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Archives de Catégorie: économie

Tout va bien. Un trader français indépendant, sans formation, prend une position de 6,6 milliards de dollars

MDR !!! Le système peut exploser sur une petite erreur ou un malentendu !! Z 

Tout va bien, « un trader français, agissant pour son propre compte, a pris une position cumulée de 6,6 milliards de dollars sur des contrats à terme sur des indices actions, alors que son compte n’excédait pas 20 000 euros, sans que cela n’alerte personne dix ans après l’affaire Kerviel ».

« Le jeudi 29 juin 2017, Harouna Traoré, 41 ans, a détenu une position acheteuse de 43 941 contrats futures sur le S&P 500, soit une exposition nette de 5,3 milliards de dollars, et de 34 388 contrats futurs sur l’EuroStoxx 50, soit une exposition nette de 1,2 milliard d’euros, des ordres passés via le courtier britannique Valbury Capital, selon des relevés de trading vus par Reuters. »

Accrochez-vous bien !

« Harouna Traoré, qui commençait tout juste sa carrière de trader après avoir fini une formation de huit semaines, prend d’abord position sur les contrats futures EuroStoxx 50 alors que le marché actions est en baisse ce jour-là. Il clôt progressivement ses positions avant la clôture de l’indice européen à 17h30. Son compte affiche alors une perte de 2,4 millions d’euros »… Blablablablablabla…

En gros, mes amis, prenez la première formation « devenez trader » par Internet à 100 euros et suivez quelques tutos sur YouTube. Recevez dans votre pochette Kinder votre diplôme de trader de l’année promotion « je vais me planter », puis ouvrez un compte de trading sur une plateforme qui va vous laisser des crédits illimités et la possibilité de prendre des positions sur presque 7 milliards de dollars, hahahahahahahahaha !

Hahahahahahahaha !

Houhouhouhhouhouhouhouhouh !

Et vous allez me faire croire que c’est possible…

Si c’est possible, ces plateformes doivent être fermées dans la seconde. Si ce n’est pas le cas, comment cela a-t-il pu se produire ? Une telle incompétence et le risque systémique que cela fait courir imposent là encore de fermer la plateforme !

En attendant… « La FCA, l’autorité britannique de régulation financière, n’a pas souhaité faire de commentaires, tandis que l’AMF a indiqué qu’elle ne commentait pas les dossiers particuliers ».

Je crois qu’il y en a qui profitent bien de certaines failles !

Charles SANNAT

Source LeFigaro.com ici

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Publié par le 19 juillet 2018 dans économie, général, Insolite

 

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Entretien d’actualité avec Pierre Jovanovic

 

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L’Amérique se dirige droit vers la plus grande crise d’endettement de l’histoire !

Le graph ci dessus est trés intéressant : nous sommes arrivés à un tel niveau de dette qu’un bref ralentissement de l’expansion du crédit a failli faire exploser le système en 2008 . Or il se trouve que les banques centrales sont en train de fermer le robinet de l’argent gratuit … Sans toujours et toujours plus de dette, le système s’effondre net. Nous sommes dans une gigantesque pyramide de Ponzi, qui peut s’effondrer à tout moment . Manque juste la mèche qui fera exploser cet énorme baril sur lequel nous somme tous assis, et les catalyseurs potentiels ne manquent pas ! Z

Aujourd’hui, l’Amérique comptabilise au total près de 70.000 milliards de dollars d’endettement, et cette dette continue de croître à un rythme exponentiel. Habituellement, l’accent est surtout mis sur la dette publique américaine, qui s’élève dorénavant à plus de 21.000 milliards de dollars et qui ne cesse d’augmenter, mais lorsque l’on cumule l’ensemble des dettes aux Etats-Unis, on arrive à un total de 70.000 milliards de dollars. Beaucoup de gens pensent que ces problèmes d’endettement qui existaient avant la grande crise financière de 2008 ont été résolus depuis, mais ce n’est absolument pas le cas. Nous sommes en train de vivre les derniers instants de la plus grande bulle d’endettement de toute l’histoire, et jour après jour, cette montagne de dettes ne cesse d’enfler. Vous comprenez bien que pour que ce jeu puisse continuer, il faut que l’Amérique parvienne à s’endetter beaucoup plus vite que ne croit son Pib. Or c’est mathématiquement impossible ! Bien entendu, cette situation est intenable, et lorsque cette gigantesque bulle d’endettement finira par éclater, tout s’effondrera. Donc, tous ceux qui pensent qu’on est parti pour de nombreuses années de prospérité sont tout simplement en plein délire. Notre train de vie actuel est très fortement alimenté par toujours davantage d’endettement, et à un moment donné, ça finira par très mal se terminer.

