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Fin de l’Euro – Selon le ministre italien des Finances, le problème de l’Europe c’est l’euro

L’EURO Plonge Après que Draghi insiste sur des « risques à la baisse », et minimise l’inflation 

Voilà, nous arrivons à la fin de l’Euro, l’heure approche vite – Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s’en est pris vertement à l’UE, et plus particulièrement à la monnaie unique. Il a affirmé mercredi à Davos que le problème de l’Europe «c’est l’euro» et l’appelant à «prendre au sérieux le populisme».

«Le défi que posent (les défenseurs du) Brexit et Donald Trump, c’est qu’ils ont une vision, qu’on soit d’accord ou pas avec elle. Or, en Europe, on n’en a pas», a regretté le ministre lors d’un débat au World Economic Forum (WEF) sur comment l’élite peut renouer avec les classes moyennes.

«Je suis préoccupé parce que l’Europe n’a pas de stratégie pour faire face au nouveau visage de la mondialisation. Elle ne fait que réagir», a assuré Padoan, qui est allé plus loin encore en affirmant que «le problème de l’Europe était l’euro». L’Italie est un des pays fondateurs de l’Union européenne et signataire du Traité de Rome de 1957.

Prendre au sérieux le populisme

«Dans de nombreux pays, pour ne pas dire tous, il y a une forte pensée que les problèmes sont générés à Bruxelles… ou à Francfort, selon l’endroit où vous vivez», a ironisé le ministre, en allusion aux reproches allemands contre la politique monétaire de la BCE. Dans ce contexte, le ministre italien a appelé l’UE «à prendre au sérieux le populisme». «Tous ceux qui votent pour des idées populistes ne sont pas tous mauvais. Dans de nombreux cas, ce sont des bonnes personnes, de bons citoyens, qui ont de vraies préoccupations à propos de l’avenir de leurs enfants, l’emploi ou la sécurité, a-t-il expliqué. Ces déclarations interviennent après la révélation de contacts entre le ministère italien des Finances et la Commission européenne pour tenter d’éviter l’ouverture d’une procédure d’infraction au sujet du déficit budgétaire italien.

Fort déficit

Rome a adopté pour 2017 un budget prévoyant un déficit à hauteur de 2,3% du PIB, un chiffre nettement plus élevé que les 1,8% exigés par Bruxelles, alors que la dette publique de l’Italie (133% du PIB en 2016) est la deuxième plus importante de l’UE. L’Italie a demandé à bénéficier de »circonstances exceptionnelles » en raison des tremblements de terre ayant secoué l’an passé la péninsule et de la vague massive d’immigration qu’elle doit gérer. Mi-novembre, la Commission européenne – qui estime que le déficit italien sera à 2,4% – avait épinglé huit pays, dont l’Italie, sur leurs projets budgétaires 2017, leur enjoignant de faire des efforts sous peine de sanctions. (ats/nxp)

Source

Simone Wapler: L’euro, la monnaie des esclave :

Les dissensions autour de l’euro montent et elles vont s’exacerber. La récente sortie de Sigmar Gabriel dans le Spiegel que j’évoquais lundi dernier n’est qu’un symptôme parmi d’autres.

Mais son avertissement doit être pris très au sérieux.

Il n’est « plus impensable que l’euro éclate » a-t-il déclaré.

Sigmar Gabriel, vice-chancelier allemand, président du parti social démocrate, va se présenter aux élections contre Angela Merkel. Ce n’est pas exactement un « populiste ».

Plus personne n’aime l’euro. Les pays du sud, les buveurs de vin, dont la France, le trouvent trop contraignant. Les pays du nord, les buveurs de bière, n’aiment pas du tout l’idée que Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, puisse en créer 60 milliards tous les mois pour complaire aux buveurs de vin. Que la monnaie soit ainsi avilie.

L’euro, comme toutes les devises actuelles, n’est que de la dette, du crédit. La dette s’entasse. Les débiteurs craignent de ne pas être payés et les créditeurs voudraient des lignes de crédit infinies.

« L’or est la monnaie des rois, l’argent est la monnaie des honnêtes hommes, le troc est la monnaie des paysans mais la dette est la monnaie des esclaves » Norm Franz

Personne ne veut être esclave et tout le monde désire être libre. Libre de dépenser à sa guise, libre de gérer comme il l’entend. L’euro est désormais vécu comme une entrave. Des fonctionnaires planchent toujours sur un possible éclatement de l’euro. La cellule d’urgence ouverte lors de la crise de 2011 n’a jamais fermé.

Cette cellule n’a jamais fermé car les dysfonctionnements subsistent. Les banques de la Zone euro ne se font toujours pas confiance entre elles, le marché interbancaire n’a jamais vraiment fonctionné à nouveau normalement. Les soldes target enflent. Il s’agit d’un obscur système de compensation entre banques centrales nationales de la Zone euro.

Hans Werner Sinn, professeur d’économie à l’université de Munich, dénonce depuis des années ces déséquilibres et récemment, dans « Le sauvetage secret de l’Europe », il indique que le reste de l’Europe doit à l’Allemagne et au Pays-Bas 819 milliards d’euros. Cette dette a augmenté de 180 milliards d’euros en 2016. Soit 15 milliards d’euros par mois.

