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Archives du 12 septembre 2018

Une IA détecte des centaines de sons mystérieux dans l’espace

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Alors d’après vous, 72 explosion d’étoiles (à neutrons aux abords d’un trou noir supermassif) repérés, ou des signaux radios émis par des extraterrestres et volontairement envoyés en direction de la Terre. Les chercheurs eux sont partagés . Tant qu’on ne saura pas ce que sont ces FRB on ne pourra rien affirmer …  Ils sont extrêmement brefs, quelques millièmes de seconde tout au plus, ce qui indique que leurs sources ne peuvent être de grande taille. La vitesse de la lumière, en effet, impose une limite à la propagation des phénomènes modifiant un astre dans un temps donné. On estime pourtant qu’ils proviennent d’événements violents qui libèrent, peut-être pendant ce bref laps de temps et dans le domaine radio, une énorme quantité d’énergie. On ne parle ici que d’une seule galaxie, et « ce n’est que le début », donc même pas exhaustif ! Et si nous étions dans un univers plein de vie, avec des milliards de civilisations ?  Z 

Les extraterrestres ont-ils volontairement envoyé des signaux radios à destination de la Terre ? C’est ce que cherchent à déterminer les chercheurs du projet Breakthrough Listen, dont l’IA vient de détecter plus de 72 signaux mystérieux.

Selon les chercheurs du projet Breakthrough Listen, qui vise à scanner les étoiles en quête d’une forme de vie intelligente, un nouveau logiciel d’intelligence artificielle a aidé les astronomes à découvrir de mystérieux sons en provenance d’une galaxie lointaine.

Tout commence en 2017. A cette époque, en parcourant plus de 400 terabytes de données, les chercheurs ont découvert 21 signaux radios venus de l’espace. Toutefois, grâce à un nouveau système d’intelligence artificielle utilisé pour analyser de nouveau ces données, 72 signaux supplémentaires ont été détectés.

Tous ces signaux radios proviennent d’une galaxie située à plus de trois millions d’années-lumière de la Terre. Rares et mystérieux, ces signaux sont connus sous l’appellation de ” Fast Radio Bursts ” ou FRB. Cependant, les scientifiques n’ont aucune certitude quant à la cause de ces signaux capables d’émettre autant d’énergie en une seconde que le soleil en 10000 ans.

Extraterrestres : 72 signaux radios cachés dans 400 terabytes de données détectés par l’IA

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Certains experts estiment qu’ils sont d’origine naturelle, causés par exemple par l’explosion d’une étoile. D’autres considèrent qu’il s’agit de signaux émis par des extraterrestres et volontairement envoyés en direction de la Terre.

Actuellement, il est très difficile d’étudier ces sons qui durent parfois à peine une milliseconde. De plus, il est impossible de prédire l’apparition de ces signaux. Toutefois, selon Gerry Zhang, étudiant à l’University of California Berkeley et créateur de l’IA qui a détecté ces signaux, il ne s’agit que d’un début.

Les chercheurs comptent à présent utiliser l’intelligence artificielle pour tenter de déterminer si ces signaux radios ont été émis par des aliens. En outre, Zhang espère que d’autres chercheurs décideront à leur tour d’appliquer les technologies du Machine Learning à l’astronomie afin de mieux comprendre notre univers…

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Publié par le 12 septembre 2018 dans Espace, Exopolitique - Ufologie, général, Sciences

 

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Un vaccin contre le cancer avec une réussite de 100 % chez la souris !

 Un tournant dans la médecine moderne ? Récemment, un nouveau vaccin contre le cancer a démontré des capacités prometteuses. En effet, celui-ci pourrait lutter contre le cancer et, surtout, empêcher le retour des cellules cancéreuses agressives.

Publiée le 27 août dernier dans la revue de l’Académie des sciences américaine, cette étude fait état d’une série d’expériences aux résultats sans précédent : une équipe internationale de chercheurs a testé un nouveau vaccin expérimental contre le cancer de la peau sur des souris, avec le résultat impressionnant de 100 % de réussite.

Utilisé conjointement avec d’autres traitements contre le cancer, ce remède plein de promesses a montré qu’il possédait la capacité d’éliminer des cellules cancéreuses particulièrement agressives, comme celles du mélanome (cette tumeur est la forme la plus grave de cancer de la peau). Ainsi, les scientifiques ont ajouté une molécule appelée Diprovocim à un vaccin déjà existant. Puis ils ont réparti les souris en trois groupes de huit individus : le premier groupe a reçu le vaccin expérimental, le second le vaccin avec du Diprovocim, et le troisième le vaccin avec un adjuvant à base d’alun.

Les chercheurs ont alors pu observer des cellules anticancéreuses se développer chez les souris du deuxième groupe. Celles-ci ont survécu à 100 % au-delà de 54 jours, quand 0 % des membres du premier groupe ont survécu, tandis que 25 % des souris du dernier groupe ont survécu.

En outre, ce nouveau vaccin incite le système immunitaire à produire une réponse ciblée similaire si les cellules cancéreuses reviennent à la charge. « Tout comme un vaccin peut entraîner le corps à lutter contre les agents pathogènes externes, ce vaccin entraîne le système immunitaire à rechercher une tumeur », écrit le professeur Dale Boger, l’un des auteurs de l’étude. Quand les chercheurs ont tenté de réintroduire la tumeur chez une souris du deuxième groupe, « elle n’a pas prise » car « l’animal était déjà vacciné contre elles », explique Boger.

L’étude n’en dit pas plus sur les expériences à venir, mais l’équipe de chercheurs devrait poursuivre les tests de ce vaccin si prometteur, en espérant qu’il ait un effet aussi spectaculaire sur l’être humain.

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Publié par le 12 septembre 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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La Russie lance le plus grand exercice militaire de son histoire !

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Tiens, « La Russie lance le plus grand exercice militaire de son histoire », allez savoir pourquoi … La Russie avait déjà fait une énorme démonstration de force en méditerranée la semaine dernière, mais là c’est encore un autre niveau, ça rigole plus du tout !! Pire que pendant la guerre froide . C’est que les Russes se couvrent en se mobilisant car en Syrie rien ne va plus , et tout pourrait se passer non pas à Idlib, mais autour de la base US Syrienne hyper stratégique d’al Tanf, qualifiée « d’illégale » par les Russes, et où le ton est monté sérieusement ces derniers jours …. Z 

« Vostok 2018 » va rassembler 300 000 soldats, qui vont s’entraîner avec 36 000 blindés, un millier d’aéronefs et 80 navires de guerre. La Chine est invitée

 

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Ce ne sera pas un krach, mais un tsunami financier mondial

Voici encore une autre alerte, avec de bonnes explications .. Il ne s’agit pas de faire de l’alarmisme, mais juste d’observer la situation, et c’est assez simple à comprendre . Regardez l’impact d’une hausse minime des taux de la FED sur les émergents … C’est vrai que par exemple les banques espagnoles sont particulièrement exposées, j’en ai parlé début de semaine . Mais ce ne sont pas les seules, ce n’est qu’un exemple !! Il ne faut même pas être intelligent pour voir venir le désastre qui se profile, il suffit juste d’être informé un strict minimum pour pouvoir constater . Z 

« Nous allons vivre une autre crise financière ; tous les gens intelligents la voient arriver », a pu déclarer Steve Bannon, l’ancien conseiller de Trump qui lui doit sa victoire. Depuis la chute de Lehman Brothers et le cataclysme de 2008, nous avons assisté à une mutation complète et ahurissante des banques centrales. L’initiateur, le pionnier de la folle politique monétaire d’assouplissement quantitatif a été la Banque du Japon, suivie par la Fed et ensuite la BCE.

Suite aux risques de défaut immédiat des États, de krach obligataire et boursier, les banques centrales se sont transformées en pompiers tout-terrain pour éteindre les multiples incendies avec des moyens inédits « non conventionnels ». Une véritable fuite en avant en pratiquant la politique des taux zéro, de l’endettement supplémentaire pour régler le problème du surendettement, de la création monétaire laxiste pour procurer des liquidités aux banques et faire baisser les taux d’intérêt du marché obligataire. La Banque de France détient, aujourd’hui, 20 % de la dette publique française tandis que la Banque du Japon détient 41 % de la dette publique japonaise (250 % du PIB).

Les banques centrales sont, aujourd’hui, coincées d’une façon irréversible et ne peuvent plus revenir en arrièreen diminuant la masse monétaire et en augmentant ou en laissant monter les taux d’intérêt, sous peine de faillite des États, des entreprises zombies et d’écroulement des marchés obligataires et boursiers.

En fait, tout se passe comme si la Banque du Japon, la Fed et la BCE avaient décidé d’édifier ensembleune « Digue de Babel ». La réussite est, en apparence, totale puisque la digue tient et que les marchés sont au plus haut. En réalité, une masse d’eau énorme de dimension océanique continue inexorablement à s’accumuler et à monter de l’autre côté de la digue, tandis que les inconscients au sec continuent à spéculer, à faire grève, à se vautrer dans l’hédonisme individualiste matérialiste et à se moquer même des Cassandre réalistes. Mais, un jour, suite à la pression trop forte de l’eau,c’est-à-dire la perte subite de confiance, la « Digue de Babel » cédera et ce ne sera pas alors un vulgaire petit barrage de Malpasset, mais un tsunami océanique de dimension planétaire qui balaiera tout sur son passage et aura, pour conséquence, l’effondrement total du Système.

