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Vladimir Ilitch Trump ?

Que dieu bénisse Donald Trump pour s’être débarrassé de James Comey ! Quelques jours avant ce pas décisif, Justin Raimondo avait qualifié James Comey d’homme « le plus puissant de l’Amérique ». C’est Comey qui poussait les US à une guerre innécessaire avec une Russie réticente. Répondant à une question de Lindsey Graham, belliciste notoire, il avait dit que les Russes constituent « la plus grande menace pour n’importe quelle nation, étant données leurs intentions et leurs capacités. » Ce qui déborde quelque peu de l’agenda du FBI, certes. Il revendiquait le droit de décider de la politique étrangère des US, et de décider qui sont les médias légitimes, les MSM (main stream), par opposition à Wikileaks. Il avait vu trop grand, et il a pris une déculottée.

En saquant Comey, Trump a franchi une première étape pour regagner le terrain perdu. Nous l’avions vu reculer précédemment : il avait viré Bannon, bombardé la Syrie, promu sa bêtasse de fille et son coquin de mari, les hissant presque à un statut présidentiel. Les résultats étaient bien tristes. Il se retrouvait traité comme un canard boiteux, pas seulement une cible à abattre. Le comportement de Comey était particulièrement insultant. Si la politique extérieure doit être décidée par le FBI et le New York Times, nul besoin d’avoir un président.

J’applaudirais encore si Trump lâchait quelques drones tueurs, dans le style Obama, pour en finir avec John McCain et Lindsey Graham. J’imagine le spectacle géant : au-dessus d’un superbe gâteau au chocolat, regarder les drones foncer droit sur ces deux  salopards. Mais Trump n’est peut-être pas de cette trempe-là, il n’a qu’à inventer un moyen moins spectaculaire pour se débarrasser des traîtres.

L’initiative suivante, consistant à inviter M. Serguëi Lavrov à la Maison Blanche, était tout à fait justifiée aussi et utile, singulièrement dans le contexte du cri de ralliement de Comey : Sus à la Russie menace universelle ! De sages cerveaux ont cru bon de suggérer qu’il avait choisi un mauvais moment pour ce faire, et qu’il risquait de prendre des coups. Elle est bien bonne ! Il se serait fait attaquer de toute façon, tôt ou tard. En faisant ce qu’il a fait au moment où il l’a fait, Trump a prouvé qu’il en était capable, c’est tout. Malgré l’incroyable diabolisation de la Russie, malgré la stupide accusation d’être à la botte de Poutine, il a rencontré le Premier Ministre russe. Un geste viril, oui, « il en a », et a tout lieu d’en être fier.

Les va-t-en-guerre ont riposté avec l’accusation ridicule « il livre des secrets stratégiques à Lavrov. »

Ridicule, mais qui en dit long: l’idée est d’installer un réflexe conditionné chez les politiques et les hommes d’Etat, le genre de choses que faisait Pavlov avec les chiens. Ses chiens commençaient à saliver en entendant la cloche habituellement associée avec le repas, ou bien prenaient la fuite au son qu’ils avaient associé avec une raclée. Un politicien bien conditionné devrait changer de trottoir chaque fois qu’un diplomate russe est en vue, ce qui mettrait fin au danger de paix.

Jusqu’à maintenant, les schémas pavloviens les plus épurés, c’était le lobby israélien qui les produisait. Les juifs sont excellents pour vous conditionner. Tellement de journalistes et de politiques ont été formatés pour jurer allégeance au dogme juif. Au moindre haussement de sourcils, ils rampent à quatre pattes et clament leur amour pour Israël et/ou les juifs. Feu Joe Sobran, spirituel journaliste de Washington, les comparait aux vaches qui broutent dans un pré entouré d’une clôture légèrement électrifiée. Si elles essaient de s’en approcher, elles reçoivent une petite décharge très désagréable. Il n’en faut pas plus pour que la majorité du troupeau reste prudemment à sa place.

Et quand un politicien est formaté, on peut le mener partout où cela convient au berger. De fait, le premier à avoir murmuré que Trump « passait des secrets » à Lavrov, c’est Alan Dershowitz, le sioniste adorateur de la torture, qui a su former tellement de politiciens à l’amour d’Israël ou de ses avatars.

C’est pour cela que je préfère les hommes politiques qui prouvent qu’ils n’ont pas été effarouchés ou conditionnés par les juifs. Telle la merveilleuse Cynthia McKinney, qui a perdu son poste de députée sur la colline du Capitole, mais ne s’est pas rendue. C’est ce que j’appellerais le premier test pour un homme politique. Si les juifs peuvent vous faire plier, ils le feront. J’ajouterai, pour vous réconforter : il n’est pas nécessaire de combattre les juifs, il suffit de ne leur faire aucune concession, vous obtiendrez qu’ils fassent ce que vous voulez. C’est pratiquement la même chose que lorsqu’on promène un gros chien. Laissez-le choisir son chemin une fois, et c’est lui va vous tirer sur des kilomètres; tenez-lui la laisse courte, et il obéira.

J’ai vu cette qualité  chez le président Trump, justement. Il a rejeté l’appel juif à s’excuser pour l’étoile à six branches collée à l’image d’Hillary, il a envoyé promener ceux qui insistaient pour qu’il mentionne l’Holocauste, et même quand il l’a fait, il n’a pas même mentionné les juifs, ce qui les a consternés. Après il a filé doux pour un temps, bombardé la Syrie et fait quelques bruitages pro-israéliens, il a envoyé son Ivanka en faire plus selon la routine pro-juive, et on l’a cru en déroute. Et puis il a invité Lavrov, espérons que cette fois-ci il va garder les rênes bien en main.

Je suis quelque peu embarrassé d’encenser le président US pour des gestes aussi minimes comme de renvoyer un directeur du FBI ou de rencontrer  le ministre des Affaires étrangères d’un Etat important. La prochaine fois, il va falloir que je chante ses louanges pour avoir croqué une pomme ou s’être lavé les mains (“ah, le bon garçon!”). Mais c’est qu’on sent bien qu’il a besoin de nos encouragements pour faire quelque chose de bien. En tant que père de trois garçons, je le sais : les garçons ont besoin d’être encouragés. Et s’il n’y a pas de grands exploits à fêter, qu’ils se lavent les mains avant de passer à table, c’est déjà ça.

