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Un télescope spatial sera bientôt accessible au grand public

Voilà qui risque fort de terrasser la théorie de la terre plate qui explose en ce moment !!! 

La société aérospatiale Space Fab, basée aux États-Unis et fondée en 2016 par Randy Chung et Sean League, veut rendre l’espace accessible à tous. Cela sera notamment possible grâce au développement du télescope spatial Waypoint – le premier instrument auquel vous pourrez accéder via votre smartphone pour prendre des photos de la Terre et de l’espace.

L’une des caractéristiques déterminantes de l’exploration spatiale moderne est la façon dont les entreprises aérospatiales publiques et privées coopèrent, comme jamais auparavant. Les universités et les instituts de recherche peuvent également mener des recherches dans l’espace, notamment grâce à des services de lancement moins chers et au développement de petits satellites pouvant être construits à l’aide d’appareils électroniques standard (comme CubeSats et microsatts). Mais qu’en est-il du public ? Pour y remédier, la société aérospatiale située en Californie Space Fab veut rendre l’espace accessible à tous grâce au développement du télescope spatial Waypoint.

Ce qui rend ce télescope particulièrement unique, c’est la façon dont il combine des composants disponibles dans le commerce avec des instruments révolutionnaires. La conception est basée sur un satellite CubeSat 12U standard, qui contient le télescope Waypoint. Ce dernier est équipé d’un miroir primaire de 21 cm en carbure de silicium, d’un miroir secondaire déployable, d’un imageur de 48 mégapixels pour les longueurs d’ondes visibles et proches de l’infrarouge, d’une caméra intensifiée de 8 mégapixels pour les longueurs d’ondes ultraviolettes et visibles, et d’un imageur spectral.

« Les capacités astronomiques de Waypoint sont impressionnantes », note Sean League. « Sans les effets déformants de l’atmosphère terrestre, notre imageur de 48 mégapixels peut prendre des images à haute résolution parfaites à chaque fois. Nous pouvons atteindre la résolution théorique maximale pour notre miroir principal à 0,6 seconde d’arc par pixel sur une seule image, et une résolution plus élevée est possible grâce à des expositions multiples ».

Le télescope spatial Waypoint sera prêt à être lancé d’ici la fin 2019 sur une fusée Falcon 9 de SpaceX. Une fois déployé, il sera en mesure de télécharger des données vers la Terre deux fois par jour en utilisant des stations au sol optiques. Ces images pourront ensuite être téléchargées via un smartphone, une tablette, un ordinateur ou d’autres appareils.

Space Fab a également été fondée dans l’espoir de stimuler le développement de l’industrie spatiale, avec en ligne de mire l’extraction d’astéroïdes qui pourraient fournir des ressources bon marché et abondantes pour tous, et permettront une exploration plus poussée de notre système solaire. La société a aussi récemment déposé un brevet pour son accélérateur d’ions, conçu pour augmenter la poussée des moteurs ioniques CubeSat existants. La société se concentre également sur la création de bras robotiques avancés capables de lutter contre les débris spatiaux et de se réparer en cas de défaillance mécanique ou de dommages.

Space Fab s’inscrit aujourd’hui aux côtés de grands noms comme SpaceX, Blue Origin, Planetary Resources et Deep Space Industries. Une constellation d’entreprises qui cherchent à rendre l’espace accessible, et à entrer dans une ère de non-pénurie.

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Via SP

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Publié par le 20 avril 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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Le MIT a développé un appareil capable de lire dans les pensées

lire dans vos pensées

Ce n’est certes qu’un début, mais les chercheurs travaillent dessus et pensent parvenir à réaliser un dispositif bien plus élaboré … Nous sommes à un moment où le transhumanisme se développe rapidement, la révolution de « l’homme augmenté » a bel et bien commencé . Z 

Les chercheurs du MIT ont développé un appareil composé de 7 électrodes qui détectent les signaux neuromusculaires le long de la mâchoire, et détermine les mots qui vous traversent la tête. Pour le moment limité, son usage pourrait trouver de nombreuses applications, comme pour les personnes handicapées.

