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Archives de Catégorie: Espace

Des technologies de pointe pour en finir avec les débris spatiaux

Le Brane Craft

Brane Craft est un vaisseau spatial semblable à un tissu hautement technologique qui doit permettre de récupérer les débris spatiaux pour les emmener ensuite se consumer dans l’atmosphère.

Des millions de débris spatiaux entourent notre planète, causant parfois des collisions désastreuses avec d’autres objets en orbite. Des technologies ambitieuses et novatrices voient le jour pour s’en débarrasser.

A cause de l’activité humaine dans l’espace, les alentours de la Terre sont emplis de déchets. Qu’il s’agisse d’étages de fusées, de matériel ou de satellites artificiels qui ne sont plus en service, ce sont des dizaines de milliers de débris de plus de 10 cm qui entourent la planète. En ajoutant les débris supérieurs à 1 mm, le chiffre augmente à en faire tourner la tête : 150 millions de débris, environ 7.000 tonnes, soit le poids de la tour Eiffel.

Des mesures théoriques mais des risques réels

Que faire de tout ça ? En théorie, il existe des mesures pour éviter ce phénomène d’agglomération de déchets en orbite autour de la Terre (voir « Le grand ménage spatial va commencer », Sciences et Avenir n°845 – juillet 2017). En pratique, il y a toujours environ 150 millions de débris spatiaux de plus d’1 mm en orbite, dont des satellites qui ne sont plus utilisés. La crainte d’un scénario à la Gravity n’est alors pas tout à fait fantaisiste, surtout qu’à chaque incident, le nombre de débris augmente. En 1996, un satellite français a été heurté par un débris de fusée, française aussi. En 2007, la Chine a testé un missile anti-satellite sur un ancien satellite météorologique. Résultat : 3.000 débris de plus. Deux ans plus tard, la collision entre un satellite Russe désactivé et un satellite de télécommunications américain en a rajouté 2000. Et ce ne sont que les débris traçables, c’est à dire ceux qui mesurent plus de 10 cm.


Vue d’artiste des débris spatiaux autour de la Terre © European Space Agency

Les initiatives ne manquent pas

Les agences spatiales sont conscientes du problème – la NASA a mis en place ses « bonnes pratiques » en 1995 – et développent des programmes en conséquence. Elle développe actuellement un système d’adhésif surpuissant inspiré des pattes des geckos. Si ce n’est pas sa seule application, l’agence spatiale américaine entend utiliser cette technologie pour attraper les débris. Du côté de l’agence spatiale européenne, dans le cadre du programme Clean Space, c’est plutôt sur une technologie de filet ou de bras robotique que l’accent est mis.


Concept du filet pour attraper les débris spatiaux © European Space Agency

De nombreuses entreprises se sont lancées sur le créneau de la chasse aux débris spatiaux. Airbus Defence and Space – en partenariat avec des université et entreprises publiques anglaises, suisses, sud-africaines, hollandaises et françaises – a développé un système de capture par harpon qui devrait être déployé à la fin de l’année 2017 ou début 2018.


Concept du harpon © Airbus Defence and Space

Micro-satellite pour micro-débris

Au début de l’année 2018, l’entreprise singapourienne Astroscale devrait lancer la première phase de son programme contre les débris spatiaux avec IDEA OSG 1, un micro-satellite destiné à les cartographier et à les détecter, même les minuscules qu’il est impossible de tracer actuellement. D’après le site du projet, il est capable de suivre les débris d’une taille supérieure à 0,1 mm. Objectif : prévoir leur trajectoire pour que les satellites opérationnels et, surtout, les missions humaines puissent les éviter. Conjointement, un autre micro-satellite, développé également par Astroscale, ELSA-d, aura pour but de les éliminer. Encore au stade de projet, ELSA-d devrait utiliser en système d’aimants pour capturer ces petits débris de satellites. L’entreprise singapourienne envisage un lancement du premier prototype – qui servira à démontrer les capacités d’ELSA – durant le premier semestre 2019.