Ce qui attend Trump, c’est une tâche herculéenne : dérouter le navire de guerre America pour éviter la collision alors que tous les gens importants se trouvant à des postes importants veulent absolument mettre les gaz et foncer tout droit. Ils s’imaginent que l’autre, en face, se déviera le premier ; mais le « vaisseau ennemi » est un phare signalant un écueil. C’est le rocher de l’île-monde et de son cœur battant. Pourquoi est-ce que tellement d’Américains, de Britanniques et d’Européens voudraient tenter le diable en allant au-devant de la guerre et de ses désastres ?

Il y a cent ans exactement, Vladimir Ilitch Lénine avait découvert que le système auquel nous avons affaire produit nécessairement des guerres mondiales. Ce n’est pas une question de gentillesse ou de méchanceté, un affrontement entre des méchants et des  gentils, c’est le système qui veut ça. Il l’a expliqué dans un ouvrage concis, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme [de 1916, publié en 1917] mettant radicalement Marx à jour. L’idée c’est que le capitalisme évolue depuis la production dynamique et compétitive vers la mainmise du capital financier, alors que le capital financier mène inévitablement aux guerres. Si ce sont les financiers qui commandent, la guerre est inévitable, disait-il, parce qu’ils sont insatiables.

Industriels, bâtisseurs, fermiers peuvent s’arrêter aux limites de leur territoire, et le souhaiter, tandis que les financiers en  veulent toujours plus, parce qu’il n’y a pas de limite naturelle à leur expansion. Ils veulent coloniser encore plus de pays, soumettre plus de nations et pomper leur substance. La seule façon de sauver le monde des horreurs de la guerre (souvenez-vous que Lénine écrivait après Verdun et la bataille d’Ypres), c’est de se débarrasser de la domination par le capital financier (exactement la conclusion à laquelle était arrivé Jésus quand Il avait chassé les marchands du Temple).

La même année, Lénine réalisait sa grande expérience pour délivrer la Russie, son pays,des banquiers et autres exploiteurs, ce qui le vouait à subir leur haine éternelle (et des tonnes d’histoires mensongères sur sa cruauté sanguinaire, en supplément). L’histoire a démontré qu’il avait partiellement raison : les pays qui ont suivi la voie ouverte par Lénine n’ont jamais déclenché de guerre, n’ont jamais colonisé d’autres pays, mais ont prêté main-forte à d’autres qui voulaient chasser les sangsues et l’interférence occidentale. La Russie soviétique est un exemple : c’est un pays donateur pour tous les autres Etats socialistes, de la Géorgie à l’Afghanistan. Peut-être que les communistes étaient trop bons pour ce monde. Après la décommunisation de la Russie, les revenus de la Russie ont grimpé, tandis que ceux de presque tous les Etats ex-soviétiques dégringolaient, s’ils n’étaient pas soutenus par l’Europe. Et ils n’ont pas connu de guerre.

De l’autre côté, les Etats qui sont restés sous la férule des banquiers sont entrés en guerre de plus en plus fréquemment. Ils ont colonisé ou ont été colonisés. Probablement aucun plus que les US, la patrie de la Réserve Fédérale, du dollar et de tant de grandes sociétés financières.

Pour l’Amérique, la prochaine guerre mondiale est inévitable, à moins que les Américains se débarrassent de leurs financiers, et de leurs domestiques dans les médias et autres institutions d’Etat. Ma sympathie pour le président Trump se base sur son antipathie envers les hommes d’argent. A partir du moment où il a attaqué la Réserve Fédérale et Wall Street, j’ai été conquis, et vous aussi peut-être.

Seulement je ne suis pas un vrai marxiste. Je m’explique. Les marxistes considèrent les capitalistes de la finance comme une sorte d’exploiteurs progressistes. « Progressiste » n’est pas synonyme de meilleur ; c’est juste plus avancé, comme lorsqu’on parle d’une maladie à un stade avancé. Les marxistes classiques croient que le bonheur de l’humanité arrivera après la victoire totale du capitalisme financier progressiste. Lénine, lui, arrivait à la conclusion qu’il n’y avait pas de raison d’attendre leur victoire : les ouvriers peuvent tout faire en mieux. Tout dépend de ceux qui décident de s’y mettre, et comment, pour combattre le capital financier.

Le capitalisme financier a deux sortes d’ennemis : les progressistes et les réactionnaires ; les progressistes sont ceux qui veulent aller plus loin, éliminer le règne de l’argent, instaurer une joyeuse fraternité entre tous les hommes, le travail libéré, le développement humain, dans un monde sans maîtres et sans esclaves. Ces gens sont les travailleurs, et ils sont heureux de travailler à condition de ne pas être escroqués. Ils ne veulent ni exploiter ni être exploités. Julius Evola et Guénon, les penseurs phare de la droite extrême détestaient la modernité et croyaient qu’on pouvait revenir en arrière. Ils souhaitaient le retour du féodalisme ou de formations encore plus anciennes.

Nous ne réalisons pas complètement que le capitalisme industriel des années 1950, avec ses capitaines d’industrie et les gens qui ont fait l’économie réelle, celui des magnats du pétrole et des grands bâtisseurs, appartient aussi désormais au passé. Ils sont encore riches et puissants, mais les ducs et les rois aussi, et ils ont été battus aussi par des hommes d’argent très élégants.

Les marxistes croient que les progressistes vont gagner, tandis que les réactionnaires sont condamnés à la défaite. Lénine n’était pas un marxiste classique, parce qu’il croyait au grand potentiel des « réactionnaires », autrement dit des paysans. Il ne pensait pas que les gens doivent attendre que les banquiers mettent le grappin sur le monde entier. Il y a des raccourcis possibles, et les exploiteurs, on peut et on doit les battre.