Les propositions de sortie ordonnée de l’euro s’appuient essentiellement sur les travaux de Markus Kerber. Un autre Allemand, économiste, professeur à l’université de Berlin, que j’ai souvent cité dans mes livres.

Qu’on le veuille ou non, le sort de l’euro est lié aux échéances électorales françaises puis allemandes.

The Wall Street Journal, le Financial Times surveillent de près la montée de Marine Le Pen dans les sondages, et les investisseurs institutionnels étrangers sont prêts à lâcher l’euro au premier signe de « populisme ». On ne leur refera pas le coup du « Brexit pas possible », du « Trump pas pensable » et du référendum italien.

Mais si le cap des élections françaises est franchi par l’euro, les décideurs sont en Allemagne. Et les Allemands se préparent à « l’impensable ». Que savent-ils que nous ne savons pas ?

Evidemment, votre patrimoine, votre argent feront les frais de la dislocation de l’euro. Tous les moyens légaux sont en place : la loi Sapin 2 pour les contrats d’assurance-vie, la directive européenne de résolution bancaire pour vos dépôts. Les esclaves paieront.

Il faut choisir votre camp : esclave ou non ? Même si votre pays choisit pour vous la monnaie des esclaves, que ce soit l’euro ou n’importe quelle autre monnaie nationale basée sur du crédit, vous pouvez, vous, en décider autrement à titre individuel. On a toujours le choix…

 
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Publié par le 19 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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Jim Rickards : Du changement dans le triangle Etats-Unis, Russie, Chine

Le président Obama a mené la politique étrangère la plus délétère de tous les présidents des Etats-Unis depuis Woodrow Wilson.

Ce n’est pas seulement en raison de cet ambassadeur mort dans les rues de Benghazi, de cette ligne rouge bidon, en Syrie, qui a provoqué 400 000 morts, deux millions de blessés et deux millions de réfugiés, de l’Egypte tombée aux mains des islamistes radicaux, ou de l’habilitation d’un régime terroriste en Iran.

Ces évènements à eux seuls permettent de classer Obama au rang des pires présidents en matière de politique étrangère. L’erreur la plus flagrante qu’il ait commise est bien pire : il s’agit de son incapacité à cerner cette dynamique de l’équilibre du pouvoir entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

Le monde compte trois grandes puissances : les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Toutes les autres nations représentent des alliés secondaires ou tertiaires de ce trio. Au sein d’un système comptant trois puissances, l’objet de la politique étrangère, pour une première puissance, est de s’aligner avec l’une des deux autres au détriment de la troisième.

Le retour en grâce américaine de la Russie évincée

Une grande puissance qui ne mène pas cette politique devient victime de l’alliance entre les deux autres. Cette alliance n’a pas besoin d’être permanente. Elle peut évoluer, comme cela s’est produit avec l’ouverture de Nixon sur la Chine, qui a placé la Russie sur la défensive et provoqué, au bout du compte, la chute de l’Union soviétique.

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Cette dynamique n’est pas difficile à comprendre. Des joueurs de Risk, le jeu de société géostratégique, savent que si la partie commence avec six joueurs, elle évolue rapidement vers trois survivants. A ce stade, il est impératif que deux des joueurs s’allient et détruisent le troisième en l’attaquant systématiquement, tout en évitant de s’attaquer l’un l’autre. La victime est rapidement rayée de la partie.

Bien entendu, la géopolitique est plus complexe qu’une partie de Risk. Les joueurs sont rarement éjectés de la partie. Le fait de poursuivre leurs objectifs nationaux les avantage ou désavantage temporairement, simplement. Mais, ces dynamiques triangulaires, à deux contre un, sont fondamentalement identiques. Bismarck le savait bien. Kissinger aussi. Mais Obama, non.

Obama a adhéré à une idéologie mondialiste dépourvue de toute corrélation avec le monde réel, en dehors des amphithéâtres universitaires et des salons de Georgetown. Dans le monde selon Obama, les Etats nations sont un problème et non une solution.

Les Etats nations dissolus dans un « gouvernement mondial » ?

Les objectifs mondiaux sur des questions telles que le changement climatique, le commerce, le plan de fiscalité mondiale de l’OCDE, et la monnaie mondiale du FMI, exigent des institutions mondiales. Les Etats nations constituent des obstacles temporaires jusqu’à ce qu’une gouvernance mondiale puisse se construire au travers d’institutions transnationales non démocratiques.

Pendant ce temps, la Russie et la Chine n’ont jamais perdu de vue leurs intérêts nationaux. Alors que leurs leaders participaient scrupuleusement aux mêmes évènements multilatéraux qu’Obama, tels que le G20, le FMI et les sommets régionaux, ces deux pays ont toujours placé la Russie et la Chine en premier. Pour eux, le monde est un endroit dangereux au sein duquel l’intérêt national doit être impitoyablement mis en avant. Rien à voir avec la vision d’Obama de l’ordre mondial, auréolée d’illusions mondialistes naïves.

Les ennemis historiques – Chine et Russie – alliés sur le dos des Etats-Unis

Ce réalisme pur et dur de la Russie et de la Chine, associé au manque de réalisme d’Obama, a abouti au pire résultat possible pour les Etats-Unis. La Russie et la Chine ont étroitement mêlé leurs destins et sont en train de créer une solution alternative durable au système fondé sur le dollar, qui date de l’après-guerre et que les Etats-Unis dominent.