Parlons d’abord de la dette à la consommation. En excluant la dette hypothécaire, la dette à la consommation devrait atteindre le seuil des 4 000 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2018

Les Américains n’arrêtent pas d’emprunter, et leur dette totale à la consommation pourrait atteindre le niveau record de 4 000 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2018.

C’est ce qu’a déterminé le comparateur de crédits en ligne américain LendingTree, qui a analysé les données de la Réserve fédérale sur les dettes non hypothécaires, incluant l’endettement sur les cartes de crédit, sur les prêts automobiles, étudiants et aux particuliers.

Pour les Américains, 26% de leur revenu annuel passe dans le remboursement de cette dette. C’est en forte progression par rapport aux 22% qui avaient été enregistrés en 2010. C’est également plus élevé que les niveaux d’endettement compilés au milieu des années 2000, lorsque l’accessibilité au crédit avait explosé.

On a jamais vu une dette à la consommation aussi élevée de toute l’histoire des Etats-Unis. Il y a quelques jours, je rédigeais un article qui expliquait que les américains avaient du mal à joindre les deux bouts financièrement, ce qui devient encore plus facile à argumenter avec cette dernière information.

Actuellement, les Américains doivent plus de 1.000 milliards de dollars sur les prêts automobiles, et l’Amérique n’a jamais connu une bulle aussi énorme en matière de prêts automobiles. C’est du jamais vu !

L’endettement des ménages sur les cartes de crédit se situe également à plus de 1.000 milliards de dollars, et le taux de défaut sur cartes de crédit augmente. En fait, à certains égards, ce que nous avons observé sur le premier trimestre de 2018 nous rappelle clairement la dernière crise financière

Durant le premier trimestre 2018, le taux d’impayés sur les dettes de type carte de crédit des banques commerciales américaines qui ne font pas partie du top 100 (donc les 4788 plus petites banques américaines) a grimpé pour atteindre 5,9 %, ce qui est supérieur au pic enregistré durant la crise financière. Les montants estimés non récupérables de ces banques ont grimpé jusqu’à 8 %. Nous ne sommes plus très loin du plus haut de la crise financière.

La bulle sur les prêts étudiants a également dépassé le seuil des 1.000 milliards de dollars, et le jeune américain moyen démarre sa vie d’adulte en étant fortement endetté

Malgré la reprise économique et boursière de ces neuf dernières années, de nombreux jeunes adultes ont encore du mal à s’en sortir financièrement dans leur vie de tous les jours, et d’une certaine manière, les choses ont sans doute empiré.

Les Américains de 25-34 ans diplômés de l’université ayant une dette étudiante ont une richesse nette médiane négative de 1900 $ (ce qui signifie que la valeur de leurs dettes excède la valeur de leurs actifs de 1900 $), selon un rapport publié jeudi par Young Invincibles (organisation qui représente les intérêts des 18 à 34 ans) qui a analysé les données de la Réserve fédérale. C’est une baisse de 9 000 $ par rapport à 2013, selon l’analyse de Young Invincibles.

Parallèlement, la dette des entreprises a doublé depuis la dernière crise financière. Des milliers d’entreprises sont tellement endettées que même un léger ralentissement économique pourrait les balayer.

Les niveaux d’endettement des états et des administrations locales américaines atteignent également des niveaux record, mais personne ne semble s’en soucier. Et espérons qu’aucune récession n’arrive, ainsi tout ira bien.

Bien entendu, l’institution qui a le plus gaspillé d’argent, c’est le gouvernement fédéral des États-Unis. Depuis que Barack Obama est arrivé à la Maison Blanche, l’Amérique a vu sa dette publique augmenté de plus de 1.000 milliards de dollars par an, et Goldman Sachs prévoit que ce montant dépassera les 2.000 milliards d’ici 2028…

Selon la Goldman Sachs, les perspectives financières pour les Etats-Unis “ne sont pas bonnes” et pourraient constituer une menace pour la sécurité économique du pays lors de la prochaine récession.

