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Archives de Catégorie: Climat – Environnement

Les apiculteurs américains ont perdu 33% des abeilles en 2016-17….

This summary chart shows the results of an 11-year annual survey that tracks honey bee colony losses in the United States, spanning 2006-2017. Credit: University of Maryland/Bee Informed Partnership

Nos pauvres butineuses ont du souci à se faire (et nous aussi !!) , le phénomène est typique aux pays industrialisés ? … En tous cas en France c’est pas beaucoup mieux …

Les apiculteurs des États-Unis ont perdu 33 pour cent de leurs colonies d’abeilles au cours de l’année allant d’avril 2016 à avril 2017, selon les derniers résultats préliminaires d’un sondage national annuel. Les taux de perte hivernale et de perte d’été – et par conséquent, les pertes annuelles totales – ont été améliorés par rapport à l’année dernière.

Les pertes annuelles totales ont été les plus faibles depuis 2011-2012, lorsque l’enquête a enregistré moins de 29 pour cent des colonies perdues tout au long de l’année. Les pertes d’hiver ont été les plus faibles enregistrées depuis le début de l’enquête en 2006-07.

Le sondage, qui demande aux apiculteurs commerciaux et à petite échelle pour suivre les taux de survie de leurs colonies d’abeilles, est mené chaque année par le Partenariat Bee Informed à but non lucratif en collaboration avec les Inspecteurs des apicoles d’Amérique. Les résultats de l’enquête pour cette année et toutes les années précédentes sont accessibles au public sur le site Internet Bee Informed.

« Bien qu’il soit encourageant que les pertes soient plus faibles que par le passé, j’arrêterais d’appeler cette » bonne « nouvelle », a déclaré Dennis vanEngelsdorp, professeur adjoint d’entomologie à l’Université du Maryland et directeur de projet pour Bee Informed Partnership. « La perte de colonie de plus de 30 pour cent au cours de l’année entière est élevée. Il est difficile d’imaginer que tout autre secteur agricole puisse rester en activité avec des pertes si constamment élevées ».

Les apiculteurs qui ont répondu au sondage ont perdu au total 33,2% de leurs colonies au cours de l’année. Cela représente une diminution de 7,3 points de pourcentage par rapport à l’année d’étude précédente (2015-16), alors que les taux de perte étaient de 40,5%. Les taux de perte d’hiver sont passés de 26,9% l’hiver précédent à 21,1% l’hiver dernier, tandis que les taux de perte d’été sont passés de 23,6% à 18,1%.

Les chercheurs ont noté que de nombreux facteurs contribuent aux pertes de colonies, avec des parasites et des maladies au sommet de la liste. La mauvaise nutrition et l’exposition aux pesticides prennent également des frais, en particulier chez les apiculteurs commerciaux. Ces facteurs de stress sont susceptibles de synergiser les uns avec les autres pour aggraver le problème, ont indiqué les chercheurs.

« C’est un problème complexe », a déclaré Kelly Kulhanek, une étudiante diplômée du Département d’Entomologie de l’UMD qui a aidé au sondage. « Les pertes plus faibles sont un bon début, mais il est important de se rappeler que 33 pour cent sont encore beaucoup plus élevés que les apiculteurs le jugent acceptable. Il reste encore beaucoup à faire ».

Le coupable numéro un reste l’acarien varroa, un parasite létal qui peut facilement se propager entre les colonies. Les niveaux d’acariens dans les colonies sont particulièrement préoccupants à la fin de l’été, lorsque les abeilles cultivent des abeilles d’hiver à longue durée de vie.

Au cours des mois d’automne 2016, les niveaux d’acariens à travers le pays étaient nettement plus faibles dans la plupart des opérations d’apiculture par rapport aux années précédentes, selon les chercheurs. Cela est probablement dû à une vigilance accrue de la part des apiculteurs, à une plus grande disponibilité des produits de contrôle des acariens et aux conditions environnementales qui favorisent l’utilisation de mesures de contrôle des acariens opportunes et efficaces. Par exemple, certains produits de contrôle des acariens contiennent des huiles essentielles qui se décomposent à haute température, mais de nombreuses régions du pays ont connu des températures relativement douces au printemps et au début de l’été 2016.

Il s’agit de la onzième année de l’enquête sur la perte d’hiver et la septième année pour inclure les pertes estivales et annuelles. Plus de 4 900 apiculteurs des 50 États et le District de Columbia ont répondu au sondage de cette année. Tout à fait dit, ces apiculteurs gèrent environ 13% des colonies d’abeilles de miel estimées de 2,78 millions d’habitants.

Le sondage s’inscrit dans le cadre d’un effort de recherche plus vaste pour comprendre pourquoi les colonies d’abeilles sont en mauvaise santé et ce qui peut être fait pour gérer la situation. Certaines cultures, comme les amandes, dépendent entièrement des abeilles pour la pollinisation. Les abeilles de miel pollinisent environ 15 milliards de dollars de cultures aux États-Unis chaque année.

