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Archives du 2 octobre 2018

Toc circle et toc info

crop circle france 3 intro.png

Ici un autre exemple qu’il faut se méfier de ce que racontent les médias mainstreams, surtout en ce qui concerne ce genre de « phénomènes » … Regardez la différence entre le faux crop et le vrai : Y’a pas photo !! De plus j’ai déjà diffusé des articles et vidéos montrant les particularités étonnantes des « vrais » crop, comme par exemple le fait que les plantes ne sont pas sectionnées, ni piétinées ni écrasées, mais pliées (les tiges ne sont pas cassées), et qu’elles continue ensuite à pousser, chose que nous sommes techniquement incapables de reproduire … Et ce n’est qu’un exemple, il y a bien d’autres spécificités des « vrais » crop, et une flopée de (vrais) scientifiques se sont penchés dessus . Bien sur, pas un mot sur tout ça dans ce « reportage » … Z 

Lorsque l’on s’intéresse aux phénomènes paranormaux ou mystérieux de ce monde, il ne faut pas trop compter sur les médias de masse pour être informé sérieusement et objectivement. Un exemple de plus le 2 septembre dernier à l’édition nationale du journal de France 3. Déjà, nous pourrions nous attendre à ce que les journalistes, « garants de la langue française », parlent d’Agroglyphe plutot que de « crop circle », mais c’est un détail, tout comme le titre de leur reportage modestement appelé  » Le secret du crop circle dévoilé ».

 

Visiblement hilare, la journaliste nous explique donc qu’un crop circle est apparu dans un champ de Moselle cet été, mais qu’une équipe de jeunes youtubeurs (les « astronogeeks ») seraient en fait à l’origine d’un canular pour « démontrer » que ce genre de phénomène est une supercherie. En moins de 2 heures, munis de cordes et de planches, et à la frontale, ils ont « créés » de toute pièce un crop circle. Il s’en suit un reportage en image édifiant, manifestement destiné à ridiculiser les passionnés de ces fresques géantes, radiesthésistes et autres « énergéticiens » en tête.

 

Certes, ils ont bien réussi leur coup:  interroger – pour ne pas dire piéger – un amateur bien peu inspiré pour le coup, et qui peut les remercier de l’avoir flouté tant il se retrouve humilié par sa déclaration « juste après la « découverte » dans ce petit village de Moselle:  » Je pense pas que ça soit des humains, parce que moi je sais discerner quand même avec un petit peu d’expérience un lieu énergétisé d’un lieu non énergétisé« . aie, aie aie.  Comme quoi une fois de plus, on ne voit que ce que l’on veut voir, en fonction de ce que l’on veut croire.

 

Les images nous montrent ensuite le fameux groupe de geeks à l’oeuvre dans les champs en train de construire ce canular pour, je cite : « Dénoncer les charlatans et lutter contre la désinformation », tiens donc… Puis nous avons droit à la longue tirade pontifiante du « scientifique de service » qui nous explique dans un élan d’arrogance qu’il préfère « la vérité » aux histoires de « petits hommes verts ». Dans l’absolu, sa première phrase est très juste : « vaut-il mieux une vérité crue qu’un mensonge qui rassure ?  » Sauf que ce jeune homme ne détient pas plus la vérité que tous ceux qu’il dénonce (energéticiens, ufologues, médiums…ect).

 

Sans se démonter, il affirme que croire aux crops circle est une façon pour les gens crédules et apeurés de se rassurer sur l’existence de civilisations plus évoluées. Mais je pense que c’est plutôt lui et sa bande de « redresseurs de tort » qui sont dans la peur de l’inconnu, de ce qui leur échappe, de ce qui déborde de leur petit pré carré sec et rationnel. De toutes façons, crop circles ou pas, il n’est certainement pas bien difficile d’envisager l’existence de civilisations plus avancées que la notre, surtout au niveau social, intellectuel et spirituel !

 

Mon but ici n’est pas de tenter de prouver l’authenticité des crops circle en général (je ne suis pas qualifié), mais de pointer une fois de plus la légèreté de « journalistes » qui rampent devant l’ordre établi des postulats hyper rationalistes de ce monde, avec leur raisonnement binaire et manichéens, c’est vrai ou c’est faux, c’est bien ou c’est mal. Un journaliste digne de ce nom aurait indiqué que des milliers de cercles apparaissent tous les ans dans le monde, et souvent bien plus élaborés, du genre impossible à fabriquer en une nuit avec des planches. Et surtout il en aurait montré quelques-uns.