Selon les prévisions du chef économiste de la banque d’affaires Goldman Sachs, le déficit budgétaire américain passera de 825 milliards de dollars (soit 4,1% du produit intérieur brut ) à 1250 milliards de dollars (5,5% du PIB) d’ici 2021. D’ici 2028, la banque s’attend à ce que le déficit budgétaire américain passe à 2050 milliards de dollars (7% du PIB ).

La dette publique américaine augmente à un rythme exponentiel depuis des décennies, et étant donné qu’il n’y a pas encore eu de désastre, beaucoup de gens semblent penser que cette situation peut durer encore longtemps.

Mais en réalité, ce n’est tout simplement pas possible. L’endettement est tel que le système ne peut qu’imploser.

Alors, sommes-nous proches de ce point ?

Le graphique ci-dessous provient du site du blogueur et auteur américain Charles Hugh Smith, et il montre l’augmentation exponentielle de la dette totale des états-unis qui tutoie désormais les 70.000 milliards de dollars…

Et le graphique ci-dessous tiré du site SRSRocco Report nous montre à quel point le ratio de dette totale américaine par rapport au PIB des Etats-Unis augmente…Nous sommes littéralement sur la voie du suicide national.

Que ce soit le mois prochain, l’année prochaine ou dans cinq ans, c’est inévitable, l’Amérique va tout droit dans le mur !

L’Amérique devra continuer de s’endetter à un rythme exponentiel si elle souhaite conserver son niveau de vie actuel.

Mais cela ne pourra pas durer éternellement, et lorsque cette plaisanterie prendra fin, les Etats-Unis connaîtrons la plus grande crise d’endettement de l’histoire.

Aujourd’hui, L’endettement d’un ménage U.S moyen tutoie les 140 000 $, ce qui représente plus du double du revenu médian des ménages américains. Et si nous devions prendre en compte la dette des entreprises, la dette des administrations locales, la dette publique et la dette des états fédérés, ce montant serait beaucoup plus élevé.

Toute cette dette ne sera jamais remboursée. En fin de compte, il arrivera un jour où le système s’effondrera complètement sous le poids de cette montagne d’endettement, et la plupart des Américains ignorent complètement que cette tragédie se rapproche à grands pas.

Source: theeconomiccollapseblog

 
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Publié par le 17 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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Von Gruyere : « Techniquement, nous ne sommes pas loin d’un krach »

DB continue de chuter, une perte de 0,1% sur le portefeuille de dérivés anéantirait totalement les capitaux propres.

Attention, alerte prédiction de Von Gruyere (pour les ignorants, la traduction automatique de son nom anglais-français donne « von gruyere », sisi essayez !)

Voici une des prédiction : 

Techniquement, nous ne sommes pas loin d’un krach. Bien qu’un dernier tour de piste soit possible, tous les marchés semblent avoir atteint leur sommet, y compris aux États-Unis, et nous assisterons à des chutes majeures au cours de l’année 2018.

Il se lance là, il faut en avoir pour faire ça ! On verra donc fin 2018 .. Mais c’est vrai que si on regarde en Chine ou en Turquie, il y a  déjà des signes inquiétants .

Je me rappelle quand il avait annoncé avec certitude le plus bas de l’or en 2015 alors que nous étions en pleine chute, à 20 $ du point bas … je m’étais dis « waouhhhhh fallait oser » !!! Z

Les investisseurs peuvent-ils vraiment se tromper à ce point ? Le risque mondial est aujourd’hui plus grand que jamais et pourtant, la majorité des investisseurs ne laissent entrevoir aucune crainte. Tellement de catalyseurs sont susceptibles de transformer les rêves de l’économie mondiale en cauchemar éveillé qu’il est impossible de prévoir d’où cela viendra. Il pourrait s’agir d’un effondrement de la dette au Japon, en Chine, aux États-Unis, dans la zone euro ou dans les marchés émergents. Ou d’un effondrement de la monnaie dans l’une de ces régions. Ou alors d’un effondrement du marché boursier. Ou bien…

Plusieurs marchés boursiers atteignent des sommets historiques. Mais il n’y a ni peur, ni correction importante. Toute légère baisse est une opportunité d’achat. Le S&P a été multiplié par 4 depuis 2009, mais cela ne rend pas les investisseurs nerveux. Que les marchés aient été alimentés par une expansion dangereuse et insoutenable du crédit ne les inquiète pas. Le fait que la dette mondiale ait doublé depuis 2006 non plus.

