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Un essaim de tremblements de terre sous la faille de San Andreas rend les scientifiques nerveux

Warner Bros Pictures pourrait vouloir repenser le tournage de San Andreas II – la suite de la superproduction de 2015 au sujet d’un tremblement de terre frappant la baie de San Francisco avec le Rock, Paul Giamatti et une foule d’autres acteurs.

Parce que si les pires craintes du US Geological Survey sont confirmées, la dévastation sismique décrite dans le film pourrait frapper un peu trop près  . Selon le Daily Mail, 134 tremblements de terre ont durement frappé un tronçon de trois milles autour du comté de Monterey sur la faille de San Andreas au cours de la dernière semaine – un rythme qui rend les sismologues nerveux.

La faille de San Andreas s’étend sur 750 miles du nord au sud à travers la côte californienne, formant la limite de la plaque Pacifique et de la plaque nord-américaine.

Parmi ces tremblements de terre, 17 étaient plus forts que 2,5 et 6 d’entre eux étaient plus forts que 3,0. Et les experts de l’USGS préviennent que d’autres secousses sont attendues dans les prochaines semaines.

Les rumeurs amplifient les craintes soulevées la semaine dernière que le ‘Big One’ – le tremblement mythique représenté dans le film ‘San Andreas’ – pourrait être sur le point de frapper. Dans un autre signe d’une catastrophe imminente, dix «mini-séismes» ont frappé la même région la semaine dernière. Cet essaim comprenait un séisme de magnitude 4,6 qui a été ressenti à San Francisco, à plus de 90 miles.

« Cette séquence a été très productive », a déclaré Ole Kaven, un sismologue du US Geological Survey.

« Nous pensons qu’il y aura des répliques de magnitude 2 à 3 pendant au moins quelques semaines », a-t-il dit.

Heureusement, personne n’a été blessé dans la série de séismes.

L’essaim de la semaine dernière a frappé le comté de Monterey en Californie lundi à 11h31 HE et à environ 13 miles au nord-est de Gonzales, près de Salinas.

Cela augmente considérablement la probabilité d’un séisme majeur en Californie, au moins temporairement, les experts ont affirmé.

Le séisme initial de magnitude 4,6 a été suivi de neuf répliques plus petites.

Selon Annemarie Baltay, une sismologue de l’US Geological Survey à Menlo Park, la plus grande des secousses a atteint la magnitude 2,8.

Le séisme s’est produit à une profondeur d’environ 4 milles directement au sommet de la faille, à proximité d’une région où la faille de Calaveras se détache.

Les experts ont déjà averti que toute activité sur la ligne de fracture serait préoccupante.

« Chaque fois qu’il y a une activité sismique significative dans le voisinage de la faille de San Andreas, nous, les sismologues, sommes nerveux », a déclaré Thomas Jordan, directeur du Southern California Earthquake Center, d’après le Daily Mail.*

Zero Hedge – resistanceauthentique

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Publié par le 23 novembre 2017 dans Climat - Environnement, général, Insolite

 

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L’histoire opaque des missions lunaires américaines

L’histoire opaque des missions lunaires américaines
Les Américains ont-ils vraiment envoyé leurs astronautes sur la Lune? Bien que la NASA lève régulièrement les doutes, de nouveaux arguments alimentant la théorie du complot lunaire apparaissent.

Les partisans de la théorie du complot ont discerné un homme ne portant pas de combinaison spatiale sur une photo prise lors de la mission lunaire américaine Apollo 17 effectuée en 1972. Selon eux, cette découverte prouve une fois de plus que les Américains ont simulé leurs vols vers la Lune. La vidéo qui présente cette photo a été publiée sur YouTube.

«Vous pouvez voir une silhouette, qui ressemble à celle d’un homme des années 1970, avec des cheveux longs, portant une sorte de gilet», soulignent les auteurs de la vidéo.

Apollo 17 a été la sixième et la dernière mission lunaire dans le cadre du programme spatial américain Apollo. Ce débarquement est connu comme étant le plus long parmi tous les débarquements lunaires.

