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Archives de Catégorie: Espace

Douze nouvelles lunes découvertes autour de Jupiter, dont une « boule étrange »

Douze nouvelles lunes ont été découvertes autour de Jupiter, portant à 79 son nombre total de satellites connus. 

Douze nouvelles lunes ont été découvertes autour de Jupiter, portant à 79 le nombre total de ses satellites connus. C’est un record parmi les planètes de notre système solaire, annonce une équipe américaine d’astronomes (en anglais), mardi 17 juillet.

Le chercheur Scott Sheppard, de la Carnegie Institution for Science, a qualifié l’une de ces nouvelles lunes de « boule étrange » en raison de sa petite taille : un peu moins d’un kilomètre de diamètre seulement, ce qui en fait « probablement » le plus petit satellite de Jupiter. Son orbite est par ailleurs « différente de celle de toutes les autres lunes jupitériennes connues », a précisé l’astronome.

La « boule étrange » court le risque d’une collision

Il faut environ un an et demi à cette « boule étrange » pour faire le tour de Jupiter, dont l’orbite inclinée croise celles d’une nuée d’autres lunes se déplaçant dans le sens inverse de la rotation de Jupiter. « C’est une situation instable », a commenté Scott Sheppard. « Les collisions frontales peuvent rapidement disloquer les satellites et les réduire à la poussière. » 

Douze nouvelles lunes de Jupiter ont été découvertes. Leurs orbites apparaissent en gras dans cette visualisation.
Douze nouvelles lunes de Jupiter ont été découvertes. Leurs orbites apparaissent en gras dans cette visualisation. (CARNEGIE INSTITUTION FOR SCIENCE)

La « boule étrange », comme deux des lunes récemment découvertes, tourne dans le même sens que Jupiter. Les astronomes ont proposé de baptiser « Valetudo » la « boule étrange », du nom de l’arrière-petite-fille du dieu romain Jupiter, déesse de la santé et de l’hygiène.

Galilée avait découvert les quatre premières lunes de Jupiter

Il faut un an environ aux satellites les plus proches pour faire le tour de la planète, contre deux ans pour ceux plus éloignés. Toutes ces lunes pourraient être des fragments issus de collisions entre des corps cosmiques plus larges. L’astronome italien Galilée avait découvert dès 1610 les quatre premières lunes de Jupiter.

L’équipe d’astronomes à l’origine de la récente découverte n’était pas à la recherche de nouveaux satellites de Jupiter, mais ces derniers sont apparus dans le champ de leur télescope alors qu’ils cherchaient des planètes au-delà de Pluton.

Les nouvelles lunes ont été observées pour la première fois en 2017 dans l’optique d’un télescope basé au Chili et exploité par l’Observatoire astronomique national des Etats-Unis. Il a fallu un an pour confirmer la trajectoire de leurs orbites à l’aide de plusieurs autres télescopes, aux Etats-Unis et au Chili.

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Publié par le 18 juillet 2018 dans Espace, général

 

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La Nasa aurait détruit « par accident » des preuves de vie sur Mars il y a 50 ans !

Résultat de recherche d'images pour "vie sur mars caricature"

« Des échantillons de molécules organiques ont été brûlés par inadvertance » … il y a 50 ans !!! Super la Nasa, Je vais finir par croire que la terre est plate !!! Z 

Dans les années 1970, la mission Viking a peut-être détruit de précieuses données sur Mars : un planétologue émet l’hypothèse que des échantillons de molécules organiques ont été brûlés par inadvertance.

Les découvertes du rover Curiosity, qui sonde la surface de Mars depuis six ans, ont récemment relancé la rumeur d’une vie possible sur la planète rouge. Le robot a notamment permis d’identifier des molécules organiques, contenant du carbone et de l’hydrogène, alimentant l’hypothèse selon laquelle la vie pourrait exister sur l’astre.

Or, Curiosity ne serait pas le premier explorateur de Mars à avoir découvert de la matière organique sur la planète. Le 10 juillet 2018, le NewScientist a fait observer qu’une ancienne mission de la Nasa aurait détruit, par accident, des traces de molécules organiques trouvées sur Mars. Ces preuves auraient été découvertes dans les années 1970, dans le cadre du programme Viking.