Pour ma part, toujours optimiste et d’un caractère sujet à l’espérance, je ne suis pas même un vrai léniniste, dans la mesure où j’ai de la sympathie pour tous les ennemis des banquiers, révolutionnaires ou réactionnaires, d’extrême gauche ou d’extrême droite, qu’ils soient ouvriers, fermiers, aristos ou fondamentalistes religieux, gens à l’esprit libre, magnats du pétrole ou promoteurs immobiliers comme Trump. Je ne peux pas exclure la possibilité que Trump lui-même réussisse là où la gauche a échoué : réussisse à détruire la Réserve Fédérale, à tenir les banquiers en laisse, à donner aux Américains du travail productif, à les conduire vers la prospérité universelle et à les sauver d’une guerre horrible. L’idée du déterminisme historique est une idée fausse qui renie notre liberté de vouloir.

Trump comme vous peut voir que le monde peut être amélioré si les énormes ressources drainées vers la guerre sont redirigées vers la paix. Justement maintenant, la Chine vient de tenir une conférence internationale pour la Route de la Soie (OBOR) avec la participation active de la Russie, de la Chine, de la Turquie. Ils ont en tête un grand projet d’infrastructures qui permettra à de nombreux pays de se développer à côté les uns des autres. Les US n’y ont aucunement pris part, tandis que les Allemands objectaient que les Chinois  ne leur avaient pas permis d’acheter des firmes chinoises « comme eux le font en Allemagne ». Les Chinois ont bien raison ; il n’y a aucune raison de vendre ses propres firmes qui produisent. Qu’elles produisent dans l’intérêt de la nation. Cela devrait constituer une solution recevable pour Trump.

Dans bien des pays, les gens sont en train de chercher une issue à l’impasse actuelle. C’est ce que fait Jeremy Corbyn, le dirigeant des travaillistes anglais. Son problème est semblable à celui de Trump. Dans son parti, même si les organisations de base soutiennent Corbyn, les chefs ont été mis en place et promus par Tony Blair. Deux fois, Corbyn a su déjouer leurs tentatives de putsch. Et pourtant, les médias, surtout le Guardian, journal du parti dirigeant travailliste-libéral, veulent sa peau. Chaque jour, ils publient des oraisons funèbres pour la politique de Corbyn, en espérant, par quelque œuvre de magie noire, causer sa démission. Ils viennent de pré-publier un Manifeste travailliste de Corbyn révélant ce qu’il projette de faire après la victoire. Ils pensaient que cette publication serait le coup de grâce, et c’est tout le contraire qui s’est produit : les gens sont tout à fait favorables à son plan de dépenser des milliards pour revenir sur les privatisations de Thatcher et Blair. Le peuple anglais retrouverait son NHS (Service national de santé) qui était le meilleur au monde. Ils reprendraient en main leurs chemins de fer qui se détériorent, parce que les propriétaires privés écrèment les bénéfices et demandent aux contribuables de payer les charges.

Au demeurant, ces plans coûteront toujours moins cher que l’alternative conservatrice, parce que Corbyn veut éliminer l’arsenal nucléaire britannique et en finir avec l’argent  jeté par les fenêtres pour l’armement,  alors que les conservateurs veulent en dépenser encore plus en nouvelles armes. Mon petit doigt me dit que s’il gagne contre toute attente, les Russes seront accusés d’interférence en sa faveur. Ces accusations ne font pas mouche avec les candidats, mais encore moins avec les Russes, qui sont fiers d’être considérés comme aussi puissants.

Gardant à l’esprit que les travaux de Lénine ne sont pas populaires aujourd’hui, et comme son nom a été outrageusement sali, je vous recommande un nouveau livre qui vient de sortir en Russie, une biographie gigantesque rédigée par Lev Danilkine. C’est très bien écrit, ce n’est pas trop révérenciel, mais respectueux, et c’est écrit pour les lecteurs modernes, avec une radiographie de la vie de Lénine depuis son enfance sur les bords de la Volga et ses errances dans les villes d’Europe, jusqu’à sa mort à Moscou. Ce n’est pas encore traduit, mais je suis sûr que ce livre aura un grand retentissement dès que ce sera fait.

Israël Adam Shamir

Traduction : Maria Poumier

Original publié par The Unz Review.

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Publié par le 18 mai 2017 dans général, International, Politique

 

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Conflit israélo-palestinien : Abbas prêt à rencontrer Netanyahou sous le parrainage de Trump

Conflit israélo-palestinien : Abbas prêt à rencontrer Netanyahou sous le parrainage de Trump

Le président palestinien Mahmoud Abbas a dit attendre «bientôt» la visite de Donald Trump dans les Territoires palestiniens, se déclarant prêt à rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou sous le parrainage du président américain.

Lors d’un entretien avec Donald Trump la semaine passée, Mahmoud Abbas lui a fait part de sa volonté de «collaborer avec lui et à rencontrer le Premier ministre israélien sous son parrainage pour construire la paix», a annoncé le président palestinien Mahmoud Abbas le 9 mai dans des déclarations à Ramallah (en Cisjordanie occupée par Israël) au côté du président allemand Frank-Walter Steinmeier.

Donald Trump a accepté l’invitation palestinienne à venir dans les Territoires, d’après Mahmoud Abbas. «Nous attendons maintenant prochainement sa visite à Bethléem», a fait savoir le responsable palestinien.

Le président américain avait annoncé le 4 mai qu’il se rendrait fin mai en Israël dans le cadre d’une tournée le conduisant aussi en Arabie Saoudite, au Vatican, à Bruxelles et en Italie, mais n’avait pas évoqué explicitement une visite dans les Territoires palestiniens.

Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahou n’ont pas eu d’entretien direct substantiel depuis 2010, alors que les pourparlers de paix de l’un des plus vieux conflits de la planète sont enlisés depuis avril 2014 et l’échec d’une initiative diplomatique américaine.