La vidéo publiée sur YouTube donne un nouvel argument à la théorie du «Fake Moon Landing» (faux débarquement lunaire), née après la première mission Apollo de 1969. Pour de simples amateurs, il suffit de regarder les photos de la NASA afin de trouver les preuves de leur théorie. Un drapeau américain flottant, l’absence du cratère qui aurait dû être formé lors de l’atterrissage de la fusée, un objet ressemblant à un appareil d’éclairage qui se reflète dans la visière d’un astronaute… La NASA s’est empressée de lever tous les doutes concernant les vols lunaires américains.

Mais, si tous les arguments pour la théorie de complot sont démystifiés par la NASA, une question persiste: pourquoi les Américains n’ont-ils jamais effectué de vols lunaires après les années 1970? La NASA affirme qu’elle ne possède plus de technologies de fusées capables de gagner la Lune, comparables aux Saturne V, utilisées lors des missions Apollo. Ils n’auraient aussi plus de scaphandres spéciaux pour protéger les astronautes de la radiation solaire. Si ces déclarations de l’agence américaine sont vraies, cela serait une perte impardonnable pour une grande puissance spatiale telle que les États-Unis…

 
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Publié par le 23 novembre 2017 dans général, Histoire et Paléontologie, Insolite

 

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« Fake news » : Google et Facebook accroissent leur censure du Net

On connaît la valeur et la déontologie des “journalistes” et de leurs sources… Halte au complotisme ! Plus besoin de réfléchir ni de faire nous-mêmes le tri : Ayons une confiance totale dans les équipes des deux géants américains, elles sauront nous orienter sur la voie de la vérité vraie. Comme le Décodex. OD

Google et Facebook lancent un « indicateur de confiance »contre les fake news

« Facebook et Google intègrent désormais un outil de vérification des sources mis au point par un consortium de journalistes. Cet indicateur prend la forme d’une icône indiquant si la source de l’information est réputée fiable.

Les efforts du réseau social aux deux milliards d’utilisateurs pour lutter contre la désinformation ne sont pas jugés efficaces par tous les observateurs, y compris les premiers intéressés : les fact-checkers. Mais malgré la persistance de nombreuses fake news sur Facebook, la plateforme enregistre toujours des bénéfices record.

Dans la continuité des initiatives engagées depuis un an pour vérifier les informations diffusées sur son site, Facebook vient de déployer un « indicateur de confiance. » L’outil a été mis au point par The Trust Project, un consortium de journalistes qui travaille au développement de standards permettant d’identifier les productions journalistiques fiables.

Le 16 novembre 2017, ce consortium a fait savoir que Google, Facebook, Bing et Twitter avaient donné leur accord pour utiliser de tels indicateurs sur leurs plateformes. Pour l’instant, Facebook devrait limiter la portée de cet outil à un nombre réduit de sources ».

Lire la suite sur Numerama

Facebook crée un nouvel outil anti-propagande russe

« Le réseau social a présenté sa nouvelle fonction destinée à montrer aux utilisateurs s’ils ont suivi des contenus pilotés par la propagande russe.

Facebook a annoncé, mercredi, l’apparition d’une nouvelle fonction, qui sera lancée d’ici la fin de l’année. Le concept : savoir si, entre janvier 2015 et août 2016, l’on a « aimé » ou « suivi » sur le réseau social des pages ou des comptes pilotés par l’Internet Research Agency.

Cette société, liée au renseignement russe, est accusée d’avoir publié des milliers de messages pour influencer la campagne qui a mené à l’élection de Donald Trump en novembre 2016.

« Nous ne cessons de vouloir protéger notre plateforme et les gens qui l’utilisent des personnes mal intentionnées essayant de détruire notre démocratie », a justifié l’entreprise californienne.

150 millions d’utilisateurs concernés

Pour Facebook, « il est important que les gens comprennent comment des intervenants étrangers ont tenté de semer la division et la méfiance en utilisant Facebook avant et après l’élection américaine de 2016 », explique  la firme sur son blog.« 

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Naissance de la Pesco, fille de l’Otan

Naissance de la Pesco, fille de l’Otan
Après 60 années d’attente, annonce la ministre de la Défense Roberta Pinotti, va naître en décembre la Pesco, “Coopération structurée permanente” de l’Union Européenne, dans le secteur militaire, initialement entre 23 des 27 Etats membres.

