RSS

Archives du 19 septembre 2018

Un porte-avions américain entre en Méditerranée pour soutenir ses «alliés et partenaires»

Un porte-avions américain entre en Méditerranée pour soutenir ses «alliés et partenaires»

Au delà d’augmenter leur présence militaire en Méditerranée, où sont présents aussi les Russes qu’ils ont fait reculer en Syrie en menaçant carrément de les frapper directement (lire ici par exemple) , on se demande bien quels « alliés » ils veulent soutenir exactement, entendez « protéger », surtout après l’affaire de l’avion Russe abattu dont je parlais hier  …  Z 

Le porte-avions américain USS Harry Truman et son groupe aéronaval ont entamé des opérations dans le secteur d’action de la Sixième flotte des États-Unis en Méditerranée, «en vue de poursuivre le soutien des alliés de l’Otan et des pays partenaires», a annoncé le site des forces navales américaines. 

Un groupe aéronaval de l’armée de mer américaine, avec à sa tête le porte-avions nucléaire américain USS Harry Truman, a entamé des opérations dans le secteur d’action de la Sixième flotte des États-Unis en Méditerranée, a annoncé le site des forces navales américaines.

Les bâtiments sont déployées «en vue de poursuivre le soutien des alliés de l’Otan, des pays partenaires européens et africains, des partenaires au sein de la coalition et des intérêts de la sécurité nationale des États-Unis en Europe et en Afrique», est-il précisé.

Lisa Franchetti, commandant de la Sixième flotte, a déclaré que le séjour du groupe en Méditerranée lui permettrait de s’entraîner «à tous types d’opérations navales ».

Le ministère russe de la Défense avait précédemment annoncé que moyens radar russes de contrôle de l’espace aérien avaient enregistré des tirs de missiles depuis le bâtiment français Auvergne en Méditerranée. 

La frégate Oldenburg, navire de la Marine allemande, est entrée ce lundi 17 septembre en Méditerranée, se dirigeant vers sa partie orientale, où des bâtiments d’autres membres de l’Otan sont déjà déployés. Le 16 septembre, les bâtiments du 2e Groupe maritime permanent de l’Otan (SNMG2) déployés en Méditerranée orientale, les frégates néerlandaise De Ruyter, canadienne Ville de Québec et grecque Elli, se sont rapprochés des côtes syriennes.

Trois destroyers américains, l’USS Carney, l’USS Ross et l’USS Winston S. Churchill dotés de Tomahawk, se trouvaient déjà dans cette zone. S’ajoutent à ceux-ci au moins trois sous-marins nucléaires armés eux-aussi de Tomahawk.

Source

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 19 septembre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

Étiquettes : , , , , , ,

Les implications de la guerre commerciale américano-chinoise

Les implications de la guerre commerciale américano-chinoise (WSWS)

À la suite de la crise financière mondiale d’il y a dix ans, les dirigeants des grandes puissances mondiales se sont engagés à ne plus jamais s’engager dans la voie du protectionnisme qui a eu des conséquences désastreuses dans les années 1930 – en approfondissant la grande dépression et en contribuant à la Seconde Guerre mondiale en 1939.

 

Hier, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé des tarifs douaniers sur des produits chinois d’une valeur de 200 milliards de dollars, décrits par le Washington Post comme « l’une des restrictions économiques les plus sévères imposées par un président américain ».

Une taxe de 10 pour cent sera imposée à partir du 24 septembre et passera à 25 pour cent en 2019 si les États-Unis ne reçoivent pas ce qu’ils considèrent être un accord satisfaisant. Les nouveaux tarifs, qui couvriront plus de 1000 produits, s’ajouteront au tarif de 25 pour cent déjà imposé sur cinquante milliards de dollars de produits industriels. Trump a menacé de prendre d’autres mesures sur les exportations chinoises restantes à destination des États-Unis, totalisant plus de deux cent cinquante milliards de dollars.