 

Alors oui, il y a de faux crops circles, comme il y a de fausses vidéos d’ovnis, comme de fausses photos de fantômes, de faux magnétiseurs, des énergéticiens charlatans. Mais est-ce une raison de faire preuve d’un tel aveuglement idéologique et l’imposer aux autres, pour (se) faire croire que le monde réel est simplement celui que nous montre nos sens ? Ceux qui rêvent d’un éveil général de l’humanité risquent d’être déçus. Formatés par les médias complices, les esprits ne sont pas aidés à s’ouvrir massivement, mais c’est aussi leur choix de croire cela, et donc leur responsabilité.

 

Pour en revenir aux agroglyphes et conclure sur ce sujet, voici la photo du canular en question, un dessin plutôt grossier (capture d’écran) :

 

toc circle.png

 

Et voici un autre exemple de crop circle, qui bien sûr n’a pas été montré dans le reportage, pour éviter toute comparaison facheuse qui pourrait induire le doute, pire encore, la réflexion dans l’esprit du téléspectateur:

 

crop circle.jpg

 

 

Qui peut croire que des êtres humains puissent élaborer un dessin d’une telle complexité et d’une telle perfection géométrique en une seule nuit, à la frontale, avec des bouts de planches et sans se faire remarquer ? A chacun de se faire son opinion mais l’ouverture d’esprit n’exclut pas le bon sens  et on peut au moins laisser la porte ouverte à d’autres explications que la planche à ficelle. « Dénoncer les charlatans et lutter contre la désinformation ? » Disaient les astronogeeks dans le reportage ? Il me semble que cela est tout à fait pertinent lorsque l’on voit ce genre de « reportage » à la télévision.

 

Alain – octobre 2018

 

 

Vous pouvez voir le reportage de France 3 en Replay , voir la source

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Publié par le 2 octobre 2018 dans général, Insolite

 

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Au lieu de fondre, la banquise arctique grossit

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Volume de la banquise arctique observée depuis 2003 

En fait la taille de la banquise arctique fluctue chaque année, parfois elle s’étend parfois elle régresse . Comme vous pouvez le voir sur le graph ci dessus, Rien d’anormal à signaler . Donc oui,  « la couverture médiatique du changement climatique doit être avalée avec une bonne dose de scepticisme » … Z 

La banquise arctique se révèle remarquablement réticente à entrer dans les ‘affres de la mort’ convenue, bien que les suspects habituels aient déjà planifié ses funérailles. À cause du climat actuel, il s’avère que le trouble de l’Anxiété du changement climatique doive encore sévirquelles que soient les tentatives de la BBC.

Les dernières observations montrent que l’étendue minimale de la banquise dans l’Arctique [après la fonte estivale] est en bonne voie d’exploser celles de 2015 et 2016, et qu’elle dépasse celles observées il y a dix ans. À l’époque, bien que son estimation était dite ‘trop prudente’, la BBC racontait que les étés arctiques pourraient être libres de glace avant 2013.

Cette prévision était prodigieusement fausse et, contrairement aux annonces d’un ‘Arctique dans la spirale de la mort’, la surface de la banquise est restée remarquablement stable au cours de la dernière décennie. Personne ne pouvant dire précisément ce qui arrivera dans le futur, si cette affaire humiliante contient une leçon, ce devrait être justement cela.

Le climat a eu aussi d’autres façons de faire la forte tête. La calotte glaciaire du Groenland a gagné en masse à un rythme record pour la deuxième année consécutive, et l’étendue de la banquise antarctique est en parfaite normalité avec sa moyenne de 1981 à 2010. Ces faits ne sont pas couverts par la presse parce qu’ils n’ont rien du tout d’alarmants, et pour la plupart des journalistes, le pas alarmant n’est pas de l’information.

Ces ‘vérités gênantes’ rappellent néanmoins utilement le fait que la couverture médiatique du changement climatique doit être avalée avec une bonne dose de scepticisme. Il reste un long chemin à parcourir avant de pouvoir faire des prévisions précises sur le comportement du climat, si nous y arrivons un jour.

