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Archives de Catégorie: Climat – Environnement

Glyphosate et cancer : des études clés ont été sous-estimées par l’expertise européenne

Glyphosate et cancer : un toxicologue américain relance le débat

Dans une lettre adressée le 28 mai au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le toxicologue américain Christopher Portier dénonce l’évaluation scientifique d’études, menée par l’Agence de sécurité alimentaire européenne (Efsa) et l’Agence européenne des produits chimiques (Echa), qui sous-estimeraient le lien entre plusieurs cas de cancer et la substance herbicide glyphosate. Ces agences d’expertise « ont échoué à identifier tous les cas statistiquement significatifs d’augmentation d’incidence de cancers, dans les études de cancérogénicité chronique menées sur les rongeurs », a indiqué M. Portier dans sa lettre.

Quand on sait que les travaux de ces agences se sont appuyés sur des études parrainées par Monsanto pour leur évaluation de la sécurité du glyphosate, on ne peut pas ne pas s’interroger ! 

Eric Andrieu et Marc Tarabella, eurodéputés

Le glyphosate, substance active controversée notamment du Roundup de Monsanto, est la plus utilisée dans le monde. Le 16 mai dernier, la Commission européenne a proposé de réautoriser sa mise sur le marché pour dix ans dans l’UE, après le feu vert de l’Echa. L’agence a en effet jugé, le 15 mars dernier, que les connaissances scientifiques disponibles ne permettaient pas de classer le glyphosate comme substance cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction (CMR). « Il est improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’Homme« , avait également assuré l’Efsa en novembre 2015. Les agences ont publié leur avis après que le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a pourtant classé, en mars 2015, cette substance comme probablement cancérogène pour l’Homme. Selon le Circ, des « preuves convaincantes » avaient montré que le glyphosate peut causer le cancer chez les animaux de laboratoire. Le glyphosate serait aussi à l’origine de lésion sur le matériel génétique de cellules humaines.

Huit cas cancérigènes répertoriés

M. Portier a précisé, au journal Le Monde, avoir passé en revue les données brutes d’une quinzaine d’études industrielles menées sur des rongeurs transmises aux agences. Dans sa lettre, l’expert international indique avoir « trouvé huit cas de hausses significatives de la fréquence de tumeurs qui n’apparaissent dans aucune des publications ou des évaluations officielles présentées par l’Efsa et l’Echa. (…) Certaines de ces tumeurs étaient également présentes dans plusieurs autres travaux, renforçant la cohérence des résultats entre études ». Selon M. Portier, il s’agit de tumeurs au niveau du poumon des rongeurs, de la thyroïde, des tissus mous, du rein, du foie, de la peau et des glandes mammaires.

M. Portier a été sollicité par des députés européens pour mener une réanalyse de ces données. Les eurodéputés socialistes, démocrates et écologistes ont dénoncé le renouvellement de l’autorisation du glyphosate proposé par la Commission. Les eurodéputés socialistes français Eric Andrieu et belge Marc Tarabella ont soutenu cette lettre de M. Portier. « Quand on sait que les travaux de ces agences se sont appuyés sur des études parrainées par Monsanto pour leur évaluation de la sécurité du glyphosate, on ne peut pas ne pas s’interroger ! », estiment les deux députés. Ils réclament de nouveau plus de transparence et la mise à disposition publique des études scientifiques. M. Portier a appelé M. Juncker à « s’abstenir de prendre toute décision sur le glyphosate » jusqu’à ce que les nouveaux éléments mis au jour soient inclus dans l’évaluation européenne. « Cela nous conforte dans l’idée qu’il faille prôner le principe de précaution : tant que nous ne sommes pas sûrs que le produit soit inoffensif, on ne peut donner l’autorisation de l’utiliser : les citoyens ne sont pas des cobayes ! », a ajouté le député Marc Tarabella.

Les Etats membres devraient se prononcer d’ici peu sur sa réautorisation pour 10 ans. La Commission a rappelé que chaque Etat membre gardait le droit d’autoriser ou non l’utilisation de pesticides à base de glyphosate sur son territoire. (source)

 

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Le Coca-Cola et le Pepsi sont utilisés comme des pesticides très économiques en Inde

Et je ne vous reparle pas des dégâts que cela occasionne dans notre estomac (mais aussi les dents, etc) et sur notre santé en général !!! C’est vraiment incroyable que ce soit en vente libre !!

