RSS

Archives de Catégorie: Education – information

L’explosion des troubles chez les tout-petits surexposés aux écrans

Un enfant regarde un dessin animé sur une tablette.
Serge Tisseron: il faut alerter la population sur l’aspect catastrophique des écrans sur les jeunes enfants. – © LEON NEAL – AFP

Une polémique qui n’est pas neuve vient d’être relancée en France par une enquête publiée par le Figaro. La conclusion d’un médecin est que les bébés et les enfants élevés à la tablette et au smartphone présentent des comportements « ressemblant à des symptômes autistiques « . Plutôt que de paniquer, mieux vaut adopter quelques règles.

L’enquête évoque rien moins que l’explosion des troubles chez les tout-petits surexposés aux écrans. Le médecin prend en exemple un petit garçon qui, familiarisé à la tablette numérique dès ses 18 mois, refuse désormais de se mettre à table, ou de s’endormir s’il n’a pas son écran sous le nez. Et depuis son arrivée en maternelle, il ne répond pas à son prénom et regardait dans le vide.

Troubles d’apprentissage et difficultés à fixer le visage d’autrui

Nous avons contacté Serge Tisseron, psychiatre réputé pour sa théorie  » 3, 6, 9, 12  »  (voir infra) sur les enfants confrontés à l’écran. Il a rencontré, mardi, les auteurs de l’enquête. Et s’il se dit en accord avec certains constats, il l’est moins sur la stratégie à mener.  » Il faut alerter la population sur l’aspect catastrophique des écrans sur les jeunes enfants. Cela peut effectivement causer des troubles d’apprentissage et entraîner des difficultés à fixer le visage d’autrui.  Mais est-ce de l’autisme ou du pseudo-autisme? Je l’ignore. On constate qu’il suffit d’arrêter l’accès à la télévision pour supprimer les symptômes. »

Mais alors que l’auteur de l’enquête croit dans la nécessité de  » culpabiliser les parents « , selon Serge Tisseron, lui assure que tous les programmes ‘antitélé’ ont toujours échoué:  » En général, ces enfants regardent la télévision avec leurs parents. Ce qu’il faut, ce sont des programmes sociaux pour aider les parents« .  Sa conclusion est d’ailleurs optimiste :  » Une fois arrivé à l’âge scolaire, l’enfant tire un bénéfice de l’usage des écrans.  »

Rappeler la règle du 3, 6, 9, 12

En Belgique, Yapaka connaît bien le problème. Cet organisme de la Fédération Wallonie-Bruxelles est responsable de la prévention de la maltraitance à l’égard des enfants.

Pour Claire-Anne Sevrin. Directrice de Yapaka, il est important, pour les parents, de maîtriser les écrans et d’accompagner les enfants dans leur rencontre avec ces fenêtres virtuelles en fonction de leur stade développement. Elle rappelle la règle du 3, 6, 9, 12 popularisée par le psychiatre français Serge Tisseron et largement partagée par les professionnels de l’enfance. La règle est facile à retenir : pas d’écran avant 3 ans, pas de console de jeu avant 6 ans, pas d’internet seul avant 9 ans et pas de réseau social avant 12 ans.

La vraie vie pour mieux gérer l’existence virtuelle

 » Il ne faut pas diaboliser les écrans, mais avant 3 ans un enfant doit faire sa propre expérience de la vie avant de découvrir les écrans. Tout le temps qu’il passe devant une télévision est soustrait au temps qu’il passe à apprendre à toucher des matières, à taper sur une boîte en plastique et à être acteur du monde qui l’entoure. Il doit profiter de ces quelques années pour développer ses cinq sens « . Un écran en fait un simple spectateur. Ce qui lui fait rater son développement avant 3 ans. Le site de Yapaka est sans ambiguïté : « A l’heure où les écrans captivent les plus jeunes par leur praticité, leur instantanéité et leur aspect ludique, une utilisation de ceux-ci, avant 3 ans, peut interférer négativement dans le développement des enfants« .

C’est la raison qui doit inciter à ne pas laisser jouer les enfants de moins de six ans avec des consoles de jeux. « Tout le temps qu’il passe devant une console, il ne le consacre pas au développement de son intelligence sensori-motrice. »

Ce n’est pas un problème de technologie

Et c’est toujours la même réflexion qui milite pour ne pas laisser les moins de 12 ans, seuls devant des réseaux sociaux. Il est important de créer des relations réelles avant de se créer une vie virtuelle, explique Claire-Anne Sevrin par un exemple :  » On ne lâche pas un enfant de 12 ans dans une ville qu’il ne connaît pas s’il n’a pas appris à trouver son chemin ou à lire une carte « .

