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Archives du 3 octobre 2018

12 nouvelles lunes découvertes en orbite de Jupiter, et l’une d’entre elles est un petit mystère

Ce qu’on apprend surtout dans ce papier, c’est que les scientifiques sont toujours dans une recherche hyper active de la planète X .  Et quand on y pense c’est incroyable qu’une si grosse planète, qui au passage était déjà mentionnée par les sumériens, reste introuvable dans notre « petit » système solaire, avec les moyens techniques actuels !  Je pense que ça cache quelque chose cette affaire . Comme quoi on a encore beaucoup à découvrir sur l’espace y compris le système solaire, au final on ne sait que très peu de choses . Ce qu’on a en pagaille, ce ne sont que des extrapolations et des théories … Z

Les chercheurs américains à la recherche de l’hypothétique Planète Neuf vont devoir se contenter du prix de consolation de la découverte d’une douzaine de nouvelles lunes autour de Jupiter. Un article paru dans Live Science décrit l’un de ces satellites comme étant très étrange, étant donné qu’il est extrêmement petit et qu’il se déplace dans la direction opposée à celle à laquelle il est censé aller.

Cette découverte donne à Jupiter un total de 79 lunes connues, consolidant ainsi sa place en tant que planète ayant le plus grand nombre de satellites naturels. Son plus proche concurrent, Saturne, n’accueille que 62 lunes connues en comparaison.

L’équipe d’enquête de la Carnegie Institution for Science (CIS) a signalé que 11 des 12 nouvelles lunes joviennes occupaient des orbites normales. Le dernier ajout à la famille de Jupiter est un véritable casse-tête, a déclaré Scott Sheppard, chercheur chez CIS.

Avec un diamètre de moins de 0,96 km, c’est la plus petite lune jovienne connue. Elle suit également une orbite très étrange qui va à l’encontre des lunes voisines.

Les chasseurs de planètes trouvent de nouvelles lunes de Jupiter à la place

L’équipe de Sheppard était à la recherche de signes de la Planète Neuf, un immense monde de glace qui devait résider quelque part au-delà de Pluton. Il se trouve que Jupiter était près de la région de l’espace qu’ils balayaient.

Les chercheurs de l’ECI n’ont pas laissé passer cette rare occasion. En plus de chercher de nouvelles planètes au-delà de Pluton, ils ont cherché dans les environs de Jupiter des signes de nouvelles lunes.

Bien qu’ils n’aient trouvé aucun signe de la planète Neuf, ils ont trouvé un tas de lunes joviennes inédites. Les nouveaux satellites sont considérés comme des satellites irréguliers parce que les formes de leurs orbites sont loin d’être circulaires.

Ils peuvent être divisés en deux groupes : Les progrades, qui se déplacent d’ouest en est, et les rétrogrades, qui se déplacent dans la direction opposée de la planète ou de l’étoile qu’ils entourent.

Les huit satellites réguliers de Jupiter ont des orbites presque circulaires. Ils sont également divisés en deux groupes. Les lunes intérieures se trouvent très près de la planète, tandis que les lunes galiléennes comprennent les plus grands membres.

Valetudo, la petite lune qui se déplace dans la mauvaise direction

La lune “bizarre” se distingue par son comportement et son emplacement contrastés. Elle suit la même orbite de programme que Jupiter et les satellites réguliers.

Cependant, on la trouve aussi beaucoup plus loin de la planète et des autres lunes programmées. Il faut environ un an et demi pour terminer une seule orbite.

Ses satellites voisins sont tous des satellites rétrogrades qui orbitent dans la direction opposée. Ils sont aussi plus gros que la petite chose.

Ces caractéristiques étranges ont amené le groupe de Sheppard à lui donner le nom de Valetudo, la déesse romaine chargée de la santé et de l’hygiène. (Pour ceux qui sont curieux, le sport de combat brésilien qui a un nom aussi orthographié est composé de deux mots et signifie “tout est permis” en portugais).

Un accident de voie cosmique à contre-courant qui s’annonce

Les chercheurs du CIS croient également que Valetudo court le risque sérieux de percuter l’un de ses neuf voisins. C’est parce qu’il voyage dans la direction opposée aux nouvelles lunes rétrogrades, une version cosmique du trafic à contre-courant.