«Les abeilles sont de bons indicateurs de la santé du paysage dans son ensemble», a déclaré Nathalie Steinhauer, une étudiante diplômée du Département d’Entomologie de l’UMD qui dirige les efforts de collecte de données pour l’enquête annuelle. «Les abeilles sont fortement affectées par la qualité de leur environnement, y compris la diversité des fleurs, les contaminants et les organismes nuisibles. Pour garder les abeilles en bonne santé, il faut un bon environnement et vous avez besoin de vos voisins pour garder les abeilles en bonne santé.

Lire:Nation’s beekeepers lost 44 percent of bees in 2015-16

Source Université du Maryland publié par Phys.org

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Dossier Eau du robinet – Savoir ce que l’on absorbe et ce que l’on risque : Alzheimer, féminisation, cancers…

La saison chaude arrive avec le besoin de boire en grande quantité. Bien que la qualité de l’eau fasse l’objet dans la presse d’une promotion constante, la réalité est beaucoup moins idyllique.

Il parait donc indispensable que nous sachions ce que nous absorbons lorsque nous buvons l’eau du robinet, et également  lorsque nous cuisons nos aliments dans celle-ci.

Pour vous, j’ai monté de dossier dont vous pouvez consulter les sources sur la base de deux polluants : le sulfate d’aluminium et les hormones.

Au résultat, il apparaît que l’eau que nous consommons de façon courante et parfois en grande quantité n’est pas sans danger pour notre santé, loin s’en faut.

Remarque : Les dangers décrits sont des facteurs favorisant, ce qui signifie que statistiquement les effets ne sont pas évidemment pas certains sur 100% de la population. Néanmoins, comme vous allez le comprendre les risques sont importants et le principe de précaution devrait s’appliquer à tous.

Premier sujet d’inquiétude, les eaux traitées au sulfate d’aluminium.(cf enquête ci-dessous)

Nous le savons maintenant, le sulfate d’aluminium a une incidence reconnue sur le cerveau dont il provoque la dégénérescence. Les statistiques de la maladie d’Alzheimer sont parlantes. 225 000 nouveaux cas chaque année, et d’ici 3 ans, 3 millions de personnes en France seront atteintes par cette affreuse maladie. Plus globalement, et dans l’état actuel des choses,  le nombre de personnes atteintes de démence devrait doubler tous les 20 ans, c’est à dire à peu près à chaque nouvelle génération.(1 et 2)

Mais ce n’est pas tout  :

Le champ de recherche reste gigantesque. Comment analyser les 110.000 molécules susceptibles de poser problème selon la Commission européenne, et les 4000 molécules médicamenteuses recensées? Quid de leurs interactions? Des molécules issues des médicaments administrés aux hommes ou aux animaux et excrétées après métabolisation? Des multi-expositions tout au long de la vie, en particulier pour les plus fragiles, via l’eau du robinet et l’alimentation (fruits et légumes contaminées par les boues de stations d’épuration épandues dans les champs, animaux recevant des médicaments…)? Comment connaître précisément les dégâts sur la faune et la flore, tant la diversité des organismes et les interactions des écosystèmes est difficile à reproduire en laboratoire?

(Cliquez sur le texte pour lire l’article )

Absorption et accumulation de résidus d’hormones dans l’organisme, l’exemple de l’oestrogène.

Il y a un vrai problème environnemental posé par la contraception par pilule à base d’œstrogène même si les nouvelles générations sont mini-dosées. Cela représente tout de même plus d’une femme sur deux en age de procréer (3) qui après métabolisation rejette quotidiennement,  via l’urine, ces molécules dans le circuit des eaux usées. Si nous nous concentrons uniquement sur le problème des hormones et particulièrement des œstrogènes, nous apprenons que ses résidus  absorbés notamment via l’eau du robinet s’accumulent et sont des facteurs favorisant : 

  • du cancer de la prostate
  • du cancer du sein

Or, nous savons d’après les statistiques 2015 de la Ligue contre le Cancer (4) que le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme et celui du sein le plus répandu chez la femme. Ceci doit être considéré comme un fort soupçon et non comme une preuve absolue, les études épidémiologiques demandant l’analyse de sources très complexes. Cependant, compte-tenu de ce que nous savons de la pression de certains lobbies sur les recherches scientifiques il est probable que si cette relation est prouvée elle n’est pas ou peu accessible au grand public.

Il ne faut pas négliger non plus un phénomène de féminisation (observée nettement chez les poissons des rivières) qui peut venir perturber la croissance hormonale des enfants mâles notamment, et dont on soupçonne qu’il aurait un lien avec une qualité nettement en baisse du sperme, (- 32% en 2005) et une baisse de fertilité chez 40% des adultes.  Là encore, il n’y a pas que les œstrogènes qui sont en cause,  d’autres facteurs chimiques entrent en jeux :  Outre les perturbateurs endocriniens (dont font partie les hormones)  il y a les pesticides (5), l’alcool, le tabac..) Pour ces deux derniers facteurs, il ne semble pourtant pas que le raisonnement soit valable, la consommation d’alcool et celle de tabac sont en baisse régulière notable depuis 40 ans. (6 et 7) tandis que les problèmes de fertilité masculine augmentent.

