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Archives du 4 octobre 2018

La chasse à la mythique «planète X» relancée par la découverte d’une nouvelle planète naine dans notre système solaire

Apres avoir découvert 12 nouvelles lunes de Jupiter en cherchant la planète X comme je le rapportais hier, Scott Sheppard et son équipe frappent encore concernant la recherche de cette fameuse planète mystère, avec la découverte d’une nouvelle planète naine de 300 kilomètres de diamètre aux confins de notre système solaire . Et tenez vous, il pourrait y avoir des milliers de planètes similaires ! Comme l’affirme un scientifique à la fin de ce papier, on a ici « une preuve supplémentaire que quelque chose de grand pourrait être là » , qui n’est pas forcément une planète  . Depuis les sumériens, le système solaire à peut être évolué, ou alors il y a la planète dont parlent les sumériens, et on parle de tout autre chose ici … Et si comme je l’ai déjà beaucoup évoqué, c’était une naine brune ?? Voir l’influence de Némésis ??? On sait même que des étoiles « étrangères » nous ont déjà rendu visite , dans notre système solaire (on envisage même aussi une étoile errante qui aurait provoqué des anomalies)  … Z 

Une planète dix fois plus massive que la Terre se cache-t-elle aux confins du système solaire ? L’hypothétique « planète X » (ou planète Nine, pour ceux qui ne comptent pas Pluton) fait fantasmer de nombreux astronomes. La quête revient sur le devant de la scène cette semaine, après la découverte d’un caillou transneptunien lointain, 2015 TG387, surnommé « the goblin ». Son orbite en forme d’ellipse très aplatie pourrait être due à l’influence d’un corps massif situé encore plus loin, estiment les chercheurs. A ce stade, il ne s’agit toutefois que d’une supposition, et aucune preuve directe de l’existence de cette fameuse « planète X » n’a à ce jour été détectée.

Selon les chercheurs, il pourrait y avoir des milliers d’objets lointains similaires. Ils espèrent en découvrir davantage, pour être capable de réduire le terrain de chasse de la mythique planète X. La quête continue. (source)

Découverte d’une planète naine dans les profondeurs de notre système solaire qui renforce les preuves en faveur de la présence de l’hypothétique 9e planète

L‘hypothétique et massif corps du système solaire externe, surnommée la 9e planète (Planet Nine ou Planète X) s’avère toujours insaisissable, mais sa recherche a donné lieu à une autre découverte : une minuscule planète naine, à environ 2,5 fois la distance de Pluton au moment où elle a été trouvée.

Image d’entête : représentation artistique de l’hypothétique 9e planète. (Roberto Molar Candanosa/ Scott Sheppard/ Carnegie Institution for Science)

Elle est désignée 2015 TG387 et elle est surnommé ” The Gobelin ” (car sa désignation provisoire contient TG et l’objet a été vu pour la première fois vers Halloween). De plus, elle est assez petite, même pour une planète naine, avec un diamètre d’à peine 300 kilomètres. Par contre, son orbite est énorme. Selon les chercheurs, suggérant que la 9e planète est quelque part là-bas, dans le froid et l’obscurité.

Les images de la découverte de 2015 TG387 (The Gobelin) Prises par le télescope Subaru de 8 mètres situé au sommet du Mauna Kea à Hawaii, le 13 octobre 2015. Les images ont été prises à environ 3 heures d’intervalle. 2015 TG387 peut être vu en mouvement près du centre tandis que les étoiles et les galaxies beaucoup plus éloignées sont stationnaires. (Scott Sheppard)
2015_tg387

Elle a été découverte par les astronomes Scott Sheppard de la Carnegie Institution for Science (Washington) et ses collègues Chad Trujillo de la Northern Arizona University et David Tholen de l’université d’Hawaii. Ensemble, cette équipe dirige les recherches de la 9e planète.

Lorsqu’elle a été découverte, The Gobelin était à environ 80 unités astronomiques (UA, la distance entre la Terre et le Soleil). Pour le contexte, la distance de Pluton est en moyenne de 39,5 UA,  bien que cela varie un peu parce que son orbite est elliptique, se rapprochant de 29,7 UA à son périhélie (au plus proche du Soleil) et allant jusqu’à 49,3 UA à l’aphélie (son point le plus éloigné du Soleil).

En fait, chaque planète (et planète naine) de notre système solaire a une orbite elliptique, à des degrés divers (aucune aussi elliptique que celle de Pluton). Mais l’orbite du Gobelin est vertigineuse, d’après plusieurs années d’observations pour confirmer la découverte et décrire son orbite.

Elle arrive à 65 UA à son périhélie. Ce n’est pas le périhélie le plus éloigné, les objets du nuage d’Oort2012 VP113 et Sedna atteigne 80 et 76 UA respectivement.

Une comparaison de 2015 TG387 à 65 UA avec les planètes connues du système solaire. Saturne peut être vue à 10 UA et la Terre est, bien sûr, à 1 UA, car la mesure est définie comme la distance entre le Soleil et notre planète. (Roberto Molar Candanosa/ Scott Sheppard/ Carnegie Institution for Science)Gobelin 1 18

Mais The Gobelin va plus loin, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus loin que VP113 2012 ou Sedna, et en fait tout autre objet connu du système solaire, à l’exception de quelques comètes. D’après sa trajectoire, son aphélie est de 2 300 UA. Sedna, qui a établi le précédent record, a un aphélie de 937 UA.

Il faut ainsi 40 000 ans au Gobelin pour faire le tour du Soleil une seule fois.