 
En haut, IDEA OSG 1. En bas, ELSA-d. © Concepts d’Astroscale

Un vaisseau en forme de nappe

30 microns d’épaisseur, une forme de nappe pour pique-niquer et un coût de lancement minimisé à 5.000 $ chacun. Voilà l’idée – un peu folle – d’Aerospace, une entreprise américaine spécialisée dans l’innovation spatiale. Brane Craft est donc un vaisseau qui ressemble fortement à un tissu et qui serait en mesure d’enrober les débris spatiaux pour, ensuite, les diriger dans l’atmosphère où ils se consumeront. Cela rend Brane Craft éphémère et explique le souhait d’en diminuer le coût au maximum. Chaque vaisseau est composé de feuilles de plastique d’une dizaine de microns sur lesquelles seront imprimés des circuits imprimés et des cellules photovoltaïques. Le carburant est stocké dans l’espace de 15 à 20 microns qui se situe entre les feuilles de plastiques. Grâce à son poids dérisoire de 50 grammes environ, le Brane Craft pourrait bénéficier d’un rapport poids-puissance très élevé. Encore à l’état de projet, Barn Craft est soutenu par la NASA via son programme de soutien à l’innovation. (source)

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Publié par le 15 septembre 2017 dans Espace, général, Sciences

 

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Une 4e éruption solaire massive en une semaine (classe X 8.2) a eu lieu hier : Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans !

Cette semaine, le Soleil manifeste une activité anormalement importante. Hier le 10 septembre, une nouvelle éruption solaire de classé X s’est produite,  , une X 8 .2 . En observant l’éjection de masse coronale, on s’aperçoit que la terre est passé tout prés du feu (cf vidéo ci dessus) Les prévisionnistes de NOAA disent qu’il y a 60% de chance de tempêtes géomagnétiques modérément fortes ( G2 ) le 13 septembre lorsque la CME  (éjection de masse coronale) – qui avait quand même une composante terrestre- impactera le champ magnétique terrestre. 

C’est la CME qui s’est produite dans l’espace suite à la puissante éruption solaire de classe X8 d’hier. Aux États-Unis, les aurores pouvaient apparaître aussi loin qu’à New York, dans le Wisconsin et à l’état de Washington.

Attention car la série d’éruptions massives qu’on a pu observer cette semaine a fragilisé notre champs magnétique qui est impacté par les vagues successives de CME. Espérons qu’il n’y en aura pas une énorme face à nous , car elle pourrait nous être fatale – mais le soleil semble très actif en ce moment, alors que nous ne sommes pas en période de maximum . 

L’équipage de la Station spatiale internationale (ISS)  a du s’abriter de toute urgence le 10 septembre dans une pièce spéciale compte tenu du danger lié aux éruptions solaires très puissantes enregistrées ces derniers temps.

«Le 10 septembre, le signal d’alerte s’est déclenché sur l’ISS, si bien que les astronautes ont dû s’abriter pour un certain temps», a déclaré aux journalistes le Président de l’Institut Skobeltsine de l’Université d’État Lomonossov de Moscou, Dr. Mikhaïl Panassiouk.

Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans !

Les deux éruptions solaires les plus puissantes depuis 2005 se sont produites les 6 et 10 septembre. D’autres éruptions majeures ont été observées dans le même laps de temps. Toutes ont pris naissance depuis la région active 2673 de notre Soleil.

Après deux éruptions majeures le 4 septembre, d’abord de classe X2.2, puis de classe X9.3 trois heures plus tard (voir article plus bas), le Soleil a commis deux autres grandes éruptions :

  • une de classe X1.3, le 7 septembre ;
  • une, beaucoup plus puissante, ce dimanche 10 septembre, classée X8.2. Survenue à 16 h 06 TU, elle s’est hissée à la 11e place du top 50 des éruptions solaires depuis vingt ans, supplantant celle du 20 janvier 2005 (X7.1).

La très active région 2673

Comme pour les évènements de la semaine dernière, c’est la région active 2673 qui est à l’origine de cette nouvelle éruption majeure. À présent, le groupe de taches solaires a franchi le limbe ouest de notre étoile et n’est plus visible sur l’hémisphère qui fait face à la Terre. Ce n’est pas fini pour autant : si AR2673 continue de se développer, elle devrait réapparaître dans deux semaines après avoir transité sur la face solaire opposée à notre planète. Peut-être que cet archipel de taches sombres durera plusieurs semaines, voire des mois, à l’instar du record absolu de 1943 (depuis les premières observations), lequel était resté actif durant presque six mois !

Sur ces images de Soho (le Soleil est masqué par un disque ; sa taille correspond au cercle blanc), on peut voir l’éjection de masse coronale après l’éruption de classe X8.2 du dimanche 10 septembre. © Nasa, ESA, Soho

Comme on peut le voir sur les images de Soho (ci-dessus), une tempête de vent solaire a accompagné l’éruption. La forte éjection de masse coronale (en anglais, CME) a brouillé les caméras de ce satellite observant le Soleil depuis 1996. Une tempête de protons relativement forte s’est abattue quelques heures plus tard sur le champ magnétique terrestre. Des aurores embrasent le ciel aux hautes latitudes (voir ces photos) depuis le début de cette série de puissantes éruptions solaires.