Au MIT, des chercheurs ont créé un dispositif appelé AlterEgo capable de comprendre ce que vous pensez, en « lisant dans vos pensées ».

Les pensées – ou verbalisation internes – lisibles avec des électrodes

L’appareil tourne autour de l’oreille, suit la mâchoire et s’attache sous la bouche de l’utilisateur. Relié à un système informatique, le système est muni d’électrodes qui captent les signaux neuromusculaires de la mâchoire et du visage, déclenchés par des « verbalisations internes », mais invisibles à l’œil nu. Ces signaux sont ensuite transmis à un système d’apprentissage machine qui analyse les données, associant des signaux spécifiques à des mots. Le système est aussi capable de communiquer avec l’utilisateur par l’intermédiaire d’un « casque à conduction osseuse », qui transmet les vibrations du visage à l’oreille.

« Notre idée était : Pourrions-nous avoir une plate-forme informatique qui est plus interne, qui fusionne l’humain et la machine d’une certaine façon et qui ressemble à une extension interne de notre propre cognition ? » dit Arnav Kapur, un étudiant diplômé du MIT Media Lab dans une déclaration.

lire dans vos pensées

Pour créer l’appareil, les chercheurs ont dû déterminer quels endroits du visage transmettaient les signaux neuromusculaires les plus fiables. Pour ce faire, ils ont demandé aux sujets de murmurer quatre fois la même série de mots et ont utilisé 16 électrodes à différents endroits du visage pour détecter les signaux. Ils ont ensuite généré un code pour analyser les données, et ont constaté que sept endroits se révélaient être plus efficaces que les autres. Le dispositif actuellement testé utilise ces sept capteurs à ces endroits, mais les chercheurs ont l’intention de développer une seconde itération du système ne comptant que 4 capteurs, tout en étant aussi efficace.

Des applications diverses, et utiles

Pour le moment, le système n’est capable d’identifier qu’une vingtaine de mots propre à chaque cas de figure, avec une précision de 92%. Les chercheurs espèrent améliorer ces statistiques avec le temps : « Nous sommes en train de recueillir des données, et les résultats sont bons« , dit M. Kapur. « Je pense que nous parviendrons à une conversation complète un jour. »

Bien que les applications soient encore limitées, les chercheurs sont parvenu à utiliser le casque durant une partie d’échecs, pour résoudre des multiplications, ou encore pour sélectionner le film que vous souhaitiez regarder. À l’avenir, ils espèrent trouver diverses applications utiles, par exemples à destinations des personnes handicapées.

Sources : Presse-citron – The Verge

 
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Publié par le 20 avril 2018 dans général, Insolite, Sciences

 

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Hélas, ce n’est pas fini !

Hélas, ce n’est pas fini !
Commençons par un bref résumé des événements.
  • Il y a environ un mois, Nikki Haley annonce au Conseil de sécurité de l’ONU que les États-Unis sont prêts à violer les règles de ce même Conseil de sécurité en cas d’attaque chimique en Syrie
  • Puis les Russes ont annoncé qu’ils avaient la preuve qu’une attaque chimique sous fausse bannière est en préparation en Syrie ;
  • Puis une attaque chimique (supposée) se produit (dans un endroit encerclé et essentiellement contrôlé par les forces gouvernementales !) ;
  • L’OIAC envoie des enquêteurs (même si les puissances occidentales clament haut et fort qu’aucune enquête n’est nécessaire) ;
  • Les Anglosionistes bombardent la Syrie ;
  • Puis le Conseil de sécurité de l’ONU refuse de condamner la violation de ses propres règles et décisions ;
  • Enfin, les États-Unis d’Amérique parlent d’une « frappe parfaite ».

Maintenant, dites-moi : avez-vous l’impression que c’est terminé ?

Si vous me dites que 32 sur 103 n’est pas parfait, je vous répondrais que vous êtes à côté du sujet. En fait, 32 sur 103 est une incitation supplémentaire à bombarder de nouveau !

