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Jean-Claude Trichet tire la sonnette d’alarme sur le risque d’un nouveau cataclysme financier

07 Sep
Selon le FMI la dette mondiale a atteint 164 000 milliards de dollars en 2016, soit représentant 225 % du PIB mondial. AFP

La crise émergente commence à se généraliser Titre l’Agefi …

Pour Atlantico, c’est « Pays émergents : la crise qui émerge… et les dangers qui l’accompagne«   :

Après la Turquie et l’Argentine, cela est au tour de l’Indonésie, de l’Afrique du Sud, et de la Chine d’être confrontée à une crise qui est en cours de propagation. Une nouvelle menace qui plane sur une économie française déjà en cours de ralentissement.

Pour le Monde : 

« Les marchés émergents tanguent dangereusement. Mercredi 5 septembre, la roupie indonésienne est tombée à son niveau le plus bas depuis 1998, époque de la crise asiatique. Après la livre turque et le peso argentin en août, le rand sud-africain, le rouble russe, le real brésilien, ou encore le peso mexicain ont beaucoup souffert ces derniers jours.

Selon les analystes de la Commerzbank. «  jusqu’ici, aucune amélioration n’est en vue ». Les turbulences gagnent aussi les places boursières.

Et Jean-Claude Trichet tire la sonnette d’alarme, évoquant une crise financière aussi grave que celle de 2008 …  *

Comme je le disais encore hier, ça pourrait être le début d’un grand séisme mondial, et comme je le répete depuis des mois,  ce sont les élites mondialistes via notamment la FED, qui sont à la manœuvre  .   Z

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L’endettement des pays émergents, selon l’ex-gouverneur de la Banque de France, pourrait entraîner une crise financière aussi grave que celle de 2008.

Lors de la crise mondiale de 2008, consécutive à l’effondrement de la banque américaine Lehman Brothers, Jean-Claude Trichet était en première ligne en tant que gouverneur de la Banque de France. Dix ans après, il tire la sonnette d’alarme sur le risque d’un nouveau cataclysme financier.

Selon lui, même si la croissance mondiale doit encore progresser de près de 4 % en 2019 selon le FMI, le niveau record de l’endettement des pays émergents rend « le système financier mondial aussi vulnérable sinon plus qu’en 2008. »

Au mois d’avril, le FMI avait déjà alerté sur le montant record de la dette mondiale. Celle-ci a atteint 164 000 milliards de dollars en 2016, soit 225 % du PIB mondial.

« Le monde est désormais de 12 % plus endetté que lors du précédent record en 2009 », a déploré le Fonds monétaire. Pour les pays développés, la dette se situe en moyenne à 105 % de leur PIB, soit le niveau le plus haut depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Dans les pays émergents, elle atteint en moyenne 50 % du PIB, du jamais-vu depuis la crise de la dette des années 1980 qui avait frappé avec force les économies en développement. A elle seule, la Chine représente 43 % de l’augmentation de la dette mondiale depuis 2007.

Depuis quelques années, les pays ont pu emprunter avec des taux d’intérêt bas et des liquidités abondantes. Mais la donne change avec la remontée des taux, sous la pression de Etats-Unis, et la hausse du dollar par rapport aux autres devises.

Dès lors, des pays comme l’Argentine ou la Turquie se trouvent confrontés à une situation préoccupante conjuguant une hausse de l’endettement et un affaiblissement de leur propre monnaie.

Vendredi, les agences de notation Standard and Poor’s (SP) et Moody’s ont abaissé la note de la dette de la Turquie. SP projetant même une récession dans ce pays en 2019. « Le resserrement des conditions financières et la faiblesse du taux de change, associés à des risques de financements extérieurs élevés […] devraient alimenter davantage l’inflation et compromettre la croissance », affirme Moody’s.

En Argentine, la banque centrale a été obligée de relever les taux d’intérêt de près de 60 % pour bloquer la chute de sa monnaie, le peso. La roupie indienne est également tombée à un plancher historique face au dollar américain et devrait encore baisser après une aggravation du déficit commercial du pays qui a atteint 18 milliards de dollars en juillet, soit son plus haut niveau depuis plus de cinq ans.

Les pays développés ne sont pas épargnés

Le problème, c’est que ces turbulences ne se cantonnent pas aux économies des « marchés émergents ». Dans un article publié fin août, le Wall Street Journal indiquait que les courtiers de devises observaient l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada pour détecter « des symptômes du type de malaise qui frappe souvent les marchés émergents lorsque le dollar américain est en hausse ».

La monnaie australienne a chuté de plus de 6 % cette année. Un dollar australien en dépréciation « pourrait freiner l’appétit des investisseurs pour les actifs du pays et augmenter le risque de sorties déstabilisantes de capitaux ».

Dans le même temps, la part de la dette des ménages dans le revenu disponible en Australie a atteint 200 %. Or, la chute de la monnaie couplée à une remontée des taux pourrait entraîner un « choc grave » pour les ménages et les entreprises.

« L’endettement des ménages et des entreprises a atteint des niveaux records dans de nombreux pays », a récemment confirmé Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE. Il pointait notamment les entreprises dites « zombies » qui survivent en se finançant grâce à de l’argent pas cher et qui pourraient se retrouver la tête sous l’eau lorsque les taux remonteront.

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Publié par le 7 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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