Ces initiatives russo-chinoises comprennent notamment une coopération de plus en plus forte entre les BRICS, l’Organisation de Coopération de Shanghai, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, la Nouvelle Route de la Soie, et des actions conjointes en matières de systèmes d’armement et d’aérospatiale.

Plus menaçant encore : au cours de ces 10 dernières années, la Russie a augmenté ses réserves d’or de 203%, et la Chine de 570%, selon les estimations. Une telle accumulation d’or n’a d’autre but que de poser les fondations d’un système monétaire international qui ne serait pas basé sur le dollar. Aucune grande puissance ne tient longtemps, sans une monnaie solide. Lorsque l’on ne fera plus confiance au dollar, la puissance américaine chutera avec lui.

Obama a commis une bourde car il a permis à la Russie et à la Chine d’appliquer la dynamique du deux contre un, et de faire des Etats-Unis celui qui est de trop. Heureusement, il n’est pas trop tard pour inverser cette dynamique. Les signes émanant du gouvernement Trump sont encourageants. Les premiers actes de Trump, et ses premiers rendez-vous, suggèrent qu’il comprend la position précaire des Etats-Unis, et qu’il se mobilise déjà en vue de modifier le statu quo.

Le retour des Etats-Unis vers un allié naturel

La Russie représente un allié plus naturel, pour les Etats-Unis, que la Chine. La Russie est dotée d’un système parlementaire, à connotations autocratiques, certes. La Chine, quant à elle, est une dictature. La Russie a réhabilité l’église Orthodoxe, au cours de ces dernières décennies. La Chine, elle, est officiellement athée. La Russie encourage la croissance démographique alors que la politique de l’enfant unique, en Chine, ainsi que les avortements sélectifs, ont abouti à la mort de plus de vingt millions de fillettes.

Ces aspects culturels — les élections, le Christianisme et la famille — confèrent à la Russie des affinités naturelles avec les nations occidentales. Militairement, la Russie est également supérieure à la Chine, en dépit des récents progrès de ce pays. Dans le cadre d’un scénario à deux contre un, ces éléments font de la Russie un allié plus souhaitable.

L’argument le plus fort pour choisir la Russie en vue de mettre la Chine en échec, c’est l’énergie. Les Etats-Unis et la Russie sont les deux plus grands producteurs d’énergie dans le monde. La production énergétique américaine va encore augmenter, avec le soutien du gouvernement Trump.

La production russe va également augmenter, en partie grâce aux initiatives menées par Rex Tillerson, d’Exxon, bientôt Secrétaire d’Etat. La Chine a peu de réserves de pétrole et de gaz naturel et s’appuie largement sur du charbon « sale » et de l’énergie hydraulique. Le reste des besoins en énergie de la Chine est couvert par l’importation.

Une alliance dans l’énergie pour renverser le parti communiste chinois

Une alliance énergétique entre les Etats-Unis et la Russie, soutenue par l’Arabie Saoudite, pourrait mettre en péril l’économie chinoise et, par extension, la position du Parti communiste chinois. Cette menace est suffisante pour s’assurer que la Chine se plie aux objectifs américains.

L’émergence d’une entente entre les Etats-Unis et la Russie pourrait également aboutir à un allègement des sanctions économiques que l’Occident a infligées à la Russie. Cela ouvrirait la porte à une alliance entre l’Allemagne et la Russie. Ces deux économies sont presque parfaitement complémentaires dans la mesure où l’Allemagne est riche en ressources technologiques et pauvre en ressources naturelles, et que la Russie est dans la situation contraire.

L’isolement de la Russie est une mission perdue d’avance. L’économie russe est douzième au rang mondial. Le pays détient le territoire le plus vaste du monde, la puissance nucléaire, d’abondantes ressources naturelles, et c’est une destination recherchée pour l’investissement direct étranger (IDE). La culture russe est très résistante aux pressions extérieures, mais ouverte à la coopération extérieure.

De même que cinquante ans de sanctions à son encontre n’ont pas modifié le comportement de Cuba, les sanctions américaines ne modifieront pas le comportement de la Russie, sauf pour l’aggraver. L’engagement, et non la confrontation, représente la meilleure voie. Le nouveau gouvernement Trump l’a bien compris.

Le sens de l’Histoire de Poutine, qui reste, n’est pas celui d’Obama, qui s’en va

Certaines voix américaines, notamment celles de John McCain, Mitch Connell et Lindsey Graham, vont vite en besogne en déclarant que « la Russie n’est pas notre amie ». Et pourquoi pas ? Serait-ce parce que le président Obama a publiquement humilié Vladimir Poutine en déclarant qu’il était « comme un enfant qui se morfond à l’arrière de la salle de classe » ?

Serait-ce parce que le président Obama a proclamé que la Russie, sous la direction de Poutine, était « du mauvais côté de l’histoire » ? En fait, le sens de l’Histoire de Poutine remonte à Pierre le Grand. Celui d’Obama ne semble pas remonter plus loin que 1991.

La plupart des tensions entre les Etats-Unis et la Russie sont nées de l’invasion de la Crimée et de l’est de l’Ukraine par la Russie, en 2014. Mais cette invasion de la Crimée n’aurait dû étonner personne. Les services du renseignement américains et britanniques, de même que certaines ONG étrangères, ont déstabilisé le gouvernement élu pro-russe, à Kiev, début 2014, provoquant ainsi l’exil en Russie du président de l’Ukraine, Ianoukovitch.