Examinons les choses différemment pendant une seconde et posons-nous la question : qu’a démontré l’attaque anglosioniste, en fait ?

  • Le grand public occidental est si définitivement zombifié que les attaques sous fausse bannière peuvent désormais être annoncées quatre semaines à l’avance ;
  • Les Européens vivent maintenant selon la devise « mon honneur s’appelle solidarité » (une variante de la devise SS « mon honneur s’appelle fidélité ») ;
  • Emmenés par les États-Unis, les pays occidentaux n’ont pas d’objection à des guerres déclenchées en violation de leurs propres lois nationales ;
  • Le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas d’objection à des guerres déclenchées en violation de la Charte des Nations Unies et du droit international ;
  • Les dirigeants de la République populaire de Chine, dans leur infinie sagesse, agissent comme s’ils n’avaient rien de personnel en jeu et agissent comme des spectateurs ;
  • Les Israéliens, par l’intermédiaire des néocons de l’ONU, contrôlent maintenant totalement l’Empire et l’utilisent pour « nettoyer la maison d’à côté ».

J’entends déjà les objections. Elles ressemblent à peu près à ça :

– Mais l’attaque a été un échec lamentable !
– Et alors ? L’Empire n’a rien payé pour la mener.
– Mais les Américains ont cillé ! Ils ont attaqué depuis l’espace aérien jordanien et depuis la mer Rouge ! Ils ont totalement évité les Russes ! Ils ont peur d’eux !
– Et alors ? Ils ont encore bombardé un allié russe en totale impunité.
– Mais vous ne suggérez quand même pas que les Russes auraient dû déclencher une guerre contre les États-Unis à partir d’une attaque qui n’a même pas tué une seule personne ?
– Non, bien sûr que non, mais en ne prenant aucune mesure, les Russes n’ont pas non plus réussi à dissuader de futures attaques.
– Mais qu’auraient pu faire les Russes ?

ÇA, c’est la bonne question !

Examinons les choses d’un peu plus près. Grosso modo, les Russes ont le choix entre trois types de mesures de représailles : politique, économique et militaire. Cependant, chacune d’elle a un ensemble spécifique de prérequis qui sont actuellement problématiques, pour le moins :

Mesures Politique Économique Militaire
Prérequis Suppose un minimum de décence, d’intégrité et de respect de la loi par le reste de la planète. Suppose que d’autres pays, en particulier la Chine, seraient prêts et en mesure de soutenir ces mesures. Suppose que la Russie a la capacité militaire de vaincre la « coalition » anglosioniste.
Réalité actuelle La Russie peut gémir, tempêter, se plaindre, protester, faire appel à des valeurs plus élevées,  à la logique ou au faits – tout le monde s’en fout. Les Chinois et les autres ne sont pas prêts pour l’instant à faire quoique ce soit pour soutenir la Russie. La Russie peut vaincre militairement les Anglosionistes, mais seulement en risquant l’avenir de notre planète.

Cela peut se résumer en une phrase simple : l’hégémonie anglosioniste est une menace pour l’ensemble de la planète, mais personne à part la Russie et l’Iran n’est prêt à l’affronter. Quel paradoxe !

Le soi-disant « Occident chrétien » est devenu un parasite volontaire pour son hôte sioniste et les seuls qui ont le courage et l’intégrité morale de l’affronter sont les chrétiens orthodoxes et les musulmans. Sic transit gloria mundi en effet…

Mais ce qui est encore plus important, c’est que s’il est vrai que les néocons américains n’ont pas réussi à lancer le genre d’attaque massive qu’ils auraient voulu et s’il est vrai que l’attaque américaine a été à peu près aussi boiteuse que possible, il faut complètement oublier ces faits. Les faits ne comptent simplement pas. Ni la logique. Tout ce qui compte, ce sont les perceptions !

Et la perception est que « nous » (les dirigeants anglosionistes et leurs serfs) avons « botté le cul » d’Assad et que « nous le referons » si « nous » en avons envie. C’est tout ce qui importe dans L’Empire des illusions que l’hégémonie anglosioniste est devenue.

