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Archives du 20 septembre 2018

Des milliers de moustiques génétiquement modifiés bientôt lâchés en Afrique

moustique

Vouloir éradiquer le paludisme et d’autres maladies, c’est une bonne chose comment être contre … Par contre cette méthode m’inquiète, jouer aux apprentis sorciers avec mère nature ce n’est jamais bon, on ne sait pas quelles conséquences à long terme ça pourrait avoir de lâcher des moustiques mutants , sur l’écosystème – et sur l’homme …  (Le premier « lâcher » de moustiques génétiquement modifiées a eu il y a 8 ans aux iles CaÏman , financé par la fondation Bill et Melinda Gates)

Certes le nombre de moustiques diminue , mais l’évaluation sanitaire complète reste à faire. Y a t-il moins de malades au bout ? On ne sait pas. Quelles conséquences plus globales sur l’homme et l’environnement ? on ne sait pas plus. C’est ce qui a conduit cette semaine, dans l’avis qu’il a rendu, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) à se montrer très prudent.  (source)

Lire ici aussi . Z 

Il y a quelques jours, le gouvernement du Burkina Faso autorisait la libération de moustiques génétiquement modifiés à Bana, un village de l’ouest du pays. Une première en Afrique, qui vise à éradiquer le paludisme dans la région.

Il y a quelques mois, des chercheurs libéraient des millions de moustiques mâles stérilisés dans le Queensland, en Australie. Une opération coup de poing qui aura porté ses fruits : en quelques semaines, les scientifiques ont observé une chute de plus de 80 % de la population des insectes vecteurs de maladies. Et si la même chose pouvait être faite en Afrique, notamment dans certaines régions particulièrement vulnérables aux maladies transmises par les moustiques ? Un premier essai devrait être entrepris dans les prochains jours. L’autorité nationale de biosécurité du Burkina Faso vient en effet d’autoriser la libération de 10 000 moustiques génétiquement modifiés.

Comme en Australie, les moustiques génétiquement modifiés (que des mâles) s’accoupleront avec les femelles, mais les œufs qui en résulteront ne pourront éclore. Cela permettra ainsi une baisse rapide de la population locale de moustiques. Tous les insectes libérés seront également plus “faibles” que leurs homologues sauvages, avec une espérance de vie estimée à quelques mois seulement.

Les insectes devraient normalement être lâchés à Bana ce mois-ci. Tous les habitants du village – et ceux de deux autres villages voisins – ont été informés de la décision du gouvernement. Des linguistes parlant le dioula (la langue locale) ont été appelés dans le but de transmettre les informations et de répondre à toutes les questions relatives à cette opération, chaque habitant devant donner son accord pour ce projet.

Rappelons que le paludisme demeure encore aujourd’hui un problème de santé publique préoccupant dans ce pays. Selon la direction générale de l’information et des statistiques sanitaires (DGISS), la maladie serait responsable de plus de 40% des décès chez les adultes, et de plus de 65% des décès chez les enfants de moins de cinq ans.

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Publié par le 20 septembre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Paul Craig Roberts – La Russie pourra-t-elle survivre à ses ‘partenariats’ ?

La Russie pourra-t-elle survivre à ses ‘partenariats’ ?

La réaction de poutine qui contredit ses militaires en dédouanant Israël est incompréhensible pour PCR, qui pousse une nouvelle fois un coup de gueule face à la mollesse Russe  … Stratégie de Poutine ou Poutine qui a plié ?  Je pense que c’est un peu des 2 … 

 Poutine a évoqué  mardi des mesures de sécurité supplémentaires qui seront prises par Moscou pour ses militaires et ses installations en Syrie et qui seront «ressenties par tous». Il a aussi déclaré lors d’un entretien téléphonique avec Netanyahu que les opérations des forces israéliennes en Syrie étaient réalisées en violation de la souveraineté du pays.

«Le Président russe a appelé son interlocuteur à éviter à l’avenir toute situation semblable à celle qui a abouti au drame de l’Iliouchine Il-20 en Syrie», a noté le Kremlin.

Les médias Russes ne sont pas content du tout en effet, pour sputnik, c’est le point de vue des militaires qui prime  « Moscou considère les démarches israéliennes comme hostiles et se réserve le droit de répondre » peut on lire dans les 2 sources citées plus haut …

Poutine est un fin stratège, et il semble évident que ses déclarations ne reflètent pas la position Russe de fond .  Il a une vision géopolitique « globale » , et évite un affrontement pour le moment – une fois de plus … Mais la stratégie a ses limites .  