L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne a toujours été jugée présomptueuse. Mieux valait considérer l’Ukraine comme un état-tampon quasi-neutre, entre l’Est et l’Occident, que mettre en jeu son statut. L’Ukraine a toujours été divisée, d’un point de vue culturel. A présent, le pays est également divisé du point de vue politique.

L’emprise de la Russie sur l’Ukraine a été provoquée par les interventions occidentales irréfléchies d’Obama et de David Cameron. Obama va bientôt quitter la scène et Cameron l’a déjà fait. Poutine est le dernier homme à rester debout, ce qui n’est pas étonnant chez quelqu’un qui s’intéresse notamment aux arts martiaux et aux échecs.

Les Etats-Unis ont commis des bourdes en matière de politique étrangère, au cours de ces huit dernières années. La Russie est un allié naturel que l’on devrait réhabiliter.

Un nouveau gouvernement, dirigé par Trump, a l’opportunité d’inverser ces erreurs en créant des passerelles vers la Russie, et il semble que les choses évoluent dans cette direction.

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Publié par le 18 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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Fin du cash – Le numéro de mobile remplacera l’Iban bancaire en Europe en 2018

[titre article pour referencement]
Fin du cash – l’élite mondiale a trouvé encore un nouveau moyen de nous « fliquer » en utilisant les nouvelles technologies, ceci en reliant directement notre No de mobile à notre compte bancaire, le tout au bénéfice des banksters bien évidemment …. Un registre européen des numéros de téléphone se rapportant aux comptes bancaires sera même créé !!!

 Charles Sannat résume tout via La Tribune

 « Le numéro de mobile remplacera l’Iban bancaire en Europe en 2018 » : si le titre de cet article de La Tribune résume assez bien le projet, il est en réalité faux car l’Iban, qui est le « numéro » complet d’identification de votre compte bancaire, ne va pas être remplacé par votre numéro de portable. Disons plus simplement que vous allez relier votre numéro de portable au compte bancaire de votre choix et qu’à chaque numéro de portable, il correspondra donc un numéro de compte bancaire via l’Iban.

Dès lors, toutes les transactions pourront être tracées, et un tel système est évidemment le prélude à la disparition totale du cash et des espèces.

« La BCE prépare le paiement instantané paneuropéen, notamment par mobile entre particuliers. Un registre européen des numéros de téléphone se rapportant aux comptes bancaires permettra de fluidifier les échanges et de consolider un marché des paiements en euros intégré. Et ainsi d’anticiper la déferlante de services comme celui de l’américain Square.

Yves Mersch, membre du directoire de la BCE et président du Conseil des paiements de détail en euro (ERPB), a ainsi expliqué :

« Aligné sur le calendrier de la mise en place du schéma de paiement instantané, l’Eurosystème attend le lancement d’un service standardisé qui permette le paiement de personne à personne en utilisant le numéro de téléphone mobile du bénéficiaire comme équivalent de l’Iban [International Bank Account Number, NDLR]. Ce service devra être lancé d’ici à la fin de 2017 et ne devra pas être cantonné aux Iban nationaux » a-t-il souligné. »

Exit donc les « Monéo » et autres solutions propriétaires de chaque banque ou de quelques banques qui n’ont d’ailleurs jamais réussi à percer. Le système de micro-paiement ou de porte-monnaie électronique sera européen et basé sur le mobile dans lequel tout est en train de converger.

Qu’en sera-t-il de la sécurité, sans même parler de la liberté… et de la surveillance généralisée des individus induite par un tel système ?

 
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Publié par le 17 janvier 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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8 milliardaires détiennent autant de richesses que 50% de la population mondiale

C’est affolant, 8 milliardaires détiennent autant de richesses que 50% de la population mondiale ! Dans le monde, les riches sont toujours plus fortunés, et les pauvres sont chaque jour de plus en plus nombreux. Honteux .

Les écarts de richesses atteignent des niveaux jamais vus: aujourd’hui sur la planète, huit personnes seulement détiennent autant que 3,5 milliards d’individus, soit 50% de la population mondiale, selon le rapport de l’ONG Oxfam.

Les grandes fortunes, un club fermé quasi exclusivement masculin. En tête du palmarès, l’Américain Bill Gates, suivi de l’Espagnol Ortega Gaona, fondateur de la marque Zara, et de l’investisseur américain Warren Buffet. La France n’échappe pas aux inégalités de patrimoine : 21 milliardaires possèdent autant que 40% des Français les plus pauvres. Sur le podium figurent Liliane Bettencourt, héritière du groupe L’Oreal. Mais aussi Bernard Arnault, propriétaire de LVMH, et l’industriel Serge Dassault.

Vous imaginez un peu comment les inégalités se sont creusées …

J’en avais déjà parlé  – En 2016, les plus riches sont devenus encore plus riches de 237 milliards de dollars :

Les 500 personnes les plus riches au monde (voir classement ci dessus) auront gagné 237 milliards de dollars supplémentaires (226,5 milliards d’euros), au total, sur l’année 2016. elles pèsent désormais 4800 milliards de dollars (4197 milliards d’euros).

Les périodes de forte volatilité que l’on a connu tout au long de l’année avec les décevantes données économiques en provenance de Chine, le choix du Royaume-Uni de quitter l’Union Européenne et enfin l’élection du milliardaire Donald Trump récemment, n’ont pas empêché les plus riches de devenir encore plus riches.