“C’est une situation instable”, a dit Sheppard au sujet de l’orbite de Valetudo. “Les collisions frontales se briseraient rapidement et réduiraient les objets en poussière.”

Il croyait que de telles collisions auraient pu aider à former plusieurs lunes joviennes et à établir certains des groupes actuellement observés. Ainsi, bien que ces nouvelles lunes ne soient peut-être pas la légendaire planète Neuf, leur existence et leur emplacement peuvent améliorer notre connaissance de l’histoire du système solaire primitif.

Sources : Cosmic News – Live Science – Space.com – Traduit par Anguille sous roche

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Publié par le 3 octobre 2018 dans Espace, général, Sciences

 

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Trump au roi Salmane : « Vous ne resteriez pas deux semaines au pouvoir sans notre soutien »

Le roi Salmane d'Arabie saoudite (d) et le président américain Donald Trump (g), le 20 mai 2017 à Riyad AFP/MANDEL NGANLe roi Salmane d’Arabie saoudite (d) et le président américain Donald Trump (g), le 20 mai 2017 à Riyad AFP/MANDEL NGAN

Il semble qu’il y ait beaucoup d’eau dans le gaz entre les US et l’Arabie . A mon avis quelque chose se trame en coulisse . On sait par exemple que l’Arabie « diversifie » de plus en plus ses réserves de change au détriment du dollar . Les reserves de pétrole des saoudiens arrivent aussi à leur limite, ils ont actuellement du mal a augmenter leur production au moment ou les prix du Brut remontent vite, ce qui ne plait pas à Trump . On savait déjà qu’ils étaient désormais obligés d’aller forer offshore . L’Arabie regarde aussi de plus en plus vers la Chine par exemple . Va-t-on vers un clash ?  Ce serait un véritable séisme géopolitique . Z 

Le président américain n’a pas précisé la date à laquelle il s’est entretenu avec le roi saoudien et a tenu ces propos.

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi soir avoir adressé une mise en garde au roi Salmane d’Arabie, son allié stratégique, lui affirmant que « sans le soutien militaire des Etats-Unis, il ne resterait pas deux semaines au pouvoir ».

Le président américain n’a pas précisé la date à laquelle il s’est entretenu avec le roi saoudien et a tenu ces propos. L’agence officielle saoudienne SPA avait néanmoins rapporté qu’un entretien téléphonique avait eu lieu samedi entre les deux hommes qui avaient discuté de la stabilisation du marché pétrolier.

« Nous protégeons l’Arabie saoudite. Ils sont riches. J’aime le roi Salmane. Mais je lui ai dit ‘nous vous protégeons, mais vous ne resteriez pas au pouvoir pour deux semaines sans nous, vous devez payer pour vos capacités militaires », a raconté M. Trump à des partisans lors d’un rassemblement dans le Mississippi, selon des propos rapportés par l’agence Reuters.

L’Arabie saoudite est un vieil allié des Etats-Unis. C’est là, dans le royaume sunnite où Donald Trump avait été reçu avec faste en mai 2017 pour son premier déplacement présidentiel à l’étranger, qu’il avait appelé à « isoler » l’Iran chiite pour contrecarrer son influence grandissante au Moyen-Orient. Depuis, les relations américano-saoudiennes n’ont fait que se renforcer, malgré les critiques internationales contre les méthodes du jeune prince héritier, Mohammad ben Salmane, notamment au sujet du Yémen où une coalition menée par Riyad intervient militairement contre les rebelles houthis, soutenus par Téhéran.

