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Archives de Catégorie: Climat – Environnement

Pour sauver les océans des déchets plastiques, devenez citoyens des îles Poubelles

Plastique dans les océans : luttez en devenant citoyen des Îles Poubelles

Une pétition en ligne soutenue par l’ONG Plastic Oceans Foundation demande à l’ONU de reconnaître cette pile de déchets comme un véritable pays : les Îles Poubelles. Portés par les courants marins, les déchets plastiques se sont amoncelés dans le nord de l’océan Pacifique. La surface qu’ils occupent dépasse dorénavant la superficie de la France, soit plus de 640.000 kilomètres carrés.  Z .

Une campagne a été lancée pour que l’ONU reconnaisse l’amoncellement de déchets plastiques au milieu du Pacifique comme son 196e Etat membre.

Les actions pour la défense de l’environnement nécessitent parfois une dose d’absurde pour attirer l’attention. Pour rappeler qu’un amoncellement de déchets plastiques, de la taille d’un pays européen moyen, flotte depuis plus de vingt ans au milieu de l’océan Pacifique, le site LADbible et l’ONG Plastic Oceans Foundation ont monté une campagne médiatique pour demander que l’île de détritus soit reconnue par l’ONU comme son 196e pays membre.

L’idée est de profiter de l’assemblée générale de l’ONU, qui se déroule cette semaine à New York, pour interpeller la communauté internationale en exigeant la création des « Trash Iles », que l’on peut traduire par « îles Poubelles ».

Les organisateurs encouragent ceux qui voudraient s’impliquer à signer une pétition (107 000 signataires actuellement), qui sera adressée au secrétaire général, Antonio Guterres, et à devenir citoyen des îles Poubelles. Al Gore, ancien vice-président américain reconverti dans la défense de l’environnementen est le « premier citoyen » et prête son image à la campagne. Des graphistes ont imaginé un passeport et une devise, le « débris », déclinée en billets tous plus déprimants les uns que les autres. Les organisateurs promettent aussi un hymne national, des élections et une équipe de football.

Si l’amas de plastique flottant dans le Pacifique devient un pays, arguent-ils, les îles Poubelles seront protégées par les traités environnementaux signés par les autres membres de l’ONU, et devront être nettoyées – et donc disparaître.

Une demande officielle a été déposée, et il n’y a pas la moindre chance qu’elle aboutisse. Mais ce lobbying a le mérite d’introduire la question du plastique dans l’océan dans la conversation médiatique et politique, et de rappeler que tous les ans près de 9 millions tonnes de déchets sont jetées dans les océans. Comme l’écrit LadBible :

« Si vous pensez que tout cela est ridicule, alors rendez-vouscompte qu’il y a une zone de la taille de la France couverte de déchets plastiques dans l’océan. »

« Gyres » océaniques et résidus de polyéthylène

Si on l’appelle bien « le 7e continent de plastique » ou « la grande parcelle de déchets du Pacifique », la concentration qui flotte dans l’océan n’est pas vraiment cette île que l’on imagine, faite de bouteilles et de sacs.

Les expéditions successives qui l’ont étudiée depuis sa découverte fortuite en 1997 la décrivent plutôt comme une « soupe », qui n’est pas visible depuis les airs, mais qui s’étendait en 2012 sur une zone de 3,4 millions de kilomètres carrés. Elle est constituée en grande partie de « particules » produites par des activités quotidiennes – comme conduire une voiture ou laver son linge –, que l’on trouve dans les enduits de bateau, les marquages routiers, les cosmétiques ou la poussière urbaine. L’océanographe François Galgani la décrivait auMonde ainsi :

« L’image d’un continent sert à sensibiliser le grand public, mais ne rend pas compte de la réalité. Il s’agit plutôt d’une multitude de microplastiques, d’un diamètre inférieur à 5 mm, en suspension à la surface ou jusqu’à 30 mètres de profondeur, difficiles à voir de loin. Mais quand on puise dans l’eau, on en remonte une quantité impressionnante. »

Cette « parcelle », dans le nord du Pacifique, n’est pas la seule. Si elle est la plus étendue, on en retrouve de similaires dans cinq grands bassins océaniques : le Pacifique Sud, l’Atlantique Nord, l’Atlantique Sud et l’océan Indien.

D'immenses plaques de déchets flottent sur tous les océans du monde.

Cinq zones qu’on appelle « gyres océaniques », où se sont échouées au moins 269 000 tonnes de détritus amenés par les courants marins et par la force centripète qui les aspire lentement vers le centre de la spirale. Ces plastiques, essentiellement des résidus de polyéthylène, de polypropylène et de polyéthylène téréphtalate (PET), ne sont pas détruits par les micro-organismes et restent à flotter éternellement, polluant l’écosystème marin. Le plus inquiétant est qu’il s’agit, littéralement, de la partie émergée d’un iceberg de pollution, puisque les scientifiques pensent que la partie immergée est plus importante encore. (source)

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Une centrale saharienne alimentera bientôt l’Europe !

Une centrale saharienne alimentera bientôt l’Europe !

Rappelons au passage qu’il existe aussi La centrale solaire Noor,  une centrale solaire thermodynamique, qui est entrée en service en février 2016 près de Ouarzazate dans le sahara au Maroc, et qui est la plus grande centrale solaire du monde .  Potentiellement, le Sahara regorge d’énergie propre exploitable. Ce que vous allez lire est un 1er pas historique, qui permettrait à l’Europe d’être plus autonome énergétiquement. Une nouvelle route énergétique – un enjeu géostratégique . Z .

C’est un nouveau projet qui pourrait voir le jour au fin fond du Sahara : une centrale photovoltaïque répondant à la demande énergétique européenne est sur le point d’être construite ! 

Suite à la publication d’une étude allemande affirmant que les déserts recevaient assez d’énergie en une journée pour répondre à la consommation énergétique mondiale annuelle, un ancien projet de l’agence Desertec avait déjà été lancé dans les années 2000. Il avait malheureusement dû être stoppé à cause de l’instabilité politique tunisienne et du coût des câbles sous-marins devant traverser les mers.

Aujourd’hui, c’est la société londonienne Nur Energie qui s’attelle à ce défi ! La centrale solaire devrait voir le jour dans le sud tunisien pour alimenter la localité, mais aussi Malte, l’Italie et peut-être même le sud de la France. Estimé à cinq milliards de dollars, le projet TuNur de 4,5 GW fournirait un quota énergétique similaire à trois réacteurs nucléaires !

 

desert-2095287_1280Plusieurs câbles sous-marins devraient traverser les mers. Une première ligne de 500 kilomètres rejoindra la Tunisie à Malte qui elle-même est déjà connectée à l’Italie grâce à 100 kilomètres de câbles ayant pour rôle de subvenir aux besoins énergétiques de la Sicile. Un deuxième réseau devant s’implanter entre la Tunisie et la capitale italienne (Rome) reste à l’étude dans l’attente d’un soutien de l’Union Européenne. Enfin, une possible ligne de câbles sous-marins pourrait joindre la Tunisie et Marseille.

Crédits : TuNur

Crédits : TuNur

Le projet TuNur pourrait donc répondre à la demande électrique des pays d’Europe du sud, tout en permettant un développement économique local pour les Tunisiens. Ce pays pauvre en attente d’investissement verrait la création de plus de 20 000 emplois directs et indirects stimulant son économie.

Même si le rendement énergétique devrait être deux fois plus important qu’en Europe, la société Nur Energie se doit de prendre en compte les conditions extrêmes présentes dans le désert du Sahara. Les tempêtes de sable et les chocs thermiques seront quotidiens, l’eau devra être en abondante quantité pour refroidir les centrales solaires et le nettoyage des panneaux photovoltaïques ne devra pas être négligé.

En attendant, le lancement du projet TuNur attend l’approbation du ministère tunisien de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables. Ce projet à dimension écologique et économique refera sûrement bientôt parler de lui.

Sources : GeopolisPositivr

via SP  

 
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Publié par le 22 septembre 2017 dans Climat - Environnement, général, International

 

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Irma, Maria et autres cyclones ne doivent rien au prétendu « réchauffement climatique »

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Les catastrophes naturelles sont, nous le savons, de véritables aubaines pour le monde médiatique, toujours en mal de sensationnel. Le cyclone Irma (la première lettre indiquant son intensité sur une échelle utilisé par les spécialistes) qui a touché les Antilles et dévasté Saint-Martin et Saint-Barthélemy n’a pas échappé à la règle.

Un déluge de commentaires, tous plus ou moins mal documentés, a envahi l’ensemble des médias. Comme un seul homme, les journalistes ont désigné le coupable idéal : le réchauffement climatique d’origine anthropique (RCOA) et son complice le président américain Donald Trump, élu il y a à peine moins d’un an !

En réalité, Irma, Maria et les autres cyclones ne doivent rien aux RCOA, une thèse de toute façon bien trop fragile sur le plan strictement scientifique. Dans mon ouvrage Mythes et réalités de la science, la thèse de l’imputation des phénomènes extrêmes à l’activité humaine est sévèrement battue en brèche à l’aune de l’analyse des phénomènes passés. Un simple coup d’œil sur des catastrophes datant d’environ quelques siècles, bien avant donc la révolution industrielle, démontre l’inanité des commentaires journalistes et d’experts scientifiques autoproclamée sur la question. Les cyclones sont de plus des phénomènes météorologiques, donc brefs à l’échelle géologique, qui diffèrent des phénomènes climatiques, qui eux agissent sur des temps longs.

Pour autant, l’idée est prégnante dans les populations que les catastrophes naturelles (rebaptisées « catastrophes climatiques » pour mieux culpabiliser l’homme) sont de plus en plus fréquentes. L’historien du climat Emmanuel Garnier impute ce phénomène à l’amnésie contemporaine. Les catastrophes du passé furent aussi souvent bien plus meurtrières que celles d’aujourd’hui. Donnons quelques dates tirées de l’ouvrage Impact du climat sur la mortalité en France, de 1680 à l’époque actuelle d’Emmanuel Le Roy Ladurie et Daniel Rousseau.

Le 27 février 1658, la crue de la Seine à Paris est si violente qu’elle emporte deux arches du pont Marie (60 morts). En France, les épisodes caniculaires de 1636 et de 1718-1719 arrachent à la vie respectivement 500 000 et 700 000 sujets. Les phénomènes climatiques extrêmes n’ont donc rien de spécifiquement nouveau. Outre-Atlantique, en 1780, un grand ouragan s’abat sur les îles Caraïbes tuant plus de 20000 personnes. C’est l’une des tempêtes les plus mortelles jamais enregistrées. Seul l’ouragan Mitch en 1998, avec 11 000 morts en Amérique centrale, s’en rapproche en intensité (pour approfondir ce sujet, voir Mythes et réalités de la science).

Le GIEC lui-même, dans un rapport spécialement dédié [1] reconnaît la grande difficulté, voire l’impossibilité d’attribuer à un quelconque événement extrême une relation de cause à effet bien précise et d’origine anthropique (comme celle susceptible de modifier le climat comme le clament les alarmistes). Cependant l’ampleur de la catastrophe ne justifie en rien la légèreté avec laquelle le sujet est traité. C’est l’objet de cet article de rectifier un grand nombre de contre-vérités émaillées ici et là dans les médias français avec hélas, mille fois hélas, BFM TV et Le Monde en tête.

Le 6 septembre Le Monde annonçait à ses lecteurs que le méga-cyclone Irma est l’ouragan [2] le plus puissant jamais enregistré dans l’Atlantique Nord. Faux, et de surcroît l’article est littéralement jalonné d’approximation en tous genres [3]. Qu’entend-on par puissance quand il s’agit d’un cyclone ? L’indicateur couramment utilisé est l’ACE pour Accumulated Cyclone Energy, qui est une mesure de l’énergie cinétique emmagasinée dans les immenses masses tourbillonnantes. C’est l’ACE puis la vitesse déduite qui servent d’indicateurs pour classer la dangerosité d’un cyclone sur l’échelle dite de Saffir-Simpson, qui va de 1 (qui correspond au maximum de l’échelle de Beaufort du nom de l’amiral britannique ; force 12 = vent de 119 km/h) à 5. Pour le citoyen peu rompu à la terminologie scientifique même la plus élémentaire, l’ACE est déjà une notion bien trop éloignée de ses schémas mentaux du quotidien.

Dans l’esprit de l’homme de la rue, la puissance d’un cyclone se trouve dans la vitesse des vents qu’il charrie, voire, pour les férus de bulletins météos, dans la mesure des pressions atmosphériques. Rappelons qu’un cyclone n’est rien d’autre qu’une zone de dépression (pression inférieure à la pression atmosphérique normale) que de subtils mécanismes thermodynamiques (science des échanges de chaleur) et mécaniques (force de Coriolis due à la rotation de la Terre) met en rotation. Donc en plus d’un classement à partir de l’ACE, il est possible de classer les cyclones à partir de mesures de pressions ou à partir de mesures de vitesses de vent dit soutenu (la convention étant de choisir une durée de 1 minute, ce qui est long pour des vents forts), qui diffère donc des rafales ou des bourrasques (vent saccadé et impétueux de courte durée). Pour le cyclone Irma, Méteo France et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, la météo US) enregistre [4] des mesure de pression de 915 mbar (millibar, sachant que la pression normale est de 1000 mbar = 1 bar) et des vitesses de vent soutenu de l’ordre de 290 km/h (prononcé « kilomètre par heure » et non « kilomètre heure », mais ce n’est qu’un détail qui n’agace que le scientifique). Comparons ces deux chiffres. En considérant l’indicateur de pression, Irma n’apparaît même pas dans la liste des 10 premières dépressions cycloniques mesurées dans l’Atlantique Nord (Irma apparaît en fait en treizième position). Attention : ici la pression est en hectopascals (1 hPa vaut exactement 1 mbar).

 

 

En termes de vitesses de vents soutenus, des vitesses de 290 km/h sont relativement communes pour des ouragans (5 cyclones ont enregistré de tels niveau de vitesse [5]). Donc non, Irma n’est pas le cyclone le plus puissant jamais observé dans l’Atlantique Nord.

Dans un article récent datant de 2015 [6], des auteurs français spécialistes de l’histoire du climat et des experts en assurance ont analysé sur une longue période allant de 1635 à aujourd’hui la variabilité du climat aux Antilles françaises. Leur conclusion est limpide :

« Pour la période considérée s’étalant sur quatre siècles et pour la zone des Antilles Françaises, notre série révèle une forte variabilité de l’activité cyclonique, avec un accroissement des occurrences entre 1750 et 1850 suivi d’une tendance décroissante jusqu’au XXe siècle. Pour ce dernier siècle toutefois, un tournant est observable à partir de 1956, avec un net accroissement des cyclones suivi à son tour d’un fort ralentissement après 1979. Depuis cette date, rien dans l’observation des cyclones ne soutient l’idée d’un changement climatique. »

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Chronologie et intensité des cyclones entre 1635 et 2007 aux Antilles françaises

 

Avec Irma et Maria, il faudra rajouter deux événements de classe 5 en 2017. Clairement, rien n’indique une éventuelle influence de l’activité humaine sur l’occurrence des cyclones.

Pour finir, voici un graphe publié par la NOAA qui représente l’évolution du nombre de hurricanes(cyclone américain) par classe de 1897 à 2017. Là non plus rien n’indique des tendances lourdes à l’œuvre. De plus, le petit nombre d’événements intenses (quelques très gros tous les 10 ans) rend illusoire toute spéculation reposant sur des outils statistiques, inutilisables ici.

 

 

Les commentaires sur les catastrophes naturelles (car il faut rappeler la normalité du phénomène propre à la zone caraïbe) Irma, Maria ou autres des politiques et journalistes français sont à sens unique. En pointe dans la lutte contre le controversé réchauffement climatique, les dirigeants français semblent trouver la France trop petite pour leurs ambitions. Pour la classe politique française, avec Anne Hidalgo, Ségolène Royal et Nicolas Hulot, il s’agit désormais de sauver la planète et de pointer du doigt la responsabilité (accusation manifestement absurde) du président de la première puissance mondiale. Les cyclones arrivent à point nommé et sont leurs alliés objectifs. C’est cocasse de la part d’individus dont on pourrait parier qu’ils ne sauraient faire la différence entre un joule (unité d’énergie) et un watt (unité de puissance). Cela pourrait faire rire aussi si nous n’étions pas dans le pays de Descartes, où la logique fut jadis portée au Panthéon.

Notes

[1] SREX : rapport spécial sur les événements climatiques extrêmes de 2012 pp 6-7 Cf. http:// www.ipcc-wg2.gov/SREX/images/uploads/SREX-All_FINAL.pdf 166 167

[2http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/06/irma-l-ouragan-le-plus-puissant-jamais-enregistre-dans-l-atlantique_5181793_3244.html

[3] Les termes « typhon », « ouragan » et « cyclone tropical » recouvrent tous les trois la même réalité : ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30°N et 30°S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c’est-à-dire 118 km/h (soit une force 12 sur l’échelle de Beaufort). La désignation adoptée dépend simplement de l’endroit du globe où se produit le phénomène. Le terme cyclone ou cyclone tropical est réservé à l’océan Indien et au Pacifique Sud. On parle en revanche d’ouragan en Atlantique Nord et dans le Pacifique Nord-Est et enfin de typhon dans le Pacifique Nord-Ouest.

[4] Chiffres disponibles sur le site du National Huricane Center (http://www.nhc.noaa.gov) et de météo France : http://www.meteofrance.fr/actualites/53850124-ouragans-irma-et-jose-1er-bilan

[5https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Atlantic_hurricane_records

[6] The historic reality of the cyclonic variability in French Antilles, 1635–2007 E. Garnier, J. Desarthe, and D. Moncoulonhttps://www.clim-past-discuss.net/cp-2015-2/

 Source
 
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Publié par le 20 septembre 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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Les scientifiques préviennent que le super-volcan italien Campi Flegrei devient «de plus en plus dangereux» au fur et à mesure que le Magma remonte à la surface

La «zone chaude» du Campi Flegrei

Après que le super-volcant dormant Campi Flegrei (Champs phlégréen en Français ndlr) s’est réveillé à la fin de l’année dernière, une équipe de scientifiques qui a identifié la source du magma du volcan maintenant actif affirme qu’une éruption potentiellement dévastatrice pourrait être juste au coin de la rue.

Le Campi Flegrei est une caldeira volcanique (super volcan de catégorie 7 = qui peut détruire toute vie sur terre) à l’ouest de Naples qui a éclaté au XVIe siècle. Il y a toujours été calme depuis, à l’exception de quelques petits tremblements dans les années 80. Les données sismographiques de ces grondements ont permis aux scientifiques de repérer la source du magma qui a inondé la chambre et la caldeira du Campi Flegrei, selon United Press International. Les résultats sont sans équivoque: une analyse de la zone chaude du supervolcain suggère que le Campi Flegrei pourrait être proche d’une éruption.

 « Ce que cela signifie en termes d’échelle pour toute éruption future , nous  ne pouvons pas dire, mais il ne fait aucun doute que le volcan devient de plus en plus plus dangereux », a déclaré De Siena.

« La grande question à laquelle nous devons répondre maintenant, c’est de savoir si c’est une grande couche de magma qui monte à la surface, ou quelque chose de moins inquiétant qui pourrait trouver son chemin vers la surface en mer ».

Les chercheurs comparent la zone chaude du volcan à un bol de soupe bouillant. Au cours des dernières années, le volcan est devenu considérablement plus chaud .

Il y a quatre ans, les scientifiques ont prévenu que toute éruption pourrait tuer des millions de personnes vivant près ou au-dessus du volcan.

« Ces zones peuvent donner lieu aux seules éruptions qui peuvent avoir des effets catastrophiques au niveau mondial,  comparables aux impacts majeurs des météorites », a déclaré Giuseppe De Natale, responsable d’un projet de suivi de l’activité du volcan.

Maintenant, sur la base d’une évaluation des flux actuels, les scientifiques craignent qu’une éruption potentiellement mortelle puisse se produire près d’un centre de population comme la ville de Naples.

«Au cours des 30 dernières années, le comportement du volcan a changé, tout en devenant plus chaud en raison des fluides qui imprègnent toute la caldeira», a expliqué le Dr De Siena.

« Tout ce qui a produit  de l’activité sous Pozzuoli dans les années 1980 a migré ailleurs, donc le danger ne se situe plus seulement au même endroit, il pourrait maintenant être beaucoup plus proche de Naples, plus densément peuplé.

« Cela signifie que le risque provenant de la caldeira n’est plus seulement au centre, mais il a migré. En effet, vous pouvez maintenant caractériser le Campi Flegrei comme un bol de soupe bouillant sous la surface.

« Ce que cela signifie en termes d’échelle pour toute éruption future , nous  ne pouvons pas le dire, mais il ne fait aucun doute que le volcan devient de plus en plus plus dangereux ».

L’étude, que  rapporte  Phys.org et qui fournit une référence qui pourrait aider à déterminer le moment des éruptions futures, a été dirigée par le Dr Luca De Siena à l’Université d’Aberdeen en collaboration avec l’INGV Osservatorio Vesuviano, le laboratoire RISSC de l’Université de Naples , et l’Université du Texas à Austin.

Pourtant, les scientifiques ont des questions.

« Une question qui rend perplexe les scientifiques est l’endroit où le magma est situé sous la caldeira, et notre étude fournit la première preuve qu’une zone chaude sous la ville de Pozzuoli  s’étend vers la mer à une profondeur de 4 km », a déclaré le Dr De Siena.

« Bien que ce soit l’emplacement le plus probable d’une petite poche de magma, il pourrait également s’agir du dessus d’une chambre  magmatique plus large, remplie de liquide chauffé  , situé même plus profondément ».

L’étude du Dr De Siena suggère que le magma a été empêché de s’élever vers la surface dans les années 1980 grace à la présence d’une formation rocheuse d’un à deux kilomètres qui a bloqué son chemin, ce qui l’oblige à libérer de l’énergie dans une autre direction. Bien que les implications de cela ne soient pas complètement comprises, la quantité relativement faible d’activité sismique dans la région depuis les années 1980 suggère que des pressions se forment dans la caldeira, ce qui augmente le risque d’une éruption.

Il y a quelques jours, les scientifiques ont mis en garde contre le fait que le Mont Paektu , un supervolcan dormant en Corée du Nord, puisse être réveillé pour une éruption potentiellement menaçante si la nation isolée continue de mener des essais nucléaires sur son site de test nucléaire de Punggye-ri.

Pendant ce temps, les autorités gouvernementales américaines surveillent une situation similaire qui se déroule à Yellowstone au Wyoming, un autre « supervolcan « . Une éruption à Yellowstone pourrait plonger la Terre dans un hiver volcanique, selon les scientifiques de la NASA, qui ont conçu un plan incroyablement risqué pour sauver les États-Unis du réveil du volcan.

Bien sûr, certains scientifiques disent que le plan de la NASA risque de déclencher l’éruption qu’ils essaient de prévenir.

La NASA croit que la solution la plus viable pourrait être de percer jusqu’à 10 km dans le super volcan et de pomper l’eau à haute pression. L’eau circulante reviendrait à une température d’environ 350 ° C (662 ° F), lentement jour après jour,  extrayant la chaleur du volcan. Et si un tel projet atteindrait un coût estimé à environ 3,46 milliards de dollars, il s’agit d’une idée attrayante qui pourrait convaincre les politiciens (contribuables) de faire l’investissement.

Bien sûr, le forage dans un supervolcan comprend ses propres risques, comme l’éruption que les scientifiques sont désespérés de prévenir.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 19 septembre 2017 dans Climat - Environnement, général, Insolite, International

 

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La NASA envisage de « refroidir » le super volcan de Yellowstone qui serait « une menace encore plus grande qu’un astéroïde »

Les habitants de la région ont de plus en plus de raisons de s’inquiéter d’une éruptiondu super volcan du Yellowstone, étant donné son activité sismique. Maintenant, la NASA cherche un moyen pour atténuer une éventuelle éruption massive… au risque d’en provoquer une.

Selon la BBC , les chercheurs de la NASA sont extrêmement préoccupés par le super volcan du Yellowstone, un conseiller de la NASA s’est avancé pour partager un plan ambitieux – et même désespéré, pour y faire face. La seule préoccupation est que ce plan osé, qui peut sembler comme un désir de mort à certains, peut déclencher une éruption catastrophique au lieu d’en arrêter une .

Brian Wilcox, ancien membre du Conseil consultatif de la NASA, a déclaré qu’un plan consistait à injecter de l’eau froide à haute pression au fond du super volcan, afin de refroidir la chambre à magma.

« J’étais membre du Conseil consultatif de la NASA qui étudie les moyens pour défendre la planète des astéroïdes et des comètes. Je suis venu à la conclusion, au cours de cette étude, que la menace du super volcan est sensiblement plus grande que celle d’un astéroïde ou d’une comète », a déclaré Wilcox.

Il existe des risques à forer dans un super volcan. Wilcox dit : « La chose la plus importante, c’est de ne pas faire de dégâts. Si vous percez dans la partie supérieure de la chambre à magma et essayez de le refroidir à partir de là, c’est très risqué. »

« Cela pourrait rendre le bouchon de la chambre à magma plus fragile et enclin à se fracturer. Vous pourriez déclencher une libération des gaz volatils nocifs en haut de la chambre à magma qui, autrement, n’auraient pas été libérés », a-t-il ajouté.

Prendre en considération la menace d’une éruption à Yellowstone vient à un moment sensible. Des chercheurs de l’Université des stations sismologiques de l’Utah (UUSS) ont détecté des activités sismiques, à partir de juin de cette année, autour du site du super volcan. « Des tremblements de terre ont été ressentis dans les villes environnantes de West Yellowstone, Gardiner, Montana et dans le parc national de Yellowstone », a déclaré un porte-parole de l’équipe de recherche.

Alors que l’université localise une moyenne de 1500 à 2000 tremblements de terre à Yellowstone chaque année, ce qui est significatif à propos des nombreux tremblements de terre récents est qu’ils sont plus fréquents et plus puissants. Le tremblement de terre le plus important, d’une magnitude de 4,4 sur l’échelle de Richter, s’est produit en juin 2016, selon les données de l’ Université.

« L’essaim de tremblements de terre a commencé le 12 juin 2017 à partir de 13 :00 MDT  jusqu’au 2 août 2017 et a été composé de 1562 événements », peut-on lire dans une déclaration récente de l’UUSS.

Pour mettre cela en perspective, l’UUSS a détecté presque autant de tremblements de terre en quelques mois qu’en une année complète. Avant août, le nombre de tremblements de terre était déjà supérieur à 1200 pour 2017.

Si le super volcan de Yellowstone devait entrer en éruption, on croit qu’il pourrait être 1000 fois plus puissant que l’éruption du mont St. Helens en 1980. Selon l’ UUSS, « Le Mont St. Helens a projeté un total de 1 km3  de matière. » Pourtant, la première éruption enregistrée de Yellowstone, survenant il y a 2,1 millions d’ années, a éjecté  2500 km3 de matière. Une autre éruption très importante s’est produite il y a 1,3 million d’ années et une autre, il y a environ 640 000 années.

Il existe 20 super volcans connus sur Terre ; si celui du Yellowstone éclate, son explosion pourrait avoir des répercussions non seulement sur le continent nord-américain, mais sur le monde entier.

Version anglaise : NASA plans to ‘cool down’ the SUPERVOLCANO that poses greater threat than any asteroid

 

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Baisse de température à Paris, Tamise gelée : le monde au seuil d’une période glaciaire

Image d'illustration

Une nouvelle période de glaciation s’annonce : au cours des prochaines années, les températures moyennes risquent de baisser de quelques degrés dans plusieurs villes européennes. Le Royaume-Uni doit se préparer à des décennies d’hivers rigoureux, lit-on dans le Mirror.

Des climatologues promettent aux habitants du «Vieux continent» des baisses des températures hivernales. Le Royaume-Uni risque d’être le plus touché par ce phénomène. Même la Tamise qui ne gèle plus depuis près de deux siècles pourrait se couvrir d’une épaisse couche de glace.

«Cette situation climatique sérieuse […] n’est pas susceptible de changer du jour au lendemain, car une réévaluation des cycles passés et d’autres facteurs affectant l’activité solaire actuelle et la fréquence des taches solaires nous montrent de manière absolument convaincante que nous nous approchons de quelque chose comme le minimum de Maunder [époque, approximativement située entre 1645 et 1715, durant laquelle le nombre de taches solaires et son activité de surface était significativement plus faible qu’aujourd’hui, ndlr]», estime James Madden, expert en climatologie, dans son commentaire au Mirror.

Ce dernier augure pour des décennies à venir une période où la Tamise gèlerait régulièrement ou bien une ère glaciaire de pleine échelle.

Comme l’explique à l’édition Alex Sosnowski, météorologie en chef d’AccuWeather, «les températures de surface océaniques peuvent largement affecter celles des zones riveraines».

Le climat dans la région, notamment à Londres, à Amsterdam, à Paris et à Lisbonne, peut se refroidir de quelques degrés alors que le réchauffement touche globalement la planète, ajoute-t-il.

Ce phénomène est facile à expliquer, estime pour sa part Nikolaï Doronine, de la faculté de géographie de l’Université d’État de Moscou. Dans son commentaire à Vetcherniya Moskva, il souligne que la cause principale de ce genre de changements climatiques est la fonte des glaces arctiques.
Selon M. Doronine, ce nouveau facteur a perturbé le mouvement des masses atmosphériques, si bien qu’elles ne suivent plus l’axe «ouest-est», mais «nord-sud» ce qui provoque la baisse des températures et des froidures anomales en hiver.(source)

 
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Publié par le 19 septembre 2017 dans Climat - Environnement, général, société

 

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Ouragan Maria : la Sécurité civile annonce un «black out» en Guadeloupe

Après avoir touché la Martinique, l’ouragan Maria est arrivé en Guadeloupe. Le réseau électrique de l’île est hors-service. Le réseau de communications est également endommagé, coupant la Guadeloupe du reste du monde.

La Sécurité civile a annoncé que la distribution d’électricité n’était plus assurée en Guadeloupe, en raison du passage de l’ouragan Maria. Le directeur général de la Sécurité civile, Jacques Witkowski, a fait savoir ce 19 septembre 2017 qu’il faudrait attendre plusieurs heures avant d’évaluer les dégâts. Le réseau de communications est également endommagé, coupant l’île du reste du monde. «A ce moment précis, nous sommes en situation de black-out, il est donc très difficile de communiquer avec la Guadeloupe», a déclaré Jacques Witkowski.

Après être passé sur la Martinique et la République dominicaine, le cyclone, «potentiellement catastrophique», selon les spécialistes américains, se dirigeait dans la nuit du 18 au 19 septembre vers la Guadeloupe, une dizaine de jours après le passage destructeur d’Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

En Martinique, la Sécurité civile mène des opérations de reconnaissance mais estime d’ores et déjà que les dégâts sont peu importants. «Nous pouvons constater que là, il n’y a pas de dommage significatif», a-t-il précisé lors d’une conférence de presse à Paris. Pour l’heure, on compte deux blessés «très, très légers», d’après lui.

Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France et Air Caraïbes ont annulé leurs vols en Guadeloupe, en raison des conditions météorologiques exceptionnelles. Après la Guadeloupe, Maria doit poursuivre sa course en direction des Iles vierges et de Porto Rico. (source)

 
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Publié par le 19 septembre 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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