Une série d’éruptions solaires majeures

Article de Xavier Demeersman publié le 8 septembre 2017

Ce 6 septembre, il se produisit sur le Soleil l’éruption de la décennie ! De classe X9.3, elle a été la puissante depuis 2005. Un autre événement de classe X (X2.2) l’a précédée trois heures plus tôt. Ces derniers temps, l’activité de notre Soleil était minimale.

Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé ! Le Soleil, plutôt d’humeur tranquille ces derniers temps à l’approche du minimum d’activité de son cycle de 11 ans (en moyenne), vient de produire deux énormes éruptions, dont une est la plus puissante de la décennie.

Le matin du 6 septembre, deux jours après un soubresaut de classe M (plutôt modéré), la région active 2673 (AR 2673) a été le théâtre de deux évènements majeurs de classe X. Le premier, survenu à 9 h 10 TU, a été classé X2.2. Et le second, à 12 h 02 TU, qui est de classe X9.3, s’est propulsé directement à la 8e place du Top 50 des éruptions depuis 1996 et à la 14e place depuis 1976 (voir le classement ici). Elle a été la plus puissante éruption solaire depuis 2005 (X17 il y a 12 ans et 1 jour). Le 7 septembre, à 14 h 41 TU, une nouvelle éruption majeure a été observée. Elle était de classe X1.3.

Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO

Quelle a été la plus puissante éruption solaire ?

Le phénomène a pris naissance au sein de la plus petite des deux taches sombres — sa taille est approximativement de 9 fois la Terre — qui compose la région active située près du limbe. Bien que celle-ci ne faisait pas directement face à notre planète, la tempête de particules solaires pourrait provoquer des aurores polaires au cours des prochains jours. La NOAA a indiqué que les rayonnements X et ultraviolets ont causé un puissant black-out dans les hautes fréquences (de classe R3) et dégradé les signaux dans les basses fréquences, en particulier sur l’Afrique, l’Europe et l’océan Atlantique.

L’éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 40 ans a été celle dite d’Halloween, de classe X28, elle était survenue le 4 novembre 2003. Fort heureusement, ce jour-là, la bourrasque de vent solaire ne s’est pas dirigée vers notre planète, épargnant aux Terriens, devenus très dépendants de l’électricité, une tempête géomagnétique catastrophique.


Une puissante éruption solaire observée comme jamais

Article de Xavier Demeersman publié le 27 mai 2014

Le 29 mars 2014, la région active 2017 fut le théâtre d’une puissante éruption solaire de classe X1. L’ensemble des satellites dédiés à l’observation du Soleil se sont empressés de la scruter dans les moindres détails livrant ainsi une vision inédite et tridimensionnelle de l’événement. Les images viennent d’être publiées.

À la faveur du pic d’activité du cycle solaire 24 que nous en sommes en train de vivre — plus de mille jours consécutifs se sont écoulés, en effet, sans qu’au minimum un groupe de taches sombresne soit observé à la surface de notre étoile —, des chercheurs ont coordonné plusieurs satellites et télescopes sur l’une des régions les plus actives afin de l’étudier avec un maximum de détails.

Disposant d’une flottille d’instruments spatiaux et terrestres dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde, l’équipe de physiciens solaires a ainsi concentré toute sa puissance de feu, le 29 mars dernier, sur la région active 2017. Ce magnifique archipel de taches sombres distinctes dans le rayonnement visible — la photosphère — présentait alors les signes particuliers d’une intensification de son champ magnétiquesymptôme tangible d’une possible et imminente éruption importante. La cible choisie par l’équipe du télescope solaire Dunn (Observatoire Solaire National) au Nouveau-Mexique s’est avérée prometteuse car, en effet, quelques heures après le début des opérations, la région fut le théâtre d’une violente éruption de niveau X1 (la classe X est plus élevée ; la classe M concerne des éruptions plus modérées et fréquentes).