Leurs fortunes ont augmenté de 5,7 % sur l’année 2016 ce qui représente environ 237 milliards de dollars supplémentaires, selon l’indice des milliardaires de l’agence américaine Bloomberg :

 
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Publié par le 17 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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Du Baygon sur les épargnants qui sont des parasites ! L’alerte inquiétante du FMI sur la dette mondiale !!

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La Dette mondiale atteint 325% du PIB mondial, à $ 217 Billions (ce graph est une estimation relativement juste de 2015)

Ton « pifomètre » est très bon Charles . Mon instinct (et mes sources diverses) me disent la même chose . C’est logique . Oui, il y a un combat à mort contre les mondialistes , et il est déjà gagné pour les nations . Le système construit par les élites Atlanto-sionistes s’écroule en ce moment même , il n’était simplement pas tenable à la base (1913 et la création de la FED à jekyll island est une date clef) , ce n’était qu’une question de temps  .

L’empire va être démantelé , Trump sera investi . Mais finira -t-il son mandat ? Je laisse votre instinct en décider (ça ne changera rien au final, le système des élites est intrinsèquement bancal) .  En tous cas Rassurez vous tous, c’est un processus irréversible qui a commencé en notre faveur .

En attendant, soldez progressivement votre épargne comme je vous l’ai déjà dit . Débancarisez .  Z .

Voici Charles SANNAT qui a un excellentissime pifomètre je confirme : 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, mon « pifomètre » frétille, que dis-je, il s’affole… Bon, je vous l’accorde bien volontiers, le « pifomètre » n’est pas un instrument très « scientifique », pourtant c’est comme le « louchomètre », c’est parfois très efficace. Bref, et vous, que vous disent vos « pifomètres » ?

Je sens que les marchés ont beaucoup monté, trop monté même. Depuis quelques jours, l’or qui consolidait repart à la hausse avec une belle dynamique… une dynamique trop belle pour être « honnête », et mon « pifomètre » me souffle que quelques « grosses mains » (comprendre « des riches qui ont les bonnes informations parce qu’ils connaissent les bonnes personnes ») sont en train de vendre des actions pour acheter de l’or.

Mon pifomètre me susurre également aux oreilles que le combat de titan qui se joue entre les nationalistes à la Trump et les mondialistes à la Clinton est une bataille à mort et qu’elle ne va pas tarder à dégénérer sur le front économique sans doute lorsque Trump aura été investi et sera le locataire officiel de la Maison Blanche.

Voilà donc ce que me souffle l’instinct, rien de scientifique donc, pourtant les raisons pour une grande secousse ne manquent pas, et aujourd’hui je voulais revenir sur le dernier rapport accablant du FMI concernant la dette mondiale.

Au pays merveilleux du « tout va très bien », vous penserez donc à prendre quelques précautions et à sortir couverts par quelques actifs tangibles et onces de métaux précieux.

Rapport alarmiste du FMI…

Quand je dis à ma femme que le monde croule sous les dettes et que l’épargne, c’est la dette et la contrepartie à l’endettement généralisé – ce qui veut dire peu ou prou que si l’on ne rembourse pas les dettes, on ne rembourse pas l’épargne –, elle a du mal à me croire. Quand c’est le FMI qui le dit, cela va mieux. C’est sérieux le FMI. Ce sont des « zexperts » aux FMI. Tenez, regardez donc leurs résultats en Grèce. C’est brillant n’est-ce pas !

« Le 4 janvier 2017, le rapport semestriel alarmiste du FMI (Fiscal Monitor) fait froid dans le dos : huit ans après la détonation de la bulle immobilière qui avait enfanté la pire crise financière depuis la Grande Dépression du Jeudi Noir 1929, la dette n’a fait que continuer de s’enfler. En effet, la dette du secteur non-financier de l’économie mondiale (dette mondiale) a doublé (à prix courants) et atteint son apogée avec le montant record de 152 000 milliards de dollars, soit plus du double (2,25) de la richesse mondiale.

Ce phénomène a été facilité par les taux d’intérêt très bas, voire négatifs, imposés par plusieurs grandes banques centrales. Beaucoup de gouvernements se sont en effet endettés à travers des programmes de relance via des politiques d’assouplissement monétaire des grandes banques centrales pour tenter de relancer les économies nationales atones.

La plus grande partie de la dette est polarisée dans les pays nantis, mais la Chine demeure le pays qui a le plus emprunté qu’auparavant sur les dernières années. En effet, la dette chinoise a quadruplé depuis 2007 : alimentée par le secteur de l’immobilier et le shadow banking, la dette totale de la Chine est passée de 7 000 milliards de dollars en 2007 à 28 000 milliards de dollars à la mi-2014. À 282 % du PIB, la part de la dette chinoise, par rapport au PIB mondial, est plus importante que peut représenter celle des États-Unis ou de l’Allemagne.

La dette du Japon devrait atteindre 250 % de son PIB, celle de la Grèce 183 % tandis que celle de la France devrait frôler les 100 %, selon les nouveaux pronostics du FMI.

En outre, même si les pays les plus pauvres sont relativement moins endettés, beaucoup ont eu tendance à augmenter fortement leur recours au crédit.