LE CHANGEMENT COMMENCE EN PÉRIPHÉRIE

Mais le changement commence en périphérie, où très peu de gens regardent. En Chine, l’indice Composite de la bourse de Shanghai a baissé de 23 % depuis janvier. Au Brésil, l’indice Bovespa a perdu 17% cette année. En Turquie, la bourse d’Istanbul a chuté de 20%.

Il est important de comprendre que les principaux marchés sont vulnérables, que ce soit au Japon, en Allemagne ou aux États-Unis. Fondamentalement, la plupart des marchés sont surévalués grâce aux injections de liquidités des banques centrales. Techniquement, nous ne sommes pas loin d’un krach. Bien qu’un dernier tour de piste soit possible, tous les marchés semblent avoir atteint leur sommet, y compris aux États-Unis, et nous assisterons à des chutes majeures au cours de l’année 2018. Une fois que les marchés baissiers débuteront, la tendance séculaire durera de nombreuses années, entraînant des corrections de 75 à 95 %. Cela semble inimaginable pour la plupart des investisseurs, mais personne en 1929 ne croyait que le Dow chuterait de 90% dans les années suivantes et qu’il lui faudrait 25 ans pour se redresser.

LA PROSPÉRITÉ CONSTRUITE SUR LA DETTE EST DE COURTE DURÉE

Le monde de l’investissement a été bercé dans un état permanent de sécurité et d’euphorie. Difficile de nier que les banques centrales et les gouvernements ont fait preuve d’habileté à mentir. Pourquoi quelqu’un protesterait-il, alors que les riches deviennent incroyablement riches et que beaucoup d’occidentaux ‘lambdas’ ont un niveau de vie plus élevé que jamais. Très peu de personnes réalisent que leur prospérité repose sur la dette personnelle et que leur gouvernement emprunte plus que jamais. Ils ne comprennent pas non plus qu’ils sont responsables de cette dette qu’ils ne pourront jamais rembourser.

Ils se retrouveront seuls quand la dette implosera et qu’ils perdront leur emploi. Parce qu’à ce moment-là, l’État sera à court d’argent et il n’y aura pas de sécurité sociale ou d’allocations de chômage. Les retraités ne toucheront pas de pension, car les fonds de retraite passeront d’une situation de sous-capitalisation extrême à une situation de sous-capitalisation totale.

LA DETTE AMÉRICAINE DOUBLE TOUS LES 8 ANS – 40 000 MILLIARDS $ EN 2025

Quand Trump a été élu en novembre 2016, je disais que la dette américaine continuerait à doubler tous les 8 ans en moyenne, comme toujours depuis les années Reagan. Cela équivaudrait à une dette de 28 000 milliards $ d’ici 2021 et de 40 000 milliards $ d’ici 2025.

 

 

D’après les prévisions actuelles, il semble que la dette n’atteindra « que » 25 000 milliards en 2021.

 

 

Mais comme les recettes fiscales diminuent et les dépenses augmentent, je ne serais pas surpris que la dette atteigne 28 000 milliards $ en 2021. La dette américaine approcherait les 40 000 milliards $ en 2025. Cela signifierait un doublement de la dette par rapport à 2017, ce qui correspond à la tendance historique d’une augmentation de 100 % tous les 8 ans.

LES FRAIS D’INTÉRÊT DÉPASSERONT LES RECETTES FISCALES

Une dette de 40 000 milliards $ en 2025 serait déjà grave, mais la situation risque d’empirer. Avec l’explosion de la dette, la Fed perdra le contrôle des taux d’intérêt, alors que les investisseurs étrangers se débarrasseront des obligations américaines. Un taux de 10 % à ce moment-là ne serait pas irréaliste. Cela entraînerait une facture d’intérêts de 4 000 milliards $ par an (10% sur 40T). Les coûts d’intérêt seraient donc probablement plus élevés que les recettes fiscales totales.

Les États-Unis sont sur le point de connaître une explosion du déficit et de la dette d’une ampleur catastrophique. Cette prévision ne tient pas compte des problèmes majeurs dans le système financier, qui mènent à l’impression d’argent supplémentaire ainsi qu’à l’effondrement du dollar.

BIEN PIRE QUE L’EUROPE

Les États-Unis sont la plus grande menace pour l’économie mondiale, mais tout les yeux sont braqués vers l’UE. Effectivement, il y a des problèmes majeurs en Grèce, en Italie, en Espagne et d’autres pays, ainsi que dans le système bancaire européen. Mais le contrôle budgétaire de l’UE est beaucoup plus rigoureux qu’aux États-Unis. Le graphique ci-dessous compare l’austérité budgétaire de la zone euro à la prodigalité budgétaire américaine.