Également, et ce n’est pas négligeable si l’on considère l’augmentation notable des personnes en surpoids.  Il existe un lien connu entre obésité et déséquilibre hormonal, notamment la baisse de la testostérone (8) ce qui a lieu dans le phénomène de féminisation.  La question se pose de l’influence d’une accumulation d’œstrogène (et autres hormones utilisées dans l’élevage) dans l’organisme via la consommation régulière de l’eau du robinet..

Enfin, pour clore cet aspect de l’accumulation des hormones dans nos eaux potables, nous ne pouvons pas négliger l’influence de celles-ci sur les comportements.

L’oestrogène et la testostérone, les principales hormones sexuelles, sont connues depuis longtemps pour affecter le comportement. Elles affectent aussi l’humeur, l’état mental et la cognition. Des résultats expérimentaux récents suggèrent que ces effets des hormones sexuelles peuvent être médiés par la sérotonine, un important neurotransmetteur dont la dysfonction a été impliquée dans les désordres de l’humeur et la schizophrénie. Le lien estrogène-sérotonine est en rapport avec la conception raisonnée de nouveau anti-oestrogènes et de la thérapie hormonale de remplacement (THR).

(cliquez sur le texte pour lire l’article)

Une solution ?

Il existe bien une solution : le microfiltrage. Le gros problème est que c’est un investissement que les pouvoirs publics ne sont pas prêts à mettre en oeuvre en période d’économies budgétaires à tout prix, y compris celui de notre santé.

Dans la revue NatureRichard Owen et Susan Jobling, professeur à l’université d’Exeter (Royaume-Uni) estiment qu’il faudrait investir « 32 à 37 milliards d’euros dans les stations d’épuration anglaises pour éliminer l’EE2 », la principale molécule d’œstrogène issu des produits contraceptifs.

(cliquez sur le texte pour lire l’article )

C’est donc à nous, une fois de plus, d’essayer de parer à cette agression environnementale. En ce qui concerne l’eau du robinet, comme vous l’apprendrez dans la vidéo ci-dessous, les français sont très inégaux, Paris étant la ville la moins touchée.  Restent les micro résidus des molécules chimiques dont la seule mesure qui nous parvient dans les études de l’eau sont celles de pesticides pour les autres, il n’existe aucun indicateur.

Reste l’option des eaux de source dont la pureté de certaines est contestée par 60 millions de consommateurs. Vigilance donc.

Sachez que les carafes filtrantes aussi sophistiquées soient elles sont impuissantes à retenir certaines molécules chimiques qui demandent une technologie complexe pour être éliminées.

Galadriel – 24/05/17

EAU DU ROBINET : FÉMINISATION ET ALUMINIUM DANS LE CERVEAU

Sources :

  1. http://alzheimer-recherche.org/la-maladie-dalzheimer/quest-maladie-dalzheimer/definition-et-chiffres/

2. https://www.frm.org/alzheimer/ampleur-maladie.html

3. http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/16/la-pilule-reste-le-moyen-de-contraception-le-plus-utilise-en-france_1817591_3224.html

4. https://www.ligue-cancer.net/article/6397_les-chiffres-cles-des-cancers

5. http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/27/les-francais-inegaux-devant-la-baisse-de-la-qualite-du-sperme_4374235_3224.html

6.  http://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant/

7. https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280751

8. https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2012/10/17/la-testosterone-baisse-de-moitie-chez-les-jeunes-obeses_628942

Via  lesbrindherbes.org

 

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Ces normes pensées pour l’élevage industriel et qui détruisent le monde paysan

C’est une bataille peu médiatisée qui se déroule dans les campagnes. Face au risque d’un nouvel épisode de grippe aviaire, l’administration a sorti l’artillerie lourde à travers des mesures de biosécurité s’appliquant, de la même manière et quelle que soit leur taille, à tous les élevages de volailles. Plutôt que de questionner la densité des élevages, ou le rôle du transport d’animaux vivants dans la diffusion du virus, les élevages en plein air sont les plus affectés. Du Vaucluse au Calvados, en passant par la Drôme, des éleveurs, vétérinaires et consommateurs se mobilisent pour défendre l’élevage fermier face au modèle industriel.

Ces dernières semaines, les mesures de confinement des volailles ont été peu à peu levées dans l’hexagone, sauf dans le Sud-Ouest. L’influenza aviaire – appelée « grippe aviaire » si elle se transmet à l’homme, ce qui est rare – serait en voie « d’extinction prochaine », selon l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, remplacé le 17 mai par Jacques Mézard. Stéphane Le Foll précisait alors « que le respect des règles de biosécurité reste un préalable indispensable à la reprise d’activité ». Et c’est là que le bât blesse. Car ces règles, définies dans un arrêté de février 2016 [1], concernent tous les élevages de volailles, quels que soient leur taille, dès lors qu’il y a une activité commerciale.