Dès que vous comprendrez cela, vous devrez aussi accepter que Trump avait raison : c’était une « frappe parfaite » (de nouveau, pas dans la réalité mais dans le monde d’illusions créé autour d’elle).

La boucle est bouclée.

L’hégémonie anglosioniste exige que la planète entière s’incline et la vénère.  À l’exception de la Russie et de l’Iran, tout le monde se met à genoux ou, au mieux, détourne les yeux. Dans leur réalité illusoire, les « Méricains » se sentent autorisés à frapper la Russie ou l’Iran à n’importe quel instant.  Il n’y a rien que l’Iran puisse faire pour les arrêter et alors que la Russie le peut, elle ne peut le faire qu’au risque de l’avenir de notre planète entière.

Maintenant, dites-moi : pensez-vous réellement que ce soit terminé ?

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A quand l’éclatement de la prochaine bulle mondiale et de la zone euro ?

La zone euro sur la sellette

Bridgewater, le plus gros hedge fund (fonds d’investissement — gère 160 Mds $ d’actifs) du monde a misé 22 Md $ contre la zone euro : les positions à la baisse (« vendeuses  ») du fonds prouvent qu’il parie contre de nombreuses entreprises européennes (Airbus), allemandes (Siemens, Deutsche Bank) françaises (Total, BNP Paribas) et italiennes (Intesa Sanpaolo, Enel et Eni), entre autres. La société n’est pas connue pour s’attaquer à des entreprises en particulier, mais plutôt pour parier sur la santé de l’économie en général.

Depuis 2011, 4 000 Mds € ont été injectés dans la zone euro (c’est-à-dire au sein des banques commerciales) par la Banque Centrale Européenne (BCE), ce qui représente plus d’un tiers du PIB de la zone. La majorité de cette monnaie se situe principalement en Allemagne et au Luxembourg, pays qui, vous en conviendrez, ne sont pas les plus en difficulté de la zone. Plus grave, une grande partie de ces liquidités n’ont pas financé l’économie réelle par le biais du crédit aux particuliers et aux entreprises. À la place, les banques commerciales ont épargné 2 000 Mds € de cet argent frais sur leur compte à la BCE jusqu’à fin 2017 (contre 300 Mds € début 2011) pour « respecter leur ratio de liquidité » (avoir suffisamment de dépôt en cas de crise de monnaie liquide). Comme aux États-Unis, l’assouplissement quantitatif a permis à la banque centrale de renflouer les banques privées en rachetant leurs créances. Autrement dit, les dettes du secteur privé sont payées par le contribuable sans aucun retour sur investissement. Parallèlement, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a lancé un appel en faveur de moins de régulation et plus de fusions-acquisitions bancaires dans l’UE, en prenant pour modèle… le secteur bancaire US.

La BCE prévient aussi que la zone euro risque carrément d’éclater à la prochaine crise si elle n’est pas renforcée. Autrement dit les États membres doivent d’ici là réformer leur économie, dégager des marges budgétaires et intégrer les marchés et les services à l’échelle de la zone pour mieux absorber les pertes potentielles sans faire appel aux contribuables. Un instrument fiscal comme un budget de la zone euro contrôlé par un ministre des finances européen, comme le défend le président Emmanuel Macron, aiderait également à faire face à un choc économique majeur qui semble inévitable. Autant dire que cela s’avère problématique au vu du peu de consensus sur le sujet et notamment une frilosité allemande. La Banque centrale européenne a émis l’idée fin 2017, prévue de longue date par les économistes sérieux, d’abolir la limite de 100 000 € garantis en cas d’opération de sauvetage ou de faillite bancaire (Faits & Document n° 443, 15/11/17–15/12/17 p.8 et 9).

La Bundesbank juge également que l’économie allemande est plus fragile qu’il n’y parait, avec des prix immobiliers survalorisés de 15 % à 30 % et des banques parmi les moins rentables du continent avec un rendement des actifs parmi les plus bas et un ratio coût/bénéfice parmi les plus élevés de la zone euro (74,9 %). En lien, le rapport confidentiel gouvernemental allemand Prospective stratégique 2040 a été révélé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel  : le Ministère fédéral allemand de la Défense a officiellement entériné la possibilité d’un effondrement de l’UE.