A suivre . Z

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Est-ce que Poutine fait une erreur de calcul stratégique ?

Grâce au subterfuge consistant à masquer derrière un avion russe des F-16 qui attaquaient le sol syrien, Israël a réussi à faire qu’un missile antiaérien syrien abatte l’avion russe et entraîne la mort de 15 militaires russes.

Selon les mots du ministère russe de la Défense : « Les pilotes israéliens se sont servi de l’avion russe comme d’une protection et l’ont piégé de manière à ce qu’il soit pris pour cible par les forces antiaériennes syriennes. En conséquence, l’Il-20, qui est beaucoup plus visible au radar que les F-16 [israéliens], a été abattu par un missile du complexe S-200. » Shoigu, le ministre de la Défense de Russie a déclaré : « La responsabilité de la perte de l’avion russe et de la mort de ses membres d’équipage, incombe pleinement au camp israélien. Les actions de l’armée israélienne ne se conformant pas à l’esprit du partenariat russo-israélien, nous nous réservons donc le droit de répondre. » Voir aussi le rapport de l’agence TASS.

Pendant quelques minutes, il a semblé qu’Israël allait enfin être tenu pour responsable de ses actions téméraires et irresponsables, mais ça n’a pas été le cas. Poutine, le président russe, a contredit son ministre de la Défense. Il a déclaré que la perte de vies russes était ‘accidentelle’, « le résultat de l’enchaînement de circonstances tragiques. »

On se demande comment Israël se débrouille pour arriver à cela. Le président Poutine a couvert la destruction par Israël de l’IL-20 russe, tout comme le président Johnson avait couvert l’attentat meurtrier d’Israël contre l’USS Liberty, qui avait occasionné la mort de 208 marins étasuniens. Puisque les Israéliens se tirent impunément de tout, y compris des massacres routiniers de femmes et d’enfants palestiniens non armés, il n’y a aucune raison de s’attendre à ce qu’ils changent de comportement.

Poutine aurait pu pourtant changer de comportement ou se lancer dans une guerre à grande échelle. J’ai longtemps admiré et défendu le refus de Poutine d’aggraver le conflit, son opposition à riposter aux provocations en provoquant lui-même. Poutine comprend qu’il a affaire à l’irrationalité, tant à Washington qu’en Occident et en Israël. Il ne veut pas voir cette irrationalité se déchaîner dans la guerre nucléaire. Tout le monde devrait admirer Poutine pour sa rectitude. Néanmoins, avec les barbares autoritaires que sont Washington et Israël, il y a un aspect désavantageux à la politique consistant à tendre l’autre joue. Le fait d’accepter la provocation et l’insulte, entraîne de nouvelles provocations et insultes.

Bien que ce soit la leçon de l’histoire, j’en ai eu connaissance dans l’émission télévisée Kung Fu, qui met en scène un prêtre Shaolin appelé Caine, à la frontière occidentale des États-Unis, dans les années 1800.

Poutine fait comme Caine. Sa réticence à se battre a poussé Netanyahou, le ‘partenaire des Russes’, à montrer qu’Israël avait sur la Russie la même emprise que sur les États-Unis. Netanyahou n’a pas eu la moindre crainte de sacrifier 15 Russes pour réussir à attaquer un site syrien. Netanyahou savait simplement que Poutine tolérerait n’importe quelle réaction nuisible.

Les conséquences pour Poutine sont graves. Les nationalistes russes, contrairement aux intégristes atlantistes pro-étasuniens, sont furax que Poutine ne défende pas l’honneur de la Russie. L’armée russe est furieuse que Poutine, dans l’intérêt d’Israël, ait coupé l’herbe sous les pieds du bien-aimé ministre de la Défense. Selon certains rapports que je ne puis vérifier, la confiance en Poutine s’érode car les Russes entendent d’éléments médiatiques russes contrôlés par des juifs, que Poutine, en éludant l’incident meurtrier, renforce la relation israélo-russe. Un site Internet a en fait pour titre : Poutine aux puissances attaquant la Syrie : Vous pouvez continuez à faire tuer mes soldats, je ne riposterai pas.