Mais pour la directrice de Yapaka, ce n’est pas un problème de technologie.  » C’est plutôt une manière de se comporter face à la technologie. Face à une personne virtuelle, va-t-on la harceler, l’injurier ou plutôt faire montre d’empathie ? C’est l’accompagnement des parents qui permet de faire la différence « .

Enfin, Serge Tisseron veut rassurer les parents accros aux nouvelles technologies et qui veulent en faire profiter leurs enfants :  » Votre enfant ne sera jamais en retard en matière de nouvelles technologies. S’il vit loin des écrans, il rattrapera très vite les compétences acquises par d’autres.  »

L’autre victime de l’usage d’un écran est le temps: regarder une tablette, une télé ou un smartphone est atrocement chronophage. Qui oserait prétendre le contraire?

Source

 

Étiquettes : , , , , ,

Insultes, verrouillage, pression : Les journalistes inquiets depuis l’arrivée de Macron

Insultes, verrouillage, pression : la communication de l’Élysée sur le banc des accusés

Insultes, verrouillage, pression : la communication de l’Élysée sur le banc des accusés

Depuis quelques jours, la polémique enfle : la communication sans faute d’Emmanuel Macron cacherait-elle un verrouillage qui menace la liberté de la presse ? Dernier éclat en date : le choix des journalistes autorisés à suivre le chef d’Etat en déplacement imposé par l’Élysée. Un choix démenti par la présidence.

L’Elysée assure ne pas avoir cherché à “imposer un journaliste plutôt qu’un autre” lors du déplacement du chef de l’État au Mali. C’est la réponse donnée par l’équipe du nouveau président aux sociétés de journalistes de plusieurs grands médias.

Plusieurs quotidiens français ont en effet publié jeudi une lettre ouverte, intitulée  “Monsieur le président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes”, pour protester contre l’organisation de la communication du nouveau président de la République.

Ils pointaient du doigt notamment le fait que ce soit la présidence qui choisisse les journalistes autorisés à l’accompagner lors de son premier déplacement au Mali ce vendredi. “Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse”, écrivent-ils.

“L’Élysée n’entend pas faire le travail des rédactions”

Dans son courrier adressé ce vendredi à Reporters sans frontières (RSF), la présidence indique : “Il va de soi que nous avons ouvert l’option aux rédactions mais jamais imposé un journaliste plutôt qu’un autre (…). Les journalistes qui se sont inquiétés peuvent se rassurer : l’Élysée n’entend pas faire le travail des rédactions”.

Selon le courrier cité par RSF, l’Élysée affirme que sa démarche “est le contraire d’une démarche de fermeture : elle est une démarche d’ouverture”.

Il y est expliqué que le chef de l’État “est très attaché au traitement de fond des sujets et souhaite ouvrir l’Élysée aux journalistes sectoriels qui portent sur l’action présidentielle un autre regard. C’est dans cet esprit qu’il a été proposé aux rédactions d’élargir aux journalistes spécialisés Défense ou Diplomatie le voyage officiel auprès des forces armées”. Sous-entendu que ce ne soit pas seulement les journalistes politiques qui suivent le chef de l’État.

Il s’inspire d’Obama

Cette polémique pourrait retomber comme un soufflé s’il n’y avait pas d’autres signaux de verrouillage plus inquiétants. Alors la communication d’Emmanuel Macron va-t-elle trop loin ? C’est la question à laquelle tentent de répondre des journalistes dans une enquête publiée dans M le magazine Le Monde.

Ils décortiquent le système de communication autour du candidat, qui s’inspirerait grandement du précédent Obama, ce président cool et irréprochable sur papier glacé.

Mais comme pour le président américain, cette image parfaite a un revers : celui d’un verrouillage extrême de la communication avec un conseiller de l’Èlysée parfois prêt à décrocher son téléphone pour injurier les journalistes…

“Gros connard”

Deux exemples sont cités dans l’article. Le premier remonte au soir du premier tour et au traitement de l’affaire de la Rotonde, du nom de cette brasserie parisienne parfois comparée au Fouquet’s de Nicolas Sarkozy.