Fin 2017, le solde Target 2 de l’Allemagne a dépassé les +900 Mds €, un record depuis la création de l’euro. Ce terme de Target 2 traduit, entre autres, l’état des balances des paiements courants intra-zone euro, et donc dans notre cas, le solde de la balance de l’Allemagne sur les autres pays membres. Si la France est presque à l’équilibre, le solde négatif de l’Italie avoisine les -450 Mds € et celui de l’Espagne les -400 Mds €. La classe politico-financière germanique est très inquiète des capacités du bilan de la Bundesbank à absorber les créances (douteuses) des autres banques centrales des pays du sud de l’Europe.

Le parti politique Union Populaire Républicaine a traduit un article du journal allemand Die Welt (15/03/18) traitant d’une récente conférence à Berlin, réunissant plusieurs économistes allemands célèbres. Le thème de la conférence annonce la couleur : « L’euro peut-il vraiment survivre et, sinon, que va-t-il se passer ? ». C’est la viabilité de la monnaie unique et l’asymétrie des soldes Targets qui y ont été questionnées. M. Fuest, n°1 du prestigieux institut d’études économiques Institut für Wirtschaftsforschung (IFO), y a plaidé pour l’introduction d’une clause de sortie de la monnaie euro. Hans-Werner Sinn, ancien patron de l’IFO a y notamment déclaré : « Je ne sais pas si l’euro va tenir dans la durée, mais son système de fonctionnement est condamné. »

Les conséquences inéluctables de l’économie financiarisée

C’est la seconde fois en un siècle que l’indice de Shiller (qui analyse les probabilités de bulles financières) dépasse son record : la dernière fois qu’un tel niveau d’euphorie boursière avait été atteint, c’était juste avant le krach de 1929, soit la plus grande crise économique du XXe siècle. Des points communs avec l’avant-crise de 2008 sont également à signaler. La Banque des règlements internationaux (« la banque centrale des banques centrales »), la Banque d’Angleterre et le célèbre gestionnaire de fonds Neil Woodford relèvent des signaux économiques inquiétants dans le monde : surchauffe des marchés financiers, dette des consommateurs et des devises et actifs financiers surévalués. Tandis qu’une énième étude prouve que les inégalités socio-économiques et la concentration des capitaux se sont accrues dans le monde entier ou presque depuis plus de 30 ans, selon un rapport du World Wealth and Income Database (travail collectif de plus d’une centaine de chercheurs).

Suite à la chute récente et vertigineuse du dollar (une baisse comme on n’en avait pas constaté depuis 2003), les banquiers centraux auront besoin de désigner un responsable pour se dédouaner en cas d’éclatement de bulle, qui serait concevable à court terme. Certains analystes postulent même que la Réserve fédérale des États- Unis a désormais son excuse pour augmenter ses taux d’intérêt rapidement maintenant que le dollar chute, pour que cette bulle explose rapidement sous l’administration Trump. En 2018, le cours du dollar a perdu 4 % de sa valeur par rapport aux six principales devises mondiales et la tendance continue. Le FMI avait d’ailleurs assuré au dernier Forum économique mondiale (ou forum de Davos), que la prochaine crise frappera plus fort et plus tôt que prévu. De même que l’augmentation importante de la cotation de l’or ne laisse présager rien de bon pour l’économie internationale.

Patrick Artus, économiste directeur de la recherche et des études de Natixis, montre dans une récente étude que les économies développées de l’OCDE sont entrées dans la dynamique finale décrite par Karl Marx. La baisse du rendement du capital s’accroît (les investissements rapportent de moins en moins) et les baisses de salaires pour compenser le phénomène commencent à s’essouffler. Les opérations spéculatives (rachat d’actions, spéculations immobilière et financière, achats d’actifs risqués, bitcoins, etc.) explosent, car la productivité réelle ne suffit plus. Les prochaines étapes se résumeront donc en une hausse des inégalités de revenu et une énorme crise financière, selon Artus et Marx.