Donald Trump, se targuant de son passé d’homme d’affaires, a dit à plusieurs reprises sa volonté de présider à un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens, là où ses prédécesseurs à la Maison Blanche se sont à plusieurs reprises cassé les dents. (source)

 
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Publié par le 10 mai 2017 dans général, International, Politique

 

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Pékin exige l’arrêt du bouclier antimissiles américain en Corée du Sud, Trump prêt à rencontrer Kim Jong-un

  • La Chine a réaffirmé ce mardi son opposition au déploiement du système antimissile américain Thaad en Corée du Sud.
    La Chine a réaffirmé ce mardi son opposition au déploiement du système antimissile américain Thaad en Corée du Sud. | REUTERS
Dans le dernier développement concernant la potentielle future guerre en Asie – ce qui aurait des conséquences dramatiques et pourrait vite dégénérer en une guerre mondiale, la Corée du Nord a accusé ce mardi les États-Unis d’amener la péninsule coréenne au bord de la guerre nucléaire, après le survol de deux bombardiers américains dans la zone, dans le cadre d’exercice conjoints avec Séoul. Cependant, Trump s’est dit, dans une interview accordée à l’agence Bloomberg, prêt à rencontrer Kim Jong-un.

Pendant ce temps la Chine a exigé ce mardi aussi l’arrêt du bouclier antimissiles américain en Corée du Sud, dont Washington a annoncé la veille la mise en service, tout en saluant les ouvertures de Donald Trump en direction de la Corée du Nord.

Pékin dénonce depuis des mois la mise en place du bouclier Thaad (pour « Terminal High Altitude Area Defense ») annoncé par Washington l’an dernier en réponse au programme nucléaire et balistique de la Corée du Nord. La Chine souligne que ce dispositif couvre une partie de son territoire et entrave sa propre force de dissuasion.

« Nous sommes opposés au déploiement du sytème Thaad en Corée du Sud. Nous appelons les parties en présence à arrêter ce déploiement immédiatement et nous prendrons fermement les mesures nécessaires pour défendre nos intérêts », a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang.

Quelques heures plus tôt, le colonel Rob Manning, porte-parole des forces américaines en Corée du Sud, avait annoncé que le Thaad était désormais « opérationnel », avec « la capacité d’intercepter les missiles nord-coréens ». Une autre responsable américain avait toutefois indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que le système n’avait atteint que « sa capacité initiale d’interception ».

Encouragé par les propos de Trump

Le porte-parole chinois s’est en revanche montré encouragé par les propos du président américain Donald Trump, qui s’est dit prêt à rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

« Si les conditions étaient réunies pour que je le rencontre, je le ferais, absolument. Je serais honoré de le faire », a affirmé Donald Trump dans un entretien accordé lundi à l’agence Bloomberg. Et ce alors que son administration avait affirmé ces dernières semaines que l’option militaire était « sur la table » face à Pyongyang.

Interrogé sur les propos de Donald Trump, M. Geng a indiqué que Pékin avait « pris note des déclarations de la partie américaine et des signaux positifs qu’elles transmettent ».

« Reprendre les négociations de paix »

« La priorité urgente est de prendre des mesures pour faire tomber la tension. Et l’une des mesures efficaces pour ce faire est de reprendre les négociations de paix » avec la Corée du Nord, a-t-il dit.

La Chine dénonce comme les États-Unis le programme nucléaire et balistique de Pyongyang mais Washington demande à Pékin de faire davantage pression sur le régime nord-coréen pour le convaincre d’abandonner ses projets.

Pékin suggère depuis plusieurs semaines que la Corée du Nord suspende son programme nucléaire et balistique et que les États-Unis stoppent en retour leurs manœuvres militaires organisées chaque année en Corée du Sud.

« Ce n’est pas l’arme absolue »

Cette proposition a reçu une fin de non-recevoir à Washington, qui réclame à Pékin d’appliquer plus strictement les sanctions adoptées à l’ONU contre la dynastie des Kim.

Selon les experts, la première batterie de missiles défensifs du Thaad installée en Corée du Sud ne suffit pas à protéger tout le territoire sud-coréen, car il en faudrait deux ou trois pour y parvenir. Mais elle change tout de même l’équilibre stratégique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, limitant le pouvoir de destruction de la première.

« Ce n’est pas l’arme absolue, ça n’existe pas, mais cela apporte une protection cruciale pour les troupes » américaines et sud-coréennes dans la péninsule, « renforçant la dissuasion et la posture défensive » de ces troupes, a expliqué à l’AFP Thomas Karako, un expert en défense antimissile du cercle de réflexion CSIS à Washington.

Le financement du bouclier a été l’objet d’une polémique la semaine dernière entre l’administration américaine et la Corée du Sud, Donald Trump estimant qu’il serait « approprié » que la Corée du Sud paye pour ce système dont le coût est estimé à un milliard de dollars – ce que refuse Séoul. La Chine a adopté de son côté une série de mesures contre la Corée du Sud, apparemment en représailles au déploiement du Thaad, interdisant aux groupes de touristes chinois de se rendre dans ce pays.

 

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Banques US : 20% des agences fermeraient en cinq ans – Trump réitère sa menace de démanteler les grandes banques

Pendant ce temps, Trump réitère sa menace de démanteler les grandes banques :

Donald Trump a réitéré lundi sa menace de démanteler les grandes banques et de rétablir les dispositions de la législation dite « Glass-Steagall » qui a séparé les activités de banque de dépôt et d’investissement aux Etats-Unis de 1933 à 1999.

« C’est ce que je suis en train de considérer », a déclaré le président américain dans un entretien à l’agence Bloomberg News donné à la Maison-Blanche, sans toutefois donner de plus amples détails. « Il y a des gens qui veulent revenir à l’ancien système, n’est-ce pas ? Donc, nous allons regarder cela », a ajouté Donald Trump.

Banques : 20% des agences fermeraient en cinq ans (aux Etats-Unis)

A l’heure du numérique et de la banque sur mobile, les grandes banques abandonnent le modèle « une agence à chaque coin de rue ». Aux Etats-Unis, le cabinet de conseil JLL anticipe la fermeture de 18.000 agences en cinq ans.

