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Archives de Catégorie: Climat – Environnement

Des abeilles « solitaires » volent au secours des vergers français

Des abeilles solitaires volent au secours des vergers français

C’est un drame qui menace la planète entière : le déclin des abeilles est avéré, qu’elles soient élevées dans des ruches ou sauvages et solitaires. La faute à la pollution, au climat, aux virus, au frelon d’Asie et surtout aux pesticides qui déciment des colonies entières. Les apiculteurs font tout pour les protéger, renouveler leur cheptel. En vain. Face à la puissance des lobbys industriels, l’Etat et l’Anses se montrent étrangement apathiques. Comme contaminés eux-mêmes par les neurotoxiques. Heureusement, dans leur coin, certaines initiatives tentent de contrecarrer cette fatalité : espérons seulement que ça marche et que ça se généralise … Z 

Elles ne vivent pas en ruche, ne produisent pas de miel, mais elles sont championnes de la pollinisation des cultures: le printemps venu, quelques milliers d’abeilles solitaires élevées par une start-up du Lot-et-Garonne sont envoyées en mission pour doper les rendements des vergers.

Comme les abeilles qui font notre miel (Apis mellifera), ces solitaires (Osmia cornuta et Osmia rufa) fertilisent les plantes en butinant, transportant ainsi le pollen d’une fleur à une autre, mais mieux et plus vite.

« Ces abeilles, appelées osmies, étaient déjà utilisées artisanalement par certains agriculteurs en Europe, mais nous sommes pionniers pour notre capacité à les élever en quantité et à les apporter sur une parcelle au moment voulu », assure Franck Mariambourg, cofondateur et président d’Osmia.

Créée en 2014, la PME de l’agropole d’Estillac, près d’Agen, emploie sept personnes et loue aux arboriculteurs les services de ses abeilles, sous forme de boîtes (une de mâles, une autre de femelles) disposées dans des abris adaptés. Cette année, elle intervient sur environ 600 hectares, en Rhône-Alpes et dans le Sud-Ouest, mais aussi pour la première fois dans les pommiers à cidre de Normandie.

Abeille osmie. Comme les abeilles qui font notre miel (Apis mellifera), ces solitaires (Osmia cornuta et Osmia rufa) fertilisent les plantes en butinant, transportant ainsi le pollen d'une fleur à une autre, mais mieux et plus vite. © GEORGES GOBET AFP
Abeille osmie. Comme les abeilles qui font notre miel (Apis mellifera), ces solitaires (Osmia cornuta et Osmia rufa) fertilisent les plantes en butinant, transportant ainsi le pollen d’une fleur à une autre, mais mieux et plus vite. © GEORGES GOBET AFP

A peine arrivées, les abeilles se reproduisent. « Elles restent notre propriété et on récupère les cocons sur les parcelles en été, à la fin de la floraison. Ces cocons sont triés puis conservés en chambre froide jusqu’au printemps suivant », détaille Béatrice Tournier, responsable administrative de la jeune pousse.

Le froid fige le développement des cocons, qui se réactivent à la chaleur. En jouant sur la température, Osmia est capable de programmer le réveil de ses abeilles avec une précision d’une demi-journée.

« Tous les arbres fruitiers ne fleurissent pas à la même période, donc il faut pouvoir échelonner le réveil des osmies », explique-t-elle.

Responsable technique d’Osmia pour le Sud-Ouest, Nicolas Denis a longtemps été arboriculteur, avant de faire faillite. « Je n’ai jamais mis une abeille de ma vie dans mes vergers ! Je me disais : +pourquoi payer pour quelque chose que la nature nous offre+ », confie-t-il.

Une erreur selon lui : « on arrive à améliorer les rendements de 10 à 15 %. Par rapport aux engrais ce n’est vraiment pas cher », de 250 à 350 euros par hectare.

Mellifère volage

Car l’abeille solitaire est bien plus performante que celle à miel.

Pour rapporter le pollen à la ruche, les abeilles mellifères « mouillent le pollen pour en faire des boules qu’elles collent sur leurs pattes arrières, ce qui le dégrade », explique M. Denis.

Cocons d'abeilles osmies. L'hiver, les cocons sont conservés en chambre froide. En jouant sur la température, la société Osmia est capable de programmer le réveil de ses abeilles avec une précision d'une demi-journée. © GEORGES GOBET AFP
Cocons d’abeilles osmies. L’hiver, les cocons sont conservés en chambre froide. En jouant sur la température, la société Osmia est capable de programmer le réveil de ses abeilles avec une précision d’une demi-journée. © GEORGES GOBET AFP

Les osmies, elles, se couvrent mécaniquement de pollen en entrant dans la fleur grâce à leurs poils fournis qui forment comme une « brosse » sur le ventre. Résultat, un taux de pollinisation exceptionnel : plus de 90 % pour l’osmie à chaque visite de fleur, trois fois plus que la mellifère.