Le président Trump veut que l’Arabie saoudite joue un plus grand rôle militaire dans la région, en premier lieu face à l’Iran, bête noire commune des Américains et du royaume wahabite. En avril dernier, l’administration américaine avait ainsi donné son feu vert à un nouveau contrat d’armement pour un montant de 1,31 milliard de dollars avec l’Arabie saoudite. Des contrats pour plus d’un milliard, concernant notamment des missiles antichar, avaient déjà été approuvés fin mars au début d’une visite du prince héritier Mohammad ben Salmane à Washington.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump tient de tels propos à l’égard de Riyad. Alors qu’il était encore candidat à l’investiture républicaine, en avril 2016, M. Trump avait répondu violemment à des avertissements de Riyad qui s’inquiétait d’une adoption par le Congrès américain d’un projet de loi relatif aux attentats du 11 Septembre. « Regardez, nous protégeons l’Arabie saoudite. Nous les protégeons en échange de presque rien. Et sans notre protection, ils ne survivraient pas plus d’une semaine. Nous les protégeons comme nous protégeons d’autres », avait-il alors lancé. Le milliardaire avait estimé que les Etats-Unis n’étaient pas « correctement remboursés ». « Et l’on se demande pourquoi notre dette (publique) s’élève à 19 trillions de dollars… En tout, cas nous sommes les policiers du monde…nous ne recevons pas ce qui nous est dû », avait conclu le magnat de l’immobilier.

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Publié par le 3 octobre 2018 dans général, International, Politique

 

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Adieu la technologie furtive américaine. La Russie développe un radar radio photonique

Adieu la technologie furtive américaine. La Russie développe un radar radio photonique

C’est fascinant de voir toutes les évolutions en matière d’armement ces derniers temps . Les Russes (surtout) et les chinois font forts ! Bizarrement on entend pas les US sur ce sujet . C’est fascinant mais ça fait peur, car une course aux armements n’augure jamais rien de bon, et quand on voit l’escalade des tensions entre Russes, Chinois, et US, ce n’est pas rassurant du tout … Z

Par Andrei Martyanov

La semaine dernière, Ruslan Ostachko a fait à la radio une déclaration assez surprenante.

Selon ses informations (très probablement à partir de ses sources), non seulement la Russie dispose déjà d’un radar radio-photonique (nous savions que cet appareil existait et fonctionnait en laboratoire), mais qu’il sera testé avec le Su-35 comme plate-forme avant 2021 et que ce sera un appareil de production série.

C’est une information véritablement sensationnelle, dans une certaine mesure, qui explique aussi pourquoi les Chinois, il y a quelques jours, ont commencé à parler de leur propre radar quantique. Eh bien, les amis, c’est la fin de l’aviation « furtive » telle que nous la connaissons.

Je suppose que ce n’est pas la peine d’expliquer ce que tout cela signifie. Ostashko utilise l’exemple d’Elon Musk comme charlatan pour une bonne raison : le discours et l’image ne coûtent rien, alors que la stabilité stratégique coûte très cher et demande beaucoup de travail et de réflexion.

Cette avancée correspond assez bien à Poutine qui a appelé très récemment au développement d’une nouvelle génération d’armes reposant sur de nouveaux principes physiques, comme celui-ci (en russe). De toute évidence, de tels systèmes sont en cours de développement et certaines informations commencent à nous parvenir, à nous, simples mortels.

Comme je l’ai déjà dit, nous assistons à une véritable révolution dans les affaires militaires (RAM) qui modifie le champ de bataille moderne de manière profonde et spectaculaire.

Eh bien, en regardant la nouvelle Académie des forces de missiles stratégiques de la Russie, on comprend un peu où tout cela va. Même son esthétique en dit long.

Photo: Un radar utilisant des lasers pour une portée et une précision accrues et pouvant même générer une image 3D de la cible

Source : Réminiscence du futur

Via : https://russia-insider.com/en/goodbye-us-stealth-russia-developing-radio-photonic-radar/ri24947

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Publié par le 3 octobre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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JP Morgan prédit une super-crise, les « initiés » sortent du marché action

J’en avais déjà parlé, le constat de JP Morgan n’est pas à prendre la légère, ils font parti du cercle des « initiés » . Selon eux, la grande crise qui s’annonce  sera donc due à la fin des mesures prises par les banques centrales pour sauver le système en 2008 . Tiens, on avait pas remarqué … En gros ils confirment que les banksters sont en train d’appuyer sur le bouton « destruction » , et que les élites mondiales s’y préparent (comme encore expliqué ici) … Z 

Alors qu’un rapport de la banque JP Morgan prédit une nouvelle crise, de nombreux PDG américains vendent les actions de leur entreprise.

10 ans après la faillite de Lehman Brothers et l’effondrement des marchés qui a suivi en 2008, la banque américaine JP Morgan compare la situation actuelle avec celle de 2008 et prédit une nouvelle crise.

