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Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine… Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

Cela pose plusieurs problèmes. La concentration d’abord. Est-il sain qu’une si grande part de la presse appartienne à quelques personnes, richissimes, faisant partie d’une caste de privilégiés ? L’indépendance, ensuite. Est-il normal que les principaux médias français de notre pays soient entre les mains de marchands d’armes, d’entreprises du luxe, du BTP, de la téléphonie, de banquiers ou de fabricant de toilettes ? Comment ces propriétaires peuvent-ils concilier liberté de l’information et intérêts privés ? Comment TF1, BFM-TV, Le Monde, Libération peuvent-il produire en toute indépendance des enquêtes sur le secteur de la téléphonie, quand leurs propriétaires sont les patrons de Free, Bouygues Telecom et SFR ? Comment les journalistes du Figaro peuvent-ils porter un regard critique sur la politique de défense de la France, quand le propriétaire de leur journal vend des avions de chasse à l’État français ? Enfin, cette situation ne peut qu’encourager la reproduction d’un système économique qui assure la continuité des intérêts financiers de cette petite classe de possédants. Ils constituent une véritable communauté d’intérêt ! Et ce qui motive de riches patrons à créer des conglomérats médiatiques – qui ne rapportent pas vraiment d’argent – c’est d’abord la possibilité d’acheter de l’influence.

Qui sont ces 10 milliardaires ?

Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France : Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie…). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

[Cliquer sur l’image pour agrandir]

Conflits d’intérêts en pagaille

Quelles sont les conséquences sur l’indépendance des médias ? Un mélange des genres pour le moins douteux, qui peut mettre les journalistes en porte-à-faux. Comment TF1 pourrait-il produire des enquêtes critiques sur les abus des partenariats publics-privés (PPP) quand son propriétaire, Bouygues, fait partie des multinationales du BTP qui bénéficient de ces juteux contrats ? Autre exemple : comment un média peut-il s’intéresser de près aux affaires d’évasion fiscale quand son patron manifeste un attrait prononcé pour les paradis fiscaux ? C’est la question que doivent se poser les journalistes de BFM-TV à chaque nouveau scandale fiscal.

Leur boss, Patrick Drahi, a échafaudé, à partir de sa holding personnelle, un opaque et complexe montage de filiales et de trusts, dispersés au sein de paradis fiscaux notoires : Guernesey, Suisse ou Luxembourg. Comment BFM évoque-t-elle le scandale des Panama Papers, dans lequel apparaît le nom de Patrick Drahi ? « Vous avez vu la réaction des gens qui ont été cités ? Ils se défendent c’est normal. Patrick Drahi, par exemple, qui reconnaît avoir une société, mais rien d’illégal. (…) Est-ce que finalement c’est la bonne méthode de jeter en pâture des noms de personnalités, sans qu’elles aient vraiment la possibilité de se défendre ? », explique ainsi l’animateur Olivier Truchot dans son émission BFMStory…

Voir l’organigramme de l’empire industriel de Patrick Drahi, réalisé par l’économiste Benoît Boussemart et publié par Le Canard enchainé (cliquez sur l’image) :

Autre problème, les proximités entre patrons de presse et politiques. C’est Nicolas Sarkozy, proche de Bernard Arnault, qui annonce en 2007 aux journalistes des Echos le nom de leur nouveau patron ! Car ces richissimes propriétaires de presse entretiennent quelques affinités avec des responsables politiques : lors du mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albéniz, les deux témoins sont… Bernard Arnault et Martin Bouygues. C’est sur le yacht d’un autre ami, Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy choisit d’aller se reposer après son élection en 2007. « Arnaud est plus qu’un ami, c’est un frère », déclare encore Nicolas Sarkozy à propos de l’héritier Lagardère. Enfin, il compte Serge Dassault parmi les clients de son cabinet d’avocats. La moitié de ces dix propriétaires de presse sont des proches de l’ancien président. Bref, question indépendance, on repassera !

Quel que soit l’impact réel de ces connivences et les éventuelles pressions, les dégâts du soupçon – le fait que ces riches patrons se trouvent en conflit d’intérêts, en situation de pouvoir abuser de leur position pour leur intérêt propre – sont bien là. Cette simple suspicion produit une délégitimation du secteur de la presse. Conséquence : seuls 34% des Français estiment que les médias fournissent des informations dignes de confiance. Plus de deux tiers des Français pensent que les médias subissent des pressions commerciales ou politiques qui impactent les informations délivrées [3].

Licenciements et coups de pression

Lorsqu’on est journaliste, peut-on travailler en toute indépendance dans cette situation ? Quelques exemples – la face visible de l’iceberg des pressions souterraines ! – montrent que ce n’est pas le cas : l’ingérence de ces patrons est bien réelle. Certains ont une fâcheuse tendance à faire le ménage en arrivant, pour mettre à la tête des médias des dirigeants compatibles avec leurs intérêts, avec pour mission de purger les rédactions. Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Guillaume Zeller, catholique traditionaliste, comme directeur de l’information du groupe Canal+, par Vincent Bolloré. Ce dernier semble vouloir actuellement enterrer Canal+, après avoir vidé de ses forces vives la rédaction d’iTélé, rebaptisée CNews, après la plus longue grève de l’histoire de la télévision.

Il ne semble plus y avoir de limites à ce « grand ménage ». En 2016, Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, est licenciée pour des raisons politiques. En 2017, Olivia Recasens, directrice adjointe de la rédaction du Point, est limogée du jour au lendemain, pour faute grave, et pour des motifs réels tout aussi inavouables. Autant de coups de pression, qui envoient un message clair aux rédactions : pas de vagues, rentrez dans le rang !