Le lendemain, selon le magazine M, le directeur de la communication d’Emmanuel Macron, appelle l’émission Quotidien, et “l’animateur de l’émission, se fait agonir par Sylvain Fort. ‘Gros connard.’ ‘Débile profond.’ (après lecture le 18 mai, l’intéressé dément le deuxième terme)”. Sylvain Fort confirme donc implicitement avoir usé du premier à l’endroit de Yann Barthès…

Michel Field également aurait fait les frais de la nervosité du même Sylvain Fort. Au soir du second tour, ce dernier aurait reproché à France 2 de ne pas consacrer toute sa soirée à la victoire d’Emmanuel Macron et de diffuser par exemple le discours de Jean-Luc Mélenchon en direct.

Source

Les journalistes inquiets depuis l’arrivée de Macron

Une quinzaine de rédactions, dont « Le Monde », signent une lettre ouverte au président de la République afin de lui « transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle ».

Vous effectuez demain votre premier déplacement de chef d’Etat au Mali. Avant votre décollage, nous souhaitons vous transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle qui est en train de se mettre en place depuis votre entrée en fonction.

Pour des raisons de place ou de sécurité, nous comprenons la nécessité de constituerdes pools de journalistes – parfois, et à condition que toutes les rédactions y aient accès selon un roulement établi. En revanche, il n’appartient en aucun cas à l’Elysée de choisir ceux d’entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu’en soit le thème (défense, diplomatie, économie, éducation, social…). Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui la composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs.

Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse. Alors que la défiance pèse de plus en plus sur l’information, choisir celui ou celle qui rendra compte de vos déplacements ajoute à la confusion entre communication et journalisme, et nuit à la démocratie.

Les sociétés des journalistes de l’AFP, BFM TV, Europe 1, Le Figaro, France Info,France Inter, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, Le Parisien, Le Point, RFI, RMC, Télérama, TF1

Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de RTL

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières

Guillaume Dubois, directeur de L’Express

Johan Hufnagel, directeur des éditions de Libération

Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde

David Pujadas viré du 20 heures. L’effet Macron ?

Convoqué par les dirigeants de France  Télévisions, David Pujadas s’est vu signifier son limogeage. Le présentateur du 20 heures de France 2, dont les audiences étaient pourtant excellentes, paye, semble-t-il ses mauvaises relations avec le patron de l‘info du groupe, Michel Field. Des négociations sont en cours quant aux modalités de son départ de la chaîne.

Il se dit qu’Anne-Sophie Lapix est la première sur la liste pour remplacer l’emblématique D. Pujadas qui aura été le visage des français durant plus de 16 ans.

Tout l’équipe du 20 heures semaine est également écartée. Trois jours après l’investiture d’Emmanuel Macron et du très écolo Edouard Philippe, l’heure est au grand nettoyage sur les chaînes de TV publique.

 
 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

De notre abrutissement par les chaînes info

De notre abrutissement par les chaînes info

Le système a gagné les élections parce qu’il a imposé son règne de la quantité info encore plus que ses mensonges. Pareil, Trump ne peut rien faire en Amérique, malgré sa bonne volonté.

Dans la guerre que nos sites résistants livrent aux infos, nous devons à la fois jouer sur la qualité et sur la quantité des infos. Or cette quantité doit être raisonnable et réduite. Pourquoi ? Parce l’abrutissement du Français moyen et de la planète passe par la répétitive énorme quantité des infos fausses ou débiles (sport, showbiz, cuisine…) qu’il ingurgite. Or nous sommes noyautés et envahis par un flot toujours plus continu d’infos toujours plus abjectes.

Rien de nouveau sous le sommeil hélas. Pas besoin de la radio ou de la télé. Le moraliste grec Théophraste écrit, ici traduit par notre La Bruyère, au IVème siècle avant notre ère.

« Je vous avoue que ces diseurs de nouvelles me donnent de l’admiration, et que je ne conçois pas quelle est la fin qu’ils se proposent ; car pour ne rien dire de la bassesse qu’il y a à toujours mentir, je ne vois pas qu’ils puissent recueillir le moindre fruit de cette pratique.

