Strelkov » Girkin, ancien leader séparatiste de Donetsk (Est de l’Ukraine) et ancien membre des services secrets militaires russes, a déclaré que des mercenaires russes travaillant pour la société militaire privé (SMP) Wagner (et combattant aux côtés des forces gouvernementales syriennes) ont subi d’énormes pertes en Syrie.

Strelkov a précisé que les autorités russes ont caché ces pertes. « Je vous demande de prêter attention à ceux qui vont « aller au travail » en Syrie. Selon les informations d’une source fiable, il n’y a réellement pas de « militaire russe officiel » dans la zone ciblée par les Etats-Unis (il est possible qu’ils soient déjà partis ou qu’il n’y avait que peu d’entre eux).

Quoiqu’il en soit, sous la dénomination de Syrians dont les pertes sont estimées à  personnes, deux divisions tactiques de Wagner ont été attaquées par l’aviation américaine. Une division a été presque entièrement détruite; l’autre l’a été totalement. Les pertes, selon toute vraisemblance, sont très proches de ce chiffre [100 tués] » a écrit Strelkov. Il s’est aussi plaint : « Mais ne commencez pas la troisième guerre mondiale à cause de cent Russes tués simultanément, et certains d’entre eux ne sont même pas des citoyens russes, mais des « militaires de la Fédération de Russie », ou peut-être pas du tout ».

 

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Des documents déclassifiés dévoilent le plan de guerre froide secrète du Royaume-Uni visant à détruire les gisements de pétrole du Moyen-Orient

Des documents déclassifiés dévoilent le plan de guerre froide secrète du Royaume-Uni visant à détruire les gisements de pétrole du Moyen-Orient

Les années 1950 ont été une période tumultueuse des deux côtés du rideau de fer.

Avec la fin de la Seconde Guerre Mondiale et le rôle de premier plan joué par le pétrole brut pour son dénouement, les agences de renseignement britanniques et américaines n’ont pas perdu de temps pour élaborer des scénarios au cas où les Soviétiques envahiraient le Moyen-Orient.

Avec le recul, en particulier pour les jeunes générations, cela pourrait sembler excentrique, mais pas pour ceux qui se souviennent de la guerre froide et de la paranoïa qui sévissait des deux côtés. Dans les années 50, les services de renseignement britanniques et américains étaient véritablement préoccupés par une nouvelle expansion soviétique vers le Moyen-Orient, qui était à l’époque la principale source de pétrole brut pour les deux pays. Pas étonnant que la région ait été un problème de sécurité prioritaire pour les deux pays.

Les plans ont d’abord été élaborés par le président américain Truman en 1949, écrit le Russe Sputnik, citant un certain nombre de documents récemment déclassifiés du Royaume-Uni et des États-Unis.

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Surnommés «déni de pétrole», les plans prévoyaient que le personnel des compagnies pétrolières du Moyen-Orient saboterait leurs propres champs pétrolifères et leurs raffineries en cas d’invasion soviétique, dans l’espoir de restreindre l’accès des envahisseurs à cette denrée précieuse.

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Bien que solides en eux-mêmes, les plans de déni des Britanniques étaient confrontés à des problèmes: l’influence de l’empire au Moyen-Orient était en déclin. Selon les documents déclassifiés, les gouvernements iranien et irakien étaient particulièrement peu susceptibles de coopérer avec les compagnies pétrolières pour saboter leur propre industrie pétrolière.

La raison en était que le Royaume-Uni n’avait plus de présence monopolistique dans ces deux pays, malgré le coup d’État de 1953 mené par les Etats-Unis en Iran, qui a ramené le Shah au pouvoir et BP à la tête de l’industrie pétrolière iranienne. BP était à la barre, c’est vrai, mais le gouvernement iranien contrôlait les raffineries et en construisait d’autres. Le scénario d’invasion soviétique impliquait non seulement des champs pétrolifères mais aussi des raffineries.

Craignant le refus probable des gouvernements irakien et iranien de jouer le jeu avec les plans de sabotage, la Grande-Bretagne ne disposait que de peu d’options pour empêcher les Soviétiques de s’approvisionner en pétrole. Les frappes aériennes étaient l’option la plus logique, mais il y avait, là aussi, un problème: il n’y avait pas assez d’avions pour effectuer toutes les attaques nécessaires en cas d’invasion. En conséquence, l’option nucléaire a été mise sur la table par un comité conjoint des chefs d’état-major au milieu des années 1950.

Des discussions ont eu lieu avec les services secrets et les autorités militaires américaines sur l’utilisation conjointe de frappes nucléaires sur des raffineries contrôlées par le gouvernement irakien et iranien, mais aucun document n’a été déclassifié sur l’approbation du plan nucléaire. En tout cas, les frappes nucléaires américaines sur les installations pétrolières iraniennes étaient considérées comme «le seul moyen possible de déni de pétrole» iranien, malgré le fait que le Shah soit pro-occidental.