La climatologie devrait s’accrocher plus sérieusement à l’observation du monde réel, plutôt qu’à des modélisations inévitablement entachées de suppositions bancales.

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Publié par le 2 octobre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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«L’intestin influe sur l’ensemble de notre comportement»

«L’intestin est un conseiller très important du cerveau, une sorte d’informateur si vous voulez!», explique Giulia Enders, auteure du «Charme discret de l’intestin». 107793476/eightstock – stock.adobe.com 

Semaine derniere on parlait de la découverte d’une nouvelle connexion quasi-instantanée entre le cerveau et l’intestin – Ici on approfondit un petit peu sur le rôle clef de cet organe (et de l’alimentation donc), je vous ai ressorti un papier très intéressant datant de l’année dernière sur l’influence de l’intestin sur notre comportement … Z 

INTERVIEW – Auteur d’un livre à succès sur l’intestin, Giulia Enders explique les incroyables pouvoirs de cet organe injustement sous-estimé.

Elle a tenu la première place des best-sellers pendant plus d’une année avec son livre Le Charme discret de l’intestin. Tout sur un organe mal aimé.. . paru aux Editions Acte Sud. À cause d’une maladie de peau, Giulia Enders a découvert les pouvoirs de l’intestin sur l’organisme, son lien avec le cerveau et décidé de le raconter simplement. Et selon elle, l’aventure n’est pas terminée.

LE FIGARO. – Au regard de votre propre livre et de nombreuses publications scientifiques, on a l’impression que l’on découvre seulement maintenant l’importance du ventre, et plus particulièrement des intestins. Pourquoi cela a-t-il pris autant de temps?

Giulia Enders, auteure du «Chrame discret de l’intestin. Tout sur un organe mal aimé...» (Editions Acte Sud).

Giulia Enders – Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela. La première, c’est que, tout comme la plupart des gens, les chercheurs pensent que ce n’est pas la chose la plus chic sur terre que de se vanter de faire de la recherche sur ce qui touche de près aux selles! Mais en plus de cela l’intestin est un organe extrêmement complexe. Il est composé aux deux tiers de cellules immunitaires, il abrite un système nerveux indépendant – le deuxième plus important dans le corps humain après le cerveau… Ajoutez à cela des milliards de bactéries, ce qu’on appelle le microbiote, équivalent à un poids d’environ deux kilos, et tout cela participe au bon – ou au mauvais – fonctionnement de notre système digestif. Il y a plus d’une vingtaine d’hormones uniques dans l’intestin et tout un tas d’autres choses que les chercheurs sont encore en train de découvrir… Alors comment voulez-vous faire de la recherche spécifique sur un point aussi central, aussi important et fondamental pour l’ensemble du corps? Pendant très longtemps cela était très difficile, voire totalement impossible, faute de moyens adéquats, d’étudier avec la rigueur scientifique nécessaire les organes qu’abrite notre ventre. Heureusement, les progrès techniques ont récemment permis d’aller plus loin, notamment sur la question des bactéries et l’interaction entre le cerveau et l’intestin. Les neurosciences sont en train de repousser beaucoup de barrières dans ce domaine. C’est finalement une concomitance de nouveaux moyens et d’un nouveau champ d’intérêt qui a entraîné la multiplication des recherches et la curiosité du grand public.

En l’état actuel de nos connaissances, peut-on dire que l’intestin assume réellement le rôle d’un deuxième cerveau, comme on le trouve écrit partout aujourd’hui? Le ventre est-il en train de devenir plus important que notre matière grise?

Le cerveau est et sera toujours le gestionnaire de l’ensemble du fonctionnement de notre organisme. L’intestin, cependant, est un conseiller très important pour lui, une sorte d’informateur si vous voulez! Notre cerveau a une vie très isolée, dans un crâne osseux entouré de couches épaisses de protection qui filtrent chaque goutte de sang avant que celui-ci puisse pénétrer. Mais le cerveau a besoin d’informations pour savoir comment le corps interagit avec son environnement, comment l’estomac et les intestins assimilent tel aliment, de quel complément il a besoin ou, en cas d’un intrus trop agressif ou toxique, comment bloquer la digestion et – pourquoi pas – rejeter le tout rapidement, soit en vomissant, soit par une diarrhée aiguë. Désolé, mais c’est ainsi que ça se passe. Et le plus incroyable, c’est que vous n’avez pas besoin de réfléchir à tout cela. Vous ne contrôlez pas grand-chose et même si, pour des raisons psychologiques ou autres, vous empêchez ces mécanismes de se mettre en place, cela n’est au final pas bon pour l’organisme. Donc pas de doute, le cerveau reste le patron. Lorsque vous étudiez l’activité du nerf qui relie l’intestin et le cerveau, le nerf vague, vous constatez que 90 % des informations vont de l’intestin au cerveau et pas l’inverse.