Les orbites de la nouvelle planète naine extrême 2015 TG387 et des autres objets du nuage d’Oort intérieur 2012 VP113 et Sedna par rapport au reste du système solaire. (Roberto Molar Candanosa/ Scott Sheppard/ Carnegie Institution for Science)

Gobelin 2 18

Comme ces objets sont si éloignés, ils n’interagissent pas gravitationnellement avec des planètes comme Neptune ou Jupiter.

Selon Mme Sheppard :

Ces objets dits du nuage d’Oort intérieur, tels que 2015 TG387, 2012 VP113 et Sedna, sont isolés de la plupart des masses connues du système solaire, ce qui les rend extrêmement intéressants.

Ils peuvent être utilisés comme sondes pour comprendre ce qui se passe à la périphérie de notre système solaire.

Face au comportement de The Gobelin, pour Sheppard et ses collègues, il y a quelque chose là-bas, quelque chose d’énorme, jusqu’à 10 fois la masse de la Terre. Quelque chose qui tire les orbites de ces objets transneptuniens en des formes allongées avec son immense gravité.

Toujours selon Sheppard :

Ces objets lointains sont comme des miettes de pain qui nous mènent à la 9e planète.

Plus nous en trouverons, mieux nous comprendrons le système solaire extérieur et la planète potentielle qui, selon nous, façonne leurs orbites, une découverte qui redéfinira notre connaissance de l’évolution du système solaire.

L’hypothèse de la planète X a été formulée pour la première fois en 2014, lorsque Sheppard et Trujillo, après avoir découvert 2012 VP113, ont remarqué les longues orbites en boucle d’objets similaires. Ils se sont regroupés de telle manière que cela ne peut être un hasard, mais une énorme planète bien au-delà de Pluton aurait pu les influencer pour obtenir la configuration observée.

L’orbite des 6 objets transneptuniens de la ceinture de Kuiper et celle de la 9e planète (Caltech/R. Hurt (IPAC))

Certains astronomes ne pensent pas que la 9e planète existe. Plus tôt cette année, une équipe de chercheurs a proposé une explication alternative à ces orbites particulières : un tas de roches qui se seraient bousculées, telles des autotamponneuses, pour acquérir ces étranges trajectoires. D’autres encore pensent qu’il existe des ” biais frappants ” dans la détection des objets transneptuniens. En d’autres termes, les données mêmes sur lesquelles se fonde cette hypothèse seraient erronées.

Qu’elle existe ou non, la recherche avide de cette planète supposée amène son lot de découvertes. Par exemple, la découverte de 12 nouvelles lunes joviennes, annoncée plus tôt cette année, qui nous relatent une époque de la formation de Jupiter où la planète était encore en croissance.

Et, bien sûr, maintenant, il y a The Gobelin qui, d’après des simulations informatiques incluant la taille et l’orbite de la 9e planète selon un article publié par Mike Brown et Konstantin Batygin de Caltech en 2016, pourrait être guidé par une planète géante.

Selon Trujillo :

Ce qui rend ce résultat vraiment intéressant, c’est que la planète X semble affecter 2015 TG387 de la même manière que tous les autres objets extrêmement éloignés du système solaire.

Ces simulations ne prouvent pas qu’il y a une autre planète massive dans notre système solaire, mais elles sont une preuve supplémentaire que quelque chose de grand pourrait être là.

L’étude sera publiée dans The Astronomical Journal et disponible en pré-publication sur arXiv : A New High Perihelion Inner Oort Cloud Object. Présentée sur le site de la Carnegie Institution for Science : New extremely distant Solar System object found during hunt for Planet X.

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Publié par le 4 octobre 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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La Défense russe met en garde contre les tests d’armes biologiques US en Géorgie

Laboratoire

Apparemment  les États-Unis, entre autres, multiplieraient le nombre de leurs laboratoires biologiques dans le voisinage des Russes et des Chinois . Le ministère russe de la Défense s’alarme … et c’est officiel !  » les États-Unis mènent leurs activités en contournant les accords internationaux et continuent d’augmenter leur potentiel d’armes biologiques » … Et c’est le chef des troupes de protection radio, chimique et biologique des Forces armées russes en personne qui s’exprime . Surréaliste !! Z 

Le ministère russe de la Défense a mis en garde contre les tests d’armes biologiques américaines en Géorgie après avoir analysé les informations fournies par l’ancien ministre géorgien de la Sécurité d’État, Igor Guiorgadze, sur les activités du laboratoire Richard G.Lugar dans ce pays du Caucase.

Le ministère russe de la Défense, qui a analysé les informations données par l’ancien ministre géorgien de la Sécurité d’État Igor Guiorgadzé, a mis en jeudi contre les tests d’armes biologiques qui seraient en cours au Centre de la santé publique américain Richard G.Lugar, ouvert en Géorgie en 2011.

«L’analyse des documents présentés par Igor Guiorgadzé préoccupe le ministre russe de la Défense et témoigne qu’il est hautement probable que les États-Unis mènent leurs activités en contournant les accords internationaux et continuent d’augmenter leur potentiel d’armes biologiques», a indiqué le général Igor Kirillov, chef des troupes de protection radio, chimique et biologique des Forces armées russes.

Ces documents confirment les craintes sur les activités illégales des États-Unis en Géorgie, y compris sur leurs tentatives de contourner la Convention sur l’interdiction des armes biologiques.

«Que trouvons-nous de préoccupant dans ces documents? Avant tout, le fait que deux étages du nouveau bâtiment sont réservés aux unités de troupes terrestres américaines et qu’il y a des zones spéciales pour les patients contaminés par des infections dangereuses», a ajouté Igor Kirillov.