Il est d’usage de dire que les Etats-Unis ont cinq ans d’avance sur l’Europe. Aussi cette prévision peut-elle éclairer l’évolution des réseaux des banques de détail dans les années à venir de ce côté-ci de l’Atlantique. Selon une étude du cabinet de conseil en immobilier JLL (ex-Jones Lang LaSalle), à l’horizon 2022, les grandes banques américaines devraient réduire de 20% leur parc d’agences, qui compte actuellement 90.000 points de vente. Cela se traduirait donc par 18.000 fermetures, alors qu’il n’y en a eu que 7.700 (soit -8%) depuis la crise financière, selon les chiffres de la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation), le régulateur bancaire américain.

« Avec l’évolution des services bancaires en ligne et sur mobile, le modèle d’agences à tous les coins de rue a évolué. La question n’est plus seulement de savoir quelle marque a le plus d’emplacements – les « briques ». Il s’agit désormais de savoir comment la banque donne accès à ses clients efficacement à ses services à distance, à tout moment, n’importe où – les « clics » », résument les auteurs de l’étude sur les perspectives immobilières des banques.

Banques américaines agences

[En rouge, les zones où le nombre d’agences bancaires a baissé depuis 2010, en noir celles où il a progressé. C’est en Virginie et dans l’Indiana que les fermetures ont été les plus importantes. Crédits : JLL]

Les « briques » contre les « clics »

A titre de comparaison, 90.000 agences pour 321 millions d’habitants, c’est deux fois moins que les 37.500 agences pour 67 millions d’habitants en France. En Europe, notre pays a conservé une densité importante d’agences bancaires, trois fois plus forte qu’au Royaume-Uni, comme le montrent les chiffres de la BCE et d’Eurostat. Même si presque tous les groupes bancaires français ont annoncé des plans de fermetures ces derniers mois (20% du parc de la Société Générale d’ici à 2020, 400 agences chez BPCE).

Banques comparaison agences Europe

[En violet, nombre d’agences par million d’habitants en 2015 en France, en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni. En jaune, le pourcentage d’utilisateurs des services bancaires en ligne chez les 16-74 ans. Crédits : Fitch Ratings]

« Cela n’implique pas que l’agence bancaire disparaisse », souligne l’étude, qui évoque la nécessité d’adapter le réseau physique aux nouveaux usages et à l’essor des startups de la Fintech.

Les banques américaines continuent d’ouvrir des agences, mais beaucoup moins (moins d’une centaine à l’heure actuelle et le solde est négatif), et souvent de plus petite taille. Les agences actuelles seront transformées, de plus en plus automatisées (Bank of America teste ainsi des agences sans employé, avec salle de visioconférence). Il y a évidemment un enjeu d’optimisation des coûts pour les banques qui pourraient, au total, réaliser plus de 8,3 milliards de dollars d’économies en loyers en réduisant ainsi leur parc immobilier. Le cabinet JLL table sur 71.500 agences à horizon 2027, soit 25.000 de moins en vingt ans.

 
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Publié par le 2 mai 2017 dans économie, général, International

 

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Donald Trump n’exclut pas « un conflit majeur » avec la Corée du Nord

Le président lors de l’interview de l’agence de presse Reuters, à la Maison Blanche.
Le président lors de l’interview de l’agence de presse Reuters, à la Maison Blanche. CARLOS BARRIA / REUTERS

Le président américain, à la veille de faire le bilan de ses 100 premiers jours à la Maison-Blanche, a confié que le conflit avec Pyongyang était sa plus grande inquiétude.

« Il y a des chances pour que nous finissions par avoir un conflit majeur avec la Corée du Nord. » Alors qu’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) consacrée à la Corée du Nord sera présidée, vendredi 28 avril, par le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, le président américain Donald Trump a livré son analyse sur le conflit avec Pyongyang, dans un entretien à Reuters.

« Nous souhaiterions fortement résoudre tout cela de manière diplomatique mais cela va être très difficile », a ajouté M. Trump, qui s’exprimait un jour après que la Maison Blanche a réuni les élus du Congrès pour faire le point sur le dossier nord-coréen.

Pour arriver à cette résolution sans passer par les armes, Donald Trump et son administration préparent une série de nouvelles sanctions économiques sans pour autant éliminer l’option militaire.

Rex Tillerson devrait exhorter ce vendredi les Nations unies à durcir les sanctions contre la Corée du Nord.

Dans cet entretien, Donald Trump s’est également montré très élogieux à l’égard du président chinois Xi Jinping et de ses efforts visant à calmer les velléités bellicistes de la Corée du Nord. Les deux dirigeants se sont rencontrés en Floride plus tôt dans le mois.

« Je pense qu’il déploie beaucoup d’efforts. Il n’a évidemment aucune envie de voir le chaos et la mort. Il ne veut pas voir cela (…). C’est un homme très bon que j’ai appris à connaître. Ceci étant dit, il aime beaucoup la Chine, il aime beaucoup les Chinois. Je sais qu’il voudrait pouvoir faire quelque chose, peut-être qu’il ne sera pas en mesure de le faire. »

Interrogé au sujet de la psychologie de Kim Jong-un, Donald Trump a dit partir du principe qu’il était rationnel : « Il a 27 ans quand son père meurt et quand il prend la tête du régime. On peut dire ce que l’on veut mais cela n’est pas facile, surtout à cet âge. »

Une position saluée par la Chine

La Chine a salué jeudi ce qui s’apparente à une position plus souple de l’administration américaine vis-à-vis de la Corée du Nord, tout en réaffirmant son opposition au déploiement du bouclier antimissile américain Thaad en Corée du Sud.

Rex Tillerson a déclaré sur Fox News que la Chine avait dit aux Etats-Unis qu’elle avait averti la Corée du Nord que Pékin prendrait des « sanctions unilatérales » contre Pyongyang si le pays menait un nouvel essai nucléaire.

La facture du Thaad

Séoul, de son côté, a réagi dès vendredi aux propos du président américain, balayant l’idée selon laquelle la Corée du Sud doit payer pour le bouclier antimissile américain Thaad que les deux alliés installent dans le pays pour affronter les menaces nord-coréennes.