C’est le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui explique ce que c’est. Participant au Conseil des affaires étrangères de l’Union Européenne, il souligne “l’importance, mise en évidence par de nombreux leaders européens, que la Défense européenne soit développée de manière à ne pas être compétitive mais complémentaire à l’Otan”.

La première façon de le faire est que les pays européens accroissent leur propre dépense militaire : la Pesco stipule que, parmi “les ambitieux et les plus contraignants engagements communs” il y a “l’augmentation périodique en termes réels des budgets pour la Défense afin d’atteindre les objectifs convenus”. Au budget en continuelle augmentation de l’Otan, dont font partie 21 des 27 Etats de l’Ue, s’ajoute maintenant le Fonds européen de la Défense à travers lequel l’Ue accordera 1,5 milliards d’euros annuels pour financer des projets de recherche en technologies militaires et acheter des systèmes d’armes communs. Ce chiffre sera celui de départ, destiné à augmenter au cours des années.

En plus de l’augmentation de la dépense militaire, parmi les engagements fondamentaux de la Pesco se trouvent “le développement de nouvelles capacités et la préparation pour participer ensemble à des opérations militaires”. Capacités complémentaires aux exigences de l’Otan qui, dans le Conseil Atlantique Nord du 8 novembre, a décidé l’adaptation de la structure de commandement pour accroître, en Europe, “la capacité de renforcer les Alliés de façon rapide et efficace”.

A cet effet deux nouveaux commandements sont institués. Un Commandement pour l’Atlantique, avec la mission de garder “libres et sûres les lignes maritimes de communication entre Europe et Etats-Unis, vitaux pour notre Alliance transatlantique”. Un Commandement pour la mobilité, avec la mission d’”améliorer la capacité de mouvement des forces militaires Otan à travers l’Europe”.

Pour que les forces et armements puissent se déplacer rapidement sur le territoire européen, explique le secrétaire général de l’Otan, il faut que les pays européens “éliminent de nombreux obstacles bureaucratiques”. On a beaucoup fait depuis 2014, mais il reste encore beaucoup à faire pour que soient “pleinement appliquées les législations nationales qui facilitent le passage de forces militaires à travers les frontières”. L’Otan, ajoute Stoltenberg, a en outre besoin d’avoir à disposition, en Europe, une capacité suffisante de transport de soldats et armements, fournie en grande partie par le secteur privé.

Plus important encore : qu’en Europe soient “améliorées les infrastructures civiles -comme routes, ponts, voies ferrées, aéroports et ports- de façon à être adaptées aux exigences militaires de l’Otan”. En d’autres termes, les pays européens doivent effectuer à leurs frais des travaux de conformité des infrastructures civiles pour un usage militaire : par exemple, un pont suffisant pour la circulation des cars et poids lourds devra être renforcé pour permettre le passage des chars d’assaut.

Voilà la stratégie dans laquelle s’insère la Pesco, expression des cercles dominants européens qui, bien qu’ayant des conflits d’intérêts avec les cercles étasuniens, se re-compactent dans l’Otan sous commandement Usa quand entrent en jeu les intérêts fondamentaux de l’Occident mis en danger par un monde qui change. Voilà alors que pointe la “menace russe”, face à laquelle se lève cette “Europe unie” qui, alors qu’elle fait des coupes dans les dépenses sociales et ferme ses frontières intérieures aux migrants, augmente les dépenses militaires et ouvre les frontières intérieures pour faire circuler librement soldats et chars d’assaut.

Manlio Dinucci

Edition de il manifesto
https://ilmanifesto.it/nasce-la-pesco-costola-della-nato/ 
Traduction : Marie-Ange Patrizio

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Publié par le 23 novembre 2017 dans général, International, Politique

 

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Altice dévisse… encore

Si financer par la dette des stratégies hasardeuses n’a plus la faveur des investisseurs, le retournement de marché peut devenir violent et dégénérer en krach.

La holding Altice du médiatique Patrick Drahi a encore dévissé vendredi à la bourse d’Amsterdam. Le gros morceau d’Altice, c’est SFR en France.