Les données collectées par toute la flotte de satellites dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde — auxquels s’est associé le télescope Dunn — offrent aux physiciens solaires une merveilleuse occasion de reconstituer avec une précision inégalée l’événement (éruption de classe X1) qui a secoué la surface de notre étoile, le 29 mars 2014 vers 17 h 46 TU. © Nasa, ONS, GSFC

Toute la flotte de satellites d’observation solaire mobilisée

Très soucieux de comprendre l’émergence de ces phénomènes, les scientifiques sont ravis de leur moisson. « C’est l’ensemble de données le plus complet jamais recueillies par les observatoires d’héliophysique de la Nasa » commente Jonathan Cirtain, membre de l’équipe de Hinode, satellite développé par les agences spatiales américaine (Nasa) et japonaise (Jaxa) et sollicité pour cette étude. Ce dernier offrit un point de vue inédit sur les caractéristiques du champ magnétique avant et pendant la puissante éruption du 29 mars à 17 h 48 TU. Au moyen de son spectromètre EUV, les scientifiques ont pu suivre l’évolution à travers 4.800 kilomètres dans les couches externes de l’étoile. Bien sûr, la mission SDO (Solar Dynamics Observatory) fut mise à contribution pour déterminer avec précision la position de la région la plus active.

Lancée en juin 2013, la mission Iris (Interface Region Imaging Spectrograph) fut également mobilisée pour observer en très haute résolution — et différentes longueurs d’onde — les transferts d’énergie, températures et vitesses des couches inférieures de la région active. Parallèlement, le spectroscope Rhessi (Reuven Ramaty High Energy Solar Spectroscopic Imager) délivra des détails sur les hautes énergies (jusqu’à 25 millions de degrés Celsius) déployées dans la couronne solaireet l’accélération des particules dans la chromosphère. Enfin, ajoutons qu’au même moment les coronographes du vénérable Soho enregistraient l’éjection de masse coronale qui suivit l’éruption de classe X. Dans la banlieue terrestre, le satellite géostationnaire Goes (de la NOAANational Oceanic and Atmospheric Administration) enregistrait, quant à lui, le pic de rayonnement X produit par notre étoile.

Fort de cette masse de données inédites, les hélio-physiciens ont d’ores et déjà commencé à les traiter, à dessein de mieux appréhender ces phénomènes qui, lorsqu’ils sont dirigés vers notre planète, peuvent un avoir un impact non négligeable sur nos sociétés ultra-connectées.

 
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Publié par le 11 septembre 2017 dans Climat - Environnement, Espace, général, Sciences

 

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L’éruption solaire la plus puissante en 12 ans (classe X 9.3) enregistrée par les chercheurs !

Voilà qui pourrait expliquer la recrudescence de tempêtes et d’ouragans sur terre : la météorologie spatiale, et notamment l’activité solaire . Nous venons de vivre rien de moins que la plus puissante éruption solaire de la décennie … Les forces géomagnétiques en jeu sont juste colossales, et peuvent largement impacter la météo sur terre . Irma (et les autres ouragans) pourrait être directement liés à l’activité solaire . Bien sur, aucun média n’en parle . Je vous au souvent répété que les plus fortes éruptions solaires avaient lieu en dehors des maximums solaires . Je ne sais pas encore exactement si cette éruption a provoqué une éjection de masse coronale dans notre direction  et donc à quels dégâts potentiels il faut s’attendre à ce niveau . (apparemment une petite éjection vers la Terre, ou « à composante terrestre », va provoquer des tempêtes géomagnétiques assez fortes, de classe G3, le 8 septembre lorsqu’elle nous impactera, c’est confirmé) Il y a d’ores et déjà une tempête magnétique qui sévit en ce moment même et certains systèmes de communication sont déjà perturbés  . (ce qui risque donc de s’amplifier demain, les éruptions solaires ont aussi un impact sur la santé humaine)

Un laboratoire de l’Institut de physique de l’Académie des sciences de Russie a enregistré la plus puissante éruption solaire de ces 12 dernières années.

L’éruption solaire la plus puissante depuis 12 ans s’est produite mercredi suite à la collision de deux groupes de taches sombres sur la surface de l’étoile, a constaté le Laboratoire de l’astronomie du Soleil de l’Institut de physique Lebedev auprès de l’Académie des sciences de Russie.

«Les évènements d’une telle puissance sont classés parmi les plus importants de ceux qui peuvent être générés par notre étoile et qui ne surviennent normalement que dans des conditions très rares, voire uniques, en général dans les périodes de maximum solaire. Les chercheurs doivent désormais déterminer comment une éruption d’une telle puissance a pu se produire dans une période de minimum solaire, comme celle qui est actuellement en cours», indique le Laboratoire dans un communiqué.