Ingérence et censures

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, avoue avoir exercé des pressions sur les journalistes de la chaîne pour « ne pas contrarier des clients ». Il explique ainsi avoir censuré une émission de Capital sur la téléphonie. Autre cas notable, la censure par Vincent Bolloré d’une enquête sur le Crédit mutuel, qui devait être diffusée par l’émission « Spécial investigation » sur Canal+. Un simple coup de fil a suffi pour contenter la banque, partenaire de Vincent Bolloré, qui ne voulait pas voir sortir cette enquête. Reporters sans frontières et le collectif « Informer n’est pas un délit » dénoncent par ailleurs la censure et la déprogrammation de quatre documentaires qui devaient être diffusés par Canal+.

Un autre risque, plus pervers car plus discret, est l’autocensure de journalistes. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles, ou qu’ils savent problématiques pour le propriétaire de leur média. Sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et des moyens nécessaires à tout travail d’enquête. Promouvoir des logiques managériales « musclées », imposer des contraintes économiques fortes sur la production de l’information, précariser les rédactions mises en permanence sur la sellette, bref, promouvoir une information low cost, est aussi une forme de censure.

A cette liste des moyens de censure, il faudrait ajouter les « poursuites baillons », dont l’objectif est de dissuader les médias de s’emparer de certaines affaires (lire notre article « Bolloré, la presse et les poursuites ‘homéopathiques’ en diffamation »). Ou les mesures de rétorsion, comme celle de Bernard Arnault, ulcéré par le titre « Casse-toi, riche con » de Libération, lors de sa demande de naturalisation en Belgique en 2012, et qui décide de couper les budgets de publicité alloués par le groupe LVMH au quotidien.

Comment cela évolue-t-il ?

Pas vraiment vers davantage de pluralisme ! En quelques mois, en 2015, on a vu le rachat par Patrick Drahi de Libération et du cinquième groupe de presse magazine en France, Express-Roularta, ainsi que sa prise de participation (à 49%) dans NextRadioTV (BFMTV, RMC). A la même période, Bernard Arnault, déjà propriétaire des Échos, rachète Le Parisien et Aujourd’hui en France, le groupe Le Monde rachète L’Obs, et Vincent Bolloré prend le contrôle de Canal +, via Vivendi. Des banques sont également entrées dans ce jeu de Monopoly. Le Crédit mutuel est ainsi devenu en dix ans l’unique propriétaire du groupe EBRA, premier groupe de presse quotidienne régionale, implanté dans l’Est de la France (Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Est républicain…) [4]. Et le Crédit agricole est devenu actionnaire de journaux régionaux, comme La Voix du Nord et Le Courrier picard (via le groupe belge Rossel).

Ce petit milieu multiplie les participations croisées [5]. En parallèle de cet accaparement, ces milliardaires ont mis la main sur l’ensemble de la chaine de production. Exemple avec les entreprises de production de contenus : c’est Lagardère qui produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », par l’intermédiaire de sa société Maximal Productions. Ces oligarques sont aussi propriétaires des « tuyaux » de diffusion, comme les « box » (FreeBox, Bbox, Box SFR) qui permettent la diffusion dans tous les foyers de France d’internet et de la télévision. Une intégration « verticale » qui concentre la diffusion d’une grande part de l’information entre les mains de ceux qui détiennent les clés de sa production.

L’information devient ainsi un produit comme les autres : l’opérateur de télécoms SFR propose ainsi une box Internet « à partir de 19,99 euros par mois », avec, pour le même tarif, l’abonnement numérique à 18 journaux. « Une machine à tuer le journalisme de qualité », estimeLe Point. Un peu comme un cadeau bonus. On achète le tuyau – une connexion web – et on gagne en prime un produit secondaire, des médias.

En quoi cela nous concerne tous ?

On pourrait se dire que chaque société a les médias qu’elle mérite. Ou que chacun lit, écoute, regarde ce qu’il veut. Que tout le monde peut faire son propre tri dans le flot médiatique. Sauf que les médias ne sont pas un business comme un autre. Défendre l’indépendance de la presse, ce n’est pas un combat « corporatiste », un « truc de journalistes » qui se battraient pour leur outil de travail. Il ne peut pas y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. L’information est un bien public. Autant de médias sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme, c’est une atteinte à nos libertés fondamentales.

Cette situation n’est pas une fatalité. Lutter contre tout ce qui encourage la concentration des médias et leur financiarisation est possible (voir les propositions de la campagne #LibertéEgalitéInformés). On pourrait mettre en place des dispositifs anti-concentration plus exigeants. Ou interdire le contrôle de médias par des entreprises qui dépendent de marchés publics – Bouygues, Dassault,… – comme le propose l’association Acrimed. Ou conditionner le versement des aides à la presse aux médias qui ne sont pas détenus par des milliardaires, dont les intérêts principaux ne sont pas dans le secteur de la presse. Voire même, soyons fous, limiter ces aides aux médias à but non lucratif, qu’ils soient privés, coopératifs ou associatifs.

Il est nécessaire que ces propositions et réformes salutaires – ou d’autres ! – soient discutées et débattues. Mais aussi les conditions qui favoriseront l’émergence, le développement et la consolidation de médias indépendants, pour garantir le pluralisme de l’information en France. Défendre et faire vivre une presse libre ne semble malheureusement pas une priorité pour bon nombre de candidats à l’élection présidentielle.

@AgnèsRousseaux

-Voir la campagne #LibertéEgalitéInformés, lancée par le collectif Informer n’est pas un délit (dont fait partie la rédaction de Basta !) et Reporters sans frontières

Pour aller plus loin :

- Acrimed, « Les grandes manœuvres de concentration multimédia : comment et pourquoi ? »
- Acrimed, « Concentration des médias : convergences et dépendances »
-Le Monde diplomatique, « Médias français : qui possède quoi »
- Laurent Mauduit, « Main basse sur l’information ! », Médiapart
- Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, Éditions Don Quichotte, 2016
- Aude Lancelin, Le monde libre, Editions Les liens qui libèrent, 2016

Source

 

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Un ovaire imprimé en 3D a permis la naissance de bébés souris !