Les conséquences pour Poutine et pour la Syrie pourraient être pires que graves. Faisant une concession au président turc Erdogan, qui a aussi abattu un avion russe, Poutine venait d’annuler la libération de la province d’Idleb des terroristes – que le gouvernement russe qualifie [traîtreusement] par euphémisme ‘d’opposition syrienne’  –, libération qui avait été annoncée par la Russie et la Syrie. Qu’est-ce que cela révèle à Washington et à ses alliés terroristes bien payés ?

Cela leur révèle que les Russes sont faciles à neutraliser et qu’Idleb est solidement entre les mains de Washington au moment où des forces s’amassent pour relancer les tentatives visant à transformer la Syrie, en Libye, Irak, Yémen, Somalie.

Israël veut que la Syrie soit un terrain vague, comme l’Irak, et a l’intention d’obtenir ce résultat aussi pour l’Iran. Israël veut les ressources en eau du Sud Liban, mais la milice du Hezbollah, soutenue et ravitaillée par la Syrie et l’Iran, est en travers de son chemin. Deux fois, l’armée israélienne envoyée pour occuper le Sud Liban a été vaincue et chassée par le Hezbollah. Israël ne pouvant pas risquer une troisième déculottée, il utilise son pantin étasunien. À vrai dire, la raison unique des guerres de Washington au Moyen-Orient durant tout le XXIe siècle, est que Washington sert les desseins cachés d’Israël [le projet de morcellement du Proche-Orient en entités religieuses et ethniques, le ‘plan Oded Yinon’ qui est soi-disant abandonné, NdT].

Il est difficile de croire que le gouvernement russe est si mal avisé qu’il n’entrave que pouic à cette réalité. Le ‘partenariat russo-israélien’ dont parle Shoigu, le ministre de la Défense de Russie, ne peut exister qu’à cause de l’ignorance des Russes. Les deux pays ont des projets totalement opposées pour le Moyen-Orient. Israël utilise Washington pour éliminer tout gouvernement du Moyen-Orient non soumis à la politique étrangère étasunienne, qui est dirigée en sous-main par Israël, car les pays de ces gouvernements empêchent l’expansion du territoire d’Israël. Et, je pense en gros que la Russie tente d’empêcher la propagation des djihadistes parrainés par les États-Unis aux frontières de la Russie.

Ma compréhension des choses est toutefois remise en cause. Je suis contredit par les nationalistes russes. Selon eux, Poutine qui comprend mal que les terroristes djihadistes sont une armée organisée et soutenue par les États-Unis, s’est rendu en Syrie pour montrer sa solidarité avec ‘la guerre au terrorisme des États-Unis’. Je trouve difficile de croire que Poutine, même entouré d’intégrationnistes atlantistes adorant les États-Unis, puisse être possiblement aussi mal informé de ce qu’il se passe. Mais qui sait ? À quelle époque les États-Unis ont-ils eu un président bien renseigné ? Un président informé de la réalité des faits, et non pas d’intérêts particuliers chuchotés à son oreille.

Je m’inquiète que Poutine, cédant à la Turquie, couvrant Israël, annulant la libération de la province d’Idleb, ne réagissant pas jusqu’ici, se fasse piéger lors de son prochain test, qui pourrait bien être l’Ukraine. En ne voulant pas réintégrer les républiques russes de Donetsk et de Louhansk dans leur mère patrie, la Russie, Poutine a laissé ce mal s’envenimer. Ayant profité de l’occasion pour armer son pantin ukrainien, Washington parie que Poutine ne défendra pas les séparatistes russes, tout comme il n’a pas défendu les militaires russes contre Israël en Syrie.

Tôt ou tard, Poutine se retrouvera dans la même situation que Caine, le prêtre Shaolin. Il devra combattre ou se rendre. En attendant, Poutine fait en sorte que les provocations augmentent en intensité jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’autre issue que d’asséner des coups de pataugas sur la table. C’est ainsi que prévenir le conflit garantit de bien plus vaste et dangereuse conflagration.

J’ai été stupéfait de lire que le ministre russe de la Défense a parlé de ‘partenariat russo-israélien’. J’ai été encore plus sidéré d’apprendre que la Russie, engagée depuis plusieurs années dans la libération de la Syrie des terroristes soutenus par l’Occident, autorise Israël et la France à attaquer la Syrie. La Russie peut faire disparaître Israël et la France de la surface du globe en quelques minutes sans que cela ne lui coûte, mais elle accepte les contraintes et d’être mise en échec par des puissances militaires insignifiantes.