Les éruptions solaires sont classées d’après l’intensité de leur flux, mesuré en watts par mètre carré. Il existe quatre catégories: B, C, M et X. La classe X désigne les éruptions les plus puissantes, tandis que le chiffre associé donne plus d’information sur leur puissance. L’éruption de mercredi a été classée Х9.3, ce qui en fait l’une des plus puissantes enregistrées par les chercheurs depuis le début de leurs observations.

À l’heure actuelle, il est encore impossible de prédire les effets que l’éruption aura sur l’activité des spationautes et des satellites évoluant sur l’orbite terrestre, indique le Laboratoire.

Une éjection de masse coronale s’est bien produite, en Anglais CME

Les conséquences de l’éruption solaire la plus puissante en 12 ans sont identifiées

Le réseau téléphonique a connu des dysfonctionnements en Europe et aux États-Unis, liés à l’éruption solaire la plus puissante survenue depuis ces 12 dernières années, relate un spécialiste de l’Académie russe des sciences, Sergueï Gaydash, ajoutant que ce phénomène pourrait provoquer des sentiments de mal être et de fatigue générale.

Une éruption solaire superpuissante vient de s’abattre sur la planète bleue, affectant la santé des individus et perturbant le réseau de communication, a relaté le directeur de l’Institut du magnétisme terrestre, de l’ionosphère et de la diffusion des ondes radios de l’Académie russe des sciences, Sergueï Gaydash.

«Nous évaluons la puissance de cette perturbation comme étant proche du maximum», a expliqué M. Gaydash, soulignant qu’il s’agissait de l’éruption solaire la plus puissante de ces 12 dernières années.

D’après le spécialiste, ce phénomène provoque des anomalies dans le fonctionnement des technologies spatiales ainsi que des systèmes de communication.

«L’éruption a déjà nui à la qualité du réseau de communication en Europe et aux États-Unis», a-t-il poursuivi.

Dans le même temps, cette éruption solaire déclenchera ce jeudi une tempête magnétique qui affectera la santé des individus souffrant de maladies graves, ainsi que celle de ceux qui sont sensibles aux changements magnétiques.

Si cette éruption était accompagnée d’un rejet de substances solaires en direction de la Terre, ces dernières atteindront notre planète le 8 ou le 9 septembre.Actuellement, les scientifiques continuent leurs observations de ce phénomène.L’éruption solaire la plus puissante depuis 12 ans s’est produite mercredi suite à la collision de deux groupes de taches sombres sur la surface de l’étoile, a constaté le Laboratoire de l’astronomie du Soleil de l’Institut de physique Lebedev auprès de l’Académie des sciences de Russie.

Les éruptions solaires sont classées d’après l’intensité de leur flux, mesuré en watts par mètre carré. Il existe quatre catégories: B, C, M et X. La classe X désigne les éruptions les plus puissantes, tandis que le chiffre associé donne plus d’information sur leur puissance. L’éruption de mercredi a été classée Х9.3, ce qui en fait l’une des plus puissantes enregistrées par les chercheurs depuis le début de leurs observations.

 
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Publié par le 7 septembre 2017 dans Climat - Environnement, Espace, général, Sciences

 

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Stephen Hawking et 32 autres physiciens signent une lettre ouverte sur l’origine de l’univers

En réponse à une critique de la théorie de l’inflation publiée par trois physiciens en février dernier, Stephen Hawking et 32 des plus éminents physiciens de la planète ont signé une lettre défendant avec colère l’une des principales hypothèses sur l’origine de l’univers.

Selon la théorie de l’inflation proposée il y a 30 ans, l’Univers aurait connu une brève phase d’expansion vertigineuse juste après le Big Bang. Cette phase d’expansion très violente lui aurait permis de grossir immensément et se serait produite très tôt dans l’histoire de l’univers, à l’issue de l’ère de Planck ou relativement peu après (de l’ordre de 10-35 seconde). En février dernier, trois physiciens publiaient dans la revue Scientific American une vive critique de cette théorie, allant jusqu’à prétendre que le modèle « ne pouvait être évalué à l’aide de la méthode scientifique », ce qui, en termes académiques, voulait tout simplement dire que ce n’était pas de la « vraie science ». En réponse, 33 des meilleurs physiciens du monde, y compris Stephen Hawking, Lisa Randall et Leonard Susskind, renvoient les premiers dans les cordes en publiant dans la même revue une lettre défendant avec rage la théorie de l’inflation.