Je ne crois pas qu’il y ait rien de si misérable que la condition de ces personnes ; car quelle est la boutique, quel est le portique, quel est l’endroit d’un marché public où ils ne passent tout le jour à rendre sourds ceux qui les écoutent, ou à les fatiguer par leurs mensonges ? »

Théophraste décrit ensuite le diseur de rien :

« Il s’échauffe ensuite dans la conversation, déclame contre le temps présent, et soutient que les hommes qui vivent présentement ne valent point leurs pères. De là il se jette sur ce qui se débite au marché, sur la cherté du blé, sur le grand nombre d’étrangers qui sont dans la ville ; il dit qu’au printemps, où commencent les Bacchanales, la mer devient navigable ; qu’un peu de pluie serait utile aux biens de la terre, et ferait espérer une bonne récolte ; qu’il cultivera son champ l’année prochaine, et qu’il le mettra en valeur ; que le siècle est dur, et qu’on a bien de la peine à vivre. »

Dans mon livre sur la décadence romaine, je rappelle que l’homme de l’antiquité ne connaît pas le vœu de silence du moyen âge chrétien. Il s’abrutit sur le forum et sur les agoras. Sa civilisation périclita et il se fit détruire par la rumeur.

Prenons aussi l’exemple de Sénèque :

« De la curiosité provient un vice affreux : celui d’écouter tout ce qui se raconte, de s’enquérir indiscrètement des petites nouvelles (auscultatio et publicorum secretorumque inquisitio), tant intimes que publiques, et d’être toujours plein d’histoires. »

Dans sa Satire VI, le poète satirique Juvénal (c’est le Céline romain) se moque des commères : « Celle-ci saura dire de qui telle veuve est enceinte et de quel mois, les mots et les positions de telle autre quand elle fait l’amour…  Elle guette aux portes de la ville les nouvelles, les rumeurs toutes fraîches ; au besoin elle en fabrique : le Niphates vient de submerger les populations, un déluge couvre les campagnes, les villes chancellent, le sol s’affaisse. Voilà ce qu’aux carrefours, pour le premier venu, elle débite ! »

Cet incessant papotage (on a d’ailleurs recyclé les mots agora et forum) est même dénoncé dans les actes des Apôtres:

« Or tous les Athéniens et les étrangers séjournant à Athènes, ne passaient leur temps à autre chose qu’à dire ou à ouïr quelque nouvelle. »

Puis, « deux mille ans après », Henry David Thoreau écrit dans son légendaire Walden : « Pour le philosophe, toute nouvelle, comme on l’appelle, est commérage, et ceux qui l’éditent aussi bien que ceux qui la lisent ne sont autres que commères attablées à leur thé. Toutefois sont-ils en nombre, qui se montrent avides de ces commérages. »

Thoreau se moque ensuite, avec le ton offensif qui le caractérise, de son intoxiqué : « En s’éveillant il dresse la tête et demande : “ Quelles nouvelles ? Comme si le reste de l’humanité s’était tenu en faction près de lui. Il en est qui donnent l’ordre de les réveiller toutes les demi-heures, certes sans autre but. Après une nuit de sommeil les nouvelles sont aussi indispensables que le premier déjeuner. »

L’excellent et méconnu conteur US O ’Henry décrit aussi des personnages friqués et pendus au téléphone (en 1910 ! En 1910 !), le tout pour écouter les bandeaux info… « une voix féminine lui lisait au téléphone les headlines sur les meurtres, accidents et autres accidents politiques. »

On en arrive à notre société médiologique (Régis Debray) créée par la presse façon Girardin ou l’agence Reuters au début du dix-neuvième siècle : il s’agit de « répéter, dit le maître ». Gustave le Bon explique dans sa légendaire psychologie des foules qui enchanta le Dr Freud : « La chose affirmée arrive, par la répétition, à s’établir dans les esprits au point qu’ils finissent par l’accepter comme une vérité démontrée. »

On arrive ainsi à nous imposer les vérités suivantes : les Russes ont détruit tel avion malais et vont envahir l’Europe ; des peuples se sont révoltés pendant le printemps arabe et ont établi partout la démocratie ; les banques centrales nous sont sauvé de la faillite ; la bourse c’est la vie ; les néocons sont  bons pour la santé et Poor Donald Buck est un tyran en herbe ; un hyper-président Bilderbergs sera le sauveur de la France !

Parlons de CNN et des chaînes info. Dans un de ses meilleurs papiers, Thierry Meyssan écrivait :

« Le concept d’information continue consiste à diffuser en temps réel des images d’un événement de sorte que les téléspectateurs puissent en ressentir les émotions, voire éprouver la même sensation que s’ils en étaient des acteurs. L’immédiateté du traitement est sensée protéger des falsifications. Aussi, l’information continue est-elle présentée comme un progrès du journalisme rendu possible par de nouveaux moyens techniques. Elle est en réalité la négation du journalisme. Ce métier consiste en effet à prendre du recul par rapport à l’événement, à sélectionner les faits saillants, à recouper les sources, à vérifier les imputations, et à donner du sens. Le journalisme n’est pas une technique de la description, mais un art de la compréhension. Loin de garantir la vérité, l’immédiateté rend vulnérable aux apparences et aux préjugés. Dans le modèle CNN, l’information n’est pas un outil de connaissance, mais un spectacle. »

Comme dans la caverne de Platon, on croit tout ce qu’on nous montre. Meyssan : « Encore une fois « l’effet CNN » a suffi à crédibiliser l’information. Outre que, dans l’instant, aucun journaliste n’a vérifié l’ampleur de la marée noire, personne non plus n’a observé attentivement les images, ni réfléchi à la crédibilité de l’accusation ».