Le premier tissu cardiaque synthétique et fonctionnel imprimé en 3D  Des chercheurs de l’université d’Harvard, aux États-Unis, ont créé un tissu cardiaque humain intégrant une puce associée à des capteurs. Imprimé en 3D, l’ensemble permet de simuler des dysfonctionnements et d’analyser l’efficacité et les conséquences d’un traitement médical sur la durée. 

Des souris stériles, chez qui un ovaire imprimé en 3D a été implanté, ont donné naissance à des bébés souris en bonne santé. Une première étape avant de fabriquer des ovaires artificiels pour des patientes souffrant d’infertilité…

  • Des follicules ovariens ont été placés dans la matrice gélatineuse d’un ovaire imprimé en 3D.
  • Des souris sans ovaires ont reçu les ovaires synthétiques ainsi fabriqués.
  • Les souris ont ovulé, se sont accouplées et ont donné naissance à des petits normaux.

L’impression 3D fait des prouesses : certains s’en sont servis pour imprimer des oreilles, des os, des muscles, du cartilage… Et voilà que des scientifiques proposent maintenant de traiter des cas d’infertilité en imprimant un ovaire artificiel. L’expérience a été réussie chez la souris.

Dans la revue Nature Communications, les scientifiques de l’université Northwestern, à Chicago, décrivent comment ils ont imprimé de surprenants implants grâce à une encre gélatineuse. Les matrices poreuses ainsi obtenues devaient servir de support pour les follicules ovariens : les micropores de la matrice fournissent un espace qui peut être rempli par un follicule. La taille et la localisation des trous ont été pensées pour contenir des dizaines de follicules et permettre aux vaisseaux sanguins de se connecter aux implants.

Les souris ont été ovariectomisées (on a retiré leurs ovaires) et elles ont reçu les implants. L’ovaire artificiel permettait la maturation des ovocytes in vitroet in vivo. La vascularisation a pu se faire in vivo : les implants se sont raccordés à la circulation sanguine en une semaine. Ils ont libéré des ovocytes matures de manière naturelle à travers les pores de la structure gélatineuse, grâce à une ovulation normale.

La flèche montre le follicule dans la matrice imprimée. © Laronda et al., Nature Communications 2017

La reproduction et l’allaitement ont lieu normalement

Les ovaires de synthèse ont donc restauré la fonction ovarienne chez les souris stériles, sans que des hormones n’aient été données artificiellement aux souris. L’ovulation s’est faite grâce aux hormones produites dans l’organisme de l’animal.

Sept souris se sont accouplées après avoir reçu leurs ovaires artificiels ; trois d’entre elles ont donné naissance à des bébés souris qui s’étaient développés à partir d’ovules produits par les implants. Les bébés souris ont été allaités normalement par leur mère et se sont même reproduits plus tard.

Pour l’heure, on ne sait pas si cette approche fonctionnerait dans le cas de l’espèce humaine, où les follicules sont bien plus gros. Mais ce travail franchit une nouvelle étape pour permettre à des jeunes femmes d’avoir des enfants, notamment après un traitement anti-cancer. En effet, une chimiothérapie et de hautes doses de radiations peuvent détruire les ovocytes d’une femme ; ces traitements anti-cancer augmentent les risques d’infertilité ou de ménopause précoce. (source)

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans général, Sciences

 

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Dossier Eau du robinet – Savoir ce que l’on absorbe et ce que l’on risque : Alzheimer, féminisation, cancers…

La saison chaude arrive avec le besoin de boire en grande quantité. Bien que la qualité de l’eau fasse l’objet dans la presse d’une promotion constante, la réalité est beaucoup moins idyllique.

Il parait donc indispensable que nous sachions ce que nous absorbons lorsque nous buvons l’eau du robinet, et également  lorsque nous cuisons nos aliments dans celle-ci.

Pour vous, j’ai monté de dossier dont vous pouvez consulter les sources sur la base de deux polluants : le sulfate d’aluminium et les hormones.

Au résultat, il apparaît que l’eau que nous consommons de façon courante et parfois en grande quantité n’est pas sans danger pour notre santé, loin s’en faut.

Remarque : Les dangers décrits sont des facteurs favorisant, ce qui signifie que statistiquement les effets ne sont pas évidemment pas certains sur 100% de la population. Néanmoins, comme vous allez le comprendre les risques sont importants et le principe de précaution devrait s’appliquer à tous.

Premier sujet d’inquiétude, les eaux traitées au sulfate d’aluminium.(cf enquête ci-dessous)

Nous le savons maintenant, le sulfate d’aluminium a une incidence reconnue sur le cerveau dont il provoque la dégénérescence. Les statistiques de la maladie d’Alzheimer sont parlantes. 225 000 nouveaux cas chaque année, et d’ici 3 ans, 3 millions de personnes en France seront atteintes par cette affreuse maladie. Plus globalement, et dans l’état actuel des choses,  le nombre de personnes atteintes de démence devrait doubler tous les 20 ans, c’est à dire à peu près à chaque nouvelle génération.(1 et 2)

Mais ce n’est pas tout  :

Le champ de recherche reste gigantesque. Comment analyser les 110.000 molécules susceptibles de poser problème selon la Commission européenne, et les 4000 molécules médicamenteuses recensées? Quid de leurs interactions? Des molécules issues des médicaments administrés aux hommes ou aux animaux et excrétées après métabolisation? Des multi-expositions tout au long de la vie, en particulier pour les plus fragiles, via l’eau du robinet et l’alimentation (fruits et légumes contaminées par les boues de stations d’épuration épandues dans les champs, animaux recevant des médicaments…)? Comment connaître précisément les dégâts sur la faune et la flore, tant la diversité des organismes et les interactions des écosystèmes est difficile à reproduire en laboratoire?