Proposée par le physicien américain Alan Guth en 1979, cette théorie a été depuis affinée et se présente aujourd’hui comme la théorie principale de la naissance de l’Univers. Évidente pour certains, la théorie l’est beaucoup moins pour d’autres. Fait intéressant, l’un des anciens collègues de Guth, le physicien Paul Steinhard, fait partie du trio qui ouvrait les hostilités en février. Ils avaient pourtant partagé le prestigieux prix Dirac « pour le développement du concept d’inflation en cosmologie » en 2002. Depuis, Steinhard est devenu un critique actif de la théorie inflationnistecomme en témoigne le papier intitulé « Pop goes the Universe », cosigné par la physicienne de Princeton Anna Ijjas et par l’astronome Abraham Loeb de Harvard.

Cet article mettait notamment l’accent sur les recherches récentes concernant le fond diffus cosmologique et soulevait le fait que l’inflation aurait normalement généré des ondes gravitationnelles primordiales qui n’ont jamais été détectées. « Les données suggèrent que les cosmologistes devraient réévaluer ce paradigme privilégié et envisager de nouvelles idées sur la façon dont l’univers a commencé », annonce un résumé de l’article. En soi, la critique est bonne en science comme partout, elle fait avancer. Ce qui n’est pas « passé », c’est la suggestion selon laquelle la théorie inflationniste ne pouvait être testée en premier lieu et n’était donc pas vraiment de la science.

« Ils détaillent l’affirmation extraordinaire selon laquelle la cosmologie inflationniste ne peut être évaluée par la méthode scientifique », peut-on lire dans cette lettre. Ils affirment que certains scientifiques qui acceptent l’inflation rejettent par la même occasion l’une des propriétés déterminantes de la science : la testabilité empirique. « Nous n’avons aucune idée de ce à quoi ils font référence […] Dans cette lettre, nous nous concentrerons sur notre désaccord catégorique avec ces déclarations au sujet de la stabilité de l’inflation ». Au cours des 37 dernières années, certains modèles ont fait des prédictions correctes et vérifiables, y compris sur la densité de masse moyenne de l’Univers et sa forme plate. Beaucoup d’éléments ne sont toujours pas résolus à ce jour, « mais ces modèles sont tous vérifiables, ce qui signifie “qu’ils peuvent être prouvés ou refondus en fonction des éléments de preuves dont nous disposerons à l’avenir”.

Il est vrai qu’il reste encore des questions importantes laissées sans réponse face au paradigme inflationniste, mais la bonne réponse dans cette situation est soit de travailler ensemble à essayer de trouver des réponses, soit de passer et de travailler sur autre chose (ce qui est une option parfaitement respectable). Il ne faut en revanche pas prétendre que les questions sont en principe inapplicables et que, par conséquent, le domaine de recherche ne répond pas aux critères de la science”, peut-on également lire.

Les auteurs de l’article original ont depuis répondu à cette lettre. Ils maintiennent leur position en insistant sur le fait que “ce qui apparaissait dans les années 1980 comme une théorie qui semblait faire des prédictions définitives est devenue une théorie qui ne fait pas de prédictions définies”. Le débat aura au moins le mérite de reposer les bonnes questions et pourquoi pas, de galvaniser les recherches. Les deux parties sont au moins d’accord sur une chose : le fait que la théorie de l’inflation n’est pas parfaite et nous devrions tous avoir une idée ouverte de ce qui s’est réellement passé lors de la naissance de notre Univers à mesure que de nouvelles données seront disponibles.

Vous pouvez lire l’article original ici, la lettre ouverte répondant ici et la réponse originale des auteurs ici.

Source, via SP

 
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Publié par le 16 mai 2017 dans Espace, général, Sciences

 

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On ne sait toujours pas d’où proviennent ces mystérieux signaux venus de l’espace

Emily Petroff @ebpetroff

Les chercheurs ne savent toujours pas d’où proviennent les sursauts radio rapides (FBR), ces mystérieux signaux venus de l’espace. L’un d’eux, très étrange, n’a visiblement laissé aucune trace derrière lui. Le mystère reste entier.

Les sursauts radio rapides sont très puissants, mais très fugaces. Ils sont parmi les signaux les plus insaisissables et explosifs jamais détectés dans l’espace et bien qu’ils ne durent que quelques millisecondes, ils génèrent autant d’énergie que 500 millions de Soleils. Mais d’où viennent-ils ? Selon des chercheurs de Harvard, ceux-ci pourraient être la preuve d’une technologie extraterrestre avancée. Pour d’autres, ils résultent d’événements volatils et explosifs comme les trous noirs supermassifs crachant de la matière cosmique, les explosions de supernovae ou encore la rotation de magnétars. Pour tout vous dire, la seule chose dont les chercheurs sont certains c’est qu’ils ne viennent pas de la Terre.