«Certains probiotiques peuvent influer sur l’humeur et le bien-être.»

Pouvez-vous nous résumer les dernières découvertes qui prouvent l’importance de l’intestin dans notre équilibre physiologique et psychologique?

Beaucoup d’études sont très intéressantes. Aujourd’hui nous constatons que les personnes atteintes d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, par exemple, ont un risque plus élevé de souffrir d’anxiété ou d’être sujettes à un état dépressif que dans le cas d’autres maladies chroniques. Nous constatons également que certains probiotiques, des bactéries conseillées au départ pour retrouver un bon équilibre du système digestif et du microbiote (particulièrement après un traitement aux antibiotiques), peuvent influer sur l’humeur et le bien-être. Des chercheurs et des médecins ont donc eu l’idée d’utiliser des probiotiques, que l’on appelle du coup psychobiotiques, pour améliorer l’état de ces patients. Des bactéries digestives comme Bifidobacterium infantis, Lactobacillus helveticus et Bifidobacterium longum produisent des substances qui agissent sur le cerveau. Elles fabriquent de la sérotonine et de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), deux neurotransmetteurs qui interviennent dans le contrôle de l’humeur. Ces psychobiotiques ouvrent donc la voie vers de nouvelles méthodes de traitement des maladies comportementales. Les tests, je crois, sont assez encourageants. Mis à part cet aspect que je trouve particulièrement intéressant et qui prouve à quel point l’intestin influe sur l’ensemble de notre comportement, d’autres grandes découvertes ont aussi été réalisées concernant le poids, les problèmes d’obésité, les maladies inflammatoires ou les allergies.

Comme vous le disiez précédemment, cela part un peu dans tous les sens. Que savent les scientifiques au sujet du microbiote et quelles grandes découvertes espèrent-ils encore dans ce domaine?

Vous allez penser que je ne suis pas objective car totalement fascinée par cette incroyable usine à nourrir et à recycler des déchets, mais je pense que nous sommes face au grand enjeu médical de notre temps! Un peu comme démêler le génome humain l’était il y a quelques décennies. Cela signifie que nous allons continuer à faire de grandes découvertes dans ce domaine, mais qu’il faut aussi faire attention à la façon dont cela est transmis au grand public. Il ne faut pas créer de faux espoirs et laisser croire que tout est «microbiote», comme on a pu dire que tout était «génétique». Il faut rappeler aux gens que presque tous les processus du corps sont influencés par de multiples facteurs: la génétique, notre environnement, ce que nous mangeons, etc. – le microbiome (l’ensemble des génomes des bactéries colonisant l’organisme, ndlr) n’est qu’un nouveau facteur dans cet ensemble. Et nous sommes tout à fait au début de découvrir à quel point il est vraiment important. En revanche, la bonne nouvelle, c’est qu’il pourrait être beaucoup plus facile d’influencer l’intestin que notre génétique!

40 milliards de bactéries de 1000 espèces différentes peuplent nos intestins.

Ces bactéries de notre intestin semblent également importantes pour la rapidité de l’esprit, le système immunitaire et aussi l’attraction sexuelle! Comment cela est-il possible?

Nos bactéries produisent énormément de substances chaque jour. Beaucoup d’entre elles nous aident. Elles nourrissent nos cellules intestinales. Elles les protègent des invasions étrangères ou régulent nos gènes pour mieux s’adapter à notre environnement. Nous absorbons en fait une quantité considérable de choses qu’elles produisent et cette production passe dans notre sang, s’immisce dans l’ensemble de nos systèmes sanguin, nerveux, digestif… Il serait assez naïf de penser que cela n’a aucune influence sur nous en aucune façon…

Les antibiotiques sont-ils plus dangereux que prévu pour nos intestins?