« Celui qui a 50 poules en complément d’activité est assujetti aux mêmes mesures que celui qui en a 18 000, c’est ubuesque ! », déplore Christine Filliat, vétérinaire spécialisée en aviculture, à Châteauneuf-sur-Isère dans la Drôme. « Ce texte de loi s’est imposé dans les élevages en plein air en occultant les savoirs-faire ou les contraintes inhérentes aux petits élevages. »

« Beaucoup d’éleveurs sont perdus »

Éleveur de poulets et de pintades en plein air à Saint-Saturnin-lès-Apt, dans le Vaucluse, Denis Surgey est inquiet. A l’entrée de chacune de ses unités de production, il devra mettre en place un « sas sanitaire » et, à chaque fois, changer de tenue. « Quand on se rend avec du matériel dans les prés, que ce soit avec un véhicule motorisé ou pas, il faudrait désinfecter systématiquement le véhicule », explique t-il à Basta ! [2].

« Ce n’est pas tant le coût financier que l’impact quotidien que ces normes peuvent représenter, sachant qu’on est déjà assommés sur le plan administratif… Il y a beaucoup d’éleveurs qui sont perdus, qui ont perdu la foi et qui n’ont pas attendu pour arrêter. Si l’administration s’entête à vouloir appliquer tel quel le décret, je ne continuerai pas. » Le collectif « Sauve qui poule », qui rassemble consommateurs et éleveurs, et dans lequel milite Denis Surgey, vient de lancer une pétition pour alerter sur cette situation (voir la vidéo ci-dessous).

Des normes calibrées pour l’industriel

Comment expliquer de telles mesures ? « La plus grande crainte de l’administration est le passage du virus aviaire au porc, avec un risque de mutation pour l’homme », explique Christine Filliat. Les palmipèdes étant ceux par lesquels le scandale est arrivé, ils doivent désormais être gérés séparément des gallinacées (poulets, pintades, dindes…). Résultat, nombre de paysans qui élevaient différentes espèces de volailles ont cessé les canards et les oies, afin d’éviter la mise en place de doubles sas.

Dans le Calvados, Olivier Storez poursuit pour le moment l’élevage en plein air de canards, oies, poulets et poules pondeuses. « D’après leurs normes, je n’ai plus le droit de nourrir et d’abreuver à l’extérieur. Quant aux sas, c’est complètement irréaliste : il faudrait en mettre un à l’entrée du bâtiment, et de chaque parc et champ. Je ne vais pas changer de bottes pour aller d’une clôture à l’autre ! Il faudrait se changer pour vérifier par exemple que l’abreuvoir fonctionne. De toutes manières, s’il y a un virus, il peut passer d’un parc à l’autre, il faut être réaliste ! Tout est pensé par rapport à l’agriculture industrielle, le bon sens paysan n’existe plus. »

Pour l’élevage fermier, des mesures « irréalisables »

« C’est normal qu’il y ait des mesures sanitaires, car le risque d’épidémie existe et l’éleveur peut être rendu responsable », commente Christine Filliat. « Mais elles ne sont absolument pas adaptées aux élevages fermiers. Elles les mettent en danger économiquement, ou en danger tout court, car elles sont irréalisables. » C’est le cas pour de nombreux éleveurs qui ne sont pas propriétaires de leur terrain, et qui ont besoin de l’aval de leur bailleur pour réaliser les aménagements.

Christine Filliat, qui parcourt l’hexagone pour dispenser des formations sur la biosécurité, fait également état de nombreux endroits où il n’y a pas d’eau courante. « L’État et leurs agents n’ont aucune notion des pratiques réelles dans ces élevages », observe t-elle. L’angoisse du contrôle chez les éleveurs proches de la retraite a amenés ces derniers mois plusieurs d’entre eux à cesser prématurément leur activité.

« Une épée de Damoclès au dessus de la tête »

Depuis son installation il y a dix ans, Annick Cellard, éleveuse de 3 000 poules pondeuses en plein air à Tupins-et-Semons dans le Rhône, est soumise à des prélèvements obligatoires pour détecter la salmonelle, une bactérie pouvant causer des intoxications alimentaires. Ces prélèvements ne sont pas effectués sur la poule ou l’œuf, mais dans l’environnement de l’élevage, à savoir les parois du bâtiment, la ventilation, les mangeoires ou les perchoirs.

Suite à un contrôle positif en octobre dernier, Annick s’est retrouvée sans salaire pendant quatre mois. « Entre le vide sanitaire et la désinfection du bâtiment, il faut compter au minimum trois semaines », explique t-elle. A cela s’ajoute le temps de trouver un abattoir et un nouveau lot de poules. « J’ai aussi dû payer un transporteur pour qu’il vienne chercher les poules ainsi qu’une autre société pour qu’elle décontamine et composte les fientes. Je pourrais investir, prendre un salarié, mais je travaille avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. »

Annick Cellard avec l’une de ses poules devant son bâtiment d’élevage.