Les chercheurs ont décelé à ce jour 22 sursauts radio rapides. Ils pourraient sembler rares, mais les scientifiques pensent qu’ils sont assez communs dans l’univers. Ils prédisent en effet qu’environ 2 000 de ces événements illuminent l’univers tous les jours. La raison pour laquelle il est si difficile de les déceler est qu’ils ne durent qu’environ 5 millisecondes. Un nouveau document récemment publié décrit l’un de ces sursauts : un éclat baptisé FRB 150215 qui fut détecté en temps réel par le radiotélescope australien Parkes le 15 février 2015. Le voici ci-dessous :

Emily Petroff @ebpetroff

FRB 150215 est étrange. Contrairement à d’autres FRB détectés à ce jour, celui-ci fut observé par plusieurs télescopes à travers le monde, mais aucun n’a détecté de signal ou de trace de lumière derrière. « Le sursaut a été suivi par 11 télescopes à travers le monde pour rechercher d’éventuelles émissions radio, optiques, de rayons X, de rayons gamma et de neutrinos », rapporte Emily Petroff, de l’Institut néerlandais pour la radio astronomie et principale auteure de ce papier. « Aucune émission transitoire ou variable n’a été associée à l’éclatement, et aucune impulsion répétée n’a été observée durant les 17,25 heures d’observation ». D’autant que ce signal aurait apparemment traversé une région ultra dense de la Voie lactée avant de parvenir jusqu’à la Terre. Les interférences auraient donc dû être nombreuses, mais ici, rien.

Comment quelque chose d’aussi puissant et qui génère autant d’énergie que 500 millions de Soleils peut-il ne laisser aucune trace ? Mystère. Il faudra encore de nombreuses détections pour tenter d’y voir plus clair.

Source

 

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Simulation informatique : les physiciens ont peut-être la preuve que l’Univers en est une

A voir le nombre d’articles qui fleurissent sur internet sur ce sujet et le nom de leurs auteurs, tous physiciens quantique de renom ou philosophe, il semble bien que quelque chose d’inhabituel agite la pensée humaine ces derniers temps.

Un grand colloque a même été organisé en 2016 avec 200 physiciens et philosophes qui ont discuté de la possibilité que notre univers soit une simple simulation informatique. Et vous savez quoi ? Il semble bien que oui…

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Des physiciens ont peut-être la preuve que l’Univers est une simulation par ordinateur. Alors comment ? Ils ont fait une simulation informatique de l’univers. Et ça ressemble étrangement à notre monde.

Une longue expérience de réflexion émise par les philosophes et la culture populaire fait ressortir que toute civilisation d’une taille et d’une intelligence suffisantes finirait par créer une simulation de l’univers si une telle chose était possible.

Et comme il y aurait donc beaucoup plus de simulations (à l’intérieur de simulations, au sein de simulations) que d’univers réels, il est donc plus probable que notre monde soit artificiel.

Une équipe de chercheurs à l’université de Bonn en Allemagne dirigée par Silas Beane annonce avoir des preuves qui pourraient affirmer cela.

Dans un billet intitulé «Contraintes sur l’univers en tant que simulation numérique», ils soulignent que les simulations actuelles de l’univers (qui existent, mais qui sont extrêmement faibles et petites) mettent naturellement des limites sur les lois physiques.

Technology Review explique que «le problème de toutes les simulations est que les lois de la physique, qui paraissent continues, doivent être superposées sur un réseau tridimensionnel discret qui progresse par étapes du temps ».

Pour définir cela grossièrement, c’est qu’en étant simplement une simulation, l’ordinateur définirait des limites, par exemple, l’énergie que les particules peuvent avoir dans le programme.

Ces limites seraient ressenties par ceux qui vivent cette simulation ; et il s’avère que quelque chose qui ressemble à ces limites existe bel et bien.

Par exemple, quelque chose connu sous le nom de Greisen-Zatsepin-Kuzmin, ou GZK, est une limite apparente de l’énergie que les particules de rayons cosmiques peuvent avoir. Ceci est causé par l’interaction avec le fond diffus cosmologique. Mais Beane et le co-auteur argumentent que le modèle de cette règle reflète ce que vous pourriez attendre d’une simulation par ordinateur.