Franck Pengam, Avril 2018.

www.geopolitique-profonde.com

Source : Agoravox

 
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Publié par le 20 avril 2018 dans économie, général, International

 

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Le plus grand exercice naval chinois « en 600 ans » commence : Pékin est prêt à attaquer Taïwan !

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Le mois dernier, le journal public chinois Global Times écrivait  ceci dans un éditorial :

«la Chine doit se préparer à un affrontement militaire direct dans le détroit de Taïwan» et  «il faut faire comprendre que l’intensification des contacts officiels entre les États-Unis et Taïwan aura de lourdes conséquences pour ce dernier».

L’éditorial évoquait même la version selon laquelle la Chine pourrait envoyer des avions et des navires de guerre dans le détroit de Taïwan .

Hé bien c’est chose faite ! 

La semaine dernière, la marine de l’Armée populaire de libération (« PLAN » comme « People’s Liberation Army Navy ») avait rassemblé tous ses navires de guerre, avions et sous-marins nucléaires les plus avancés pour une démonstration massive de force dans la mer de Chine méridionale. 

Asia Times  estime que 10 000 aviateurs et « marines » de l’Armée populaire de libération ont embarqué 48 navires de guerre et 76 avions pour montrer leur loyauté et leur dévouement au président Xi Jinping , qui a été accueilli sur un destroyer par un chœur retentissant de soldats.  

Les journaux chinois gérés par l’ État ont déclaré que le nombre de navires de guerre rassemblés était « le plus grand de son genre en 600 ans. » 

Ce matin, tout ce beau monde s’est retrouvé dans le détroit de Taiwan pour des manœuvres militaires … à balles réelles ! (et sans prévenir ! cf Zero Hedge)

Un message clair contre les états unis et son vassal taïwanais qu’on pourrait résumer ainsi : Pékin est prêt à attaquer ! Comme l’avait annoncé les journaux chinois le mois dernier . 

Les Chinois n’ont presque pas mouflé quant à l’attaque en Syrie (il avaient tout de même voté contre à l’ONU et ont indiqué leur mécontentement) , mais par contre ils se déploient massivement dans leur zone d’influence, signifiant qu’ils sont prêts pour la guerre … Z  

Une démonstration de force dans le détroit de Taiwan ? Non loin des côtes taiwanaises, l’armée chinoise mène depuis ce 18 avril au matin des manœuvres militaires , les premiers depuis deux ans. Pékin voit d’un très mauvais œil le récent rapprochement entre la présidente taiwanaise Tsai Ing-wen et le président américain Donald Trump et le fait savoir. En cas de tentative séparatiste, Pékin est prêt à attaquer l’île rebelle, c’est le message envoyé à Taipei.

Avec notre correspondante à Pékin,  Heike Schmidt

Les manœuvres à tir réel mettent aujourd’hui en pratique ce que Xi Jinping avait martelé en mars dernier: « La Chine ne cèdera pas un pouce de son territoire ». « La réunification complète de la mère patrie est l’aspiration de tous les Chinois. Toute tentative et stratagème destinés à diviser la mère patrie sont voués à l’échec », avait lâché le président chinois.

La promesse de Washington d’aider Taiwan à construire ses propres sous-marins et une nouvelle loi qui encourage des responsables américains de se rendre sur l’île ne sont pas passés inaperçues. La Chine montre donc ses muscles, comme lors d’un récent exercice naval en mer de Chine du Sud où l’homme fort de Pékin avait fait une apparition remarquée, en treillis militaire, sur le navire de guerre « Changsha ». « Le besoin d’édifier une marine forte n’a jamais été aussi pressant qu’aujourd’hui, a martelé Xi Jinping. Nous devons faire preuve d’innovation et de courage, afin de faire de la marine de l’Armée Populaire de Libération une puissance au rang mondial. »