Il se trouve que je suis cliente à titre privée de SFR et de Free, à titre professionnel d’Orange. Dans tous les endroits que je fréquente régulièrement en France (ouest, centre), je constate que la couverture SFR est meilleure que celle de ses concurrents. En Europe, le roaming de SFR – y compris pour l’accès internet – fonctionne bien. Le rapport qualité/prix me satisfait pleinement. Mais ce n’est pas parce qu’une entreprise commercialise de bons produits et services qu’elle gagne de l’argent.

Drahi serait-il maudit ?

Altice est endetté à hauteur de 50 Mds€. Cette dette est supposée financer la « convergence » des contenus et des réseaux, notamment aux Etats-Unis. C’est une stratégie qu’avait tenté en son temps Jean-Marie Messier avec Vivendi. Cela s’est mal terminé.

Il me semble que ce n’est pas parce qu’on a des forêts, une usine de pâte à papier ou même une imprimerie qu’on peut faire des journaux à succès. Ce sont quatre métiers différents. De la même façon, il me semble que ce n’est pas parce qu’on a de bons tuyaux de télécommunication qu’on produit de bons médias internet. Bolloré et Bouygues ont lâché ces fantasmes et se dégagent des télécoms.

Profiter d’appuis politiques pour prendre une part de marché d’un secteur – celui des télécommunications – réglementé par l’Etat et divertir sont deux métiers différents. Disney n’a pas tenté d’acheter à crédit son propre réseau de télécommunications.

Quand tout à coup le marché décide qu’il n’aime plus la dette et la « stratégie » qu’elle finance, tout s’effondre. Vivendi, Le Crédit Lyonnais, la nébuleuse Tapie,… Altice, Tesla ?

Drahi a déclaré que sa dette « est sécurisée à 85% à taux fixe et le premier remboursement majeur n’arrivera qu’en 2022 (…) Par conséquent, clairement, si les taux remontaient ou si les agences revoyaient la notation de notre dette, cela n’aurait strictement aucun impact pour l’entreprise dans les cinq prochaines années ».

En ce beau matin du 20 novembre Altice raccroche.

Mais comme vous le voyez sur ce graphique, les vendeurs (les barres rouges du bas) sont nombreux. L’action a perdu 60% de sa valeur depuis le mois de juillet. Remonter la pente sera difficile.

« Même avec des taux mondiaux bas, beaucoup d’entreprises non-financières se dirigent vers des difficultés à assurer le service de leur dette », concluait une étude de l’Institute of International Finance (IIF) publiée le 25 octobre dernier.

Il n’y a pas que l’effet de levier et la boulimie de rachats, dans le cas d’Altice. Le groupe de Drahi a sacrifié à la cuisine financière, à la mode : le rachat de ses propres actions.

Le 28 août, Altice annonçait y consacrer 1 Md€. Les analystes y ont vu un signe selon lequel la société pensait pouvoir dégager de la trésorerie. Volte-face le 16 octobre, le programme est suspendu mais… remplacé par un autre. Mais comme vous le voyez, ces rachats n’ont pas empêché le cours de l’action de s’éroder et comme Altice ne verse pas de dividendes, cela n’enrichit nullement ses actionnaires.

Aujourd’hui la capitalisation d’Altice a fondu, de 31 Mds€ à seulement 13 Mds€. La dette, elle, reste et est toujours de 50 Mds€. M. Mario Draghi à la BCE, qui n’est pas regardant sur ses rachats, en voudra-t-il ?

Si M. le Marché décide subitement qu’il n’aime plus les grandes stratégies adossées à la dette et que les rachats d’action sont de l’ingénierie financière inutile, il risque d’y avoir du sang sur les murs des salles de marché.

Altice serait-il le « canari dans la mine », le signal d’alerte précoce d’un retournement de tendance ? Nous verrons bien. Nous sommes prêts à tout.

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Publié par le 23 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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« Inquiétant : la garantie des dépôts de 100 000 euros vacille ! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Vous avez peut-être croisé quelques articles sur Internet, assez alarmistes d’ailleurs, disant que la garantie des dépôts de 100 000 euros instituée au niveau européen avait été supprimée, n’était plus opérationnelle, était annulée, n’existait plus ou qu’elle était « gelée ».