(Cliquez sur le texte pour lire l’article )

Absorption et accumulation de résidus d’hormones dans l’organisme, l’exemple de l’oestrogène.

Il y a un vrai problème environnemental posé par la contraception par pilule à base d’œstrogène même si les nouvelles générations sont mini-dosées. Cela représente tout de même plus d’une femme sur deux en age de procréer (3) qui après métabolisation rejette quotidiennement,  via l’urine, ces molécules dans le circuit des eaux usées. Si nous nous concentrons uniquement sur le problème des hormones et particulièrement des œstrogènes, nous apprenons que ses résidus  absorbés notamment via l’eau du robinet s’accumulent et sont des facteurs favorisant : 

  • du cancer de la prostate
  • du cancer du sein

Or, nous savons d’après les statistiques 2015 de la Ligue contre le Cancer (4) que le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme et celui du sein le plus répandu chez la femme. Ceci doit être considéré comme un fort soupçon et non comme une preuve absolue, les études épidémiologiques demandant l’analyse de sources très complexes. Cependant, compte-tenu de ce que nous savons de la pression de certains lobbies sur les recherches scientifiques il est probable que si cette relation est prouvée elle n’est pas ou peu accessible au grand public.

Il ne faut pas négliger non plus un phénomène de féminisation (observée nettement chez les poissons des rivières) qui peut venir perturber la croissance hormonale des enfants mâles notamment, et dont on soupçonne qu’il aurait un lien avec une qualité nettement en baisse du sperme, (- 32% en 2005) et une baisse de fertilité chez 40% des adultes.  Là encore, il n’y a pas que les œstrogènes qui sont en cause,  d’autres facteurs chimiques entrent en jeux :  Outre les perturbateurs endocriniens (dont font partie les hormones)  il y a les pesticides (5), l’alcool, le tabac..) Pour ces deux derniers facteurs, il ne semble pourtant pas que le raisonnement soit valable, la consommation d’alcool et celle de tabac sont en baisse régulière notable depuis 40 ans. (6 et 7) tandis que les problèmes de fertilité masculine augmentent.

Également, et ce n’est pas négligeable si l’on considère l’augmentation notable des personnes en surpoids.  Il existe un lien connu entre obésité et déséquilibre hormonal, notamment la baisse de la testostérone (8) ce qui a lieu dans le phénomène de féminisation.  La question se pose de l’influence d’une accumulation d’œstrogène (et autres hormones utilisées dans l’élevage) dans l’organisme via la consommation régulière de l’eau du robinet..

Enfin, pour clore cet aspect de l’accumulation des hormones dans nos eaux potables, nous ne pouvons pas négliger l’influence de celles-ci sur les comportements.

L’oestrogène et la testostérone, les principales hormones sexuelles, sont connues depuis longtemps pour affecter le comportement. Elles affectent aussi l’humeur, l’état mental et la cognition. Des résultats expérimentaux récents suggèrent que ces effets des hormones sexuelles peuvent être médiés par la sérotonine, un important neurotransmetteur dont la dysfonction a été impliquée dans les désordres de l’humeur et la schizophrénie. Le lien estrogène-sérotonine est en rapport avec la conception raisonnée de nouveau anti-oestrogènes et de la thérapie hormonale de remplacement (THR).

(cliquez sur le texte pour lire l’article)

Une solution ?

Il existe bien une solution : le microfiltrage. Le gros problème est que c’est un investissement que les pouvoirs publics ne sont pas prêts à mettre en oeuvre en période d’économies budgétaires à tout prix, y compris celui de notre santé.

Dans la revue NatureRichard Owen et Susan Jobling, professeur à l’université d’Exeter (Royaume-Uni) estiment qu’il faudrait investir « 32 à 37 milliards d’euros dans les stations d’épuration anglaises pour éliminer l’EE2 », la principale molécule d’œstrogène issu des produits contraceptifs.

(cliquez sur le texte pour lire l’article )

C’est donc à nous, une fois de plus, d’essayer de parer à cette agression environnementale. En ce qui concerne l’eau du robinet, comme vous l’apprendrez dans la vidéo ci-dessous, les français sont très inégaux, Paris étant la ville la moins touchée.  Restent les micro résidus des molécules chimiques dont la seule mesure qui nous parvient dans les études de l’eau sont celles de pesticides pour les autres, il n’existe aucun indicateur.

Reste l’option des eaux de source dont la pureté de certaines est contestée par 60 millions de consommateurs. Vigilance donc.

Sachez que les carafes filtrantes aussi sophistiquées soient elles sont impuissantes à retenir certaines molécules chimiques qui demandent une technologie complexe pour être éliminées.