Ce qui choque particulièrement Annick, c’est que si la litière a bien été testée positive à la salmonelle dans son bâtiment, ni les poules ni les œufs n’étaient contaminés et donc dangereux pour le consommateur. « Que l’on fasse des prélèvements c’est normal, mais pas des mesures draconiennes », juge-t-elle. Dans le cas présent, les œufs ont été envoyés dans une casserie en vue d’être transformés pour l’industrie agroalimentaire. Les poules, elles, ont été conduites à l’abattoir pour être transformées en aliments pour animaux ou en nuggets… « Ce qu’il faudrait, si les œufs et les poules ne sont pas contaminés, c’est que l’on puisse continuer en acceptant une surveillance plus étroite. », complète Annick.

Des protocoles de contrôle peu équitables

Jean-Maxime Buisson partage cette colère, après avoir fait face à trois épisodes de salmonelles depuis 2007. Il gère une exploitation familiale de poules pondeuses bio, située à Bourdeaux (Drôme). « On nous demande toujours plus d’investissements. On veut nous faire croire que l’on va éradiquer toutes les bactéries. Or, les salmonelles se trouvent naturellement dans les voies digestives des animaux. » Jean-Maxime est membre d’un collectif d’éleveurs et vétérinaires qui a rédigé un courrier de saisine à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments), pour souligner les limites du protocole actuel et proposer des « techniques alternatives naturelles » comme la phagothérapie. La réponse de l’Anses, promise avant la fin de l’année 2016, se fait toujours attendre.

« Pour l’instant, les petites structures sont mises sous pression par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), souligne Jean-Maxime Buisson, également co-porte-parole du groupement d’agriculture biologique de la Drôme. Nous avons 4 200 poules, mais comme on a plusieurs bâtiments, il faut compter entre vingt et trente prélèvements par an. A l’inverse, une structure bio industrielle qui compte dans un même bâtiment 18 000 poules sera soumise à 4 ou 5 prélèvements. C’est injuste, et psychologiquement, c’est insoutenable. Il n’y a aucune reconnaissance de notre travail. »

Selon les départements et les inspecteurs, des exigences variables

« Le règlement est national mais il n’y a pas une DDPP qui procède de la même façon », s’insurge Annick Cellard. Un avis partagé par Denis Surgey dans le Vaucluse, qui note « une pression maximale » dans son département. « Ici, la direction départementale a exigé que des aménagements soient faits immédiatement, alors que la date butoir est le 1er juillet 2018. » A l’inverse, dans le Calvados, Olivier Storez évoque une rencontre avec le Préfet sur l’application des normes dont « le discours était assez réconfortant » : « La DDPP nous a dit qu’elle allait faire remonter les difficultés que nous rencontrons au ministère ».

La vétérinaire Christine Filliat reconnaît le fait que l’interprétation de la loi varie d’une DDPP à l’autre. « Il faut en finir avec cette situation dans laquelle l’application de la norme dépend du contrôleur. C’est la raison pour laquelle une réunion s’est récemment tenue avec l’ensemble des inspecteurs nationaux, pour essayer d’aboutir à un consensus », détaille-t-elle.

Privilégier l’obligation de résultat sur celle de moyen

Christine Filliat travaille avec la Confédération paysanne sur l’élaboration d’un guide pratique qui doit être validé par l’Institut technique des filières avicoles et l’administration, pour adapter la loi aux élevages en plein air. Ce guide concerne notamment les élevages dits « en autarcie », ayant le contrôle de leur chaîne de production, pour éviter l’introduction de virus (lire notre enquête sur les dessous de l’influenza aviaire et voir cette pétition). L’enjeu : trouver un équilibre entre le risque réel et l’investissement réalisé.

« Je ne suis pas forcément contre les normes, mais elles doivent être adaptées en fonction de l’échelle d’élevage », appuie Olivier Storez, qui prévoit d’organiser une formation dans le département. « Nous militons pour une obligation de résultat, et pas de moyens, atteste Denis Surgey. Notre intérêt c’est de préserver la santé publique et de garder notre clientèle en prenant les précautions nécessaires. » Depuis sa ferme dans le Rhône, Annick Cellard regrette que les éleveurs ne soient pas assez soutenus par les élus. A défaut de promesses électorales qui risqueraient de ne pas être suivies d’effet, ce sont les consommateurs des Amap où elle livre ses œufs qui lui permettent de tenir.

Sophie Chapelle

Photo de une : CC darvoiteau
Autres photos : © Sophie Chapelle / accueil de public sur une ferme dans le Rhône

Notes

[1Voir ici l’arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs dans le cadre de la prévention contre l’influenza aviaire. A noter que les élevages familiaux ne sont donc pas concernés (sauf dans le cas du confinement obligatoire pour la grippe aviaire.

[2Face aux rumeurs circulant dans la filière avicole autour des différentes mesures de biosécurité à mettre en place, la vétérinaire Christine Filliat insiste sur quelques points fondamentaux : revêtir une tenue spécifique à l’élevage en passant par un sas, pouvoir maitriser ce qui rentre dans les élevages – véhicule ou camion d’aliments à nettoyer à l’entrée et à la sortie du site –, être rigoureux sur la gestion des fumiers et cadavres d’animaux. Télécharger aussi ce document de la Confédération paysanne qui détaille les obligations.