Le nouveau bâtiment de sept étages du Centre de la santé publique Richard G.Lugar a été érigé en Géorgie en 2018. Le Pentagone a débloqué plus de 160 millions de dollars pour les travaux de construction de l’édifice qui abrite des locaux d’administration et des laboratoires, d’après M.Kirillov.

«Les biologistes américains travaillant au centre bénéficient d’une immunité diplomatique conformément à un accord américano-géorgien de 2002 […]. Cela permet aux représentants des forces armées américaines d’accomplir les missions qui leur sont confiées par leur gouvernement, en contournant la législation géorgienne», a noté le responsable russe.

Parmi les objets d’étude prioritaires du Centre Richard Lugar figurent des agents potentiels d’armes biologiques. Présentant les informations livrées par M.Guiorgadzé, M.Kirillov a noté une image montrant des contrats signés par le ministère géorgien de la Santé publique avec le Walter Reed Army Institute of Research de Washington, un institut des Troupes terrestres américaines, ainsi qu’avec l’administration nationale américaine pour la sécurité nucléaire (NNSA).

«Les documents montrent que les études américaines prioritaires portent sur […] des agents responsables de la tularémie, du charbon, de la brucellose, de la dengue, de la fièvre hémorragique Crimée-Congo et d’autres maladies transmises par le sang», a déclaré le général Kirillov.

Les Américains s’intéressent aussi aux «formes atypiques de la peste» selon le principe «plus c’est atypique, mieux c’est». Ils recherchent des agents responsables de la peste partout en Géorgie, y compris à proximité des frontières russes, d’après M.Kirillov

Selon le général, les États-Unis multiplient le nombre de leurs laboratoires biologiques et renforcent leur contrôle des collections nationales de micro-organismes pathogènes sur des territoires voisins de la Russie et de la Chine, ce qui constitue une menace biologique permanente pour ces pays.  Des travaux de reconstruction de laboratoires contrôlés par le Pentagone sont en cours en Ukraine, en Azerbaïdjan et en Ouzbékistan.

«Plus de 30 laboratoires contrôlés par les États-Unis et dotés d’un haut niveau de protection biologique fonctionnent dans plusieurs pays et les données officielles de l’Onu le confirment», a précisé le général.

Selon lui, ces laboratoires sont techniquement capables de mener l’ensemble des recherches sur les agents des maladies infectieuses particulièrement dangereuses.

L’ancien ministre géorgien de la Sécurité d’État, Igor Guiorgadzé, a précédemment annoncé avoir demandé au Président américain Donald Trump d’enquêter sur les activités du Centre Richard Lugar qui, selon lui, mènerait des tests sur des humains. Il a évoqué des documents top secrets parlant de 73 personnes, qui seraient mortes respectivement en décembre 2015, en avril et août 2016 alors qu’elles suivaient dans ce laboratoire un traitement avec un nouveau médicament contre l’hépatite C. Selon lui, les documents ne mentionnent aucun nom ou prénom, mais seulement des numéros avec des dates de naissance et le sexe des patients décédés.

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IL-20 : Israël accuse la Russie d’avoir prémédité un coup pour le piéger

Des missiles antiaériens russes S-300.©Sputnik
Des missiles antiaériens russes S-300.©Sputnik

Rien ne va plus entre la Russie et Israël, ces derniers sont prêts à continuer leur attaques en Syrie quitte à risquer une confrontation directe avec les Russes . Car en verrouillant l’espace aérien Syrien , ils ont « intégré la DCA syrienne au Centre de Commandement russe, ce qui revient à dire que désormais, les chasseurs US ou israéliens n’auraient pas à faire face à la DCA syrienne mais au système de défense antiaérienne de la Russie qui a pour charge de protéger des villes russe » « , un système contre les attaques nucléaires » . Donc c’est à dire que quelque soit l’avion ou autre bâtiment qui s’attaquera aux Syriens aura affaire directement aux Russes !! Imaginez un peu la situation, c’est devenu hyper chaud ! Paul Craig Roberts avait raison , à force de ne pas réagir aux provocations et de tendre l’autre joue, les Russes ont créé les conditions d’une situation de plus en plus inextricable, qui nous rapproche de la guerre mondiale . Comme il dit « Il vaut beaucoup mieux arrêter l’escalade avant qu’elle n’atteigne ce dangereux niveau » Maintenant ils réagissent fortement, j’espère simplement que ce n’est pas trop tard . Z

La réaction israélienne à la livraison des S-300 russes à la Syrie n’a pas tardé : défiant le président Poutine,  le ministre israélien des Affaires militaires, Avigdor Lieberman a affirmé ce mercredi 3 octobre que Tel-Aviv poursuivrait ses frappes en Syrie. En passant, il a accusé de façon implicite Moscou d’avoir fait la sourde oreille « aux justes argumentations » d’Israël et d’avoir cherché à culpabiliser un Israël qui n’est pour rien dans cette histoire. Mais pourquoi Israël s’entête-t-il, en refusant de reconnaître sa responsabilité, quitte à s’engager dans un cercle de tensions dangereuses qui l’opposerait à la puissante Russie? 

«Nous ne pouvons nous permettre aucun compromis. Israël ne peut pas abandonner ses opérations en Syrie, malgré la livraison de systèmes de missiles antiaériens russes S-300 à l’armée syrienne », a lancé Lieberman avant de poursuivre : «Je ne peux pas dire que nous sommes heureux du déploiement des S-300 sur le territoire syrien, mais c’est un dossier pour lequel nous avons déjà tranché».