Xi Jinping ne compte pas transmettre la question taiwanaise « de génération en génération ». Une perspective inquiétante pour Taipei. Mais pas question de se laisser intimider. Le ministère taiwanais de la Défense a qualifié les manœuvres de « bruit des bottes » et de « simple routine »

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Paul Craig Roberts : « La crise n’en est qu’à son premier stade »

La crise n’en est qu’à son premier stade

Encore une excellente analyse de Paul Craig Roberts … Pour lui « Tout au long de la guerre froide, jamais l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies n’a parlé de façon agressive et irrespectueuse au représentant soviétique, comme le fait Nikki Haley s’adressant à l’ambassadeur russe » , et c’est vrai !! La guerre froide 2.0 est pire que la 1ere, plus dangereuse en tous cas … Z

Nombre de gens, dont le Président russe Poutine, demandent pourquoi les États-Unis ont lancé l’attaque illégale contre la Syrie, avant que les inspecteurs de l’OIAC n’examinent le site de la présumée attaque chimique.

Cette question populaire est complètement à côté de la plaque. L’attaque étasunienne est un crime de guerre manifeste et indiscutable contre un pays souverain, que la Syrie ait ou non employé l’arme chimique à Douma, lors de l’offensive contre les terroristes sponsorisés par Washington. Personne n’a fait en sorte d’empêcher ce crime de guerre. Quelques vassaux de Washington, à l’exemple de l’Allemagne et de l’Italie, ont refusé de s’impliquer, mais nul n’a tenté d’empêcher ce crime de guerre. L’impuissant Conseil de sécurité de l’ONU, auquel la Russie fait perdre son temps, l’UE, l’OTAN, la Russie et la Chine, n’ont rien fait pour prévenir ce crime de guerre de l’ère nazie de Washington.

Les autorités russes ont fait savoir que si l’attaque de Washington portait préjudice à leurs citoyens, il y aurait des conséquences militaires, mais les Russes n’ont pas protégé leur allié syrien de l’attaque.

L’attaque n’a peut-être aucune importance, puisque menée avec soin, de façon à n’avoir aucun autre effet que de servir à Trump pour sauver la face. Apparemment, il n’y a eu aucune victime et rien de concret n’a été endommagé, à part un établissement servant à la fabrication d’antivenin pour morsure de serpent.

Par contre, l’attaque est grave à cause de l’image qu’en ont fait les organes de la pressetituée étasunienne : une grande victoire étasunienne contre le diabolique gouvernement syrien et son allié, le malfaisant gouvernement russe. Fabriquée par les journalistes avec leurs nouvelles trompeuses, cette perception de l’événement justifie le crime de guerre et inspirera d’autres attaques contre la Syrie.

Il est peu probable que le Conseil de sécurité de l’ONU condamne Washington, qui paie 25% du budget de l’ONU. De plus, le Conseil de sécurité étant rempli de vassaux de Washington, ils ne voteront pas pour censurer leur suzerain. Poutine perd son temps à porter l’affaire devant le Conseil de sécurité, à moins qu’il espère prouver que toute l’institution occidentale est complètement corrompue. Comme la plupart des gens informés le savent déjà, je ne comprends l’intention de prouver ce que l’on sait déjà. Poutine devrait lire cet article d’Eric Zuesse avant de trop se fier à l’ONU.

J’ai écrit de nombreuses fois que j’admire la personnalité chrétienne de Poutine, qui pour épargner au monde le nombre énorme de victimes d’une guerre mondiale, élude les coups qu’il prend en permanence de Washington. Le problème est qu’en « tendant l’autre joue », Poutine encourage Washington à aggraver ses agressions. Poutine a affaire à des psychopathes néocons, pas à des gens raisonnables.

Tout au long de la guerre froide, jamais l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies n’a parlé de façon agressive et irrespectueuse au représentant soviétique, comme le fait Nikki Haley s’adressant à l’ambassadeur russe. Pendant la guerre froide, aucun président étasunien n’aurait toléré Nikki Haley. La chienne folle aurait été virée sur-le-champ.