Serpent tératologique qui se mord la queue, notre société voit des complots, des Fake News et des conspirateurs partout. Elle garde le contrôle et on sait tous que c’est l’oligarchie gardienne du temple de l’argent qui a fait élire qui l’on sait. Le putsch ploutocratique dénoncé par Aude Lancelin est un putsch médiatique. L’argent, c’est le liquide qui circule, l’argent c’est du ruban info. C’est la fabrique des illusions que pressent Shakespeare dans la Tempête.

Le remède ? Coupez la télé. Retrouvez votre âme. Le psychiatre François Plantey m’évoque des maladies actuelles comme la sensation seeking ou le novelty seeking. L’individu postmoderne ne peut plus se passer de son opiomanie informative (9h/jour). Il est tenu comme cela par le système, et on ne saurait trop lui conseiller de se déconnecter, au moins pour des raisons de santé.

Sources

Actes des Apôtres, 17, 21

François Plantey – Introduction à la cabale des hébreux (Editions Via Romana)

La Bruyère – Les caractères de Théophraste

Nicolas Bonnal – La culture comme arme de destruction massive ; le roman noir de la décadence romaine (Amazon-Kindle)

William Porter (O’Henry) – Modern rural sports

Thierry Meyssan – l’effet CNN (Voltairenet.org)

Thoreau – Walden

Nicolas Bonnal, source

 
 

Étiquettes : , , , , ,

L’Amérique perdue ou comment les « services » et les médias contrôlent les citoyens

« AFIN DE POUVOIR ÊTRE EN SÉCURITÉ, LES AMÉRICAINS DOIVENT ÉGALEMENT CONSENTIR À ÊTRE ESPIONNÉS SUR CHAQUE COURRIEL, CHAQUE SITE INTERNET VISITÉ, CHAQUE APPEL TÉLÉPHONIQUE, CHAQUE LETTRE ÉCRITE, CHAQUE UTILISATION DE CARTE DE CRÉDIT… LES CITOYENS NE SERONT PAS EN SÉCURITÉ S’ILS N’ACCEPTENT PAS DE VIVRE SOUS L’ÉTAT POLICIER LE PLUS ABSOLU DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ ».

Cette citation tirée de la préface du livre de Paul Craig Roberts illustre la problématique de son livre (L’Amérique perdue, du 11 septembre à la fin de l’illusion Obama, éditions Xenia) sur la fabrique du consentement ou comment une oligarchie puissamment aidée par la presse dominante met en fermage une population peu armée pour résister à cette mise en coupe réglée.

Paul Craig Roberts n’a rien d’un hurluberlu et connaît le système de l’intérieur. Économiste, ancien membre de l’équipe de Reagan, membre de l’Institut Hoover, opposant résolu de la politique de George Bush et des néoconservateurs, il anime un blog suivi par des millions d’américains. Son livre reprend l’essentiel de ses articles entre août 2008 et novembre 2016 au lendemain de l’élection de Donald Trump.

Wikileaks fournit une bonne illustration d’une politique de répression systématique contre ceux qui s’opposent à l’empire. Julian Assange citoyen australien vit comme un reclus depuis juin 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres craignant d’être extradé d’abord en Suède (à la suite d’une plainte fantaisiste d’agression sexuelle) puis aux Etats-Unis où Mike Huckabee ancien gouverneur de l’Arkansas et ex-candidat républicain à la présidence réclame ouvertement sa mise à mort. Amazon à la suite des pressions américaines a renoncé à diffuser les informations contenues dans les documents de Wikileaks. Les très nombreux médias influencés par George Soros ne seront pas en reste pour discréditer Assange.

Analysant l’élection présidentielle de novembre 2016 qui a vu la victoire de Donald Trump alors que les médias américains soutenaient quasi unanimement Clinton, Craig Roberts constate que « les médias prostitués et les institutions politiques des deux partis n’ont aucune crédibilité auprès du peuple américain ».