Et Israël a effectivement fait son choix : Lieberman a pointé du doigt Damas pour avoir détruit l’appareil russe à Lattaquié avant d’aller plus loin dans l’accusation et prétendre que « la destruction de l’IL-20 avait été planifié » : « Cet incident est illogique. De plus, vous devez comprendre que la vitesse du chasseur F-16 est deux fois et demie supérieure à celle d’Iliouchine Il-20 (…). Lorsque l’armée de l’air syrienne a commencé à tirer, des avions israéliens survolaient notre espace aérien ».

Lieberman a accusé donc la Russie de complotisme alors que les sources proches de l’armée israélienne soupçonne Poutine d' »avoir tourné le crash de l’Il-20 à son avantage ». Ce discours semble d’ailleurs finir par pousser Washington à réagir : le secrétaire d’État Pomepo a qualifié mercredi le déploiement des S-300 en Syrie de « démarche qui ne fait que monter la tension », façon de rappeler à la bonne mémoire des russes qu’une intervention US dans cette affaire n’était pas totalement écartée.

Selon DEBKAfile, la déclaration du ministre russe de la Défense, Sergeï Choïgu, le 2 octobre comme quoi les systèmes de défense antiaérienne S-300 «unifiés» seraient installés en Syrie d’ici le 20 octobre, avait un sens bien particulier : par ce déploiement Moscou chercherait à intégrer la DCA syrienne au Centre de Commandement russe, ce qui revient à dire que désormais, les chasseurs US ou israéliens n’auraient pas à faire face à la DCA syrienne mais au système de défense antiaérienne de la Russie qui a pour charge de protéger des villes russes. DEBKA se réfère d’ailleurs à l’exposé du ministre russe de la Défense présenté devant Poutine où le général aurait mentionné 49 unités de radars, de systèmes d’acquisition d’objectifs de base, ou encore de postes de commandement ainsi que quatre lanceurs. Israël accuse désormais Poutine d’avoir saisi l’alibi de « l’IL-20 » pour établir en Syrie « un système d’armement de défense antiaérien avancé » lié non seulement à la base aérienne russe Hmeimim à Lattaquié, mais « intégré au système de commandement, de contrôle et de communication C-3 de la Russie », un système contre les attaques nucléaires.

Or le problème est que le C-3 est à peu près inconnu pour les services de renseignements occidentaux surtout que les ingénieurs militaires russes travaillent sans relâche à la modernisation de ce système depuis quelques mois. Et DEBKA ajoute : « les officiers militaires israéliens ont sagement cessé de se vanter et de prétendre que leur force aérienne pouvait facilement manipuler les S-300, après que Moscou eut annoncé avoir livré à la Syrie une version modernisée de ces missiles « .

Pour l’axe Israël/USA, Moscou vient de réaliser un coup de maître difficile à contrer  puisqu’il a considérablement relevé les enjeux dans la lutte sans merci que se livrent la Russie et les États-Unis en Syrie. Poutine a choisi cet arène pour mettre à l’épreuve les capacités de défense aérienne russe, défiant à la fois les avions furtifs F-22 de l’armée de l’air américaine et les super-avions «Adir» F-35 fabriqués par les États-Unis et d’Israël.

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Pire cauchemar étasunien : Le S-300 peut révéler la nullité du F-35

Pire cauchemar étasunien : Le S-300 peut révéler la nullité du F-35

L’épisode tragique à l’origine de la mort de 15 membres des forces aériennes russes, a eu des répercussions immédiates sur la situation en Syrie et au Moyen-Orient. Le 24 septembre, le ministre de la Défense de Russie, Sergeï Shoïgou, a informé alliés et opposants de l’approbation par le président Vladimir Poutine, de la livraison de complexes antiaériens S-300 en République de Syrie. La livraison avait été retardée puis suspendue en 2013, suite aux pressions israéliennes.

En un sens, la livraison de batteries S-300 en Syrie est un sujet de préoccupation pour Washington plutôt que pour Tel-Aviv. Israël a plusieurs F-35 et a prétendu les avoir utilisés en Syrie pour attaquer les supposés transferts d’armes iraniennes au Hezbollah. Avec les complexes S-300 en version optimisée déployés et incorporés dans le réseau de contrôle et de communications (C3) du commandement russe, il y a le sérieux risque (pour Washington) qu’Israël, désormais incapable de changer le cours des événements en Syrie, tente des manœuvres désespérées.

Il n’est secret pour personne que la Grèce a acheté des S-300 russes il y a des années, et que l’OTAN et Israël se sont entraînés à plusieurs reprises contre ces complexes antiaériens. Le haut commandement militaire israélien a souvent insisté sur le fait qu’ayant apparemment découvert les faiblesses des S-300, ils sont  capables de les détruire.

L’annonce de Tel-Aviv, d’attaquer et détruire les batteries de S-300, n’est pas une menace à prendre à la légère. Il suffit de voir la destruction récente de l’avion de surveillance russe Il-20, pour se rendre compte jusqu’où peut mener le désespoir des Israéliens. En outre, plusieurs commandants de Tsahal ont répété au cours des années que le S-300 syrien serait considéré comme une cible légitime s’il menaçait l’armée de l’air israélienne.