Source

 

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Climatologue et ancien conseiller de la NASA, J. L. Casey prévoit une vague de froid exceptionnelle durant 30 ans

 
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Publié par le 22 mai 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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Près de Naples, le super-volcan inquiète (très) sérieusement les chercheurs

Crédits : Nasa

Près de Naples, en Italie, le réseau volcanique des Campi Flegrei pourrait bien se réveiller après avoir sommeillé dans les sous-sols de la ville depuis près de 500 ans. Une éruption serait destructrice.

Les chercheurs avertissent que la bête se rapproche d’un point de pression critique. Situés à une vingtaine de kilomètres de Naples, les Champs Phlégréens montrent en effet des signes de réveil. Et celui-ci risque d’être brutal. Cette chaudière ardente est prête à souffler une fois de plus avec une pression accrue observée au cours des 67 dernières années et ne montrant aucun signe de relâchement. Les deux plus grandes éruptions ont été enregistrées il y a 35 000 et 12 000 ans. La dernière éruption, plus petite, remonte quant à elle à 1538. Plus de quarante kilomètres cubes de matériaux volcaniques avaient alors été déversés et des cendres avaient été retrouvées jusqu’en Sibérie. Selon les chercheurs, si une nouvelle éruption de ce genre se reproduisait aujourd’hui, elle pourrait faire des dizaines de milliers de victimes.

« Il est impératif que les autorités se préparent », prévient Christopher Kilburn de L’University College London Hazard Center. Les chercheurs annoncent en effet avoir enregistré « plusieurs signes inquiétants », dont « l’accumulation de tensions tectoniques et la déformation des roches dans la bouche du volcan ». En quelques mois seulement, la lave serait considérablement remontée, se trouvant désormais à trois kilomètres de la surface de la Terre.

Fumerole à Campi Flegrei / Domaine Public

Pour rappel, Campi Flegrei (ou « champs brûlants » en italien) se sont formés il y a environ 200 000 ans et couvrent une superficie de cent kilomètres carrés à l’ouest de Naples avec une caldeira massive de douze kilomètres de large situé au centre. Il possède 24 cratères et de grands édifices volcaniques principalement cachés sous la mer Méditerranée.

Les chercheurs rappellent également que les derniers mouvements telluriques importants remontent à 1984 lorsque 40 000 personnes furent évacuées au Rione Terra de Pozzuoli. La terre s’était alors soulevée de 1,80 mètre en une semaine. « Nous ne savons pas quand ou si ces troubles conduiront à une nouvelle éruption à long terme », rapporte Christopher Kilburn, « mais nous devons être prêts ».

Source , via SP

 
 

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Un âge glaciaire pour bientôt !

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La théorie réchauffiste engendre des profits financiers qui sont loin d’être négligeables ; elle est aussi un bon prétexte à la réduction de nos libertés. Pourtant, probablement, cette histoire de réchauffement climatique ait été inventé pour détourner l’attention de la population. Imaginons un instant le discours présidentiel suivant :

« Mesdames, Messieurs, comme le confirment des données scientifiques irréfutables, nous nous acheminons vers un nouvel âge glaciaire. Celui-ci mettra directement en péril notre civilisation puisqu’il influera immédiatement, et de façon très négative, sur nos rendements agricoles. Il n’y aura donc, très bientôt, plus assez de nourriture pour vous, pour vos enfants. Nos infrastructures actuelles ne sont pas faites pour supporter des contraintes climatiques de ce type, de façon permanente. Aux problèmes de nourriture s’ajouteront alors des problèmes énergétiques. Ils seront immanquablement insurmontables puisque nous savons que la venue d’un âge glaciaire, qui peut être rapide voire brutale, verra augmenter la demande énergétique dans de telles proportions que nous ne pourrons y faire face. Attendez-vous donc à mourir aussi de froid. Nous avons noté également, ces dernières années, une recrudescence alarmantes des impacts cométaires sur la planète. Ceux-ci laissent présager des événements aux conséquences toutes aussi dramatiques et catastrophiques que celles suggérées précédemment. Avec à la clé, destruction, dévastation, maladies, épidémies. Contre cela, nous ne pouvons rien non plus. Pour être tout à fait franc avec vous, certaines personnes sont au courant, depuis un petit moment déjà, des désastres à venir. Estimant qu’il est inutile, et même contre-productif, de révéler la vérité afin que vous puissiez vous préparer au mieux aux épreuves qui vous attendent, ces personnes préfèrent garder le secret. Pour accumuler les richesses, les moyens, les ressources qui leur permettront de survivre à ce qui s’en vient. La disparition d’une grande partie de l’humanité sera également une bonne chose, à leur avis, pour une planète qu’ils estiment surpeuplée. Abritant une population de moins en moins malléable et de plus en plus dangereuse, vous, en l’occurrence.