Galadriel – 24/05/17

EAU DU ROBINET : FÉMINISATION ET ALUMINIUM DANS LE CERVEAU

Sources :

  1. http://alzheimer-recherche.org/la-maladie-dalzheimer/quest-maladie-dalzheimer/definition-et-chiffres/

2. https://www.frm.org/alzheimer/ampleur-maladie.html

3. http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/16/la-pilule-reste-le-moyen-de-contraception-le-plus-utilise-en-france_1817591_3224.html

4. https://www.ligue-cancer.net/article/6397_les-chiffres-cles-des-cancers

5. http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/27/les-francais-inegaux-devant-la-baisse-de-la-qualite-du-sperme_4374235_3224.html

6.  http://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant/

7. https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280751

8. https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2012/10/17/la-testosterone-baisse-de-moitie-chez-les-jeunes-obeses_628942

Via  lesbrindherbes.org

 

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Dans 40 ans, Israël devrait avoir la plus forte densité de population du monde occidental

(Photo Flickr/ amira_a)
(Photo Flickr/ amira_a)

Et le territoire actuel de l’entité sioniste sera devenu bien trop petit … Si la déstabilisation du moyen orient continue, notamment via des groupes comme DAESH, cela devrait ouvrir certaines perspectives territoriales … (vers le grand Israël et la pax Judaica)

À en croire les projections commanditées par le gouvernement israélien, la population du pays du Proche-Orient devrait atteindre les 18 millions d’ici 40 ans, soit plus du double d’aujourd’hui. Parmi ces Israëliens, 29% devraient être des haredim (NDLR, Juifs ultra-orthodoxes). Ce groupe connu pour rejeter partiellement la « modernité », qui ne constitue à l’heure actuelle que 9% de la population israélienne, pourrait bien dépasser les Arabes israéliens pour devenir la première minorité du pays.

La population de l’État d’Israël devrait doubler en l’espace de 40 ans. C’est du moins ce que supposent les dernières projections du Bureau central israélien de statistique, commanditées par le gouvernement israélien. « Israël aura la densité démographique la plus élevée du monde occidental », a ainsi expliqué le démographe Sergio DellaPergola, l’un des auteurs de l’étude, au Jerusalem Post.

Comme le souligne le journal, le Bureau central israélien de statistique a donc revu à la hausse de précédentes projections établies en 2012. À l’époque, le Bureau considérait en effet que la population atteindrait les 15,5 millions en 2059. Cette différence importante s’expliquerait par le fait que le Bureau avait, visiblement à tort, considéré que le taux de fécondité continuerait de baisser.

Résultat : si ces nouvelles projections venaient à se vérifier, Israël, petit État du Proche-Orient de 20 770 km2, pourrait devenir le pays avec la plus forte densité de population du monde occidental — plus densément peuplé que la Cisjordanie et la bande de Gaza de 2017 réunies. De plus, Sergio DellaPergola n’hésite pas cette fois-ci à affirmer que sauf bouleversement majeur ces projections devraient se révéler justes à quelques centaines de milliers de personnes près.

Étant donné l’important taux d’urbanisation (92%), et l’existence d’une situation géographico-politique extrêmement complexe avec la Palestine, certains experts mettent en garde le pays contre une catastrophe démographique imminente. Cependant, d’autres, à l’instar de DellaPergola, considèrent que le pays a encore les moyens de s’étendre en dehors de son centre géographique, la région Tel Aviv-Jérusalem, en installant ces nouveaux Israéliens vers ce que le pays appelle la périphérie. « Israël possède une énorme aire qui est très sous-peuplée. Si vous répartissez la population de façon plus égale dans la périphérie, la densité n’est pas un problème. Néanmoins, je n’ai observé aucune stratégie [allant dans ce sens] de la part du gouvernement », conclut le démographe.

Optimiste, Gilad Malach, un analyste du think tank Israel Democracy, interrogé par le Jerusalem Post, note qu’ailleurs dans le monde d’autres sociétés se sont montrées capables de s’adapter à de fortes densités de population : « Ce n’est pas nécessairement un désastre. Singapour et Hong Kong sont encore plus peuplées, et ce sont des États prospères. ».

Autre point d’intérêt de l’étude, le fait que la société israélienne devrait devenir encore plus religieuse. « Il est intéressant de noter que les haredim vont dépasser les Arabes et devenir la plus importante minorité », commente ainsi Sergio DellaPergola.

À l’heure actuelle, on compte 9% de haredim (NDLR, les « Craignant-Dieu », en hébreu, forment un ensemble hétéroclite de Juifs orthodoxes ayant pour point commun une pratique religieuse particulièrement forte) dans le pays. Pourtant, d’ici 2040 ces derniers pourraient bien représenter 20% de la population du pays et même 29% dans 40 ans, atteignant les 5,25 millions, explique Jerusalem Online. De leur côté, les Arabes israéliens qui représentent actuellement 21% de la population totale, pourraient compter pour environ 20% d’ici 40 ans.

À noter que cette croissance rapide n’a rien de bien étonnant. En effet, si le pays peut se prévaloir d’un taux de fécondité record (3,13 enfants par femme), c’est en grande partie grâce aux haredim qui enregistrent actuellement un taux de fécondité de 6,9 enfants par femme, résultat des politiques familiales et natalistes de l’État d’Israël. (source)

 

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Macron : un cheval de Troie américain au Palais de l’Élysée

Et çà continue, Sarko était déjà une taupe de la CIA au sommet de l’État français, Hollande un sbire des roitelets du Golfe, le gugusse Macron « Young Leader » de chez Rothschild va parachever le marasme au profit de ses payeurs de l’empire sis à la City de Londres…

Le nouveau président français, Emmanuel Macron, qui a été poussé dans la course présidentielle française en tant que contrepoids pro-Union européenne pour empêcher l’élection de la leader du Front national Marine Le Pen, semble avoir plus qu’une relation décontractée avec les États-Unis. Alors qu’il travaillait au sein du ministère de l’Économie, successivement comme inspecteur spécial et comme ministre, Macron a supervisé le vol virtuel des industries françaises stratégiques, par des entreprises américaines ayant des liens solides avec la communauté américaine du renseignement.

Le piratage des ordinateurs du mouvement de campagne En Marche ! de Macron par des hackers inconnus a fourni un matériel intéressant. Les défenseurs de Macron affirment que les fichiers informatiques publiés sont soit faux, soit des informations externes. Cependant, un ensemble de fichiers portant sur le vol virtuel du géant de la technologie de l’information en France, par des personnes connectées à la CIA, est exactement le type de fichiers que l’on s’attend à trouver lors de la campagne de Macron. Le premier travail de Macron dans le gouvernement français était de protéger les intérêts des entreprises françaises de la concurrence et surtout des acquisitions étrangères.