L’armée russe rapporte qu’en même temps que l’avion russe a été détruit à cause de la ruse israélienne, depuis la frégate française FS Auvergne, des missiles ont été tirés apparemment vers l’objectif situé dans la province syrienne de Lattaquié, qui était attaquée par l’aviation israélienne. Semble-t-il sensé que la Russie, prête à libérer la province ou auparavant prête avant de renoncer, laisse faire des attaques israéliennes et françaises contre une autre province syrienne ?

À mon avis, l’incapacité de la Russie à se mettre fermement en travers de l’agression occidentale et israélienne, sera la principale cause de la Troisième Guerre mondiale dans laquelle nous allons tous crever avec la planète.

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Publié par le 20 septembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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« On y est. C’est la guerre ! Les Américains qui subissent les rétorsions de la Chine sont de grands patriotes !! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est la guerre! « Les Américains qui subissent les rétorsions de la Chine sont de grands patriotes. » Cette phrase n’est pas de moi, elle est de Trump, le président des États-Unis d’Amérique. Nous allons y revenir.

Ambiance donc entre Pékin et Washington après la nouvelle salve trumpienne de droits de douane sur une tranche supplémentaire de 200 milliards d’importations américaines en provenance de Chine.

Les exportations sont stratégiques pour la Chine, car en étant devenue l’usine du monde, le parti communiste chinois a su et pu remplir les gamelles de centaines de millions de Chinois. En s’ouvrant au monde et en devenant une économie communiste de marché, la Chine a su créer des centaines de millions d’emplois et a réussi à assurer sa stabilité politique.

La fin du communisme économique en Chine a été très bien gérée. Fin du système collectif, mais continuité du parti unique. La Chine incarne en réalité à merveille le paradis des multinationales. Aucun droit politique, social ou de grève, pas de normes et peu d’entraves, le totalitarisme politique chinois va comme un gant au totalitarisme marchand. Un véritable paradis sur Terre pour capitaliste en goguette.

Trump et les souverainistes américains veulent abattre la Chine, le rival le plus crédible et le plus dangereux. Casser l’économie chinoise c’est aussi casser la stabilité politique chinoise et les équilibres précaires dans cet immense pays de plus d’un milliard et demi d’habitants.

Pour les États-Unis, comme pour la Chine, cette guerre économique est stratégique, et comme dans toutes les guerres, malheur aux vaincus.

Les États-Unis ont décidé de déclencher les hostilités, nous n’en sommes qu’au tout début et cela ne va faire que s’empirer (sauf si Trump perd les élections et se fait balayer, ce qui est loin d’être certain).

Trump accuse Pékin de s’immiscer dans la politique américaine

Comme le dit l’AFP, « le ton est encore monté d’un cran entre Washington et Pékin : Donald Trump a accusé mardi la Chine d’essayer d’influencer les élections américaines en ciblant sa base électorale dans la guerre commerciale en cours.

Moins de 24 heures après l’annonce par la Maison Blanche de taxes sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires, Pékin – qui a jugé « incertaine » une reprise des négociations – a imposé des droits de douane pour 60 milliards de dollars de biens américains importés ».

Voici les derniers tweets de Trump qui ne mâche pas ses mots et qui s’exprime sans ambiguïté, n’en déplaise à tous les mondialistes, globalistes, qui ont permis de laminer les capacités industrielles des pays occidentaux depuis 20 ans en permettant, en organisant et en encourageant les délocalisations massives :

En conférence de presse, le président américain a martelé son message en déclarant à propos des droits de douane que « cela aurait dû être fait depuis 20 ans (…) Nous nous sommes fait avoir par la Chine (…) Ma priorité ? Protéger les travailleurs américains, protéger les fermiers américains ».

Au-delà, et après l’épisode d’intervention russe dans la campagne ayant permis l’élection de Trump, c’est au tour de la Chine d’être accusée de s’immiscer dans la nouvelle campagne électorale américaine cette fois, la Chine « soutenant » ses alliés mondialistes.

C’est une lutte acharnée entre deux visions totalement opposées et irréconciliables du monde.

« La Chine a ouvertement indiqué qu’elle tentait activement d’influencer et de changer notre élection en attaquant nos agriculteurs, nos éleveurs et nos ouvriers de l’industrie parce qu’ils sont loyaux à mon égard. »

Furieuse, la Chine a indiqué qu’elle pourrait ne pas revenir à la table des négociations destinées à trouver un compromis.