À ce stade, il faut compléter les informations et clarifier certains points. Les S-300 des Grecs sont vieux. Ils ne sont plus maintenus et leur électronique n’a pas été remise à niveau. Les systèmes modernes et complexes comme le S-300 et le S-400, doivent être maintenus, mis à niveau et pour les rénover, des pièces doivent être souvent remplacées. Tout cela n’est pas fait sur les batteries grecques. Ensuite, l’opérateur qui met en œuvre le système (radar, ciblage, visée, verrouillage, etc.) fait souvent la différence du point de vue de l’efficacité de l’ensemble. De plus, le S-300 est entièrement intégré dans le système russe C3, ce qui rend inutile toute expérience antérieure apprise avec l’entraînement sur les S-300 des Grecs. Aucun pays occidental ne connaît l’aptitude et le potentiel réels de la DCA syrienne, à partir du moment où elle est renforcée et intégrée dans les réseaux russes. C’est un secret que Damas et Moscou continueront à bien garder. Encore qu’il y a deux ans, lors des opérations de libération d’Alep, un officier de haut rang russe a prévenu (en faisant probablement allusion aux avions furtifs de cinquième génération, F-35 et F-22) que la portée et l’efficacité des systèmes russes pourront susciter de l’étonnement.

Voici ce qu’a annoncé Sergueï Shoïgou, ministre de la Défense de Russie, au sujet du déploiement du S-300 en Syrie et de son intégration aux autres systèmes russes :

La Russie brouillera la navigation par satellite, les radars embarqués et les réseaux de communication des avions de combat qui attaquent des cibles sur le territoire syrien, en mer Méditerranée et aux frontières de Syrie. Nous sommes convaincus que la mise en œuvre de ces mesures calmera les têtes brûlées et évitera les actes inconsidérés contre nos militaires. Dans le cas contraire, nous réagirons en fonction de la situation qui se présentera. Les troupes syriennes et les unités de DCA seront équipées de systèmes de contrôle automatique identiques à ceux des forces armées russes. Cela assurera la gestion centralisée de la DCA syrienne, des installations, de la surveillance de l’espace aérien, et accélérera l’identification des cibles. Plus important encore, cela permettra à la DCA syrienne de reconnaître les avions russes.

Si les Israéliens s’acharnent imprudemment à tenter de détruire les S-300 (après les avoir trouvés, puisqu’ils sont mobiles), ils risquent de voir leurs F-35 abattus. Le complexe militaro-industriel étasunien en subirait des dommages irréparables. Cela expliquerait aussi pourquoi Israël (et probablement les États-Unis) exerce depuis plus de cinq ans une pression énorme sur Moscou pour ne pas livrer le S-300 en Syrie et en Iran. La réaction du Département d’État devant le futur achat de S-400 par la Turquie et l’Inde, confirme l’inquiétude des hauts responsables et généraux étasuniens face à la perspective que les alliés optent pour les systèmes russes. Cela permettrait de comparer les armes achetées par ces alliés aux États-Unis, et les amèneraient à découvrir leur vulnérabilité, et ils prendraient conscience de leur relative infériorité.

Compte tenu de la tendance de Tel-Aviv à placer ses propres intérêts au-dessus de tous les autres, il ne serait pas surprenant de voir les Israéliens parler d’attaquer le S-300 avec leurs F-35, pour faire chanter Washington et l’amener à s’impliquer davantage dans le conflit. Pour les États-Unis, il y a deux scénarios à éviter. Le premier est l’implication directe dans le conflit avec la Russie en Syrie, ce qui est dorénavant impensable et irréalisable. Le second, beaucoup plus préoccupant pour les planificateurs militaires, est la possibilité que les capacités et les secrets du F-35 soient compromis ou même que la preuve de son infériorité soit démontrée face à un système de DCA vieux de près d’un demi-siècle.

Un exemple éclairant de la manière dont les États-Unis exploitent leurs avions les plus avancés dans la région, a été donné dans l’est de la Syrie, aux environs de Deir ez-Zor. Dans cette partie de Syrie, la menace de systèmes de DCA avancés n’existe pas. Les États-Unis y sont donc libres de faire souvent voler leur F-22 dans certaines conditions. L’armée russe a montré à plusieurs reprises des témoignages radar révélant sans équivoque que dès que des Su-35 russes sont dans le ciel à proximité de F-22, l’armée de l’air étasunienne évite tout affrontement et retire rapidement ses atouts de cinquième génération. La variante navale du F-35 n’est toujours pas prête. Elle doit encore être déployée sur un porte-avions près du théâtre du Moyen-Orient ou du golfe Persique. Cet avion n’est aussi présent sur aucune base militaire étasunienne de la région. Les États-Unis n’envisagent même pas d’utiliser le F-35 en Syrie et ils ne se risqueraient pas à l’envoyer contre les défenses antiaériennes russes. Israël est le seul pays à avoir déjà utilisé ces appareils en Syrie, mais c’était avant l’arrivée du S-300.

Le programme F-35 a déjà coûté des centaines de milliards de dollars et il atteindra bientôt la somme exorbitante et surréaliste de plus de 1000 milliards de dollars. Cet avion a déjà été vendu à des dizaines de pays liés par des accords vieux de plusieurs décennies. Le F-35 a été développé pour jouer le rôle d’avion de guerre polyvalent, et il devrait former la future colonne vertébrale de l’OTAN et de ses alliés. Son développement a commencé il y a plus de 10 ans et, malgré les innombrables problèmes qui subsistent, il est déjà prêt au combat et vole, comme l’assurent les Israéliens. Du point de vue des États-Unis, son rôle dans les opérations est restreint et dissimulé. Le mieux serait qu’il y ait le moins possible de données à la portée des opposants ; mais il se pourrait que la vraie raison soit la peur de la révélation des faiblesses éventuelles de l’avion, ce qui nuirait aux ventes futures. En ce moment, le marketing du F-35 par le Pentagone s’appuie sur les évaluations du fabricant Lockheed Martin, et sur les tests faits par l’armée qui l’a commandé à Lockheed Martin. De toute évidence, Lockheed Martin et l’armée de l’air n’ont pas intérêt à révéler les faiblesses ou les lacunes, et surtout pas publiquement. La corruption fait rage à Washington, contrairement à ce que l’on suppose ordinairement.