DES ÉCHANTILLONS PARTIS EN FUMÉE

À l’issue de cette mission, les enregistrement des sondes de Viking ont donné des résultats ambigus, amenant la communauté scientifique à conclure qu’aucune preuve de vie n’avait été identifiée. Or, le planétologue Christopher McKay, chercheur au sein de l’Ames Research Center, pense désormais avoir trouvé qu’une des sondes de Viking avait bien repéré des matières organiques. Cependant, la machine aurait brûlé, par inadvertance, les précieuses données récoltées…

NASA/JPL-Caltech/MSSS

Comme le note Business Insider, cette hypothèse est plausible. En effet, la mission Phoenix lancée en 2008 par la Nasa a permis de découvrir des perchlorates dans le sol martien, un composé toxique et hautement inflammable lorsqu’on le trouve sur Terre. Sur Mars, il ne devrait pas pouvoir s’enflammer de cette manière.

Or, le planétologue et son équipe évoquent l’hypothèse que l’atterrisseur des sondes Viking ait chauffé les échantillons du sol de Mars à 500 degrés. La présence du perchlorate dans le mélange a été fatale pour les molécules organiques, qui ont sans doute été détruites immédiatement en chauffant.

Christopher McKay et son équipe pensent, à l’aune de cette hypothèse, que les données enregistrées par Phoenix permettent d’éclaircir les ambiguïtés des résultats du programme Viking. En 2013, Curiosity a aussi identifié des molécules de chlorobenzème, constituée par la réaction du carbone avec le perchlorate.

Ces différentes informations laissent ainsi penser que la Nasa a peut-être effectivement perdu des données précieuses de la vie sur Mars par accident, il y a presque 50 ans.

 
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Publié par le 16 juillet 2018 dans Espace, général, Insolite

 

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Un système stellaire géant bombarde des rayonnements cosmiques dans notre direction

J’ai vérifié l’info, selon le Daily mail Eta Carinaes est une «arme à rayons» : un système stellaire gigantesque à 7 500 années-lumière si puissant que ses explosions cosmiques atteignent la Terre . (ou lire fox news ici)

« Une nouvelle étude de la NASA a trouvé que Eta Carinaes, qui se trouve à 7 500 années-lumière, accélère les particules à des énergies si élevées que certaines d’entre elles atteignent la Terre sous forme de rayons cosmiques. » 

« Le système a connu une explosion au 19ème siècle et est devenu brièvement le deuxième objet le plus brillant dans le ciel. Les astronomes, cependant, ont encore du mal à comprendre la source de l’explosion – et la dynamique de ce système stellaire en général .

Les fluctuations de la production de rayonnement d’Eta Carinae ont montré qu’il se passait quelque chose d’intéressant dans ce système, conduisant les chercheurs à soupçonner qu’il pourrait s’agir de l’une de ces sources de rayons cosmiques insaisissable .  » (space.com

Jusqu’à maintenant, on estimait que la mort des étoiles massives en supernovae était probablement la seule source des rayons cosmiques .

En tous cas ce n’est pas bon pour nous de se faire bombarder par encore plus de rayons cosmiques (voir à la fin), même si l’impact de ce système sur nous est encore dur à évaluer, il y aurait une composante aléatoire .. il nous impacterait plus à certains moment que d’autres, en d’autres termes il pourrait « tirer » une grosse salve de rayons cosmiques dans notre direction n’importe quand . La NASA qualifie ce système de « fusil à rayons cosmiques » . (« Cosmic Ray Gun »)

Les derniers rapports du niveau de rayons cosmiques dans la stratosphère indiquaient déjà qu’ils s’étaient intensifiés de 12,5 %  entre mars 2015 et août 2016. Ceci a été publié par l’équipe de Space Weather le 11 septembre 2016 , et la raison en est selon les astronomes la baisse de l’activité solaire :

Z

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Les scientifiques de la NASA ont révélé que le rayonnement se dirige sur une trajectoire de collision avec la Terre et qu’il provient d’un énorme système stellaire.

Le système stellaire a deux énormes soleils, qui envoient des rayons cosmiques dans l’espace, le rayonnement se déplaçant grâce aux vents intergalactiques.

Les scientifiques ont été intrigués par les observations à haute énergie dans la constellation sud de Carina, mais le puzzle a été résolu grâce au télescope orbital de la NASA. La NASA a révélé que la source d’énergie est Eta Carinae. Il s’agit d’un système d’étoiles doubles à environ 7 500 années-lumière de la Terre.