La Chine a menacé de prendre des mesures de rétorsion comme des droits de douane et d’autres mesures non spécifiées, contre les États-Unis ; cela veut dire que les deux premières économies du monde se livrent à une escalade de la guerre commerciale dont les conséquences seront mondiales.

Annonçant cette décision, Trump a appelé la Chine à prendre « des mesures rapides » pour mettre fin à ce qu’il a appelé ses « pratiques commerciales déloyales » et a exprimé l’espoir que le conflit commercial serait résolu.

Mais il y a peu de chances d’un tel résultat, car, alors que les États-Unis exigent que le déficit commercial avec la Chine soit réduit, le conflit ne se concentre pas uniquement sur cette question. La Chine a fait des offres pour augmenter ses importations en provenance des États-Unis, qui ont toutes été rejetées. La principale demande américaine est que le gouvernement chinois abandonne complètement son programme de développement économique et reste soumis aux États-Unis dans les secteurs économiques de haute technologie.

Selon, un document de position publié par Washington en mai : « La Chine cessera de fournir des subventions qui faussent le marché et d’autres types de soutien gouvernemental pouvant contribuer à la création ou au maintien de capacités excédentaires dans les industries visées par le plan industriel Made in China 2025. »

En d’autres termes, la Chine doit complètement abolir les structures fondamentales de son économie afin qu’elle ne menace pas la domination économique du capitalisme américain, une domination que les États-Unis entendent maintenir, si elle le juge nécessaire, par des moyens militaires. Cela a été clairement démontré plus tôt cette année lorsque Washington a désigné la Chine comme un « concurrent stratégique », c’est-à-dire comme un ennemi militaire potentiel. C’est la logique inhérente et objective des dernières mesures de guerre commerciale.

Leur pleine signification ne peut être appréhendée que dans le cadre du développement historique de l’économie capitaliste mondiale.

Après la décennie désastreuse des années 1930 et le monde plongé dans la guerre, des personnalités de l’Administration Roosevelt ont reconnu que cette situation était due en grande partie à la division du monde en blocs commerciaux et économiques rivaux dont les tarifs douaniers ont joué un rôle majeur dans la création de cette situation.

La planification d’après-guerre visait à surmonter cette contradiction entre l’économie mondiale et sa division en grandes puissances et blocs rivaux grâce à la mise au point d’un mécanisme assurant l’expansion du commerce mondial. C’était la base de la série de mesures mises en place au lendemain de la guerre : le système monétaire de Bretton Woods qui liait les principales devises au dollar à des taux de change fixes, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) pour réduire les barrières douanières et la création du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour assurer la collaboration économique internationale.

Ces mesures, cependant, n’ont pas surmonté les contradictions inhérentes au capitalisme, surtout entre l’économie mondiale et le système des États-nations. Elles ont plutôt cherché à les contenir et à les atténuer dans un système fondé sur la domination économique écrasante des États-Unis.

Mais la croissance de l’économie capitaliste mondiale et le renforcement des autres grandes puissances ont miné les fondements mêmes sur lesquels ils reposaient – la domination absolue des États-Unis. En l’espace d’une génération, l’affaiblissement de la position des États-Unis a été révélé en août 1971, lorsque le système monétaire de Bretton Woods a été abandonné, déclarant que le dollar ne serait plus échangeable contre de l’or.

La période depuis lors a été marquée par l’affaiblissement de la position des États-Unis, révélée très clairement par l’effondrement financier d’il y a dix ans, lorsque le système financier américain s’est révélé être un château de cartes fondé sur la spéculation et la fraude. Cette situation s’est poursuivie à travers les décennies suivantes, et rend une autre crise financière encore plus désastreuse plus probable.