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D’autres discussions ont suivi, et les armes nucléaires ont finalement été retirées de la table, grâce à George Prussing, un agent de la CIA, qui a été chargé de travailler avec les compagnies pétrolières du Moyen-Orient pour assurer le succès des plans de déni de pétrole.

Prussing a conclu que pour y parvenir, il fallait démolir au sol des champs et les installations. Pourtant, c’est une bonne chose que les Soviétiques n’aient jamais essayé de s’étendre au Moyen-Orient – si peu de temps après Hiroshima et Nagasaki, les armes nucléaires étaient encore très populaires en tant que solution ultime de problèmes.

 Zero Hedge

 

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Minuit moins 2 minutes, le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse

Minuit moins 2 minutes, le risque nucléaire fait avancer l'horloge de l'apocalypse
Minuit moins 2 minutes, le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse © DOE/AFP/Archives

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, a été avancée de 30 secondes à deux minutes avant minuit en raison surtout d’un risque accru de conflit nucléaire mondial et de « l’imprévisibilité » du président américain Donald Trump.

L’aiguille de l’horloge du Bulletin of Atomic Scientists n’avait pas été aussi proche de minuit depuis 1953, en pleine Guerre froide quand les Etats-Unis et l’Union Soviétique testaient la bombe à hydrogène.

« Pour sûr, l’année 2017 a été périlleuse et chaotique… avec des déclarations irresponsables dans le domaine nucléaire qui ont enflammé des situations déjà dangereuses », a indiqué jeudi à la presse Rachel Bronson, présidente et éditrice du Bulletin of the Atomic Scientists qui ajuste chaque année l’heure de cette horloge symbolique.

« La question nucléaire est ainsi revenue au centre des préoccupations », a-t-elle ajouté, citant les essais nucléaires de la Corée du Nord, un engagement accru de la Chine, du Pakistan et de l’Inde envers leurs arsenaux nucléaires et « l’imprévisibilité » qui ressort des tweets et des déclarations de M. Trump.

« En 2017, les dirigeants mondiaux ne sont pas parvenus à répondre efficacement aux menaces grandissantes de guerre nucléaire et de changement climatique qui rendent le monde plus dangereux qu’il ne l’a été depuis la Seconde guerre mondiale », a écrit ce groupe d’intellectuels représentant les sciences, les affaires internationales, l’environnement et la sécurité.

« Les principales puissances nucléaires sont sur le point de relancer une nouvelle course aux armements qui sera très coûteuse et augmentera le risque d’accidents et d’erreurs », ont craint ces experts, pointant également « les progrès remarquables » du programme nucléaire nord-coréen en 2017.

L'horloge de l'apocalypse présentée par le Bulletin of the Atomic Scientists, le 25 janvier 2018 à Washington © Brendan Smialowski AFP
L’horloge de l’apocalypse présentée par le Bulletin of the Atomic Scientists, le 25 janvier 2018 à Washington © Brendan Smialowski AFP

En même temps, « une rhétorique enflammée et des actions provocatrices à la fois de la part des Etats-Unis et de la part de la Corée du Nord ont accru la possibilité d’un conflit nucléaire », déplorent-ils.

Robert Rosner, professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’université de Chicago, a surtout épinglé durant la conférence de presse l’administration Trump dont les « incohérences » accroissent les risques de confrontation nucléaire et « constituent un défi majeur pour la dissuasion et la stabilité mondiale. »

Course aux armements

La Maison Blanche « cherche probablement à accroître le rôle des armes nucléaires dans les plans de défense américain abaissant de ce fait le seuil de leur utilisation », a-t-il relevé.

Le Pentagone doit dévoiler la semaine prochaine la nouvelle stratégie nucléaire de Donald Trump. Les fuites jeudi d’un document de travail de la Nuclear Posture Review montrent que le ministère américain de la Défense souhaite le développement d’un nouveau type d’arme nucléaire d’une puissance assez faible pour être employée sur le champs de bataille plutôt que de servir à vaporiser une mégalopole.

M. Rosner a ajouté que les intellectuels avaient « constaté que les principaux pays investissent davantage dans leur arsenal nucléaire pour le moderniser et en accroître les capacités ».

Les tensions dans les relations américano-russes représentent également une menace pour la sécurité planétaire, a renchéri Sharon Squassoni, professeure à l’Institute for International Science and Technology Policy de l’université George Washington.

« Pour la première fois depuis très longtemps, il n’y a aucune négociation entre Washington et Moscou sur le contrôle des armes nucléaires », a-t-elle relevé, ajoutant qu' »on pourrait voir un retour d’une course aux armements nucléaires ».

L'horloge de l'apocalypse avancée à deux minutes avant minuit © Iris ROYER DE VERICOURT AFP
L’horloge de l’apocalypse avancée à deux minutes avant minuit © Iris ROYER DE VERICOURT AFP

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

En 2017, l’aiguille avait déjà été avancée de trente secondes à minuit moins deux minutes et trente secondes, les scientifiques invoquant notamment la rhétorique et les actions de Donald Trump.

En 2015, l’horloge avait été reculée de deux minutes, à 23H57, et laissée inchangée en 2016.

Les scientifiques avaient alors cité comme facteurs encourageants l’accord sur le nucléaire iranien ainsi que sur le climat à Paris fin 2015.

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Publié par le 28 janvier 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Une attaque chimique sous fausse bannière pourrait être en cours de préparation en Syrie

Une attaque chimique sous fausse bannière pourrait être en cours de préparation en Syrie
Des informations provenant de sources anonymes connues sous le nom de « sauveteurs » et des Casques Blancs, et annonçant une attaque au chlore dans la capitale syrienne Damas, sont en train d’inonder l’internet au moment même où les forces syriennes repoussent les terroristes hors du pays.

Par THE DURAN

Au moment-même où les forces syriennes nettoient Idlib de ce qui reste des terroristes d’Al-Nusra, des informations provenant de l’APprétendent qu’une attaque au chlore aurait frappé une banlieue de Damas. Le rapport cite des sauveteurs anonymes, comprenant les Casques blancs dont la vraie nature a déjà été démaquée, la défense civile syrienne et l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Les Casques Blancs, également connu sous le nom de la Défense civile syrienne, est une organisation dirigée par Raed al-Saleh, un Syrien qui a aidé à fonder le groupe, et financée par Mayday Rescue, une organisation fondée par James Le Mesurier, un ancien officier du renseignement militaire britannique. Selon le site Web de son organisation Mayday Rescue, le  financement  du programme provient en grande partie du Royaume-Uni, du Danemark, des Pays-Bas, du Japon et de l’Allemagne.

Ce n’est pas la première fois que les imposteurs des Casques Blancs utilisent des images atroces pour promouvoir leur travail de propagande. Alex Christoforou de Duran a rapporté au début de 2017 que les Casques Blancs utilisaient des photos bouleversantes de bébés morts à des fins de communication :

Une analyse explosive de l’ONG suédoise Doctors for Human Rights (SWEDHR) vient d’être publiée accusant la défense civile syrienne (alias les Casques Blancs) de falsifier des informations sur son « travail humanitaire » en Syrie.

Selon les militants suédois des droits de l’homme, les procédures dites de « sauvetage » filmées dans les vidéos de propagande des Casques Blancs sont un hoax mis en scène.

Les procédures de la vidéo et des photos ci-dessous ont été soigneusement analysées pour montrer qu’elles ont été exécutées sur un enfant mort, qui a peut-être été tué par les Casques Blancs afin de filmer les images.

Quelques mois plus tard, Alexander Mercouris du Duran a dévoilé que la fameuse histoire du «garçon d’Alep» était fausse:

Le garçon en question – Omran Daqneesh – est vivant et vit à Alep avec sa famille, furieuse de la façon dont son histoire a été manipulée.

Le père d’Omran, Mohammad Daqneesh, dit que son fils a été légèrement blessé, qu’il ne sait rien d’une frappe aérienne, que son fils a été blessé par des débris causés par une explosion non identifiée et qu’il a résisté à la pression intense des djihadistes d’Al-Qaïda. qui, à cette époque, contrôlaient l’est d’Alep et leurs collaborateurs de White Helmets pour corroborer leur histoire. Des preuves indépendantes remettent maintenant en question la théorie selon laquelle l’explosion aurait été causée par une frappe aérienne.

Les plaintes de la famille – d’abord faites aux médias syriens – n’ont reçu qu’une fraction de l’attention médiatique que l’histoire originale du «garçon d’Alep» a suscité. La plupart des médias occidentaux ont ignoré les plaintes de la famille.

Nous voyons aussi des médias comme Reuters et AP qui citent un groupe appelé le Ghouta Media Center – une organisation de médias exploitée par des activistes et dont les antécédents sont douteux.

Selon AP :

Les sauveteurs ont évacué plus de 20 civils, dont la plupart sont des femmes et des enfants de la région, et qui, selon eux, ont été victimes d’une attaque présumée au chlore. Le Ghouta Media Center, un média exploité par des terroristes, affirme également que l’attaque a utilisé du chlore. Les terroristes disent qu’une odeur nauséabonde a suivi une série d’attaques qui ont frappé le quartier de Douma.

Leur page Facebook montre que leur numéro de contact officiel comporte le code de pays comme l’Allemagne et que leur compte Twitter n’a été créé que depuis quelques mois.

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Là encore, nous voyons de grands réseaux d’information citant des organisations discréditées pour avoir colporté des événements qui se déroulent sans se poser des questions sur l’authenticité de ces reportages, ou sur ceux qui en sont réellement à l’origine.

Avec des sources discréditées comme les Casques Blancs ou la Défense civile syrienne, il faut rester vigilent pour ne pas tomber dans ces mensonges qui pourraient conduire à de nouveaux désastres et conflits.

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Publié par le 24 janvier 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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‘Ukraine on Fire’ d’Oliver Stone, version sous-titrée en français

 

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