Là aussi il faut mettre, je pense, un peu de nuance dans tout ce qui circule. Dangereux est un mot difficile à associer aux antibiotiques. Ils ont littéralement sauvé nos vies chaque jour et permis à plusieurs générations de vivre en bonne santé bien plus longtemps. Beaucoup d’enfants mourraient d’infections tout simplement si nous n’avions pas d’antibiotiques. Donc, non, ils ne sont pas «dangereux» de cette façon… En revanche, ils ont des conséquences plus importantes sur notre organisme que nous l’avions imaginé jusqu’à présent. Il faut comprendre que tous les microbes ne sont pas nocifs. Leur présence permet d’organiser notre défense immunitaire. Ainsi nous échangeons des microbes qui nous protègent habituellement. Nous en avons hérité certains de nos mèreset même de nos grands-mères! Ils sont au final nécessaires à notre survie. Que les antibiotiques les détruisent n’est au final pas une très bonne chose. Cela explique pourquoi tant de microbiologistes sont agacés quand les gens demandent des antibiotiques pour traiter un simple rhume en hiver. Les rhumes sont habituellement causés par des virus, pas par des bactéries… c’est donc généralement un mauvais choix pour l’organisme que de proposer un tel traitement.

L’abus d’antibiotiques a des conséquences non négligeables sur la flore intestinale.

Est-ce notamment ainsi que l’on pourra combattre la résistance aux antibiotiques?

Oui. Le premier conseil, et le plus important, est celui-ci: ne prenez pas d’antibiotiques quand cela n’est pas nécessaire! Si les symptômes paraissent identiques à ceux d’un rhume classique et que vous ne souffrez pas de pathologies particulières pouvant entraîner des risques de complication, faites confiance à votre système immunitaire. Si les symptômes vous paraissent un peu particuliers, alors une visite chez le docteur s’impose!

Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’il existe une forte corrélation entre certains troubles cérébraux et intestinaux?

Cela me paraît possible car l’intestin est le seul organe dans notre corps qui possède des cellules nerveuses similaires à notre cerveau et en si grande quantité. Les intestins possèdent également toute une cohorte de messagers chimiques, de matériaux d’isolation cellulaire et de types de connexion. En biologie du développement, nous constatons aussi que le système nerveux de l’intestin est la première étape pour développer le système nerveux dans le cerveau.

Vous abordez également dans votre ouvrage des sujets extrêmement concrets, notamment des habitudes à prendre comme la façon de s’asseoir aux toilettes. La position que l’on adopte est-elle donc si importante pour notre bien-être et notre équilibre psychologique?

Bien sûr, cela n’a pas, je pense, de véritable impact sur le cerveau! En revanche, les conséquences sont indéniables dans la vie quotidienne. C’est une question d’ergonomie et de bien-être. Si nous nous asseyons sur les toilettes comme sur une chaise, cela rend plus difficile le fait d’aller à la selle dans de bonnes conditions. Nous avons des muscles supplémentaires qui se resserrent dans cette position. Alors que tout est plus facile si vous mettez vos pieds sur un petit tabouret! Cela diminue la résistance. Les gens s’amusent de cela dans mon livre, mais je vous assure que cela n’a rien d’anecdotique!

Sommes-nous vraiment ce que nous mangeons?

De quoi pensez-vous que nos cellules sont composées? Nous sommes évidemment ce que nous mangeons, comme nous sommes ce que nous respirons. Il est amusant d’ailleurs de constater que l’ensemble de l’appareil respiratoire se construit à partir du diverticule respiratoire, qui dérive de l’intestin primitif antérieur à la quatrième semaine du développement du fœtus. Les poumons sont en quelque sorte des tripes pour les aliments gazeux!

Certains aliments favorisent l’activité des bactéries intestinales, comme les artichauts.

Pour poser la question autrement, quelle nourriture est bonne pour notre estomac, pour notre système digestif et, au final, pour notre santé?

J’ai un avis assez personnel là-dessus depuis quelque temps. Je crois qu’il est important de manger avec plaisir et goût et non en suivant les tables de la loi du «bien manger», qui sont assénées par beaucoup de personnes différentes et qui finissent par être contradictoires. Il est utile de connaître son corps, de savoir l’écouter… En tenant compte du fait que notre intestin et notre cerveau adorent le gras et nous incitent à en consommer. Ensuite, il faut savoir faire la part des choses face à la production alimentaire moderne.

 <i>Le Charme discret de l’intestin</i>, Giulia Enders, Actes Sud, 350 p., 21,80 €

Elle lance des messages d’envie qui ne sont pas toujours équivalents à la qualité des produits vendus. Heureusement, il y a aussi des aliments très sains que nous pouvons désirer!

C’est le cas de certains aliments prébiotiques qui favorisent la croissance ou l’activité des bactéries intestinales bénéfiques à notre santé (deux prébiotiques courants sont l’inuline, que l’on trouve dans les racines de chicorée ou l’artichaut, et les fructo-oligosaccharides, ou FOS, présents entre autres dans l’ail, l’oignon et la banane, ndlr). Le riz froid, par exemple, et toutes sortes de grains et de légumes appartiennent à ce groupe. Tout le monde peut essayer et voir par soi-même ce qui correspond à ses goûts.

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Publié par le 2 octobre 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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L’ITALIE EST-ELLE AU BORD DU PRÉCIPICE ?

L’Italie est-elle au bord du précipice ?

On garde un oeil sur l’Italie, où c’est assez tendu depuis quelques jours et l’annonce du projet de budget – c’est une des grande poudrière d’où pourrait venir la prochaine grande crise en Europe … et dans le monde . On apprend aujourd’hui que Les obligations italiennes reprennent leur plongeon, les rendements sont les plus élevés depuis 2014 (désormais à 3.44 % !) ; le spread (écart de taux) entre le 10 ans italien (le BTP) et le 10 ans allemand (le Bund) vient de franchir le cap des 300 points de base, on avait pas vu ça depuis 2013 !

Junker met la pression sur L’Italie, brandissant le spectre d’une nouvelle crise de la dette dans la zone euro : 

Pour Jean-Claude Juncker, il n’est pas question pour la zone euro de vivre une nouvelle crise de la dette, après celle provoquée par la Grèce, qui avait failli venir à bout de l’euro. Et pour cause : la dette publique italienne représente déjà 131% du PIB, soit le ratio le plus élevé en zone euro après la Grèce

« L’Italie s’éloigne des objectifs budgétaires que nous avons approuvés en commun au niveau de l’UE (…) Nous devons être stricts et justes avec l’Italie pour éviter une nouvelle crise (…) Si l’Italie veut un traitement particulier supplémentaire, cela signifierait la fin de l’euro », a-t-il ajouté. (source)

Tandis que Rome accusait Bruxelles de « terrorisme sur les marchés financiers »… Ambiance ! 

Le ministre de l’économie Italien Tria, celui qui est censé garantir l’équilibre en quelque sorte avec l’UE  car il serait « officiellement » le tenant  d’une ligne conforme aux recommandations de Bruxelles, alors que je vous ai déjà montré que c’était en fait un féroce eurosceptique (on comprend ainsi pourquoi il ne démissionne pas), n’est plus crédible . Il semble que les marchés commencent à comprendre le petit jeu Italien . 

Les bourses Européennes chutent : le bras de fer avec l’UE sur le niveau du déficit budgétaire fait craindre une explosion de la dette du pays (déjà à 131 % du PIB je le rappelle) et une crise sans commune mesure avec la crise grecque . 

Dans un communiqué publié ce matin, l’agence Moody’s met en garde sur le risque d’une nouvelle crise financière dans la Zone Euro . (source)

Donc la situation continue à empirer concernant l’Italie , qui marche sur un fil … Z 

Le projet de budget de l’Italie, qui défie les autorités européennes, fait courir le risque de fortes turbulences sur les marchés, alors que le pays est déjà lourdement endetté et que les agences de notation pourraient sévir.

Regain de tension sur l’Italie. En décidant d’un déficit public plus élevé que prévu sur les trois prochaines années, la nouvelle coalition populiste et antisystème (le Mouvement 5 étoiles et La Ligue) au pouvoir en Italie a pris le risque d’un vif conflit avec la Commission européenne mais aussi de placer la troisième économie de la zone euro dans le collimateur des intervenants sur les marchés. Vendredi, l’indice actions phare de la Bourse de Milan, le FTSE MIB, a ainsi plongé de 3,7%, tandis que l’Euro Stoxx 50 a perdu 1,5% et que l’euro s’est déprécié de près de 1% en l’espace de quelques heures, à 1,16 dollar.