Les États-Unis ne sont plus seulement face à la puissance économique de leurs concurrents européens, mais à une nouvelle puissance majeure sous la forme de la Chine. Ils s’efforcent d’inverser cette situation. Comme Léon Trotsky l’a expliqué il y a quelque quatre-vingts ans, l’hégémonie des États-Unis s’affirmerait plus fortement non pas dans des conditions de prospérité, mais surtout en cas de crise économique et militaire, contre tous ses rivaux pour conserver sa position.

Les mesures de guerre commerciale contre la Chine ne sont qu’une expression de ce processus. Les États-Unis ont déjà pris des mesures protectionnistes contre l’Europe et le Japon en imposant des droits de douane sur l’acier et l’aluminium et ont menacé d’imposer des tarifs douaniers sur les voitures et les pièces d’automobiles, à moins qu’ils s’associent à la pression qu’ils exercent sur la Chine.

Et au moment où les tarifs chinois sont imposés, les hauts responsables de l’Union européenne se réunissent pour discuter de la manière dont ils pourraient surmonter les sanctions financières imposées par les États-Unis aux entreprises européennes s’ils maintiennent des liens économiques avec l’Iran après le 4 novembre, suivant l’abrogation unilatérale de l’accord nucléaire avec l’Iran.

L’accord n’a pas été abrogé parce que l’Iran l’aurait violé – les agences internationales ont constaté qu’il s’était pleinement conformé à l’accord. Au contraire, les États-Unis l’ont abrogé unilatéralement afin de renforcer la position stratégique des États-Unis au Moyen-Orient en luttant contre l’influence de l’Iran et parce que les sociétés européennes pourraient tirer parti de l’ouverture de nouvelles occasions économiques dans ce pays aux frais de leurs rivaux américains.

Maintenant, le Département d’État a prévenu que les entreprises européennes seront ciblées si elles défient les sanctions américaines et que les entreprises qui traitent avec « l’ennemi » ne pourront plus accéder au système financier américain.

Dans les années 1930, Léon Trotsky expliquait que l’interdépendance de chaque pays dans l’économie mondiale signifiait que le programme du nationalisme économique, tel que le pratiquait actuellement de l’administration Trump, était une « utopie » réactionnaire dans la mesure où il s’est fixé pour tâche de développer une économie nationale harmonieuse sur la base de la propriété privée.

« Mais il est une réalité menaçante dans la mesure où il concentre toutes les forces économiques de la nation pour la préparation d’une nouvelle guerre », a-t-il écrit cinq ans avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Cette « réalité menaçante » est à nouveau exprimée par le fait que les mesures de guerre commerciale contre la Chine, ainsi que contre l’Europe et le Japon, ont toutes été invoquées pour des raisons de « sécurité nationale ». Tout comme les États-Unis se préparent à la guerre, il en va de même pour toutes les autres grandes puissances. Cette impulsion ne vient pas des dirigeants politiques capitalistes – leurs actions ne sont que la traduction en politique de la logique objective et des contradictions insolubles du système capitaliste qu’elles président.

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 septembre 2018 dans économie, général, International, Politique

 

Étiquettes : , ,

« Pékin riz jaune ! Trump taxe 200 milliards de produits chinois supplémentaires !! »

La guerre commerciale sino-américaine fait dégringoler les indices boursiers chinois . 

La guerre commerciale reprend de plus belle !! 

Mais Pfff, la réponse des Chinois est ridicule ! 

Moins de 24 heures après l’annonce par la Maison Blanche de taxes sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires, Pékin, qui a jugé « incertaine » une reprise des négociations, a imposé des droits de douane pour 60 milliards de dollars de biens américains importés. (source)

60 milliards contre 200 . Pekin plie les genoux pour l’instant !! Z

—————————————————-

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est la guerre commerciale, la guerre sans fin parce que c’est une guerre itérative et progressive. La démondialisation est un processus.
Trump est dépeint sous nos contrées par ses adversaires globalistes et mondialistes comme un terrible crétin totalement abruti. Je vous ai déjà dit que cela n’était pas le cas, et que la stratégie de Trump ou encore sa politique, que l’on peut combattre d’ailleurs ou avec laquelle on peut être en désaccord, sont très cohérentes et je dirais même brillantes compte tenu des objectifs désirés.