« J’ai informé la Corée du Sud qu’il serait approprié qu’ils payent. C’est un système à un milliard de dollars, a déclaré M. Trump à l’agence Reuters. C’est phénoménal, ça détruit des missiles en direct dans le ciel. »

Les premiers éléments du système Terminal High Altitude Area Defense (Thaad, 1 milliard de dollars) sont déjà arrivés sur un parcours de golf du comté de Seongju, à 250 kilomètres au sud de Séoul. Des responsables américains ont dit que le bouclier serait opérationnel dans les « prochains jours ».

Washington et Séoul sont liés par un traité de sécurité depuis la guerre de Corée et plus de 28 000 soldats américains sont déployés en Corée du Sud.

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Après avoir prédit la victoire de Trump, il prédit une guerre mondiale en mai 2017

13 mai 2017, début de la 3ème guerre mondiale entre les USA, la Corée du Nord, la Russie, et la Chine ?

À en croire les prophéties de ce voyant portugais, en mai 2017, le monde plongera dans le chaos d’une guerre dévastatrice, conséquence de la dégradation de la situation en Syrie et en Corée du Nord.

Le mystique portugais Horacio Villegas, qui avait prédit précédemment la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, a déclaré que la troisième guerre mondiale éclaterait cette année. Selon lui, cette guerre est inévitable et la dernière attaque des États-Unis contre la Syrie prouve qu’elle approche à grands pas.

Horacio Villegas prédit qu’une guerre impliquant les États-Unis, la Russie, la Corée du Nord et la Chine sera déclenchée le 13 mai 2017 à l’initiative du Président américain Donald Trump. Il a également précisé que la guerre ne durerait pas longtemps et se terminerait le 13 octobre 2017 après avoir causé de grandes destructions et fait beaucoup de morts.

Ce n’est pas un hasard si le visionnaire a choisi la date du 13 mai : c’est le centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fátima, au Portugal. À son tour, le 13 octobre marque la sixième et dernière apparition mariale à Fátima quand la Sainte Vierge a annoncé, selon la légende : « la guerre va prendre fin, et les soldats seront bientôt de retour à leur domicile ». Il y a 100 ans ces paroles ont été interprétées comme une prophétie sur la fin de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, Horacio Villegas les applique à sa théorie.

Quoi qu’il en soit, le visionnaire appelle les habitants de la Terre à « rester très vigilants » pendant cet épisode « explosif ».

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Publié par le 20 avril 2017 dans général, Insolite, Religion - Prophéties

 

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Trump : deux pas en avant, un pas en arrière

Trump : deux pas en avant, un pas en arrière

Alors que la presse internationale décrit le grand retournement de Donald Trump, Thierry Meyssan montre qu’il n’en est rien : loin d’avoir abandonné son idéal de paix, le président des États-Unis hurle et bombarde, tout en faisant attention à ne rien commettre d’irréversible.

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Le changement radical de rhétorique du président Trump sur l’ensemble de sa politique extérieure s’est accompagné du bombardement de la base syrienne de Cheyrat et de celui d’une montagne afghane.

Le monde a tremblé devant ce déploiement de force : 59 missiles Tomahawks en Syrie et une méga-bombe GBU-4/B3 en Afghanistan. Pourtant, la base de Cheyrat était à nouveau opérationnelle dès le lendemain, tandis que « la mère de toutes bombes » a certes provoqué l’effondrement de trois sorties d’un tunnel naturel, mais n’a pas détruit les kilomètres de passages souterrains creusés avec le temps par les rivières dans la montagne. Bref, beaucoup de bruit pour rien.

Ces deux opérations étaient manifestement destinées à convaincre l’État profond US que la Maison-Blanche soutenait à nouveau la politique impériale. Elles ont eu l’effet escompté sur l’Allemagne et la France. La chancelière Angela Merkel et le président François Hollande ont applaudi leur suzerain et appelé à en finir avec la Syrie. La surprise est venue d’ailleurs.

Le Royaume-Uni ne s’est pas contenté de suivre le mouvement. Son ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a proposé de prendre des sanctions contre la Russie, complice selon lui des « crimes » syriens, et responsable d’une manière ou d’une autre de la résistance afghane et de bien d’autres choses.

Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, Johnson a annoncé l’annulation de son déplacement à Moscou et a invité tous ses partenaires à rompre leurs relations politiques et commerciales avec la Russie. Ces derniers, tout en approuvant l’initiative britannique, se sont prudemment tenus en retrait. Rex Tillerson, le secrétaire d’État états-unien, a quant à lui, clairement écarté cette folle proposition et a maintenu son voyage à Moscou. Avec aplomb, Johnson a alors déclaré que les Européens auraient mandaté Tillerson pour faire entendre raison aux Russes.

Alors que le protocole international prévoit la réception d’un ministre par son homologue et non par le chef d’État local, la presse atlantiste présentait l’accueil de Tillerson par Lavrov comme un refroidissement des relations américano-russes. Avant qu’il ait eu le temps de saluer son hôte, Sergey Lavrov fut interrompu par une journaliste de Washington qui le prit à partie. La rappelant à la politesse, le ministre russe refusa de lui répondre et écourta les présentations.

L’entretien, à huis clos, dura plus de quatre heures, ce qui paraît bien long pour des gens qui n’auraient rien à se dire. En définitive, les deux hommes demandèrent audience au président Poutine qui les reçut deux heures supplémentaires.

À l’issue de ces rencontres, les ministres délivrèrent une conférence de presse. Ils assurèrent sans rire avoir exclusivement pris note de leurs divergences. Sergey Lavrov mit en garde les journalistes devant le danger que cette rupture faisait courir au monde.

Cependant le lendemain, le même Lavrov, s’adressant à la presse russe, indiquait avoir conclu un accord avec son hôte. Washington se serait engagé à ne plus attaquer l’armée arabe syrienne et la coordination militaire entre le Pentagone et l’armée russe pour la circulation aérienne dans le ciel syrien aurait été rétablie.

En apparence, l’administration Trump hurle sa puissance et bombarde, mais en réalité, elle veille à ne rien commettre d’irréparable. Le pire et le meilleur sont donc possibles.