Pour Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise, « de telles discussions doivent se tenir sur la base de l’équité, de l’égalité et de la bonne foi. Or, ce que les États-Unis viennent d’annoncer ne témoigne d’aucune sincérité, d’absolument aucune bonne foi », s’est-il indigné.
Pour Pékin, ces droits de douane sont tout simplement « inacceptables ».

Comment se préparer.

Mes abonnés à la lettre STRATÉGIES savent que la stratégie de Trump est globale et que ce volet visible de guerre commerciale n’est que l’un des moyens utilisés par les Américains pour retrouver une domination sans partage sur le monde.

Cette stratégie des États-Unis va avoir des conséquences à court, moyen et long terme. Lorsque Trump enclenchera la dernière phase de la guerre commerciale, il taxera l’ensemble des produits en provenance de Chine, ce qui veut dire aussi bien vos godasses que vos pantalons.

Si la guerre commerciale s’amplifie, il y aura très concrètement « pénurie » de chaussures et de pantalons !! Cela vous montre qu’au-delà d’un plan épargne boîte de conserve, si vous êtes américain, achetez quelques tee-shirts d’avance à 2 $ !!! Il va falloir réindustrialiser les États-Unis.

Pour cela, il va falloir rendre plus rentable la production locale. Il faut donc taxer ce qui vient de l’étranger. Nous finirons tous par faire la même chose, y compris en Europe, car nous évoluons dans un monde sous contraintes.

Nous n’en sommes qu’au début de la guerre commerciale, et nous n’en avons encore pas vu les effets sur le terrain, en bas, dans nos rues et dans nos magasins. Pourtant, l’ère d’abondance liée à la mondialisation sauvage touche à sa fin.

Si c’est à mon sens une excellente nouvelle, cela ne sera pas sans douleur. Trump a déclaré la guerre, et il sait très bien que toute guerre est désagréable et réclame des efforts pour être gagnée, mais ne sous-estimez jamais les Américains. Quand ils font la guerre c’est pour gagner, certainement pas pour participer, et si cela implique d’atomiser quelques villes, ils n’hésiteront jamais à le faire.

L’histoire est écrite par les vainqueurs. Pas par des vaincus bêlants.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 20 septembre 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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La grande dépression qui s’annonce

La grande dépression qui s’annonce

Les marqueurs sont au rouge

Par Robert Bibeau

Nous ne faisons pas allusion à une dépression atmosphérique – à un typhon, un ouragan ou un cyclone – mais à une dépression économique, pire que la Grande Dépression qui a fait suite au krach boursier de 1929 (1) dont ma mère parlait en masquant sa voix avec effroi comme si de l’évoquer risquait de la réveiller. En ce temps-là, l’idéologie et les cérémonies étaient empreintes de mysticisme animiste.

L’économiste Marc Rousset, correspondant de notre webmagazine les7duQuébec.com s’est commis d’un article à propos d’une rechute qui guette l’économie-politique capitaliste. L’article intitulé : « Économie : des clignotants partout au rouge dans le monde avant la catastrophe! » (2) regorge de données sur l’état de l’économie-politique. Nous présentons des extraits de son papier que nous allons commenter.

« Alors que Macron et les médias sont optimistes, les clignotants sont au rouge partout dans le monde. Ray Dalio, le fondateur milliardaire de Bridgewater, le plus gros «hedge fund» au monde, vient de déclarer qu’il estime la crise inévitable d’ici deux ans au plus tard. (…) La France continue à s’enfoncer dans les dépenses publiques, qui sont passées de 300 milliards d’euros, en 1991, à plus de 1.200 milliards d’euros aujourd’hui. Alors que la fonction publique représente 5,4 millions d’individus, Macron persiste et envisage la suppression de 120.000 postes en quatre ans, soit 2,2 %, ce qui correspond au simple non-renouvellement des départs à la retraite. » (2)

Ce que M. Rousset oublie de dire c’est que Macron et sa bande de pions ne peuvent réduire la consommation de l’État et atrophier ses fonctions encore davantage sans précipiter une crise économique et sociale. Macron presse le citron autant qu’il peut sans éteindre ses feux.