Au niveau de la répartition sectorielle, les deux tiers de cette dette émanent du secteur privé, mais la dette publique de moult pays s’est aussi beaucoup développée depuis la crise financière.

Pour le FMI, cette envolée de l’endettement pose 4 problèmes différents

« – Le premier problème est le remboursement d’une telle dette : Comment rembourser une dette qui est plus de deux fois plus importante que la richesse de l’économie mondiale ?

– Le deuxième problème est le remboursement, par les pays riches, d’une telle dette au regard d’une croissance économique anémique.

– Le troisième problème tient au remboursement de la dette par les pays du Sud : pour rembourser leurs dettes, les pays du Sud doivent puiser fortement dans les réserves de change qu’ils ont accumulées au cours des dernières années en raison de la hausse des prix de leurs exportations. Ces réserves menacent de fondre à un rythme plus ou moins rapide (c’était notamment le cas de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Pakistan, du Sri Lanka, du Bangladesh).

– Le quatrième problème est le remboursement d’une telle dette au regard du scénario fort probable d’une reprise de la hausse des taux d’intérêt. L’épargne présente dans le secteur bancaire, au lieu de servir à l’investissement productif, que ce soit sous la responsabilité des pouvoirs publics ou celle des acteurs privés, est systématiquement déviée vers un comportement parasitaire de rentier. »

Si vous avez bien suivi jusqu’ici les raisonnements du FMI auxquels j’adhère pour une fois sans trop de réserve, ils peuvent donc se résumer à un seul énorme problème : comment va-t-on rembourser ces dettes. Vous noterez également que l’épargnant est qualifié de « rentier parasite ».

Vous connaissez la suite ?

Vous savez comment on traite les parasites

Il y a la méthode écolo, et puis la méthode industrielle. Au FMI, on ne joue pas les danseuses. Alors dans leur esprit, c’est assez simple : c’est toujours cette histoire du grand « reset », le grand « baygonnage » des parasites d’épargnants que vous êtes tous. Pour payer les dettes, il suffit de prendre votre épargne. Cela couinera dans les chaumières, mais les épargnants n’ont jamais fait de révolution.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Répartition de la dette mondiale :

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Ratio dette/PIB par pays :

Dette au PIB

Ratio Dette/Revenu par pays  :

Dette à Revenu

Aux US, la capitalisation des marchés (actions , obligations, hypothécaire) en Billions chute , les « initiés » vont dans les valeurs refuge, notamment l’or  (Bill Bonner avit prévenu – Vendez des actions… Achetez de l’or) :

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Visualiser le Problème à 20 Billions $ de Donald Trump – L’or réglera le problème (cf FEKETE et mon papier d’hier : A Lire – Les DTS feront le pont entre le dollar US et le Bancor) :

Dette Par présidents US :

La dette contractée au titre de chaque président

Dette publique US vs PIB :

la dette du gouvernement américain au PIB

 
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Publié par le 13 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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Vers la fin de l’Euro – Le coup de pression de Schäuble qui exhorte la BCE à relever ses taux

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Bilan de la BCE

Rappelez vous, la BCE avait laissé son principal taux directeur inchangé à 0%. Son programme d’achats d’obligations de 80 milliards d’euros par mois sera ramené à 60 milliards à partir d’avril. L’inflation va reprendre mais elle ne devrait pas atteindre les 2% avant 2020. Cela ne convient pas aux Allemands qui veulent vraiment en finir avec cette politique monétaire qui nuit à leurs épargnants . Le conflit entre Pays du nord excédentaires menés par l’Allemagne et ceux du sud (les fourmis) va s’accentuer . Par ce coup de pression Wolfgang Schäuble envoie un message fort : « nous ne voulons PLUS de cette Europe »  . Tout se jouera surement après l’élection en France de 2017 . This is the end pour cette Europe de technocrates . Tout ceci est bon pour l’or .  Z .

Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, s’attaque ouvertement à la politique actuelle de la Banque centrale européenne (BCE ). S’exprimant dans le cadre d’un entretien au magazine The European, le ministre a souhaité une normalisation de l’inflation de façon à ce que la Banque centrale européenne (BCE) en finisse progressivement avec une « politique monétaire inhabituelle ». Pour ne pas dire plus …

Mais selon lui, « on ne peut en sortir que progressivement parce que tout est tellement enchevêtré que seule une sortie très finement élaborée, sans risque de grandes perturbations, est possible« . Enfonçant le clou, Wolfgang Schäuble a par ailleurs déclaré qu’il préférerait vraiment « que les taux d’intérêt ne soient pas aussi bas ».

Le ministre des Finances semble vouloir mettre une forte pression sur la BCE, puisque dans un autre entretien
accordé au Süddeutsche Zeitung, il a parallèlement exhorté la Banque Centrale européenne à sortir dès cette année de sa politique monétaire ultra-accommodante.

« La Banque centrale européenne aura la lourde tâche de sortir de la politique monétaire ultra-expansionniste », déclare-t-il ainsi dans l’édition de vendredi du quotidien. Ajoutant qu’il « serait sans doute judicieux que la BCE ose en sortir cette année ».

Lundi, la fédération bancaire allemande (BdB) avait déclaré pour sa part que la politique de taux extrêmement bas de la Banque centrale européenne créait des difficultés pour les banques et qu’il était temps de commencer « un changement de direction très prudent de la politique », en partie du fait de la reprise de l’inflation.