Le travail des services de renseignement américains pour acquérir le leader de la technologie des cartes à puce français Gemplus International a débuté en 2001 et l’opération était en grande partie terminée en 2004, l’année où Macron est devenu inspecteur des finances au ministère de l’Économie française. L’industrie française a longtemps été une cible pour la surveillance et / ou l’acquisition par des entreprises américaines. La CIA a joué un rôle important dans ces opérations de guerre économique. Par exemple, la société française d’électronique Thomson-CSF était une cible majeure pour l’Agence de sécurité nationale des États-Unis (NSA) et la surveillance de la CIA.

Les documents concernant la reprise réussie de Gemplus, ainsi que sa principale usine de Gemenos, Bouches-du-Rhône, en France, par une firme américaine appelée Texas Pacific Group (TPG), sont inclus dans la tranche de fichiers extraits des ordinateurs de En Marche ! TPG a d’abord acquis des actions Gemplus en février 2000. En 2006, Gemplus a fusionné avec Axalto pour former Gemalto, et le contrôle effectif des États-Unis sur l’entreprise est alors devenu total.

En septembre 2002, Alex Mandl, un Américain originaire de Vienne, en Autriche, et ancien président d’AT & T, président et directeur de Teligent, membre du conseil d’administration de la société de capital-risque IN-Q-TEL de la CIA et membre du conseil d’administration du néoconservateur American Enterprise Institute, a été nommé PDG de Gemplus International. Il continue en tant que président exécutif de Gemalto.

À la suite de la divulgation de l’ancien contractant de la NSA Edward Snowden, on sait maintenant que le Siège des communications du gouvernement britannique (GCHQ), travaillant avec la NSA, a pénétré avec succès les cartes SIM utilisées par Gemalto. Le GCHQ / NSA a réussi à intercepter les communications mobiles en utilisant des cartes SIM Gemalto activées par cryptage en Afghanistan, au Yémen, en Inde, en Serbie, en Iran, en Islande, en Somalie, au Pakistan et au Tadjikistan. L’attaque GCHQ-NSA a également visé les centres de personnalisation de cartes SIM Gemalto au Japon, en Colombie et en Italie. Le hack NSA / GCHQ des chips SIM de Gemalto par leur équipe conjointe d’exploitation de combinés mobiles (MHET) représente peut-être la plus grande opération d’interception de la NSA dans l’histoire, qui a vu des milliards d’appels mobiles et de messages texto interceptés et décodés par la NSA et son partenaire britannique. Plus grave est l’inclusion des données d’identification de la carte SIM de Gemalto dans la base de données de la CIA contenant les numéros des téléphones cellulaires ciblés par les frappes de drones américaines.

Les documents internes de En Marche ! identifient quatre agences gouvernementales françaises qui ont mené des enquêtes sur la prise de contrôle de Gemplus. Ce sont les Renseignements généraux (RG), la Direction de surveillance du territoire (DST), le ministère de l’Industrie et le ministère de l’Économie de Macron.

La presse française aux ordres, qui a encensé Macron, un ancien banquier de Rothschild, décrit les documents Gemplus comme n’ayant rien à voir avec Macron. Les médias français font valoir que Macron était un simple élève de l’École nationale d’administration (ENA), l’élite de l’administration publique française, jusqu’à ce qu’il soit diplômé en 2004. Cependant, comme le montrent clairement les documents divulgués, la prise de contrôle de Gemplus était toujours menée par le gouvernement français, lorsque Macron est devenu inspecteur au sein du ministère de l’Économie en 2004. Comme le rôle de Macron était de s’assurer que les entreprises françaises étaient à l’abri des tentatives étrangères visant à bloquer la croissance économique française, sa performance, comme en témoigne la perte des emploi français au profit d’intérêts étrangers, a été consternante.

Il est très probable que les dossiers de En Marche ! sur la prise de contrôle de Gemplus avaient pour but d’avoir des informations de sauvegarde à disposition, au cas où le rôle de Macron dans la dissimulation des détails de la reprise américaine de Gemplus devait devenir public. Tout parti politique doit être prêt à faire face aux révélations exposées par les inquisition de l’opposition concernant ses candidats. Il est également à noter que quelques-uns des éléments publiés par En Marche ! déclaraient que la politique de Macron était de surveiller, mais pas d’empêcher, l’appropriation d’industries et d’entreprises françaises stratégiques par des firmes étrangères.

En 2008, Macron a quitté le gouvernement pour rejoindre la Banque Rothschild & Cie. Il est également devenu chef de file dans la Fondation franco-américaine (FAF), largement néoconservatrice, qui compte parmi ses collègues Hillary Clinton, le général Wesley Clark et l’ancien président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

La question pratique concernant Macron est la suivante : qu’est-ce qu’il savait de la prise de contrôle de Gemplus et quand l’a-t-il su ? Les fichiers Gemplus de En Marche !, contenus dans un dossier intitulé Macron, et traitant de la prise de contrôle par les Américains, ressemblent à un roman d’espionnage à la John LeCarré.

Un fichier, marqué Confidentiel, et envoyé à Stefan Quandt, de la famille milliardaire Quandt, propriétaire des firmes renommées BMW et Daimler en Allemagne, se préoccupe de la dépréciation de la valeur des actions de Gemplus en 2001, dans le contexte de « relations et d’affrontements extrêmement tendus entre les personnes principales aux échelons supérieurs et la rupture de la communication avec le personnel. En conséquence, la majeure partie d’entre eux est complètement démotivée aujourd’hui ».