Le principal constat est que depuis 2008, la dette mondiale a explosé.

La dette souveraine mondiale a augmenté de 26 points de PIB depuis 2007. La majeure partie de la hausse se situe dans les marchés développés (DM) où la dette par rapport au PIB a bondi d’environ 41 points, contre 12% dans les pays émergents. . Les déficits budgétaires étant encore relativement élevés, rien n’indique que le niveau de la dette diminuera dans un avenir prévisible. La part des prêts publics dans le PIB en pourcentage du PIB a chuté de plus de 8 points de pourcentage pour atteindre près de -9% en 2009, après avoir atteint un sommet de 7,3% en 2009. le déficit reste élevé à 2,9% du PIB. Aux États-Unis, le déficit budgétaire devrait atteindre 5,4% du PIB à la fin de 2019.

Le rapport s’inquiète également de la bulle du logement, du bilan des banques centrales, de la dette des ménages et des règlementations inefficaces. Enfin, le rapport indique que la croissance mondiale ne s’est toujours pas remise de la crise précédente.

Face à cela, les banques ne seraient plus aussi vulnérables qu’en 2008 grâce aux règlementations qui avaient été décidées après la crise (ici, il est évident que le rapport ment, une banque n’a pas intérêt à dire que le système bancaire est en faillite).

Le rapport indique l’origine probable de la prochaine crise, à savoir la fin des mesures prises par la banques centrales pour sauver le système en 2008.

les risques extrêmes devraient également augmenter en 2019 sous l’effet des retraits de politique monétaire sans précédent.

La prochaine crise sera donc sans doute très différente de la prédécente.

(Source : JP Morgan).

 

Des PDG de grandes entreprises américaines vendent leurs actions

Alors que les marchés actions occidentaux continuent de battre des reccords, des PDG de grandes entreprises semblent penser qu’il faut vendre les actions de leur entreprise. Les décisions de ces investisseurs « initiés » indique qu’ils préfèrent être prudents ou qu’ils anticipent l’effondrement du marché action.

Selon une analyse des dépôts réglementaires de TrimTabs Investment Research, les initiés des sociétés américaines ont cédé 5,7 milliards de dollars en actions ce mois-ci, soit le plus haut niveau enregistré en septembre au cours de la dernière décennie.

Ce n’est pas une nouvelle tendance. Selon TrimTabs, les initiés, qui comprennent des dirigeants et des administrateurs, ont également vendu des actions en août au rythme le plus rapide depuis 10 ans.

La vente est remarquable car elle a eu lieu alors que le marché a fortement rebondi après une chute au début de 2018. Alimenté par des réductions d’impôts et une économie forte, le Dow a récemment enregistré son premier record depuis janvier.

Certains initiés des entreprises ont une grande partie de leur valeur nette en stock, il se peut donc qu’ils exercent simplement la prudence. Le marché haussier, déjà le plus long de l’histoire, ne peut durer éternellement.

Ce que nous pouvons conclure, c’est que les « initiés » se préparent à la prochaine crise.

(Source : CNN Money).

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Publié par le 3 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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QUEL IMPACT SUR LA FRANCE AURAIT UN EFFONDREMENT DE L’ITALIE ?

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Croyez moi ce n’est qu’un question de temps avant que la situation en Italie n’explose (y compris les taux d’intérêts), et l’Europe avec .  Avec des Eurosceptiques au pouvoir dans un pays d’une telle importance, on peut facilement deviner à quoi s’attendre à l’avenir …  Z 

L’Italie fait à nouveau trembler la zone euro ! 

En cas d’aggravation de la crise italienne, la zone euro pourrait être gagnée par la contagion. Et à l’instar des pays d’Europe périphérique, la France risque de ne pas être épargnée !

L’Italie fait à nouveau trembler les marchés. Le vice-président du conseil italien, Luigi Di Maio (Mouvement 5 Etoiles, parti d’extrême gauche), a affirmé que le gouvernement ne renoncerait pas à son objectif de déficit public de 2,4% du produit intérieur brut en 2019. Et ce, alors que le ministre des Finances, Giovanni Tria, plaidait pour un déficit à 1,6% du PIB. Pour mémoire, le précédent gouvernement de centre-gauche visait même 0,8% – soit 3 fois moins -, tant pour 2019 que pour 2020 et 2021…

Luigi Di Maio défend donc un budget offensif qui alimente les craintes sur la trajectoire de la dette publique du pays, déjà une des plus élevées au monde (plus de 2.300 milliards d’euros). De son côté, le responsable des questions économiques de La Ligue (parti d’extrême droite membre de la coalition populiste et antisystème) a affirmé que l’Italie irait mieux en retrouvant une monnaie nationale, ce qui reviendrait à un Itaxit (sortie de la zone euro)… Même si ce scénario extrême ne devait pas se produire, la France ne serait sans doute pas épargnée par une éventuelle aggravation de la crise italienne. Voici pourquoi.

La Banque Postale Asset management (sources OCDE et La Banque Postale Asset management)

L’Italie comme la France sont confrontés aux mêmes défis

On peut faire un parallèle entre le risque italien pour la zone euro et la France d’un côté, et les turbulences que rencontre actuellement le monde émergent de l’autre, relève Eric Bourguignon, directeur général délégué de Swiss Life Asset Management France. Les problèmes de certains pays émergents (comme la Turquie, qui présente d’importants déséquilibres économiques) finissent par déteindre sur d’autres (Afrique du Sud…), confrontés aux mêmes défis (important endettement en dollars…). De même, une aggravation de la crise italienne pourrait, par un phénomène de contagion, affecter les pays présentant les mêmes problèmes, en particulier ceux d’Europe périphérique, mais aussi la France, souligne l’expert.

A l’instar de son voisin, l’Hexagone souffre d’un déficit de compétitivité et d’investissement des entreprises, ainsi que d’un excès de dépenses publiques, dénonce Eric Bourguignon. Et si notre pays affiche une dette publique de “seulement” 99% du PIB – contre plus de 130% pour l’Italie – et une croissance économique plus forte que de l’autre côté des Alpes, notre voisin peut quant à lui s’enorgueillir d’un excédent commercial et d’un excédent primaire (solde budgétaire avant paiement des intérêts sur la dette publique), souligne-t-il. Enfin, assez ironiquement, Bruno Le Maire a exhorté l’Italie à respecter ses engagements européens et à se serrer la ceinture, alors même que notre gouvernement table sur un déficit budgétaire de 2,8% pour l’Hexagone… Pour rappel, Rome vise un déficit public de 2,4% du PIB en 2019.

Nos valeurs bancaires pourraient être attaquées

En cas d’emballement sur le taux d’intérêt de l’emprunt d’Etat italien à 10 ans, déjà passé en seulement trois semaines de 2,8 à 3,4%, les banques de l’Union monétaire devraient accuser le coup. En effet, les établissements sont souvent créanciers des Etats, si bien qu’un certain nombre de banques de la zone euro détiennent des emprunts d’Etat italiens, dont les cours évoluent à l’inverse des rendements. “Dans l’ensemble, les banques françaises ont une exposition cumulée de 30 milliards d’euros. Ce n’est pas rien, mais ce montant est gérable, si bien que nos établissements devraient pouvoir encaisser le choc”, juge l’expert. Reste que de nouvelles turbulences devraient mettre nos valeurs bancaires sous pression à la Bourse de Paris…

Le scénario catastrophe

Enfin, on ne peut pas exclure un scénario noir, dans lequel on assisterait à un emballement généralisé des taux d’intérêt à long terme en zone euro. “Au vu de l’évolution de ses fondamentaux – absence de réduction rapide des dépenses et du déficit public, fiscalité obérant la capacité du pays à générer de la richesse, retard sur le front des hautes technologies… -, on peut considérer que la France (dont le taux d’intérêt de l’emprunt d’Etat à 10 ans n’est que de 0,77%, un niveau 4 fois inférieur à celui de l’Italie, NDLR) bénéficie d’une réelle complaisance des investisseurs”, estime Eric Bourguignon. Une complaisance pour le moins généreuse. Si elle venait à disparaître, il faudrait alors redouter une contagion de la crise italienne aux maillons faibles de la zone euro – dont l’Hexagone -, avec une envolée de nos taux d’intérêt à long terme à la clé…

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Publié par le 3 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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