« Les taux d’intérêt bas sont un énorme problème pour les banques mais le relèvement des taux d’intérêt de la BCE devrait être mené prudemment », a par ailleurs ajouté la BdB qui considère que l’union monétaire de la zone euro n’a pas encore réglé tous ses problèmes.

Afin de soutenir l’économie européenne, la BCE a pris un ensemble de mesures consistant à augmenter la masse monétaire et à maintenir des taux d’intérêt faibles. En relançant le crédit et en offrant un financement à moindre coût aux entreprises et aux individus, la Banque centrale européenne espère ainsi relancer la consommation.

A noter également que lors du dernier Conseil des gouverneurs du 8 décembre dernier, la BCE a prolongé ses achats d’obligations sur les marchés jusqu’à fin 2017, ramenant toutefois le montant mensuel consacré à ses achats de 80 milliards à 60 milliards d’euros.

Ces taux d’intérêt très bas déplaisent fortement à l’Allemagne, cette politique rendant la rémunération de l’épargne de moins en moins attractive. Or, l’épargne est devenue une réelle nécessité pour Berlin ces dernières années, pour pouvoir financer les retraites et faire face au vieillissement de la population.

L’Allemagne est en effet dotée un régime mixte – répartition et capitalisation – de ce fait, la perte de rendement fait mécaniquement plonger les caisses de retraite et de manière plus générale les épargnants. Depuis 2012, le rendement de l’épargne la plus classique – tel le livret A français – a été divisé par deux outre Rhin.

L’agence de notation Standard & Poor’s estime pour sa part que la BCE ne modifiera pas sa politique ultra-accommodante avant 2018, et ce, même si 2017 devrait marquer le retour de l’inflation dans la zone euro. Standard & Poor’s considère en effet que l’inflation « core » – hors éléments les plus instables comme les coûts de l’énergie – devrait demeurer discrète durant les prochains mois, donnant des arguments à la BCE pour maintenir le statu quo. Et ce d’autant plus, si elle décide de considérer la hausse de l’inflation dans l’énergie comme étant momentanée. Au final, « la politique monétaire restera sans doute accommodante jusqu’à ce que l’inflation ‘core’ connaisse un ajustement régulier de sa trajectoire, sans doute pas avant 2018″ estime l’agence de notation.

Source via Reuters, les Echos, France Culture, Presse allemande

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Publié par le 13 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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A Lire – Les DTS feront le pont entre le dollar US et le Bancor

Vous voulez la vérité définitive sur le SMI à venir (système monétaire international), la voici – Ici le 1er papier de Yougo pour le Blog . Lisez le bien .

JC Collins est probablement l’analyste qui connaît le mieux la question des DTS et du SMI. Ses analyses sont d’une justesse absolue, il ne se trompe jamais . Cela conforte et complètent les analyse de James Rickards, c’est pourquoi je le diffusais . Le monde se prépare à un établir le Bancor proposé par Keynes (cliquez sur le lien et lisez la définition du Bancor) , c’est pourquoi tout le monde accumule de l’or .

Keynes proposa la création d’une Union internationale de compensation et d’une monnaie supranationale, le « bancor », à laquelle les monnaies auraient été rattachées. Le tout lié à l’or .

Une des principales motivations du projet bancor était de pacifier les relations économiques entre nations en évitant des déséquilibres importants des balances extérieures, et partant le protectionnisme et les tarifs douaniers. On peut aussi voir le Bancor comme une tentative de rendre impossible l’évasion fiscale ainsi que l’existence-même de nations jouant le rôle de paradis fiscaux 

Entre temps les DTS sont d’ores et déjà la nouvelle monnaie mondiale . Z .

Cet article a été écrit par JC Collins et publié à l’origine chez Philosophy of Metrics Il ne fait aucun doute que le monde est à présent à la veille d’un changement fondamental. Tout ce dont nous discutons depuis trois ans au sujet de la construction du cadre monétaire multilatéral et de ses machinations émergera bientôt sur la scène mondiale en réponse aux mandats politiques de l’administration Trump et de ses négociations avec le reste du monde.

Tout a commencé en 2010 lorsque l’ONU et la Chine ont commencé à demander une mise en œuvre plus large des droits de tirage spéciaux (DTS) ayant la capacité d’être utilisé comme monnaie de réserve internationale. Un rôle accru pour le DTS faciliterait une réduction des déséquilibres qui se sont développés au cours des sept dernières décennies avec l’utilisation du dollar américain dans ce rôle international.

Mais changer les rouages du monde entier ne se produit pas du jour au lendemain et contrairement à ce que certains spéculateurs voudraient nous faire croire, aucune nation ou groupe de nations n’est disposé à tout renverser et à détruire leurs économies nationales simplement pour contrarier les États-Unis et le dollar. Ces suggestions sont absurdes et ne doivent pas être prises au sérieux.

Ce qui se passe, c’est la lente construction en coulisse d’un réseau censé fournir les canaux de transport pour faire voyager cette richesse. Lorsque ces canaux seront fonctionnelles et que les échanges commenceront, les choses progresseront à un rythme soutenu. Les mécanismes de substitution de compte en DTS et les mécanismes de restructuration de dette souveraine ont été conçues et planifiés pour permettre d’échapper aux menaces des déséquilibres systémiques.

L’utilisation plus large du Renminbi chinois dans la composition des obligations internationales et la première émission d’obligations libellées en DTS, qui ont eu lieu l’année dernière, sont les premiers indicateurs de ce changement. La mise en oeuvre tardive des réformes du quota et de la gouvernance de 2010 au sein du FMI et l’inclusion du RMB dans la composition en DTS ont été les événements déterminant qui ont révélé la voie à suivre.

Même si Trump n’a pas mentionné les DTS directement, ne croyez pas une seule seconde que ces mécanismes ne seront pas utilisés pour « renégocier» la dette souveraine de l’Amérique, comme Trump l’a déjà suggéré. Une déclaration très révélatrice de Trump fut que cet alignement multilatéral était un effet de l’émergence d’un nouveau nationalisme moderne.

Dans la quête de « Rendre sa Grandeur à l’Amérique» (Make America Great Again) le concept d ‘« escompte » ou de « refinancement » des bons de trésors américains qui ont déjà été émis serait vendu comme la meilleure solution pour le peuple américain. Le renforcement du dollar met beaucoup de pression sur le système monétaire mondial et sur l’économie des pays émergents, dont la plupart détiennent un pourcentage important de la dette américaine, comme la Chine, place les États-Unis et l’administration Trump dans une bonne position de négociation sur la dette.

N’oubliez pas que l’objectif est en fait de réduire et d’éliminer l’accumulation d’actifs libellés en dollar US dans les comptes de réserves de change des banques centrales du monde entier pour que prenne place le transfert vers le système de DTS. Voici la dette dont Trump parle. La Réserve fédérale est le plus grand titulaire national de dettes tandis que la Chine est le plus grand détenteur étranger de dette américaine.

Entre ces deux entités, les mécanismes examinés ci-dessus, tels que les comptes de substitution et les mécanismes de restructuration de la dette souveraine, peuvent être utilisés pour obtenir un « refinancement » ou un « escompte » de la dette américaine. Il ne s’agit pas d’une conspiration ou d’une croyance. Ces stratégies existent et seront utilisées dans les mois et les années à venir.

Mais les autres aspects de négociation comprendront les accords de change qui sont présentement maintenus entre les autres nations et le dollar américain. Trump a déjà suggéré de qualifier la Chine de « manipulateur de devise » et se positionne ainsi en vue des négociations à venir. Les événements autour de Taïwan et de la mer de Chine méridionale devraient être considérés comme une préparation en vue des négociations entre les deux parties. Trump à déjà commencer à narguer la Chine avec la conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan et laisse croire qu’il n’adhère pas à la politique d’une seule Chine.

Ne tenez rien pour acquis et ne faites aucune hypothèse. Tout est négociable et ne supposez pas le contraire avant même de vous asseoir pour négocier. Tel est le message qu’il envoie aux Chinois et aux autres partout dans le monde.

La force du dollar ne fait que renforcer cette position.

Toutes les cartes n’ont pas encore été vue ou jouée. Loin de là. Ceux qui ont laissé entendre que le dollar était mort et que l’économie mondiale s’effondre sous une montagne de dettes n’ont pas pris en considération les machinations multilatérales dont nous sommes témoin depuis trois ans. La rapidité dont certains de ces événements se produiront en laissera beaucoup stupéfait et confus dû a leurs croyances de longue date concernant des principes monétaires sains.

Ceux qui ont suggéré que les DTS étaient un concept monétaire invalide et inapplicable n’ont pas considéré que le dollar US n’était qu’un élément secondaire de la Conférence de Bretton Woods en 1944. La devise mondiale proposée par John Maynard Keynes s’appelait le bancor, la clé qui était censée faire avancer le monde vers la consolidation monétaire. Cela a été usurpé par le dollar et la vraie monnaie mondiale a été retardée. Le dollar US a servi ses objectifs à l’échelle internationale, mais il est maintenant temps que quelques choses d’autre prennent sa place comme actif de réserve. Le DTS sera le pont entre le dollar US et le bancor.

La faiblesse du dollar US sera vendu et présenté au peuple américain et au monde comme fessant partie de ce nouveau nationalisme moderne représenté par Trump. Un dollar fort n’est plus bénéfique pour l’Amérique ni pour le reste du monde. Croyez-moi. Personne ne veut d’un dollar fort. Il a provoqué des déséquilibres et ralentit les exportations américaines (pertes d’emplois) et provoque l’augmentation des importations dans le pays (augmentation de la dette et de la consommation personnelle) tout en posant des pressions profondes aux nations détenant de grandes dettes américaines.

Les pressions exercées sur d’autres nations proviennent principalement de la pression exercée sur la monnaie nationale de ces nations lorsqu’elles tentent de maintenir les taux de change avec le dollar en dévaluant leur propre monnaie. Ce n’est pas tenable et sera un aspect majeur de toute renégociation de dette et de négociation monétaire qui aura lieu.

Le dollar US sera dévalué contre ces autres devises par de multiples moyens. Mais une telle dévaluation ne devrait pas susciter de crainte ou de préoccupation. Cela profitera aux Américains et au reste du monde à long terme. La croissance mondiale et la croissance américaine stagnent depuis de nombreuses années à cause de ces déséquilibres. Cela sera corrigé bientôt. – JC

 Philosophyofmetrics

Traduit par YouGo pour Le blog de la Résistance

 
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Publié par le 12 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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