Dans l’État de Chhattisgarh, en Inde, les agriculteurs utilisent le Coca et le Pepsi comme pesticides, parce que c’est moins cher que les pesticides et le résultat est le même. 

Pepsi et Coca-Cola sont fortement en désaccord avec l’idée que leurs produits puissent servir comme pesticides parce qu’ils disent qu’il n’y a rien dans les boissons qui pourraient être utilisées comme antiparasitaire. Mais les agriculteurs des districts de Burg, Rajnandgaon et Dhamtari ne sont pas d’accord et ont utilisé le Coca et le Pepsi avec succès pour protéger leurs plantations de riz contre les parasites.

Et si vous vous souvenez bien Rajnandgaon a battu le record du monde de la production de riz sans utilisation d’OGM.
Nous savons que l’utilisation du Coca comme pesticide n’est pas vraiment 100% naturelle ou organique mais c’est sûrement plus sûr que les poisons traditionnels.

C’est une tendance que l’on voit dans d’autres régions de l’Inde, avec les agriculteurs qui utilisent également d’autres marques de colas indiennes.
La pratique de l’utilisation des sodas à la place des pesticides, qui coûtent jusqu’à 10 fois plus cher, gagne tellement en popularité que les ventes de sodas ont augmenté de façon spectaculaire dans de nombreux villages.

Les agriculteurs disent que l’utilisation de pesticides peut leur coûter environ 70 roupies (0,83€) l’acre. A titre de comparaison, s’ils mélangent une bouteille de Pepsi ou de Coca avec de l’eau et qu’ils la pulvérisent sur leurs cultures, ça leur coûte 55 à 60 roupies de moins par acre.
Quand on multiplie ces économies, les agriculteurs constatent qu’il y a un changement significatif en ce qui concerne les bénéfices qu’ils réalisent et ils remarquent également qu’en l’absence d’utilisation de pesticides, ils conservent un sol riche.

Le spécialiste agricole Devendra Sharma dit que certains agriculteurs pensent réellement que les boissons sont les mêmes que les pesticides, mais il explique que c’est probablement dû aux sirops de sucre et quand ils sont versés sur les cultures ils attirent les fourmis qui se nourrissent à leur tour de larves d’insectes.

Assez intéressant n’est-ce pas ?

Combien d’entre vous pensent que c’est une meilleure idée que l’utilisation des pesticides ?

Sources : http://www‌.naturalcu‌resnotmedicine.com/, BBC, Yournewswire  …

 

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Les apiculteurs américains ont perdu 33% des abeilles en 2016-17….

This summary chart shows the results of an 11-year annual survey that tracks honey bee colony losses in the United States, spanning 2006-2017. Credit: University of Maryland/Bee Informed Partnership

Nos pauvres butineuses ont du souci à se faire (et nous aussi !!) , le phénomène est typique aux pays industrialisés ? … En tous cas en France c’est pas beaucoup mieux …

Les apiculteurs des États-Unis ont perdu 33 pour cent de leurs colonies d’abeilles au cours de l’année allant d’avril 2016 à avril 2017, selon les derniers résultats préliminaires d’un sondage national annuel. Les taux de perte hivernale et de perte d’été – et par conséquent, les pertes annuelles totales – ont été améliorés par rapport à l’année dernière.

Les pertes annuelles totales ont été les plus faibles depuis 2011-2012, lorsque l’enquête a enregistré moins de 29 pour cent des colonies perdues tout au long de l’année. Les pertes d’hiver ont été les plus faibles enregistrées depuis le début de l’enquête en 2006-07.

Le sondage, qui demande aux apiculteurs commerciaux et à petite échelle pour suivre les taux de survie de leurs colonies d’abeilles, est mené chaque année par le Partenariat Bee Informed à but non lucratif en collaboration avec les Inspecteurs des apicoles d’Amérique. Les résultats de l’enquête pour cette année et toutes les années précédentes sont accessibles au public sur le site Internet Bee Informed.

« Bien qu’il soit encourageant que les pertes soient plus faibles que par le passé, j’arrêterais d’appeler cette » bonne « nouvelle », a déclaré Dennis vanEngelsdorp, professeur adjoint d’entomologie à l’Université du Maryland et directeur de projet pour Bee Informed Partnership. « La perte de colonie de plus de 30 pour cent au cours de l’année entière est élevée. Il est difficile d’imaginer que tout autre secteur agricole puisse rester en activité avec des pertes si constamment élevées ».