Surtout, l’abeille domestique est volage ! Avec un rayon d’action pouvant dépasser trois kilomètres, elle a une fâcheuse tendance à délaisser le verger qu’on lui a assigné pour aller butiner ce si attrayant champ de colza voisin…

Ce fut vraisemblablement le cas dans cette parcelle de cerisiers de Brax, près d’Agen, où Nicolas Denis est venu installer ses boîtes d’osmies. Malgré les ruches, la production plafonnait. Au printemps 2017, l’exploitant s’est tourné vers Osmia et ses pensionnaires. Résultat : une récolte passée de 5 à 10 tonnes par hectare.

Les osmies s’éloignent peu de leur abri, 50 à 100 m au plus, « ce qui permet de cibler les cultures », décrypte M. Denis. Surtout, elles sont spécialisées dans le pollen des rosacées (amandiers, abricotiers, pruniers, pommiers, etc.) qu’elles récoltent afin de constituer une réserve de nourriture hivernale pour leurs larves.

Elles butinent très rapidement (jusqu’à 17 fleurs par minute) et « ne repassent jamais deux fois sur la même fleur car elles les marquent », souligne Nicolas Denis.

Dernier atout, elles ne piquent quasiment jamais, une chance pour Nicolas Denis qui les manipule toute la journée : « j’y suis allergique ! ».

(AFP)

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Publié par le 18 avril 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Une enzyme gloutonne qui dévore le plastique créée « par hasard » par des scientifiques

Des chercheurs américains et britanniques ont conçu par hasard une enzyme capable de détruire du plastique, ce qui pourrait contribuer à résoudre le problème mondial lié à ce type de pollution.

Parfois le hasard fait bien les choses …. Mais en même temps ça montre que les scientifiques ne maîtrisent pas toujours ce qu’ils font, loin de là, ce sont même plutôt des apprentis sorciers : et s’il avaient créé « par hasard » une enzyme gloutonne dévoreuse de cellules ou de chaire humaine ???!!! Nous serions mal barrés !! LOL . Z .

Des chercheurs américains et britanniques ont conçu – par hasard ! – une enzyme gloutonne capable de détruire du plastique en le dévorant. Cela pourrait contribuer à résoudre le problème mondial lié à ce type de pollution, selon une étude publiée ce lundi.

Drôles de bestioles, les enzymes. Ou, plutôt, drôles de protéines. Elles servent de catalyseur à nombre de réactions chimiques – pour faire court : elles les accélèrent. Certaines enzymes catalysent ainsi en quelques millisecondes une réaction qui prendrait, en leur absence, plusieurs millions d’années.

Intéressant quand on sait que le plastique, qui a fait et fait encore le « bonheur » de l’humanité tant ses applications sont multiples, universelles, bon marché, fait aujourd’hui son plus grand malheur, polluant la terre et la mer. Plus de huit millions de tonnes de plastiques aboutissent dans les océans de la planète chaque année, créant de gigantesques continents de déchets, accentuant la toxicité de ce dérivé du pétrole et sur son impact sur la santé des êtres vivants, des générations futures et de l’environnement.

Le plastique peut perdurer des milliers d’années

Comment s’en débarrasser ? Pas facile. Si on le brûle, ce matériau dégage des gaz toxiques polluants – et il reste de la matière non détruite. On peut certes le broyer et en faire des granulats – pour les fondations de nos routes par exemple -, mais ça reste anecdotique aujourd’hui. Le recycler ? Oui, mais c’est compliqué et coûteux. Et en fin de cycle, il faut revenir au problème premier : le faire disparaître.

Car la grande majorité de ces plastiques peut perdurer pendant des centaines, voire des milliers d’années. Les scientifiques cherchent donc un moyen de les éliminer.

L’idéal serait de trouver le moyen… de les manger. Des enzymes pourraient peut-être nous y aider ? Des scientifiques de l’université britannique de Portsmouth et du laboratoire national des énergies renouvelables du ministère américain à l’Énergie ont justement concentré leurs efforts sur l’une d’entre elles, une bactérie découverte au Japon voici quelques années : l’Ideonella sakaiensis.

La bactérie a évolué à toute vitesse

Elle se nourrit uniquement d’un type de plastique, le polytéréphtalate d’éthylène (PET), qui entre dans la composition de très nombreuses bouteilles en plastique.

Les chercheurs japonais pensent que cette bactérie a évolué rapidement et récemment dans un centre de recyclage, car les plastiques n’ont été inventés que dans les années 1940.