En tant qu’inspecteur au sein du ministère de l’Économie, il est étonnant que Macron n’ait pas été au courant de la violation de la loi française qui a eu lieu avec la reprise américaine de Gemplus. Ceci est également décrit dans un autre fichier Gemplus de sa campagne, se focalisant sur la situation concernant Gemplus après la prise de contrôle par les US : « Les déclarations irresponsables, souvent suivies par des revirements sur les fermetures de sites et le licenciement du personnel, avant même de consulter leurs représentants (comme le requièrent la loi et le bon sens). »

Les Quandt sont très timides et ont une bonne raison pour cela. Günther Quandt a fabriqué des fusils Mauser et des roquettes antiaériennes pour le Troisième Reich. Il a divorcé de sa première épouse, Magde Quandt, après avoir eu un enfant, Harald Quandt. Magde a ensuite épousé le ministre de la Propagande nazie Joseph Goebbels. Stefan Quandt, qui a participé à la reprise de Gemplus, est le fils d’Herbert Quandt , qui est le demi-frère de Harald Quandt.

Les informations négatives sur Gemplus ont abouti à un rapport de Goldman Sachs du 24 janvier 2002, qui a exhorté l’entreprise à continuer sa restructuration, dirigée par les Américains, pour maintenir la santé du marché. Bien qu’il ait été étudiant à l’ENA à l’époque, il y a peu d’informations sur les projets auxquels Macron a été affecté de 2001 à 2003 par ses professeurs de service civil.

D’autres fichiers liés à Gemplus dans le dossier En Marche ! concernent l’une des vedettes de Gemplus, Ziad Takieddine, un courtier en armes druze franco-libanais et diplômé de l’Université américaine de Beyrouth, liée à la CIA. Takieddine a aidé à concevoir la reprise américaine de Gemplus, avec l’aide de Stefan Quandt. Takieddine a aidé à conclure des accords majeurs de vente d’armes françaises avec la Libye, la Syrie, l’Arabie saoudite et le Pakistan. Accusé de blanchiment d’argent dans les îles Vierges britanniques par son ex-femme, Takieddine est également l’oncle d’Amal Alamuddin, la femme de l’acteur George Clooney. Takieddine est aussi un amer ennemi politique de l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui a perdu la primaire de la course à la présidentielle en 2017 contre son rival conservateur François Fillon. Macron a marginalisé Fillon au premier tour de l’élection présidentielle, arrivant en deuxième position devant lui.

Takieddine, Quandt et une société suspecte de la CIA, Texas Pacific Group (TPG), faisaient clairement partie d’un complot pour se débarrasser du cofondateur français de Gemini, Marc Lassus, et des cadres français de l’entreprise. La décision de licencier Lassus et ses collègues français a été prise lors d’une réunion du conseil d’administration de Gemplus qui s’est tenue à Washington, et non en France, le 15 décembre 2001. Un autre acteur important dans la reprise américaine de Gemplusétait Lee Kheng Nam, un dirigeant d’affaires de Singapour et titulaire d’un diplôme en recherche opérationnelle et analyse systémique de l’École de troisième cycle de la marine américaine à Monterey, en Californie. Le cofondateur de TPG, David Bonderman, de Fort Worth, au Texas, a également été fortement impliqué dans la prise de contrôle hostile de Gemplus. L’acquisition de Gemplus par TPG a été menée à travers une société fantoche, coquille vide pratiquement inconnue, enregistrée à Gibraltar qui s’appelait Zensus. Bonderman, qui est juif, a provoqué un soulèvement politique en 2012 en Égypte, lorsqu’il a rencontré Khairat El-Shater, le chef-adjoint des Frères musulmans et membre du gouvernement de Mohamed Morsi. Bonderman a déclaré qu’il cherchait des « opportunités d’investissement » en Égypte.

Dans un document Word non daté, trouvé dans les ordinateurs de En Marche ! , Lassus cite : «Je suis convaincu que la société d’investissement TPG avait une forme d’accord avec son gouvernement [US, NdT] pour déménager le siège social en Californie. Ils ont essayé à nouveau en janvier 2002». Les syndicats ouvriers de Gemplus ont prédit que la production de l’entreprise passerait de la France à la Pologne. Le plus grand syndicat français, la CGT, a déclaré que le but de la reprise de Gemplus était de dépouiller la France de son leadership technologique sur les cartes à puce. Gemplusemployait 7 000 travailleurs français, avant sa prise de contrôle par les Américains. Le document Word non daté fait également référence aux agences gouvernementales françaises ayant « lancé des enquêtes » et recherché des « informateurs internes ». Macron a-t-il joué un rôle, soit dans les enquêtes menées par le ministère de l’Économie, soit dans la dénonciation des  « informateurs internes » de Gemplus à ses amis américains ?

Lorsque la firme américaine General Electric a repris la société française Alstom, productrice de turbines et spécialisée dans les technologies nucléaire, le ministre de l’Économie de l’époque, Macron, a déclaré qu’il avait approuvé ces prises de contrôle, parce que « l’intervention de l’État dans l’industrie ne se produit qu’au Venezuela ». Cette remarque est parvenue comme une musique très douce, aux oreilles des milliardaires de l’administration Donald Trump. (source)

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Syrie : Le sionisme joue ses dernières cartes

Ces dernières semaines, la Syrie a été le théâtre d’un certain nombre d’évènements majeurs sur lesquels il est important de revenir afin de comprendre ce qui se trame dans la région.

En effet, plusieurs indices indiquent qu’une grande bataille se prépare entre les forces de l’Axe de la Résistance et celles de l’Empire américano-sioniste (et ses sous-traitants) :

  • Tout d’abord, les forces de Mobilisation populaires irakiennes du « Hachd al Chaabi » qui s’approchent à grand pas de la frontière irako-syrienne au grand dam de la coalition américaine ainsi que des mercenaires de Daesh, en vue de réaliser une jonction avec les forces armées syriennes et leurs alliés, avançant du côté syrien de cette même frontière.