En parallèle, le taux d’intérêt des emprunts d’Etat italiens à 10 ans a bondi, passant de 2,9% à 3,15% (autrement dit, les cours des obligations souveraines ont chuté, sur fond de ventes). Et les valeurs bancaires de l’Union monétaire – en première ligne en cas de turbulences sur la dette italienne – ont lourdement chuté. “Vous avez une agitation et une émotion toute justifiée de la part des banques, puisque les banques européennes (…) sont très fortement détentrices de la dette italienne », a expliqué à cet égard Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finances, dans un entretien avec l’AFP. Et il est vrai que l’Italie se retrouve désormais en dangereuse posture. Voici pourquoi.

Au terme d’un dur et long bras de fer avec le ministre modéré des Finances, Giovanni Tria, qui plaidait pour un déficit à 1,6% du produit intérieur brut (PIB) pour éviter toute tension, le Mouvement 5 étoiles (extrême gauche) et la Ligue (extrême droite) ont obtenu gain de cause. Le déficit public atteindra ainsi 2,4% du PIB en 2019, alors que le précédent gouvernement de centre-gauche visait 0,8% – soit 3 fois moins -, et le même chiffre en 2020 et 2021.

Avec son niveau de dette (la dette publique atteint 2.300 milliards d’euros, soit près de 130% du PIB) et de croissance du PIB (1,4% cette année et 1,2% en 2019, selon les prévisions du Crédit agricole), l’Italie “doit avoir un déficit de 2,6% pour stabiliser son ratio dette sur PIB. C’est ce que l’on appelle le déficit stabilisant. Au-dessus de ce chiffre, le déficit n’est donc pas tenable et la dette croît de manière exponentielle”, indique Stéphane Déo, stratégiste chez La Banque postale asset Management.

Or, “avec un déficit probablement proche de 2% cette année et qui devait être réduit l’année prochaine, on était donc sur une réduction du ratio dette sur PIB, certes pas à un rythme rapide, mais le mouvement était clairement enclenché. A 2,4% on est très près de la limite, et les finances publiques italiennes sont sur le fil du rasoir”, souligne l’expert. “Jusqu’ici, tout va bien, ce déficit ne pose pas de problème à court terme, mais tout ralentissement économique va immédiatement remettre en cause la soutenabilité à long terme de la dette italienne. La prochaine crise va donc être extrêmement difficile à gérer”, met-il en garde.

La Banque Postale Asset management (sources OCDE et La Banque Postale Asset management)

Le marché recommence à jouer avec l’idée d’un Itaxit, ou sortie de l’Italie de la zone euro. Un scénario qui aurait, pour le pays, “des conséquences aux proportions bibliques” relève Stéphane Déo, qui ajoute qu’en comparaison, le Brexit apparaîtrait comme “une aimable partie de campagne”. Nous n’en sommes toutefois pas encore là. Mais alors que Rome était déjà dans le collimateur des agences de notation, ce projet de budget assez laxiste pourrait inciter les deux principales – Standard & Poor’s et Moody’s – à abaisser d’un cran la note du pays d’ici la fin du mois.

Or, l’Italie est déjà à seulement deux crans de tomber dans la catégorie dite “spéculative”, celle des junk bonds (ou “obligations pourries”, c’est-à-dire les titres d’emprunt dont le remboursement est jugé très incertain). Dans ces conditions, de nouvelles turbulences sur les marchés italiens – et sur ceux de la zone euro par contagion – sont loin d’être exclues au cours des prochains mois et trimestres…

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Publié par le 2 octobre 2018 dans économie, général, International

 

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Politique et Eco – avec Olivier Delamarche

Le célèbre économiste, Olivier Delamarche, suspendu de la chaîne BFM TV à cause de sa liberté de ton, est l’invité de Pierre Bergerault dans « Politique-Eco ». Ensemble, ils évoquent les troubles qui secouent la France, l’Europe et le monde : croissance, démographie, retraites, chômage, dette, crise de l’UE et de l’Euro… Un débat passionnant et à contre-courant !

 

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