Source: Al-Watan (Syrie)

via Voltaire.net

 

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Les Américains aiment la guerre ! La cote de Trump grimpe à 50 %, la plus forte hausse

Les Américains aiment la guerre ! La cote de Trump grimpe de 50 %, la plus forte hausse

Il semble que si vous voulez être aimé par le public américain, faites la guerre. Après un plongeon non-stop vers le record des côtes les plus basses pour un nouveau président, les données les plus récentes de Rasmussen montrent que l’opinion en faveur du président Trump pendant ces deux mois a atteint des sommets depuis qu’il commencé à faire entendre les tambours de guerre dans le monde.

Les sondages quotidiens Rasmussen Reports sur le suivi présidentiel de ce lundi montrent que 50% des électeurs américains approuvent l’action du président Trump. Cinquante pour cent (50%) la désapprouvent. C’est la première fois que le taux global d’approbation du président revient dans les 50 % en à peu près un mois. Juste après son investiture, l’approbation de l’action de Trump a atteint un pic de 59% et est resté dans ces eaux tous les jours jusqu’au début mars. Depuis, elle était descendu jusqu’à 42%. Les derniers chiffres pour Trump montrent que 30% sont fortement en accord avec la façon dont Trump mène son action, alors que 39% sont fortement en désaccord. Cela lui donne un indice d’approbation présidentielle de -9.

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Cependant, alors que ce dernier comportement guerrier a rehaussé la côte de Trump, un récent sondage Gallup dit que la majorité de la population ne croit plus qu’il tiendra ses promesses

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Il y avait eu des évaluations plus positives sur Trump en février au moment où il avait commencé sa présidence avec une vague de décrets et de nominations de son Cabinet. Qu’ils en soient d’accord ou non, les Américains semblaient y voir la preuve que Trump maintenait ses engagements lors de sa campagne de modifier fondamentalement le mode de fonctionnement du gouvernement fédéral.

Pendant les deux mois, cependant, Trump semblait s’éloigner de l’abrogation de la Loi sur les soins abordables (Affordable Care Act) après l’échec des républicains à se mettre d’ accord sur le texte de remplacement sur les soins de santé présenté par Trump. Les amis politiques, comme les ennemis, se sont plaints que Trump ne tient pas les promesses qu’il a faites lors de la campagne. Les partisans ont exprimé leur mécontentement que ce qui a été fait sur les impôts et l’immigration n’était pas suffisant, en plus des soins de santé. Les opposants disent qu’il ne protège pas la classe moyenne et les travailleurs américains.

Comme le conclut  Gallup, dès le début de sa présidence, la majorité du public a cependant cru en Trump, pour tenir ses promesses et être un président qui pourrait apporter des changements nécessaires. Maintenant beaucoup se sont détournés de ces points de vue, peut-être à cause de l’échec du GOP (le parti républicain américain) à réaliser sa promesse de longue date d’abroger l’Obamacare. En conséquence, la majorité ne croit plus qu’il ait les qualités pour cela. Ces points de vue peuvent encore changer, en fonction des actions de Trump au cours de sa présidence. Mais pour l’ instant, Trump a perdu beaucoup de terrain avec un public qui, il y a deux mois, pensait qu’il détenait l’une des principales caractéristiques d’un bon président.

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Publié par le 18 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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Volte-face de Trump sur l’OTAN : l’Alliance deviendra «plus expansionniste que défensive»

 Volte-face de Trump sur l’OTAN : l'Alliance deviendra «plus expansionniste que défensive»

En dépit de sa rhétorique électorale, Donald Trump soutient le déploiement de l’OTAN en Europe de l’Est. Au lieu de dissuader la Russie, cela ne fera que réduire la sécurité en Europe, estime Martin Sieff du Global Policy Institute.

Mercredi le 12 avril, le président américain, Donald Trump, a rencontré pour la première fois le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, à Washington.

Il a admis avoir changé de position sur l’OTAN, en qualifiant l’Alliance de «rempart pour la paix et la sécurité internationale».

Cependant, sa volonté d’entretenir des relations pacifiques avec la Russie existe toujours, et Jens Stoltenberg prétend le soutenir dans ce sens.

«Ce serait formidable, comme nous l’avons discuté plus tôt, si l’OTAN et notre pays pouvaient s’entendre avec la Russie. A l’heure actuelle, nos rapports avec la Russie ne sont pas bons. On peut même dire qu’ils sont à leur plus bas niveau historique. C’est le résultat d’une longue période de temps. Mais on verra ce qui arrivera. Poutine est le leader de la Russie. La Russie est un pays puissant. Nous sommes un pays très, très fort. Nous allons voir comment tout cela fonctionnera», a déclaré Donald Trump.

Martin Sieff, du Global Policy Institute, estime que le changement de rhétorique du président américain est «décourageant», mais en même temps «prévisible».

Trump n’a pas fait les mêmes efforts que dans le secteur économique pour désigner les hauts fonctionnaires capables de mettre en œuvre les politiques déclamées au cours de sa campagne électorale

«Le président Trump n’a pas d’expérience dans le domaine de la politique étrangère. Il n’a pas fait les mêmes efforts que dans le secteur économique pour désigner les hauts fonctionnaires capables de mettre en œuvre les politiques déclamées au cours de sa campagne électorale. Au lieu de cela, il se laisse influencer par les opinions de l’establishment», explique l’expert.

Effectivement, selon Martin Sieff, Donald Trump a fait un pivot à 180 degrés dans sa politique otanienne.

«Il a répété à l’envi au cours de sa campagne que l’OTAN était obsolète, qu’elle devait être restructurée. Maintenant, il dit qu’elle ne l’est pas», explique-t-il. «S’il change radicalement l’OTAN, il semble qu’il la rendra plus expansionniste que défensive et stabilisatrice. C’est exactement le contraire des positions prises systématiquement pendant sa campagne.»

En prenant la parole le 12 avril, le leader américain a encore soulevé la question des dépenses.

«La répartition équitable des coûts a été ma priorité depuis ma prise de fonctions. Un tournant décisif a maintenant eu lieu», a annoncé le président.

Martin Seiff explique néanmoins que même si les pays d’Europe concernés augmentent leur participation en faveur de l’OTAN, cela ne fera aucune différence en termes pratiques.