(Voir notre article http://www.partiantisioniste.com/actualites/bataille-decisive-controle-frontieres-irako-syriennes.html).

 

  • La mise en place des quatre « No Fly Zone » par la Russie, l’Iran, la Turquie et la Syrie, afin d’interdire le survol et le bombardement des territoires syriens par l’aviation occidentale et israélienne.

(Voir notre article http://www.partiantisioniste.com/actualites/partie-ciel-syrien-interdit-a-coalition-americano-sioniste.html).

 

  • Le regroupement massif de forces américaines, anglaises et jordaniennes à la frontière entre la Syrie et la Jordanie.

(Voir notre article http://www.partiantisioniste.com/actualites/offensive-jordanienne-contre-syrie-supervision-americano-sioniste.html).

 

  • Le bombardement américain sur un convoi militaire de l’armée loyaliste syrienne s’approchant trop près de la base US d’Al-Tanf, dans le triangle frontalier entre la Jordanie, l’Irak et la Syrie.

 

  • La visite du président Donald Trump en Arabie Saoudite en présence d’une cinquantaine de représentants de pays arabes et musulmans, et la mise en place d’une force armée chargée de combattre en Syrie et en Irak pour le compte de l’Empire, sous l’égide saoudienne. C’est principalement pour équiper cette armée que les États-Unis viennent de conclure un contrat d’armement de plus de 400 milliards de dollars avec Ryad.

 

Tous les éléments sont donc réunis pour remplacer les groupes terroristes en pleine déconfiture, par la coalition américano-arabo-sioniste, qui cette fois mènera une guerre frontale contre les forces de la « Résistance », sans passer par ses marionnettes takfirites qui ont lamentablement échoué.

Face à la dynamique de succès que connaissent les forces syriennes et leurs alliés dans la région, cette nouvelle stratégie est vitale pour préserver la « sécurité » de l’entité sioniste criminelle ainsi que les intérêts occidentaux. (source)

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans général, International, Politique

 

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Les autorités grecques se préparent à saisir le contenu des coffres de fraudeurs

[titre article pour referencement]

Bravo à Tsipras et Syriza ! Pour garder le pouvoir, il fait bien docilement ce que veut la Troïka . Ce qui se passe en Grèce préfigure ce qui se passera en France . Surtout avec l’arrivée de Macron .

Dans un pays où l’évasion fiscale est un sport national alors que le gouvernement a un besoin désespéré d’argent, toutes les mesures sont bonnes pour percevoir l’impôt. C’est ainsi qu’Ekathimerini explique que la loi grecque sera bientôt modifiée afin de permettre aux inspecteurs du ministère des Finances de saisir le contenu des coffres des particuliers grecs situés dans les banques du pays. Un petit rappel illustrant qu’il est préférable de garder vos actifs ailleurs que dans le système bancaire… Ailleurs cela veut bien dire… ailleurs, et je vous rappelle que depuis la nuit des temps, on enterre les trésors au pied du vieux chêne…

Ne soyez pas naïfs. Les états n’ont pas de moyens illimités. Ils vont donc au plus facile et appliquent la loi de « Pareto » (les 80/20). Avec peu d’efforts ils pourront attraper facilement 80% des fonds. Pour le reste ils ne se fatigueront même pas à essayer.

La conclusion, si vous ne voulez pas être volé ou spolié, il faut rendre votre spoliation compliquée…

« Les inspecteurs du ministère des Finances vont se mettre à la recherche d’actifs non déclarés alors que la loi va être modifiée afin de permettre la confiscation électronique des produits financiers et du contenu des coffres de banque.

Le plan visant à identifier les contribuables qui ont « oublié » de déclarer quelque chose aux autorités devrait être prêt d’ici la fin de l’année, d’après l’agenda de « l’autorité indépendante du revenu public » (note : le Trésor public grec sous sa nouvelle dénomination du 1er janvier 2017).

Pour parvenir à ses fins, les services fiscaux grecs recevront l’appui du cadastre. D’ici la fin du mois de septembre, ils auront accès à la base de données des propriétés foncières. Les contribuables qui auront oublié de déclarer des propriétés aux autorités se verront demander de se mettre en ordre, à savoir les déclarer, payer les impôts dus ainsi que les pénalités légales.

Le Trésor public attend également la ratification du Parlement de la loi permettant la confiscation en masse du contenu des coffres des Grecs ainsi que d’actifs financiers tels que les titres. Jusqu’à présent, ce processus se fait à l’ancienne, il est donc particulièrement lent lorsqu’il s’agit d’identifier les actifs des contribuables qui n’ont pas déclaré des revenus ou doivent de gros montants à l’État.

Lorsque les dispositions nécessaires seront en place pour automatiser le recouvrement des dettes, les autorités fiscales seront en mesure d’émettre des avis de confiscation électronique pour ensuite mettre immédiatement la main sur le contenu des coffres, et de confisquer ainsi de l’argent liquide, des pierres précieuses, des bijoux, etc. Elles pourront également confisquer des actions et autres actifs financiers.

Cette année, les autorités vont concentrer leurs efforts sur les confiscations afin de tenter de faire baisser l’énorme pile d’impayés. À ce titre, le Trésor public va vendre aux enchères 27 propriétés appartenant à des débiteurs de l’État. L’objectif est de récupérer 2,7 milliards d’euros d’ici la fin de l’année pour de vieilles créances, ainsi que 690 millions supplémentaires de nouvelles créances en provenance de débiteurs majeurs. » (source)

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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