Les rayons contenant de l’énergie supérieure à 1 milliard d’électrons-volts sont envoyés dans notre système solaire. Ils sont envoyés dans une vaste étendue, tandis que l’énergie est erratique dans son déplacement, ce qui fait qu’il est très difficile de localiser les sources.

La NASA a souligné que les vents stellaires d’Eta Carinae sont à l’origine des modèles d’énergie. Kenji Hamaguchi, astrophysicien pour la NASA, a déclaré : “Des processus similaires doivent se produire dans d’autres environnements extrêmes. Notre analyse indique qu’Eta Carinae en fait partie.”

La NASA a utilisé le télescope NuStar pour recueillir des données sur les rayons cosmiques, disant que certains d’entre eux ont rebondi sur le champ magnétique de la Terre. Un chercheur a affirmé qu’avant l’utilisation du télescope NuStar, ils ne savaient pas d’où provenaient les rayonnements.

Une vidéo montre des images d’Eta Carinae qui bombarde l’espace avec des rayons cosmiques :

Source 

    Les particules composant les rayonnements présentent un danger car elles peuvent endommager les cellules, ces dommages peuvent avoir des conséquences sur la vie de la cellule et sur sa capacité à se diviser, cela peut donc affecter les tissus et les organes. Il existe deux types de menaces du rayonnement cosmique pour les êtres vivants :

                                – l’exposition à des doses élevées de radiation est un danger pour la santé, et même la vie ;
– l’exposition à des doses plus faibles de radiations peut représenter un risque à plus long terme.

Il existe également plusieurs types d’effets sur le vivant :

                               – les effets aigus : il sont dus à de fortes doses reçues sur une courte durée, ils entraînent la destruction des cellules et des organes exposés, ils engendrent donc des effets sanitaires observables à plus ou moins court terme. Il peut s’agir par exemple de brûlures de la peau, de vomissements, de destruction de la moelle osseuse ou de la muqueuse intestinale, pouvant entraîner le décès de la personne exposée. Ces effets ne sont observés que lors d’une exposition à une dose très forte de rayonnement ionisant, suite à une exposition accidentelle (lors d’accidents dans une installation, ou manipulation intempestive d’une source de radioactivité), ou lors d’une exposition volontaire (de patients à un rayonnement, à des fins thérapeutiques) ;

 

                               – les effets « stochastiques », c’est à dire différés dans le temps : sont dus à une transformation des cellules qui plusieurs années après l’irradiation peuvent entraîner sur la population exposée, des maladies telles que des leucémies ou divers cancers. Mais il n’existe pas de moyens biologiques pour différencier, par exemple, un cancer du poumon dû au tabac et un cancer dû à l’exposition aux rayonnements ionisants, c’est pourquoi les études épidémiologiques réalisées le sont sur des populations (en effectif suffisant) ayant été significativement exposées aux rayonnement ionisant (source)

 
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Publié par le 13 juillet 2018 dans Espace, général

 

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La Terre va devoir se protéger face à des microbes mutants venus de l’espace

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Hé oui, quand on lance un objet dans l’espace quel qu’il soit, s’il n’est pas parfaitement stérilisé, il risque d’emporter des microbes terrestres qui vont muter, devenant par exemple résistant aux antibiotiques et ensuite revenir sur terre, se multipliant et pouvant potentiellement menacer la vie sur terre . Et vu le nombre d’objets de toutes sortes qu’on envoie dans l’espace … le 100 % sécurité est loin d’être garanti . Je ne parle pas ici des microbes qui proviennent de l’espace lui même, apportés par les comètes par exemple (ce qui créé des phénomènes comme les pluies sanglantes) . Dire que de plus en plus « d’amateurs », comme les tenants de la terre plate, envoient des objets comme des fusées dans l’espace, mais ça encore ce n’est que le début d’un phénomène, ces fusées ne restent pas longtemps dans l’espace . Par contre je doute que les chinois stérilisent les leurs quand ils anéantissent un satellite en orbite, et là se pose la question des débris spatiaux quand ils retombent sur terre … Z

À l’issue de plus de 10 ans d’expériences, des scientifiques russes ont découvert que la résistance aux antibiotiques des micro-organismes augmenterait proportionnellement à leur temps passé dans l’espace. Ces « organismes mutants » pourraient ainsi menacer la vie terrestre, indique le rapport des chercheurs.

Les micro-organismes augmenteraient leur résistance aux antibiotiques après avoir été exposé au vide de l’espace pendant un certain temps, annonce un rapport de chercheurs russes qui sera présenté lors de la réunion du Committee on Space Research (COSPAR), ce mois de juillet aux États-Unis.

Selon les scientifiques, ces microbes « mutants » pourraient représenter un danger considérable pour la vie sur Terre et sur d’autres planètes.

Ces expériences ont été menées depuis 2005 dans le secteur russe de la Station spatiale internationale (ISS). Des échantillons de 68 organismes, des bactéries aux vertébrés ou aux embryophytes, ont été placés dans un contenant « bio-risque » installé à la surface de l’ISS. Tous les six mois, les échantillons ont été renvoyés sur Terre pour y être étudiés de manière plus approfondie.

À l’issue de leur travail, les chercheurs ont découvert qu’après 31 mois dans l’espace, les bactéries Bacillus subtilis avaient développé une résistance à six sur huit médicaments antibiotiques. On peut ainsi en conclure que dans les conditions défavorables de l’espace, seules les souches les plus fortes et agressives survivent.

La possibilité que des micro-organismes ayant muté dans l’espace puissent menacer la vie sur Terre nécessiterait de mettre en place une véritable « quarantaine planétaire » pouvant être adaptée à cette menace, estiment les scientifiques russes.

Le principe de la « quarantaine planétaire » est utilisé lors toutes les missions spatiales. Il vise à protéger la Terre et les planètes avoisinantes d’une pollution biologique et bactériologique. En 1967, les États-Unis, l’URSS et d’autres nations du monde avaient signé un accord pour protéger la Terre des mutations biologiques. Cet accord prévoit cinq catégories de protection planétaire ainsi qu’une stérilisation poussée des vaisseaux spatiaux.*

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Publié par le 8 juillet 2018 dans Espace, général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Extraterrestres : Apres les sphères de Dyson, les scientifiquent chassent « les exoceintures de Clarke »

Une animation illustrant le principe du transit d’une Ceinture de Clarke. © IACvideos

Jusque là les scientifiques tentaient de découvrir des « sphères de Dyson » pour détecter une civilisation Extraterrestre  :

Une sphère de Dyson est une immense structure artificielle que pourrait construire une civilisation technologiquement très avancée autour de son étoile.

Le but ? Capter une large part, voire la totalité, de l’énergie lumineuse émise. Cette structure est susceptible d’impliquer des technosignatures, qui permettraient de la détecter et, donc, d’établir l’existence de civilisations E.T. dans la Voie lactée.

Maintenant ils vont aussi chercher des  « ceintures de Clarke », qui sont des technosignatures plus « abordables » de civilisations technologiquement avancées . Explications : 

Il y a de plus en plus de satellites sur l’orbite géostationnaire, dite orbite de Clarke. À ce rythme, une « ceinture de Clarke » sera un jour suffisamment peuplée pour être détectée par une civilisation extraterrestre installée dans la Voie lactée. Réciproquement, de telles exoceintures seraient de bonnes technosignatures trahissant l’existence de civilisations E.T. technologiquement avancées.

Ce mois de juin 2018, plus de 3.790 exoplanètes ont été découvertes comme on peut le voir sur le site de l’Encyclopédie des planètes extrasolaires. L’Humanité n’a pas l’intention d’en rester là et elle est en train de se doter d’instruments qui devraient permettre de découvrir de véritables exoterres et même d’analyser à terme leurs atmosphères. On espère y trouver des biosignatures, et donc de découvrir que la vie existe ailleurs. Sur ce chemin, sans doute encore un peu long, on peut déjà voir la mise en service de Spirouà Hawaï et bientôt du télescope James-Webb dans l’espace, alors que Tess y est déjà.

Mais le moyen, peut-être, le plus efficace de découvrir des formes de vie dans la Voie lactée est de partir en quête de technosignatures de civilisations technologiquement avancées. On peut penser, et historiquement c’est la voie de recherche favorisée, partir à la recherche d’émissions radio de ces civilisations. C’est bien sûr le célèbre programme Seti.

Il y a quelques années, il a reçu une nouvelle et forte impulsion via le projet Breakthrough Initiatives qui vise à lui donner 100 millions de dollars en dix ans. C’est le milliardaire Yuri Milner qui est à l’origine de cette opération, soutenue à l’époque par le regretté Stephen Hawking ainsi que par le prix Nobel de physique Kip Thorne, et Ann Druyan, la veuve de Carl Sagan.

Une Ceinture de Clarke détectable par transit dans deux siècles

Plus prometteur peut-être, et également financé dans le cadre du projet Breakthrough Initiatives, on cherche aussi à faire de l’optical Seti, c’est-à-dire de détecter dans une bande de longueurs d’onde centrée, le visible des émissions de civilisations E.T., par exemple des communications sous forme d’impulsions laser ou des transits de structures artificielles géantes. On cherche également des émissions infrarouges produites par de telles structures quand il s’agit de sphères de Dyson ou des objets technologiques similaires.

C’est dans cette ligne d’idées que s’inscrit une publication sur arXiv de l’astronome Hector Socas-Navarro de l’Institut d’astrophysique des Canaries (IAC, de l’espagnol Instituto de Astrofísica de Canarias), un institut de recherche en astrophysique situé sur Tenerife dans les îles Canaries. Elle aurait certainement retenu l’attention d’Arthur Clarke, car elle fait intervenir la notion d’orbite géostationnaire, aussi connue sous le nom d’orbite de Clarke.

Dans le cas présent, Hector Socas-Navarro a cherché à savoir si les techniques basées sur la détection de transit pour découvrir des exolunes ou des anneaux autour d’exoplanètes permettraient d’établir l’existence d’exoceintures de Clarke autour d’exoterres. Une ceinture de Clarke existe autour de notre planète avec un rayon de 36.000 kilomètres.

Les deux tiers des satellites sont en orbite basse, quelques centaines de kilomètres au-dessus de la surface de la Terre. Encore relativement peu peuplée, la ceinture de Clarke connaît une croissance exponentielle depuis quelques décennies. À ce rythme, estime Hector Socas-Navarro, elle sera détectable, par la méthode du transit, à partir d’autres étoiles d’ici 2200.

Dans le cas des exoplanètes, le chercheur pense que des exoceintures de Clarke seront plus facilement détectables autour d’exoplanètes en orbite autour des naines rouges. On peut raisonnablement penser que les exoceintures de Clarke sont naturellement et nettement plus nombreuses que des sphères de Dyson dans la Voie lactée et devraient donc être chassées en priorité.

  • Un chercheur estime que les satellites en orbite géostationnaire, de plus en plus nombreux, finiront par être détectables depuis d’éventuels astronomes extraterrestres vers 2200.
  • Il en conclut, à l’inverse, que ces ceintures artificielles devrait être recherchées par les instruments terrestres.

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Un satellite va percuter un astéroïde pour le faire dévier de sa trajectoire !

L'astéroïde binaire Didymos

Vue d’artiste de la sonde européenne à proximité de l’astéroïde binaire Didymos.

La défense planétaire contre les astéroïdes « tueurs » qui risquent d’annihiler l’humanité s’organise !  

Finalement, et au terme de l’annulation d’une mission conjointe, l’Europe spatiale participera tout de même à l’aventure DART (« Double Asteroid Redirection Test ») initiée par la Nasa. DART est un satellite de 500 kg qui doit percuter à 6 km/s, en 2022, le plus petit membre de la paire qui compose l’astéroïde Didymos. Ce dernier est un astéroïde binaire composé de Didymos A d’un diamètre de 780 mètres et d’un autre petit morceau de roche de 160 mètres de diamètre, en orbite autour du premier, appelé Didymos B ou parfois Didymoon. Le but de la manœuvre est de modifier la trajectoire de Didymoon autour de Didymos A en influant sur sa vitesse.

Premier acte d’une défense planétaire

L’objectif de la mission DART est de démontrer la possibilité de dévier un astéroïde en projetant sur lui un impacteur cinétique. C’est l’une des trois solutions possibles pour modifier la trajectoire d’un astre avec le tractage et le recours à une ogive atomique. C’est aussi la technique dont l’étude est la plus avancée et celle qui semble la plus facilement réalisable. Ce type de recherche a un intérêt vital pour l’humanité : la Terre est sous la menace de milliers d’astéroïdes qui croisent régulièrement son orbite. Les plus gros sont recensés et ne la menacent pas dans un futur proche mais le risque d’une collision avec un astéroïde de plus de cinquante mètres de diamètre n’est pas nul. Dans le passé cela s’est déjà produit plusieurs fois, et la dernière a été fatale aux dinosaures. L’idée est donc de développer une véritable défense planétaire pour s’affranchir de ce risque.