L’objectif de l’équipe américano-britannique était de comprendre le fonctionnement de l’une de ses enzymes appelée PETase, en découvrant sa structure.

« Mais ils ont été un peu plus loin en concevant par accident une enzyme qui est encore plus efficace pour désagréger les plastiques PET », selon les conclusions publiées lundi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

« La chance joue un rôle important dans la recherche »

Des scientifiques de l’université de South Florida et de l’université brésilienne Campinas ont également participé aux expérimentations qui ont débouché sur la mutation par hasard d’une enzyme beaucoup plus efficace que la PETase naturelle.

Les scientifiques s’activent désormais à en améliorer les performances dans l’espoir de pouvoir un jour l’utiliser dans un processus industriel de destruction des plastiques.

« La chance joue souvent un rôle important dans la recherche scientifique fondamentale et notre découverte n’y fait pas exception », a commencé John McGeehan, professeur à l’école de sciences biologiques à Portsmouth.

« Bien que l’avancée soit modeste, cette découverte inattendue suggère qu’il y a de la marge pour améliorer davantage ces enzymes, pour nous rapprocher encore d’une solution de recyclage pour la montagne en constante croissance de plastiques mis au rebut », a-t-il poursuivi.

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Publié par le 17 avril 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Climat : le Gulf Stream est en train de lâcher l’Europe

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Notez que les médias ne parlent désormais plus de « réchauffement climatique » mais de « dérèglement climatique », comme je l’ai plusieurs fois signalé . Je n’ai jamais nié qu’il y a un réchauffement climatique (c’est relatif car c’est plus une phase de transition caractérisé par un dérèglement, et car on a aussi paradoxalement des hivers qui semblent de plus en plus froids dans beaucoup de parties du monde, on a par exemple eu de la neige au Sahara l’année derniere, un hiver exceptionnellement froid à New York, etc etc), la terre se réchauffe et se refroidit, c’est normal … mais je pense qu’il fait partie d’un super cycle climatique, et ce que je dénonce, c’est le réchauffement climatique qui serait d’origine « anthropique », c’est à dire d’origine humaine . Ce qui est une absurdité totale et de la pure propagande . Les périodes de hausse de CO2 annoncent en général une ère glaciaire . Voilà entre autres pourquoi j’ai beaucoup alerté sur la survenue prochaine d’une ère glaciaire . Quand on se penche sur les super cycles climatiques, un age de glace est toujours précédé par un pic d’élévation des températures terrestres . Nous sommes dans un schéma typique que j’ai déjà plusieurs fois démontré graphiques à l’appui . (faites une recherche dans le menu) Le gulf stream permet à l’Europe de l’ouest d’avoir un climat tempéré, sinon nous aurions des températures aussi froides qu’au Canada . Donc avec ce courant régulateur qui est de plus en plus perturbé, il risque de faire de plus en plus froid chez nous … Ce ne serait que le début d’un nouveau cycle climatique qui se profile. Z 

Tous les courants de l’Atlantique s’affaiblissent sous l’effet du dérèglement climatique.

Les climatologues l’annoncent et le redoutent depuis des années : sous l’influence du dérèglement climatique, la plupart des courants, petits ou grands, qui parcourent l’immense océan Atlantique en maintenant un équilibre dont bénéficient la plupart des climats européens, nord-américains et africains sont en train de se modifier. C’est ce que révèlent les deux études parues le 11 avril dans la revue anglaise Nature.

D’après les scientifiques, les courants qui parcourent l’Atlantique n’ont jamais été aussi faibles et aussi aléatoire depuis le début du Ve siècle. Ce phénomène s’ajoute à la fonte de la banquise qui déverse des millions de tonnes d’eau douce dans la mer. Cela a non seulement une influence sur l’Atlantique mais, de plus, remet en cause la circulation des eaux entre l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud.

En raison de la confrontation de plus en plus violente entre des masses d’eau dont la température et la salinité sont de plus en plus différentes, une partie des eaux chaudes gagnent les profondeurs de la mer et retournent vers le sud. Cela perturbe la circulation planétaire des eaux en provoquant ce que les spécialistes nomment « la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique ». D’où les changements et des errements de plus en plus perceptibles d’un énorme circuit d’eau qui participe à la régulation ou au maintien des climats.

Menaces sur l’Europe

C’est pour ces raisons, selon les auteurs des deux études, que le célèbre Gulf Stream qui permet à l’Europe occidentale de profiter d’un climat tempéré est en train de s’affaiblir. La cause : ce courant n’est plus suffisamment refroidi et sa densité en sel diminue. Les anomalies étaient constatées depuis des années mais, explique le professeur de l’Institut polonais de Potsdam, Stefan Rahmstorf, qui a mené l’une des études, « nous avons maintenant des certitudes ». Il ajoute :

Nous avons analysé tous les ensembles de données de température de la surface de la mer disponibles, en comprenant les données de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Le modèle que nous avons trouvé dans les mesures ressemble exactement à ce qui est annoncé par les simulations informatiques, à savoir un ralentissement du Gulf Stream.

Une mauvaise nouvelle

Les scientifiques de la deuxième étude, menée par le groupe de David Thornalley de l’université de London College, affirment que pendant les cinquante dernières années, le Gulf Stream et d’autres courants aussi importants pour l’équilibre planétaires se sont modifiés « de façon certaine au cours du XXe siècle, avec un déclin notable à partir de 1950 » et que « cette évolution est très certainement liée à des facteurs humains ». David Thornalley, responsable de l’évaluation de l’équipe anglaise, estime que la modification des courants, notamment du Gulf Stream, « représente une diminution de 3 millions de mètres cubes d’eau à la seconde, soit l’équivalent d’une quinzaine de fleuves comme l’Amazone. Et je pense que c’est une très mauvaise nouvelle ».

Les conclusions des études sont en effet inquiétantes, puisque si la cause de l’affaiblissement des courants marins, à commencer par le Gulf Stream, est liée aux modifications climatiques, il aura en plus d’autres conséquences climatiques graves.

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Publié par le 17 avril 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Les pesticides sont bien l’une des causes du déclin des oiseaux

Des bécasseaux sanderling sur un rocher de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

L’information n’est pas passée inaperçue. La semaine dernière, la publication des résultats de deux études sur le déclin de nombreuses espèces d’oiseaux a connu un écho médiatique important (dont la « une » du Monde datée 21 avril). Rapidement, le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, a une fois de plus appelé à changer les pratiques agricoles pour « inverser la tendance » et réduire l’utilisation de pesticides.

Cette annonce, fruit de deux réseaux d’étude gérés par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), a cependant soulevé de vives critiques sur le rôle que jouent les pesticides dans ce déclin inquiétant, et notamment dans une chronique de vérification des faits diffusée sur Europe 1, mercredi 28 mars. Mais celles-ci ont commis plusieurs erreurs graves.

CE QUI A ÉTÉ DIT :

« Les chercheurs n’ont pas démontré le lien de causalité avec les pesticides. »

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Les travaux de suivi des populations d’oiseaux ne cherchent pas les causes des variations d’abondance de cette faune, il est donc normal qu’ils n’apportent pas directement de « preuves » de la responsabilité des pesticides et de l’agriculture intensive, ni d’ailleurs de tout autre facteur. Par exemple, une étude épidémiologique relevant la proportion de fumeurs touchés par un cancer du poumon ne permet pas, en elle-même, d’établir un lien de causalité entre la cigarette et la maladie. Mais cela ne signifie pas que ce lien de causalité n’existe pas.

Un ensemble d’indices concordants pour un éventuel lien de causalité

De fait, il est très rare qu’une étude unique permette d’établir un lien de causalité entre deux phénomènes : chaque étude documente un fait précis (dans le cas présent, le déclin des oiseaux des champs) et c’est un ensemble d’indices concordants, apportés par une diversité d’autres travaux, qui fondent un éventuel lien de causalité avec un autre phénomène. Affirmer que les pesticides ne sont pas les premiers responsables du déclin des oiseaux parce qu’une étude non destinée à chercher des liens de causalité n’a pas mis en évidence de lien de causalité est une erreur logique.

En revanche, d’autres études établissent un lien fort entre pesticides et déclin de la faune aviaire. Une étude publiée en 2014 dans la revue Nature a montré que la chute des populations d’oiseaux insectivores était bien liée à la concentration d’insecticides néonicotinoïdes dans l’environnement (aux Pays-Bas en l’occurrence). Ce lien est d’ailleurs mis en évidence à des niveaux de contaminations minuscules, de l’ordre de quelques milliardièmes de gramme — ou nanogrammes — de pesticide par litre d’eau de surface prélevée dans l’environnement. « A des concentrations d’imidaclopride [une molécule de la famille des néonicotinoïdes] supérieures à 20 nanogrammes par litre, les populations d’oiseaux ont eu tendance à diminuer de 3,5 % en moyenne par an, écrivent les auteurs. Des analysescomplémentaires ont révélé que ce déclin spatial n’est apparu qu’après l’introduction de l’imidaclopride aux Pays-Bas, au milieu des années 1990. »

Des chercheurs de l’Office national de chasse, de la forêt et de la faune sauvage (ONCFS) ont, de leur côté, documenté l’existence d’intoxications directes d’oiseaux granivores, qui meurent de la consommation de semences enrobées de ces pesticides.

Ce ne sont là que deux études parmi les très nombreuses publiées dans la littérature scientifique et montrant que ces nouvelles générations de pesticides, utilisées depuis le milieu des années 1990, ont des effets délétères sur de nombreux compartiments de la biodiversité. Dont les oiseaux, directement ou indirectement.

Les faibles doses de pesticides sans impact ?

CE QUI A ÉTÉ DIT :

« De faibles doses de pesticides ont peu d’impact et ces intrants pèsent trois à quatre fois moins dans le déclin des oiseaux que la modification de leur habitat. »

POURQUOI C’EST FAUX

L’étude sur laquelle s’appuie cette affirmation est celle menée par des chercheurs du Centre d’écologie et de sciences de la conservation, qui a porté sur 199 champs observés dans trois régions françaises. Elle n’a pas suivi ces parcelles sur une « longue période » mais seulement entre 2009 et 2011. Un suivi temporel aussi bref ne permet pas de mesurer les effets sur la biodiversité des changements de pratiques introduits au milieu des années 1990 avec l’introduction de nouvelles générations d’insecticides systémiques.

En outre, la pondération citée (« ces intrants pèsent trois à quatre fois moins dans le déclin des oiseaux que la modification de leur habitat ») est calculée en comparant des exploitations entre elles : c’est une donnée relative qui ne permet pas de mesurer les responsabilités partagées du déclin des oiseaux constaté depuis plusieurs décennies.

Au total, il existe plusieurs centaines d’études publiées dans la littérature scientifique montrant sans ambiguïté les effets délétères des néonicotinoïdes sur des invertébrés non ciblés. Dix-huit chercheurs d’une dizaine de nationalités ont passé en revue l’ensemble de cette littérature et en ont publié, en 2015, une longue synthèse dans la revue Environnemental Science and Pollution Research. Leur conclusion :

« Malgré d’importantes lacunes dans les connaissances et des incertitudes, il existe suffisamment de connaissances pour conclure que les niveaux actuels de pollution par les néonicotinoïdes et le fipronil, résultant des utilisations actuellement autorisées, dépassent souvent les plus faibles concentrations auxquelles des effets nocifs sont observés. Ils sont donc susceptibles d’avoir des impacts biologiques et écologiques négatifs à grande échelle et ce sur une vaste gamme d’invertébrés non ciblés, dans les habitats terrestres, aquatiques, marins et benthiques. »

Dans la même revue, trois autres chercheurs ont publié, la même année, une synthèse de près de cent cinquante études montrant la toxicité directe de ces substances pour les mammifères, les oiseaux, etc.

Un gramme d’imidaclopride peuttuer autant d’abeilles que 7,3 kilogrammes de DDT

En ce qui concerne les néonicotinoïdes, les doses utilisées ne sont pas « essentielles ». En effet, ils sont principalement utilisés de manière systématique et préventive, en gainage des semences mises en terre. Or certains d’entre eux, en particulier l’imidaclopride, sont très persistants et s’accumulent d’année en année dans l’environnement. Au point que dans des régions agricoles du Royaume-Uni, les fleurs sauvages sont également contaminées et forment une source d’exposition importante pour les abeilles domestiques, ainsi que l’ont montré des chercheurs britanniques.

En outre, ces pesticides sont les plus puissants jamais synthétisés et agissent à très faibles doses : un gramme d’imidaclopride peut tuer autant d’abeilles que 7,3 kilogrammes du célèbre DDT. Un gramme de thiaméthoxame équivaut à 5,4 kg de DDT et un gramme de clothianidine compte autant que 10,8 kg de DDT.

« Pourtant, les populations d’oiseaux diminuent aussi en ville »

CE QUI A ÉTÉ DIT :

« Il faut noter qu’en ville, les populations d’oiseau ont aussi baissé d’un tiers. »

POURQUOI C’EST TROMPEUR

L’affirmation sous-entend assez clairement que le rôle des pesticides n’est pas aussi important qu’entendu car des baisses similaires sont enregistrées en ville. Pourtant, la baisse des oiseaux nichant dans le bâti peut être liée à d’autres facteurs. Elle n’est pas l’indice que les pesticides ne seraient pas un déterminant majeur du déclin des oiseaux des champs. C’est là encore une erreur de logique.

De manière générale, les pesticides ne sont certainement pas la seule cause du déclin des oiseaux.

D’autres paramètres non étudiés ?

CE QUI A ÉTÉ DIT :

« La cause de la disparition des insectes reste mystérieuse, les auteurs de ce constat n’ont pas intégré ni étudié l’effet des pesticides, des changements climatiques ou d’autres facteurs. »

POURQUOI C’EST FAUX

Les travaux d’une équipe internationale de biologistes, publiés en octobre 2017 dans la revue PLoS One, ont au contraire étudié un grand nombre de paramètres (changement du climat au cours du temps, de l’habitat, de l’utilisation des terres). Aucun ne permet d’expliquer le déclin observé des insectes volants en Allemagne — un déclin de 76 % en moins de trois décennies, qui atteint même 80 % au cours des mois d’été.

« Nous montrons que ce déclin est manifeste quel que soit le type d’habitat et que les changements des conditions météorologiques [températures, précipitations et vitesse du vent], l’utilisation des terres et les caractéristiques de l’habitat ne peuvent expliquer ce déclin global », concluent ainsi les chercheurs. Les auteurs n’ayant pas eu accès dans les régions étudiées aux changements d’utilisation de produits phytosanitaires par les agriculteurs, ils n’ont pu corréler le déclin observé aux pesticides.

Mais leur travail permet d’écarter les principales causes possibles sans lien avec l’agriculture. Les changements de pratique de celle-ci sont donc les causes les plus plausibles car, écrivent-ils, « l’intensification de l’agriculture, incluant la disparition des marges et les nouvelles méthodes de protection des cultures [c’est-à-dire l’enrobage des semences par les nouvelles générations d’insecticides systémiques] est associée à un déclin global de la diversité des plantes, des insectes, des oiseaux et d’autres espèces communes ».

Les auteurs de ces travaux ont d’ailleurs peu de doutes sur l’implication des néonicotinoïdes dans le déclin de la biodiversité en général. « Il faut adopter des restrictions internationales sur l’utilisation des néonicotinoïdes sans attendreet empêcher leur remplacement par des produits tout aussi dangereux », écrivent ainsi des chercheurs ayant participé à cette publication, dans une tribune publiée dans Le Monde.

Lire aussi :   Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une « vitesse vertigineuse »

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Publié par le 30 mars 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Finalement, les usagers ne pourront pas refuser l’installation des compteurs Linky

Hé bien c’est perdu ! Nous aurons tous linky de gré ou de force . On va continuer à chercher mais apparemment Aucun recours possible … Quelle plaie ! Z

Le Sénat a finalement retiré deux amendements relatifs au projet de loi sur la protection des données. Ils auraient permis aux usagers le souhaitant de refuser l’installation des compteurs intelligents. Plusieurs communes continuent de s’opposer au déploiement de ces appareils sur leur territoire.

La grogne des anti-Linky ne risque pas de faiblir. Mercredi 21 mars, les sénateurs ont rejeté deux amendements au projet de loi sur le Règlement général de la protection des données personnelles. Proposés par la sénatrice de Gironde Florence Lassarade, ils prévoyaient de donner la possibilité aux usagers de refuser l’installation des compteurs Linky d’Enedis, ex ERDF. Dans la région de la parlementaire, en Nouvelle-Aquitaine, plusieurs communes, parmi lesquelles Marmande, Bayonne ou encore Saint-Macaire, continuent de demander que les habitants puissent refuser l’installation des fameux compteurs s’ils le souhaitent.

Une question de liberté individuelle

Pour Florence Lassarade, «on ne peut pas installer de manière autoritaire les compteurs chez des personnes qui ne le désirent pas». À l’heure où le débat sur la protection des données personnelles est plus que jamais d’actualité, «il faut être attentif», prévient la parlementaire. «Ces compteurs permettront une analyse fine de vos habitudes énergétiques. Il faut donner la possibilité aux gens de s’y opposer, c’est une question de liberté individuelle», explique-t-elle. «Je suis pour l’apaisement, les usagers doivent être considérés, après tout, ce sont eux qui payent», conclut l’élue. Le financement du déploiement des appareils est notamment l’un des points qui cristallisent la grogne. Pourtant, si un compteur coûte 130 euros, pose comprise, ce coût est supporté par Enedis, qui en retour ne répercute pas cette somme sur les factures mais rentabilisera cet investissement sur 20 ans. En revanche, les économies réalisées par Enedis ne viendront pas, à terme, diminuer la facture des consommateurs.

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Une station spatiale chinoise devenue incontrôlable va s’écraser sur la Terre… Mais où ?

En Bref – Les chinois ont perdu le contrôle d’une de leur stations spatiales, elle fonce droit vers la terre mais on ne sait pas encore où elle va s’écraser (ce sera probablement le 1er avril 2018) …. Peut être dans le sud de la France . Les pièces en titanium devraient résister à la rentrée atmosphérique (en tout 10 % de sa structure dont les moteurs). Va-t-il y avoir des morts ??  Rassurant n’est ce pas !!! Z 

La station spatiale Tiangong-1 lancée en 2011 va bientôt rentrer dans l’atmosphère. Selon sa trajectoire, des débris pourraient éventuellement retomber sur la Corse ou la Côte d’Azur.

Même si le risque d’être touché par un débris tombé de l’espace est 10 millions de fois plus faible que celui d’être frappé par la foudre, tous les yeux vont regarder le ciel entre le 29 mars et le 6 avril.

C’est à cette période que la station spatiale chinoise Tiongang-1,mise en orbite en 2011, devrait redescendre sur terre, selon l’Agence spatiale européenne.

Le hic, c’est que les Chinois semblent avoir perdu le contrôle de cet engin, qui navigue en orbite de plus en plus basse, à quelque 250 km d’altitude. Sa rentrée dans l’atmosphère est donc inéluctable…

Projection de la trajectoire de la station chinoise

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Capture SatFlare

Au cours de sa chute, cette station de 8,5 t et de 10 m de long va en partie se disloquer, mais le risque que des débris retombent sur terre est réel.

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Capture ESA

La question est de savoir où. Selon l’ESA, la chute pourrait intervenir dans une large bande qui concerne l’Australie, l’Inde, l’Afrique, les Etats-Unis mais aussi la France, dans une zone incluant la Corse, Perpignan, Toulon ou Lourdes. A partir du 26 mars, tous les observatoires vont donc être placés en alerte.

D’ores et déjà, il est possible de suivre la trajectoire de la station spatiale chinoise pratiquement en direct.

Ce n’est pas une première puisque quelque 25 000 objets sont déjà retombés sur Terre. Le 27 janvier dernier, le second étage d’un lanceur Zenit s’était écrasé au Pérou, heureusement sans faire de victimes. En 1979, l’ancienne station spatiale américaine Skylab (90 t) était aussi rentrée dans l’atmosphère de manière incontrôlée.

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Publié par le 28 mars 2018 dans Climat - Environnement, Espace, général, Insolite

 

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Respirer tue ! L’air est désormais classé comme cancérogène !!

Respirer tue ! L'air est désormais classé comme cancérogène

Hallucinant, nous avons poussé la connerie tellement loin que désormais le simple fait de respirer est devenu dangereux pour notre santé ! Le comble de la bêtise humaine : c’est un véritable suicide collectif …. Il faut vraiment que les gens se réveillent !!! Z

La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible » s’amuse Woody Allen… Aujourd’hui l’air que nous respirons est tellement pollué qu’il a été classé comme cancérogène par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé.

Comble de l’irresponsabilité humaine, nous ne pouvons même plus prétendre respirer un air sain. En effet, l’exposition à la pollution de l’air extérieure provoque non seulement le cancer du poumon, mais augmente également le risque de cancer de la vessie. C’est la déclaration du Centre International de Recherche sur le Cancer qui vient de placer l’air extérieur comme agent cancérogène certain, c’est à dire dans le groupe 1, le plus haut niveau dans la classification du CIRC !

Ainsi l’air extérieur rejoint le groupe des pires agents cancérogènes (plus d’une centaine à ce jour) qui comprend notamment l’arsenic, l’alcool, le benzène, les particules des émissions diesel, la pilule contraceptive classique (avec oestrogène et progestérone), le formaldéhyde (présent dans l’air intérieur et les cosmétiques), les radiations ionisantes et nucléaires, les huiles de schiste, le tabagisme, les UV…

« L’air que nous respirons a été contaminé par un mélange de substances qui provoque le cancer » : Selon le CIRC, les risques sanitaires augmentent en fonction du niveau d’exposition à la pollution de l’air, et donc dans les agglomérations urbaines pour la majorité des polluants. Plus que jamais, la pollution de l’air constitue un « problème de santé environnement majeur ».

D’après le CIRC, en 2010, 223 000 personnes sont mortes dans le monde des suites d’un cancer du poumon en lien avec la pollution de l’air. Et ne croyons pas que les européens sont épargnés, bien au contraire. Une récente étude sur la qualité de l’air en Europe, publiée par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) souligne que 90 % des citadins de l’Union européenne (UE) sont exposés à l’un des polluants atmosphériques les plus nocifs et à des niveaux jugés dangereux pour la santé par l’Organisation mondiale de la santé !

90 % des citadins européens sont exposés à une pollution de l’air nocive

Les véhicules, l’industrie, l’agriculture et les habitations contribuent à la pollution de l’air en Europe. Le rapport de l’AEE montre que, malgré la diminution des rejets et la baisse de la concentration de certains polluants atmosphériques au cours des dernières décennies, le problème de la pollution de l’air en Europe est loin d’être résolu.

Deux polluants particuliers, les particules fines et l’ozone au niveau du sol, continuent d’entraîner des problèmes respiratoires, des maladies cardiovasculaires et des décès précoces. De nouveaux résultats scientifiques montrent que la pollution de l’air peut être dangereuse pour la santé humaine à des niveaux de concentration inférieurs à ceux admis jusqu’à présent.

Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE a déclaré : « La pollution de l’air est nocive pour la santé de l’homme et pour les écosystèmes. Selon les normes actuelles, une grande partie de la population ne vit pas dans un environnement sain. Pour s’engager sur la voie de la durabilité, l’Europe devra se montrer ambitieuse et aller plus loin que la législation en cours. »

Entre 2009 et 2011, jusqu’à 96 % des citadins ont été exposés à des niveaux de concentrations en particules fines (PM 2.5) supérieurs aux seuils définis par l’OMS, et jusqu’à 98 % ont été exposés à des niveaux d’ozone (O3) supérieurs aux niveaux indiqués par l’organisation. Des proportions moins importantes d’Européens ont été exposées à des niveaux de ces polluants qui dépassent les limites ou objectifs définis par la législation européenne (31 % et 14 % respectivement). Dans certains cas, de tels limites ou objectifs imposés par l’UE sont moins stricts que les directives de l’OMS.

Le rapport de l’AEE révèle également que la pollution excessive n’est pas l’apanage des villes, certaines zones rurales présentant aussi des niveaux élevés.

Heureusement, quelques succès ont été enregistrés dans le domaine de la réduction des émissions de polluants atmosphériques. Par exemple, les émissions de dioxyde de soufre des centrales électriques, de l’industrie et des transports ont été réduites au cours des dix dernières années, limitant ainsi le risque d’exposition. La suppression de l’essence au plomb a également contribué à réduire la concentration atmosphérique de plomb, lequel affecte le développement neurologique.

Le coût de la pollution de l’air en France

La morbidité et la mortalité engendrées par la pollution de l’air entraînent des dépenses, qui sont en France, en grande partie prises en charge par le système de soin : consultations, soins, médicaments, hospitalisations, indemnités journalières… Ce coût pour le système de soin que l’étude vient d’être évalué par un récent rapport du Commissariat Général au Développement Durable : entre 800 millions et 1,7 milliard d’euros par an ! Le Commissariat précise : « pour être complet, ce niveau déjà élevé de coût serait à majorer d’autres dépenses qui n’ont pu être chiffrées (transport sanitaire, consultations et examens en médecine de ville,…) ».

En moins d’un siècle, les activités humaines ont contaminé une grande partie des écosystèmes, rendant l’eau, les sols et l’air nocifs… Le futur imagé par certains films et BD d’anticipation sont maintenant rattrapés par une réalité dramatique. Toutefois, gardons-nous d’être défaitiste : nous sommes tous responsables de cet état, profitons-en pour agir et changer ce monde qui sombre dans la pollution…

Deux polluants particuliers, les particules fines et l’ozone au niveau du sol, continuent d’entraîner des problèmes respiratoires, des maladies cardiovasculaires et des décès précoces. De nouveaux résultats scientifiques montrent que la pollution de l’air peut être dangereuse pour la santé humaine à des niveaux de concentration inférieurs à ceux admis jusqu’à présent.

Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE a déclaré : « La pollution de l’air est nocive pour la santé de l’homme et pour les écosystèmes. Selon les normes actuelles, une grande partie de la population ne vit pas dans un environnement sain. Pour s’engager sur la voie de la durabilité, l’Europe devra se montrer ambitieuse et aller plus loin que la législation en cours. »

Entre 2009 et 2011, jusqu’à 96 % des citadins ont été exposés à des niveaux de concentrations en particules fines (PM 2.5) supérieurs aux seuils définis par l’OMS, et jusqu’à 98 % ont été exposés à des niveaux d’ozone (O3) supérieurs aux niveaux indiqués par l’organisation. Des proportions moins importantes d’Européens ont été exposées à des niveaux de ces polluants qui dépassent les limites ou objectifs définis par la législation européenne (31 % et 14 % respectivement). Dans certains cas, de tels limites ou objectifs imposés par l’UE sont moins stricts que les directives de l’OMS.

Le rapport de l’AEE révèle également que la pollution excessive n’est pas l’apanage des villes, certaines zones rurales présentant aussi des niveaux élevés.

Heureusement, quelques succès ont été enregistrés dans le domaine de la réduction des émissions de polluants atmosphériques. Par exemple, les émissions de dioxyde de soufre des centrales électriques, de l’industrie et des transports ont été réduites au cours des dix dernières années, limitant ainsi le risque d’exposition. La suppression de l’essence au plomb a également contribué à réduire la concentration atmosphérique de plomb, lequel affecte le développement neurologique.

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