« Le Financial Times reconnaît, aujourd’hui, publiquement dans un article signé par le journaliste John Authers, qu’il a menti en septembre 2008 pour défendre l’intérêt général, car la planète fut à deux doigts d’un effondrement total, en cachant le fait que les banquiers de Wall Street faisaient la queue aux guichets pour retirer leur argent personnel et qu’AIG avait reçu une aide d’urgence de 8,5 milliards de dollars pour payer les CDS «Credit Default Swap» qu’elle garantissait. » (2)

Les produits dérivés pour faire grimper les cours boursiers

Lacrise-1-300x235Les « Credit Default Swap », dont les ‘subprimes’ sont un exemple, sont des produits boursiers dérivés, fruits toxiques de la « titrisation » des actifs financiers, qui permettent le transfert du risque, des banques vers d’autres institutions financières, telles que sociétés d’assurances, fonds de pension et fonds d’investissement. En expansion très rapide depuis les années 2000, ce que les spéculateurs appellent le Shadow Bankingreprésentait environ 45 000 milliards de dollars à la fin 2016, selon un rapport du Conseil de stabilité financière, soit au moins 13,4% de la totalité des actifs financiers. Ces activités sont logées dans des pays à la fiscalité avantageuse, aux États-Unis pour 31,3% du total mondial, en Chine pour 15,5%, aux Îles Caïman pour 10,3%, en Suisse et dans d’autres paradis fiscaux pour le reste, ce qui prouve bien que le mal est congénital et non une infection particulière à certaines économies parasitaires. (3)

Autre exemple de Shadow Banking, les dix dernières années ont vu l’hypercroissance des GAFAM (Google, Apple, Amazon, Facebook, Microsoft) qui sont passés de 7 à 20% de la capitalisation totale des actifs américains et dont la valorisation apparait abusive. La société Natixis révèle que les immenses profits recueillis par les entreprises multinationales depuis 2004 n’ont pas servi à rembourser leurs dettes ou à payer leurs investissements, mais ont plutôt servi aux rachats de leurs propres actions ce qui a gonflé artificiellement les cours boursiers au détriment du pouvoir d’achat des salariés et des retraités. Cette pyramide de Ponzi qu’est devenue le marché boursier implosera bientôt victime de ces pratiques toxiques que nulle force politique ni aucune puissance économique ne peut contraindre. Ce sont les lois du système qui commande la gérance des instances et jamais l’inverse.

« Madame Danièle Nouy, de la BCE, a mis en garde contre la prochaine crise en raison de la bulle immobilière provoquée par la baisse des taux d’intérêt : «Nous savons avec certitude qu’il y aura une nouvelle crise. Mais nous ignorons quand et pour quelle raison» (sic).  Les déficits américains, au-delà des discours rassurants des médias et de Trump sur la croissance, sont passés sous silence par les médias, car ils explosent (…) probablement 1000 milliards de dollars en 2019! La BCE avance en somnambule vers l’arrêt, en fin d’année, de son programme baptisé QE », a déclaré l’économiste Carsten Brzeski, de chez ING DiBa. Les rachats nets de dette sur le marché vont passer, en octobre 2018, de 30 à 15 milliards d’euros malgré les risques italien, espagnol, grec, turc, argentin et les tensions commerciales avec Washington. Les taux sont maintenus à zéro et les banques vont continuer à payer un intérêt négatif de 0,40% sur leurs dépôts excédentaires. Quant au bilan agrégé des principales banques centrales dans le monde, il est passé de 12% du PIB des pays respectifs, en l’an 2000, au chiffre monstrueux de 40%, ce qui démontre l’épidémie mondialiste généralisée du laxisme monétaire. » (4)

Ce que Marc Rousset doit comprendre c’est que les banques centrales n’ont pas d’alternative. Elles sont obligées de maintenir les monnaies à flot en émettant toujours plus de crédit (de liquidité) sinon ce serait l’effondrement immédiat des marchés, et donc des monnaies par ricochet, et de l’économie mondialisée, entraînant la dépression immédiate. Les fonctionnaires banquiers et les oligarques financiers prennent les décisions adéquates en fonction des mécanismes du système économique capitaliste. C’est le système qui est à la limite de ses capacités et qu’il faut éradiquer sans chercher à le réformer.

« L’euro est au bord du précipice puisque, selon le dispositif «Target 2», qui correspond au paiement entre banques centrales, la Bundesbank détient plus de 1.000 milliards d’euros de créances tandis que l’Italie est débitrice de plus de 460 milliards d’euros, qui ne seront probablement jamais remboursés. (…) Les banques espagnoles ont perdu la moitié de leur valeur, tandis que la Grèce est en faillite malgré la «fake news» ahurissante que tout va bien. Les prêts à la Grèce ont été reportés à 2032, la Grèce ne payant que les intérêts de sa dette, ce qui fut le cas lors de la crise des ‘subprimes’.» (5)

USA-300x127La crise financière de 2007-2008 (la plus importante depuis celle de 1929) a éclaté quand les banques ont haussé les taux d’intérêt et resserré les conditions de crédit afin d’assurer une meilleure rentabilité des placements immobiliers. La faillite de la banque Lehman Brothers ne fut pas la cause, mais la conséquence de cette incapacité des emprunteurs-consommateurs surendettés de rembourser leur dette. (6) L’escroquerie des produits boursiers dérivés de type ‘subprime’ n’est qu’une arnaque de plus, imaginée par les banquiers afin de faire durer cette pirouette financière désespérée. La présente situation du système financier globalisée est dix fois plus risquée, avec le cumul des dettes des particuliers et des États souverains. Ce qu’il faut comprendre c’est que les banquiers ne sont pas incompétents ou écervelés et ils ne souffrent pas d’Alzheimer, ils ne font qu’appliquer les lois inexorables du système économique capitaliste moribond.

Ne leur pardonnez pas, car ils savent ce qu’ils font

«Quant à Dominique Strauss-Kahn, il vient de déclarer :«Imaginez que demain la Deutsche Bank ait des difficultés. Ce n’est pas les 8 % de capital dont elle dispose qui vont résoudre le problème.» Pendant ce temps, Goushi Kataoka, un membre inconscient du directoire de la Banque du Japon, appelle à encore plus d’assouplissement quantitatif, alors que la politique en vigueur consiste déjà en un taux à court terme de -0,1 % et un taux sur dix ans de zéro! » (7)

Goushi Kataoka n’est pas un inconscient, au contraire, ce banquier est très pragmatique et il comprend qu’il vaut mieux poursuivre sur la lancée du crédit débridé puisque d’augmenter les taux d’intérêt ne fera que miner immédiatement le fondement bancal de l’édifice financier mondial. La dispute entre banquiers se résume à ceci : attendre plus tard ou provoquer immédiatement la faillite des banques et du système financier mondialisé.  M. Kataoka souhaite attendre. Jérôme Powell gouverneur de la FED suggère de plonger immédiatement, et la BCE planifie le crash pour décembre 2018.

«Selon l’économiste suisse Egon von Greyerz : « il est trop tard ; les gouvernements sont en faillite et il n’est plus possible de réduire les dettes. Tout gouvernement qui essaie de lancer des plans d’austérité se fait immédiatement renvoyer. Les déficits et l’impression monétaire vont s’accélérer, et on sera en route vers une dépression hyperinflationniste. »

L’économiste suisse von Greyerz est réaliste vous ne devez pas en douter. Les lois du système économique capitaliste ont mené le convoi plombé à la limite de ses capacités – le capitalisme ne peut gérer – administrer – gouverner – finalement rentabiliser et faire fructifier plus de « capital » qu’il ne le fait déjà, ce qui amène ce système à susciter l’apparition de malversations financières qui ne constituent que de futiles parades pour retarder l’inévitable débandade monétaire-financière-commerciale-industrielle-économique-politique et finalement morale et idéologique.

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NOTES

  1. La Grande Dépression de 1929-1939 https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Dépression
  2. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/economie-des-clignotants-partout-au-rouge-dans-le-monde-avant-la-catastrophe/
  3. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/a-quand-la-prochaine-crise-financiere-mondiale/
  4. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/economie-des-clignotants-partout-au-rouge-dans-le-monde-avant-la-catastrophe/
  5. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/economie-des-clignotants-partout-au-rouge-dans-le-monde-avant-la-catastrophe/
  6. https://money.cnn.com/2018/09/14/investing/lehman-brothers-2008-crisis/index.html
  7. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/economie-des-clignotants-partout-au-rouge-dans-le-monde-avant-la-catastrophe/

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Publié par le 20 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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Pourquoi une nouvelle crise financière est inévitable !

 
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Publié par le 20 septembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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