L’ego d’Israël, son incapacité à changer le cours des événements en Syrie et la perte de sa capacité à survoler le Moyen-Orient en toute impunité à cause de la DCA syrienne, tous ces facteurs combinés pourraient pousser Israël à tenter désespérément de détruire la batterie S-300 avec le F-35. Depuis qu’il n’a plus les moyens de diriger les événements en Syrie, Washington se trouve dans la position peu enviable de n’avoir probablement aucune influence sur Israël pour l’empêcher de faire cela.

En démontrant sa maîtrise sur la plus grande partie de l’espace aérien en Syrie, le possible déploiement de systèmes de DCA russes aux quatre coins du globe, notamment en Chine, en Inde, en Arabie saoudite, au Qatar et en Arabie saoudite, la Russie pourra continuer d’accroître sa capacité d’exportation et son prestige militaire. Avec l’introduction imminente du S-500, on imagine les futures nuits blanches au Pentagone et au siège social de Lockheed Martin, de ceux qui s’inquiéteront d’une éventuelle destruction de F-35 par un S-300 conçu en 1969.

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Les cinq ingrédients qui préparent la crise de 2020

Les cinq ingrédients qui préparent la crise de 2020 – Katsumi Kasahara/AP/SIPA

Roubini remet une couche . Et son analyse est tout à fait pertinente . Il prévoit une crise financièr suivie d’une récession mondiale en 2020 . J’ai déjà plusieurs fois mentionné que je pensais que ça se produirait entre 2019 et 2022 . Mais au vu de l’évolution de la situation économique mondiale, à ce rythme ce serait plus 2019 que 2022 . Ça c’est ce que je pense, cette fourchette c’est ce qui me parait le plus probable, c’est même une certitude . Mais je peux aussi me tromper d’un peu.  Cette année on voit de grosses secousses et les barils de poudre se multiplier (mais manque toujours la mèche) , en fait ça peut exploser n’importe quand à ce niveau … Z 

Dix ans après la chute de Lehman Brothers en 2008, le risque d’une nouvelle déflagration est à nouveau élevé. Et, cette fois, les Etats surendettés ne disposent plus des mêmes armes pour y faire face.

Dix ans après l’effondrement de  Lehman Brothers , des interrogations demeurent autour des causes et conséquences de la crise financière. Mais dans une perspective d’avenir, la question la plus pertinente consiste à déterminer ce qui provoquera la récession et la crise mondiale de demain.

Vers une récession mondiale

L’actuelle expansion mondiale devrait se poursuivre l’année prochaine, dans la mesure où  les Etats-Unis enregistrent d’importants déficits budgétaires, où la Chine applique des politiques de crédit assouplies et où l’Europe reste sur une trajectoire de reprise. Mais d’ici à 2020, les conditions tendront vers une crise financière, suivie d’une récession mondiale. Plusieurs raisons expliquent cela.

Premièrement, les politiques de relance budgétaire qui poussent actuellement la  croissance annuelle américaine au-dessus de son potentiel de 2 % ne sont pas tenables. D’ici à 2020, ladite relance se sera épuisée.

Inexorable hausse des taux d’intérêt

Deuxièmement, le timing de cette relance ayant été inadapté, l’économie américaine connaît actuellement une surchauffe, et l’inflation s’élève au-dessus de la cible. La Réserve fédérale des Etats-Unis devrait ainsi continuer d’augmenter le taux cible des fonds fédéraux, l’amenant de son niveau actuel de 2 % à 3,5 % au moins d’ici à 2020, ce qui élèvera probablement les taux d’intérêt à court et long terme, ainsi que le dollar américain.

Dans le même temps, l’inflation augmente également au sein d’autres économies majeures, tandis que  le prix du pétrolecontribue à des pressions inflationnistes supplémentaires. Cela signifie que les autres grandes banques centrales suivront la Fed sur la voie d’une normalisation de la politique monétaire, ce qui réduira la liquidité mondiale, tout en exerçant une pression à la hausse sur les taux d’intérêt

Escalade commerciale

Troisièmement, les tensions commerciales opposant l’administration Trump à la Chine, à l’Europe, au Mexique, au Canada et à d’autres sont vouées à l’escalade, engendrant une croissance plus lente et une inflation plus élevée. La croissance dans le reste du monde devrait donc ralentir, sous l’effet de pays jugeant bon de riposter contre le protectionnisme américain. Les marchés émergents, d’ores et déjà fragilisés, continueront de subir les effets du protectionnisme et des conditions monétaires resserrées aux Etats-Unis.

Quatrièmement, l’Europe connaîtra, elle aussi, une croissance plus lente, en raison d’un resserrement monétaire et de frictions commerciales. Par ailleurs, les politiques populistes appliquées dans des pays comme l’Italie risquent d’engendrer  une dynamique de dette intenable au sein de la zone euro . Dans ces conditions, une nouvelle récession mondiale pourrait conduire l’Italie et d’autres pays à quitter purement et simplement la zone euro.

Valorisations excessives

Cinquième point, les marchés boursiers américain et mondiaux sont en effervescence. Les ratios cours/bénéfice aux Etats-Unis sont supérieurs de 50 % à leur moyenne historique, les valorisations de capitaux privés sont devenues excessives et les obligations d’Etat trop coûteuses compte tenu de leur faible rendement et de leurs primes de terme négatives. Le crédit à haut rendement devient également de plus en plus coûteux, à l’heure où le taux d’endettement des entreprises américaines atteint des sommets historiques.

La marge de relance budgétaire dans le monde est d’ores et déjà réduite.

Par ailleurs, l’endettement sur de nombreux marchés émergents et dans certaines économies développées se révèle clairement excessif. L’immobilier commercial et résidentiel est beaucoup trop coûteux dans de nombreuses régions du monde.

Marges de relance réduites

La marge de relance budgétaire dans le monde est d’ores et déjà réduite par une dette publique massive. La possibilité de nouvelles politiques monétaires non conventionnelles sera limitée par  des bilans hypertrophiés, et par un manque de capacité à réduire les taux directeurs. Par ailleurs, les sauvetages dans le secteur financier seront intolérables pour des pays marqués par la résurgence de mouvements populistes, et dirigés par des gouvernements quasi insolvables.

Impuissance des banques centrales

Aux Etats-Unis, en particulier, le législateur a limité la capacité de la Fed à fournir de la liquidité aux institutions financières non bancaires et étrangères présentant des passifs libellés en dollars. En Europe, la montée des partis populistes complique l’adoption de réformes au niveau de l’UE, ainsi que la création des institutions nécessaires pour combattre la prochaine crise financière et la récession qui s’ensuivra.

A la différence de 2008, époque à laquelle les gouvernements disposaient des outils politiques permettant d’empêcher une chute libre, les dirigeants qui affronteront la prochaine récession auront les mains liées, sachant par ailleurs que les niveaux globaux de dette sont supérieurs à ceux d’avant-crise. Lorsqu’elles surviendront, la crise et la récession de demain pourraient se révéler encore plus sévères et prolongées que celles d’hier.

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Publié par le 4 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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“Les Italiens envoient péter Bruxelles !”

Inutile d’être devin pour voir que ça va bientôt péter en Italie .. La situation en fait que s’aggraver avec le temps depuis l’élection des eurosceptiques . Ils veulent sortit de l’Europe avec le moins de dégâts possible pour leur pays, donc ils jonglent . Le plus gros problème pour eux ce n’est pas Bruxelles, ce sont les marchés .

En attendant le bras de fer entre Bruxelles et les Italiens continue, voici un aperçu de l’ambiance avec cette passe d’arme qui date d’hier :

«Nous respecterons les règles». C’est ce qu’a déclaré le commissaire européen aux Affaires européennes, Pierre Moscovici, en réponse, en marge du Forum économique international des Amériques, au siège de l’OCDE à Paris, à une question sur la manoeuvre italienne. Une « crise entre Bruxelles et l’Italie serait absurde » selon Moscovici.

« Même les Italiens ont fait le choix d’un gouvernement résolument euro-sceptique et xénophobe qui, sur les questions de migration et de budget, tente de se débarrasser des obligations européennes » (…..)

« Moscovici dit des bêtises. En Italie, il n’y a ni racisme ni xénophobie, mais enfin un gouvernement choisi par les citoyens qui a bloqué les passeurs et fermé les ports aux immigrants clandestins. Nous en avons assez des insultes de Paris et de Bruxelles « , répond Matteo Salvini.. (source)

Z

Les Italiens envoient péter Bruxelles !

J’aurais pu reprendre le titre du journal Libération « Italie : le M5S et la Ligue envoient bouler Bruxelles », mais j’ai préféré un terme plus fort. J’aurais pu aussi dire que l’Italie faisait un bras d’honneur à Bruxelles « en actant un déficit à 2,4 % du PIB malgré une dette publique déjà lourde, le gouvernement de coalition italien défie ostensiblement l’Union européenne, désignée ennemi commun par les deux partis populistes au plus haut dans les sondages »…

Les Italiens défient Bruxelles, la BCE de Francfort et aussi évidemment… les marchés obligataires qui commençaient à se tendre sérieusement dès vendredi dernier.

Comme le raconte Libé, « attendu par plusieurs dizaines de militants enthousiastes devant le palais Chigi, siège du gouvernement italien, Luigi Di Maio, le vice-président du Conseil et patron du Mouvement Cinq Étoiles (M5S), s’est présenté au balcon, dans la nuit, en faisant le V de la victoire. Au terme d’un long Conseil des ministres qui s’est tenu jeudi soir, le jeune leader a remporté sa bataille pour laisser filer le déficit budgétaire à 2,4 % du PIB au mépris des inquiétudes des marchés financiers et des recommandations de Bruxelles. Conformément à celles-ci, le gouvernement précédent, de centre gauche, avait prévu de limiter le déficit à 0,8 % du produit national ».

Et de rajouter… « C’est une attaque très claire contre l’Union européenne, analyse le politologue Roberto Castaldi. Il y a encore quelques semaines, la coalition gouvernementale promettait que les mesures promises en campagne électorale seraient introduites graduellement. En annonçant un déficit budgétaire de 2,4 % pour 2019 mais aussi pour les deux années suivantes, il y a une volonté de la part de la coalition populiste de provoquer une tension avec Bruxelles en vue des prochaines élections européennes. »

Adopter le budget du peuple !

« «Nous ne faisons pas un budget en fonction de ce que pense le commissaire [aux Affaires économiques et financières] Moscovici », a revendiqué le président du Conseil, Giuseppe Conte, après avoir annoncé un budget qui chiffre 27 milliards d’euros de dépenses supplémentaires. Il prévoit entre autres une augmentation des dépenses sociales, une réforme du système des retraites et des baisses d’impôts. «Nous avons réussi à faire adopter le budget du peuple, qui élimine la pauvreté grâce au revenu de citoyenneté pour lequel nous avons mis sur la table 10 milliards d’euros», s’est réjoui Luigi Di Maio. »

Au programme, revenu de citoyenneté de 780 euros par mois pour 6 millions d’Italiens, révision du système de retraite et possibilité de cesser le travail à 62 ans, ou encore la flat tax pour les petites entreprises et les autoentrepreneurs à 15 % pas pour les grandes multinationales cotées en Bourse et qui ne payent déjà rien en Europe, en Italie, comme ailleurs !

À cela se rajoute une amnistie fiscale pour ceux qui doivent moins de 100 000 euros au fisc, alors que les impôts italiens ont poussé vers la faillite personnelle des milliers d’Italiens par une politique de rétorsion et chasse aux sorcières totalement disproportionnée.

Et enfin… un plan d’investissement dans les infrastructures de 15 milliards d’euros.

Tout cela évidemment va déclencher le courroux de nos europathes, pour qui les politiques ne doivent pas être menées pour les peuples…

Si l’on peut et si l’on doit discuter le bien-fondé et la pertinence de chaque mesure envisagée, ce qui est certain c’est que toutes les politiques doivent être conduites dans l’intérêt des populations.

Quand ce n’est pas le cas, la politique en question est alors illégitime.

C’est aussi simple que cela.

Charles SANNAT

Source Libération ici

 
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Publié par le 4 octobre 2018 dans général, International, Politique

 

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La hausse des taux déclenchera la prochaine crise financière

hausse des taux

Le graph présenté ici qui montre la corrélation entre hausse des taux et les crises financières , bancaires , et récessions, est fort intéressant . On voit bien que ce sont les banksters, notamment à la FED, qui déclenchent ces crises quand ils remontent les taux, en provoquant un effondrement de la masse monétaire mondiale, et donc l’explosion des bulles, avec tout ce que ça implique au niveau des peuples . Ce sont ces élites qui fabriquent les cycles économiques .  Tout ceci est lié à des enjeux politiques et géopolitiques . Mais nous arrivons à la fin de ce petit jeu et allons changer de paradigme . En effet, notez qu’il faut des taux de moins en moins élevés pour déclencher une crise . Normal, la dette ne cesse de gonfler, au point d’atteindre des niveaux inimaginables en ce moment, du jamais vu dans l’histoire humaine . Donc logique, plus la dette est grande, plus les taux qui montent l’impact rapidement . C’est pourquoi la prochaine crise devrait être du jamais vu, toutes les armes pour « l’enrayer » ont été désactivées au fil du temps, les banksters sont à court de « munitions », et ils le savent, c’est du à la nature même du système basé sur l’argent dette qu’ils ont fabriqué . C’est pourquoi on va avoir un grand reset du système .  Z 

Mercredi, la FED a relevé son taux directeur d’un quart de point à 2-2,25 %. Il n’a jamais été aussi élevé depuis avril 2008. Alors que les taux continuent de grimper pour s’éloigner des plus bas historiques que l’on a connus après la crise de 2008, les investisseurs et les commentateurs ne montrent quasiment aucun signe de peur alors que les marchés actions battent record sur record et que l’autosatisfaction règne.

Malheureusement, les atterrissages en douceur après une hausse des taux sont aussi rares que les licornes. Tous les cycles de relèvement des taux ou presque ont débouché sur une récession, une crise financière ou bancaire. Il n’y a aucune raison de croire que, cette fois, il pourrait en aller différemment.

Comme je l’ai déjà expliqué, les périodes de taux planchers favorisent le crédit et la hausse des prix des actifs des façons suivantes :

  • En encourageant les consommateurs, le privé et le public à recourir au crédit ;
  • En décourageant l’épargne, ce qui favorise les dépenses et la spéculation ;
  • Les investisseurs peuvent emprunter à bon marché pour spéculer (par exemple en contractant un crédit hypothécaire pour spéculer sur l’immobilier, ou une marge de crédit pour investir dans les actions) ;
  • En facilitant les rachats d’actions, l’augmentation des dividendes et les opérations de fusions et acquisitions ;
  • En dopant l’inflation, ce qui soutient les prix d’actifs tels que les actions et l’immobilier.

Lorsque les banques centrales abaissent les taux afin d’initier une reprise après une récession (comme le fait la FED), elles interfèrent sur le fonctionnement organique de l’économie et des marchés financiers, ce qui a de sérieuses conséquences. Notamment au niveau de la création de distorsions et de déséquilibres. En maintenant les taux à des niveaux artificiellement bas, la FED lance de faux signaux qui encouragent l’entreprise et d’autres initiatives économiques qui ne seraient pas viables dans un environnement normal.

Les initiatives qui sont prises en raison de conditions de crédit artificielles sont des investissements hasardeux qui échouent habituellement lorsque les taux sont normalisés. Par exemple, les sociétés Internet de la fin des années 90 qui ont débouché sur la bulle .com, les gratte-ciel non achevés de Dubaï ou d’autres marchés émergents après la dernière crise financière.

S’il peut être compliqué de prédire avec exactitude quels investissements ou entreprises sont mal avisés en raison des distorsions engendrées par les banques centrales, une citation de Warren Buffett est très à propos : « Ce n’est qu’à marée basse que l’on découvre ceux qui n’ont pas de maillot. » Dans le cadre de cet article, la marée basse, ce sont les taux. Ces investissements malavisés qui tournent au vinaigre en raison de la normalisation des taux engendrent souvent des récessions et/ou une crise bancaire/financière.

Ci-dessous, voici un graphique qui met en exergue les récessions et les crises engendrées après des cycles de hausse des taux :

crises engendrée par la hausse des taux

(…)

suite et fin

 
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Publié par le 4 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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