Les banques espagnoles sont un excellent exemple de la dangereuse interconnexion mondialiste des problèmes.Elles ont été sauvées, jusqu’à ce jour, en fusionnant, avec une aide d’urgence de 100 milliards d’euros, sans avoir encore rien remboursé. Mais les banques espagnoles sont exposées à hauteur de 83,2 milliards d’euros en Turquie, soit davantage que les 75 milliards réunis de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni. Les crédits en devises étrangères, face à la baisse de la livre turque et à l’augmentation des taux d’intérêt, représentent 40 % de la dette de la Turquie.

En Argentine, les investissements espagnols s’élèvent à 28 milliards de dollars, soit un quart de l’investissement total étranger (les États-Unis, seulement 10 milliards). L’Espagne, à elle seule, représente plus de 40 % du risque des dettes de l’Amérique latine (Argentine, Mexique, Brésil). Pour se sauver de leurs risques européens, les banques espagnoles ont misé gros sur les pays émergents, cherchant à diversifier leurs risques avec des perspectives de rentabilité plus élevées. Mais gare en cas de retournement de situation.

Pour la première fois, depuis dix ans, la Banque centrale indienne a acheté de l’or. « Encore un petit moment, Monsieur le Bourreau ! » Il suffit de la perte subite de confiance d’un agent économique – ce qui fut le cas de la BNP, en 2008 -, d’un krach dans un seul pays tel que l’Espagne, la Grèce ou l’Italie pour que la réaction en chaîne se développe dans le monde et que tout explose. La « Digue de Babel » des banques centrales cédera aussi à son tour car l’arme atomique de l’assouplissement quantitatif, pratiqué alors sans limite et d’une façon exponentielle, nous conduira à l’hyperinflation du Venezuela ou de l’Allemagne en 1923. La crise de 1929 nous paraîtra, alors, comme un épiphénomène par rapport à ce qui nous attend !

« Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles », selon William Shakespeare ».

Marc Rousset,Boulevard Voltaire, le 9 septembre 2018

Via : OD

 
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Publié par le 12 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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Produire le prochain Krach ..

Produire la dépression suivante

Hé oui nous assistons à un chaos contrôlé ,  le système financier entier est prêt à s’effondrer et il n’y aura pas d’échappatoires … Depuis le temps que je le répète . Enfin c’est plutôt flagrant quand on s’intéresse un minimum à l’économie et à la finance !! Et vu le nombre d’acteurs économiques qui ont prévenus d’une telle issue (presque tous) , dont un paquet que j’ai diffusé, ça ne fait que confirmer que ce système bâtit sur de la fausse monnaie et de la dette n’est plus tenable  … L’économie est littéralement criblée de bulles . Nous sommes déjà dans l’effondrement, manque le déclencheur du boom final, et croyez moi il y en a un paquet !! Excellent article ! Z 

Au cours de la crise financière de 2008, les banques centrales du monde, dont la Réserve fédérale, ont injecté pour des milliers de milliards de dollars de fausse monnaie dans le système financier mondial. Ce faux argent a fait grimper la dette mondiale à 325 000 milliards de dollars, soit plus de trois fois le PIB mondial. Cette fausse monnaie a été thésaurisée par les banques et les sociétés, prêtée par les banques à des taux d’intérêt usuriers, utilisée pour servir les intérêts des dettes impossibles à rembourser ou pour racheter des actions, assurant des millions de revenus aux cousus d’or. La fausse monnaie n’a pas été investie dans l’économie réelle. Aucun produits n’a été fabriqué et vendu. Les travailleurs n’ont pas réintégré la classe moyenne avec des revenus, des prestations et des pensions permettant de vivre. Aucun projet d’infrastructure n’a été entrepris. La fausse monnaie a gonflé d’énormes bulles financières échafaudées sur la dette, et a masqué le fait que le système financier est prêt à s’effondrer.

Qu’est-ce qui va déclencher le prochain krach ? Les 13 200 milliards de dollars de dettes insoutenables des ménages étasuniens ? Les 1500 milliards de dollars de dette estudiantine insoutenable ? Les milliards investis par Wall Street dans le secteur de la fracturation hydraulique, qui a dépensé 280 milliards de dollars de plus que ce qu’il a rapporté ? Qui sait. Ce qui est sûr, c’est qu’un krach financier mondial qui éclipsera la débâcle de 2008, est inévitable. Et cette fois, avec des taux d’intérêt proches de zéro, et aucun plan pour y échapper. La structure financière se désintégrera. L’économie mondiale entrera dans une spirale de casse mortelle. La colère des populations trahies et appauvries va, je le crains, renforcer davantage les démagogues de droite avec leurs promesses de se venger des cousus d’or mondialistes, de renouveau moral annonçant le retour au mythique âge d’or quand les migrants, les femmes et les gens de couleur retrouveront leur place, et d’un fascisme christianisé.

La crise financière de 2008, comme le fait remarquer l’économiste Nomi Prins, « a converti les banques centrales en nouvelle classe de courtiers en énergie ». En pillant les trésoreries nationales et en accumulant des milliers de milliards de dollars, elles sont devenues toutes-puissantes politiquement et économiquement. Dans son livre « Collusion : Comment les banquiers centraux ont truqué le monde, » elle écrit que les banquiers centraux et les plus grandes institutions financières manipulent frauduleusement les marchés mondiaux et, comme elle l’écrit, fabriquent de la fausse monnaie pour gonfler des bulles d’actifs afin de faire des profits à court terme, tout en nous entraînant vers « un dangereux gouffre financier. »

« Avant la crise, ils roupillaient aux manettes, en particulier la Réserve fédérale des États-Unis, qui est censée être le principal organisme de régulation des grandes banques étasuniennes, » nous a dit Nomi Prins lors de notre rencontre à New York. « La Fed a fait un job horrible, c’est la raison de la crise financière. Au lieu de contrôler, elle a laissé faire. À la suite de la crise financière, afin de la résoudre et de sauver l’économie d’une grande dépression ou récession – quelle que soit la terminologie utilisée –, sa solution a consisté à pondre des milliers de milliards de dollars à partir de l’éther électronique. »

Selon des chercheurs de l’université du Missouri, la Réserve fédérale a remis aux banques une somme estimée à 29 000 milliards de dollars en fausse monnaie. Vingt-neuf mille milliards de dollars ! [Pour cette somme,] Nous aurions pu avoir la gratuité de la scolarité pour tous les étudiants, des soins de santé universels, nous aurions pu réparer notre infrastructure en ruine, passer à l’énergie propre, oublier la dette étudiante, renflouer les propriétaires des maisons inondés, créer des banques publiques à faibles taux d’intérêt dans nos communautés, fournir un revenu minimum garanti à tous, et organiser un vaste programme d’emploi pour les chômeurs et les sous-employés. Seize millions d’enfants ne se coucheraient pas affamés. Les malades mentaux et les sans-abri – il y a environ 553 742 sans-abri aux États-Unis– ne seraient pas abandonnés dans la rue ou enfermés dans les prisons. L’économie revivrait. Au lieu de cela, 29 mille milliards de dollars en fausse monnaie ont été remis à des gangsters qui sont sur le point de s’évaporer dans la nature et de nous plonger dans une dépression qui rivalisera avec le krach mondial de 1929.

Sur le site Internet Popular ResistanceKevin Zeese et Margaret Flowers écrivent : « Un sixième de cette somme permettrait de donner un revenu de base annuel de 12 000 dollars, pour 3800 milliards de dollars par an ; doubler les cotisations de la sécurité sociale à 22 000 dollars par an, coûterait 662 milliards de dollars ; une prime de 10 000 dollars donnée à tous les professeurs des établissements scolaires publics étasuniens, coûteraient 11 milliards de dollars ; la gratuité de l’université et des grandes écoles de l’enseignement supérieur, coûteraient 318 milliards de dollars ; et la gratuité de l’école maternelle universelle, coûterait 38 milliards de dollars. L’assurance-maladie nationale étendue à tous permettrait à la nation d’économiser des milliers de milliards de dollars sur dix ans. »

Une clause d’urgence de la loi Federal Reserve Act de 1913, permet à la Fed de fournir des liquidités à tout établissement bancaire en difficulté. Mais la Réserve fédérale ne s’est pas cantonnée à créer quelques centaines de milliards de dollars. Elle a inondé les marchés financiers avec des masses absurdes de fausse monnaie. Cela a donné l’illusion que l’économie était ressuscitée. Et pour les cousus d’or, qui contrairement à nous, avaient accès à cette fausse monnaie, c’était le cas.

La Fed a rabaissé ses taux d’intérêt à près de zéro. Certaines banques centrales européennes ont instauré des taux d’intérêt négatifs, ce qui veut dire qu’elles paient les emprunteurs. La Fed, avec un brin de malignité comptable, a même autorisé les banques en difficulté à utiliser ces prêts sans intérêt pour acheter des obligations du Trésor étasunien. Les banques rendent les obligations à la Fed et obtiennent 0,25% d’intérêt. En bref, de l’argent à taux d’intérêt pratiquement nul est prêté aux banques par la Fed, et la Fed leur verse ensuite des intérêts sur l’argent qu’elles ont emprunté. La Fed a aussi racheté tous les actifs hypothécaires sans valeur et les autres actifs toxiques détenus par les banques. Comme les autorités de la Fed pouvaient pondre autant d’argent qu’elles le voulaient, la manière dont elle le dépensait était sans importance.

Nomi Prins exprime cela ainsi : « C’est comme quelqu’un allant à la vente d’un vieux garage et disant : « Je veux ce vélo sans roues. J’en donnerai 100 dollars. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas mon argent. »

« Ces gens ont truqué le système, » a-t-elle dit en parlant des banquiers. « Il y a de la fausse monnaie au sommet. Elle sert à gonfler les actifs financiers, en particulier les actions. Il faut que ça vienne de quelque part. Parce que l’argent est bon marché, il y a davantage d’emprunts au niveau de l’entreprise. Il y a davantage d’argent emprunté au niveau du gouvernement. »

« Où allez-vous le rembourser ? » Demande-t-elle. « Vous entrez dans la nation. Vous entrez dans l’économie. Vous soustrayez de l’argent à l’économie essentielle, aux programmes sociaux. Vous imposez l’austérité. »

Compte tenu de la quantité faramineuse de fausse monnaie devant être remboursée, les banques doivent constituer des accumulations de dettes de plus en plus importantes. C’est pourquoi quand vous payez en retard votre carte de crédit, le taux d’intérêt passe à 28%. C’est pourquoi, si vous déclarez faillite, vous devez toujours rembourser votre prêt étudiant, bien qu’un million de personnes par an ne le remboursent pas, et qu’il est prévu que 40% de tous les emprunteurs ne pourront pas rembourser leur prêt étudiant d’ici 2023. C’est pourquoi les salaires stagnent ou baissent, alors que les coûts – soins de santé, produits pharmaceutiques, honoraires bancaires et services de base –, montent en flèche. La dette forcée augmente pour nourrir la bête jusqu’à ce que, comme dans le cas de la crise des prêts hypothécaires à risque, le système prédateur fasse faillite à cause de la masse des défauts de remboursement. Ainsi, un jour viendra où, comme avec toutes les bulles financières, les bénéfices extrêmement optimistes prévus ne seront plus une excuse suffisante pour continuer à injecter de l’argent dans les entreprises en faillite, comme la fracturation grevée de dettes impossibles à rembourser.

Dans un article du New York Times, intitulé « La prochaine crise financière est tapie sous terre, » Bethany McLean écrit : « Les 60 plus grandes sociétés d’exploration et de production ne génèrent pas suffisamment de liquidités pour couvrir leurs dépenses d’exploitation et de capital… Au total, de mi-2012 à mi-2017, leur flux de trésorerie disponible était négatif de 9 milliards de dollars par trimestre. »

Le système financier mondial est une bombe à retardement. La question n’est pas de savoir s’il va exploser, mais quand il va exploser. Et quand cela arrivera, l’incapacité des spéculateurs mondiaux à utiliser de la fausse monnaie sans intérêt pour masquer la débâcle, entraînera du chômage de masse, l’élévation du coût des importations et des services de base, et une dévaluation qui laissera le dollar presque sans valeur, car privé de son rôle de monnaie de réserve mondiale. Ce tsunami financier fabriqué transformera les États-Unis qui sont déjà une démocratie ratée, en État policier autoritaire. La qualité de vie deviendra fort médiocre, en particulier pour les personnes vulnérables – travailleurs sans papiers, musulmans, gens de couleur pauvres, filles et femmes, critiques anticapitalistes et anti-impérialistes qualifiés d’agents des puissances étrangères –, qui seront diabolisées et persécutées, car la débâcle leur sera reprochée. Les cousus d’or, tentant désespérément de s’accrocher à leur pouvoir incontrôlé et à leurs richesses indécentes, saigneront ce qu’il restera des États-Unis.

Truth DigChris Hedges

Original : www.truthdig.com/articles/conjuring-up-the-next-depression/

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Publié par le 12 septembre 2018 dans économie, général, International, Nouvel ordre mondial

 

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