Avec ce que je viens de vous révéler, vous seriez sans doute enclin, la colère aidant, à vouloir passer la corde au cou à l’ensemble de vos dirigeants, quels qu’ils soient. Puis, prenant conscience de votre fin toute proche, de ne plus participer au bon fonctionnement de notre société, en cessant d’aller travailler, de consommer, de vous divertir, de payer vos impôts. Je vous en prie, n’en faites rien puisqu’il est déjà trop tard. Continuez, comme vous l’avez fait jusqu’à présent, à croire que tout peut continuer comme avant et que la mort ne viendra pas frapper à votre porte. »

On comprend, bien sûr, que nous n’entendrons jamais un tel discours sortir de la bouche de nos dirigeants malades. (source)

Un âge glaciaire pour bientôt !

Depuis maintenant près de 20 ans la température moyenne au sol de la planète Terre n’a pas évolué quoiqu’en disent encore les propagandistes organisés autour du machin onusien appelé l’IPCC car il est difficile de reconnaître publiquement que toute cette histoire de réchauffement global d’origine humaine était montée de toute pièce pour effrayer l’ensemble de l’humanité (pour ensuite la rançonner) et qu’elle était basée sur de honteux mensonges et des manipulations de données tellement grotesques qu’elles ont même embarrassé leurs auteurs. Mais le mensonge est devenu une pratique tellement courante qu’il ne faut plus s’étonner de rien, depuis les néoconservateurs américains jusqu’aux piètres politiciens de quartier tout le monde ment. Assad est un monstre mangeur d’enfants, le Roi d’Arabie Saoudite est un libéral respectueux du droit des femmes, les Russes sont des méchants car ils « veulent » la guerre nucléaire et les Somaliens sont bien nourris par les Peace Corp américains, tout va bien, merci.

Et en ce qui concerne le climat et les vilaines et toxiques émissions de CO2 le mensonge a été particulièrement et efficacement organisé au mépris de toutes les lois fondamentales de la physique avec une occultation scandaleuse de l’existence de ce que les climatologues du passé – car la climatologie est une science du passé et non du futur – ont coutume d’appeler l’optimum climatique médiéval. Le dernier billet de ce blog relatif au climat relatait l’existence d’un cycle de 1000 ans expliquant les variations de ce climat, cycle clairement pris en compte par le Docteur Norman Page dont je citais les travaux qu’il m’avait aimablement communiqué personnellement sur ma demande. Les preuves s’accumulent aujourd’hui pour contredire l’hypothèse hasardeuse de réchauffement de l’IPCC qui a fait chauffer au rouge les folliculaires de Mademoiselle Royal lors du grand raout climatique de Paris … pour rien !

Une nouvelle étude, parmi tant d’autres, vient confirmer que nous abordons – en particulier en Europe – un âge glaciaire durable et qu’à partir de 2019 nous allons tous littéralement claquer des dents et … pourquoi ?

L’optimum climatique moderne qui s’est mis en place au début du XIXe siècle est terminé et la planète se trouve maintenant dans le même état de transition qu’aux alentours des années 1100, c’est-à-dire à la fin de l’optimum climatique médiéval. Les travaux dirigés par le Docteur Montserrat Alonso-Garcia de l’Université de Lisbonne apportent une confirmation alarmante du changement de climat imminent que les générations à venir vont endurer. Ces travaux publiés dans la revue Climate of the Past (voir le DOI) montrent clairement que l’optimum climatique médiéval a perturbé les courants marins de l’Atlantique Nord à la suite de l’apport d’eau douce provoqué par la fonte des langues glaciaires du Groenland. Cette perturbation a entraîné à la fin du XIIe siècle un changement brutal et durable du climat tant en Europe qu’en Amérique du Nord que les climatologues appellent le petit âge glaciaire qui s’établit fermement au XIIIe siècle pour durer jusqu’à la fin du XIXe siècle.

© Inconnu

Nul ne sait combien de temps ce nouvel âge glaciaire va durer, peut-être plusieurs centaines d’années mais ce que le Docteur Alonso-Garcia et son équipe a découvert est glaçant ! En étudiant minutieusement des carottages de sédiments au large de la (l’étoile dans l’illustration ci-dessus) il a pu être déterminé avec une précision inégalée l’évolution des courants marins au terme de l’optimum climatique médiéval. Sur cette illustration figurent en rouge le Gulf Stream et ses diverticules et en bleu le courant froid polaire. En mesurant dans ces sédiments un certain nombre de marqueurs comme les cendres volcaniques, les micro-cailloux incrustés dans la glace des glaciers, les teneurs en béryllium-10 dans les squelettes de plancton et divers restes géologiques emportés par les glaciers qui fondaient lors de l’optimum médiéval, il a été possible de reconstituer les changements des courant marins de l’Atlantique Nord au cours de la transition climatique optimum médiéval-petit âge glaciaire.

Ce qui est proprement effrayant est que toutes les conditions sont maintenant réunies pour que les courants marins de l’Atlantique Nord se modifient et provoquent un refroidissement généralisé de l’Europe en raison d’une modification du trajet général du Gulf Stream. Certes ce changement ne s’effectuera pas en quelques mois ni quelques années mais selon les conclusions de cet article (voir le doi) nous en subirons tous les conséquences dans un très bref délai – à l’échelle géologique naturellement – soit quelques décennies.