Il détaille ce qu’il considère comme une alliance entre les médias dominants (New York Times en tête) et l’État profond militaro-industriel pour développer l’atmosphère d’une nouvelle guerre froide avec la Russie, susceptible de relancer la course à l’armement et ses juteux profits, au risque de conflits qui pourraient embraser la planète. Son dernier article écrit au lendemain de la victoire de Trump envisagée comme une défaite majeure de l’oligarchie semble toutefois pêcher par optimisme au regard de l’alignement (contraint ?) de Trump sur les intérêts militaro-industriels des États-Unis quelques semaines après son élection. Au total ce gros livre renforcé d’un index sera utile à qui veut découvrir l’envers du décor de la politique de Washington ainsi que les relations complexes entre politiciens, industriels et professionnels du renseignement ou des médias.

OJIM, le 15 mai 2017

VOIR AUSSI : TRUMP CONTRE LES MÉDIAS ET LE « DEEP STATE »

L’Amérique perdue, du 11 septembre à la fin de l’illusion Obama, Paul Craig Roberts, éditions Xenia, 2017, 583p, 29 €

Source: Ojim.fr

 

Étiquettes : , , , , , , ,

L’information modulée selon certains intérêts

L’information modulée selon certains intérêts

La vérité des faits passe au second plan

Cette question de l’information-désinformation revient de plus en plus sur les réseaux sociaux. Je voudrais laisser la parole à certains grands spécialistes et à certaines organisations dont le but premier est justement de décoder les tactiques et manœuvres utilisées pour donner au mensonge l’allure de la pure vérité.

Dans un article, publié en 2016 sur son site @Armand Colin, ce dernier présente la problématique de l’information-désinformation de la façon suivante :

la_desinformation« Comment se forger une opinion sur les informations que l’on reçoit sur les réseaux, dans les médias ? Comment agit la désinformation et quel risque représente-t-elle pour la société… Dans La désinformation : les armes du faux  (Armand Colin, 2016), François-Bernard Huyghe, expert de l’information et de la stratégie, présente la genèse de la désinformation, la resitue dans l’histoire des sociétés, analyse ses mécanismes profonds. Alors que nous sommes submergés par les informations vraies ou fausses, voici un ouvrage salutaire, qui, s’il ne se veut pas rassurant, nous avertit et nous permet de prendre pleinement conscience du phénomène. »

L’article tout entier, plutôt bref, mais intense en contenu, mérite d’être lu.

http://www.armand-colin.com/information-desinformation-comment-savoir

Dans les temps que nous vivons où peuples et nations se disputent leurs droits et pouvoirs, les médias de toute nature deviennent une arme de premier plan pour moduler l’opinion publique de leurs commettants et de l’humanité entière que leurs prétentions sont justes et qu’elles répondent aux grandes valeurs dominantes de nos sociétés. Déjà, beaucoup a été écrit sur l’usage de ces médias de la part, évidemment, des plus puissants, pour justifier les interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et maintenant, plus près de nous, au Venezuela. Dans ce dernier cas, le Venezuela, l’usage de la désinformation des faits devient pratiquement caricatural. Je me permets de vous référer à cet article tout récent qui raconte comment tous ces montages se réalisent à l’insu de l’opinion publique qui n’a d’autres références pour décoder ces malversations des faits.

désinformation NE PAS AVALER

Voici quelques extraits de nature à vous inciter à lire au complet le document en question.

« La tâche de financer la confusion, en faveur d’une situation de guerre non conventionnelle contre le Venezuela, est dirigée par le département d’État. C’est ce que montre la Justification Budgétaire du Congrès (Congressional Budget Justification or CBJ), un rapport annuel fait au Congrès des États-Unis par cet organisme sur ses opérations à l’étranger.

En finançant les médias vénézuéliens, les États-Unis renforcent l’une des armes les plus puissantes contre le chavisme. Mark Weisbrot, un économiste du Centre de Recherche Économique et Politique (Center for Economic and Policy Research), un think-tank de Washington, a affirmé que « dans un certain nombre de pays, y compris le Venezuela et la Bolivie, l’USAID agit plus comme une agence impliquée dans des actions secrètes, comme la CIA, que comme une agence d’aide ou de développement. »

Les noms des organisations étrangères spécifiques qui reçoivent ces fonds sont des secrets d’État, exactement comme dans le cas de la CIA. Quand on demande des informations sur les organisations réceptrices, l’USAID répond qu’elle ne peut « confirmer ou nier l’existence d’antécédents ».