Les apiculteurs qui ont répondu au sondage ont perdu au total 33,2% de leurs colonies au cours de l’année. Cela représente une diminution de 7,3 points de pourcentage par rapport à l’année d’étude précédente (2015-16), alors que les taux de perte étaient de 40,5%. Les taux de perte d’hiver sont passés de 26,9% l’hiver précédent à 21,1% l’hiver dernier, tandis que les taux de perte d’été sont passés de 23,6% à 18,1%.

Les chercheurs ont noté que de nombreux facteurs contribuent aux pertes de colonies, avec des parasites et des maladies au sommet de la liste. La mauvaise nutrition et l’exposition aux pesticides prennent également des frais, en particulier chez les apiculteurs commerciaux. Ces facteurs de stress sont susceptibles de synergiser les uns avec les autres pour aggraver le problème, ont indiqué les chercheurs.

« C’est un problème complexe », a déclaré Kelly Kulhanek, une étudiante diplômée du Département d’Entomologie de l’UMD qui a aidé au sondage. « Les pertes plus faibles sont un bon début, mais il est important de se rappeler que 33 pour cent sont encore beaucoup plus élevés que les apiculteurs le jugent acceptable. Il reste encore beaucoup à faire ».

Le coupable numéro un reste l’acarien varroa, un parasite létal qui peut facilement se propager entre les colonies. Les niveaux d’acariens dans les colonies sont particulièrement préoccupants à la fin de l’été, lorsque les abeilles cultivent des abeilles d’hiver à longue durée de vie.

Au cours des mois d’automne 2016, les niveaux d’acariens à travers le pays étaient nettement plus faibles dans la plupart des opérations d’apiculture par rapport aux années précédentes, selon les chercheurs. Cela est probablement dû à une vigilance accrue de la part des apiculteurs, à une plus grande disponibilité des produits de contrôle des acariens et aux conditions environnementales qui favorisent l’utilisation de mesures de contrôle des acariens opportunes et efficaces. Par exemple, certains produits de contrôle des acariens contiennent des huiles essentielles qui se décomposent à haute température, mais de nombreuses régions du pays ont connu des températures relativement douces au printemps et au début de l’été 2016.

Il s’agit de la onzième année de l’enquête sur la perte d’hiver et la septième année pour inclure les pertes estivales et annuelles. Plus de 4 900 apiculteurs des 50 États et le District de Columbia ont répondu au sondage de cette année. Tout à fait dit, ces apiculteurs gèrent environ 13% des colonies d’abeilles de miel estimées de 2,78 millions d’habitants.

Le sondage s’inscrit dans le cadre d’un effort de recherche plus vaste pour comprendre pourquoi les colonies d’abeilles sont en mauvaise santé et ce qui peut être fait pour gérer la situation. Certaines cultures, comme les amandes, dépendent entièrement des abeilles pour la pollinisation. Les abeilles de miel pollinisent environ 15 milliards de dollars de cultures aux États-Unis chaque année.

«Les abeilles sont de bons indicateurs de la santé du paysage dans son ensemble», a déclaré Nathalie Steinhauer, une étudiante diplômée du Département d’Entomologie de l’UMD qui dirige les efforts de collecte de données pour l’enquête annuelle. «Les abeilles sont fortement affectées par la qualité de leur environnement, y compris la diversité des fleurs, les contaminants et les organismes nuisibles. Pour garder les abeilles en bonne santé, il faut un bon environnement et vous avez besoin de vos voisins pour garder les abeilles en bonne santé.

Lire:Nation’s beekeepers lost 44 percent of bees in 2015-16

Source Université du Maryland publié par Phys.org

Source

 

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Dossier Eau du robinet – Savoir ce que l’on absorbe et ce que l’on risque : Alzheimer, féminisation, cancers…

La saison chaude arrive avec le besoin de boire en grande quantité. Bien que la qualité de l’eau fasse l’objet dans la presse d’une promotion constante, la réalité est beaucoup moins idyllique.

Il parait donc indispensable que nous sachions ce que nous absorbons lorsque nous buvons l’eau du robinet, et également  lorsque nous cuisons nos aliments dans celle-ci.

Pour vous, j’ai monté de dossier dont vous pouvez consulter les sources sur la base de deux polluants : le sulfate d’aluminium et les hormones.

Au résultat, il apparaît que l’eau que nous consommons de façon courante et parfois en grande quantité n’est pas sans danger pour notre santé, loin s’en faut.

Remarque : Les dangers décrits sont des facteurs favorisant, ce qui signifie que statistiquement les effets ne sont pas évidemment pas certains sur 100% de la population. Néanmoins, comme vous allez le comprendre les risques sont importants et le principe de précaution devrait s’appliquer à tous.

Premier sujet d’inquiétude, les eaux traitées au sulfate d’aluminium.(cf enquête ci-dessous)

Nous le savons maintenant, le sulfate d’aluminium a une incidence reconnue sur le cerveau dont il provoque la dégénérescence. Les statistiques de la maladie d’Alzheimer sont parlantes. 225 000 nouveaux cas chaque année, et d’ici 3 ans, 3 millions de personnes en France seront atteintes par cette affreuse maladie. Plus globalement, et dans l’état actuel des choses,  le nombre de personnes atteintes de démence devrait doubler tous les 20 ans, c’est à dire à peu près à chaque nouvelle génération.(1 et 2)

Mais ce n’est pas tout  :

Le champ de recherche reste gigantesque. Comment analyser les 110.000 molécules susceptibles de poser problème selon la Commission européenne, et les 4000 molécules médicamenteuses recensées? Quid de leurs interactions? Des molécules issues des médicaments administrés aux hommes ou aux animaux et excrétées après métabolisation? Des multi-expositions tout au long de la vie, en particulier pour les plus fragiles, via l’eau du robinet et l’alimentation (fruits et légumes contaminées par les boues de stations d’épuration épandues dans les champs, animaux recevant des médicaments…)? Comment connaître précisément les dégâts sur la faune et la flore, tant la diversité des organismes et les interactions des écosystèmes est difficile à reproduire en laboratoire?

(Cliquez sur le texte pour lire l’article )

Absorption et accumulation de résidus d’hormones dans l’organisme, l’exemple de l’oestrogène.

Il y a un vrai problème environnemental posé par la contraception par pilule à base d’œstrogène même si les nouvelles générations sont mini-dosées. Cela représente tout de même plus d’une femme sur deux en age de procréer (3) qui après métabolisation rejette quotidiennement,  via l’urine, ces molécules dans le circuit des eaux usées. Si nous nous concentrons uniquement sur le problème des hormones et particulièrement des œstrogènes, nous apprenons que ses résidus  absorbés notamment via l’eau du robinet s’accumulent et sont des facteurs favorisant : 

  • du cancer de la prostate
  • du cancer du sein

Or, nous savons d’après les statistiques 2015 de la Ligue contre le Cancer (4) que le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme et celui du sein le plus répandu chez la femme. Ceci doit être considéré comme un fort soupçon et non comme une preuve absolue, les études épidémiologiques demandant l’analyse de sources très complexes. Cependant, compte-tenu de ce que nous savons de la pression de certains lobbies sur les recherches scientifiques il est probable que si cette relation est prouvée elle n’est pas ou peu accessible au grand public.

Il ne faut pas négliger non plus un phénomène de féminisation (observée nettement chez les poissons des rivières) qui peut venir perturber la croissance hormonale des enfants mâles notamment, et dont on soupçonne qu’il aurait un lien avec une qualité nettement en baisse du sperme, (- 32% en 2005) et une baisse de fertilité chez 40% des adultes.  Là encore, il n’y a pas que les œstrogènes qui sont en cause,  d’autres facteurs chimiques entrent en jeux :  Outre les perturbateurs endocriniens (dont font partie les hormones)  il y a les pesticides (5), l’alcool, le tabac..) Pour ces deux derniers facteurs, il ne semble pourtant pas que le raisonnement soit valable, la consommation d’alcool et celle de tabac sont en baisse régulière notable depuis 40 ans. (6 et 7) tandis que les problèmes de fertilité masculine augmentent.

Également, et ce n’est pas négligeable si l’on considère l’augmentation notable des personnes en surpoids.  Il existe un lien connu entre obésité et déséquilibre hormonal, notamment la baisse de la testostérone (8) ce qui a lieu dans le phénomène de féminisation.  La question se pose de l’influence d’une accumulation d’œstrogène (et autres hormones utilisées dans l’élevage) dans l’organisme via la consommation régulière de l’eau du robinet..

Enfin, pour clore cet aspect de l’accumulation des hormones dans nos eaux potables, nous ne pouvons pas négliger l’influence de celles-ci sur les comportements.

L’oestrogène et la testostérone, les principales hormones sexuelles, sont connues depuis longtemps pour affecter le comportement. Elles affectent aussi l’humeur, l’état mental et la cognition. Des résultats expérimentaux récents suggèrent que ces effets des hormones sexuelles peuvent être médiés par la sérotonine, un important neurotransmetteur dont la dysfonction a été impliquée dans les désordres de l’humeur et la schizophrénie. Le lien estrogène-sérotonine est en rapport avec la conception raisonnée de nouveau anti-oestrogènes et de la thérapie hormonale de remplacement (THR).

(cliquez sur le texte pour lire l’article)

Une solution ?

Il existe bien une solution : le microfiltrage. Le gros problème est que c’est un investissement que les pouvoirs publics ne sont pas prêts à mettre en oeuvre en période d’économies budgétaires à tout prix, y compris celui de notre santé.

Dans la revue NatureRichard Owen et Susan Jobling, professeur à l’université d’Exeter (Royaume-Uni) estiment qu’il faudrait investir « 32 à 37 milliards d’euros dans les stations d’épuration anglaises pour éliminer l’EE2 », la principale molécule d’œstrogène issu des produits contraceptifs.

(cliquez sur le texte pour lire l’article )

C’est donc à nous, une fois de plus, d’essayer de parer à cette agression environnementale. En ce qui concerne l’eau du robinet, comme vous l’apprendrez dans la vidéo ci-dessous, les français sont très inégaux, Paris étant la ville la moins touchée.  Restent les micro résidus des molécules chimiques dont la seule mesure qui nous parvient dans les études de l’eau sont celles de pesticides pour les autres, il n’existe aucun indicateur.

Reste l’option des eaux de source dont la pureté de certaines est contestée par 60 millions de consommateurs. Vigilance donc.

Sachez que les carafes filtrantes aussi sophistiquées soient elles sont impuissantes à retenir certaines molécules chimiques qui demandent une technologie complexe pour être éliminées.

Galadriel – 24/05/17

EAU DU ROBINET : FÉMINISATION ET ALUMINIUM DANS LE CERVEAU

Sources :

  1. http://alzheimer-recherche.org/la-maladie-dalzheimer/quest-maladie-dalzheimer/definition-et-chiffres/

2. https://www.frm.org/alzheimer/ampleur-maladie.html

3. http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/16/la-pilule-reste-le-moyen-de-contraception-le-plus-utilise-en-france_1817591_3224.html

4. https://www.ligue-cancer.net/article/6397_les-chiffres-cles-des-cancers

5. http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/27/les-francais-inegaux-devant-la-baisse-de-la-qualite-du-sperme_4374235_3224.html

6.  http://www.ofdt.fr/statistiques-et-infographie/series-statistiques/alcool-evolution-des-quantites-consommees-par-habitant/

7. https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280751

8. https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2012/10/17/la-testosterone-baisse-de-moitie-chez-les-jeunes-obeses_628942

Via  lesbrindherbes.org

 

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Ces normes pensées pour l’élevage industriel et qui détruisent le monde paysan

C’est une bataille peu médiatisée qui se déroule dans les campagnes. Face au risque d’un nouvel épisode de grippe aviaire, l’administration a sorti l’artillerie lourde à travers des mesures de biosécurité s’appliquant, de la même manière et quelle que soit leur taille, à tous les élevages de volailles. Plutôt que de questionner la densité des élevages, ou le rôle du transport d’animaux vivants dans la diffusion du virus, les élevages en plein air sont les plus affectés. Du Vaucluse au Calvados, en passant par la Drôme, des éleveurs, vétérinaires et consommateurs se mobilisent pour défendre l’élevage fermier face au modèle industriel.

Ces dernières semaines, les mesures de confinement des volailles ont été peu à peu levées dans l’hexagone, sauf dans le Sud-Ouest. L’influenza aviaire – appelée « grippe aviaire » si elle se transmet à l’homme, ce qui est rare – serait en voie « d’extinction prochaine », selon l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, remplacé le 17 mai par Jacques Mézard. Stéphane Le Foll précisait alors « que le respect des règles de biosécurité reste un préalable indispensable à la reprise d’activité ». Et c’est là que le bât blesse. Car ces règles, définies dans un arrêté de février 2016 [1], concernent tous les élevages de volailles, quels que soient leur taille, dès lors qu’il y a une activité commerciale.

« Celui qui a 50 poules en complément d’activité est assujetti aux mêmes mesures que celui qui en a 18 000, c’est ubuesque ! », déplore Christine Filliat, vétérinaire spécialisée en aviculture, à Châteauneuf-sur-Isère dans la Drôme. « Ce texte de loi s’est imposé dans les élevages en plein air en occultant les savoirs-faire ou les contraintes inhérentes aux petits élevages. »

« Beaucoup d’éleveurs sont perdus »

Éleveur de poulets et de pintades en plein air à Saint-Saturnin-lès-Apt, dans le Vaucluse, Denis Surgey est inquiet. A l’entrée de chacune de ses unités de production, il devra mettre en place un « sas sanitaire » et, à chaque fois, changer de tenue. « Quand on se rend avec du matériel dans les prés, que ce soit avec un véhicule motorisé ou pas, il faudrait désinfecter systématiquement le véhicule », explique t-il à Basta ! [2].

« Ce n’est pas tant le coût financier que l’impact quotidien que ces normes peuvent représenter, sachant qu’on est déjà assommés sur le plan administratif… Il y a beaucoup d’éleveurs qui sont perdus, qui ont perdu la foi et qui n’ont pas attendu pour arrêter. Si l’administration s’entête à vouloir appliquer tel quel le décret, je ne continuerai pas. » Le collectif « Sauve qui poule », qui rassemble consommateurs et éleveurs, et dans lequel milite Denis Surgey, vient de lancer une pétition pour alerter sur cette situation (voir la vidéo ci-dessous).

Des normes calibrées pour l’industriel

Comment expliquer de telles mesures ? « La plus grande crainte de l’administration est le passage du virus aviaire au porc, avec un risque de mutation pour l’homme », explique Christine Filliat. Les palmipèdes étant ceux par lesquels le scandale est arrivé, ils doivent désormais être gérés séparément des gallinacées (poulets, pintades, dindes…). Résultat, nombre de paysans qui élevaient différentes espèces de volailles ont cessé les canards et les oies, afin d’éviter la mise en place de doubles sas.

Dans le Calvados, Olivier Storez poursuit pour le moment l’élevage en plein air de canards, oies, poulets et poules pondeuses. « D’après leurs normes, je n’ai plus le droit de nourrir et d’abreuver à l’extérieur. Quant aux sas, c’est complètement irréaliste : il faudrait en mettre un à l’entrée du bâtiment, et de chaque parc et champ. Je ne vais pas changer de bottes pour aller d’une clôture à l’autre ! Il faudrait se changer pour vérifier par exemple que l’abreuvoir fonctionne. De toutes manières, s’il y a un virus, il peut passer d’un parc à l’autre, il faut être réaliste ! Tout est pensé par rapport à l’agriculture industrielle, le bon sens paysan n’existe plus. »

Pour l’élevage fermier, des mesures « irréalisables »

« C’est normal qu’il y ait des mesures sanitaires, car le risque d’épidémie existe et l’éleveur peut être rendu responsable », commente Christine Filliat. « Mais elles ne sont absolument pas adaptées aux élevages fermiers. Elles les mettent en danger économiquement, ou en danger tout court, car elles sont irréalisables. » C’est le cas pour de nombreux éleveurs qui ne sont pas propriétaires de leur terrain, et qui ont besoin de l’aval de leur bailleur pour réaliser les aménagements.

Christine Filliat, qui parcourt l’hexagone pour dispenser des formations sur la biosécurité, fait également état de nombreux endroits où il n’y a pas d’eau courante. « L’État et leurs agents n’ont aucune notion des pratiques réelles dans ces élevages », observe t-elle. L’angoisse du contrôle chez les éleveurs proches de la retraite a amenés ces derniers mois plusieurs d’entre eux à cesser prématurément leur activité.

« Une épée de Damoclès au dessus de la tête »

Depuis son installation il y a dix ans, Annick Cellard, éleveuse de 3 000 poules pondeuses en plein air à Tupins-et-Semons dans le Rhône, est soumise à des prélèvements obligatoires pour détecter la salmonelle, une bactérie pouvant causer des intoxications alimentaires. Ces prélèvements ne sont pas effectués sur la poule ou l’œuf, mais dans l’environnement de l’élevage, à savoir les parois du bâtiment, la ventilation, les mangeoires ou les perchoirs.

Suite à un contrôle positif en octobre dernier, Annick s’est retrouvée sans salaire pendant quatre mois. « Entre le vide sanitaire et la désinfection du bâtiment, il faut compter au minimum trois semaines », explique t-elle. A cela s’ajoute le temps de trouver un abattoir et un nouveau lot de poules. « J’ai aussi dû payer un transporteur pour qu’il vienne chercher les poules ainsi qu’une autre société pour qu’elle décontamine et composte les fientes. Je pourrais investir, prendre un salarié, mais je travaille avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. »

Annick Cellard avec l’une de ses poules devant son bâtiment d’élevage.

Ce qui choque particulièrement Annick, c’est que si la litière a bien été testée positive à la salmonelle dans son bâtiment, ni les poules ni les œufs n’étaient contaminés et donc dangereux pour le consommateur. « Que l’on fasse des prélèvements c’est normal, mais pas des mesures draconiennes », juge-t-elle. Dans le cas présent, les œufs ont été envoyés dans une casserie en vue d’être transformés pour l’industrie agroalimentaire. Les poules, elles, ont été conduites à l’abattoir pour être transformées en aliments pour animaux ou en nuggets… « Ce qu’il faudrait, si les œufs et les poules ne sont pas contaminés, c’est que l’on puisse continuer en acceptant une surveillance plus étroite. », complète Annick.

Des protocoles de contrôle peu équitables

Jean-Maxime Buisson partage cette colère, après avoir fait face à trois épisodes de salmonelles depuis 2007. Il gère une exploitation familiale de poules pondeuses bio, située à Bourdeaux (Drôme). « On nous demande toujours plus d’investissements. On veut nous faire croire que l’on va éradiquer toutes les bactéries. Or, les salmonelles se trouvent naturellement dans les voies digestives des animaux. » Jean-Maxime est membre d’un collectif d’éleveurs et vétérinaires qui a rédigé un courrier de saisine à l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments), pour souligner les limites du protocole actuel et proposer des « techniques alternatives naturelles » comme la phagothérapie. La réponse de l’Anses, promise avant la fin de l’année 2016, se fait toujours attendre.

« Pour l’instant, les petites structures sont mises sous pression par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), souligne Jean-Maxime Buisson, également co-porte-parole du groupement d’agriculture biologique de la Drôme. Nous avons 4 200 poules, mais comme on a plusieurs bâtiments, il faut compter entre vingt et trente prélèvements par an. A l’inverse, une structure bio industrielle qui compte dans un même bâtiment 18 000 poules sera soumise à 4 ou 5 prélèvements. C’est injuste, et psychologiquement, c’est insoutenable. Il n’y a aucune reconnaissance de notre travail. »

Selon les départements et les inspecteurs, des exigences variables

« Le règlement est national mais il n’y a pas une DDPP qui procède de la même façon », s’insurge Annick Cellard. Un avis partagé par Denis Surgey dans le Vaucluse, qui note « une pression maximale » dans son département. « Ici, la direction départementale a exigé que des aménagements soient faits immédiatement, alors que la date butoir est le 1er juillet 2018. » A l’inverse, dans le Calvados, Olivier Storez évoque une rencontre avec le Préfet sur l’application des normes dont « le discours était assez réconfortant » : « La DDPP nous a dit qu’elle allait faire remonter les difficultés que nous rencontrons au ministère ».

La vétérinaire Christine Filliat reconnaît le fait que l’interprétation de la loi varie d’une DDPP à l’autre. « Il faut en finir avec cette situation dans laquelle l’application de la norme dépend du contrôleur. C’est la raison pour laquelle une réunion s’est récemment tenue avec l’ensemble des inspecteurs nationaux, pour essayer d’aboutir à un consensus », détaille-t-elle.

Privilégier l’obligation de résultat sur celle de moyen

Christine Filliat travaille avec la Confédération paysanne sur l’élaboration d’un guide pratique qui doit être validé par l’Institut technique des filières avicoles et l’administration, pour adapter la loi aux élevages en plein air. Ce guide concerne notamment les élevages dits « en autarcie », ayant le contrôle de leur chaîne de production, pour éviter l’introduction de virus (lire notre enquête sur les dessous de l’influenza aviaire et voir cette pétition). L’enjeu : trouver un équilibre entre le risque réel et l’investissement réalisé.

« Je ne suis pas forcément contre les normes, mais elles doivent être adaptées en fonction de l’échelle d’élevage », appuie Olivier Storez, qui prévoit d’organiser une formation dans le département. « Nous militons pour une obligation de résultat, et pas de moyens, atteste Denis Surgey. Notre intérêt c’est de préserver la santé publique et de garder notre clientèle en prenant les précautions nécessaires. » Depuis sa ferme dans le Rhône, Annick Cellard regrette que les éleveurs ne soient pas assez soutenus par les élus. A défaut de promesses électorales qui risqueraient de ne pas être suivies d’effet, ce sont les consommateurs des Amap où elle livre ses œufs qui lui permettent de tenir.

Sophie Chapelle

Photo de une : CC darvoiteau
Autres photos : © Sophie Chapelle / accueil de public sur une ferme dans le Rhône

Notes

[1Voir ici l’arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs dans le cadre de la prévention contre l’influenza aviaire. A noter que les élevages familiaux ne sont donc pas concernés (sauf dans le cas du confinement obligatoire pour la grippe aviaire.

[2Face aux rumeurs circulant dans la filière avicole autour des différentes mesures de biosécurité à mettre en place, la vétérinaire Christine Filliat insiste sur quelques points fondamentaux : revêtir une tenue spécifique à l’élevage en passant par un sas, pouvoir maitriser ce qui rentre dans les élevages – véhicule ou camion d’aliments à nettoyer à l’entrée et à la sortie du site –, être rigoureux sur la gestion des fumiers et cadavres d’animaux. Télécharger aussi ce document de la Confédération paysanne qui détaille les obligations.

Source

 

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Climatologue et ancien conseiller de la NASA, J. L. Casey prévoit une vague de froid exceptionnelle durant 30 ans

 
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Publié par le 22 mai 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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Près de Naples, le super-volcan inquiète (très) sérieusement les chercheurs

Crédits : Nasa

Près de Naples, en Italie, le réseau volcanique des Campi Flegrei pourrait bien se réveiller après avoir sommeillé dans les sous-sols de la ville depuis près de 500 ans. Une éruption serait destructrice.

Les chercheurs avertissent que la bête se rapproche d’un point de pression critique. Situés à une vingtaine de kilomètres de Naples, les Champs Phlégréens montrent en effet des signes de réveil. Et celui-ci risque d’être brutal. Cette chaudière ardente est prête à souffler une fois de plus avec une pression accrue observée au cours des 67 dernières années et ne montrant aucun signe de relâchement. Les deux plus grandes éruptions ont été enregistrées il y a 35 000 et 12 000 ans. La dernière éruption, plus petite, remonte quant à elle à 1538. Plus de quarante kilomètres cubes de matériaux volcaniques avaient alors été déversés et des cendres avaient été retrouvées jusqu’en Sibérie. Selon les chercheurs, si une nouvelle éruption de ce genre se reproduisait aujourd’hui, elle pourrait faire des dizaines de milliers de victimes.

« Il est impératif que les autorités se préparent », prévient Christopher Kilburn de L’University College London Hazard Center. Les chercheurs annoncent en effet avoir enregistré « plusieurs signes inquiétants », dont « l’accumulation de tensions tectoniques et la déformation des roches dans la bouche du volcan ». En quelques mois seulement, la lave serait considérablement remontée, se trouvant désormais à trois kilomètres de la surface de la Terre.

Fumerole à Campi Flegrei / Domaine Public

Pour rappel, Campi Flegrei (ou « champs brûlants » en italien) se sont formés il y a environ 200 000 ans et couvrent une superficie de cent kilomètres carrés à l’ouest de Naples avec une caldeira massive de douze kilomètres de large situé au centre. Il possède 24 cratères et de grands édifices volcaniques principalement cachés sous la mer Méditerranée.

Les chercheurs rappellent également que les derniers mouvements telluriques importants remontent à 1984 lorsque 40 000 personnes furent évacuées au Rione Terra de Pozzuoli. La terre s’était alors soulevée de 1,80 mètre en une semaine. « Nous ne savons pas quand ou si ces troubles conduiront à une nouvelle éruption à long terme », rapporte Christopher Kilburn, « mais nous devons être prêts ».

Source , via SP

 
 

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