L’objectif c’est « make America great again », et encore une fois, cela veut dire par effet de conséquence de rendre d’autres pays plus petits… dont un en particulier qui menace de faire trop d’ombre à l’oncle Sam, à savoir la Chine. Le second, l’Europe, doit être empêché d’émerger comme un ensemble uni et politiquement fort avec une monnaie crédible. Le troisième enfin, la Russie, doit être combattu sur tous les continents.

L’Amérique de Trump est en « guerre » économique et commerciale contre le reste du monde pour sa domination sans partage.

Il faut faire dérailler la Chine.

Il faut faire dérailler la Chine bien évidemment, et pour cela, c’est assez simple. La Chine est un énorme exportateur, ses usines tournent à plein régime pour alimenter l’Amérique du Nord et l’Europe en containers entiers de chinoiseries plus ou moins utiles, plus ou moins technologiques.

Pour faire dérailler la Chine, il suffit de ne plus lui acheter de produits ou nettement moins en les taxant avec des droits de douane et de cesser tous les transferts technologiques.

Si l’objectif de faire dérailler la Chine est celui qui est poursuivi, permettant ainsi la réindustrialisation des États-Unis, cela ne peut pas se faire brutalement et il faut laisser le temps y compris aux industriels américains de s’adapter, de s’approvisionner, de constituer des stocks tampons le temps de remettre en place d’éventuelles capacités de production, etc. C’est exactement ce qu’il se passe, et en réalité, pour le moment, plus les taxes augmentent et plus elles sont annoncées en augmentation, plus les importations américaines en provenance de Chine sont en augmentation.

C’est pour cette raison que vous avez l’impression que cette guerre commerciale est « sans fin », qu’elle dure, et n’en finit jamais… Eh bien nous n’en sommes encore qu’au début, et si Trump remporte les élections de mi-mandat dans quelques semaines, alors le processus de démondialisation va s’accélérer et devenir nettement plus « violent ». Certes, pourtant il restera progressif.

200 milliards de produits taxés en plus et la Bourse de Shanghai en chute de 20 %

Donald Trump a annoncé la taxation de 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros) d’importations chinoises à partir de lundi prochain. Le taux des nouveaux droits de douane sera de 10 % dans un premier temps pour monter ensuite à 25 % d’ici la fin de l’année.

« Les tarifs douaniers prendront effet le 24 septembre et s’élèveront à hauteur de 10 % jusqu’à la fin de l’année. Le 1er janvier, les taxes douanières seront portées à 25 %», a-t-il expliqué dans un communiqué transmis par la Maison Blanche.

Dans le même temps, M. Trump n’a pas exclu l’imposition d’une nouvelle vague de droits de douane : si la Chine riposte en visant l’agriculture ou l’industrie américaines, il passera à « la phase trois » et taxera 267 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires.

Le vice-Premier ministre chinois Liu He a convoqué une réunion mardi matin pour discuter de la réponse du gouvernement à la décision américaine, rapporte l’agence Bloomberg.

Jusqu’à présent, les États-Unis avaient imposé depuis début juillet des droits de douane à 25 % sur 50 milliards de dollars de produits chinois (en deux étapes) pour faire pression sur la Chine afin qu’elle modifie radicalement sa politique en matière de commerce, de transferts de technologie et de subventions aux industries de haute technologie.

La Chine a riposté en taxant le même montant d’importations américaines…

Comme vous pouvez le voir sur ce graphique, si les indices boursiers américains se portent encore pour le moment à merveille, côté Chine… c’est la Bérézina !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 septembre 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , ,

Une « autre crise économique aura lieu un jour » et « pourrait être pire »

Si même France TV commence à s’y mettre, c’est que nous sommes vraiment mal barrés …

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 septembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

Étiquettes : , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :