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Archives de Catégorie: Education – information

Défiance envers les médias : pourquoi un tel discrédit ?

Un récent sondage Sofres/Kantar média publié par la Croix révèle que « la confiance dans l’information relayée par les différents médias est historiquement basse ». Avec 41 %, la télévision perd 9 points de confiance, la radio perd 3 points à 52 %. Ce sondage n’est que la confirmation d’une défiance de plus en plus grande des Français à l’égard de ceux que l’on appelle « les grands médias ».

 

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Cet homme a inventé une ruche maison pour sauver les abeilles (et tout le monde peut le faire !)

ruche maison

Le miel fait maison en plus …

Les abeilles ont récemment fait les grands titres des médias en raison de leur population en déclin et de l’implication énorme sur les produits alimentaires.Des rapports ont affirmé que les ruches disparaissent maintenant à un rythme alarmant, en grande partie en raison des pesticides et des parasites, ainsi que des changements climatiques.

Comme les gens reconnaissent la gravité du problème, beaucoup font de leur mieux pour aider en créant leurs propres ruches, ce qui est une tâche étonnamment simple, mais très efficace, à mener à bien. Non seulement cela aidera les populations d’abeilles en déclin, mais cela signifie aussi que vous pouvez produire votre propre miel organique pour votre consommation personnelle.

ruche maison

Tout ce dont vous aurez besoin est un kit de ruche pré-fabriqué, du contreplaqué et quelques pots pour la ruche principale, ainsi que : un morceau de bois de 2″ x 12″ x 6′ (couper deux pièces à 22″ chacune pour les côtés ) ; un morceau de bois de 2″ x 12″ x 6′ (couper deux pièces à 18″ chacune pour l’avant et l’arrière) ; un morceau de bois de 1″ x 1″ x 6′ (couper deux pièces à 22″ chacune pour les côtés gauche et droit du cadre supérieur) ; un morceau de bois de 1″ x 1″ x 6′ (couper deux pièces à 18″ chacune pour les côtés avant et arrière du cadre) ; un morceau de contreplaqué épais coupé à 16″ x 20″ ; 12 gros bocaux pour le nid d’abeille ; une boîte de vis à bois ; et bien sûr, vos abeilles. (Dimensions en pouces)

ruche maison

Le contreplaqué servira de cadre pour le kit de ruche et peut donc être taché, mais vous choisissez. 12 trous devront ensuite être forés dans le morceau de contreplaqué de 16″ x 20″ qui devrait être assez grand pour visser les bocaux.

ruche maison

Après cela, le cadre supérieur peut être réalisé en vissant ensemble les quatre pièces de contreplaqué 18″ et 22″, qui peuvent également être colorées de n’importe quelle couleur.

ruche maison

Après cela, désinfectez chacun des 12 bocaux avant de les visser à l’envers dans les trous et avant d’ajouter des rondelles ou des cales à l’intérieur des pots pour supporter le poids du miel qui sera là plus tard. Une fois que les couvercles des pots ont été vissés, ils devraient parfaitement s’insérer dans les trous forés avec un écart inférieur à 1/16″ entre le pot et le trou de la ruche.

ruche maison

Après avoir placé des bandes d’amorces ou des rayons vides à l’intérieur des pots, vous pouvez maintenant ajouter vos abeilles. Elles seront immédiatement attirées par les bandes d’amorces et commenceront leur travail, faire du miel. Une fois que les pots sont pleins de miel, vous pouvez fermez les couvercles, afin que les abeilles continuent de travailler pendant que le miel est récolté.

ruche maison

Vous remarquerez que les bocaux se réchaufferont rapidement lorsque les couvercles sont au-dessus, car il n’y a pas de ventilation. Par conséquent, ils doivent être conservés à l’ombre.

ruche maison

Une fois que vous avez les fournitures de base, le reste devrait être facile, et vous aurez accès à un approvisionnement constant de miel délicieux, tout en sauvant une population en déclin.

Source : TruthTheory

 

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Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française

Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française (Bastamag)

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine… Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

Cela pose plusieurs problèmes. La concentration d’abord. Est-il sain qu’une si grande part de la presse appartienne à quelques personnes, richissimes, faisant partie d’une caste de privilégiés ? L’indépendance, ensuite. Est-il normal que les principaux médias français de notre pays soient entre les mains de marchands d’armes, d’entreprises du luxe, du BTP, de la téléphonie, de banquiers ou de fabricant de toilettes ? Comment ces propriétaires peuvent-ils concilier liberté de l’information et intérêts privés ? Comment TF1, BFM-TV, Le Monde, Libération peuvent-il produire en toute indépendance des enquêtes sur le secteur de la téléphonie, quand leurs propriétaires sont les patrons de Free, Bouygues Telecom et SFR ? Comment les journalistes du Figaro peuvent-ils porter un regard critique sur la politique de défense de la France, quand le propriétaire de leur journal vend des avions de chasse à l’État français ? Enfin, cette situation ne peut qu’encourager la reproduction d’un système économique qui assure la continuité des intérêts financiers de cette petite classe de possédants. Ils constituent une véritable communauté d’intérêt ! Et ce qui motive de riches patrons à créer des conglomérats médiatiques – qui ne rapportent pas vraiment d’argent – c’est d’abord la possibilité d’acheter de l’influence.

Qui sont ces 10 milliardaires ?

Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France : Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie…). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

[Cliquer sur l’image pour agrandir]

Conflits d’intérêts en pagaille

Quelles sont les conséquences sur l’indépendance des médias ? Un mélange des genres pour le moins douteux, qui peut mettre les journalistes en porte-à-faux. Comment TF1 pourrait-il produire des enquêtes critiques sur les abus des partenariats publics-privés (PPP) quand son propriétaire, Bouygues, fait partie des multinationales du BTP qui bénéficient de ces juteux contrats ? Autre exemple : comment un média peut-il s’intéresser de près aux affaires d’évasion fiscale quand son patron manifeste un attrait prononcé pour les paradis fiscaux ? C’est la question que doivent se poser les journalistes de BFM-TV à chaque nouveau scandale fiscal.

Leur boss, Patrick Drahi, a échafaudé, à partir de sa holding personnelle, un opaque et complexe montage de filiales et de trusts, dispersés au sein de paradis fiscaux notoires : Guernesey, Suisse ou Luxembourg. Comment BFM évoque-t-elle le scandale des Panama Papers, dans lequel apparaît le nom de Patrick Drahi ? « Vous avez vu la réaction des gens qui ont été cités ? Ils se défendent c’est normal. Patrick Drahi, par exemple, qui reconnaît avoir une société, mais rien d’illégal. (…) Est-ce que finalement c’est la bonne méthode de jeter en pâture des noms de personnalités, sans qu’elles aient vraiment la possibilité de se défendre ? », explique ainsi l’animateur Olivier Truchot dans son émission BFMStory…

Voir l’organigramme de l’empire industriel de Patrick Drahi, réalisé par l’économiste Benoît Boussemart et publié par Le Canard enchainé (cliquez sur l’image) :

Autre problème, les proximités entre patrons de presse et politiques. C’est Nicolas Sarkozy, proche de Bernard Arnault, qui annonce en 2007 aux journalistes des Echos le nom de leur nouveau patron ! Car ces richissimes propriétaires de presse entretiennent quelques affinités avec des responsables politiques : lors du mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albéniz, les deux témoins sont… Bernard Arnault et Martin Bouygues. C’est sur le yacht d’un autre ami, Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy choisit d’aller se reposer après son élection en 2007. « Arnaud est plus qu’un ami, c’est un frère », déclare encore Nicolas Sarkozy à propos de l’héritier Lagardère. Enfin, il compte Serge Dassault parmi les clients de son cabinet d’avocats. La moitié de ces dix propriétaires de presse sont des proches de l’ancien président. Bref, question indépendance, on repassera !

Quel que soit l’impact réel de ces connivences et les éventuelles pressions, les dégâts du soupçon – le fait que ces riches patrons se trouvent en conflit d’intérêts, en situation de pouvoir abuser de leur position pour leur intérêt propre – sont bien là. Cette simple suspicion produit une délégitimation du secteur de la presse. Conséquence : seuls 34% des Français estiment que les médias fournissent des informations dignes de confiance. Plus de deux tiers des Français pensent que les médias subissent des pressions commerciales ou politiques qui impactent les informations délivrées [3].

Licenciements et coups de pression

Lorsqu’on est journaliste, peut-on travailler en toute indépendance dans cette situation ? Quelques exemples – la face visible de l’iceberg des pressions souterraines ! – montrent que ce n’est pas le cas : l’ingérence de ces patrons est bien réelle. Certains ont une fâcheuse tendance à faire le ménage en arrivant, pour mettre à la tête des médias des dirigeants compatibles avec leurs intérêts, avec pour mission de purger les rédactions. Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Guillaume Zeller, catholique traditionaliste, comme directeur de l’information du groupe Canal+, par Vincent Bolloré. Ce dernier semble vouloir actuellement enterrer Canal+, après avoir vidé de ses forces vives la rédaction d’iTélé, rebaptisée CNews, après la plus longue grève de l’histoire de la télévision.

Il ne semble plus y avoir de limites à ce « grand ménage ». En 2016, Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, est licenciée pour des raisons politiques. En 2017, Olivia Recasens, directrice adjointe de la rédaction du Point, est limogée du jour au lendemain, pour faute grave, et pour des motifs réels tout aussi inavouables. Autant de coups de pression, qui envoient un message clair aux rédactions : pas de vagues, rentrez dans le rang !

Ingérence et censures

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, avoue avoir exercé des pressions sur les journalistes de la chaîne pour « ne pas contrarier des clients ». Il explique ainsi avoir censuré une émission de Capital sur la téléphonie. Autre cas notable, la censure par Vincent Bolloré d’une enquête sur le Crédit mutuel, qui devait être diffusée par l’émission « Spécial investigation » sur Canal+. Un simple coup de fil a suffi pour contenter la banque, partenaire de Vincent Bolloré, qui ne voulait pas voir sortir cette enquête. Reporters sans frontières et le collectif « Informer n’est pas un délit » dénoncent par ailleurs la censure et la déprogrammation de quatre documentaires qui devaient être diffusés par Canal+.

Un autre risque, plus pervers car plus discret, est l’autocensure de journalistes. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles, ou qu’ils savent problématiques pour le propriétaire de leur média. Sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et des moyens nécessaires à tout travail d’enquête. Promouvoir des logiques managériales « musclées », imposer des contraintes économiques fortes sur la production de l’information, précariser les rédactions mises en permanence sur la sellette, bref, promouvoir une information low cost, est aussi une forme de censure.

A cette liste des moyens de censure, il faudrait ajouter les « poursuites baillons », dont l’objectif est de dissuader les médias de s’emparer de certaines affaires (lire notre article « Bolloré, la presse et les poursuites ‘homéopathiques’ en diffamation »). Ou les mesures de rétorsion, comme celle de Bernard Arnault, ulcéré par le titre « Casse-toi, riche con » de Libération, lors de sa demande de naturalisation en Belgique en 2012, et qui décide de couper les budgets de publicité alloués par le groupe LVMH au quotidien.

Comment cela évolue-t-il ?

Pas vraiment vers davantage de pluralisme ! En quelques mois, en 2015, on a vu le rachat par Patrick Drahi de Libération et du cinquième groupe de presse magazine en France, Express-Roularta, ainsi que sa prise de participation (à 49%) dans NextRadioTV (BFMTV, RMC). A la même période, Bernard Arnault, déjà propriétaire des Échos, rachète Le Parisien et Aujourd’hui en France, le groupe Le Monde rachète L’Obs, et Vincent Bolloré prend le contrôle de Canal +, via Vivendi. Des banques sont également entrées dans ce jeu de Monopoly. Le Crédit mutuel est ainsi devenu en dix ans l’unique propriétaire du groupe EBRA, premier groupe de presse quotidienne régionale, implanté dans l’Est de la France (Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Est républicain…) [4]. Et le Crédit agricole est devenu actionnaire de journaux régionaux, comme La Voix du Nord et Le Courrier picard (via le groupe belge Rossel).

Ce petit milieu multiplie les participations croisées [5]. En parallèle de cet accaparement, ces milliardaires ont mis la main sur l’ensemble de la chaine de production. Exemple avec les entreprises de production de contenus : c’est Lagardère qui produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », par l’intermédiaire de sa société Maximal Productions. Ces oligarques sont aussi propriétaires des « tuyaux » de diffusion, comme les « box » (FreeBox, Bbox, Box SFR) qui permettent la diffusion dans tous les foyers de France d’internet et de la télévision. Une intégration « verticale » qui concentre la diffusion d’une grande part de l’information entre les mains de ceux qui détiennent les clés de sa production.

L’information devient ainsi un produit comme les autres : l’opérateur de télécoms SFR propose ainsi une box Internet « à partir de 19,99 euros par mois », avec, pour le même tarif, l’abonnement numérique à 18 journaux. « Une machine à tuer le journalisme de qualité », estime Le Point. Un peu comme un cadeau bonus. On achète le tuyau – une connexion web – et on gagne en prime un produit secondaire, des médias.

En quoi cela nous concerne tous ?

On pourrait se dire que chaque société a les médias qu’elle mérite. Ou que chacun lit, écoute, regarde ce qu’il veut. Que tout le monde peut faire son propre tri dans le flot médiatique. Sauf que les médias ne sont pas un business comme un autre. Défendre l’indépendance de la presse, ce n’est pas un combat « corporatiste », un « truc de journalistes » qui se battraient pour leur outil de travail. Il ne peut pas y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. L’information est un bien public. Autant de médias sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme, c’est une atteinte à nos libertés fondamentales.

Cette situation n’est pas une fatalité. Lutter contre tout ce qui encourage la concentration des médias et leur financiarisation est possible (voir les propositions de la campagne #LibertéEgalitéInformés). On pourrait mettre en place des dispositifs anti-concentration plus exigeants. Ou interdire le contrôle de médias par des entreprises qui dépendent de marchés publics – Bouygues, Dassault,… – comme le propose l’association Acrimed. Ou conditionner le versement des aides à la presse aux médias qui ne sont pas détenus par des milliardaires, dont les intérêts principaux ne sont pas dans le secteur de la presse. Voire même, soyons fous, limiter ces aides aux médias à but non lucratif, qu’ils soient privés, coopératifs ou associatifs.

Il est nécessaire que ces propositions et réformes salutaires – ou d’autres ! – soient discutées et débattues. Mais aussi les conditions qui favoriseront l’émergence, le développement et la consolidation de médias indépendants, pour garantir le pluralisme de l’information en France. Défendre et faire vivre une presse libre ne semble malheureusement pas une priorité pour bon nombre de candidats à l’élection présidentielle.

@AgnèsRousseaux

- Voir la campagne #LibertéEgalitéInformés, lancée par le collectif Informer n’est pas un délit (dont fait partie la rédaction de Basta !) et Reporters sans frontières

Pour aller plus loin :

- Acrimed, « Les grandes manœuvres de concentration multimédia : comment et pourquoi ? »
- Acrimed, « Concentration des médias : convergences et dépendances »
- Le Monde diplomatique, « Médias français : qui possède quoi »
- Laurent Mauduit, « Main basse sur l’information ! », Médiapart
- Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, Éditions Don Quichotte, 2016
- Aude Lancelin, Le monde libre, Editions Les liens qui libèrent, 2016

Et pour lire des médias indépendants :

Vous pouvez consulter l’itinéraire conseillé par Basta ! et la liste des 150 médias membres du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil). Bonne lecture !

Les articles publiés pour la campagne #LibertéEgalitéInformés :

- Par Médiapart : #LibertéEgalitéInformés : des censures et des pressions, en veux-tu en voilà !
- Par Les Jours  : Manuel de manipulation du journaliste en campagne et La matinée où l’affaire Fillon a été supprimée d’i-Télé
- Par France Inter :
La chronique de Nicole Ferroni : Informer n’est pas un délit, c’est un défi !
L’invité de 8h20 : Patrick Boucheron : « On adore détester, on est au spectacle d’une parole dont on n’attend plus d’effet de vérité »
- Par Street Press : Coups de matraque, tirs de flashball et fiche S : Journalisme en état d’urgence
- Par Télérama : Une journée pour interpeller les candidats à la Présidentielle sur la liberté de l’information
- L’infographie de CFactuel
- Par Reporterre : Quand les puissants tentent de bâillonner l’information
- Par L’Humanité : Médias. Informer n’est pas un délit, c’est même un devoir
- Par Alternatives économiques, « Le modèle économique des médias s’effondre totalement »
- Par La Télé libre (reportage vidéo) : Les Colleurs de la Liberté de l’Information
- La tribune relayée par MarsActu, Le Journal minimal, AngersMag, Made in Perpignan, Causette, ArtSixMic, Médiacités, Revue XXI, DailyNord, ArtsHebdo Médias, L’Accent Bourguignon, Explicite, Le Zéphyr

Source

 

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Le nouvel Ordre Médiatique Mondial

Nous assistons à la naissance d’une Entente dont nous ne connaissons ni les véritables initiateurs, ni les objectifs réels, mais dont nous observons immédiatement les conséquences directes contre la démocratie.

L’Occident traverse une crise systémique sans précédent : de puissantes forces orientent progressivement la totalité des médias dans une unique direction.

Simultanément, le contenu des médias se transforme : l’année dernière encore, ils étaient logiques et tendaient à l’objectivité.

Ils s’apportaient une contradiction mutuelle dans une saine émulation.

Désormais, ils agissent en bandes, fondent leur cohérence sur des émotions et deviennent méchants face aux individus qu’ils dénoncent.

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L’idée d’une Entente des médias est le prolongement de l’expérience de l’International Consortium for Investigative Journalism (ICIJ – « Consortium international pour le journalisme d’investigation »), lequel ne rassemble pas de médias, mais uniquement des journalistes à titre individuel.

Il s’est rendu célèbre en publiant des informations volées dans les comptabilités de deux cabinets d’avocat des îles Vierges britanniques, du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), de la banque HSBC, et du cabinet panaméen Mossack Fonseca.

Ces révélations ont été principalement utilisées pour discréditer des dirigeants chinois et russes, mais aussi parfois pour mettre en lumière de réels délits commis par des Occidentaux.

Surtout, sous le louable prétexte de la lutte contre la corruption, le viol de la confidentialité des avocats et des banques a porté un très lourd préjudice à des milliers de leurs clients honnêtes sans aucune réaction des opinions publiques.

Depuis une quarantaine d’années, on assiste à un regroupement progressif de médias au sein de trusts internationaux.

Actuellement, 14 groupes se partagent plus des deux tiers de la presse occidentale (21st Century Fox, Bertelsmann, CBS Corporation, Comcast, Hearst Corporation, Lagardère Group, News Corp, Organizações Globo, Sony, Televisa, The Walt Disney Company, Time Warner, Viacom, Vivendi).

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Désormais, l’alliance opérée par Google Media Lab et First Draft tisse des liens entre ces groupes qui détenaient déjà une position dominante.

La présence dans cette Entente des trois principales agences de presse de la planète (Associated Press, Agence France-Presse, Reuters) lui assure une force de frappe hégémonique.

Il s’agit sans aucun doute d’une « entente illicite », non pas établie dans un objectif de fixation de prix, mais de fixation des esprits, d’imposition d’une pensée déjà dominante.

On peut observer que tous les membres — sans exception — de l’Entente de Google ont déjà, au cours des six dernières années, donné une vision univoque des événements survenus au Moyen-Orient élargi.

Il n’y avait pourtant pas d’accord préalable entre eux, ou on ne le connaissait pas.

Il est intriguant que soient présentes dans cette Entente cinq des six télévisions internationales qui ont participé à la cellule de propagande de l’Otan (Al-Jazeera, BBC, CNN, France24, Sky, mais apparemment pas Al-Arabiya).

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Aux États-Unis, en France et en Allemagne, Google et First Draft (« premier brouillon ») ont réuni des médias présents à la fois localement dans ces pays et d’autres présents à l’échelle internationale pour vérifier la véracité de certains arguments.

Outre que l’on ignore qui se cache derrière First Draft et quels intérêts politiques ont poussé une société commerciale spécialisée dans l’informatique à financer cette initiative, son résultat n’a pas grand chose à voir avec le retour à l’objectivité.

D’abord parce que les imputations vérifiées ne sont pas choisies pour la place qu’elles tiennent dans le débat public, mais parce qu’elles ont été citées par les individus que cette Entente de médias entend dénoncer.

On peut croire que ces vérifications permettront de se rapprocher de la vérité, mais pas du tout : elles confortent le citoyen dans l’impression que ces médias sont honnêtes tandis que les personnes qu’elles dénoncent ne le sont pas. Cette démarche ne vise pas à mieux comprendre le monde, mais à mettre à terre les gens à abattre.

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Ensuite parce qu’une règle non écrite de cette Entente de médias veut que l’on ne vérifie les imputations que des sources extérieures à l’Entente.

Les membres s’interdisent de faire preuve d’esprit critique entre eux.

Il s’agit de renforcer l’idée que le monde se divise en deux : « nous » qui disons la vérité, « les autres » qui sont des menteurs.

Cette démarche porte atteinte au principe du pluralisme, préalable de la démocratie, et ouvre la voie à une société totalitaire.

Elle n’est pas nouvelle puisque nous l’avons vue à l’œuvre dans la couverture des printemps arabes et des guerres contre la Libye et la Syrie.

Mais, pour la première fois, elle s’en prend à un courant de pensée occidental.

Enfin parce que les imputations qui auront été qualifiées de « fausses » ne seront jamais envisagées comme des erreurs, mais toujours comme des mensonges.

Il s’agit a priori d’attribuer aux « autres » des intentions machiavéliques pour les discréditer.

Cette démarche porte atteinte à la présomption d’innocence.

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C’est pourquoi le fonctionnement de l’ICIJ et celui de l’Entente créée par Google et First Draft contreviennent à la Charte de Munich adoptée par l’Organisation internationale des journalistes (Titre II, articles 2, 4, 5 et 9).
Il n’est pas indifférent que des actions de justice aberrantes contre les mêmes cibles que l’Entente des médias se soient développées.

Aux États-Unis, on a ressorti la loi Logan contre l’équipe Trump, alors que ce texte n’a jamais, absolument jamais, été appliqué depuis sa promulgation, il y a deux siècles.

En France, on a ressorti la loi Jolibois contre les tweets politiques de Marine Le Pen, alors que la jurisprudence avait limité son application à la distribution sans blister de quelques magazines ultra-pornographiques. Le principe de la présomption d’innocence des gens à abattre ayant été éradiqué, il est possible de les mettre en examen sous n’importe quel prétexte juridique.

Au demeurant, les actions intentées contre l’équipe Trump et Marine Le Pen au nom des lois sus-citées devraient l’être contre de très nombreuses autres personnes, mais ne le sont pas.

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Par ailleurs, les citoyens ne réagissent plus lorsque l’Entente des médias diffuse elle-même de fausses imputations.

Ainsi, aux États-Unis a-t-elle imaginé que les services secrets russes avaient un dossier compromettant sur Donald Trump et le faisaient chanter.

Ou, en France, cette Entente a-t-elle inventé que l’on peut employer fictivement une assistante parlementaire et en accuser François Fillon.

Aux États-Unis, les grands et petits médias membres de cette Entente s’en sont pris au président.

Ils tirent leurs propres informations des écoutes téléphoniques de l’équipe Trump abusivement ordonnées par l’administration Obama.

Ils sont coordonnés avec des magistrats qui les utilisent pour bloquer l’action gouvernementale actuelle.

Il s’agit sans aucun doute d’un système mafieux.

Les mêmes médias états-uniens et français s’en prennent à deux candidats à l’élection présidentielle française : François Fillon et Marine Le Pen.

Au problème général de l’Entente des médias s’ajoute l’impression erronée que ces cibles sont victimes d’une cabale franco-française, alors que le donneur d’ordre est états-unien.

Les Français constatent que leurs médias sont truqués, interprètent à tort cette campagne comme dirigée contre la droite, et cherchent encore à tort les manipulateurs dans leur pays.

En Allemagne, l’Entente n’est pas encore effective et ne devrait l’être que lors des élections législatives.

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Lors du Watergate, des médias ont revendiqué former un « Quatrième pouvoir », après l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire.

Ils ont affirmé que la presse exerçait une fonction de contrôle du gouvernement au nom du Peuple.

Passons sur le fait que ce qui était reproché au président Nixon était comparable à ce qu’à fait le président Obama : placer son opposition sur écoutes.

On le sait aujourd’hui, la source du Watergate, « Gorge profonde », loin d’être un « lanceur d’alerte » était en réalité le directeur du FBI, Mark Felt.

Le traitement de cette affaire était une bataille entre une partie de l’administration et la Maison-Blanche dans laquelle les électeurs ont été manipulés par les deux camps à la fois.

L’idée de « Quatrième pouvoir » suppose que l’on reconnaisse la même légitimité aux 14 trusts qui détiennent la grande majorité des médias occidentaux qu’aux citoyens.

C’est affirmer la substitution d’une oligarchie à la démocratie.

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Reste un point à éclaircir : comment les cibles de l’Entente sont elles choisies ?

Le seul lien évident entre Donald Trump, François Fillon et Marine Le Pen est qu’ils souhaitent rétablir des contacts avec la Russie et lutter avec elle contre la matrice du jihadisme : les Frères musulmans.

Bien que François Fillon ait été Premier ministre d’un gouvernement impliqué dans ces événements, tous trois incarnent le courant de pensée qui conteste la vision dominante des printemps arabes et des guerres contre la Libye et contre la Syrie.

Thierry Meyssan

 
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Publié par le 18 avril 2017 dans Education - information, général, société

 

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Liste des produits pouvant contenir des nanoparticules selon l’association Agir pour l’Environnement

Présentes dans de très nombreux biens de consommation, les nanoparticules ont fait leur entrée dans nos assiettes au travers des pesticides, des emballages, mais aussi des conservateurs et autres additifs. Alors que les effets sur la physiologie humaine restent difficiles à quantifier, les scientifiques ont d’ores et déjà démontré leur existence, et la nécessité d’appliquer le principe de précaution. L’association Agir pour l’Environnement a dressé la liste des aliments présents dans nos supermarchés et susceptibles de contenir ces substances toxiques, et espère interpeller les industriels au travers de la mobilisation des citoyens.

209 produits testés

Présents sur les étalages et dans les rayons, ce sont plus de 200 produits qui ont d’ores et déjà été passés au crible par l’association Agir pour l’Environnement. Lancée en juin 2016, la campagne « Stop aux nanos » a pour but d’analyser différents produits de consommation courante afin d’identifier la présence de potentielles nanoparticules. Épaulée par le laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), l’association a permis l’identification de différentes nanoparticules dans au moins quatre produits alimentaires. Selon un rapport de l’OCDE, plus 1300 produits de consommation courante contiendraient ces nanoparticules.

Selon les premiers tests, des nanoparticules ont été identifiées dans les gâteaux Napolitains « Signature Chocolat » de la marque française LU, les chewing-gums Malabar et les Chewing-gums New’R goût menthe fraîche. Du reste, l’association suspecte la présence de ces nanoparticules dans une vaste gamme de produits dont les M&M’s Crispy, le Chocolat Milka « in colors », les Dosettes cappuccino Senseo ou encore plusieurs types de Bûche glacée Carte d’Or. La liste non-exhaustive est consultable en ligne. Les molécules identifiées, quant à elles, comprennent notamment du dioxyde de titane, présent dans l’additif et colorant E171 que l’on retrouve notamment sur les gâteaux Napolitains et dans les chewing-gums. Des additifs utilisés par les industriels pour fixer l’humidité et empêcher l’agglomération des poudres, blanchir les aliments ou modifier la teinte de leurs colorants.

Suite à l’identification de nanoparticules dans ces premiers échantillons, l’association a mis en place une plateforme permettant aux internautes de consulter les aliments où la présence de nanoparticules a été attestée, mais aussi ceux suspectés d’en contenir, et ceux qui n’en comportent plus. Plus de 200 produits sont ainsi suspectés de contenir des nanoparticules et attendent d’être soumis à de plus amples tests en laboratoires. La liste comprend de nombreux produits particulièrement appréciés des enfants (des biscuits, mais aussi des bonbons). Il est donc possible pour les industriels de changer leur méthode de production sans attendre pour apparaître en « vert » (sans nanoparticules) dans cette liste.

Une mobilisation en bonne marche

Premiers résultats de cette mobilisation citoyenne lancée il y a déjà plusieurs mois, certains produits ont été modifiés de façon à ne plus incorporer de nanoparticules. Ainsi, la marque William Saurin, dont la blanquette de veau en conserve présentait aussi des traces de dioxyde de titane, a affirmé qu’elle n’utilisera plus d’additifs susceptibles de contenir des nanoparticules dans ses produits. Elle a également annoncé sa volonté de ne plus employer de colorants sur la totalité de sa gamme, et la mise en place d’une politique particulière concernant la nature de ses emballages.

Éditée à plus de 25 000 exemplaires, la campagne « Stop aux nanos » d’Agir pour l’Environnement rencontre un certain succès auprès des internautes. Espérant pouvoir faire pression sur les Ministres de l’Écologie et de la Santé, mais aussi auprès de la Secrétaire d’État à la consommation, l’association a également mis en place un système de « cartes pétitions ». À l’heure actuelle, 47 916 internautes ont signé la pétition en ligne exigeant la garantie de l’absence de nanoparticules dans les produits alimentaires courants.

Des risques ?

Présentes dans de nombreux produits du quotidien, les nanoparticules se retrouvent aussi bien dans les pneus de nos voitures, que dans les raquettes de tennis, les emballages, les matériaux de construction, les vêtements ou encore les cosmétiques et les médicaments. Il n’y a donc pas de réponse simple face à la complexité du phénomène. Concernant l’alimentation, elles sont généralement la conséquence de l’utilisation de pesticides, de certains emballages alimentaires, et directement de l’utilisation d’additifs colorants et anti-agglomérants (dioxyde de titane et dioxyde de silice). On rappellera qu’il existe une obligation d’étiquetage imposée depuis fin 2014 par l’Union Européenne même si celle-ci reste peu lisible du consommateur. La France fut également le premier pays de l’UE à créer son propre registre R-Nano en 2013, dont le but est de recenser toutes les substances à l’état nano-particulaire importées, produites ou distribuées sur le territoire.

Ces dernières années, divers instituts se sont donc penchés sur la question de l’incidence de telles substances sur la santé humaine. Dommages à l’ADN, retards de croissance, inflammations chroniques, hypersensibilité et allergies, affaiblissement du système immunitaire et effets cancérogènes sont quelques-uns des effets potentiels des nanoparticules sur l’organisme (voir documents de l’IRSST). Des effets renforcés par le fait que ces nanoparticules sont capables de traverser nos barrières physiologiques et de s’infiltrer dans les voies respiratoires, digestives et cutanées et ainsi s’accumuler dans les organes, les cellules, ou le sang. Mais à nouveau, tout dépend du type de particule et de l’utilisation que nous en faisons. L’OMS préconise donc depuis 2013 l’application du principe de précaution, lorsque l’ANSES allait jusqu’à conseiller l’interdiction totale des produits à l’origine des nanoparticules pour les applications grand public.

Enfin, les nanoparticules disséminées un peu partout dans l’environnement (depuis les décharges ou les incinérateurs par exemple), contribuent à la pollution des cours d’eau. L’eau usée des machines à laver participe également au travers des vêtements à la diffusion de ces particules, aussi présentes dans les crèmes solaires qui se diluent de la peau des baigneurs dans les mers et océans. Des effets sur le phytoplancton ont déjà été observés, suscitant l’inquiétude de la classe scientifique quant à l’avenir de la chaîne alimentaire des animaux marins.

La campagne « Stop aux nanos » ainsi que la pétition associée seront en ligne jusqu’au 14 juin prochain.


Sources : Infonano.agirpourlenvironnement.org / Rapport du laboratoire LNE / Agirpourlenvironnement.org / Assets.apeorg.com

 

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Big Brother – Comment la NSA écoute toutes vos communications sur Internet

Cette carte montre comment la NSA écoute toutes vos communications sur Internet

Avec la complicité de Google, Facebook et Instagram …

Nous avons des infos de plus en plus précises sur comment se pratique l’espionnage de masse (qui autrefois était considéré comme du « complotisme »), et sur comment nous le subissons de toutes part .

Des chercheurs canadiens ont lancé un site qui cartographie les centres d’interceptions des communications Internet de la NSA et les routes du trafic Internet, qui passent souvent à proximité de ces installations.

 

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« Fake news » : l’Allemagne veut sanctionner financièrement les réseaux sociaux !!

Des géants du web, dont Facebook, s'étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne,
Des géants du web, dont Facebook, s’étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne, (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Du grand n’importe quoi ! Apres la France, l’Allemagne : on voit bien que c’est une tendance générale et une grande tentation pour nos élites . La liberté d’expression est réellement en danger chers lecteurs !!

Un projet de loi porté par le gouvernement d’Angela Merkel prévoit que les réseaux sociaux auront un délai de 24 heures après leur signalement pour supprimer ou bloquer les « publications manifestement délictueuses ». Si ces délais ne sont pas respectés, les entreprises prises en défaut pourront se voir infligées jusqu’à 50 millions d’euros d’amende et les personnes physiques responsables au sein des réseaux sociaux jusqu’à cinq millions d’euros.

L’Allemagne a approuvé mercredi un projet de loi pour infliger jusqu’à 50 millions d’euros d’amende aux réseaux sociaux rechignant à lutter contre les contenus haineux et les « fausses informations », un sujet sur lequel Berlin se veut en pointe.

« Lorsqu’ils ne sont pas combattus de manière effective et ne font pas l’objet de poursuites, les crimes haineux représentent une grande menace pour la coexistence pacifique dans une société libre ouverte et démocratique », souligne le gouvernement d’Angela Merkel dans un communiqué.

D’après ce projet de loi qui vise notamment Facebook, Twitter ou Youtube, les réseaux sociaux auront un délai de 24 heures après leur signalement pour supprimer ou bloquer les « publications manifestement délictueuses », tandis que « les autres contenus délictueux doivent être effacés ou bloqués dans les sept jours suivant le signalement ». « Cela concerne aussi les copies de ces contenus délictueux », ajoute encore le gouvernement. Le délai de sept jours inscrit dans le projet de loi pour les contenus n’étant pas « manifestement » illégaux doit permettre de préserver la liberté d’expression en laissant le temps aux réseaux sociaux d’analyser ces contenus.

Le gouvernement souligne que l’avènement des réseaux sociaux a provoqué « un changement massif » dans les rapports entre les gens: « la culture du débat en ligne est souvent agressive, blessante et souvent pleine de haine ». En gestation depuis des mois, ce texte adopté en conseil des ministres a suscité de longs débats, notamment en raison de la frontière parfois floue séparant la liberté d’expression et les discours racistes qui sont durement combattus en Allemagne, pays encore largement marqué par son passé nazi.

Discours racistes et apologie du terrorisme

Porté par le ministre de la Justice, le social-démocrate Heiko Maas, le texte, qui doit encore être approuvé par le Parlement, prévoit que si ces délais ne sont pas respectés, les entreprises prises en défaut pourront se voir infligées jusqu’à 50 millions d’euros d’amende et les personnes physiques responsables au sein des réseaux sociaux jusqu’à cinq millions d’euros.

Sont concernés, outre les discours racistes, l’apologie du « terrorisme », la pédophilie, la diffamation, l’incitation à commettre des crimes et les menaces en tous genres.

Des géants du web, dont Facebook, s’étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne, notamment à la suite de l’afflux de 890.000 migrants cette année-là. Les autorités jugent toutefois ces efforts insuffisants. Facebook assure faire son possible tout en insistant sur la difficulté de distinguer ce qui est pénalement répréhensible de ce qui relève de la liberté d’expression.(source)

 

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