S’il y a un fond de vérité dans cela, ce n’est pas encore le cas sur les conséquences, à savoir que cette garantie est toujours en vigueur mais qu’elle est attaquée, qu’elle vacille, qu’elle est remise en cause, et d’une manière fort passionnante qui devrait vous faire poser certaines questions fondamentales sur la crédibilité même d’une telle garantie.

Il n’y a rien de garanti !

Pourtant, il y a une chose à savoir, c’est que si ces articles, qui sont en grande partie faux mais pas totalement, inquiètent autant les gens, c’est uniquement parce que les gens, les épargnants, veulent croire à la réalité de cette garantie en cas de problème sérieux.

Pourtant, depuis des années, je vous explique en long, en large et en travers, preuve à l’appui, en analysant même les comptes du FGDR, qui est le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, qu’il n’y a que quelques milliards dans ces caisses (3) pour garantir les 2 000 milliards de dépôts et d’épargne au sens large… Franchement, vous y croyez ? 3 milliards pour en garantir 2 000 ? Vous pensez que cela est crédible ou cohérent ?

La garantie des dépôts est donc une immense fiction imaginaire, et je peux vous garantir que tous nos dirigeants le savent très bien. D’ailleurs, voici le titre de la dernière dépêche Reuters sur ce sujet, et je peux vous dire que Reuters, il n’y a pas plus conventionnel et pas moins complotiste sur le marché de l’information d’État !

Pas de garantie européenne des dépôts sans réduction des NPL-Draghi

Je vous livre l’information, et après nous allons traduire ensemble tous mes termes barbares afin que tout soit très clair en quelques secondes. Comme vous le savez, l’économie n’est compliqué que si personne ne vous fait la traduction. Avec le bon traducteur, tout est très facile à comprendre, et comme je n’avais rien à faire de plus important….

« Un mécanisme européen de garantie des dépôts bancaires ne peut voir le jour si le montant des créances douteuses ne diminue pas, a déclaré lundi le président de la Banque centrale européenne (BCE). Ces propos de Mario Draghi, qui font écho, fait rare, à ceux de Berlin, constituent également une réponse aux critiques de Rome irritée par la décision de l’institut de Francfort de contraindre les banques à renforcer leurs fonds propres face à ces créances non performantes (NPL).

La BCE prône depuis longtemps la création de ce mécanisme, baptisé EDIS (European Deposit Insurance Scheme), auquel l’Allemagne est opposée. Berlin craint en effet qu’un partage des risques aboutisse à ce que les banques allemandes viennent étayer celles, plus fragiles, d’autres pays de l’Union tels que l’Italie, dont les établissements concentrent plus du quart de l’encours des NPL au sein de la zone euro.

La réglementation européenne garantit tous les dépôts de la zone euro à hauteur de 100 000 euros, une disposition destinée à renforcer la confiance dans le secteur bancaire après une décennie de crise qui a obligé certains États à renflouer quelques-unes des plus grandes banques européennes.
Mais les mécanismes nationaux pour garantir les dépôts sont jugés insuffisants en cas de crise majeure bancaire.

Traduisons d’abord les « NPL ».

Cela veut dire les « non profitables loans »… En gros, créances pourries et autres prêts bancaires donnés ou « octroyés » qui ne seront jamais remboursés. Et quand une banque voit son taux de NPL exploser à la hausse, eh bien cela veut dire qu’elle a prêté plein d’argent qu’elle n’avait pas à des gens qui ne la rembourseront pas. En général c’est mauvais signe, et ça sent bon la faillite à plein nez. Concept assez simple à comprendre. Quand banque plus de sous, banque kaput. Quand banque kaput, système fatal error ! Quand système fatal error, il ne reste plus que l’or… (C’était juste pour vous caser une rime poétique dans cet article un brin technique, et vous remarquerez la deuxième rime glissée subrepticement.)

Deuxième machin à comprendre : le EDIS…

European Deposit Insurance Scheme ou schéma européen d’assurance des dépôts. C’est encore un machin européen que les Européens aimeraient mettre en place pour garantir les dépôts en gros avec une caisse commune et mutuelle au niveau… européen, mais comme en Europe personne n’est d’accord, on n’arrive à rien, et quand on arrivera à quelque chose, ce sera une chose bancale génétiquement parce que reposant sur le plus petit dénominateur commun. Du coup, eh bien du coup, on en reste avec nos machins nationaux et comme à chaque fois quand il y a un problème potentiel, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous !

Qu’a dit Mario Draghi ? (là aussi une p’tite rime)

Mario a dit que pour qu’il y ait un système européen de garantie des dépôts, il faudrait que dans chaque pays les taux moyens de créances pourries détenues par les banques soient sensiblement les mêmes… ce qui est assez logique. En gros, ce serait une convergence des taux de NPL, ou crédits moisis en langage de chez nous.

Résultat ?

Chaque pays reste avec son propre organisme de garantie, et inutile de vous dire que pour le système de garantie italien, au hasard, il y a de quoi avoir des sueurs froides… pour les épargnants italiens. Le léger problème c’est que si les banques italiennes tombent, l’Italie tombe, et avec, plus de 2 000 milliards d’obligations souveraines italiennes. Si l’Italie tombe, l’Europe tombe. Si l’Europe tombe, le monde tombe, et les 3 petits milliards dans les caisses du fonds de garantie français ne seront que roupies de sansonnet.

Conclusion ?

La garantie des dépôts de 100 000 euros existe toujours même si certains pensent qu’il faudrait l’inclure dans des moratoires lors de faillites bancaires ou qu’il faudrait mettre en place un EDIS, c’est-à-dire un système européen de fonds de garantie.

La garantie théoriquement existe, et tel n’est pas le problème. Le problème c’est que vous croyez en sa solvabilité, et en cas de pépin, soyons clairs, n’attendez aucun secours car il n’y a pas assez d’argent dans les caisses. C’est aussi simple que cela.

La garantie, en réalité, n’a jamais existé et ne pourra jamais exister, car pour cela il faudrait un système où chaque unité de monnaie est garantie par une autre unité de monnaie. Un système où chaque euro correspond à un euro… Bref un système où la monnaie serait neutre, un système où elle ne reposerait pas sur la dette ou sur la création à partir de rien et sans contrepartie. Ce système c’était l’étalon-or. On le connaît très bien, mais il n’a jamais arrangé ni les faux-monnayeurs que sont les banques centrales, ni les États, ni de façon générale toutes les cigales.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 23 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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Smartphones : épuisement du cerveau…

Au cours des dernières années, bon nombre d’entre vous m’ont entendu dire, ainsi que d’autres professionnels, que l’utilisation des smartphones ainsi que la culture d’immersion technologique dans son ensemble sont associées à une multitude de répercussions négatives. Qu’il s’agisse de troubles du sommeil, d’anxiété accrue, de cyberintimidation, d’exposition généralisée à la pornographie ou du déclin des aptitudes sociales, il est clair que les résultats ne ressemblent en rien aux publicités sexy et sophistiquées que les entreprises de technologie aiment utiliser.

Pourtant, bien que bon nombre d’entre nous se soient concentrés sur les inquiétudes au sujet du développement des jeunes, un article paru récemment dans le Wall Street Journal nous rappelle que les menaces touchent tous les âges, mais commencent par notre esprit. Depuis la sortie du premier iPhone en 2007, les chercheurs se sont penchés sur la façon dont les smartphones affectent notre intellect, ce qui implique en gros notre capacité à prêter attention, à retenir et à se rappeler de l’information, ainsi qu’ à résoudre les problèmes et à justifier nos décisions. Bien que les publicités affirment que ces remarquables innovations technologiques ne feront que nous rendre plus intelligents et plus efficaces, les preuves indiquent tout le contraire. Selon l’auteur de l’article du Wall Street Journal, « la recherche suggère qu’ à mesure que nous devenons plus dépendants d’eux, notre intellect s’affaiblit. »

Bien que l’article passe en revue de nombreuses constatations, les principaux thèmes abordés étaient les suivants :

La présence de smartphones, même lorsqu’ils sont éteints ou que l’on ne répond pas, est associée à une attention moindre, à un travail plus lent et à des symptômes accrus d’anxiété (par exemple à des pics de tension artérielle, à des pensées anxieuses).

Plus les appareils sont proches les uns des autres, plus la « puissance cérébrale » diminue. Par exemple, les personnes ont obtenu de meilleurs résultats lorsque les téléphones étaient hors de la pièce et moins bon lorsque les téléphones se trouvaient devant eux (et lorsqu’ils étaient dans la poche ou hors de vue, la performance était au milieu). Une étude récente a révélé que lorsque les écoles interdisaient complètement les smartphones, les résultats aux tests augmentaient le plus, surtout pour les élèves les plus défavorisés.

Même lors de conversations brèves (c’est à dire 10 minutes ou moins), la présence des smartphones empêche le développement d’un sentiment d’intimité, de confiance et d’empathie, surtout lorsque des sujets importants sont abordés.

Les smartphones et autres dispositifs empêchent l’encodage et la restitution des informations. Surnommée « l’effet Google », l’idée que l’information peut être recherchée sur Internet semble inconsciemment réduire la probabilité que les gens se souviennent des informations qui leur ont été données.

Les gens ne sont généralement pas conscients de la façon dont les smartphones créent des distractions qui entrainent « un épuisement du cerveau » ; les individus nient souvent que les appareils sont associés à des résultats moins bons même lorsque les données révèlent le contraire. Comme c’est le cas pour un certain nombre d’autres articles et études publiés dans de nombreuses revues et publications très respectées à travers le monde, nous pourrions nous attendre à ce qu’il y ait une réaction appropriée devant l’énorme quantité de preuves démontrant que nos manières d’utiliser la technologie doivent être modifiées ou que les conséquences ne feront que s’aggraver. Pourtant, au fur et à mesure que nous nous en savons plus, les tendances semblent aller à l’encontre de ce que les recommandations nous invitent à prendre en considération. D’un point de vue objectif et rationnel, il est difficile de comprendre comment c’est possible si nous tenons vraiment à notre santé, à notre bien-être et à celui de nos enfants.Mais en ce qui concerne les smartphones, il semble que deux facteurs majeurs aient entravé les progrès en la matière dans le court laps de temps pendant lequel ils ont réussi à s’imposer. Premièrement, l’expérience immédiate, la commodité et la « perception de sécurité » qu’ils procurent semblent avoir prévalu sur toutes les autres considérations, y compris celle de savoir s’ils (et les habitudes d’utilisation connexes) sont réellement « préférables » pour notre santé et notre bien-être. Bien que des auteurs comme moi puissent à plusieurs reprises souligner de sérieuses inquiétudes au sujet de leur utilisation, le fait (comme indiqué dans l’article publié par le Wall Street Journal) est que l’utilisateur moyen d’iPhone regarde son appareil plus de 30 000 fois par an. Cela signifie que l’appareil dans votre main ou dans votre poche, finit par sembler plus important pour votre vie que des changements progressifs dans la façon dont vous pensez, ressentez, bougez, agissez et êtes en relation avec les autres. Autrement dit, plus nous utilisons nos appareils et plus nous en dépendons, plus nous avons l’impression de ne pas pouvoir nous en passer, même s’ils épuisent notre cerveau et notre corps.

Le deuxième facteur est qu’avec cet accroissement de la dépendance, les recommandations officielles sont devenues insuffisantes (bien que motivées par de bonnes intentions) tout comme l’argument noble mais mal compris du « libre arbitre ». En ce qui concerne le premier, il est facile d’oublier qu’il y a seulement dix ans, la plupart des gens n’avaient pas du tout de smartphone ; il y a seulement deux décennies, la plupart des gens n’avaient pas de téléphone portable (et vous devriez voir le choc sur le visage des étudiants quand je leur dis cela). Pour les générations d’aujourd’hui, il semble presque invraisemblable que la vie ait même pu perdurer avant l’aube d’Apple. Mais elle l’a fait et, selon de nombreuses normes, elle s’en est très bien tirée. Pourtant, la diffusion rapide et dramatique de la dépendance à la technologie a donné lieu à des recommandations qui étaient bien intentionnées, mais franchement faibles dans leur substance, c’est à dire en termes de moyens et de confrontation à la réalité. Par ailleurs, je n’ai pas encore encore vu un seul parent me donner une bonne raison pour expliquer que son enfant a besoin d’un smartphone et qu’il est en meilleure santé, plus heureux et plus saint avec. Je sais que certains parents pensent que je suis excessivement inquiet et ils aiment le confort qu’apportent ces appareils à leurs enfants. Mais pas un seul d’entre eux n’a réussi à me convaincre que le smartphone est ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants. Pourtant, de 80 à 85 % des élèves du secondaire en ont un et les enfants continuent de les avoir à un âge toujours plus jeune.

En ce qui a trait à l’argument du libre arbitre, j’ai entendu de nombreux auteurs dire que nous devons simplement nous ressaisir et prendre de meilleures décisions et ne pas laisser la technologie nous contrôler, que c’est nous qui devons prendre la technologie en main. Cela sonne bien, et ceux qui me connaissent seraient les premiers à dire que j’apprécie énormément la discipline personnelle, la maîtrise de soi et le contrôle sur nos machines. Mais j’ai une question. Comment fonctionne l’expérience d’autocontrôle sur le plan de la technologie, surtout pour les jeunes ? Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, la réponse est « de manière affreuse ».

Il n’ y a pas que moi et les recherches qui le disent. Ce sont les parents, les enseignants, les administrateurs, les conseillers et bien d’autres personnes avec qui j’ai parlé qui sont mis à rude épreuve pour tenter de régler les problèmes directement liés à l’utilisation de la technologie. La raison pour laquelle les problèmes se posent, ce n’est pas parce que beaucoup de gens n’ont pas de bonnes intentions ou ne souhaitent pas que leurs appareils soient des ressources, pas des systèmes drainants. La raison en est que nous sous-estimons LARGEMENT la puissance de notre inconscient et sommes beaucoup trop fiers de penser que nous pouvons tout avoir sous contrôle, et nous enseignons à nos enfants à faire de même. Peu d’entre nous croient que nos jeunes de 14 ans sont aptes à conduire. Pourquoi croyons-nous qu’ils sont prêts à gérer un dispositif qui est similaire à une conduite sur autoroute pour leurs esprits ? Comme vous le diront la plupart des personnes qui se sont débattues avec une substance ou une dépendance comportementale, si vous la ramenez à la maison et que vous vous promenez avec dans votre main ou dans votre poche, ce n’est qu’une question de temps pour que vous cédiez à la tentation. Les entreprises technologiques dépensent des milliards de dollars pour rendre leurs produits addictifs ; l’idée que les adultes (et les jeunes en particulier, avec des cerveaux encore au stade de la formation cérébrale) puissent simplement « faire appel à leur libre arbitre » et améliorer la situation sans apporter de changements substantiels et systémiques est le même raisonnement qui fait que la gestion de la crise des obèses échoue actuellement.

Cependant, en fin de compte, nous sommes confrontés à la question de savoir si nous sommes disposés à apporter des changements plus vastes qui permettent de réels progrès. Il s’agit de savoir si les parents renonceront à leurs inquiétudes et à leurs tracas concernant le fait de priver et de limiter les appareils de leur progéniture en faveur de leurs propres valeurs et des connaissances scientifiques. Il s’agit de savoir si les écoles examineront sérieusement les travaux de recherche et prendront des décisions en matière de technologie en se basant sur des données probantes plutôt que sur la facilité, le marketing et les craintes qu’elles ne soient pas à la hauteur et que les élèves quittent l’école. C’est une question de savoir si notre société dans son ensemble choisira sa santé ou ses désirs.

De façon ultime, c’est la question de ce qui nous tient le plus à cœur à tous et aussi de ce que nous n’apprécions pas. Le choix est pressant et les coûts de nos décisions (ou non) seront énormes. J’espère juste qu’une sorte de révolution, une véritable prise de conscience des besoins de la santé et de l’humanité est en route, parce que mes enfants et moi en avons assez de voir des publicités sur la technologie qui sont artificiellement promues à la télévision sans les petits caractères qui devraient aller avec.

Traduction : Sott

 
 

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