Naturellement, à ce stade, la science devient assez difficile à parcourir ; et nous vous conseillons de lire le document lui-même pour essayer d’obtenir tous les détails de l’idée.

Mais l’impression de base est intrigante et passionnante.

Comme un prisonnier dans une cellule noire, nous ne serons peut-être jamais en mesure de voir les «murs» de notre prison ; mais grâce à la physique, nous pouvons les toucher.

Source : The Huffington Post – Traduction par Esprit Science Métaphysiques

 
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Publié par le 7 mai 2017 dans Espace, général, Sciences

 

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Les premières preuves de l’existence des multivers ont-elles été découvertes ?

Le “Cold Spot”. Crédit : ESA, Durham University

Une étude récente suggère que le « Cold Spot’, une région du rayonnement fossile exceptionnellement plus froide que le reste de la toile cosmique, ne serait pas influencé par la présence de l’énergie noire comme cela était supposé. Des chercheurs avancent alors l’idée d’une possible signature de l’existence des multivers.

Théorisé en 1948 et détecté en 1964, le fond diffus cosmologique est la preuve que le Big Bang s’est bien produit il y a environ 13,7 milliards d’années. L’Univers jeune était en effet opaque, la lumière ne pouvant voyager librement dans le cosmos. Environ 380 000 ans après le Big Bang, l’Univers en expansion s’est refroidi. Il est alors devenu transparent, les photos se sont mises à voyager, et la lumière fut. Cette illumination a laissé des traces, une sorte de signature : c’est le fond diffus cosmologique plus connu sous le nom de “rayonnement fossile”. Baignant l’espace, ce rayonnement apporte de nombreuses informations sur la composition de l’Univers primitif avec notamment de nombreux écarts de températures.

Le “Cold Spot” (“point froid” en français) est une région de la voûte céleste où les températures du rayonnement fossile sont notamment plus basses que la moyenne (de 0.00015 °C). Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer l’existence cette anomalie. L’une d’elles fait intervenir l’influence de l’énergie noire dans une région pauvre en galaxies et vient d’être réfutée par des astronomes de l’Université de Durham au Royaume-Uni, laissant la place à une possible signature de la théorie du multivers. Partant de ce principe, ce “point anormalement froid” serait la trace d’une collision entre notre Univers et le second. Mais cela reste très spéculatif.

Le “Cold Spot”. Crédit : ESA, Durham University

Cette nouvelle étude, présentée dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, suggère que l’hypothèse selon laquelle cette zone étendue anormalement froide serait en fait la signature d’une sorte de supervide contenant très peu de galaxies qui aurait laissé son empreinte dans le rayonnement fossile sous la forme d’un “point froid” ne tient pas. Pour l’astronome Tom Shanks, cette “anomalie” ne peut s’expliquer par la physique standard. Il faudrait en effet pour cela supposer l’existence d’une superbulle, une cavité vide large d’un milliard d’années-lumière environ dans la distribution des amas de galaxies. Or, de nouvelles mesures faites par le spectrographe de l’observatoire de Siding Spring, qui aura analysé les signatures de 7 000 galaxies, suggèrent que le “Cold Spot” est en fait plutôt constitué d’un ensemble de vides plus petits qui sont eux-mêmes entourés de grappes de galaxies.

Nous devrions alors chercher une explication plus exotique. “L’hypothèse la plus excitante est que le Cold Spot ait été causé par une collision entre notre univers et un autre univers bulle. Si de futures analyses plus détaillées du rayonnement fossile prouvent que c’est bien le cas alors le Cold Spot pourrait être considéré comme la première preuve de l’existence d’un multivers”, explique le chercheur. “Des milliards d’univers comme le nôtre pourraient alors exister”.

Si la théorie est un jour validée, ce “point froid” serait doute alors une conséquence de la théorie de l’inflation qui prédit que différentes régions de l’espace auraient été le lieu d’une transition de phase dans l’énergie du vide quantique. La croissance de l’une d’entre elles, qui s’apparente à la croissante d’une “bulle”, l’aurait alors conduite à entrer en collision avec la nôtre, laissant une “empreinte” au passage. Bien sûr, il ne s’agit pour l’heure que de physique théorique et plus de recherches seront nécessaires pour valider ou non cette hypothèse. Si elle venait à se valider, l’histoire de notre monde en serait alors complètement bouleversée.

Source via SP

 
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Publié par le 5 mai 2017 dans Espace, général, Sciences

 

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