« Le circuit d’élaboration de la fausse information commence avec la déformation d’un fait, immédiatement reprise par les médias internationaux. La note est effacée en 1 à 4 heures, mais l’information continue à tourner sur les réseaux sociaux. Quand on connaît la version réelle, aucun média international ne corrige l’information, tout au moins pas avec la même véhémence. C’est ce qui s’est passé avec plusieurs morts survenues pendant les guarimbas, encore en cours, attribuées à « des collectifs chavistes » (appelés « paramilitaires » par les agents politiques).

Le département d’État a défini la ligne éditoriale des fausses informations : constituer un dossier de terrorisme d’État et de crimes contre l’humanité contre le Gouvernement vénézuélien (en faisant usage de la notion de « collectifs paramilitaires ») pour, de cette façon, aiguiser le siège diplomatique et financier contre lui. Comme cela a été fait contre le Nicaragua, Haïti, la Syrie et la Libye. »

« L’instrumentalisation des fausses informations comme arme d’une guerre psychologique et médiatique leur a servi, entre autres, à provoquer des scénarios d’intervention contre la Lybie et la Syrie. On pourra prendre comme exemple le supposé bombardement de la Place Verte à Tripoli en 2011, ou « l’attaque chimique » du gouvernement syrien la même année. Les mêmes méthodes sont utilisées au Venezuela avec l’obtention des mêmes résultats comme objectif
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/le-departement-detat-usa-finance-les-fausses-informations-contre-le-venezuela
/#zWUetkH7kWzGFT18.99 »

Si vous retournez à cet article, vous y verrez les exemples qui sont donnés comme mutilation de la vérité des faits.

http://reseauinternational.net/le-departement-detat-usa-finance-les-fausses-informations-contre-le-venezuela/

Je termine avec cet exemple d’une nouvelle diffusée sur nos médias qui attribuait celle-ci à l’armée d’avoir utilisé des excréments d’humain contre une opposition paisible. Or, la veille, j’avais suivi sur telesurtv.net le déroulement de ces évènements en direct où on voyait ces terroristes payés par l’opposition tirer de ces flacons d’excréments contre les policiers qui assuraient les limites prévues pour les manifestants. À ce moment, leur manifestation se réalisait face à l’Édifice du Ministère de la Justice auquel ils ont causé de nombreux dommages. Nous sommes évidemment loin de la nouvelle qui attribue aux policiers d’avoir utilisé ces excréments contre une opposition pacifique.

La vérité sur ce qui se passe au Venezuela nous est cachée. Le pétrole et les mines d’or font l’envie des prédateurs nationaux et internationaux ayant à leur tête l’immense pouvoir dont dispose Washington.

Oscar Fortin

source

 

Étiquettes : , , , ,

Ionisation : la fabrique des aliments morts

Avez-vous déjà entendu parler de ionisation ou d’irradiation des denrées alimentaires ? Si c’est le cas, savez-vous réellement en quoi consiste ce procédé ? Là, il est probable que vous l’ignoriez. Bien que rendue totalement anecdotique, la ionisation est pourtant très loin d’être un ami pour votre santé. Si tout se conserve si miraculeusement bien, notamment concernant les fruits et légumes, il y a une raison. En plus d’être bourrés de pesticides et d’être OGM, on achève littéralement les aliments du 21ème siècle avant leur mise en rayon.

Dépourvus de leurs nutriments, et donc de leur intérêt nutritionnel, Res Communis enquête aujourd’hui sur ce qu’on peut appeler « la fabrique des aliments morts ».

 

Ionisation (ou irradiation), qu’est-ce que cela sous-entend ?

Au fondement, ioniser des aliments c’est les exposer à des rayonnements ionisants dans le but de réduire le nombre de micro-organismes qu’ils sont susceptibles de contenir. Par définition, un rayonnement ionisant est capable de fournir suffisamment d’énergie à la matière qu’il traverse pour en modifier sa structure interne.

Ioniser des aliments, c’est les soumettre à l’un de ces trois traitements :

  • Rayons X
  • Rayons Gamma (utilisation du cobalt 60 ou du césium 137)
  • Faisceau d’électrons

Différente de la stérilisation, qui vise à détruire la totalité des germes, l’irradiation est sensée être utilisée pour éradiquer certains micro-organismes et bactéries bien précis. Un des premiers problèmes est que l’on sait d’emblée qu’il existe des souches très résistantes à la radioactivité – on dit qu’elle sont radio-résistantes -.