 

 

Alors que le déficit américain devrait se maintenir aux alentours de 5 % du PIB, celui de la zone euro est inférieur ou égal à 1%. Il y a un consensus sur le fait que de nombreux pays de la zone euro sont une situation désespérée. Très peu de gens voient les États-Unis comme un cas perdu. Mais sans véritable excédent budgétaire depuis 1960, l’hégémonie financière et militaire des États-Unis prendra fin brutalement, d’autant plus que les déficits devraient encore augmenter au cours des prochaines années.

Alors que les monnaies continuent leur course vers le bas, (voir l’article de la semaine dernière), le dollar américain est susceptible d’atteindre zéro avant l’euro. Mais peu importe qui remportera cette course où tout le monde est perdant.

DEUTSCHE BANK – LE PROCHAIN LEHMAN

Un autre catalyseur potentiel pourrait être l’une des plus grandes banques du monde, dont le bilan et le cours des actions sont extrêmement inquiétants. Deutsche Bank (DB) a chuté de 90% depuis 2007. Le graphique ressemble beaucoup à celui de Lehman en 2008, juste avant son effondrement.

 

 

Le marché voit clairement ce qu’il se prépare. Le cours de l’action a besoin de baisser d’encore 10% pour atteindre zéro. Personne ne croit que DB vaut la valeur de l’action, étant donné que la capitalisation boursière ne représente que 28% des fonds propres. Une perte de 4,6% sur le portefeuille de prêts de DB ou une perte de 0,1% sur le portefeuille de dérivés anéantirait totalement les capitaux propres. Il est très probable que ces deux événements auront lieu au cours des prochaines années.

> VIDÉO : Le niveau alarmant des réserves de sécurité de la Deutsche Bank

 

Les statistiques de DEUTSCHE BANK sont effrayantes :

 

Puisque Deutsche Bank fait pratiquement partie de l’establishment, le gouvernement allemand fera tout son possible pour sauver la banque. Mais comment sauver une banque dont le bilan représente 50% du PIB allemand et dont l’exposition aux produits dérivés est 14 fois supérieure au PIB ? Ils ne peuvent pas, mais ils vont probablement essayer. Les conséquences sont claires : Bienvenue à Weimar II et son impression monétaire illimitée.

Mais ne croyez pas que DB soit la seule banque en difficulté. JP Morgan, par exemple, a 50 000 milliards en produits dérivés, soit 2,5 fois le PIB américain. Et le système bancaire suisse pèse cinq fois plus lourd que PIB suisse, pour n’en citer que quelques-uns.

Le système bancaire à réserves fractionnaires arrive bientôt à son terme, dans le plus grand fracas. Détenir de l’or physique semble être une excellente idée !

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 17 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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Stratégie de guerre commerciale : Quel est l’objectif de Trump ?

Trump lance des guerres commerciales à travers toute la planète. Quelle stratégie poursuit-il ? Que peut-on tirer de ses deux slogans de campagne : « America First »et « Make America Great Again » ?

Idées clés :

– Imaginons que Trump n’est pas idiot.

– Pourquoi Trump enclenche des guerres commerciales sur tous les fronts dans le monde.

– Quels objectifs ont ces guerres commerciales, et peut-on vraiment parler de guerre ?

– Enfin, quels changements dans la stratégie américaine pour le dollar, son armée et son approvisionnement énergétique ?

 
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Publié par le 13 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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P. Jovanovic – E. Benhammou : La revue de presse (été 2018)

 
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Publié par le 11 juillet 2018 dans économie, général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Splendeur et décadence de la mondialisation

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Petit à petit, le bon côté de la mondialisation – la liberté des échanges – s’efface tandis que le côté sombre – le gouvernement supranational et tentaculaire – progresse.

Le Conseil d’analyse économique prévoit une récession mondiale en cas de vraie guerre commerciale. Pendant ce temps, l’Europe discute de « l’Union bancaire » et la Banque centrale européenne fourbit ses armes administratives pour pouvoir geler les comptes des déposants en cas de nécessité.

Ce sont les deux visages de la mondialisation dont nous parlent les médias aujourd’hui. Le visage sympathique, la libre circulation des biens et service pourrait disparaître. Ne resterait que la face sombre : une technocratie irresponsable bafouant le deuxième droit naturel le plus élémentaire après la liberté : celui de propriété.

La mondialisation marchande en danger

Ce graphique publié par Les Echos montre ce que donnerait l’application de l’augmentation des droits de douane récemment brandis par les uns et les autres.

En moyenne, ceux-ci sont de 3% aux Etats-Unis et en Europe. Le Conseil d’analyse économique imagine qu’ils passeraient en moyenne à 3,6% et calcule ce que cela donnerait en termes de chute du PIB.

Pour mémoire, si l’économie en France se contracte de 3,3% cela représente 1 250 € par Français.

Ces études valent ce qu’elles valent mais le bipède le plus obtus comprend qu’un contrat gagnant-gagnant consiste à acheter à d’autres au meilleur prix ce qu’ils font mieux que vous et de leur vendre au meilleur prix ce que vous faites mieux qu’eux. Toute barrière douanière pollue l’échange.

Les chemins des caravanes du passé évitaient les juridictions trop gourmandes et les octrois.

Evidemment, les producteurs locaux parfois en difficulté iront solliciter leur gouvernement, geindre à propos de concurrence déloyale et obtenir un privilège de protection pour éviter de se transformer et de passer à autre chose. C’est en principe pour éviter ce clientélisme et ce parasitisme que les « filets sociaux » et les assurances chômage ont été créés, permettant aux travailleurs de se retourner.

Mais la mondialisation politique revient en force

Le ralentissement du commerce mondial et une récession économique seraient une catastrophe dans un monde surendetté.

Il apparaîtrait très vite que quantités de dettes – publiques et privées – ne pourraient être honorées.

Le système politique, bancaire et financier repose sur du crédit infini, adossé à rien et quasi-gratuit. Vous lisez maintenant tous les jours qu’il y a trop de dettes. Mais trop de dettes, c’est aussi trop de crédits.

Trop de crédits accordés à des gouvernements dispendieux.

Trop de crédits immobiliers, automobiles, de consommation, de prêts étudiants.

Trop de crédits d’investissements pour soutenir des entreprises insuffisamment rentables.

Une récession va multiplier les mauvais payeurs et ces crédits sont portés par des banques zombies.

Ces banques zombies ont en otage nos dépôts. Votre argent déposé en banque est un crédit que vous avez consenti à votre banque et une dette de cette dernière vis à vis de vous.

Il est donc urgent de « faire quelque chose » pour que la mondialisation financière reposant sur l’argent bidon puisse survivre si jamais les déposants avaient la mauvaise idée de vouloir leur argent, alarmés par une cascade de faillites.

Rassurez-vous, les fonctionnaires de la Banque centrale européenne, payés par vos impôts, s’emploient depuis un moment à éviter qu’une panique bancaire puisse se produire. Ils planchent là-dessus depuis la fin de l’année 2017, précisément.

La complexité des dizaines de milliers de pages de documents censés réguler l’activité financière et bancaire est effrayante et indigeste. On ne peut réguler une escroquerie : « votre argent en banque vous appartient et il est en permanence disponible » alors que la banque l’a prêté et prête même plus que les dépôts.

Cette réglementation absconse n’est connue que de quelques spécialistes qui organisent notre spoliation au grand jour mais dans l’indifférence. Tout ce qui transparait pour le moment est que l’Union européenne a repoussé l’échéance de l’union bancaire – initialement prévue en juillet – à novembre de cette année.

« Le pilier le plus controversé qui manque encore pour compléter l’union bancaire, le Système européen d’assurance des dépôts (SEAD), est resté en suspens puisque des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas s’opposent à l’idée de partager la protection des épargnants européens tant que certaines banques, en particulier en Italie, ne réduisent pas davantage leurs risques »…

Euractiv, le 2 juillet

Dans une tribune publiée dans Les Echos, Augustin Landier, économiste et professeur à HEC, plaide pour plus de ce que les gens refusent : le supranationalisme.

« Comment répondre au rejet de la globalisation ? Il faut améliorer la légitimation démocratique de l’échelon supranational en créant de véritables espaces de délibération. »

Il n’y a rien à « délibérer » quand les droits élémentaires de liberté et de propriété sont bafoués. Il n’y a aucune légitimité au pouvoir supranational de fonctionnaires ou d’élus qui ne sont pas exposés aux conséquences de leurs décisions.

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Publié par le 11 juillet 2018 dans économie, général, International

 

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