DART constitue le premier test « grandeur nature » de cette stratégie défensive. L’impact devait être observé par la sonde européenne AIM mais des problèmes de financement ont contraint l’ESA à renoncer à la construire. Après maintes tergiversations, une nouvelle mission est en cours de programmation a annoncé l’ESA fin juin 2018. Elle consistera en l’envoi de la sonde HERA qui arrivera autour de Didymos en 2026. Bien trop tard pour observer l’impact donc. Mais son apport sera tout de même précieux : elle observera sous tous les angles Didymoon et sera capable de calculer son poids, une donnée capitale pour évaluer l’efficacité de l’impacteur. Elle étudiera aussi le cratère d’impact avec une résolution de dix centimètres et mesurera diverses paramètres de Didymoon qui deviendra ainsi le plus petit astéroïde étudié et le seul binaire.

La sonde Hera étudiera le cratère laissé par DART. Crédit : ESA – ScienceOffice.org.

Didymos, la cible idéale

Le choix de Didymos présente de nombreux avantages, d’autant qu’il est connu et observé avec attention depuis 2003, y compris par des observations radar. Grâce à cela, les astrophysiciens ont ainsi un modèle de la forme de Didymos A et une idée de sa composition, qui semble identique à celle de nombreux astéroïdes. Et si la forme de Didymoon n’est pas elle connue, sa taille est idéale pour tester les effets d’un impacteur cinétique. Encore mieux, le choc modifiera certes l’orbite du rocher mais pas suffisamment pour l’expulser et Didymoon continuera à tourner autour de Didymos A. La trajectoire de la paire autour du Soleil sera donc inchangée : pas de désordre dans le système solaire à redouter…

La mission DART est définitivement sur les rails et le lancement est prévu en 2020. Pour Hera, l’agence spatiale européenne étudie actuellement le développement technique de la sonde et si le projet semble en bonne voie, il doit être définitivement adopté en 2019

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Publié par le 3 juillet 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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Notre Galaxie est pleine de “graisse”, révèlent des chercheurs

Une équipe d’astronomes révèle que l’espace interstellaire est imprégné d’une fine brume de molécules ressemblant à de la graisse. L’étude fournit aujourd’hui l’estimation la plus précise de la quantité de « graisse spatiale » dans la Voie lactée : 10 milliards de milliards de milliards de milliards de tonnes, soit assez pour contenir 40 trillions de milliards de milliards de mottes de beurre.

La matière organique contient du carbone, un élément considéré comme essentiel à la vie. Il y a aujourd’hui une réelle incertitude quant à son abondance dans l’espace, seulement la moitié du carbone attendu se trouve entre les étoiles dans sa forme pure. Le reste est chimiquement lié sous deux formes principales : aliphatique et aromatique. Une équipe d’astronomes a récemment créé des analogues de poussière interstellaire en laboratoire et utilisé leurs résultats pour estimer la quantité de molécules aliphatiques (semblables à de la graisse) trouvées dans notre Galaxie.

« La combinaison de nos résultats de laboratoire avec des constatations d’observatoires astronomiques nous permet aujourd’hui de mesurer la quantité de carbone aliphatique entre nous et les étoiles », explique le professeur Tim Schmidt, de l’Université de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie) et co-auteur de l’étude. Il y aurait alors environ 100 atomes de carbone graisseux pour chaque million d’atomes d’hydrogène, ce qui représente entre un quart et la moitié du carbone disponible. « Dans la Voie lactée, cela représente environ 10 milliards de milliards de milliards de tonnes de matière grasse, soit assez pour 40 trillions de milliards de milliards de mottes de beurre ».

Le pare-brise d’un futur vaisseau spatial traversant l’espace interstellaire pourrait alors voir se former une sorte de revêtement collant. « Entre autres choses, il y aura de la poussière interstellaire, partiellement grasse, de la suie et de la poussière siliceuse comme du sable », poursuit-il, ajoutant que la « graisse » est balayée dans notre propre système solaire par le vent solaire.

Ces découvertes rapprochent les scientifiques de la quantité totale de carbone – essentiel à la vie – dans l’espace interstellaire, qui alimente la formation des étoiles et des planètes. L’équipe prévoit maintenant de s’attaquer à la naphtaline, ce qui impliquera plus d’expériences en laboratoire.

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Publié par le 2 juillet 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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