On utilise ainsi cette pratique douteuse pour retarder le mûrissement des fruits, pour annihiler le processus de germination des légumes, pour éradiquer les bactéries responsables du pourrissement ou les insectes sur les aliments.

Ce que vous ne savez probablement pas, c’est que le lobby agro-alimentaire et certaines organisations (ex : OMS) font pression pour universaliser et banaliser l’irradiation des aliments.

 

Irradiation des aliments, attention danger !

Indéniablement, ce procédé physique dégrade totalement la qualité des aliments qui y sont soumis. En outre, la modification génétique induite au sein même de l’aliment ionisé fait parfois naître des composés chimiques cancérigènes.

En agriculture biologique, tous niveaux de certifications compris, les traitements ionisants sont scrupuleusement interdis en vertu de l’article 10 du règlement européen (CE) N°834/2007 datant du 28 juin 2007. « Le traitement des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux biologiques ou de matières premières utilisées dans les denrées alimentaires ou dans les aliments pour animaux biologiques par rayonnements ionisants est interdit. »

Pour revenir aux aliments « conventionnels » irradiés, sachez que l’on peut voir apparaitre dans ceux-ci des composés nommés cyclobutanones, causant effectivement des dommages aux cellules et aux gènes (cyto- géno-toxicité). Du benzène et même du toluène apparaissent fréquemment lors de l’irradiation des aliments. Comme vous le savez peut-être, ces composés sont connus pour induire l’apparition de cancers et des maladies cardio-vasculaires.

 

Un rapport d’études fracassant, signé Samuel S. Epstein et Wenonah Hauter

Un article paru dans le IJHS (International Journal of Health Services), pages 187 à 192 du Volume 31, en 2001 fait un état des lieux absolument consternant des perturbations générées par l’irradiation sur les aliments. Il est intitulé « Éviter l’intoxication alimentaire pathogène : l’assainissement mais pas l’irradiation ».

Les deux premières phrases d’avant-propos mettent de suite dans l’ambiance. En effet, il y est dit que : « l’intoxication alimentaire d’origine bactériologique peut être aisément évitée par des mesures sanitaires élémentaires plutôt que par des techniques de radiation ultra-dangereuses ».

Dans le 3ème paragraphe, on apprend que : « la viande irradiée est un produit tout à fait différent de la viande cuite. Que la viande soit irradiée par des accélérateurs linéaires [faisceau d’électrons] ou par des isotopes radioactifs [rayons X ou gamma], la radiation ionique résultante produit des radicaux libres et des peroxydes hautement réactifs à partir des graisses insaturées. Les analyses de l’US Army en 1977 ont révélé des différences majeures entre les composants chimiques volatiles formés pendant l’irradiation et pendant la cuisson de la viande. Les niveaux de benzène carcinogène trouvés dans la viande irradiée étaient des dizaines de fois supérieurs à ceux trouvés dans la viande cuite ».

Enfin, dans le 7ème paragraphe, les auteurs expliquent que : « l’irradiation des aliments entraîne une énorme perte en micronutriments, et surtout en vitamines. Comme annoncé par le Service de Recherche Agricole de l’USDA, ces pertes sont accrues de façon synergiques par la cuisson, créant des aliments « sans calories » ; c’est une préoccupation majeure pour les populations sous-alimentées. »

 

Conclusion

Manger BIO est la clé. Même si, il est vrai, nous avons récemment montré que le BIO n’était pas exempt de tout reproche, il reste tout de même LA référence alimentaire du moment. En l’occurrence, ici, il ne fait plus l’ombre d’un doute que tous les aliments « conventionnels » sont des Armes de Destructions Massives (ADM). Non seulement ces derniers le sont par nature, car issus de sols stériles et OGM, mais ils le sont également par le processus de ionisation des aliments. Les aliments irradiés sont tout simplement impropres à la consommation et sont, à terme, complètement létaux.

 

Prenez soin de vous. A bientôt.

Source

 

Étiquettes : , , ,

Carte – Classement mondial 2017 de la liberté de la presse

Cliquer pour agrandir , plus c’est foncé, moins la liberté de la presse est grande 

Reporters sans frontières  vient de publier ses classements annuels de l’ indice mondial de la liberté de la presse

L’intégralité du classement, le « 2017 WORLD PRESS FREEDOM INDEX » ICI 

La France n’est que 39 e !

 
Poster un commentaire

Publié par le 28 avril 2017 dans Education - information, général

 

Étiquettes : , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :