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Ambrose Evans Pritchard : « Le premier budget de Trump est un scandale macro-économique »

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Le projet de premier budget de Donald Trump est un scandale macro-économique. Il ne prévoit rien pour contenir les coûts montant en flèche des prestations sociales pour les classes moyennes et les pensions qui menacent les États-Unis d’une lente atrophie, ou pour s’attaquer à la crise de la productivité des États-Unis.

Le document brutal qui a été envoyé au Congrès ignore Medicare, la Sécurité sociale ainsi que les autres programmes géants qui totalisent des dépenses garanties de 2,5 trillions de dollars, alors qu’il augmente le budget de la Défense de 54 milliards, soit de 10 %, des dépenses qui en soi ne permettront pas de relever le déclin d’une croissance s’étiolant inexorablement.

Le CBO (Congressional Budget Office) estime qu’une telle stratégie pousserait très rapidement le déficit à un trillion de dollars ainsi qu’à 5 % du PIB sur une base structurelle d’ici la moitié des années 2020 si tout va bien.

Le président Trump prévoit une croissance de 3 ou 4 %. Sur base de ce que nous avons vu jusqu’à présent, son plan laisserait l’économie américaine en stagnation avec une croissance maximale à long terme glissant inexorablement de 1,5 à 1 %. Il y aura peut-être un sursaut en raison des effets cycliques, même si cela reste encore à démontrer, mais il serait de courte durée et sans amélioration durable.

Les réductions importantes de financement sont entièrement concentrées sur le sixième restant du budget fédéral américain. La science, la recherche, l’environnement, la diplomatie, le support aux zones rurales, les arts et, surtout, les programmes en faveur des pauvres payeront la note.

C’est ce que la gauche craignait du premier budget de Margaret Thatcher, mais ces craintes furent très loin de la vérité. Le budget de Monsieur Trump les matérialise. Il a l’intention de revenir en arrière sur presque 70 années de démocratie sociale, ou du moins sur sa version américaine de gauche.

Steve Bannon, le conseiller de Trump, le qualifie de « déconstruction de l’État administratif », effectuée sans pitié ou scrupules. En effet, elle est faite avec délectation.

« Ne vous méprenez pas, il s’agit d’un budget de puissance coercitive, pas de puissance douce. C’est ce que le président voulait et que nous lui avons donné », a déclaré le directeur du budget Mick Mulvaney.

Toute personne espérant des investissements dans les infrastructures susceptibles, au moins, d’améliorer la compétitivité des États-Unis sera déçue. Le plan intitulé « L’Amérique d’abord : projet de budget pour restaurer la grandeur de l’Amérique » voudrait réduire le budget du département des Transports de 14 %, dont notamment le programme TIGER en faveur des routes, du rail, des ponts et des ports.

L’Institut national de la santé, l’établissement scientifique le plus prestigieux du monde, verrait son financement réduit de 5,8 milliards de dollars, soit de presque 20 %. Sa division scientifique séparée subirait les mêmes dommages avec de grosses baisses des bourses à 300 universités et laboratoires.

Le magnifique programme ARPE-E du département de l’Energie consacré à la recherche de pointe dans les nouvelles sources d’énergie et des mini-projets Manhattan de toutes sortes serait éliminé. Ce faisant, les États-Unis transmettraient à l’Asie le leadership dans la recherche du XXIe siècle. Il s’agit d’un suicide de superpuissance.

Le département d’État verrait son budget amputé de 29 %, en éviscérant l’aide étrangère, les indemnisations pour les catastrophes naturelles ou encore le programme « paix contre nourriture ». La baisse de 31 % du budget de l’Agence de protection de l’environnement semble même avoir choqué son nouveau patron, Scott Pruitt, un sceptique du changement climatique. Alors qu’il avait demandé à la Maison Blanche de calmer ses ardeurs lorsqu’il a reçu le brouillon, il n’a pu que constater une baisse encore plus forte dans le document final.

Environ 50 projets de l’Agence de la protection de l’environnement seraient abandonnés, comme le nettoyage des Grands Lacs et de la baie de Chesapeake. Il réduit grandement le financement du programme de gestion des déchets et élimine ceux concernant le traitement de l’eau et les égouts. L’argent à destination des forêts nationales sera également fortement réduit.

Tout ce qui concerne le réchauffement climatique ou les gaz à effet de serre, peu importe le département concerné, serait supprimé, que ce soit au niveau de l’Agence pour l’environnement, de la NASA, du département de l’Énergie ou même de la division du réchauffement climatique aux Nations unies. Il est ciblé avec un zèle idéologique qui frise l’obsession.

Cette campagne est une véritable déclaration de guerre au mouvement du changement climatique, et donc contre le consensus mondial. Il ne s’agit pas d’une demande visant à vérifier davantage la science, il s’agit de la supprimer. Cet assaut a lieu justement alors que Nature vient de publier les dernières tristes preuves que les grandes zones des récifs coralliens australiens sont en train de mourir, ou sont déjà mortes.

Pour faire bonne mesure, le budget veut éliminer les 3 milliards de dollars à destination du département du Logement qui financent le programme des repas à domicile pour les personnes âgées et qui aident les pauvres à payer leur facture de chauffage.

Les conséquences de telles baisses budgétaires dans de nombreux départements fédéraux seront dévastatrices pour Washington DC, et les zones avoisinantes du Maryland ainsi que de Virginie qui fournissent les contingents de fonctionnaires. C’est intentionnel. « Vous ne pouvez pas drainer les marécages en y laissant les gens », a déclaré M. Mulvaney.

Ces intentions annoncent la couleur. L’intégralité du budget ne sera pas dévoilée avant mai. Les républicains de Capitol Hill ont déjà répudié de nombreuses baisses. Les sénateurs Lindsey Graham et John McCain ont déclaré que les assauts contre le département d’État sont « morts dans l’œuf ». L’ancien président de la Chambre Newt Gingrich a qualifié d’idiotes les baisses de dotations pour la recherche scientifique. D’autres se battront pour sauver des programmes populaires dans leur région.

On pourrait dire que Donald Trump abandonne avant même d’avoir commencé en faisant des propositions aussi malicieuses qu’irresponsables, mais on pourrait également dire que cette posture de départ agressive prépare le gouvernement américain à se diriger dans ce sens (note : Trump a toujours expliqué que c’est de cette façon qu’il faut négocier, comme un marchand de tapis du souk de Marrakech, notamment dans son livre The Art of the Deal). Le compromis qui en découlerait serait très inquiétant pour le monde.

Certains disent que Monsieur Trump imite en quelque sorte Ronald Reagan. Laissez-moi réfuter catégoriquement cet argument. J’ai couvert l’ère Reagan en tant que correspondant à Washington. C’est vrai qu’il voulait réduire la taille du gouvernement mais en bout de course, Ronald Reagan avait de la compassion et du bon sens, c’était un gentleman de la tradition américaine. Ce que nous avons devant nous, c’est une horreur hobbesienne.

Article d’Ambrose Evans Pritchard, publié le 16 mars 2017 sur le site du Telegraph, via Insolentiae

 
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Publié par le 23 mars 2017 dans économie, général, International

 

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Les services secrets Britanniques ont espionné Trump pour le compte d’Obama !!!

Le juge Andrew Napolitano a déclaré sur Fox News que ce ne sont ni la NSA, ni la CIA, ni le FBI états-unien, qui ont espionné le candidat, puis le président élu Donald Trump, mais le GCHQ (Government Communications Headquarters) britannique.

Selon le juge Napolitano, le GCHQ transmettait les transcriptions des écoutes téléphoniques de la Trump Tower au président Obama qui les avait commandité.

L’administration Obama via le GCHQ, a trés bien pu utilisé un four micro-ondes pour espionner Trump , selon La conseillère de Trump (ne pas rire, lire iciici , ou encore ici par exemple)

Via Zero Hedge :

Alors que le président Obama a nié avec véhémence l’ émission d’ordres directs au ministère de la Justice ou d’autres organismes nationaux visant à surveiller le Président Trump lors de la campagne électorale 2016, il est de notoriété publique que l’Agence nationale de sécurité a la possibilité d’accéder à de la vidéo et à de l’ audio à partir de plusieurs appareils , et en en temps réel . En fait, selon Edward Snowden et documenté dans le récemment sorti film Snowden , les agences d’espionnage américaines peuvent simplement appuyer sur un bouton pour regarder ou écouter quoi que ce soit qui se passe dans une salle particulière en tournant les caméras et les micros d’un périphérique particulier. (cf par exemple Wikileaks « Year Zéro » : « Nous sommes dans 1984 de George Orwell », estime un ex-agent du MI5, ndlr)

Voici comment cela fonctionne :

La technologie existe, mais selon les spécialistes juridiques, il aurait été illégal de l’utiliser sur Donald Trump ou ses employés sans cause probables ni garantie indiquant des liens avec des organisations terroristes.

Mais alors que les agences d’espionnage domestiques comme la NSA et la CIA ne peuvent pas surveiller activement un citoyen sur le sol américain, il y a un moyen très pratique qui a été utilisé pendant plus d’une décennie pour accomplir cette tâche sans casser techniquement la loi.

Selon trois sources de renseignement qui ont parlé avec le juge Napolitano, c’est exactement ce que le président Obama a fait à l’époque, concernant le candidat Donald Trump :

Steve Watson d’Infowars.com explique :

Trois sources de renseignement distinctes croient que l’ancien président Obama a agi « en dehors de la chaîne de commandement» et a employé des agents de surveillance britanniques pour exercer une surveillance sur l’équipe de Donald Trump avant l’élection, selon un analyste juridique.

Le juge Andrew Napolitano a révélé sur «Fox & Friends » ce matin que les sources lui ont donné les détails au moment où l’affaire controversée continue à faire les gros titres.

« Trois sources de renseignement ont informé Fox News que le président Obama a agi en dehors de la chaîne de commandement », a déclaré Napolitano. « Il n’a pas utilisé la NSA, il n’a pas utilisé la CIA, il n’a pas utilisé le FBI, et il n’a pas utilisé le ministère de la Justice. »

« Il a utilisé le GCHQ.», A expliqué Napolitano.

« Que diable est le GCHQ ? Ce sont les initiales de l’agence d’espionnage britannique. Ils ont accès 24/24 h et 7/7 j à la base de données de la NSA. », A expliqué le juge.

Napolitano a noté que cela a été fait pour rendre le déni plausible. En d’autres termes, même si l’administration Obama a fait espionner Trump, il n’y aura jamais de moyen de le prouver.

« Donc, simplement en ayant deux personnes qui disent :« Si Le président Obama avait besoin de transcriptions de conversations impliquant le candidat Trump, et des conversations impliquant le président élu Trump, ‘il a été capable de le faire, et il n’y a pas d’empreintes digitales américaines sur cette affaire  » a ajouté Napolitano. Tout a été fait par des « étrangers ».

Le GCHQ est membre de l’accord des « Cinq yeux » constitué le 5 mars 1946 dans le prolongement de la Charte de l’Atlantique et de la victoire alliée.

Les liens entre le Royaume-Uni et l’administration Obama sont d’autant plus forts que Londres a financé le début de la campagne électorale présidentielle de Barack Obama. De nombreux membres de la première administration Obama avaient été choisis au sein de la Pilgrim’s Society, une très discrète association présidée par la reine Elisabeth II.

En 1974, le président Richard Nixon avait été contraint de démissionner lors du scandale du Watergate car il avait fait placer sur écoutes le quartier général de son rival démocrate.

 
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Publié par le 16 mars 2017 dans général, Insolite, International, Politique

 

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Le dispositif Clinton pour discréditer Donald Trump

David Brock est considéré comme l’un des maîtres de l’agit-prop (agitation & propagande) du 21ème siècle. Personnalité sans scrupule, il peut défendre une cause aussi bien que la détruire, selon les besoins de son employeur. Il est à la tête d’un empire de la manipulation de masse.

Cet article est une mise en garde : en novembre 2016, un vaste système d’agitation et de propagande a été mis en place pour détruire la réputation et l’autorité du président Donald Trump dès qu’il arriverait à la Maison-Blanche. C’est la première fois qu’une telle campagne est scientifiquement organisée contre un président des États-Unis et avec de tels moyens. Oui, nous entrons dans une ère de post-vérité, mais les rôles ne sont pas ceux que vous croyez.

La campagne conduite par les sponsors de Barack Obama, d’Hillary Clinton et de la destruction du Moyen-Orient élargi, contre le nouveau président états-unien se poursuit. Après la marche des femmes du 22 janvier, une marche pour la science devrait se tenir non seulement aux États-Unis, mais dans l’ensemble du monde occidental, le 22 avril. Il s’agit de montrer que Donald Trump n’est pas seulement misogyne, mais aussi obscurantiste.

Qu’il soit l’ancien organisateur du concours de Miss Univers et qu’il soit marié à un mannequin en troisièmes noces prouve qu’il méprise les femmes. Que le président conteste le rôle de Barack Obama dans la création de la Bourse climatique de Chicago (bien avant sa présidence) et qu’il rejette l’idée selon laquelle les perturbations climatiques sont causées par le rejet de carbone dans l’atmosphère attestent qu’il ne comprend rien à la science.

Pour convaincre l’opinion publique états-unienne de la folie du président qui a dit souhaiter la paix avec ses ennemis et collaborer avec eux à la prospérité économique internationale, un des plus grands spécialistes de l’agit-prop (agitation & propagande), David Brock, a mis en place un imposant dispositif avant même l’investiture.

À l’époque où il travaillait pour le compte des Républicains, Brock lança contre le président Bill Clinton ce qui devait devenir le Troopergate, l’affaire Whitewater et l’affaire Lewinsky. Ayant retourné sa veste, il est aujourd’hui au service d’Hillary Clinton pour laquelle il a déjà organisé aussi bien la démolition de la candidature de Mitt Romney que sa riposte dans l’affaire de l’assassinat de l’ambassadeur US à Benghazi. Durant les dernières primaires, c’est lui qui dirigeait les attaques contre Bernie Sanders. The National Review a qualifié Brock « d’assassin de droite devenu assassin de gauche ».

Il importe de rappeler que les deux procédures de destitution d’un président en exercice, intentées depuis la Seconde Guerre mondiale, l’ont été au profit de l’État profond et pas du tout de la démocratie. Ainsi le Watergate fut entièrement piloté par un certain « gorge profonde » qui s’avéra 33 ans plus tard être Mark Felt, l’adjoint de J. Edgar Hoover le directeur du FBI. Quant à l’affaire Lewinsky, ce ne fut qu’un moyen pour contraindre Bill Clinton à accepter la guerre contre la Yougoslavie.

La campagne actuelle est organisée en sous-main par quatre associations :

– Media Matters (« Les médias ont de l’importance ») est chargé de débusquer les erreurs de Donald Trump. Vous lisez tous les jours son bulletin dans vos journaux : le président n’est pas fiable, il s’est trompé sur tel ou tel point.

– American Bridge 21st Century (« Le pont américain du 21ème siècle ») a collationné plus de 2 000 heures de vidéos montrant Donald Trump depuis des années et plus de 18 000 autres heures de vidéos des membres de son cabinet. Il dispose de moyens technologiques sophistiqués conçus pour le département de la Défense —et en principe hors marché— lui permettant de rechercher des contradictions entre leurs anciennes déclarations et leurs positions actuelles. Il devrait étendre ses travaux à 1 200 collaborateurs du nouveau président.

– Citizens for Responsibility and Ethics in Washington — CREW (« Les citoyens pour la responsabilité et l’éthique à Washington ») est un cabinet de juristes de haut niveau chargé de traquer tout ce qui pourrait faire scandale dans l’administration Trump. La plupart des avocats de cette association travaillent gratuitement pour la cause. Ce sont eux qui ont préparé la plainte de Bob Ferguson, le procureur général de l’État de Washington, contre le décret sur l’immigration.

– Shareblue (« Le partage bleu ») est une armée électronique qui touche déjà 162 millions d’internautes aux États-Unis. Elle est chargée de répandre des thèmes fixés à l’avance, dont :

• Trump est autoritaire et voleur.
• Trump est sous l’influence de Vladimir Poutine.
• Trump a une personnalité faible et colérique, c’est un maniaco-dépressif.
• Trump n’a pas été élu par la majorité des États-uniens, il est donc illégitime.
• Son vice-président, Mike Pence, est un fasciste.
• Trump est un milliardaire qui ne cessera pas de rencontrer des conflits d’intérêts entre ses affaires personnelles et celles de l’État.
• Trump est une marionnette des frères Koch, les célèbres financiers de l’extrême-droite.
• Trump est un suprémaciste blanc qui menace les minorités.
• L’opposition anti-Trump ne cesse de croitre en dehors de Washington.
• Pour sauver la démocratie, soutenons les parlementaires démocrates qui attaquent Trump, démolissons ceux qui coopèrent avec lui.
• Même chose avec les journalistes.
• Renverser Trump va demander du temps, ne faiblissons pas le combat.

Cette association produira des newsletters et des vidéos de 30 secondes. Elle s’appuiera sur deux autres groupes : une société de documentaires vidéos, The American Independent (L’américain indépendant), et une unité statistique Benchmark Politics (Politique comparative).

L’ensemble de ce dispositif —mis en place durant la période de transition, c’est-à-dire avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche— emploie déjà plus de 300 spécialistes auxquels il convient d’ajouter de nombreux bénévoles. Son budget annuel, initialement prévu à 35 millions de dollars, a été augmenté pour atteindre environ 100 millions de dollars.

Détruire ainsi l’image —et donc l’autorité— du président des États-Unis avant qu’il ait eu le temps de faire quoi que ce soit peut être lourd de conséquences. En éliminant Saddam Hussein et Mouamar Kadhafi, la CIA a plongé ces deux pays dans un long chaos et le « pays de la Liberté » lui-même pourrait gravement souffrir d’une telle opération. Jamais ce type de technique de manipulation de masse n’avait été utilisé contre le chef de file du camp occidental.

Pour le moment, ce plan fonctionne : aucun leader politique dans le monde n’a osé se féliciter de l’élection de Donald Trump, à l’exception de Vladimir Poutine et de Mahmoud Ahmadinejad.

 

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Augmentation du budget militaire US – Un Ex Colonel Russe met en garde Trump : «Nous Ensemençons le littoral US Avec des Missiles nucléaires taupe »

Comme vous le savez, Trump a augmenté les dépenses militaires de 54 milliards $ . Il a promis « une hausse historique » de l’enveloppe destinée à la Défense dans le prochain budget fédéral.

D’autre part, comme le rapporte le journal Russe Pravda – Selon la conclusion des auteurs étasuniens d’un article publié par The Bulletin of Atomic Science, la semaine dernière, « le potentiel nucléaire US est tel qu’ils peuvent se permettre de tirer une salve stratégique sans s’attendre à des représailles » . En même temps, les analystes estiment qu’une telle situation mène à un déséquilibre dramatique.

Les experts du média Hans Christensen et Matthew McKinsey ont décortiqué les dépenses en acquisition du nouveau matériel destiné aux arsenaux nucléaires américains. Les achats portent sur une période s’étalant de 2009 jusqu’à nos jours. Les experts remarquent que non seulement ce programme est mené tambour battant, mais, qui plus est, on essaie de faire passer la modernisation de la force de frappe pour un banal exercice cherchant à améliorer la sécurité du sanctuaire national. Pourtant, les Etats-Unis sont en train d’appliquer de nouvelles technologies qui permettent d’accroître sensiblement le potentiel balistique de leur pays en améliorant la précision de la première salve qu’ils entendent tirer si guerre nucléaire il y a.

En particulier, les missiles balistiques Trident II installés dans les soutes des SNLE deviennent plus efficaces pour frapper avec un effet circulaire probable minimum les sites de lancement et les rampes immobiles des missiles ennemis. Il y a encore 10 ans, juste 20 % d’ogives américaines parvenaient à atteindre leurs cibles. Maintenant ce chiffre avoisinerait 100 % avec une redoutable efficacité. Tels sont les arguments exposés par les auteurs de l’article publié dans The Bulletin of Atomic Science.

A considérer sérieusement les informations fournies par le Bulletin américain, la Russie et la Chine devraient passer immédiatement à l’amélioration des données techniques de leurs équipements stratégiques.

L’adjoint au directeur de l’Institut de la CEI Vladimir Evseyev croit qu’il faut savoir raison garder : « J’estime qu’il serait irréaliste de croire que les Américains peuvent rester impunis en cas des frappes réalisées contre la Chine ou la Russie. (cf vidéo du début, ndlr) Tous ces calculs ne tiennent compte que des capacités des missiles balistiques intercontinentaux à rampe de lancement immobile de type terrestre, bien sûr. Cependant, je souligne que même la Chine dispose d’un complexe analogique des nôtres missiles-intercepteurs « Topol ». 

Pour moi, les Etats-Unis n’ont rien d’exceptionnel à nous montrer dans le domaine du nucléaire », conclut le chercheur.

Hé bien  la Russie (et la Chine) n’ont pas attendu les américains pour développer leurs technologies d’armement et leurs équipements stratégiques , notamment nucléaires.

En réponse à l’augmentation du budget militaire américain (ce qui est lié à l’amélioration de leur potentiel balistique dans le domaine nucléaire selon l’article publié par The Bulletin of Atomic Science)  , Un Colonel Russe met en garde Trump : «Nous Ensemençons le littoral américain Avec des Missiles nucléaires taupe »

Dans un article intitulé «consonance Oignon  » dans le journal russe Pravda, intitulé « Trump-Pump-Pump Et Notre Big Bang » , l’expert militaire russe Viktor Baranetz, colonel à la retraite et ancien porte-parole du ministère de la Défense a affirmé que la Russie a des réponses asymétriques à l’augmentation du budget militaire américain ..

Selon L’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient qui, rapporte les propos de Baranetz, la Russie est tranquillement en train «d’ensemencer» les côtes américaines avec des missiles nucléaires « taupes » « qui » creusent le sol et «sommeillent» automatiquement jusqu’à ce qu’ils reçoivent la commande  » de détonation. 

Voici des extraits de l’article de Baranetz :

« Notre réponse asymétrique consiste à déployer des ogives nucléaires »

 » Les États – Unis est le« champion du monde » des dépenses de défense par la taille de son budget militaire – près de 600 milliards $, soit 10 fois plus que Russes . Même si l’ on additionne les budgets militaires des dix premiers pays dans le monde, ils n’ atteindraient pas le budget américain ! maintenant , il se trouve que cela ne suffit pas pour Donald Trump. il a l’ intention d’augmenter les dépenses de défense de 54 milliards $. Cet argent serait suffisant pour maintenir cinq armées polonaises. Ou 10 ukrainiennes.

 » . Le public américain est déjà en train de grommeler envers Trump, qui préfère les armes au beurre Mais la ruse Trump est « d’acheter »le soutien de l’armée, ainsi que des sociétés de l’ industrie militaire. L’Ancien chef du Général le personnel de l’armée russe Yuri Baluyevsky est certain que «l’idée d’augmenter les dépenses de défense a été présenté à Trump par l’armée américaine, qui met beaucoup l’accent quant à la puissance de l’armée russe, afin d’obtenir de nouveaux fonds.

Mais comment Moscou réagira au budget militaire croissant US ?

Balouïevski répond: « . La Russie ne sera pas en concurrence avec les États – Unis dans les dépenses de défense , nous sommes dans une catégorie de poids différente Pour nous, la question principale est de savoir comment assurer la défense de la Russie à un coût moindre. Je suis sûr que nous avons déjà trouvé des réponses asymétriques. Je ne vois pas de problème ici.

«Quelles sont ces« réponses asymétriques »mystérieuses dont nos politiciens et les généraux parlent si souvent ? Peut-être un mythe ou une jolie tournure de phrase ? Non ! Notre réponse asymétrique consiste en positionnant des ogives nucléaires qui peuvent modifier leur course et altitude de sorte qu’aucun ordinateur ne peut calculer leur trajectoire. Si les Américains déploient des chars, des avions, des bataillons et des forces spéciales le long de la frontière russe – nous, nous sommes tranquillement en train «d’ensemencer» du littoral des États-Unis avec des missiles nucléaires «taupes» (ils creusent le sol, s’enfoncent dedans et «sommeillent ‘jusqu’à ce qu’ils reçoivent la commande)

[…]

« Oh, il semble que j’en ai déjà dit trop. Je dois tenir ma langue. »

 » En bref, nous pouvons apporter une réponse« asymétrique » (et moins chere) contre les Américains. Mais si Trump a de l’ argent à brûler, laissez – le le dépenser dans des armes dont les États – Unis n’auront peut – être même jamais besoin. Et ils disent que Trump est un bon homme d’ affaires … « 

Bien sûr, nous avons aucun moyen de confirmer si cela est un fait ou si ce sont de fausses nouvelles, mais nous constatons que le porte – parole du Kremlin Dmitri Peskov a rejeté ces allégations.

En réponse à la question d’un journaliste sur l’article de Baranetz, Peskov a déclaré: « Cela semble étrange, pour dire le moins, et je vous suggère de ne pas prendre ce que rapportent les médias au sérieux. »

La nouvelle normale semble en effet être Étrange depuis que Trump est devenu président. Est -ce un hasard si un navire espion russe était seulement à 30 milesde la « base Sub primary East Coast » il y a un mois.

 

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1er Grand Discours de Trump de politique générale devant le Congrès

 

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Fédérateur et messianique, Donald Trump réussit son examen de passage au Congrès

Le président Trump a peut-être trouvé sa voix. Mardi soir, Trump a tenu son premier discours devant le Congrès. Et si le fond n’a pas changé, la forme, avec un ton optimiste et rassembleur, était à des années-lumière de la rhétorique sombre et incendiaire de son investiture.

Sur un registre plus présidentiel qu’à l’habitude, le nouveau locataire de la Maison-Blanche a appelé de ses vœux le «renouveau de l’esprit américain», sans donner beaucoup de détails sur le financement de ses projets phares.

Selon les médias  « Fédérateur et messianique » Donald Trump réussit son examen de passage au Congrès : 

De l’ombre à la lumière. Trente-neuf jours séparent le discours d’investiture du président Donald Trump et celui prononcé mardi devant le Congrès réuni en session conjointe. Aussi distinct que le jour l’est de la nuit, au sens presque littéral. Le 20 janvier, sous un crachin désagréable, le milliardaire new-yorkais avait évoqué en des termes crépusculaires un «carnage américain» au sortir de l’ère Obama. Cette fois, face aux 535 élus réunis sur la colline du Capitole, son gouvernement, l’état-major, la Cour suprême amputée de trois de ses membres insoumis, Donald Trump a prononcé une allocution placée sous le signe «de l’espoir et des rêves», priant ses compatriotes «de croire en eux-mêmes, croire en l’avenir, une fois encore, en l’Amérique».

Une heure durant, il a appelé de ses vœux le «renouveau de l’esprit américain», optimiste et conquérant. Celui qui permettra de «repousser la haine et le mal» omniprésents dans une société rongée par le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme, évoqués dans les toutes premières minutes du discours. Celui qui, audacieux et magnanime, permettra d’imaginer «une réforme réelle et positive de l’immigration» et un programme de «reconstruction nationale» des infrastructures, inédit depuis Eisenhower et ses autoroutes, créateur – c’est promis – de «millions d’emplois».

Peaufinés par Steve Bannon et Stephen Miller, éminences grises du «West Wing (aile Ouest de la Maison-Blanche où sont situés les bureaux du président)», ces deux discours aux antipodes traduisent-ils les errements idéologiques d’un président novice en politique, entouré de conseillers tout aussi «bleus» dans leur domaine, ou bien participent-ils d’un scénario tissé préalablement? Un premier acte pour décrire l’étendue du désastre dont hériterait un chef de l’État animé du feu sacré, mais ébranlé par le champ de ruines reçu en héritage, puis un deuxième acte, fondateur celui-là, pour sceller un pacte de confiance avec le peuple américain.

La ficelle, grand classique de communication politique, est connue. Encore fallait-il que l’imprévisible Donald Trump accepte de jouer le jeu, et livre une performance d’acteur dans le temple de cet «establishment» vilipendé à longueur de meetings en 2016.

Rejet de l’Obamacare, érection du mur, réductions d’impôts

Pari tenu: respectant les passages obligés – le rejet de l’Obamacare, l’érection d’une «grande muraille» sur la frontière mexicaine, des «réductions d’impôts massives», la «reconstruction» de l’armée, l’éradication du «vil ennemi» djihadiste, qui se verra dénier une «tête de pont» en Amérique – il proclame sa fidélité au libre-échange mais affirme que le mot d’ordre, désormais, sera d’«acheter américain, embaucher américain».

Le nouveau locataire aime souffler le chaud et le froid, jouant de son imprévisibilité pour désarçonner ses rivaux. En termes d’alliances internationales, les alliés de l’Amérique peuvent «dormir sur leurs oreilles», car l’Amérique «forte, libre et fière» se dit prête à «mener». Mais à condition «qu’ils s’acquittent de leurs obligations financières».

Volontiers messianique, s’exprimant avec un degré d’abstraction largement inédit, le président a invité, lors d’un segment mémorable, ses compatriotes à «imaginer les merveilles que nous pourrions réaliser si nous laissons libre cours aux rêves du peuple (américain)». Tour de passe-passe sémantique d’un comédien talentueux, aux yeux de l’opposition démocrate en ordre de bataille, le discours présidentiel au Congrès devrait ravir d’aise l’Amérique de Trump, cette coalition des «gens oubliés», aux valeurs conservatrices et libertariennes mêlées, qui tous croient farouchement en des lendemains radieux, grâce à ce drôle de personnage qui a juré de «rendre sa grandeur» au pays.

Bien sûr, tout le monde retiendra l’émotion des 90 secondes de la standing ovation pour l’hommage au soldat Ryan Owens, tué lors d’un raid controversé au Yémen. Son père s’en est pris au président américain ces derniers jours, mais mardi soir, les larmes de sa veuve Carryn Owens, avec 535 élus debout, unis dans leur patriotisme, restera comme l’instant le plus fort de la jeune présidence de Donald Trump.

« A ce moment précis, il est devenu le président des Etats-Unis, point barre », a estimé Van Jones, un commentateur démocrate de CNN. Selon un sondage à chaud réalisé par la chaîne, 78% des spectateurs ont été convaincus par le discours de Donald Trump, qui n’affiche pourtant que 44% d’opinions favorable

Le chemin est tracé, l’impulsion présidentielle donnée. Reste pour ce Congrès si peu enthousiaste à creuser les contours d’un plan d’action ambitieux et résoudre en termes budgétaires l’énigme suivante: comment diable financer les chantiers pharaoniques d’un président fort en gueule, et si avare de détails?

 
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Publié par le 1 mars 2017 dans général, International, Politique

 

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Impeachment – Les Démocrates US Suggèrent d’invoquer Le 25e Amendement Sauf si Trump « se ressaisit »

Un sondage publié le 10 février, 46% des Américains souhaitent la destitution du président Trump.

Tout est fait pour en tenter de le destituer (Impeachment) – Les Démocrates US Suggèrent d’invoquer Le 25e Amendement Sauf si Trump « se ressaisit » :

Après avoir remis en question la santé mentale du président Trump plus tôt dans la semaine , il semble que démocrates ont trouvé une autre histoire à raconter : invoquer le 25e Amendement Sauf si Trump « se ressaisit » :

Dans un 1er emps, un nombre croissant de démocratesremettent ouvertement en question la santé mentale du président Trump.

Le Républicain Earl Blumenauer (D-Ore.) Dans un discours cette semaine a appelé à un examen des procédures Constitutionnelles pour déstituer le président . Il a prévenu que le 25e amendement de la Constitution pouvait être mis en oeuvre  quand il en vient à la santé mentale ou émotionnelle pour le bureau .

Le sénateur Al Franken (D-Minn.) Lors d’ une interview ce week – end avec CNN sur « l’état de l’Union » a dit que « quelques » collègues républicains ont exprimé leur inquiétude  sur la santé mentale de Trump :

Et le Républicain Ted Lieu (D-Calif.) Prévoit d’ introduire une législation qui exigerait la présence d’un psychiatre ou d’un psychologue à la Maison Blanche. Rien de moins …

Mais ça ne s’arrête pas là, l’acharnement est total, tout bon pour provoquer l’impeachment de Trump, surtout le bouc émissaire Russe :

Jerrold Nadler, député démocrate de New York, a en effet déposé une résolution demandant au ministère de la Justice de fournir au Congrès toute information disponible sur les éventuels conflits d’intérêts de Donald Trump avec la Russie.

La commission judiciaire de la Chambre a jusqu’à vendredi pour répondre à la première initiative d’un élu qui pourrait enclencher une procédure en destitution contre Donald Trump.

Le mouvement en faveur de l’« impeachment » du président a démarré avant même sa prestation de serment. Dès le lendemain du scrutin présidentiel, l’impératif « Impeach ! » a figuré sur des pancartes lors de manifestations, et des entités associées au Parti démocrate ont lancé des pétitions.

À ce jour, la pétition de change.org réunit plus de 222 000 signatures et celle de RootsAction plus de 881 000 (lire ici). La pétition de ce groupe proche de Bernie Sanders a même été déposée au Congrès la semaine dernière.

Nous avons de bonnes chances d’aboutir, même si je ne m’attends pas à ce que la destitution de Trump intervienne le mois prochain, ni le suivant

Jeff Cohen, cofondateur du RootsAction

Ces appels à la destitution, appuyés par des juristes et des parlementaires, invoquent notamment des motifs prévus à l’article 2 de la Constitution : « trahison » en ce qui concerne les soupçons de collusion avec la Russie et « corruption » au regard des conflits d’intérêts potentiels entre la fonction présidentielle et les intérêts financiers de la Trump Organization.

Depuis l’extraordinaire conférence de presse de Donald Trump jeudi dernier, des partisans de la destitution invoquent aussi ouvertement la santé mentale du chef de l’État. Earl Blumenauer, député démocrate de l’Oregon, réclame ainsi la révision de la Constitution pour inscrire la maladie mentale et les troubles émotionnels aux motifs de destitution.

Vent de révolte

Du reste, 46 % des Américains souhaitent la destitution du président Trump, selon un sondage publié le 10 février. Une hausse de 9 points rien que depuis fin janvier.

Cependant, les antécédents historiques et le rapport des forces politiques ne sont pas propices au vent de révolte qui souffle dans les pétitions et dans la rue.

Sur le plan historique, seulement 3 des 45 présidents américains ont été inculpés pour délits ou crimes passibles de destitution, et aucun n’a été effectivement destitué. Andrew Johnson et Bill Clinton furent acquittés par le Sénat, et Richard Nixon démissionna avant d’être jugé.

Par ailleurs, la destitution est un acte éminemment politique, plus qu’une procédure juridique. Or, pour le moment, les républicains sont majoritaires à la Chambre et au Sénat, et donc décisionnaires quant à l’ouverture d’une procédure en destitution et à l’interprétation de l’article 2 en cas de procès.

La chef de la minorité démocrate à la Chambre estime elle-même qu’à l’heure actuelle, une destitution de Donald Trump n’est pas justifiée. « S’il violait un jour la loi, ce sujet pourrait être évoqué, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui », déclare Nancy Pelosi.

Mais Jeff Cohen, l’un des instigateurs de la pétition parrainée par RootsAction, rejette par principe l’avis de Mme Pelosi. « Elle fait partie des dirigeants du Parti démocrate qui doivent être écartés et qui nous ont donné le désastre qu’est Trump, à cause de leur indécision et de leur connivence avec les milieux d’affaires », assène-t-il.

Le succès des appels à la destitution du président Trump dépendra non seulement de sa prestation au pouvoir dans les mois à venir, mais surtout des résultats des législatives de mi-mandat vers lesquelles les efforts des démocrates tendent déjà.

« Notre pétition est aussi un outil de mobilisation en vue des élections de 2018 », indique Jeff Cohen. « Nous espérons que le Parti démocrate gagnera des sièges, en particulier des candidats de la tendance Sanders », confie-t-il. M. Cohen souligne que RootsAction pourrait « ajouter des motifs de destitution » et que la pétition, dans son état actuel ou futur, « peut obtenir le soutien d’électeurs indépendants et de républicains centristes ».

En tout cas, Donald Trump ne doit pas s’étonner des appels à sa destitution, lui qui avait semblé prôner celle de Barack Obama il y a moins de trois ans. « Peut-on destituer un président pour incompétence grave ? » s’interrogeait en effet M. Trump dans un tweet du 4 juin 2014.

 
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Publié par le 20 février 2017 dans général, International, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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Trump accuse le renseignement américain de donner illégalement de l’information aux médias

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 Trump et les liens avec la Russie

Depuis l’élection de Donald Trump, les fuites d’informations se multiplient depuis la Maison Blanche .

Après les exclamations du président Trump aujourd’hui en ce qui concerne les fuites des dossiers classés par l’intelligence, il semble qu’il y a un plus gros problème plus grave. Comme le Rapporte le WSJ , les responsables de l’Intelligence américaine ont retenu l’ information du président Trump en raison de préoccupations qu’elles soient divulguées ou compromises.

La méfiance règne au sein de l’administration US …. Du jamais vu .

Voici plus :

 
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Publié par le 16 février 2017 dans général, International, Politique

 

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Soupçonné de connivence avec la Russie, Le « Mr Sécurité » De Trump Poussé à la démission – Moscou embarrassé …

Michael Flynn, conseiller à la sécurité de Donald Trump, était accusé d’avoir parlé au téléphone avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis des sanctions américaines contre Moscou. Il a d’abord nié les faits, avant de démissionner lundi 13 février.

C’est un homme fort de l’administration Trump qui s’en va. Empêtré dans un scandale, le conseiller à la sécurité de la Maison Blanche Michael Flynn a fini par démissionner, moins d’un mois après sa prise de fonction. Dans sa lettre de démission, Michael Flynn a reconnu avoir « par inadvertance trompé le vice-président élu (Mike Pence) et d’autres personnes avec des informations incomplètes sur (ses) discussions téléphoniques avec l’ambassadeur de Russie ».

L’ancien général Michael Flynn, à la tête du puissant Conseil de sécurité nationale (NSC) de la Maison Blanche, était soupçonné d’avoir été en contact avec le Kremlin avant l’investiture du milliardaire. Entre l’élection de Donald Trump et sa prise de fonction, le diplomate américain aurait assuré l’ambassadeur russe à Washington, Sergey Kislyak, que le gouvernement républicain serait plus souple envers Moscou que l’administration de Barack Obama. Celle-ci venait d’annoncer des sanctions contre la Russie, notamment l’expulsion de diplomates russes, soupçonnée d’ingérence dans l’élection américaine. Le Washington Post puis le New York Times ont sorti l’affaire, rapportant des retranscriptions d’appels téléphoniques entre Flynn et Kislyak.

L’administration Trump dans l’embarras

« Le président évalue la situation, il parle au vice-président […] et à plusieurs autres personnes », avait indiqué ce lundi son porte-parole Sean Spicer, alors que tout le monde s’interrogeait sur un éventuel remplacement de Michael Flynn à ce poste stratégique. La situation était d’autant plus confuse à la Maison Blanche qu’une heure avant le communiqué de Spicer, Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump, avait affirmé que Flynn bénéficiait de « la pleine confiance » du président.

Lorsque l’existence de ces appels a fait surface en janvier, l’ancien général a d’abord nié toute évocation des sanctions et, le 15 janvier, le vice-président Mike Pence avait également démenti à la télévision.

Une défense sans conviction

Mais, acculé, le « Mr Sécurité » de Donald Trump est revenu ce vendredi sur sa version par la voix d’un porte-parole : « Bien qu’il ne se souvienne pas d’avoir parlé des sanctions, il ne peut être certain que le sujet n’a jamais été abordé ». Un responsable de la Maison Blanche a alors souligné que « les commentaires du vice-président étaient basés sur ce que lui avait dit le général Flynn ».

Le démocrate Adam Schiff, membre de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a qualifié ces accusations d' »ahurissantes », estimant ce lundi que si elles étaient avérées, Michael Flynn devrait démissionner ou être démis de ses fonctions. La première option l’a emporté. Le général à la retraite Joseph Kellogg va assurer l’intérim à ce poste selon la Maison Blanche.

Les Russes ont directement réagit :  «C’est une affaire intérieure aux Etats-Unis, c’est une affaire intérieure de l’administration du président Trump. Ce ne sont pas nos affaire. Nous ne souhaitons commenter cette affaire d’aucune manière», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, rapporte RT

Le départ forcé du conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche contrarie le pouvoir russe qui épargne pour l’instant Donald Trump.

Si Moscou nourrissait de grands espoirs de réconciliation avec l’Administration Trump, la démission de Michael Flynn a de quoi les modérer. Le départ forcé du conseiller à la sécurité nationale, réputé proche du Kremlin, illustre «la russophobie» qui aurait «infecté» l’Administration de la Maison-Blanche «du sommet jusqu’à la base», a critiqué le président de la commission des affaires étrangères du Conseil de la Fédération, Konstantin Kossatchev.

Dans cette affaire, ce n’est pas le sort de l’ancien général qui est en cause mais «les relations avec la Russie qui sont ciblées», interprète son collègue sénateur, Alekseï Pouchkov, qui dénonce l’existence d’«une chasse aux sorcières» russes au sein de l’establishment américain. Quelques heures après, le porte-parole de Vladimir Poutine a tenté de recadrer le message, estimant que cet épisode n’était «pas nos affaires» mais une simple «affaire intérieure américaine».

Le Kremlin est d’abord soucieux de couper court aux accusations qui le visent d’interférence passée dans les élections américaines et tout récemment en France.

Dans ses critiques, les émissaires du pouvoir russe prennent soin de viser l’establishment américain tout en épargnant le chef de la Maison-Blanche, à l’égard duquel les déclarations de bonne intention se succèdent

Le Kremlin craint par-dessus tout que les intentions manifestées par Donald Trump de lever les sanctions américaines pesant contre la Russie – si celles-ci devaient se concrétiser – ne soient bloquées par «le lobby anti-russe» à Washington, en particulier par le Congrès.

 
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Publié par le 14 février 2017 dans général, International, Politique

 

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Le Monde post-Trump : Du Grexit à la Naissance d’une nouvelle Europe

Nos économies ont profondément divergé avec l’euro, au profit des Allemands …

Suite à l’élection de Trump, un nouveau monde est en train de naître . Et une nouvelle Europe est d’ores et déjà en gestation (pour le moment l’UE est désorientée par le nouveau président élu). Pour cela, l’ancienne Europe doit d’abord disparaître (lire ici) . La Grèce pourrait certainement être le déclencheur concret (cf mon papier d’hier : Selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE , la Grèce pourrait enfin «rompre les liens avec l’Allemagne et sortir de L’Euro » )

En effet, selon un récent article du journal allemand Bild , «le Grexit est de retour». C’est Wolfgang Schäuble qui semble avoir remis le sujet sur le tapis, à l’issue de l’Eurogroupe du 27 janvier dernier.

En Grèce le piège de Wolfgang Schäuble se referme :

L’appel d’Alexis Tsipras à l’Allemagne à ne pas « jouer avec le feu » traduit surtout une impuissance face au jeu de Wolfgang Schäuble qui n’a jamais abandonné son projet d’une exclusion de la Grèce de la zone euro…

Alexis Tsipras a donc voulu se montrer ferme ce dimanche 12 février devant le congrès de Syriza en appelant le ministre fédéral allemand Wolfgang Schäuble à « ne pas jouer avec le feu ». Mais derrière ces énièmes rodomontades de l’hôte de Maximou, le Matignon hellénique, se cache en réalité un cri de désespoir. Car le Premier ministre grec, qui, depuis le mois de juillet 2015 tente d’obtenir la bienveillance des créanciers voit progressivement se refermer sur lui un piège redoutable, dont il doit se résoudre à n’être que le spectateur avant d’en être la victime.

(….)

Le piège se referme

Les exigences (de Tsipras en colère mais impuissant,  et du FMI qui s’était rallié à la position Allemande mais qui vient de faire volte face, ndlr) sont simplement inadmissibles pour Wolfgang Schäuble (et donc l’Eurogroupe..) qui reste fidèle à la doctrine édictée par Angela Merkel en 2010 : « pas un euro pour la Grèce ». Cette doctrine pouvait supposer des prêts, mais exclut toute coupe dans la dette, ce qui signifierait des dons. Wolfgang Schäuble n’a jamais eu l’intention d’accepter un tel geste. Pas plus aujourd’hui qu’en août 2013, lorsqu’il a accepté le mémorandum sous condition d’une participation future du FMI. Le ministre allemand des Finances savait donc parfaitement ce qu’il faisait : la participation du FMI n’était, en réalité, pas possible. Une fois cette vérité découverte, Wolfgang Schäuble pourra rouvrir la question refermée en 2015 de la participation de la Grèce à la zone euro. Car, si le FMI refuse de participer au programme, ce dernier deviendra caduc pour Berlin, une des conditions de son existence étant tombée. Sans argent du programme, la Grèce n’aura alors que deux options : ou réclamer une nouvelle « aide » au seul MES, sans appel au FMI et donc en excluant définitivement l’option d’une coupe dans la dette publique ou bien une sortie de la zone euro de la Grèce qui ne réglera pas le problème (sauf à faire défaut) puisque la dette publique est sous contrat international et libellée en euros.

L’application du programme Schäuble ?

Wolfgang Schäuble, en juillet 2015, avait proposé la sortie de la Grèce de la zone euro pour « cinq ans ». Cette option avait alors été rejetée par Angela Merkel, mais le ministre fédéral des finances n’a pas dit son dernier mot. Il a placé un ver dans le mémorandum qui a fini par le ronger et qui, inévitablement, va venir reposer la question. Wolfgang Schäuble avance dans son projet propre d’organisation européenne conforme à son fameux projet de 1994, signé avec Karl Lamers : celle d’un « noyau dur » de la zone euro. Et dans les deux cas cités plus haut, cette option va se rapprocher : il s’agira de corriger la zone euro actuelle, soit par une exclusion des « mauvais élèves », soit par une correction encore plus sévère avec plus de réformes et plus de conditions d’excédents primaires après 2018. Dans les deux cas, il s’agit aussi de présenter de nouvelles règles non-écrites aux autres pays de la zone euro pour l’avenir : s’ajuster unilatéralement ou sortir. Au-delà de la Grèce, c’est donc l’avenir de la zone euro qui se joue en Grèce : si les plans de Wolfgang Schäuble s’appliquent, c’en sera fini des rêves de zone euro plus équilibrée et plus solidaire.

(….)

Quant à Alexis Tsipras, il ne peut rien faire contre cette logique infernale dont il est à la fois spectateur et victime. Il voit le piège se refermer lentement, à mesure que le FMI s’éloigne du programme. Il tente donc de se raccrocher à une fantomatique stratégie « politique », mais il sait que son sort et celui du peuple grec ne dépendent que du bon vouloir de l’Eurogroupe, c’est-à-dire de Wolfgang Schäuble.

 
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Publié par le 14 février 2017 dans économie, général, International

 

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