En Allemagne et en France, émergent des forces politiques puissantes qui ne veulent ni augmenter les dépenses militaires, ni aggraver les tensions avec la Russie

«Aujourd’hui, à Washington, le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg – et il est un faucon sur ces questions-là – s’est montré confiant concernant une augmentation allant jusqu’à 3,8% du pourcentage de PIB consacré aux dépenses otaniennes. Il a précisé que 10 milliards de dollars supplémentaires avaient ainsi été affectés aux dépenses militaires dans l’OTAN. Mais on constate qu’en 2016, seuls cinq pays membres ont contribué à l’OTAN à hauteur de 2% de leur PIB, le minimum requis par Stoltenberg , ainsi que par Trump. Stoltenberg affirme que deux ou trois autres nations parviendront à ce niveau au cours des deux prochaines années. Cela inclut de très petits pays : la Roumanie, un grand pays sur le plan géographique, mais qui a une base économique très faible ; et la Lettonie, qui est vraiment un très petit pays», pointe l’expert.

Il poursuit en disant que, en Allemagne et en France, émergent des forces politiques puissantes qui ne veulent ni augmenter les dépenses militaires, ni aggraver les tensions avec la Russie.

«Cette année, se déroulent en France des élections. Dans quelques jours, ce sera le premier tour de la présidentielle. Au mois de septembre, il y aura les élections fédérales en Allemagne. Si la situation n’évolue pas selon le scénario américain, alors tous les espoirs de Donald Trump d’augmenter les dépenses de l’OTAN s’effondreront. Cela n’arrivera pas», considère Martin Sieff.

La réévaluation de l’OTAN par Trump pourrait également avoir un impact sur les relations des Etats-Unis avec la Russie, assure l’analyste.

Le peuple russe a souffert plus que quiconque. Cette préoccupation, ces souvenirs historiques sont profondément enracinés chez les Russes

«A court terme, les signaux n’invitent pas à l’optimisme. Sous le mandat du président Obama et du Secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg, l’OTAN s’est renforcé en Europe de l’Est, prétendument pour contenir l’agression russe. Cela aura un effet inverse. C’est la Russie qui a été envahie et dévastée par l’Europe occidentale lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Le peuple russe a souffert plus que quiconque. Cette préoccupation, ces souvenirs historiques sont profondément enracinés chez les Russes. Même les déploiements de l’OTAN, bien que relativement modestes, notamment dans les pays traditionnellement très antirusses – des pays petits comme la Lettonie, ou des plus grands tels que la Pologne – suscitent de vives inquiétudes en Russie», raconte-t-il.

«Sans renforcer la sécurité de l’OTAN et de ses membres orientaux, ces déploiements que Stoltenberg souhaite, de concert avec le président américain, ne feront que réduire la sécurité en Europe, et sont au contraire susceptibles de provoquer des catastrophes, de menacer la paix et la sécurité, ce qu’ils aspirent pourtant à défendre», conclut ainsi Martin Seiff.

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Publié par le 18 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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Aux Etats-Unis, la présidentielle en France est jugé plus dangereuse que la victoire de Trump

Avec l’élection française se joue l’avenir de l’Union européenne, alertent les grands quotidiens outre-Atlantique.

Les Américains ne connaissent que deux courants politiques, républicain et démocrate. Que les deux plus grands partis français puissent être éliminés au premier tour de la présidentielle suffit donc déjà à les émouvoir. Le magazine « Foreign Affairs », une référence chez les diplomates, parle de l’élection « la plus extraordinaire de la Vème République ». Le « Wall Street Journal », qui incarne la droite libérale, n’y voit rien de bon. Il dénonce une campagne qui oscille entre « farce et tragédie » , avec un François Fillon plombé par les affaires et un Benoît Hamon incarnant les « pires instincts étatistes » du Parti socialiste. Le quotidien anticipe ni plus ni moins qu’un « tremblement de terre ». « Si les sondages se confirment, deux partis n’ayant jamais exercé le pouvoir s’affronteront au second tour », en la personne de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron, remarque-t-il.

Les journaux multiplient les parallèles avec l’élection américaine  : le rejet des partis en place, la peur des immigrés, les scandales qui frappent François Fillon et Marine Le Pen sont autant d’éléments qui nourrissent le populisme. Le site « Breitbart news » – la référence de l’extrême droite- veut croire que le «patriotisme économique» de Marine Le Pen remportera le même succès que le «nationalisme économique» de Donald Trump.

 L’élection de Marine Le Pen serait bien plus grave, note le « Wall Street Journal », car c’est la survie de l’euro qui est en jeu. « Cela fait de l’élection française le plus important combat jamais observé entre nationalistes et mondialistes », fait-il valoir. C’est même l’avenir de l’Union européenne toute entière qui se joue ces prochaines semaines, si l’on en croit le « Washington Post » : « Exciser la France de l’Europe reviendrait à prélever la moitié d’un coeur -le reste de l’organisme n’y survivrait pas longtemps ». Les journaux transatlantiques s’étonnent aussi de la bienveillance française à l’égard de l’extrême-gauche. Le « New York Magazine » ne voit guère de différence entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, qu’il décrit comme un « rêveur utopique ». Des pages entières ont été accordées récemment à Philippe Poutou, un « héros du peuple (…) en tee-shirt, mal rasé » selon le « New York Times ».

Les développements de l’affaire Fillon ont donné lieu à quelques articles assassins sur la classe politique française. Plutôt francophile, le « New York Times » s’est fendu d’un édito intitulé : «Il y a quelque chose de pourri dans la politique française». Il évoque une « culture politique de l’immunité et des privilèges (…) héritage de la culture monarchique du pays ». Le magazine « Foreign Policy » titre lui aussi : «Pourquoi la France est-elle si corrompue?» : il y rappelle que la loi américaine interdit les élus d’embaucher leurs proches, ce qui n’est pas le cas en France. Les Etats-Unis sont certes mal placés pour dénoncer le népotisme, le président ayant embauché sa fille et son gendre à la Maison Blanche. Mais ceux-ci ne reçoivent aucun salaire, s’empressent d’ajouter les médias américains.

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Publié par le 18 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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