Qui oserait nier que l’hiver 2016-2017 a été particulièrement neigeux sur l’ensemble de l’Europe malgré les aboiements des pseudo-experts depuis l’arrière-cour de l’IPCC qui prétendent encore que cet hiver a été encore plus clément que les précédents, y compris à New-York, ville où se trouve le siège du machin onusien qui a enduré trois vagues de blizzard et de neige successives ? Mais non ! Il faut entretenir cette peur du réchauffement, continuer à développer des énergies vertes à grands frais pour sauver le climat … Nous allons tous être tondus par le même coiffeur, le « Deep State », c’est-à-dire la grande finance apatride qui accumulera des profits à partir de ce canular climatique comme le complexe militaro-industriel américain réalise d’obscènes profits sur la base des mensonges répétés en entretenant des conflits armés dans le monde entier organisés par la CIA, le bras droit de ce Deep State. À ce propos c’est à se demander si cette histoire de climat n’est pas organisée dans le même but : enrichir les plus riches au détriment du reste de l’humanité. Je laisse le soin à mes lecteurs d’orienter leurs réflexions dans cette direction. Et quand il est force de constater que le nouveau Président français a été invité au Club de Bilderberg et que naturellement il participera au prochain forum de Davos, des endroits où se réunissent les gros bonnets de la finance mondiale, après avoir nommé un imposteur notoire à la tête de l’ « écologie solidaire » au gouvernement français, suivez mon regard …

Notes :

Climate of the Past, doi : 10.5194/cp-13-317-2017

 
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Publié par le 19 mai 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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UN LYCÉE INVENTE UNE MÉTHODE PROMETTEUSE POUR DÉSALINISER L’EAU DE MER

Chaitanya Karamchedu, un lycéen de Portland (États-Unis), a développé une technique novatrice pour remédier au manque d’eau potable dans le monde : si un simple lycéen arrive à trouver une méthode efficace pour rendre l’eau de mer potable, on se demande ce que fait la corporatocratie qui a pourtant des moyens démesurés, pour solutionner définitivement ce problème  …

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Mers, océans, calottes polaires, glaciers, neiges éternelles, nappes phréatiques et aquifères, fleuves et rivières… L’eau couvre 70% de la Terre : elle est présente partout. Seulement, 97% de cette eau sont salés… Et donc non potables.

Aujourd’hui dans le monde, près d’une personne sur huit n’a pas accès à l’eau potable. Une statistique plus qu’effrayante, qui mérite vraiment qu’on s’attarde sur le problème.

C’est ce qu’a fait Chaitanya Karamchedu, ou comme il le préfère, Chai, un étudiant américain d’origine indienne, en se penchant sur la désalinisation de l’eau de mer.

Ayant conscience de la difficulté d’application des techniques déjà existantes, qui sont, de plus, extrêmement onéreuses, il a tenté de prendre le problème sous un autre angle, et semble avoir réussi !

D’un point de vue moléculaire, l’eau salée est en réalité composée à 10% seulement de molécules d’eau salée. Pour séparer ces molécules d’eau « attachées » aux molécules de sel, on utilisait jusque là différents procédés de distillation, mais aussi l’électrodialyse, l’osmose inversée ou la condensation. En d’autres termes, on extrayait le sel d’un côté et l’eau douce de l’autre.

Chaitanya, lui, a préféré prendre le problème à l’envers en s’intéressant aux autres 90% d’eau, non rattachées aux molécules de sel.

Crédit photo : KPTV Fox 12 Oregon

Ainsi, il a utilisé un polymère hydrophile capable d’absorber l’eau douce pour la transformer en gel, sans toucher à l’eau salée… L’étape d’après consistait à séparer le gel de l’eau salée, puis à retransformer ce gel en eau douce, le tout sans apport d’énergie thermique ou électrique.

Avec un rendement de 70%, ses premiers essais ont été tellement concluants qu’il a présenté sa méthode à plusieurs concours, dont le Techcon, organisé par le MIT, qui a valu à son invention de remporter la deuxième place de la compétition, ainsi que la Foire Scientifique Internationale de Intel où il a remporté un prix 10 000 dollars, avec lequel il pourra financer et poursuivre ses recherches.

Crédit photo : KPTV Fox 12 Oregon

Les avantages de sa solution ? Une technique peu coûteuse, qui ne nécessite pas de matériel compliqué ou d’apport d’énergie extérieure, et qui peut être mise en oeuvre à petite comme à grande échelle.

Inspiré par cette expérience, Chaintanya explique travailler sur une série de 8 problèmes vitaux pour l’humanité sur sur le même schéma.

« Certains problèmes ont l’air d’être impossibles à résoudre, mais ils ne le sont pas. Aucun ne l’est, en réalité. »

Pour ceux qui n’ont pas besoin de sous-titres, voici une vidéo explicative de son travail :

On lui souhaite de réussir, pour lui car il le mérite, et pour tous ceux à qui ses inventions pourraient venir en aide. C’est de gens comme lui dont on a besoin, pourvu que ça continue !

Source

 
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Publié par le 18 mai 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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