Devant un gouvernement étasunien où Trump a choisi Nikki Haley au poste de porte-parole du pays, où John Bolton, un belliciste néocons, a une influence majeure dans la politique militaire et étrangère, et où le président lui-même est menacé d’inculpation pour avoir voulu normaliser les relations avec la Russie, le gouvernement russe est piégé par ses illusions s’il pense avoir la moindre chance d’éviter la guerre.

Pour éviter la guerre qui vient, le mieux à faire, c’est de former l’alliance russo-sino-iranienne et provoquer une défaite des forces armées étasuniennes dans un contexte régional, ne valant pas que les psychopathes de Washington lancent les armes nucléaires. De fait, tant que l’Oncle Sam n’aura pas subi de dommages, ses vassaux européens, le Conseil de sécurité de l’ONU et l’OIAC, resteront avec lui. Dès qu’il subira une défaite, l’OTAN se dissoudra. Avec cette dissolution, sa couverture disparaîtra comme par enchantement, et il n’aura plus alors les moyens de menacer d’autres pays.

Paul Craig Roberts

Original : www.paulcraigroberts.org/2018/04/17/crisis-beginning-stages/
Traduction Petrus Lombard

 

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La dette bat des records et menace l’économie mondiale selon le FMI

La dette bat des records et menace l’économie mondiale selon le FMI

La dette mondiale a atteint 164 000 milliards de dollars en 2016, représentant 225 % du PIB mondial, un chiffre record selon l’institution internationale. À elle seule, la Chine représente 43 % de l’augmentation de la dette mondiale depuis 2007.

L’endettement mondial atteint des records, sous l’impulsion de la Chine, au point de dépasser largement les niveaux de 2009, juste après la faillite de la banque Lehman Brothers, et de représenter un risque pour l’économie, a prévenu mercredi le Fonds monétaire international (FMI).

« Il n’y pas de place pour la complaisance », a affirmé Vitor Gaspar, le chef du FMI pour les affaires budgétaires, lors de la présentation du rapport intitulé L’observatoire budgétaire, en prélude des réunions de printemps de l’institution financière et de la Banque mondiale. Selon les chiffres de cette étude, l’ensemble de la dette mondiale a atteint 164 000 milliards de dollars en 2016 et représente 225 % du PIB mondial.

« Le monde est désormais 12 % plus endetté que lors du précédent record en 2009 », a déploré le FMI, qui attribue notamment cette hausse de l’endettement à la Chine, qui, à elle seule, représente 43 % de l’augmentation de la dette depuis 2007.

L’endettement devrait se poursuivre après l’approbation par les Etats-Unis d’une réforme fiscale qui entraînera une augmentation de leur déficit budgétaire de 1.000 milliards de dollars lors des trois prochaines années, élevant la dette du pays à 116,9% du PIB d’ici 2023.

Le FMI exprime sa « préoccupation » face à cette hausse de la dette mondiale. Pour les pays développés, elle se situe à 105% de leur PIB, soit le niveau le plus haut depuis la Deuxième Guerre mondiale, et celle des émergents atteint 50%, du jamais vu depuis la crise de la dette des années 80 qui avait frappé avec force les économies en développement.

Les Etats invités à prendre des mesures

« L’expérience prouve que les gouvernements qui ont le plus de réussite sont ceux qui se préparent à l’avance quand apparaissent des nuages à l’horizon », a affirmé Vitor Gaspar, appelant les Etats à prendre des mesures pour éviter de se retrouver pieds et poings liés en cas de crise.

« Un endettement et des déficits importants amoindrissent les capacités des gouvernements de répondre avec des politiques budgétaires soutenant l’économie en cas de récession », a souligné le FMI.

Les pays émergents pourraient en être les premières victimes: « L’endettement se trouve à un niveau très élevé dans le monde entier et elle est souvent souscrite en dollars », a rappelé le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld, lors de la présentation la veille des perspectives économiques de l’institution financière.

Dans ces conditions, si les Etats-Unis devaient augmenter de manière plus rapide que prévu leurs taux d’intérêts, les émergents pourraient en subir les conséquences.

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Publié par le 19 avril 2018 dans économie, général, International

 

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